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Droits humains: l’ONU alerte sur le triptyque climat- pollution-perte de biodiversité

septembre 13, 2021
Droits humains: l'ONU alerte sur le triptyque climat- pollution-perte de biodiversite
Droits humains: l’ONU alerte sur le triptyque climat- pollution-perte de biodiversité© AFP/Archives/Fabrice COFFRINI

Réchauffement climatique, pollution et perte de biodiversité: une triple crise environnementale provoquée par l’être humain est la principale menace pour le respect des droits humains, a averti lundi l’ONU.

A quelques semaines de la COP26 climat à Glasgow (EcosseRoyaume-Uni) début novembre, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Michelle Bachelet a réclamé une « action climatique plus ambitieuse ».

« Les crises interdépendantes liées à la pollution, au changement climatique et à la biodiversité multiplient les dangers – amplifiant les conflits, les tensions et les inégalités structurelles, et rendant les gens de plus en plus vulnérables », a-t-elle déclaré à l’ouverture de la 48e session du Conseil des droits de l’homme à Genève (Suisse).

« En s’intensifiant, ces menaces environnementales constitueront le plus important défi pour l’exercice des droits humains de notre ère », a-t-elle affirmé.

Cette « triple crise planétaire » a déjà, selon Mme Bachelet, un large et direct impact sur toute une série de droits humains, tels que « les droits à une alimentation adéquate, à l’eau, à l’éducation, au logement, à la santé, au développement et même à la vie ».

La pollution est à l’origine d’un décès prématuré sur six, a-t-elle averti, avant d’égrener un chapelet de catastrophes environnementales: famine à Madagascar, désertification au Sahel, submersion des côtes au Bangladesh, raréfaction des ressources en eau au Moyen-Orient, gigantesques incendies en Sibérie et en Californie, inondations en Chine et en Allemagne…

« S’attaquer à la triple crise environnementale mondiale est un impératif humanitaire, un impératif de droits pour les droits humains, un impératif de consolidation de la paix et un impératif de développement », a affirmé Mme Bachelet.

Xinjiang

La Haut-Commissaire a ensuite souligné que la crise environnementale n’était pas la seule à laquelle l’humanité est confrontée, dressant une autre longue liste de violations des droits humains dans le monde.

A cet égard, elle a dit regretter « ne pas être en mesure de faire état de progrès dans (ses) efforts pour obtenir un accès significatif » à la région chinoise du Xinjiang.

« Dans l’intervalle, mon bureau finalise son évaluation des informations disponibles sur les allégations de violations graves des droits humains dans cette région, en vue de les rendre publiques », a-t-elle pour la première fois annoncé.

Depuis son arrivée au Haut-Commissariat, Mme Bachelet n’a eu de cesse de réclamer un « accès total » à cette région. Fin février, elle avait réitéré son appel à une « évaluation complète et indépendante » de la situation des droits humains dans cette région.

Mais Pékin refuse toute enquête et estime que toute visite à la région doit être « amicale ».

Le Xinjiang a longtemps été frappé par des attentats attribués à des séparatistes ou des islamistes de l’ethnie musulmane ouïghoure. Les autorités y imposent depuis quelques années une surveillance policière draconienne.

Les Etats-Unis, sur la base d’études de chercheurs occidentaux, reprochent à la Chine d’avoir arbitrairement interné plus d’un million d’Ouïghours dans des « camps » du Xinjiang. Pékin dément ce chiffre et affirme qu’il s’agit de « centres de formation professionnelle ».

Palestiniens

Mme Bachelet a également attiré l’attention du Conseil sur « la poursuite et la multiplication des cas d’usage excessif de la force – ou totalement injustifié – contre des civils palestiniens par les forces de sécurité israéliennes ».

Depuis janvier, 54 Palestiniens, dont 12 enfants, ont été tués par les forces israéliennes en Cisjordanie – plus du double du chiffre pour toute l’année 2020, a-t-elle détaillé. Et plus de 1.000 personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles.

Elle a également fait part de sa profonde préoccupation face « aux mesures de répression de la dissidence prises ces derniers mois » par les autorités palestiniennes, et indiqué craindre une aggravation de la situation.

