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Canada/COVID-19 : l’ancien médecin hygiéniste en chef demande plus de restrictions sanitaires

septembre 26, 2021

L’ancien médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, James Talbot, appelle le nouveau ministre de la Santé, Jason Copping, à mettre en place davantage de restrictions sanitaires dans la province afin d’alléger la pression sur les hôpitaux.

La majorité des personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 en Alberta ne sont pas vaccinées ou n'ont pas reçu leur deuxième dose.

© Jefferson Bernardes/Associated Press La majorité des personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 en Alberta ne sont pas vaccinées ou n’ont pas reçu leur deuxième dose.

Dans une lettre adressée à la province, l’ancien médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, James Talbot, ainsi que le médecin en soins intensifs à la retraite et coprésident du comité stratégique sur la COVID-19 de l’Association du personnel médical de la zone d’Edmonton, Noel Gibney, émettent sept recommandations urgentes» :

  • Le transfert de patients aux soins intensifs vers d’autres provinces dès maintenant.
  • L’obligation de présenter une preuve vaccinale pour accéder à tous les services non essentiels.
  • La mise en place, pendant au moins quatre semaines, d’une série de restrictions visant à freiner la propagation du virus, incluant la fermeture des bars, des salles à manger à l’intérieur et des salles de sport ainsi que l’imposition de limites pour la capacité d’accueil des espaces intérieurs comme les lieux de cultes et les magasins.
  • Rendre le port du couvre-visage obligatoire dans les écoles, incluant lorsque les élèves sont assis en classe.
  • Le traçage des contacts de personnes infectées.
  • Rendre la vaccination obligatoire pour tous les employés et les fournisseurs de services du gouvernement et des organismes comme Alberta Blue Cross, le Workers’ Compensation Board (WCB) de l’Alberta, etc.
  • Rendre la vaccination obligatoire pour tous les employés de commerces essentiels et non essentiels.

L’impact des non-vaccinés

En Alberta, 73,4 % des personnes âgées de 12 ans et plus sont pleinement vaccinées, ce qui représente 62,4 % de la population totale de la province.

Les deux experts affirment que les personnes non vaccinées sont celles qui créent la pression actuelle sur le système de santé de la province.

Ils ajoutent que les politiques du gouvernement de Jason Kenney ainsi que le plan de réouverture de la province mis en branle en juillet sont à l’origine de la quatrième vague.

[Les gens] ne peuvent pas avoir accès à des traitements de chimiothérapie, à des chirurgies non urgentes et pourraient éventuellement faire face à un protocole de triage qui pourrait engendrer des conséquences encore plus graves en raison de la surcharge du système de santé», déplore James Talbot, en entrevue sur les ondes de CBC.

Dans leur lettre, les deux experts se montrent pessimistes face à l’avenir de l’Alberta.

Même si on mettait en place ces mesures aujourd’hui, il faudrait attendre au moins quatre semaines pour qu’elles aient un impact sur les hospitalisations aux soins intensifs», écrivent-ils. Le temps presse. Les Albertains méritent mieux. »

Déplacement de patients : un dernier recours

Selon eux, le transfert de patients hospitalisés aux soins intensifs vers d’autres provinces est la seule manière d’éviter la mise en place d’un protocole de triage.

Ils précisent toutefois que même si cela permettrait à d’autres personnes d’obtenir les soins dont elles ont besoin, déplacer un patient à des milliers de kilomètres comporte des risques.

James Talbot souligne le décalage entre la vie quotidienne dans la province et la réalité des travailleurs de la santé.

Je ne sais pas comment il est possible de gérer l’impact psychologique du décalage entre la vie qui suit son cours dans la communauté et les hôpitaux qui sont sur le point de s’effondrer», a-t-il déclaré en entrevue.

Avec Associated Press par  Andréane Williams

Canada: Un professeur victime de racisme après avoir critiqué le gouvernement albertain

novembre 29, 2020

Un professeur d’Edmonton dit avoir reçu des messages teintés de racisme après avoir publiquement critiqué la réponse albertaine à la pandémie de COVID-19.

