Posts Tagged ‘Al-Qaïda’

Yémen: six soldats tués dans une attaque d’Al-Qaïda

juillet 6, 2014

Aden – Six soldats ont été tués dimanche dans une attaque menée par des membres présumés d’Al-Qaïda dans une ville du sud du Yémen, a indiqué une source militaire à l’AFP.

Selon cette source, des hommes armés d’Al-Qaïda ont ouvert le feu sur un véhicule de l’armée qui traversait la rue principale de la localité d’Al-Mehfed, tuant six occupants.

Les assaillants se sont emparés des armes des soldats et ont pris la fuite, a ajouté cette source.

Dans une autre attaque attribuée par l’agence officielle Saba à des éléments terroristes, sans plus de précision, un soldat a été tué et quatre autres blessés, dans la localité de Hajar dans la province de Hadramout (sud-est).

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) est fortement implanté dans plusieurs localités du sud du Yémen, dont Al-Mehfed, dans la province d’Abyane, et mène régulièrement des attaques contre les forces de sécurité.

Le réseau, formé des branches yéménite et saoudienne d’Al-Qaïda, a mené une opération d’infiltration audacieuse en Arabie saoudite à partir du Yémen ce weekend, qui s’est soldée par la mort de quatre membres de la sécurité saoudienne, d’un soldat yéménite et de cinq assaillants.

Le 28 juin, deux soldats avaient été tués lors d’une attaque contre une position de l’armée dans la province du Hadramout.

Deux jours plus tôt, un commando d’Al-Qaïda avait lancé un assaut contre l’aéroport de Seyoun, dans cette même province, tuant huit soldats et neuf civils.

Al-Qaïda a tiré profit de l’affaiblissement du pouvoir central à Sanaa lors du soulèvement populaire de 2011 contre l’ancien président Ali Abdallah Saleh pour renforcer sa présence dans le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juillet 2014 14h04)

Yémen: 6 membres présumés d’Al-Qaïda tués dans un raid de drone

mai 12, 2014

Six membres présumés d’Al-Qaïda ont été tués lundi dans un raid de drone à l’est de Sanaa, la première attaque de ce type depuis le lancement d’une offensive d’envergure des forces yéménites contre le réseau, selon des sources tribales.

Ce raid est intervenu alors que l’ambassade des Etats-Unis à Sanaa a annoncé la prolongation jusqu’au 15 mai de sa fermeture au public, décidée mercredi par le département d’Etat pour des raisons de sécurité.

Les Etats-Unis, alliés du Yémen dans la lutte contre le terrorisme, sont les seuls à disposer de drones dans la région, et Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) a récemment accusé les autorités yéménites de faciliter ces attaques en faisant placer des puces sur des véhicules d’insurgés pour en faire des cibles.

Le drone a pris pour cible une voiture près du village d’Al-Housoun, non loin de Marib, tuant « des membres d’Al-Qaïda », a indiqué une source tribale.

Selon une autre source tribale, « l’attaque a eu lieu dans une ferme et les six personnes se trouvaient à côté de la voiture au moment du raid ».

Mi avril, une série de raids de drones américains et de l’armée yéménite contre des bases et des camps d’entraînement d’Al-Qaïda dans ces régions, avait fait une soixantaine de morts dans les rangs du réseau extrémiste.

Al-Qaïda au Yémen, considéré par les Etats-Unis comme la plus dangereuse des branches du réseau extrémiste, est bien implanté dans le sud et le sud-est du pays.

Pour l’en déloger, et après la multiplication des attentats contre les forces de sécurité, l’armée a lancé le 29 avril une offensive d’envergure. Elle a repris d’importants bastions et tué des dizaines de combattants.

Par ailleurs l’ambassade des Etats-Unis a indiqué dans un communiqué sur son site internet qu’elle « restera fermée pour les services consulaires jusqu’au 15 mai (. . . ) en raison des récentes attaques contre des intérêts occidentaux au Yémen ».

« Il est possible que nous ayons des jours supplémentaires de fermeture en fonction de notre évaluation » de la situation, a ajouté l’ambassade.

L’ambassade d’Arabie saoudite au Yémen a essuyé des tirs la semaine dernière.