L’ex-présidente chilienne a en particulier dénoncé « l’usage injustifié » de la force par les forces de sécurité palestiniennes pendant les manifestations qui ont suivi le décès de Nizar Banat, un militant critique de l’Autorité palestinienne décédé en juin peu après son arrestation.

« L’un des membres de mon équipe, qui surveillait les manifestations, figurait parmi les nombreux manifestants battus », a-t-elle dénoncé.

Par Le Point avec AFP

États-Unis : alerte à la bombe près du Capitole, aucun explosif retrouvé

août 19, 2021

Un individu a menacé de faire exploser une bombe à Washington, près du Capitole, jeudi 19 août. Il a fini par se rendre et son véhicule a été inspecté.

Un individu a bord d'un vehicule a menace de faire exploser une bombe pres du Capitole, jeudi 19 aout.
Un individu à bord d’un véhicule a menacé de faire exploser une bombe près du Capitole, jeudi 19 août.© SAUL LOEB / AFP

Aux États-Unis, un homme à bord d’un véhicule a menacé de faire exploser une bombe près du Capitole, jeudi 19 août. Un lourd dispositif de sécurité a été déployé autour du Congrès américain, à Washington. Une scène qui ravive les souvenirs de l’assaut du 6 janvier et de l’attaque meurtrière à la voiture-bélier du 2 avril. L’individu s’est finalement rendu et a été appréhendé « sans incident » dans l’après-midi, a annoncé la police après plusieurs heures de négociations.

Le suspect, âgé de 49 ans, a été identifié sous le nom de Floyd Ray Roseberry par la police. Cet homme blanc au crâne rasé et portant le bouc s’était filmé en direct dans la matinée sur un compte Facebook, en proférant des menaces incohérentes. L’individu « est sorti de son véhicule et s’est rendu », a déclaré le chef de la police du Capitole, Thomas Manger, en conférence de presse. Il a été placé « en détention sans incident », a-t-il précisé. « Le conducteur de la camionnette a dit à l’agent arrivé sur les lieux qu’il avait une bombe et il semblait, selon l’agent, qu’il y avait un détonateur dans la main de cet individu », a déclaré le chef de la police du Capitole, Thomas Manger.

Une enquête a été lancée et le site a été sécurisé. Après examen minutieux des lieux et du véhicule du suspect, il s’est avéré qu’il n’y avait aucun explosif à bord. Mais les autorités ont tout de même retrouvé des éléments incriminants. « Nous n’avons pas trouvé de bombe dans le véhicule mais des matériaux qui peuvent permettre de fabriquer des bombes ont été récupérés dans la camionnette » et l’enquête se poursuit, a écrit la police du Capitole dans un communiqué en fin d’après-midi.

« J’essaye d’avoir Joe Biden au téléphone »

À ce stade des investigations, les enquêteurs ne disposent pas d’éléments indiquant que le suspect avait des complices, a déclaré le policier lors d’une conférence de presse. « Je crois que sa mère était décédée récemment, et nous avons parlé avec des membres de sa famille, il était aux prises avec d’autres problèmes », a révélé Thomas Manger.

Sur des images de la chaîne NBC, on peut voir le suspect sortir de son véhicule, lever les bras en s’agenouillant puis ramper vers les policiers. « Autant que nous le sachions, cela a simplement été sa décision de se rendre à ce stade », a expliqué le chef de la police du Capitole. Ses messages sur les réseaux sociaux « suggèrent qu’il fait partie du mouvement pro-Trump MAGA », acronyme de « Make America Great Again » (Rendre sa grandeur à l’Amérique), le slogan de l’ex-président Donald Trump, a souligné le groupe de surveillance des sites extrémistes SITE. Facebook a depuis rendu son profil indisponible et enquête sur les faits, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la plateforme.

« J’essaye d’avoir Joe Biden au téléphone », déclarait le suspect dans la vidéo consultée par l’AFP, où il tourne parfois son objectif vers le Capitole, de l’autre côté d’un parc. « Je vous le dis, si les snipers arrivent, qu’ils commencent à tirer sur cette fenêtre, cette bombe explosera », disait-il en référence aux tireurs d’élites déployés sur les lieux.