Ubaka Ogbogu est professeur associé en droit spécialisé en politiques en matière de santé à l'Université de l'Alberta.© /Radio-Canada Ubaka Ogbogu est professeur associé en droit spécialisé en politiques en matière de santé à l’Université de l’Alberta.

Dans la dernière semaine, Ubaka Ogbogu a donné une entrevue à CBC en lien avec la publication d’enregistrements réalisés secrètement lors d’une réunion quotidienne du Centre des opérations d’urgence.

Ces enregistrements révélaient que le gouvernement provincial n’a pas suivi toutes les recommandations formulées par la médecin hygiéniste en chef de la province, Deena Hinshaw.

Lors de l’entrevue, le professeur associé en droit et spécialiste en politiques de santé publique à l’Université de l’Alberta a décrit la réponse de la province à la pandémie comme étant «en morceaux».

C’est à la suite de cette entrevue qu’il a reçu un message d’une quarantaine de secondes chargé d’invectives et l’invitant à «retourner dans [son] pays» qu’il a publié sur le réseau Twitter samedi matin.

«Quel intérêt as-tu à t’investir dans notre politique? Tu veux en faire venir d’autres comme toi? Retourne chez toi, [le Canada] n’est pas ton pays», poursuit l’appelant, ornant ses propos d’injures.

Ubaka Ogbogu dit être habitué à recevoir des messages acrimonieux à cause de ses opinions, mais souligne que ce dernier est beaucoup plus haineux que la normale, ce qui l’a incité à demander le retrait de son profil du site Internet de l’Université de l’Alberta.

«Ils ont pris le temps de faire des recherches sur moi. Ce n’est pas qu’une publication sur Facebook ou Twitter. La personne m’a cherché, a trouvé mon numéro de téléphone, a trouvé mon adresse courriel… c’est une menace sérieuse», souligne-t-il.

L’appel a été fait depuis un numéro inconnu, mais le professeur croit que la personne qui l’a appelé est la même que celle qui lui a écrit des courriels haineux après l’entrevue.

L’incident a été rapporté à l’unité des crimes haineux de la police d’Edmonton.

Le rôle de la partisanerie politique

S’il reconnaît que ses propos lors de l’entrevue ont pu heurter les sensibilités de certaines personnes, le professeur Ogbogu croit que la partisanerie politique n’a pas aidé.

Il cite notamment la façon dont certains employés du Parti conservateur uni ont décrit son intervention dans les réseaux sociaux, le décrivant notamment comme un partisan du Nouveau Parti démocratique.

Après la diffusion du reportage de CBC et de Radio-Canada, Steve Buick, le secrétaire de presse du ministre de la Santé, a qualifié Ubaka Ogbogu «d’universitaire le plus frénétiquement biaisé de l’Alberta».

Joint samedi, M. Buick a rappelé que le gouvernement condamne tout geste ou propos haineux à l’endroit d’un Albertain, tout en défendant sa critique.

«C’est normal que le gouvernement réponde lorsque des informations erronées sont publiées sur les réseaux sociaux», soutient-il, ajoutant que «rien, dans la réponse du gouvernement, ne faisait référence à la race ou au pays d’origine» de M. Ogbogu.

Le professeur croit néanmoins que le genre de rhétorique utilisé par Steve Buick peut déclencher le type de réactions auxquelles il a été confronté. Selon lui, ces propos peuvent être perçus par certains comme un encouragement à harceler les universitaires.

«Nous aussi, nous sommes des citoyens. C’est notre droit d’étudier les politiques gouvernementales et de les critiquer lorsque c’est nécessaire.»

Le professeur n’entend toutefois pas se laisser abattre par ce ressac. Il compte continuer d’offrir son opinion en tant qu’expert invité puisque, note-t-il, il est important de débattre vivement des politiques en santé et il croit fermement avoir quelque chose à apporter à la discussion.

