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Le feu de Fort McMurray avance toujours, des pompiers en renfort

mai 26, 2016

Montréal – Le gigantesque feu de forêt dans la région pétrolière de Fort McMurray en Alberta (ouest du Canada) toujours hors de contrôle poursuivait son avancée jeudi avec l’arrivée de près de 500 pompiers de l’étranger.

Dans son bilan quotidien, le service des incendies a indiqué jeudi que plus de 566.200 hectares de forêts et de broussailles ont été ravagés par les flammes, dont 4.600 hectares dans la province voisine de Saskatchewan. En une semaine, 60.000 hectares de plus ont été brûlés.

Parti le 1er mai aux abords de Fort McMurray, le feu a été alimenté par les vents et la sécheresse de la forêt boréale à la sortie de l’hiver.

Au total, selon les chiffres de la cellule de crise du gouvernement de l’Alberta, 2.054 pompiers combattent les flammes assistés de 88 hélicoptères, 25 avions bombardier d’eau et 256 engins de travaux publics pour déboiser les zones forestières trop proches des sites pétroliers et des logements.

Des équipes de pompiers sud-africaines et américaines, comme de pratiquement toutes les provinces canadiennes, prêtent main forte aux hommes du feu de l’Alberta, a indiqué cette cellule de crise.

A la demande du gouvernement canadien, les Etats-Unis ont envoyé 10 équipes pour un total de 200 pompiers pour aider à combattre les feux en Alberta, a indiqué l’ambassade américaine à Ottawa.

De son côté, l’Afrique du sud a envoyé 280 pompiers dans la province.

Depuis maintenant quatre semaines, près de 100.000 habitants de Fort McMurray et des bourgades alentours ont été évacués.

Si les premiers travailleurs des compagnies pétrolières ont commencé à réintégrer les immenses villages préfabriqués du nord de la ville près des sites d’exploitation des sables bitumineux, le retour des premiers habitants de Fort McMurray commencera seulement le 1er juin.

Ce retour sur une base volontaire doit s’étaler sur deux semaines. Les autorités ont demandé aux habitants de s’équiper de bottes en caoutchouc, de masques et de vêtements recouvrant la peau.

Vous allez revenir dans une ville qui a été profondément touchée par les feux, a rappelé aux habitants la municipalité régionale de Wood Buffalo dont dépend Fort McMurray.

Il vous est demandé d’apporter les biens de premières nécessité pour au moins 14 jours, y compris l’alimentation, de l’eau et des médicaments, a indiqué la ville.

L’aéroport de Fort McMurray a annoncé que la reprise des vols commerciaux n’aurait lieu qu’à partir du 10 juin afin de laisser l’espace aérien aux avions bombardier d’eau et hélicoptères.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2016 20h11)

Les feux au Canada inquiètent la banque centrale, taux inchangé

mai 25, 2016

Ottawa (awp/afp) – Le gigantesque feu de forêts dans la région pétrolière de Fort McMurray en Alberta (ouest) pèse lourdement à court terme sur l’activité économique, a assuré mercredi la Banque du Canada en décidant de maintenir son principal taux directeur à 0,50%.

L’arrêt ou le ralentissement de la production des compagnies pétrolières au nord de Fort McMurray va priver la croissance du PIB réel au deuxième trimestre « de 1,25 point de pourcentage », a estimé l’institut d’émission.

Toujours hors de contrôle depuis son déclenchement le 1er mai, ce feu a obligé l’évacuation de milliers d’employés du pétrole de la zone d’exploitation des sables bitumineux et les premiers retours de ces personnels ne sont amorcés que depuis le début de la semaine.

La production de pétrole a été réduite en moyenne de 1,2 million de barils de pétrole par jour sur les dernières semaines, un impact significatif pour une économie largement dépendante à l’énergie.