« Vous savez ce que vous faites, les démocrates ? Vous tuez l’Amérique »

L’individu suggérait par ailleurs que quatre autres bombes avaient été placées ailleurs, dans d’autres voitures. Et il s’attaquait au parti démocrate de Joe Biden, majoritaire au Congrès. « Vous savez ce que vous faites, les démocrates ? Vous tuez l’Amérique. Vous donnez aux gens l’envie de quitter l’Amérique. »

Tous les immeubles aux alentours ont été évacués selon la police, notamment la Cour suprême et le siège du parti républicain. « Aux alentours de 09h15 ce matin, un homme dans un pick-up noir a conduit sur le trottoir devant la bibliothèque du Congrès », a expliqué Thomas Manger en conférence de presse. Le Congrès n’est pas en séance en cette semaine de vacances parlementaires, mais des employés et assistants parlementaires fréquentent l’enceinte du Capitole.

La Maison Blanche a indiqué « surveiller la situation » et être régulièrement informée par la police. De nombreux véhicules des forces de l’ordre et des ambulances étaient positionnés à la mi-journée autour du périmètre du Capitole. Le FBI et la police de Washington étaient sur place avec la police du Capitole. « Il s’agit d’une enquête pour une menace de bombe », avait précisé la police du Capitole en milieu de matinée, après avoir indiqué enquêter sur un « véhicule suspect près de la bibliothèque du Congrès ».

L’enceinte du Capitole est sous haute sécurité depuis l’assaut meurtrier mené le 6 janvier

Les forces de l’ordre appelaient à éviter la zone autour de la bibliothèque du Congrès, qui se trouve face au Congrès, de l’autre côté d’une rue et d’un parc. « Mon équipe et notre immeuble près du véhicule ont été évacués en sécurité », a tweeté un parlementaire démocrate de la Chambre des représentants, Raja Krishnamoorthi.

La maire de Washington, Muriel Bowser, a indiqué avoir été informée sur cette « situation qui évolue » et annoncé que la police de la capitale fédérale coopérait avec les autres forces présentes. Le métro de Washington a annoncé que ses trains évitaient l’arrêt du Capitole (Capitol South) « à cause d’une enquête de police ».

L’enceinte du Capitole est sous haute sécurité depuis l’assaut meurtrier mené le 6 janvier par des partisans de Donald Trump. Des centaines de manifestants pro-Trump avaient alors forcé l’entrée du Congrès pendant que les parlementaires étaient réunis à l’intérieur pour certifier la victoire du démocrate Joe Biden face au président républicain sortant. Le 2 avril, un policier avait été tué et un autre blessé lorsqu’un jeune homme avait précipité sa voiture contre un barrage qui en protège l’entrée, avant d’être abattu.

Par Le Point avec AFP

Autriche: le président placé en lieu sûr après une alerte à la bombe

avril 29, 2020

Une alerte à la bombe visant les locaux de la présidence autrichienne a conduit mercredi 29 avril à la mise en sécurité du chef de l’Etat Alexander Van der Bellen et à l’évacuation des lieux, ont indiqué les autorités à l’AFP.

«Le président était sur place, il a été prévenu et il a été placé en sécurité», a expliqué un porte-parole de la présidence, Reinhard Pickl-Herk. «Toutes les personnes qui se trouvaient dans les locaux de la présidence ont été évacuées», a précisé un porte-parole de la police de Vienne, destinataire de la menace reçue par courriel. Le quartier du palais de la Hofburg, où se trouve la présidence et la chancellerie, au coeur de la capitale, a été bouclé et des équipes mobiles ont été déployées.

Elles comprennent des forces d’intervention d’urgence accompagnées de chiens renifleurs, des ambulances et des sapeurs pompiers, a indiqué la police.

Élu en 2016 contre l’extrême droite, Alexander Van der Bellen est issu des rangs des écologistes.

Avec Le Figaro avec AFP

Coronavirus : la Corée du Sud en alerte maximale

février 23, 2020
Un travailleur médical se repose à l'extérieur d'un hôpital à Daegu.
© Stringer ./Reuters Un travailleur médical se repose à l’extérieur d’un hôpital à Daegu.
La Corée du Sud est sur le pied de guerre face à l’épidémie du nouveau coronavirus, dont les cas sont en constante augmentation, notamment au sein d’une secte chrétienne.