Avec CBC/Radio-Canada par Paige Parson

Canada: trois morts dans l’accident d’un bus d’observation des glaciers

juillet 19, 2020

 

Sur les 27 passagers à bord de l’autobus, trois adultes ont trouvé la mort. D’autres passagers sont grièvement blessés.

Un bus d’observation des glaciers s’est renversé ce samedi 18 juillet dans un site touristique populaire des Rocheuses en Alberta (dans l’ouest), faisant trois morts et plusieurs blessés graves, ont rapporté les médias canadiens.

Le bus tout-terrain s’est renversé pour une raison indéterminée samedi après-midi dans la région du glacier de Columbia, dans le parc national de Jasper en Alberta, a précisé la chaîne publique CBC. L’accident s’est plus précisément produit dans une des zones les plus touristiques de l’Ouest canadien, le long de la promenade des Glaciers, une autoroute pittoresque qui traverse les parcs nationaux de Banff et de Jasper.

Des photos publiées sur les réseaux sociaux par des témoins de l’accident montrent un engin renversé sur le toit parmi les roches, dans une pente inclinée.

L’accident impliquait un autobus de la compagnie Pursuit, qui transporte les touristes à bord d’engins tout-terrain vers le glacier Athabasca, selon CBC.

Sur les 27 passagers à bord de l’autobus, trois adultes ont trouvé la mort et «un certain nombre d’autres passagers ont été grièvement blessés», selon un bilan de la police fédérale cité par les médias canadiens. Plusieurs hélicoptères et ambulances terrestres ont été mobilisés pour évacuer les blessés vers les hôpitaux de la région.

Par Le Figaro avec AFP

Froid extrême au Canada : le Québec fait classe à part

janvier 15, 2020
© Fournis par MétéoMédia

À Edmonton, en Alberta, il fait si froid que les voies ferrées se fissurent. En Colombie-Britannique, le froid installé depuis dimanche soir, couplé aux importantes chutes de neige a causé des dizaines d’accidents et fermetures de routes. À Calgary, un zoo a dû annuler un spectacle de pingouins en raison du froid extrême.

Kyle Brittain, journaliste à The Weather Network, a d’ailleurs pu faire du frisbee avec ses vêtements gelés.

« Il fait si froid à Calgary aujourd’hui que j’ai pu jouer au frisbee avec mon chandail ! »

Plusieurs records de froid ont été battus dans l’Ouest canadien alors que le thermomètre est descendu jusqu’à -50 °C dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon. L’Alberta et la Colombie-Britannique ont quant à eux atteint -48 °C. Les ressentis sont descendus sous la barre des -55 par endroits. Des records quotidiens datant de 1950 ont d’ailleurs été battus en Colombie-Britannique. Par exemple, dans la région de Burns Lake, un record datant de 1950 a été battu, alors que le mercure a atteint -43,1 °C.

Calgary a également connu aujourd’hui sa température la plus froide en huit ans.

Notons que la Colombie-Britannique a également reçu beaucoup de neige, même en basse altitude. Un avertissement de neige est actuellement en vigueur à Vancouver. Une intense dépression venant du Pacifique entrera en contact avec cette masse d’air glacial et laissera des précipitations sous forme de neige jusqu’à Vancouver. De dix à quinze centimètres sont prévus alors que près d’une vingtaine est déjà tombée le week-end dernier au nord de Vancouver.

Ce froid glacial est prévu de persister jusqu’au week-end, mais avec une intensité moindre.

« La température minimale en matinée de -41,6 °C à l’aéroport d’Edmonton est la plus froide de l’histoire pour un 14 janvier. Le record précédent était de -41,1 °C en 1972. Les records sont enregistrés depuis 1961 »

Le Québec épargné

Alors que la province aura droit à deux systèmes qui apporteront tous deux d’importantes quantités de neige jeudi et durant le week-end, le mercure y est plus clément. Et de loin. Il faut remercier une crête du sud des États-Unis qui s’est frayé un chemin jusqu’au Québec, permettant une anomalie de 1 °C à 3 °C au-dessus des moyennes de saison.

