Posts Tagged ‘Alcool’

Les Russes boivent de moins en moins d’alcool

octobre 2, 2019

FILES-RUSSIA-ALCOHOL-HEALTH-WHO

Les Russes consomment désormais près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres). DMITRY KOSTYUKOV/AFP

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation d’alcool en Russie a chuté de 43% entre 2003 et 2016, contribuant à une augmentation de l’espérance de vie, surtout chez les hommes. Russes et Français sont désormais à égalité avec 11,7 litres d’alcool par an.

Des Russes fréquemment ivres et grands consommateurs de vodka et d’autres boissons fortes plus ou moins frelatées: ces clichés qui, non sans raison, ont longtemps eu la vie dure méritent d’être relativisés. Si le pays est loin d’être devenu sobre, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié mardi indique que les Russes ont réduit leur consommation d’alcool de 43% en moins de quinze ans (entre 2003 et 2016 précisément). Une baisse que l’OMS explique notamment par la vigoureuse politique mise en place par les autorités et qui a favorisé la hausse de l’espérance de vie, en particulier chez les hommes, dans un pays en proie à un sérieux déficit démographique.

En 2016, l’OMS constatait que la consommation individuelle d’alcool en Russie avait diminué de 17,6 à 11,7 litres en dix ans. Des chiffres différents des statistiques officielles russes qui évoquent une chute de 18 à 9,3 litres par personne depuis 2012. Quoi qu’il en soit, cette évolution place désormais la Russie à des niveaux de consommation comparables, voire parfois inférieurs, à ceux observés dans l’Union européenne. Selon l’OMS, les plus gros buveurs au sein de l’UE sont les Lituaniens (18,2 litres par personne et par an), les Roumains et les Tchèques (13,6 litres), suivis par les Croates et les Bulgares (13,6 litres). À égalité avec les Russes, les Français ont consommé, eux, 11,7 litres d’alcool en 2016, soit près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres).

«La Fédération de Russie a longtemps été considérée comme l’un des pays où l’on boit le plus au monde», relève un rapport de l’OMS qui rappelle que l’alcool a fortement contribué à la surmortalité depuis les années 1990 et à la crise démographique qui a suivi la chute de l’URSS. «Ces dernières années, ces tendances ont été inversées», souligne l’OMS.

Les modes de consommation ont changé

Dans un pays qui compte 146,5 millions d’habitants – soit cinq millions de moins qu’en 1991-, la baisse de la consommation d’alcool a contribué à la hausse de l’espérance de vie, qui a atteint un niveau record en 2018, pour s’établir à 78 ans pour les femmes et 68 ans pour les hommes. Ces chiffres s’établissaient, début des années 1990, à 57 ans pour les hommes et 71 ans pour les femmes, selon les statistiques officielles.

Au milieu des années 1980, Mikhaïl Gorbatchev avait lancé une campagne très impopulaire contre l’alcoolisme. Toutefois, après la chute de l’URSS, en 1991, la consommation a explosé, ne cessant n’a cessé d’augmenter jusqu’au début des années 2000. Une époque dont restent notamment les images de Boris Eltsine apparaissant pris de boisson devant les caméras. En 2003, les Russes ont consommé en moyenne 20,3 litres d’alcool.

Peaufinant son image de sportif menant une vie saine, Vladimir Poutine, a ensuite décidé d’introduire des restrictions visant les spiritueux, en particulier la vodka, et l’interdiction de vente des boissons les plus alcoolisées dans les magasins après 23 heures. Depuis 2011, la Russie a mis en place une série de mesures préconisées par l’OMS. À la mi-septembre, une loi votée en première lecture à la mi-septembre prévoit la fermeture des petits débits de boissons, installés au rez-de-chaussée de nombreux immeubles d’habitation et qui permettent de contourner les limitations imposées à la vente d’alcool. Le prix minimum de vente au détail des alcools forts a aussi drastiquement augmenté, tandis que la publicité a été bannie et l’interdiction de vente aux mineurs très strictement appliquée.

«À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu ?»

Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta.

Les modes de consommation se sont également modifiés. Si comme dans la plupart des pays nordiques, la bière reste très prisée – à Moscou, la moindre supérette de quartier en propose une invraisemblable variété -, la consommation de vodka a reculé l’an dernier et, dans une moins mesure, celle du vin.