Le réseau extrémiste avait profité de l’affaiblissement du pouvoir central au Yémen en 2011, à la faveur de l’insurrection populaire contre l’ancien président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer sa présence dans le pays.

Jeuneafrique.com

Un drone tue 15 « membres d’Al-Qaïda » et 3 civils au Yémen

avril 19, 2014

Quinze membres présumés d’Al-Qaïda ont été tués samedi dans une frappe de drone dans la province de Baida, dans le centre du Yémen. Trois civils ont également été victimes de l’attaque, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Les jihadistes se trouvaient à bord d’un véhicule qui roulait en direction de la province de Shabwa, dans le Sud, ont précisé des témoins. Les trois civils tués circulaient à proximité.

Les Etats-Unis sont le seul pays à disposer de drones dans la région. Ces appareils ont été utilisés de façon particulièrement intense l’année dernière pour soutenir la lutte des autorités yéménites contre Al-Qaïda, tuant des dizaines de personnes soupçonnées d’appartenir au réseau extrémiste, mais aussi des civils.

En mars, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi avait défendu ce recours aux drones: « Nous sommes obligés d’avoir recours aux drones pour limiter les activités d’Al-Qaïda et les mouvements de ses membres ». Il avait cependant reconnu « des erreurs limitées » dans l’usage des drones, tout en soulignant que les pertes étaient « plus élevées lors de l’emploi de l’aviation yéménite » contre Al-Qaïda.

Le 12 décembre, une attaque de drone avait tué plusieurs civils dans le centre du Yémen et suscité de nombreuses critiques, dont celles de Human Rights Watch. Suite à cette attaque, le Parlement yéménite avait voté l’interdiction des attaques de drone. Mais, selon des experts, les députés peuvent difficilement empêcher de telles frappes.

Al-Qaïda (Aqpa) est, dans la péninsule arabique, considéré par les Etats-Unis comme l’émanation la plus dangereuse du réseau. Il est particulièrement actif au Yémen.

Romandie.com

Cuba va geler les fonds bancaires étrangers liés à Al-Qaïda

janvier 24, 2014

LA HAVANE – La gouvernement cubain a adopté une législation prévoyant le gel sans préavis des fonds de banques étrangères opérant dans le pays qui seraient liés au terrorisme et notamment à Al-Qaïda et aux talibans, selon un décret publié vendredi au Journal officiel.

Seront gelés de manière immédiate et sans préavis les fonds ou autres actifs dérivés ou générés qui appartiennent ou sont contrôlés directement ou indirectement par des personnes ou des entités liés à Al-Qaïda et aux talibans, affirme la résolution.

La même mesure vise les personnes ou entités qui ont été identifiées comme terroristes par les Nations unies, ou à la demande de coopération de pays tiers, selon le texte signé par le président cubain Raul Castro.

Les sanctions pourront s’appliquer aux institutions financières étrangères qui opèrent dans l’île sous licence de la Banque centrale de Cuba et à leurs bureaux de représentation, mais aussi aux particuliers et aux personnes juridiques.

Le décret souligne que ces sanctions s’inscrivent dans un cadre juridique qui correspond à l’engagement (de Cuba) dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.

Onze banques étrangères opèrent à Cuba, où le système bancaire est particulièrement contrôlé par les autorités et n’a rien d’un paradis fiscal.

Cet alignement juridique du secteur bancaire sur les normes internationales intervient alors que le gouvernement se prépare à publier en mars une nouvelle loi sur les investissements étrangers, afin d’attirer des capitaux qui font cruellement défaut au système économique.

Romandie.com avec(©AFP / 24 janvier 2014 19h52)

Le Libyen Abou Anas Al-Libi, membre présumé d’Al-Qaïda, transféré à New York

octobre 14, 2013

NEW YORK – Le Libyen Abou Anas Al-Libi, membre présumé d’Al-Qaïda capturé la semaine dernière à Tripoli par les forces spéciales américaines, a été transféré ce week-end à New York, a annoncé le bureau du procureur fédéral lundi.

Libi, inculpé à New York en 2000 pour les attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya, pourrait comparaître dès mardi devant un juge, a précisé une porte-parole dans un communiqué.

Il a été transféré directement à New York où il est inculpé depuis plus de dix ans. Le gouvernement pense qu’il sera présenté à un officier de justice demain, mardi, précise le communiqué.