Plus largement, la banque centrale a pointé la frilosité des dirigeants d’entreprises depuis de nombreux mois. Avant la remontée des prix du pétrole des derniers jours, la banque centrale a noté la poursuite d’un « ajustement structurel de l’économie au choc des prix du pétrole » mais « les investissements et les intentions d’investissement des entreprises demeurent décevants ».

Une fois le feu maîtrisé et la reprise de la production amorcée, la banque centrale prévoit une activité tirée par la reconstruction d’une ville vidée depuis quatre semaines de ses habitants. Ce n’est que le 1er juin que les premières des 100.000 personnes évacuées dans la région seront autorisées à rentrer à Fort McMurray.

« L’économie devrait rebondir au troisième trimestre à la faveur de la reprise de la production de pétrole et du démarrage de la reconstruction », a estimé l’institut d’émission dans son communiqué.

Avec un dollar canadien un peu plus ferme face aux principales devises dans le sillage de la remontée des prix du brut, sa parité reste néanmoins favorable aux exportations. Une espérance affichée depuis de nombreux mois mais toujours douchée par les chiffres du commerce extérieur plutôt décevants.

La Banque du Canada a noté une accentuation des « vulnérabilités du secteur des ménages » avec le secteur de l’immobilier. Avec « un marché canadien du logement » qui affiche « des divergences marquées », l’institut d’émission sans le dire ouvertement fait référence à des prix en forte hausse sur les marchés des grandes villes comme Vancouver ou Toronto.

Si l’inflation hors énergie et alimentation en avril est de 0,3 point au-dessus de la marque des 2% fixée par la banque centrale dans le cadre de sa politique monétaire, elle « reflète les influences, qui se compensent mutuellement, de la dépréciation passée du taux de change et des capacités excédentaires », selon la banque.

Pour Nick Exarhos, économiste de la banque CIBC, la Banque du Canada affiche un relatif attentisme afin d’analyser dans les prochaines semaines si les conditions défavorables (production de pétrole, investissements, immobilier…) pèsent davantage sur une croissance canadienne flageolante.

Dans son communiqué, l’institut d’émission a pointé une possible révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2016 lors de sa prochaine réunion. En avril, la Banque du Canada avait relevé de 0,2 point ses prévisions de croissance à +1,7% cette année.

Romandie.com avec(AWP / 25.05.2016 18h30)

Canada: le feu de Fort McMurray passe dans la province voisine

mai 19, 2016

Ottawa – Le gigantesque feu de forêt de la région de Fort McMurray, en Alberta (ouest du Canada), continue de s’étendre et a traversé la frontière de la Saskatchewan, la province voisine, a indiqué jeudi le service des incendies.

Toujours hors de contrôle, le feu de Fort McMurray a ravagé plus de 5.050 km2 de forêts, soit 820 km2 de plus en 24 heures. La surface brûlée a doublé en une semaine, a dit Chad Morrisson, directeur du service d’incendie de l’Alberta.

S’appuyant sur des calculs à partir des images satellites, M. Morrisson a estimé que les flammes ont brûlé un peu plus de 700 hectares en Saskatchewan.

Sans évaluer les surfaces détruites, Steve Roberts, directeur des incendies de la Saskatchewan a confirmé que le feu avait franchi la ligne frontalière.

Le feu déclenché le 1er mai dans les forêts en banlieue de Fort McMurray a forcé l’évacuation de près de 100.000 personnes de la région de cette ville pétrolière.

Cet incendie a donc dévasté les forêts sur les 80 kilomètres vers l’est pour atteindre la Saskatchewan, et les flammes sont maintenant à près de 40 km des bourgades de Clearwater River et de La Loche.

A Fort McMurray, les pompiers continuaient jeudi à contenir l’avancée des feux autour des sites pétroliers au nord de la ville.

Les travaux de réhabilitation des réseaux et des infrastructures se poursuivaient dans la ville où les premiers habitants, sur une base volontaire, pourraient commencer à revenir à partir du 1er juin, selon la Première ministre de l’Alberta Rachel Notley.