© Fournis par MétéoMédia
Un changement de patron atmosphérique inversera toutefois la tendance et provoquera un refroidissement des températures. Auparavant, le froid ne s’invitait sur la province que sous la forme de poussées, « nous avions une journée de froid intense, prise dans une dominance de douceur », indique André Monette. Désormais, l’inverse se produira : « les modèles météorologiques voient une dominance du froid pour la fin du mois de janvier, et au moins jusqu’à la mi-février », annonce le météorologue en chef, précisant que des poussées de douceur pourront toutefois être constatées.Avec MétéoMédia

Canada: Un chien tue sa maîtresse en Alberta

septembre 16, 2018
© Getty/Holly Hildreth/Catalyst Images ROCKYVIEW, Alb. –
 

Une femme a été tuée par son propre chien samedi soir, à Rocky View, près de Calgary, en Alberta.

Le chien, un mélange de pitbull et boxer, a d’abord attaqué une petite fille de trois ans. Il lui a infligé des blessures sérieuses, mais qui ne menaçent pas sa vie.

Puis, il s’est dirigé vers sa maitresse, une femme de 49 ans, qu’il a mordue à plusieurs reprises. La dame a succombé à ses blessures.

Le drame s’est déroulé dans la résidence de la victime.

Selon des proches, le chien n’avait jamais démontré de comportements agressifs auparavant.

Lapressecanadienne.ca

Canada/Edmonton: à 6 ans, il sauve sa mère !

décembre 12, 2017
Un petit Edmontonien de 6 ans a reçu une reconnaissance bien spéciale pour souligner son acte de bravoure. Ronan Male s’est vu décerner un prix du courage pour être intervenu auprès de sa mère alors qu’elle était en situation de détresse.

 

« Je suis content…et je me sens vraiment fier. » Ronan Male est tout sourire en tenant le certificat que lui ont remis les responsables de Services de santé Alberta.

Tous ses amis sont venus l’applaudir dans le gymnase de l’école catholique Saint-Angèle lors d’une cérémonie spéciale en son honneur.

Le 10 mai, Denise Vallée, la maman de Ronan, s’est réveillée en pleine crise d’hypoglycémie. La femme, qui souffre de diabète, s’est effondrée en sortant du lit.

Alerté par le bruit de la chute, le petit Ronan s’est précipité au chevet de sa mère. Reconnaissant les symptômes de l’hypoglycémie, le garçon est tout de suite allé chercher des boîtes de jus et des barres tendres pour l’aider à rétablir son taux de sucre.

« Je savais comment faire parce que j’ai vu mon papa le faire un million de fois! », s’est exclamé Ronan devant les journalistes venus entendre son histoire.

Toujours étendue au sol, Mme Male a réussi à composer le 911 sans toutefois parvenir à terminer l’appel. C’est donc Ronan qui a pris le relais. Il a discuté avec Monica Grela, une répartitrice des services d’urgence.

Celui qu’on qualifie maintenant de petit héros a suivi chacune des indications de la répartitrice en gardant son calme. Ronan a notamment débarré les portes de la maison en plus de placer ses animaux de compagnie à l’écart pour préparer l’arrivée des secours.

Il a aussi pris le temps de rassurer sa mère à plusieurs reprises en lui indiquant que l’ambulance était en chemin.

Un calme exemplaire

 Gros plan sur Monica Grela qui sert Ronan Male dans ses bras.© Fournis par CBC Gros plan sur Monica Grela qui sert Ronan Male dans ses bras.

Gros plan sur Monica Grela qui travaille comme répartitrice aux services d'urgence d'Edmonton.© Fournis par CBC Gros plan sur Monica Grela qui travaille comme répartitrice aux services d’urgence d’Edmonton.

« Ronan est le parfait exemple du genre d’interlocuteur qu’on veut avoir, en tant qu’intervenant de première ligne, lors d’un appel au 911 », a raconté Monica Grela, une répartitrice aux services d’urgence d’Edmonton qui s’est déplacée pour l’événement.