Abou Anas al-Libi avait été capturé le 5 octobre devant chez lui à Tripoli, et ensuite transféré à bord d’un navire de l’US Navy en Méditerranée pour y être interrogé.

Il avait été mis en accusation à New York en 2000 devant le tribunal fédéral de Manhattan avec 20 autres membres présumés d’Al-Qaïda, notamment de complot visant à tuer des citoyens américains et complot visant à détruire des bâtiments et propriétés des Etats-Unis, en liaison avec les attentats de Tanzanie et du Kenya.

Ces attentats avaient tué plus de 200 personnes, dont 12 Américains, le 7 août 1998.

Abou Anas figurait sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI, qui offrait jusqu’à 5 millions de dollars pour toute information permettant son arrestation ou sa condamnation.

De son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, il avait été membre du Groupe islamique de combat libyen (Gicl) avant de rejoindre Al-Qaïda.

Tripoli a dénoncé sa capture, estimant qu’il s’agissait d’un enlèvement, et affirmé ne pas avoir été prévenu.

Tripoli avait annoncé mardi dernier avoir convoqué l’ambassadrice des Etats-Unis après la capture, pour lui poser des questions.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2013 21h51)

L’ambassadrice allemande à Sanaa échappe à un rapt, son garde tué

octobre 6, 2013

SANAA – L’ambassadrice d’Allemagne a échappé dimanche à une tentative d’enlèvement à Sanaa pendant laquelle son garde du corps a été tué, a indiqué une source diplomatique occidentale.

Par ailleurs, une autre source diplomatique occidentale a fait état de l’enlèvement à la sortie nord de Sanaa, d’un étranger sans être en mesure de préciser son identité, sa nationalité ou la nature de ses activités au Yémen.

Le garde du corps allemand a été abattu en tentant de résister à la tentative d’enlèvement de l’ambassadrice Carola Müller-Holtkemper, dans un magasin du quartier diplomatique de Hadda, dans le sud de la capitale yéménite, selon la source diplomatique.

C’est la première fois qu’un diplomate avec rang d’ambassadeur, de surcroît occidental, est visé par une tentative de rapt au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique où le réseau Al-Qaïda est bien implanté.

Deux diplomates sont captifs dans ce pays, le vice-consul saoudien à Aden (sud) et un diplomate iranien, qui sont tous deux aux mains d’Al-Qaïda.

Le corps du garde allemand a été transporté dans l’hôpital saoudo-allemand de Sanaa et le lieu de l’attaque a été isolé par un cordon de sécurité pour les besoins de l’enquête.

L’ambassade d’Allemagne avait été parmi les chancelleries visées, selon des sources occidentales, par des menaces d’Al-Qaïda, ce qui avait entraîné sa fermeture momentanée en août ainsi que celle d’autres représentations diplomatiques occidentales dans la capitale yéménite.

Les enlèvements d’étrangers sont fréquents au Yémen et sont généralement le fait de tribus qui utilisent les otages pour faire aboutir des demandes auprès des autorités. La plupart de ces rapts finissent généralement par la libération des otages.

Mais certains rapts sont le fait du réseau Al-Qaïda qui reste actif au Yémen en dépit des coups de boutoir assenés aux membres du groupes extrémiste, souvent visés par des attaques de drones américains.

Romandie.com avec (©AFP / 06 octobre 2013 16h39)

Le Pakistan rase la maison où Oussama Ben Laden a été tué

février 26, 2012

PESHAWAR, Pakistan (Reuters) – Les forces de sécurité pakistanaises ont commencé samedi à démolir la maison d’Abbottabad dans laquelle l’ancien chef d’Al Qaïda, Oussama ben Laden, a été tué en mai 2011 par un commando américain, a indiqué un responsable de la police locale.

Le mur d’enceinte de la propriété ainsi que la partie supérieure de la résidence avaient déjà été rasés à minuit, a précisé Karim Khan, sans préciser la raison de ces travaux de démolition.

« Oui, nous avons commencé les travaux de démolition sur la maison d’Oussama. Il s’agit d’une opération conjointe des pouvoirs publics locaux et des forces de sécurité », a-t-il dit.

