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Giresse:  » Le Mali, actuellement, ne peut pas rivaliser les meilleurs »

septembre 8, 2017

Alain Giresse à Libreville, au Gabon, le 8 février 2012. © Themba Hadebe/AP/SIPA

En poste depuis le 1er avril 2015, Alain Giresse a démissionné de son poste de sélectionneur du Mali au surlendemain du match nul face au Maroc (0-0) en qualifications pour la Coupe du monde 2018, mettant les Aigles hors-course. Explications.

Jeune Afrique : Votre contrat avec le Mali devait s’achever en novembre prochain. Pourquoi ne pas être allé au bout de votre mission, alors qu’il ne reste que deux matches à disputer face au Maroc et au Gabon en qualifications pour la Coupe du monde 2018 ?

Alain Giresse : C’était le moment de partir. Je ne pouvais plus continuer ainsi. Ce n’est jamais facile de quitter un pays que j’apprécie, où j’ai vécu de très belles choses. C’était devenu trop compliqué. Il fallait arrêter maintenant.

Auriez-vous pu le faire après la défaite au Maroc le 31 août dernier (0-6) ?

J’y ai pensé… mais partir entre deux matches aussi rapprochés, ce n’était pas la bonne solution. Pour les joueurs, notamment.

Cette décision n’est pas intervenue brutalement…

C’était devenu compliqué ces derniers temps. La défaite au Maroc a fait beaucoup de mal, car elle est lourde, trop lourde. Elle a été concédée dans des circonstances particulières, car nous avons eu deux joueurs expulsés. Mais ce genre de match permet aussi de voir la réalité un peu plus en face. Par rapport aux ambitions affichées, aux objectifs fixés, il y a un décalage flagrant. Le Mali a de bons joueurs, c’est vrai, mais il ne faut pas perdre de vue une évidence.

Reconstruire une équipe, cela prend du temps

Laquelle ?

C’est une sélection qui a perdu des joueurs importants, car ils ont pris leur retraite internationale, comme Cédric Kanté, Seydou Keita et quelques autres. De nouveaux joueurs arrivent. Certains n’ont pas énormément de temps de jeu en club. Reconstruire une équipe, cela prend du temps. Le Mali, actuellement, ne peut pas rivaliser avec les meilleurs au niveau d’une CAN ou de matches qualificatifs pour la Coupe du monde.

La situation du football malien a-t-elle été un frein au bon accomplissement de votre mission ?

Il y a une crise qui dure depuis des années. Et le sportif est impacté, quand une fédération est fermée pendant un mois et demi. Cela complique les choses au niveau du fonctionnement. Si nous n’avons pas pu disputer de match amical en mars dernier, c’est en partie une des conséquences de cette situation.

Avez-vous craint pour votre sécurité ?

Le Mali n’est plus un pays aussi tranquille qu’avant. À Bamako, où il y a beaucoup de militaires et de policiers dans les rues, je ne me suis pas senti spécialement en insécurité. Ce qu’on peut toujours craindre, quand on est sélectionneur, c’est d’être pris pour cible par des supporters mécontents après un résultat. Évidemment, cela fait réfléchir aussi.

Qu’allez-vous faire prochainement ?

Me reposer, car j’en ai besoin. Mais j’ai envie de retravailler. On va voir dans les prochaines semaines. En Afrique ou ailleurs. L’Afrique, je connais très bien. Je sais comment ça fonctionne.

CAN: Leekens, la drôle de com’

janvier 30, 2015

CAN: Leekens, la drôle de com'
CAN: Leekens, la drôle de com’ © AFP

Formules cocasses, ?il malicieux: les conférences de presse de Georges Leekens, le sélectionneur belge de la Tunisie, détonnent dans le monde aseptisé du foot, même si son humour permanent lui permet, aussi, d’en dévoiler le moins possible.

A la veille du quart de finale de CAN-2015 contre la Guinée équatoriale samedi à Bata, le technicien au fort accent d’outre-Quiévrain a de nouveau parsemé ses réponses de bons mots et d’ironie. A commencer par son pays: « On n’a perdu qu’un match, contre les petits Belges: c’était pour leur donner confiance avant la Coupe du monde ! »

Sur quoi va-t-il miser contre la Guinée équatoriale ? « Je ne vais pas le dire en conférence de presse ! Vous êtes de Guinée ? Ah oui, les journalistes tunisiens savent que je ne vais pas répondre. Pour le reste inch’allah, que le meilleur gagne, et même si on n’est pas meilleur j’aimerais bien qu’on gagne! »

Avant le match contre la RD Congo (1-1 lors de la troisième journée), il avait demandé à ses joueurs d’oublier les tracas logistiques: « Je leur ai dit: tu vas penser Congo, tu vas dormir Congo, et j’espère que le soir tu vas manger Congo! »

Tracas logistiques: après les fuites et les coupures d’eau à l’hôtel des Tunisiens, à Ebebiyin, il y eut l’éprouvant périple des heures durant dans la fournaise depuis cette ville située dans le coin nord-est de la Guinée équatoriale jusqu’à Bata, un . . . « voyage de noces » selon le coach.