Ce calendrier du retour des dizaines de milliers d’habitants, à l’exception de ceux originaires des deux quartiers brûlés, est prévu sur deux semaines pour peu que les conditions posées par le gouvernement soient remplies.

Le retour s’amorcera si le feu ne présente plus de menace immédiate et durable pour la ville et les installations pétrolières, avec l’absence des épaisses fumées qui compliquent actuellement le travail dans Fort McMurray.

Mme Notley a également posé comme conditions, la réouverture de toutes les voies de circulation, la disponibilité des services d’urgence, la remise en état des réseaux électriques et de gaz, et la réouverture des banques, magasins d’alimentation et des services municipaux.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mai 2016 20h12)

Feux de Fort McMurray: évacuation de plusieurs bases de vie des pétroliers

mai 17, 2016

Montréal – Une vingtaine de bases de vie des compagnies pétrolières sont en cours d’évacuation dans un rayon de 50 km au nord de Fort McMurray (Alberta, ouest) depuis lundi soir en raison des feux toujours actifs et des épaisses fumées dégagées, a indiqué le centre de crise.

L’ordre d’évacuation obligatoire a été donné lundi à 22h00 locale (mardi 04H00 GMT) pour toutes les bases de vie et les installations pétrolières entre Fort McMurray et quelques kilomètres au sud de Fort MacKay, soit toute une zone d’exploitation des sables bitumineux. Ces avis d’évacuation portent sur 8.000 personnes environ, selon la municipalité régionale de Wood Buffalo.

Mardi, quelques milliers d’employés des compagnies pétrolières et des sociétés de services opérant sur les bases de vie continuaient à évacuer vers le nord en raison de la coupure de l’autoroute 63 vers le sud.

La veille, la Première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, avait parlé de conditions très difficiles sur toute la zone avec des feux intenses produisant d’épaisses fumées, retardant les travaux de réhabilitation des réseaux et des infrastructures dans Fort McMurray, évacuée depuis deux semaines.

Au total, ce sont près de 100.000 personnes qui ont quitté la région autour de Fort McMurray, et la grande majorité des employés des compagnies pétrolières n’avaient pas réintégré les bases de vie frappées par le nouvel ordre d’évacuation.

Le premier groupe pétrolier canadien Suncor a procédé à l’arrêt de ses installations pétrolières dans la zone frappée par l’ordre d’évacuation pour la seconde fois depuis le déclenchement de la crise des incendie de forêts. La compagnie Syncrude est également dans cette zone.

Le personnel des bases de vie sur Aostra Road et près des installations de son usine de base ont été transportés vers d’autres installations d’hébergement plus au nord, a indiqué Suncor.

Les épaisses fumées nécessitent parfois le port de masque à gaz pour les travailleurs dans Fort McMurray en raison des risques pour ces personnels exposés aux fumées. Mme Notley a indiqué que l’indice de la qualité de l’air est trois fois supérieur à la normale tolérée.

Une quinzaine de feux de forêts sont toujours actifs en Alberta, dont trois hors de tout contrôle comme le plus gigantesque de Fort McMurray où près de 2.900 km2 ont été ravagés depuis le 1er mai lors de son déclenchement.

Ce feu continue d’avancer alimenté par le temps chaud et sec, et les vents qui le poussent vers la frontière de la province voisine de la Saskatchewan, située à environ 10 km de la ligne de feu, selon Mme Notley.

Romandie.com avec (©AFP / 17 mai 2016 14h14)

Les feux de Fort McMurray vont plomber un peu plus le secteur pétrolier

mai 8, 2016

Fort McMurray (Canada) – L’arrêt de plusieurs sites d’exploitation des sables pétrolifères dans la grande région de Fort McMurray, en proie à des gigantesques feux de forêts, risque de virer à une catastrophe économique pour l’Alberta et le Canada.

Déjà frappée lourdement par la dégringolade des prix du pétrole depuis deux ans, l’industrie pétrolière canadienne, concentrée dans l’Alberta, va maintenant enregistrer une chute vertigineuse de sa production d’or noir pour les prochains jours.