« En fait les enfants sont généralement nos meilleurs interlocuteurs parce qu’ils suivent les instructions et ont tendance à rester calmes », a-t-elle précisé.

Mme Grela a souligné qu’il assez rare pour les répartiteurs d’entrer en contact avec les personnes auxquelles ils ont prêté assistance.

« Quand nous raccrochons la ligne, le prochain appel embarque immédiatement. Nous n’avons jamais de suivi, nous ne savons jamais comment [les interventions] se terminent », a-t-elle expliqué.

Gros plan sur Ronan Male, un garçon de 6 ans qui a reçu un prix après avoir sauvé sa mère, Denise Vallée. Ils sont tous deux dans le gymnase de l'école de Ronan, entourés d'élèves.© Fournis par CBC Gros plan sur Ronan Male, un garçon de 6 ans qui a reçu un prix après avoir sauvé sa mère, Denise Vallée. Ils sont tous deux dans le gymnase de l’école de Ronan, entourés d’élèves.

 

La répartitrice se réjouit d’avoir l’occasion de féliciter Ronan en personne. « J’avais hâte de pincer ses petites joues. C’est un garçon tellement gentil et je suis juste contente de savoir que cette histoire en est une qui finit bien », a-t-elle dit.

Les bons réflexes de Ronan lui valent aujourd’hui l’admiration de ses jeunes amis, mais aussi celle des adultes.

Pour le jeune héros toutefois, le plus important est d’avoir réussi à sauver sa maman. Aujourd’hui Ronan a d’ailleurs un message pour ses pairs : « Vous devez apprendre comment prendre soin de votre famille. »

Radio-canada.ca par  Vanessa Destiné

Canada: explosion sur un site pétrolier

mars 14, 2017

Montréal – Une explosion s’est produite mardi sur un site pétrolier au nord de Fort McMurray, dans la province de l’Alberta (ouest) faisant un blessé grave, et des pompiers luttaient contre un important incendie, a-t-on indiqué de sources concordantes.

Un peu avant 14h00 locale (20H00 GMT), une explosion s’est produite sur le site de Mildred Lake, à 40 km au nord de Fort McMurray, a indiqué la société Syncrude, filiale de Suncor, premier pétrolier canadien.

« Nous pouvons confirmer un blessé à la suite de cet incident », a indiqué le pétrolier.

« Une personne est dans un état grave mais stable », a déclaré à l’AFP Kerry Williamson, porte-parole de l’Agence de santé de l’Alberta.

D’importants moyens ont été déployés pour circonscrire l’incendie qui faisait toujours rage trois heures après l’explosion.

Dans un communiqué, la police fédérale de Wood Buffalo a indiqué être sur « le lieu d’une explosion, avec d’autres services d’urgence, qui est survenue sur un site de Syncrude » sans être en mesure de déterminer la cause de l’accident.

Selon le quotidien Fort McMurray Today, le même site avait déjà été endommagé en 2015 par une explosion.

Le site avait aussi été fermé à la fin du printemps dernier quand de gigantesques feux de forêts avait ravagé toute la région de Fort McMurray obligeant l’évacuation de près de 100.000 personnes, dont les employés de Syncrude et de Suncor.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2017 00h30)             

Le Canada doit, à terme, cesser d’extraire les sables bitumineux (Trudeau)

janvier 14, 2017

Ottawa – Le Canada, sixième producteur mondial de pétrole, doit « mettre un terme progressivement » à l’exploitation des sables bitumineux d’Alberta (ouest) et cesser sa « dépendance » aux hydrocarbures, a plaidé vendredi son Premier ministre Justin Trudeau.

« On ne peut pas fermer (les mines) de sables bitumineux demain. On doit y mettre un terme progressivement », a déclaré le dirigeant libéral lors d’une rencontre en Ontario (centre) avec des Canadiens.