Reste néanmoins un penchant, qui serait enraciné dans la culture et que certains justifient par la rudesse des conditions de vie et du climat. Les éditorialistes se sont emparés de l’affaire avec un humour parfois mordant. «À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu?», ironisait la semaine Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta. «Les citoyens remarqueront que notre économie n’est pas si bonne que nous le souhaiterions. (…). Et celui qui aura repoussé son verre constatera, à son grand étonnement, l’ampleur de la corruption domestique…».

Par Le Figaro.fr par Alain Barluet Correspondant à Moscou

Une mort sur 20 est due à l’alcool, selon l’OMS

septembre 21, 2018

L’OMS note cependant qu’il y a eu « certaines tendances mondiales positives », et souligne la baisse depuis 2010 des beuveries épisodiques et du nombre de morts liées à l’alcool.

La consommation moyenne journalière des personnes buvant de l’alcool correspond à 33 grammes d’alcool pur, soit l’équivalent d’une bouteille de bière (750 ml).

 

L’alcool tue quelque 3 millions de personnes dans le monde chaque année, ce qui représente un mort sur vingt, a averti vendredi 21 septembre l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans un rapport sur la consommation d’alcool dans le monde et ses conséquences néfastes sur la santé, l’OMS souligne que la consommation d’alcool tue davantage que le sida, la tuberculose et la violence réunis.

 

Les 5,3 % de morts dans le monde liés à l’alcool chaque année, selon l’OMS, sont dus aux maladies infectieuses, aux accidents de la circulation, aux blessures, aux homicides, aux maladies cardiovasculaires mais aussi aux diabètes créés par la consommation excessive d’alcool. Ce taux atteint même 13,5 % chez les plus jeunes (20-29 ans). La population masculine est, elle aussi, particulièrement touchée : trois quarts des morts concernent des hommes.

Tendance à la baisse

Malgré ce constat alarmant, l’alcool tue de moins en moins : il a tué 3 millions de personnes en 2016, contre 3,3 millions en 2012 selon le précédent rapport de l’OMS sur le sujet. L’institution note donc qu’il y a eu « certaines tendances mondiales positives », et souligne la réduction enregistrée depuis 2010 des beuveries épisodiques et du nombre de morts liées à l’alcool. Mais, expliquent les experts, « le fardeau global des maladies et des blessures causées par la consommation nocive d’alcool est inacceptable, en particulier dans la région européenne et dans la région des Amériques ».

L’Europe a en effet la consommation par habitant la plus élevée du monde, bien que cette consommation ait diminué de plus de 10 % depuis 2010. La consommation d’alcool a diminué dans les trois quarts des pays européens, avec de très fortes réductions enregistrées, notamment en Russie, où la consommation annuelle d’alcool (mesurée en litres d’éthanol pur) par habitant est passée de 18,7 litres en 2005 à 11,7 litres en 2016.

Cette « diminution spectaculaire » s’explique par la mise en œuvre par le gouvernement russe de mesures recommandées par l’OMS, a expliqué aux médias le docteur Vladimir Poznyak, citant parmi tant d’autres l’introduction d’un prix minimum pour la vodka et l’interdiction de la vente de boissons alcoolisées dans les stations-service.

Augmentation de la consommation globale

L’OMS prévoit néanmoins une hausse de la consommation globale d’alcool dans le monde au cours des dix prochaines années, en particulier dans les régions du Sud-Est asiatique, du Pacifique occidental et sur le continent américain.

La consommation moyenne journalière des personnes buvant de l’alcool correspond à 33 grammes d’alcool pur, soit l’équivalent de 2 verres de vin (de 150 ml chacun) ou d’une bouteille de bière (750 ml) ou de deux « shots » de spiritueux (de 40 ml chacun).

L’augmentation de la consommation globale « entraînera certainement une augmentation du nombre de décès et de souffrances dans le monde entier », a averti M. Poznyak, qui recommande notamment aux instances internationales sportives, comme la FIFA, de « mettre fin » au sponsoring par fabricants de boissons alcoolisées.

Lemonde.fr

Les cancers liés à l’alcool tuent 365’000 personnes par an

novembre 2, 2016

L’alcool est responsable de plus de 700’000 nouveaux cas de cancer et de 365’000 décès par cancer chaque année dans le monde, selon une étude. Les cancers liés à l’alcool sont étroitement liés au mode de vie et au niveau de développement d’un pays.