La nuit du 2 mai 2011, des commandos héliportés de l’US Navy ont pris d’assaut la résidence, au dernier étage de laquelle ils ont trouvé le leader d’Al Qaïda, en fuite depuis dix ans, et l’ont abattu de plusieurs tirs dans la poitrine et la tête.

Après avoir abandonné sur place l’un de leurs hélicoptères, trop endommagé pour redécoller, les militaires américains sont repartis en emportant la dépouille de Ben Laden, par la suite inhumée en mer dans l’océan Indien.

L’armée pakistanaise a reconnu n’avoir à aucun moment eu connaissance de l’opération, et Islamabad a réagi avec colère en dénonçant une violation de sa souveraineté.

Selon des habitants d’Abbottabad, la villa, dont l’accès était fermé depuis le raid américain, est entourée de nombreux militaires et d’au moins cinq grues de chantier.

« Après être arrivé sur place, ils ont bouclé la ville de toutes parts et ont empêché les habitants d’entrer ou de sortir du secteur », a rapporté Momin Khan, un résident.

« Ils ont installé de puissants éclairages autour du bâtiment et ont commencé par abattre les murs d’enceinte. Tous les environs étaient bouclés, et il n’y a pas de médias sur place. »

Un haut responsable des autorités locales d’Abbottabad, qui s’exprimait sous le sceau de l’anonymat, n’était pas en mesure de confirmer les raisons de la démolition de la villa.

« Je pense qu’ils ont finalement décidé de s’en débarrasser, puisqu’elle ne servait à rien », a-t-il avancé.

Selon un autre responsable local, les habitants de la ville étaient confrontés à de nombreuses contraintes de sécurité depuis le raid américain. Il a estimé que la destruction était donc préférable, afin de permettre aux gens de reprendre une vie normale.

Les Etats-Unis ont justifié le fait de ne pas avoir informé Islamabad de l’attaque par la crainte que des informateurs au sein du gouvernement pakistanais ne préviennent Oussama ben Laden.

La relation bilatérale entre le Pakistan et les Etats-Unis est tendue depuis lors, et particulièrement depuis une attaque transfrontalière d’hélicoptères de l’Otan le 26 novembre 2011, qui a causé la mort de 24 soldats pakistanais.

Reuters

Le numéro 2 d’al-Qaida aurait été tué

août 28, 2011

Le numéro deux d’al-Qaida, Atiyah abd al-Rahman, a été tué au Pakistan, a indiqué samedi un haut responsable américain. Un haut responsable américain a en effet indiqué sous couvert d’anonymat qu’Atiyah abd al-Rahman avait été tué dans la zone tribale du Waziristan le 22 août, sans en dire plus sur les circonstances de sa mort.

Des responsables dans la région tribale avaient indiqué à l’AFP, la semaine dernière, qu’un drone américain qui avait tiré sur un véhicule dans le Nord Waziristan avait tué quatre personnes.

Le responsable américain a estimé que la mort d’Atiyah abd al-Rahman était un coup très dur pour al-Qaida dans la mesure où son chef, Aymen al-Zawahiri, se reposait beaucoup sur lui depuis la mort de Ben Laden et même avant. « Le matériel qui a été trouvé dans la maison de Ben Laden a clairement montré que (Atiyah abd al-Rahman) était profondément impliqué dans la direction des opérations d’al-Qaida », a dit le responsable. « Il a assumé plusieurs responsabilités dans l’organisation et sera très difficile à remplacer », a-t-il ajouté.

Appel à l’unité

L’annonce de cette mort intervient alros que les Etats-Unis s’apprêtent à commémorer les dix ans des attentats du 11-Septembre.

Samedi, dans son adresse hebdomadaire à la radio, le président américain Barack Obama a appelé les Américains à l’unité, soulignant que les Etats-Unis avaient toujours de lourds défis à relever, à quelques jours de la commémoration des attentats. Dix ans après ces attaques qui avaient touché New York, Washington et la Pennsylvanie, faisant près de 3.000 morts, le président américain a évoqué le sens de la communauté qui avait prévalu dans l’immédiat après 11-Septembre.

« Alors que nous allons célébrer cet anniversaire solennel, retrouvons encore une fois cet esprit », a-t-il déclaré. « Et montrons que ce sens de la communauté dont l’Amérique a besoin n’est pas seulement passager, qu’il peut être une vertu durable — pas juste pour un jour, mais tous les jours ». Pour le président américain; c’est une nouvelle victoire après la mort le 1er mai dernier d’Oussama Ben Laden, tué au Pakistan lors d’une opération commando des forces spéciales américaines à Abbottabad (nord d’Islamabad).