Sur les derniers jours, l’avancée infernale des flammes dans la forêt boréale au nord de Fort McMurray, a obligé pratiquement toutes les grandes compagnies à arrêter ou, au mieux à ralentir leur production.

Le prix du baril à New York s’était échangé vendredi en séance autour de 46 dollars, au plus haut depuis six mois, avant que des pétroliers ferment d’autres mines de sables pétrolifères au nord de Fort McMurray.

Syncrude samedi a fermé sa mine de Mildrew Lake, un groupe détenu par le premier pétrolier canadien Suncor qui a également fermé des sites non loin de là comme l’avaient fait avant Shell, ConocoPhillips et Total, Imperial Oil (Exxon), Nexen (CNOOC) ou encore Husky et BP.

Au total, selon l’expert pétrolier Dan McTeague, la production de tout le bassin nord de l’Alberta a été amputée de moitié ou l’équivalent de 1 à 1,5 million de barils par jour (bpj). Vendredi, avant la fermeture de Syncrude qui a une capacité de 350.000 bpj, Matt Smith de ClipperData avait estimé à un million de barils par jour le volume de production retiré du marché.

En raison des inquiétudes sur la production de pétrole qui commence à pointer, à la fois aux Etats-Unis et au Canada, on pourrait voir les prix du brut s’envoler, a estimé Dan Teague sur la chaîne CTV.

A l’évidence, cela affecte les opérations pétrolières dans la région, a convenu Rachel Notley, Première ministre de l’Alberta, assurant que les secours s’employaient à protéger les sites des compagnies afin de leur permettre, dès que les feux ne les menaceront plus, reprendre la production.

– Un emploi sur 10 –

Cela pourrait prendre plusieurs jours, le temps d’abord de rapatrier les milliers de travailleurs évacués à des centaines de kilomètres comme par exemple les 4.800 salariés de Syncrude évacués ce week-end par des gros porteurs de l’armée.

Pour les compagnies et pour l’économie canadienne, cette catastrophe tombe au plus mauvais moment. Sur les deux dernières années, les pétroliers ont licencié en masse leurs salariés et la croissance canadienne est même tombée en récession l’an dernier, le secteur énergétique comptant pour 10% du PIB.

En 2015, le secteur pétrolier et gazier a opéré 30.000 licenciements, selon les chiffres du cabinet Petroleum Labour market, venant après déjà quelques milliers l’année précédente. Le pétrole emploie un salarié sur 10 en Alberta et pour Fort McMurray, l’impact est énorme car toute l’activité en est dépendante, une agglomération dont la population a été multipliée par cinq en 20 ans à près de 100.000 habitants.

Avant même le déclenchement des feux il y a tout juste une semaine, l’économie albertaine continuait à souffrir avec, pour le seul mois d’avril, 21.000 emplois supprimés et un taux de chômage de 7,2% plus de deux fois son niveau d’avant la crise pétrolière deux ans plus tôt.

Cinquième producteur mondial de pétrole, le Canada cherche à maintenir une activité si essentielle à sa croissance et à la fin de l’hiver, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a promis une aide d’un milliard de dollars canadiens à la province.

L’impact de la chute de production va se répercuter au-delà des frontières comme par exemple sur l’approvisionnement des raffineries du Midwest américain, comme l’a expliqué Dan McTeague. Avec les feux, vous pourriez avoir un certain nombre de compagnies qui ne seront pas en mesure de produire des carburants ou d’autres produits pétroliers comme des raffineries alimentées par les mines de sables bitumineux.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mai 2016 18h49)

Chassés par les feux, les travailleurs immigrés menacés d’expulsion du Canada

mai 8, 2016

Fort McMurray (Canada) – Comme des milliers de travailleurs immigrés, Jonathan Infante se retrouve sous le coup d’une expulsion du Canada, victime des feux de forêt en Alberta qui le privent de son emploi.