Il s’agit essentiellement des cancers de l’œsophage, du colon-rectum, de la gorge, du foie et du sein. Ces nouvelles estimations ont été rendues publiques mercredi à Paris à l’occasion du Congrès mondial contre le cancer.

« Une grande partie de la population ne sait pas que l’alcool peut provoquer le cancer », a souligné le Dr Kevin D. Shield en présentant les résultats préliminaires d’une étude menée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l’agence cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’étude, qui se base sur des données de 2012, montre que les cancers liés à l’alcool représentent 5% des nouveaux cas de cancers et 4,5% de tous les décès par cancer chaque année dans le monde.

Selon le Dr Shield, l’Amérique du Nord, l’Australie et l’Europe, plus particulièrement l’Europe de l’Est, sont les régions les plus touchées dans le monde par ces cancers. Mais des pays qui se développent rapidement comme l’Inde ou la Chine, où la consommation d’alcool augmente, pourraient un jour les rejoindre.

Œsophage en tête
Comme le montrent plusieurs études, le poids des cancers liés à l’alcool est étroitement lié au niveau de développement d’un pays. A la consommation accrue d’alcool qui accompagne souvent le développement viennent s’ajouter des changements dans le mode de vie ou l’alimentation ainsi que le tabagisme qui « multiplient le risque », a précisé le chercheur canadien.

Selon l’étude, qui devrait être publiée l’an prochain dans une revue scientifique, le cancer de l’œsophage arrive actuellement en tête des cancers liés à l’alcool en ce qui concerne la mortalité (il représente 34% de l’ensemble des 365’000 décès répertoriés en 2012), devant le cancer colorectal (20% des décès).

En ce qui concerne les 704’000 nouveaux cas de cancers liés à l’alcool, c’est en revanche le cancer du sein, en pleine expansion chez les femmes, qui domine: il représente 27% des nouveaux cas, devant le cancer colorectal (23% des nouveaux cas). Encore peu connu, le lien entre cancer du sein et consommation d’alcool avait déjà été étudié par le Dr Shield.

Autres études
Quant aux mécanismes biologiques en cause dans les cancers liés à l’alcool, ils ne sont pas encore connus avec précision. Le chercheur a cité le rôle joué par l’éthanol, un agent cancérigène qui peut agir « de différentes manières ». Dans le cas du cancer du sein, il peut notamment modifier le niveau d’œstrogène, a-t-il précisé.

Pour évaluer le nombre de cancers liés à l’alcool, l’étude présentée mercredi a comparé des buveurs par rapport à des non-buveurs. Selon l’IARC, d’autres recherches devraient à l’avenir être menées sur la diminution du risque liée à la baisse de la consommation d’alcool.

Romandie.com avec(ats / 02.11.2016 18h46)

L’alcool frelaté fait au moins 90 morts en Inde

juin 20, 2015

Nonante personnes sont mortes après avoir consommé de l’alcool frelaté à Bombay, dans l’ouest de l’Inde, et 40 autres sont encore hospitalisées, a annoncé la police samedi dans un nouveau bilan. Le nombre total des victimes pourrait dépasser la centaine.

Les victimes ont commencé à se sentir mal mercredi matin après avoir consommé de l’alcool fait maison, a précisé un responsable de la police de Bombay, Dhananjay Kulkarni. Le bilan est passé de 53 à 74, puis à 90 morts.

Cinq personnes sont en détention pour avoir distribué ou vendu cet alcool dans un bidonville de la banlieue de Malad West. Huit policiers ont été suspendus pour des « négligences » dans leur lutte contre la production d’alcool frelaté dans leur secteur.

Phénomène rural
Ces boissons dangereuses sont consommées dans toute l’Inde et parfois vendues moins d’un euro la bouteille de 25 cl, avec de nombreux décès à la clé. C’est cependant un phénomène plus fréquemment rural qu’urbain.

Le méthanol est souvent ajouté à des spiritueux faits maison pour augmenter leur teneur en alcool. Il s’agit d’une forme très toxique d’alcool, normalement utilisée comme antigel ou comme carburant.