« Nous devons préparer la transition pour rompre notre dépendance aux énergies fossiles », a-t-il ajouté, tout en soulignant que « cela prendra du temps ».

Il répondait à une question portant sur sa décision, fin novembre, d’autoriser l’augmentation de la capacité de deux oléoducs dans l’Ouest du pays. Leur modernisation va accroître de près d’un million de barils par jour la capacité à l’export du pays.

« On ne peut pas choisir entre l’environnement et l’économie », a affirmé en outre M. Trudeau, convaincu de pouvoir concilier la lutte contre le réchauffement climatique et la croissance économique.

Engagé à réduire les émissions canadiennes de gaz à effet de serre conformément à l’Accord de Paris, ratifié par le Canada, M. Trudeau a ainsi annoncé cet automne une taxe nationale sur le carbone effective en 2018, avec l’appui de l’Alberta, province où est concentrée l’industrie pétrolière.

L’opposition conservatrice a immédiatement condamné les propos du Premier ministre. « Si M. Trudeau veut fermer les sables bitumineux d’Alberta, et ma ville d’origine, qu’il soit averti: il devra d’abord me passer dessus et sur les quatre millions d’habitants de l’Alberta », a lancé dans un communiqué Brian Jean, député conservateur de Fort McMurray, capitale pétrolière du pays.

Les sables bitumineux sont décriés pour le coût économique et environnemental de leur extraction. Présent sous forme sablonneuse dans le sous-sol de la forêt boréale, le pétrole est produit au terme d’un long processus polluant et énergivore.

Ce pétrole n’est rentable que si le cours mondial du baril est élevé. En octobre et en décembre, deux géants des hydrocarbures, Shell puis Statoil, ont d’ailleurs décidé de se désengager des sables bitumineux canadiens.

Romandie.com avec(©AFP / 14 janvier 2017 00h50)             

Le feu de Fort McMurray avance toujours, des pompiers en renfort

mai 26, 2016

Montréal – Le gigantesque feu de forêt dans la région pétrolière de Fort McMurray en Alberta (ouest du Canada) toujours hors de contrôle poursuivait son avancée jeudi avec l’arrivée de près de 500 pompiers de l’étranger.

Dans son bilan quotidien, le service des incendies a indiqué jeudi que plus de 566.200 hectares de forêts et de broussailles ont été ravagés par les flammes, dont 4.600 hectares dans la province voisine de Saskatchewan. En une semaine, 60.000 hectares de plus ont été brûlés.

Parti le 1er mai aux abords de Fort McMurray, le feu a été alimenté par les vents et la sécheresse de la forêt boréale à la sortie de l’hiver.

Au total, selon les chiffres de la cellule de crise du gouvernement de l’Alberta, 2.054 pompiers combattent les flammes assistés de 88 hélicoptères, 25 avions bombardier d’eau et 256 engins de travaux publics pour déboiser les zones forestières trop proches des sites pétroliers et des logements.

Des équipes de pompiers sud-africaines et américaines, comme de pratiquement toutes les provinces canadiennes, prêtent main forte aux hommes du feu de l’Alberta, a indiqué cette cellule de crise.

A la demande du gouvernement canadien, les Etats-Unis ont envoyé 10 équipes pour un total de 200 pompiers pour aider à combattre les feux en Alberta, a indiqué l’ambassade américaine à Ottawa.

De son côté, l’Afrique du sud a envoyé 280 pompiers dans la province.

Depuis maintenant quatre semaines, près de 100.000 habitants de Fort McMurray et des bourgades alentours ont été évacués.

Si les premiers travailleurs des compagnies pétrolières ont commencé à réintégrer les immenses villages préfabriqués du nord de la ville près des sites d’exploitation des sables bitumineux, le retour des premiers habitants de Fort McMurray commencera seulement le 1er juin.

Ce retour sur une base volontaire doit s’étaler sur deux semaines. Les autorités ont demandé aux habitants de s’équiper de bottes en caoutchouc, de masques et de vêtements recouvrant la peau.