Lefigaro.fr avec AFP

Libye : l’assassinat de Younes, un coup dur politique et militaire pour la rébellion

juillet 30, 2011

L’assassinat dans des circonstances mystérieuses du général Abdel Fattah Younes, rallié à la rébellion libyenne après avoir été un pilier du régime du colonel Mouammar Kaddafi, a constitué pour les insurgés un coup dur, politique et militaire.

Dans un communiqué publié samedi, l’Otan a de son côté annoncé avoir mené une série de frappes de précision contre trois émetteurs de la télévision libyenne afin de « réduire le colonel Kadhafi au silence ».

Au moins une dizaine d’explosions ont été entendues vendredi peu après 22 heures (20H00 GMT) depuis le centre-ville de Tripoli, a constaté un journaliste de l’AFP, et entre 1H00 et 2H00, de nouvelles explosions ont été entendues, notamment dans le secteur de la résidence du colonel Mouammar Kadhafi, au centre de Tripoli.

Le général Abdel Fattah Younes, le chef d’état-major des rebelles, a été tué jeudi par un groupe d’hommes armés après avoir été rappelé du front pour un interrogatoire sur des questions militaires à Benghazi, le fief des insurgés, en Libye orientale, a annoncé le président du Conseil national de transition (CNT, la direction politique de la rébellion), Moustapha Abdeljalil.

Deux colonels ont trouvé la mort en même temps que lui, a ajouté M. Abdeljalil au cours d’une conférence de presse jeudi soir, précisant que le chef des tueurs avait été arrêté.

Vendredi soir, le porte-parole du régime libyen, Moussa Ibrahim, a accusé Al-Qaïda d’être derrière l’assassinat. « Par cet acte, Al-Qaïda voulait marquer sa présence et son influence dans cette région » de l’est contrôlée par la rébellion, a déclaré M. Ibrahim dans une conférence de presse.

Selon lui, « les autres membres du Conseil national de transition étaient bien au courant mais ne pouvaient pas réagir parce qu’ils sont terrifiés par Al-Qaïda ».

La rébellion a décrété trois jours de deuil et imputé la responsabilité de la mort du général Younes aux forces loyales au régime de Tripoli. « L’intervention de Kaddafi est très claire dans cette affaire », a déclaré vendredi un haut responsable des rebelles ayant requis l’anonymat.

Un millier de personnes ont participé vendredi aux funérailles d’Abdel Fattah Younes à Benghazi.

« Nous avons été choqués par son assassinat parce que c’était pour nous un dirigeant important », a dit Farah Dorbak, 51 ans, avant de se rendre au cimetière Al-Hiwary pour honorer sa mémoire.

« Kaddafi peut tuer tout le monde. C’est ce qu’il a fait pendant 42 ans » à la tête de la Libye, a assuré Moustafa Bayou, 55 ans.

Le général Younès, qui avait fait défection en février, « était un gros atout pour nous parce qu’il a travaillé si longtemps pour Kaddafi qu’il savait tout de ses soldats », a souligné de son côté Mohammed Al-Reibi, un ingénieur âgé de 21 ans.

Parallèlement, les raisons pour lesquelles le CNT voulait l’interroger étaient au centre de tous les commentaires.

Et certains redoutent, après son décès, des divisions au sein de la rébellion au moment où celle-ci progresse, que ce soit sur le front diplomatique, avec la reconnaissance entière de la France et du Royaume-Uni, ou sur le terrain militaire, avec des avancées jusqu’au port de Brega (est) et dans les montagnes au sud-ouest de la capitale.

Appel des Etats-Unis à l’unité des rebelles

Sa mort a aussi provoqué un large spectre de rumeurs, d’aucuns considérant que les insurgés l’avaient eux-mêmes assassiné, le soupçonnant de trahison.

« Je vous demande de ne pas prêter attention aux rumeurs que les forces de Kaddafi essaient de propager dans nos rangs », a répliqué M. Abdeljalil jeudi soir.