Romandie.com

Bernard-Henri Levy : sa sœur Véro­nique a décidé de renon­cer au sexe et à l’al­cool pour Dieu

mars 27, 2015
Bernard Henry-Levy

Bernard-Henri Levy

Le surpre­nant destin de sa sœur

C’est un témoi­gnage éton­nant que livre aujourd’­hui Véro­nique, la sœur de Bernard-Henri Levy. Après des années de vie disso­lue, elle s’est bapti­sée et voue désor­mais sa vie à Dieu.

Si Bernard-Henri Lévy est un « person­nage », que dire de sa sœur Véro­nique ?

Blonde, diaphane, la benja­mine de la fratrie a connu un parcours de vie assez peu commun qu’elle raconte aujourd’­hui à nos confrères de Paris Match.

La petite sœur de BHL a connu une enfance plutôt soli­taire, puis une adoles­cence carré­ment diffi­cile. « J’étais en pleine révolte, explique-t-elle. Réfrac­taire à l’école, je buvais, je traî­nais avec des voyous. J’étais aussi dans une hyper séduc­tion, sans être jamais satis­faite. Je me suis mise en danger. »

A cette époque, Véro­nique se cherche et fait, de son propre aveu, n’im­porte quoi : « Je ne suis à l’aise nulle part. Je sors beau­coup la nuit, je vais d’homme en homme, d’ap­par­te­ment en appar­te­ment. Je cherche l’ab­solu, l’ex­trême. Je ne fréquente pas les bars bran­chés, mais les bars de paumé, du côté de la Bastille. Il m’ar­rive de raccom­pa­gner une copine ivre morte et de la coucher dans son lit. Je me sens bien avec ces gens-là. C’était comme si je devais toucher le fond pour ensuite remon­ter vers la lumière. »

La lumière, Véro­nique, juive de nais­sance, la trou­vera dans la reli­gion catho­lique. Un soir, le Christ l’ap­pelle dans son sommeil. Elle rêve qu’elle entre dans une cathé­drale. « Les bras du Chris s’élancent vers moi et de ses mains trans­per­cées sortent deux épées qui me rentrent dans le cœur, se souvient-elle. C’est la première fois que le Christ s’adres­sait à moi. Je n’ai jamais oublié ce rêve. »

Véro­nique décide de se conver­tir. « J’ai été bapti­sée le 7 avril 2012, et c’est le plus beau jour de ma vie, confie-t-elle. Je l’ai vécu à la fois comme un mariage et une renais­sance. »

Cette entrée dans le catho­li­cisme a changé sa vie. « Je ne sors plus la nuit, j’ai arrêté de boire et j’ai jeté dans un grand sac poubelle mes talons aiguilles, mes porte-jarre­telles et mes robes moulantes en disant : “Jésus, je fais tout cela pour toi.” »

Par amour pour Dieu, Véro­nique explique ne plus envi­sa­ger de tomber amou­reuse d’un homme. « Non, affirme-t-elle, puisque je suis mariée au seigneur. Si je devais parta­ger la vie d’un homme, ce serait une rela­tion amicale et frater­nelle. J’ai aimé les hommes, j’ai été coquette et séduc­trice, mais aujourd’­hui, même mon corps lui appar­tient. Je vis une rela­tion d’amour fou avec Lui. » Un ange passe…

Voici.fr par Perrine Stenger

Au moins 80 Kényans tués par de l’alcool frelaté

mai 7, 2014

Au moins 80 personnes sont décédées depuis lundi dans plusieurs régions du Kenya après avoir consommé de l’alcool frelaté, a dit mercredi la police kényane. Selon des sources hospitalières, environ 70 personnes étaient toujours hospitalisées à travers le pays.

« Nous ne savons toujours pas ce que contenait ce que (les victimes) ont consommé », a souligné le Dr Gerald Ndiritu, responsable de l’hôpital d’Embu, à environ 130 km au nord-est de Nairobi, une des zones où le plus grand nombre de victimes a été enregistré.

Ces intoxications mortelles ont été recensées depuis lundi matin dans plusieurs cantons de l’est et du centre du Kenya, chacun séparés d’une centaine de kilomètres. « Nous essayons de déterminer l’origine de cet alcool. L’enquête est en cours pour déterminer où et comment il a été préparé », a expliqué une porte-parole de la police, Zipporah Mboroki.
Coupé au méthanol

La consommation d’alcool artisanal est très répandue au Kenya, notamment dans les quartiers pauvres et les bidonvilles, en raison de son prix très bas. Il est habituellement distillé à partir de maïs fermenté ou de sorgho et vendu illégalement.