Leur permis de travail est attaché à la société ou à l’entreprise qui les embauchent et, licenciés ou arrivés en fin de contrat, ils deviennent automatiquement des clandestins.

Les énormes feux depuis une semaine en Alberta, dont les plus violents à Fort McMurray près des bassins d’emplois des compagnies pétrolières, ont provoqué l’évacuation de près de 100.000 personnes et la fermeture de tous les commerces, les sociétés de service ou les écoles.

Parmi ces évacués, des dizaines sont arrivés dans un centre d’hébergement à Edmonton, la capitale de l’Alberta, à 400 km au sud de Fort McMurray, parfois encore en tenue de travail, explique celui qui les a accueillis, Marco Luciano.

Ce membre du Comité de défense des droits des travailleurs migrants au Canada raconte à l’AFP qu’ils ont été évacués depuis leur lieu de travail sans avoir le temps ou la possibilité de repasser à leur domicile pour prendre quelques vêtements ou des effets personnels.

Ils ne sont pas sûrs de ce qui va leur arriver car il ont perdu leur travail et leur statut de résident est devenu précaire. Beaucoup s’attendent au pire, ajoute Marco Luciano.

Sans savoir ce qu’il est advenu au Wendy’s de Fort McMurray où il travaillait, Jonathan Infante est inquiet car le salaire de la chaîne de restauration rapide fait vivre sa femme et ses deux enfants restés aux Philippines.

– ‘Attendre de voir’ –

Notre employeur nous a dit d’attendre de voir l’évolution de la situation, dit-il à la sortie d’un centre d’évacuation de Lac La Biche, au nord d’Edmonton.

Pour le Comité de défense des migrants, environ 70.000 étrangers sont détenteurs d’un permis de travail en Alberta, mais il est trop tôt pour savoir combien d’entre eux pourraient perdre ce précieux sésame.

Fort McMurray est une destination de choix pour ces immigrés depuis plus d’une décennie où ils travaillent dans les restaurants, les magasins, les garderies d’enfants ou sur les immenses bases de vie des compagnies pétrolières, des emplois moins bien payés que ceux offerts et réservés par les compagnies pétrolières aux Canadiens.

Le secteur des services a poussé pour assouplir les règles d’emploi des travailleurs étrangers pour leur permettre de se développer pendant la période dorée de l’exploitation avant la dégringolade, il y a deux ans, des cours du brut et les dizaines de milliers de licenciements.

Les services de l’immigration canadienne ont fait savoir qu’ils allaient examiner la situation afin éventuellement de faire exception au principe du renvoi automatique.

Une situation compliquée pour ces étrangers qui ont, pour certains, perdu leurs papiers officiels et passeport dans les incendies sans avoir d’économies pour assurer le quotidien immédiat.

Des ambassades ont cependant offert l’assistance avec par exemple le remplacement des passeports.

Egdon Parra, proche de plusieurs travailleurs étrangers à Fort McMurray, espère que le gouvernement canadien fera preuve de compassion car ce serait une catastrophe si on leur demandait de quitter le Canada.

Les dernières heures ont été éprouvantes et plutôt angoissantes, et le gouvernement doit se souvenir que ce sont des membres importants de la communauté en contribuant à la croissance de l’économie tout en payant des impôts, ajoute Egdon Parra.

Ils ne travaillent pas simplement ici, ils y vivent même si c’est de façon temporaire.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mai 2016 11h26)

Plusieurs semaines pour éteindre les feux de Fort McMurray

mai 6, 2016

Des semaines et des semaines de travail seront nécessaires pour venir à bout des immenses feux qui dévastent Fort McMurray, a estimé vendredi le service des incendies de l’Alberta. Un changement de direction des vents laisse présager une amélioration de la situation.

Après une semaine, les foyers ont déjà détruit près de 2000 bâtiments et ont jeté sur la route 100’000 personnes, évacuées de la ville canadienne et des bourgades proches. Plus de 1000 km2 de forêt se sont également envolés en fumée, soit l’équivalent de dix fois la ville de Paris.