Personne ne dispose de toutes les réponses, mais « cela viendra avec le temps », a affirmé ce haut responsable interrogé vendredi par l’AFP, relativisant les risques de dissensions internes ou de règlements de comptes de la part de soldats ayant suivi Abdel Fatah Younes ou de membres de sa tribu.

« Les gens savent que (ces dissensions) sont dans l’intérêt de Kaddafi et les gens sont contre Kaddafi. Même les membres de sa tribu ont été raisonnables, conscients qu’il s’agissait d’un piège de Kaddafi pour créer des problèmes », a-t-il déclaré.

Deux responsables de la tribu Al-Obeidi, dont était issu le général Younes, étaient présents jeudi soir à la conférence de presse de M. Abdeljalil.

Le général Younès avait occupé, avant son ralliement à la rébellion, les fonctions de ministre de l’Intérieur. Il avait participé au coup d’Etat qui avait porté Mouammar Kadhafi au pouvoir en 1969.

Il avait rejoint très tôt les insurgés, tout comme Moustapha Abdeljalil, alors ministre de la Justice, après le début du mouvement de contestation contre le colonel Kaddafi, le 15 février.

Après son assassinat, Washington a exhorté les rebelles à rester unis et concentrés sur leur objectif de renverser le colonel Kaddafi : « Ce qui est important, c’est qu’ils oeuvrent de manière à la fois rapide et transparente à assurer l’unité de l’opposition libyenne », a déclaré le département d’Etat.

La France, l’un des principaux soutiens internationaux à la rébellion, a, pour sa part, appelé à la prudence sur les explications et les responsabilités dans cette affaire.

« Ce qui s’est exactement passé reste peu clair », a de son côté noté la Grande-Bretagne, autre acteur-clé au sein de la coalition internationale.

Au plan militaire, l’aviation norvégienne effectuera sa dernière mission de combat en Libye samedi, deux jours avant la fin officielle de sa participation à l’opération aérienne dirigée par l’Otan.

Jeuneafrique.com avec AFP

Islamabad annonce la mort d’un des chefs d’Al-Qaïda

juin 4, 2011

Ilias Kashmiri, à la tête du Harkat-ul Jihad Islami, un groupe islamiste affilié à Al-Qaïda, a été tué dans une attaque de drone américain au Pakistan, selon les services de renseignements pakistanais et un porte-parole du groupe islamiste. Par Dépêche (texte) REUTERS –

Un chef pakistanais d’Al Qaïda, Ilias Kashmiri, considéré comme l’un des activistes les plus dangereux au monde, a été tué vendredi soir par une attaque de drone américain au Pakistan, rapportent les services de renseignement pakistanais.

La mort de Kashmiri constitue un nouveau succès pour les Etats-Unis un mois après l’élimination du chef d’Al Qaïda, Oussama ben Laden, le 2 mai à une cinquantaine de kilomètres de la capitale pakistanaise Islamabad.

« Nous sommes certains qu’il a été tué. Nous essayons maintenant de récupérer le corps », a dit un responsable des services de renseignement pakistanais.

Ce n’est pas la première fois que la presse fait état de la mort de Kashmiri. Déjà en septembre 2009 sa mort avait été annoncée après un raid de drone américain.

Mais cette fois-ci son décès a été confirmé par un porte-parole de son groupe islamiste lié à Al Qaïda, le Harkat-ul Jihad Islami (HUJI).

« Nous confirmons que notre émir et commandant en chef, Mohammad Ilias Kashmiri, et d’autres camarades sont tombés en martyrs, victimes d’une attaque de drone américain le 3 juin 2011 à 23h15 », a dit Abu Hanzla Kashir dans un communiqué envoyé à une chaîne de télévision pakistanaise.

« Si Dieu veut, (…) l’Amérique connaîtra très vite notre vengeance. Notre seul objectif, c’est l’Amérique », a-t-il ajouté.

L’authenticité de ce communiqué n’a pu être vérifiée.

Selon le département d’Etat américain, le HUJI est responsable d’un attentat suicide qui avait fait quatre morts et 48 blessés en mars 2006 au consulat des Etats-Unis à Karachi.

D’après les services de renseignement, l’attaque de drone de vendredi soir a visé un bâtiment du village de Shwkainary au Sud-Waziristan. Trois missiles ont été tirés et ont tué huit personnes.

Reuters