Certains producteurs peu scrupuleux y ajoutent du méthanol ou d’autres produits toxiques pour augmenter le taux d’alcool. Ces alcools frelatés ont déjà fait de nombreux morts dans le pays.

En 2005, 51 personnes étaient mortes dans le sud-ouest du Kenya, après avoir consommé une boisson qui s’est avérée être composée à près de 95% de méthanol. Cet alcool très toxique est utilisé notamment comme solvant dans les peintures ou vernis.

En 2000, au moins 134 personnes avaient succombé à la consommation d’un alcool frelaté vendu dans les bidonvilles de Nairobi.

Romandie.com

Pour un plat de riz, un Guinéen tue son père à coups de gourdin

juillet 4, 2013

Un jeune guinéen de 20 ans a, sous le coup de l’alcool, tué de plusieurs coups de gourdin son père à qui il disputait un plat de riz, a-t-on appris de source policière.

Le parricide est survenu mercredi dans un quartier à la périphérie de Conakry lorsque Camara Aboubacar, ivre mort, débarque à la maison à l’heure du déjeuner.

Après avoir mangé son propre plat, il se jette sur celui de son père et, devant l’opposition de ce dernier, il se saisit d’un gourdin pour lui en asséner plusieurs coups.

‘’A l’arrivée des secours, le vieux était dans un état très alarmant. Il a rendu l’âme à l’hôpital », selon un témoin de ce drame qui renseigne que le vieil homme vivait avec la co-épouse de la mère de son bourreau.

Aux dernières nouvelles, ce dernier se serait fondu dans la nature avant l’arrivée des secours. Interrogé, le commissaire de Ratoma, Mamady Touré a confirmé la fuite du présumé auteur, ajoutant toutefois que ses services sont à pied d’œuvre pour le retrouver.

APA-Conakry (Guinée)

Deux policiers tués lors d’une course-poursuite à Paris

février 21, 2013
Des policiers jeudi matin sur les lieux de l'accident, sur le périphérique, entre la porte de Clignancourt et la porte de la Chapelle.
Des policiers jeudi matin sur les lieux de l’accident, sur le périphérique, entre la porte de Clignancourt et la porte de la Chapelle. Crédits photo : KENZO TRIBOUILLARD/AFP
 
 

INFOGRAPHIE – Après avoir été pris en chasse par une première équipe de police, un 4×4 a violemment percuté le véhicule d’une autre patrouille jeudi matin dans le nord de Paris. Le conducteur, ivre et sans permis, a été arrêté.

Deux policiers de 32 et 40 ans ont été tués et un troisième de 54 ans très grièvement blessé jeudi dans un accident survenu vers 6 heures dans le nord de Paris sur le périphérique, entre la porte de Clignancourt et la porte de la Chapelle, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur. Ces trois fonctionnaires de l’équipe de nuit de la BAC 75 pourchassaient un 4×4 au moment de l’accident. Le pronostic vital du policier blessé est engagé.La Land Rover qui a percuté le véhicule de police avait été prise en chasse peu de temps auparavant, d’après la Place Beauvau. Selon les premiers éléments de l’enquête, cette voiture, occupée par deux hommes, avait été repérée au niveau de la porte Maillot en raison de multiples infractions au Code de la route. Roulant à vive allure sur le périphérique, elle a semé cette première équipe avant de percuter, dans des circonstances qui restent à déterminer, une autre voiture de la BAC (brigade anticriminalité), une Mondeo, qui avait été avertie et qui roulait à faible allure pour tenter de bloquer les fuyards. Selon une source proche de l’enquête, le choc entre la voiture de police et le 4×4 s’est fait à une très grande vitesse. 