Les feux « se propagent vers le nord-est, s’éloignant de Fort McMurray (…) et des sites industriels majeurs », a dit le premier ministre de l’Alberta, Rachel Notley, sur la chaîne publique CBC.

« Actuellement, c’est de pluie dont nous avons absolument besoin. Et même si nous finissions par en avoir, nous aurions encore beaucoup de feux en activité et beaucoup de travail à accomplir », a expliqué le directeur du service des incendies de l’Alberta.

Quarante foyers
Fort McMurray a connu un hiver et un printemps très secs, avec des températures nettement au-dessus des normales, ce qui explique en grande partie l’extrême volatilité de ces feux qui font rage dans des forêts de conifères.

Quarante incendies de forêt étaient en activité vendredi en Alberta, dont cinq considérés hors de contrôle. Ils étaient combattus par 1200 pompiers, assistés de 110 hélicoptères, 27 avions de lutte contre les incendies et 295 engins de travaux publics.

Vendredi, environ 2000 véhicules ont été escortés par la police pour permettre aux sinistrés pris au piège des foyers au nord de Fort McMurray de s’échapper vers le sud. Les habitants ont décrit des scènes terrifiantes, avec des quartiers entiers ravagés par les flammes et des maisons réduites en cendres.

Pour les assureurs, la note risque d’être également salée. La banque de Montréal a déjà estimé la facture à environ 9 milliards de dollars canadiens (6,8 milliards de francs), un record pour une catastrophe naturelle au Canada.

Romandie.com

Canada : les feux, hors de contrôle, ravagent la ville de Fort McMurray, l’état d’urgence déclaré

mai 5, 2016

A cause de feux hors de contrôle depuis mercredi, des quartiers entiers ont été ravagés par les flammes à Fort McMurray, ville au nord de la province canadienne de l'Alberta (ouest). Celle-ci a été vidée de ses quelque 100 000 habitants.L'état d'urgence a été déclaré par le gouvernement de l'Alberta pour l'ensemble de la province, car en plus de la ville pétrolière de Fort McMurray, si la catastrophe touche aussi depuis mercredi soir deux autres zones urbaines, que les habitants fuient en masse.Dans le quartier Waterways, coincé au sud entre l'autoroute et le fleuve Clearwater, 90 % des logements ont été ravagés, a indiqué la mairie. Dans le quartier voisin de Beacon Hill, les trois quarts des habitations ne sont plus qu'un tas de cendres.Un hélicoptère tente d'éteindre l'incendie de Fort McMurray une ville de 100 000 habitants en Alberta.Si aucune victime n'était à déplorer à Fort McMurray, en revanche les dégâts matériels sont conséquents.Les pompiers jugent que les feux sont compliqués à combattre, tant les vents, soufflant à 40 km/h, alimentent les flammes dans plusieurs endroits de la ville. Avec des températures record (31 degrés mercredi à Fort McMurray) et l'air sec ambiant, les flammes dévorent à grande vitesse la forêt boréale alentour.Les services d'urgence ont fait état de 2 000 habitations ravagés.Les pompiers estiment que le feu est difficile à combattre à cause du vent qui alimente les flammes.

 
A cause de feux hors de contrôle depuis mercredi, des quartiers entiers ont été ravagés par les flammes à Fort McMurray, ville au nord de la province canadienne de l’Alberta (ouest). Celle-ci a été vidée de ses quelque 100 000 habitants.

CBC NEWS / REUTERS

La situation s’aggrave à Fort McMurray, ville de la province canadienne de l’Alberta. Ravagée par des feux hors de contrôle depuis 48 heures, la ville a dû être vidée de ses 100 000 habitants. L’état d’urgence a même été déclaré par le gouvernement de l’Alberta pour l’ensemble de la province car, si la catastrophe touche la ville pétrolière de Fort McMurray, les habitants fuyaient aussi, depuis mercredi soir, deux autres zones urbaines.