Vous allez revenir dans une ville qui a été profondément touchée par les feux, a rappelé aux habitants la municipalité régionale de Wood Buffalo dont dépend Fort McMurray.

Il vous est demandé d’apporter les biens de premières nécessité pour au moins 14 jours, y compris l’alimentation, de l’eau et des médicaments, a indiqué la ville.

L’aéroport de Fort McMurray a annoncé que la reprise des vols commerciaux n’aurait lieu qu’à partir du 10 juin afin de laisser l’espace aérien aux avions bombardier d’eau et hélicoptères.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2016 20h11)

Les feux au Canada inquiètent la banque centrale, taux inchangé

mai 25, 2016

Ottawa (awp/afp) – Le gigantesque feu de forêts dans la région pétrolière de Fort McMurray en Alberta (ouest) pèse lourdement à court terme sur l’activité économique, a assuré mercredi la Banque du Canada en décidant de maintenir son principal taux directeur à 0,50%.

L’arrêt ou le ralentissement de la production des compagnies pétrolières au nord de Fort McMurray va priver la croissance du PIB réel au deuxième trimestre « de 1,25 point de pourcentage », a estimé l’institut d’émission.

Toujours hors de contrôle depuis son déclenchement le 1er mai, ce feu a obligé l’évacuation de milliers d’employés du pétrole de la zone d’exploitation des sables bitumineux et les premiers retours de ces personnels ne sont amorcés que depuis le début de la semaine.

La production de pétrole a été réduite en moyenne de 1,2 million de barils de pétrole par jour sur les dernières semaines, un impact significatif pour une économie largement dépendante à l’énergie.

Plus largement, la banque centrale a pointé la frilosité des dirigeants d’entreprises depuis de nombreux mois. Avant la remontée des prix du pétrole des derniers jours, la banque centrale a noté la poursuite d’un « ajustement structurel de l’économie au choc des prix du pétrole » mais « les investissements et les intentions d’investissement des entreprises demeurent décevants ».

Une fois le feu maîtrisé et la reprise de la production amorcée, la banque centrale prévoit une activité tirée par la reconstruction d’une ville vidée depuis quatre semaines de ses habitants. Ce n’est que le 1er juin que les premières des 100.000 personnes évacuées dans la région seront autorisées à rentrer à Fort McMurray.

« L’économie devrait rebondir au troisième trimestre à la faveur de la reprise de la production de pétrole et du démarrage de la reconstruction », a estimé l’institut d’émission dans son communiqué.

Avec un dollar canadien un peu plus ferme face aux principales devises dans le sillage de la remontée des prix du brut, sa parité reste néanmoins favorable aux exportations. Une espérance affichée depuis de nombreux mois mais toujours douchée par les chiffres du commerce extérieur plutôt décevants.

La Banque du Canada a noté une accentuation des « vulnérabilités du secteur des ménages » avec le secteur de l’immobilier. Avec « un marché canadien du logement » qui affiche « des divergences marquées », l’institut d’émission sans le dire ouvertement fait référence à des prix en forte hausse sur les marchés des grandes villes comme Vancouver ou Toronto.

Si l’inflation hors énergie et alimentation en avril est de 0,3 point au-dessus de la marque des 2% fixée par la banque centrale dans le cadre de sa politique monétaire, elle « reflète les influences, qui se compensent mutuellement, de la dépréciation passée du taux de change et des capacités excédentaires », selon la banque.

Pour Nick Exarhos, économiste de la banque CIBC, la Banque du Canada affiche un relatif attentisme afin d’analyser dans les prochaines semaines si les conditions défavorables (production de pétrole, investissements, immobilier…) pèsent davantage sur une croissance canadienne flageolante.

Dans son communiqué, l’institut d’émission a pointé une possible révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2016 lors de sa prochaine réunion. En avril, la Banque du Canada avait relevé de 0,2 point ses prévisions de croissance à +1,7% cette année.

Romandie.com avec(AWP / 25.05.2016 18h30)