Paris : course-poursuite de 6km sur le périphérique

Le conducteur en état d’ébriété

Les deux occupants du 4×4 ont été interpellés. Selon des sources proches de l’enquête, le conducteur, âgé de 22 ans et déjà condamné six fois pour des délits routiers (dont cinq fois pour conduite sans permis), était en état d’ébriété et «en défaut de permis». Il conduisait avec 1,4 gramme d’alcool par litre de sang (limite: 0,5 gramme/litre de sang), a précisé l’une de ces sources. L’homme, qui a également déjà été condamné pour conduite en état d’ivresse, n’avait pas de permis de conduire. Il a été placé en garde à vue pour «homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique», d’après une source judiciaire. Le passager du véhicule, âgé de 21 ans et également en état d’ivresse (1,6 g/litre de sang), est aussi entendu par les enquêteurs.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, «se rendra dans la journée auprès des camarades des policiers tués». «Le ministre présente ses condoléances aux familles et aux proches des policiers et souhaite que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce drame», annonce le ministère. Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a quant à lui exprimé sa «très vive émotion». Avant d’assurer «l’ensemble des policiers qui servent à Paris, et en particulier les équipes des BAC, de (son) total soutien dans l’exercice difficile de leur métier».

La circulation a été longuement coupée sur le périphérique intérieur, au niveau de la porte de Chapelle, le temps pour les enquêteurs de faire les constatations. La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été chargée de l’enquête. L’homicide involontaire avec des circonstances aggravantes peut être puni d’une peine allant jusqu’à dix ans de prison et 150.000 euros d’amende.

Lefigaro.fr

RDC : gangs of Kinshasa

février 20, 2013
 
L'alcool et la drogue aidant, les affrontements entre gangs rivaux sont fréquents. L’alcool et la drogue aidant, les affrontements entre gangs rivaux sont fréquents. © AFP

Tant pis si, pour un téléphone ou quelques billets, ils doivent sortir la machette. Violents et sans états d’âme, les Kuluna sèment la terreur dans les rues de Kinshasa, capitale de la RDC.

Dans les rues de Kinshasa, ils sont là. Toujours en bande, armés et dangereux. Pour un peu d’argent, un téléphone ou quelques bijoux, ils sortent un bâton, un couteau, parfois une machette. Ici, on les appelle les « Kuluna ». « Il y a des quartiers, comme Ngaba, Yolo-Sud ou Yolo-Nord, où l’on n’ose plus aller, ni le jour ni la nuit », explique Pitchen, un étudiant kinois. Lui a été victime en décembre dernier de l’une de ces bandes de brigands qui terrorisent la capitale congolaise. Il évoque une agression « d’une violence inouïe », au milieu de la place de la Victoire. « Ils ont surgi de partout, se souvient-il. Je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. Ils m’ont poignardé dans le dos et m’ont arraché ma montre avant de s’en aller tranquillement. »

Un récit parmi des milliers d’autres. « Chaque jour, on reçoit une centaine de plaintes », confirme, assis sur une vieille chaise en bois qui grince, Paul Bilonda, officier de police judiciaire dans le quartier de Lualaba, près du centre-ville. Sur son bureau, des procès-verbaux, de la paperasse qui s’entasse, des stylos, une règle… Mais pas de machine à écrire et encore moins d’ordinateur. Le « sous-ciat », entendez sous-commissariat, n’en a pas les moyens. Dehors, quelques agents en uniforme, fatigués par la chaleur, se laissent tomber sur un banc. Ils viennent d’essayer d’arrêter des Kuluna et rentrent tout juste de mission, à pied. « Pas facile de travailler dans ces conditions », murmure l’un d’eux, désabusé.

Chaque jour qui passe, nous voyons les riches devenir plus riches et les pauvres devenir plus pauvres. Que faire lorsqu’on galère ? Que faire lorsqu’on croise des gens qui se la coulent douce ?

Cet après-midi-là, le soleil luit férocement sur Kinshasa. Nous avons rendez-vous avec des Kuluna qui ont accepté de nous parler. Ils appartiennent à la bande des Lions. Ils arrivent par petits groupes de deux, trois, cinq. Bientôt, tout le « staff » est en place. Ils ont entre 12 et 25 ans et revendiquent une hiérarchie quasi militaire. Il y a le « maréchal », le chef. Plus loin, le « général », reconnaissable au cobra qu’il s’est fait tatouer sur l’avant-bras droit. Bruno, surnommé « 600 camouflages » pour son habileté à échapper à la police, est l’un des rares à accepter de donner son prénom. « Mes amis ne diront pas un mot avant de savoir si nous ne sommes pas piégés », explique-t-il en lingala. Le gang surveille le moindre de nos gestes. « Pas de photo, pas d’enregistreur », ajoute un autre, méfiant. Avant de poursuivre : « Nous sommes aujourd’hui ce que nous sommes parce que l’État nous a abandonnés. Chaque jour qui passe, nous voyons les riches devenir plus riches et les pauvres devenir plus pauvres. Que faire lorsqu’on galère ? Que faire lorsqu’on croise des gens qui se la coulent douce ? » « Kobotola ! » répondent en criant ses compagnons d’armes. « Extorquer ! »