Les autorités ont rehaussé au plus haut leur niveau d’alerte. Le nombre de malades est passé dimanche de 169 cas à 602 personnes contaminées au Covid-19. Trois patients sont morts, portant à cinq le nombre de victimes de cette maladie.

Le pays compte ainsi le deuxième plus grand nombre de malades sur son sol, après la Chine, d’où est partie l’épidémie, en excluant le foyer d’infection du paquebot Diamond Princess au Japon. Un troisième passager est décédé, a rapporté dimanche le ministère japonais de la Santé.

Le président sud-coréen a qualifié la situation à Daegu et dans la province Gyeongsang du Nord où une centaine de personnes ont été infectées de crise nationale.

Les autorités sud-coréennes ont élevé au maximum dimanche leur niveau d'alerte face au nouveau coronavirus.

© /Reuters Les autorités sud-coréennes ont élevé au maximum dimanche leur niveau d’alerte face au nouveau coronavirus.
En Chine, le président Xi Jinping qualifie cette crise de la plus grave urgence sanitaire depuis la fondation du régime communiste en 1949. Il reconnait également des lacunes dans la réponse des autorités à l’épidémie.

La Chine compte 77 000 personnes contaminées, dont plus de 2400 morts.

Des travailleurs médicaux en combinaison de protection dans un laboratoire à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine centrale.

© Cheng Min/Associated Press Des travailleurs médicaux en combinaison de protection dans un laboratoire à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine centrale.
Le ministère iranien de la Santé a annoncé plus tôt dimanche la mort de trois malades parmi un total de 15 personnes nouvellement testées positives au virus. Cela porte à 8 le nombre de personnes tuées par le Covid-19 sur un total de 43 personnes infectées.

L’Iran est à ce jour le pays où l’épidémie a fait le plus de morts en dehors de Chine.

En Europe, on garde le calme tout en ayant l’œil sur L’Italie, où le nombre de cas de contamination dépasse maintenant la centaine et où 11 villes sont désormais en quarantaine.

Par ailleurs, les 274 personnes secourues récemment au large de la Libye seront placées elles aussi en quarantaine, selon l’ONG SOS Méditerranée et le ministère de l’Intérieur italien.

En France, on se prépare à une possible épidémie, alors que les autorités autrichiennes estiment qu’il n’y a pas lieu de paniquer pour le moment. Quelque 181 tests sur des cas de suspicion se sont tous révélés négatifs.

Avec CBC/Radio-Canada

Coronavirus : l’OMS appelle les pays africains à prendre des mesures de contrôle « drastiques »

février 22, 2020

Un homme achète un masque pour se protéger du coronavirus, en Zambie, le 6 février 2020.

Un homme achète un masque pour se protéger du coronavirus, en Zambie, le 6 février 2020. © Emmanuel Mwiche/AP/SIPA

 

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a alerté samedi sur la vulnérabilité des systèmes de santé sur le continent, mal équipés pour affronter l’épidémie en cas de contaminations.

Au cours d’une réunion des ministres de la Santé des pays de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba, le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé les pays de l’UA à « faire front commun pour être plus agressifs » dans la lutte contre le nouveau coronavirus Covid-19.

« Notre principale (source de) préoccupation continue d’être le potentiel de dissémination du Covid-19 dans les pays dont les systèmes de santé sont plus précaires », a déclaré le chef de l’OMS dans une liaison vidéo depuis Genève.

Un cas recensé sur le continent

Jusqu’à présent, l’Égypte est le seul pays d’Afrique a avoir enregistré un cas confirmé de contamination.

Plus de 200 cas suspects ont été recensés dans les pays de la région Afrique de l’OMS, soit la plus grande partie du continent, mais presque tous se sont avérés négatifs, a déclaré samedi la directrice du bureau régional de l’Afrique Matshidiso Rebecca Moeti.

Mais si le coronavirus commence à se répandre sur le continent, les systèmes de santé devront prendre en charge des patients atteints de symptômes comme des défaillances respiratoires, des chocs septiques ou la défaillance simultanée de plusieurs organes, a relevé M. Tedros.