Mais les inquiétudes se portent principalement sur Fort McMurray. Les services d’urgence ont fait état de près de 2 000 habitations détruites. Dans le quartier Waterways, coincé au sud entre l’autoroute et le fleuve Clearwater, 90 % des logements ont été ravagés, a indiqué la mairie. Dans le quartier voisin de Beacon Hill, les trois quarts des habitations ne sont plus qu’un tas de cendres. Le central opérationnel des pompiers a même dû être déplacé.

Lire aussi :   En Alberta, l’or noir de la discorde

Aucune victime pour le moment

Si aucune victime n’est à déplorer, en revanche les dégâts matériels sont conséquents, d’autant que les flammes continuent d’avancer, les pompiers cherchant à protéger les bâtiments stratégiques ou pouvant présenter un risque d’explosion.

De son côté, le chef du gouvernement canadien, Justin Trudeau, a promis l’aide fédérale avec la mobilisation des moyens militaires. « C’est une perte sur une échelle difficile à imaginer pour beaucoup d’entre nous », a-t-il déclaré depuis Ottawa.

Depuis 48 heures, les feux de forêt et de broussailles, nombreux en cette saison dans la province, ont vite gagné les premières habitations ou les campings avec bungalows et caravanes, en grand nombre dans cette région où l’emploi est entièrement dicté par l’activité des compagnies pétrolières.

Les pompiers jugent que les feux sont compliqués à combattre, tant les vents soufflant à 40 km/h alimentent les flammes dans plusieurs endroits de la ville. Avec des températures record, le thermomètre a grimpé à 31 degrés mercredi à Fort McMurray, et avec l’air sec ambiant, les flammes dévorent à grande vitesse la forêt boréale alentour.

Lemonde.fr

Canada: les feux de forêt forcent l’évacuation de milliers de personnes

mai 3, 2016

Montréal – Les autorités canadiennes ont émis mardi un avis d’évacuation obligatoire de milliers de personnes dans la moitié sud de Fort McMurray, au nord de la province de l’Alberta, en raison d’un important feu de forêt attisé par les vents qui gagnait les premières habitations.

L’incendie progresse rapidement vers le nord de la ville, l’évacuation obligatoire a été déclarée pour une dizaine de quartiers de la ville de 100.000 habitants, selon l’alerte donnée vers 15h00 locale (21H00 GMT) par les services d’urgence de l’Alberta.

Une demi-heure plus tôt, la mairesse de la ville, Melissa Blake, avait demandé à ses administrés de se tenir prêts à évacuer et de préparer le juste nécessaire.

Mais vers 22H00 GMT, la situation s’est aggravée. Des évacuations sont en cours et probablement d’autres sont à prévoir, a posté sur son compte Twitter Mme Blake en demandant à la population de garder son calme et de rester cordial sur la route.

Sur les images des télévisions, de longues files de voitures gagnaient le nord sur l’autoroute principale de la ville au milieu des flammes, la police ayant fermé cette principale voie en direction du sud.

Tous les habitants des quartiers situés au sud-est de la ville, localisés sous le fleuve Clearwater, ont été invités à gagner d’urgence un centre d’hébergement à plus d’une vingtaine de kilomètres, a indiqué la municipalité de Wood Buffalo, un des quartiers de cette ville au nord de la province pétrolière.

Contenu jusqu’à lundi au sud de la ville, l’incendie a été poussé par des vents de nord-est et a gagné rapidement mardi les premiers quartiers en raison de la sécheresse qui affecte la province où les records de température étaient battus mardi avec près de 30 degrés.

La veille, l’état d’urgence avait été décrété et 500 personnes avaient été évacuées par précaution et en raison des fumées importantes générées par l’incendie à un peu plus d’un kilomètre de la ville.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2016 00h49)

Canada: des séismes quotidiens dans une région de fracturation hydraulique

janvier 16, 2016

Montréal – Une secousse sismique est enregistrée en moyenne chaque jour dans une région de l’Alberta, dans l’ouest du Canada, où des sociétés exploitent le pétrole par la fracturation hydraulique, selon les statistiques de l’Agence de réglementation de l’énergie de l’Alberta (AER).