Viol

Bruno et ses amis sont convaincus que « c’est tout ce qui leur reste pour survivre » – même si, contrairement aux « shegués », les enfants des rues, les Kuluna ont pour la plupart un toit et une famille. Pour minimiser les risques de se faire arrêter, ils s’imposent certaines règles. La première ? Ne jamais s’attaquer aux habitants de leur « secteur ». En retour, ceux-ci s’abstiennent de les dénoncer. « Nous vivons avec eux, se justifie James, le plus jeune de la bande. Ce sont nos pères, nos mères, nos soeurs et nos frères. Tant que nous ne les dérangerons pas, pourquoi nous dénonceraient-ils ? »

Parfois, les Kuluna agressent aussi des jeunes femmes qu’ils jugent trop « légèrement vêtues ».

Mais malheur à ceux qui ne sont pas de leur quartier. « Nous frappons à la machette seulement en cas de résistance, tient à préciser le « général » de la bande. Seulement quand la personne interceptée refuse de nous remettre calmement ce que nous lui demandons. » Les victimes sont souvent des passants qui ont laissé transparaître un quelconque signe de richesse. « Une poche de pantalon qui paraît remplie de billets de banque, un smartphone décroché dans la rue ou encore des bijoux autour du cou… Tout cela suffit pour qu’on attaque le propriétaire », explique James avec indifférence. Parfois, les Kuluna agressent aussi des jeunes femmes qu’ils jugent trop « légèrement vêtues » et qui se sont aventurées seules sur leur territoire. « Mais c’est une réponse à une provocation, se justifient-ils. Ce sont des prostituées. Nous ne faisons que les corriger. » Une « correction » qui peut aller jusqu’au viol. Une jeune fille de 16 ans nous raconte ainsi avoir été agressée l’an dernier. « Ils m’avaient arraché mes habits, puis ils s’amusaient à introduire, à tour de rôle, un doigt dans mon sexe. »

Bataille rangée

Les Lions sont sans scrupule, mais ne se hasarderaient pas hors du quartier de Lualaba, ni même d’ailleurs de l’autre côté de l’avenue où nous les avons rencontrés. Là commence le territoire d’une bande rivale, les Suajamas. Parfois, pour des broutilles et la bière aidant, ils se livrent à de véritables batailles rangées dans les rues de Kinshasa. Les Lions ne s’entendent pas davantage avec les Jamaïque, les Banzoyi (« abeilles », en lingala), les Arabes et les Staff Somalie – des gangs qui comptent tous entre 10 et 30 membres et qui, armés de machettes, de couteaux ou de pierres, s’affrontent le long des avenues résidentielles, obligeant les riverains à se terrer des heures durant dans leurs maisons. « Nous sommes confrontés à une insécurité permanente avec ces groupuscules criminels qui se sont imposés dans nos quartiers et dans nos vies », déplore Hyacinthe Kamango, instituteur dans une école primaire du quartier.

Alors qu’il ne touchait que les quartiers périphériques il y a quelques années (et notamment celui de la Cité), le phénomène a aujourd’hui gagné toute la capitale, jusqu’à La Gombe. Et ce malgré plusieurs initiatives mises en place par les autorités pour tenter de l’éradiquer. En 2008, lorsqu’il est nommé ministre de la Justice, Luzolo Bambi fait de la « traque des opérateurs de la criminalité urbaine » l’une de ses priorités. La lutte anti-Kuluna est lancée. L’homme de la « tolérance zéro » joue sur l’effet psychologique de la sanction, en instaurant le « transfert croisé » des délinquants condamnés : le Kuluna arrêté est jugé en audience foraine, là où il a commis son forfait, puis, lorsqu’il a été condamné, il est transféré vers une prison située à l’intérieur du pays. « Pendant cette période, nous avons constaté une baisse de la petite criminalité, affirme le commandant Guylain Sangwa, chargé notamment de la lutte contre les Kuluna à la police provinciale de Kinshasa. Leurs complices ne pouvaient plus tenter de les faire libérer par la corruption ou les aider à s’évader. » Mais Luzolo Bambi est éjecté du gouvernement en avril 2012, et son successeur renonce à poursuivre la même politique. Retour à la case départ donc. « Aujourd’hui, vous pouvez arrêter un Kuluna. Le lendemain, vous le transférez au parquet. Deux jours plus tard, il vous revient après avoir commis un autre forfait dans la rue », regrette un officier de police, convaincu que, « si la justice faisait bien son travail, le phénomène serait déjà éradiqué ».