« Ces patients ont besoin de soins intensifs nécessitant des équipements comme des appareils d’assistance respiratoire qui manquent dans de nombreux pays africains, et c’est une source de préoccupation », a-t-il dit.

La Chine en quarantaine

Le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat a appelé les responsables africains à « prendre des mesures drastiques de prévention et de contrôle », car l’Afrique est particulièrement vulnérable « en raison de ses systèmes de santé relativement précaires ».

Le défi pour les pays africains est aussi de développer les capacités à procéder à des tests de dépistage.

En trois semaines, le nombre de pays africains capables d’effectuer des tests pour détecter le coronavirus est passé de deux à 26, a indiqué Mme Moeti.

Plusieurs compagnies aériennes africaines dont Kenya Airways ont suspendu leurs vols à destination de la Chine, mais la première compagnie du continent, Ethiopian Airlines a maintenu les siens.

Liu Yuxi, ambassadeur de Chine auprès de l’UA, a appelé les responsables africains à alléger les restrictions sur les voyages. « La panique excessive pourrait en réalité accroître la maladie », a-t-il affirmé.

Par Jeune Afrique avec AFP

Climat, malbouffe… « Menace immédiate » pour la santé de tous les enfants, alerte l’ONU

février 18, 2020

 

Des écoliers portent des masques sanitaires dans une salle de classe de l'île indonésienne de Natuna, le 4 février 2020
© RICKY PRAKOSO Des écoliers portent des masques sanitaires dans une salle de classe de l’île indonésienne de Natuna, le 4 février 2020
Dérèglement climatique, malbouffe, marketing des fabricants de tabac… La santé des enfants fait partout face à une « menace immédiate » et aucun pays dans le monde ne protège leur avenir de façon satisfaisante, avertit l’Organisation des Nations unies (ONU).

Des avancées ont été réalisées au cours des 20 dernières années dans le domaine de la santé des enfants et des adolescents, mais « ces progrès sont aujourd’hui au point mort » voire « menacés », estiment les auteurs d’un rapport publié mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Pour parvenir à cette conclusion sévère, ce groupe de 40 experts indépendants en santé infantile du monde entier, convoqués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef, a construit un nouvel indice mesurant la possibilité des enfants de s’épanouir, à partir des données de 180 pays (indicateurs de mortalité, d’état de santé, de nutrition, d’éducation…).

Sans surprise, ce sont des pays riches qui arrivent en tête avec la Norvège en première position, suivie par la Corée du Sud, les Pays-Bas et la France. Inversement, le bas du classement est occupé par des pays d’Afrique subsaharienne: République centrafricaine, Tchad, Somalie et Niger.

Mais les auteurs du rapport, intitulé « Un avenir pour les enfants du monde? », mettent en regard de ce classement des mesures de « durabilité » (évolution des émissions de CO2, inégalités de revenus…) et soulignent que « si beaucoup de pays à haut revenu ont un très bon score à l’index d’épanouissement, ils sont proches du bas du classement pour leur contribution à la durabilité écologique ».

Quant aux pays les plus pauvres, si leurs émissions de gaz à effet de serre sont parmi les plus faibles, « beaucoup sont exposés aux effets les plus sévères d’un changement climatique rapide ».

– « Pratiques commerciales néfastes » –

Seuls neufs pays sont à la fois en mesure d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 par habitant fixés pour 2030 tout en étant situés dans les 70 meilleurs scores pour l’index d’épanouissement: l’Albanie, l’Arménie, la Grenade, la Jordanie, la Moldavie, le Sri Lanka, la Tunisie, l’Uruguay et le Vietnam.

« Les pays doivent revoir leur approche de la santé des enfants et des adolescents en faisant en sorte, non seulement de prendre soin d’eux aujourd’hui, mais en protégeant le monde dont ils hériteront », souligne Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande et co-présidente de la commission d’experts convoquée par l’OMS et l’Unicef.

Parmi les menaces pesant sur la santé des générations futures, le rapport évoque en premier lieu la pollution de l’air et l' »intensification des menaces climatiques ».