Mais le Belge ne craint pas tant que ça les longues expéditions puisqu’il s’était dit « prêt à aller en Asie à pied si c’est nécessaire pour se qualifier ! »

– Langage corporel –

Les formules choc font aussi partie de sa panoplie, comme quand il explique qu’il ne va pas titulariser le jeune Moncer, « je ne vais pas tuer un jeune joueur qui a marqué en le laissant titulaire sur deux matches de ce niveau là, ce serait le brûler! »

Ou quand il vient à la rescousse de deux confrères, Alain Giresse et Volker Finke, sélectionneurs du Sénégal et du Cameroun éliminés dès le premier tour et violemment pris à partie par des journalistes: « J’ai vu des collègues se faire massacrer, Alain Giresse et Volker Finke, ce n’est pas la bonne manière, j’en avais les larmes aux yeux ».

S’il a ses phrases rituelles, les « on n’a pas les meilleurs joueurs du monde, mais. . .  » (variante: « on n’a pas Ronaldo ni Messi, mais. . . « ), « on n’a pas été gâté mais on ne va pas pleurer », il recourt parfois aussi au langage corporel.

On le voit ainsi souvent faire des tapes potaches sur les journalistes tunisiens, comme pour chahuter. A Ebebiyin, « je souriais (sourire), mais à l’intérieur (grimace). . . Si je montre de la déception à mes joueurs, ils vont penser: +C’est quoi ce coach?+ Si je n’ai pas la confiance, comment je peux en donner ? »

– Copeaux drôlatiques –

Car le Belge de 65 ans reste avant tout un entraîneur, un adepte du management. Il veut bien faire le pitre mais pas être pris pour un rigolo. « Je suis un gagneur, je travaille très dur, et j’aime construire une équipe autour d’une équipe, staff technique, médical, administratif, qui doit travailler aussi très dur », assure-t-il.

« Ceux qui ont douté ont eu tort: on a fini 1er des qualifications et de notre groupe », se rengorge-t-il.

L’humour, naturel chez ce bon vivant, fait manifestement partie d’une stratégie de communication de la part d’un entraîneur expérimenté, qui a officié à la tête de nombreuses équipes belges, y compris la sélection nationale (2010-2012). Une manière donc d’émailler de copeaux drôlatiques la traditionnelle langue de bois footballistique.

Dernière question vendredi: qu’est-ce qui l’impressionne chez les joueurs de Guinée équatoriale ? « C’était la dernière question! », répond-il dans un éclat de rire. Rideau.

Jeuneafrique.com avec AFP

CAN: Leekens défend ses confrères Giresse et Finke « massacrés »

janvier 29, 2015

CAN: Leekens défend ses confrères Giresse et Finke 'massacrés'
CAN: Leekens défend ses confrères Giresse et Finke « massacrés » © AFP

Georges Leekens, le sélectionneur belge de la Tunisie, a défendu jeudi ses homologues du Sénégal et du Cameroun, Alain Giresse et Volker Finke, « massacrés » par les critiques après leur élimination de la CAN-2015 dès le premier tour.

« On sait la difficulté de la tâche, on a vu comment ça pouvait ne pas être la fête: j’ai vu des collègues se faire massacrer, Alain Giresse et Volker Finke, ce n’est pas la bonne manière, j’en avais les larmes aux yeux », a dit le technicien en marge de l’entraînement de la Tunisie à Bata.

Giresse et Finke ont essuyé de violentes critiques de la part de la presse et des supporters après avoir échoué aux portes des quarts de finale.

Le Sénégal du Français a fini 3e du groupe C, et le Cameroun de l’Allemand dernier de la poule D.

La Tunisie de Leekens affronte la Guinée équatoriale en quart de finale, samedi à Bata.

Jeuneafrique.com avec AFP

Football: Alain Giresse n’est plus sélectionneur du Mali

mai 12, 2012

Le Français Alain Giresse n’est plus le sélectionneur du Mali, a annoncé samedi la Fédération malienne de football (Femafoot).

« Malgré nos concessions sur +des points de discorde+, Alain Giresse n’a pas voulu signer un nouveau contrat avec la Fédération », a expliqué Moussa Konaté, 1er vice-président de la Femafoot, lors d’un point de presse.

Alain Giresse, 59 ans avait signé en mai 2010 un contrat de deux ans sélectionneur du Mali. Le contrat arrivait à échéance le 31 mai 2012.

Le technicien français a dirigé « Les Aigles » (surnom de la sélection du Mali) qui ont terminé à la 3e place lors de la Coupe d’Afrique des nations 2012 (CAN-2012) disputée du 21 janvier au 12 février au Gabon et en Guinée Equatoriale.

Il a connu sa première expérience africaine au Maroc avec le club militaire des FAR de Rabat (2001-2003), et a entraîné ensuite la sélection nationale du Gabon (2006-2010).

Alain Giresse sera remplacé à titre intérimaire à la tête de l’encadrement technique du Mali par son adjoint Amadou Pathé Diallo.

Jeuneafrique.com