Cette agence a relevé vendredi, depuis le 15 janvier l’an dernier, 363 secousses autour de Fox Creek, une petite bourgade de 2.000 habitants à 260 km au nord-ouest d’Edmonton. Certains jours, l’activité sismique est plus importante avec, par exemple, un record de 18 séismes enregistrés le 11 septembre dernier, selon les relevés de l’AER.

Mardi, une secousse de magnitude de 4,8 sur l’échelle de Richter a été enregistrée sur un champ pétrolier de la compagnie espagnole Repsol à 30 kilomètres à l’ouest de Fox Creek.

Au moment de l’incident, la compagnie menait des opérations de fracturation hydraulique sur le site, a indiqué Repsol dans un communiqué en annonçant la suspension de son exploitation sur ce site.

La technique de fracturation hydraulique consiste à injecter un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques à très haute pression dans le sol pour briser des couches rocheuses et libérer le pétrole ou le gaz. Ce procédé, interdit en France, est largement répandu aux Etats-Unis et au Canada.

L’AER n’a pas confirmé le lien entre l’incident mardi et les opérations de fracturation hydraulique menées par Repsol et d’autres sociétés pétrolières.

Il y avait des opérations de fracturation hydraulique dans la région au moment où le tremblement de terre est survenu, a confirmé à l’AFP Carrie Rosa, porte-parole de l’AER.

Avec une activité sismique, même légère, dans cette région de Fox Creek depuis plusieurs années possiblement liée à la fracturation hydraulique, selon l’AER, les entreprises pétrolières de la province albertaine ont l’obligation de cesser immédiatement leur exploitation en cas de secousse supérieure à une magnitude de 4.

– Pollution des nappes phréatiques –

La municipalité de Fox Creek alerte les autorités politiques et les pétroliers depuis plusieurs mois sur les impacts environnementaux de l’exploitation des sables bitumineux à grande échelle.

L’industrie et le gouvernement provincial ferment les yeux sur ce qui se passe dans notre région, a écrit Jim Ahn, le maire de Fox Creek, à l’AER.

Les sociétés pompent l’eau de nos rivières et de nos lacs à un rythme que nous pensons bien supérieur à leur capacité de réapprovisionnement naturel, selon le courrier du maire obtenu par l’AFP.

Le maire dénonce par ailleurs la pollution des nappes phréatiques et, régulièrement, l’impossibilité de consommer l’eau du robinet. En 2015, nous avons dû acheminer de l’eau potable (…) à nos résidents pour un budget de plus de 300.000 dollars, soit environ 150 dollars par habitant.

L’Agence de réglementation de l’énergie de l’Alberta ne veut pas lier nécessairement l’activité sismique et la fracturation hydraulique, mais c’est quelque chose sur quoi nous enquêtons, a indiqué la porte-parole de l’AER. Sur la forte secousse mardi aux installations de Repsol, nous ne pouvons pas confirmer qu’elle était due à la fracturation mais c’est quelques chose que nous regardons de près, a expliqué Carrie Rosa.

Repsol a indiqué vendredi travailler avec l’AER pour analyser les données de ce séisme et il n’y a pas de calendrier pour la reprise des opérations sur ce site.

La commission de réglementation de l’industrie pétrolière et gazière de la Colombie-Britannique avait fait le lien, l’été dernier, avec un séisme de magnitude 4,4 en août 2014 au nord-est de cette province voisine de l’Alberta. Cette commission avait alors expliqué que la secousse avait été provoquée par l’injection de fluides pendant la fracturation hydraulique.

Cette technologie a également été mise en cause par le service géologique américain (USGS) dans la multiplication des secousses sismiques enregistrées ces dernières années dans le centre des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 16 janvier 2016 10h46)