Armés de machettes, de couteaux ou de pierres, les Kuluna s’affrontent le long des avenues résidentielles.

Brigade anti-Kuluna

En attendant, André Kimbuta, le gouverneur de Kinshasa, tente une autre approche et propose aux Kuluna qui renonceraient à la délinquance une formation, aux frais de la ville, à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). « C’est toujours mieux de gagner sa vie à la sueur de son front », se réjouit Kem’s, un ancien Kuluna d’une vingtaine d’années devenu cantonnier.

En juillet dernier, le gouvernement a décidé de créer une brigade spéciale anti-Kuluna. Officiellement, elle sera composée de 1 000 hommes placés sous le commandement du colonel Eyala, mais, dans les salons climatisés des institutions de la République, on ne s’est pas encore mis d’accord sur les modalités de leur déploiement. « Dans six mois, on ne parlera plus des Kuluna », promet pourtant Guylain Sangwa. Cette brigade, aussi spéciale soit-elle, pourra-t-elle réussir là où les 522 sous-commissariats et 324 postes de police de Kinshasa ont échoué ? Rien n’est moins sûr.

Des bras costauds parfois bien pratiques

Parce qu’ils pratiquent souvent des arts martiaux et qu’ils sont costauds (ce sont des pomba, dit-on en lingala), les Kuluna sont aussi des bras que l’on peut facilement louer – et les hommes politiques congolais ne s’en sont pas privés. Lors des campagnes électorales de 2006 et 2011, plusieurs candidats ont fait appel à leurs services, moyennant quelques billets de banque. On les a vus accompagner leurs champions dans des meetings, leur servir de gardes du corps mais aussi monter en première ligne lors d’échauffourées entre militants. « [À ces moments-là], nous avons évité de les poursuivre pour ne pas être taxés d’étouffer la liberté d’expression », avait reconnu Luzolo Bambi, ministre de la Justice de 2008 à 2012. Aujourd’hui, des Kuluna continuent de bénéficier de la protection de certains décideurs politiques et judiciaires. 

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula, envoyé spécial

Rihanna hospitalisée d’urgence après le Met Ball

mai 10, 2012

 

Grosse frayeur

 Alcool, herbes, fêtes intenses… Le rythme de vie effréné de Rihanna a eu raison d’elle. La chanteuse a été emmenée d’urgence à l’hôpital après la soirée du Met Ball.

Sur les photodu Met Ball que nous vous avons montrées hier, rien ne pouvait laisser penser que Rihanna était à bout de forces. Quelques heures plus tard, pourtant, la chanteuse a été hospitalisée dans un établissement non identifié de New York.

Selon le site MediaTakeOut, c’est à la fin de la soirée au Met Ball que la chanteuse s’est sentie mal et a été admise pour déshydratation et épuisement. Rihanna a confirmé elle-même l’information en postant sur son compte Twitter un cliché de son bras perfusé, visiblement pris de son lit d’hôpital.

Cet incident survient à peine 24 heures après que la chanteuse a annulé une séance de répétitions pour le Saturday Live Night Show prétextant une grosse fatigue. Elle avait pourtant assuré au moment d’interpréter en direct son dernier tube Where Have You Been. Cela fait un bout de temps que les proches de Rihanna s’inquiètent de son comportement erratique. La jolie métisse boit plus que de raison et ne cache pas qu’elle consomme beaucoup d’herbe. Une source proche de la chanteuse confiait il y a peu ses craintes au magazine Star : « Tout le monde lui demande de se calmer et de commencer à envisager une thérapie, voire une cure de désintox ». Il serait temps, oui.

Voici.fr par P.S.B