« Si le réchauffement climatique dépasse 4°C d’ici 2100 comme le prévoient les projections actuelles, cela entraînera des conséquences sanitaires désastreuses pour les enfants, en raison de la hausse du niveau des océans, des vagues de chaleur, de la prolifération de maladies telles que le paludisme et la dengue, ainsi que de la malnutrition ».

Les experts dénoncent aussi des « pratiques commerciales néfastes » pour la santé des enfants, exposés au marketing de marques d’aliments ultra-transformés, de boissons sucrées, d’alcool, de cigarettes électroniques ou de tabac.

De nombreuses études montrent que « l’auto-régulation par les industriels ne fonctionne pas », souligne Anthony Costello, pédiatre et ancien directeur de l’Institute for Global Health (Royaume-Uni), évoquant l’exposition aux publicités pour l’alcool pendant les rencontres sportives et l’explosion de l’obésité infantile et adolescente, multipliée par 11 entre 1975 et 2016.

Aussi, ils appellent les gouvernements nationaux à durcir leur réglementation en la matière.

Ils leur recommandent également de s’attaquer « avec la plus grande urgence » aux émissions de CO2 pour « faire en sorte que les enfants aient un avenir sur cette planète », de prendre en compte la voix des plus jeunes dans les décisions politiques et d’évaluer systématiquement les effets de ces décisions sur la santé infantile.

Avec AFP

France/Angers : déclenchement du plan Alerte enlèvement pour une enfant d’un an

février 8, 2020

 

Le dispositif Alerte enlèvement a été déclenché ce samedi soir pour une enfant de 1 ans, Vanille, qui aurait été enlevée par sa mère à Angers vendredi après-midi, a annoncé la police judiciaire.

«Vanille, de sexe féminin, âgée de 1 an, de type métisse, mesurant 1m, yeux noirs, cheveux couleur brun foncé, courts et frisés, aurait été enlevée à Angers (Maine et Loire), 3 rue Lebas le 7 février 2020, vers 17h30. Le suspect est sa mère Stephan Nathalie, âgée de 40 ans, vêtue d’une doudoune et d’un legging, et susceptible de se déplacer en transport en commun dans l’agglomération angevine», détaille cette alerte.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis/Destitution: le fils de Trump donne un nom au lanceur d’alerte

novembre 6, 2019

 

Donald Trump junior a publié mercredi sur Twitter le nom d’un employé de la CIA présenté comme l’agent dont le témoignage a déclenché la procédure de destitution contre son père, au mépris des règles de protection des lanceurs d’alerte.

Le fils du président américain a reproduit une identité qui circule depuis la semaine dernière dans des médias proches de l’extrême droite, que l’AFP n’est pas en mesure de confirmer.

Dans son tweet, le fils de Donald Trump l’accuse d’avoir travaillé avec des «anti-Trump» et renvoie vers un article à charge du site d’informations de la droite radicale Breitbart. «Donner n’importe quel nom au lanceur d’alerte place simplement cette personne et sa famille en danger», a réagi Andrew Bakaj, l’avocat de l’agent du renseignement qui a tiré la sonnette d’alarme après un appel entre Donald Trump et son homologue ukrainien. «Et cela ne va pas permettre au président d’éviter de répondre aux accusations nourries le visant», a-t-il ajouté dans un échange avec l’AFP.

Son client est un membre des services de renseignement qui a un temps été affecté à la Maison Blanche. Cet été, il avait fait remonter les inquiétudes de plusieurs responsables après l’échange téléphonique du 25 juillet, dans lequel Donald Trump a demandé à Kiev d’enquêter sur son rival démocrate Joe Biden.

La révélation de son signalement a décidé les démocrates à initier, fin septembre, l’explosive procédure de destitution contre le président, qu’ils accusent d’avoir abusé de son pouvoir à des fins personnelles. Donald Trump, qui juge son appel «irréprochable» et se dit victime d’une «chasse aux sorcières», n’a cessé depuis de mettre en doute l’impartialité de ce lanceur d’alerte. «Il n’y a pas de lanceur d’alerte: il y a quelqu’un avec des objectifs contre Donald Trump», a-t-il tweeté lundi, en demandant aux médias de révéler son identité.

Sans reprendre lui-même le nom qui circule, il l’a décrit comme un partisan de l’ancien président démocrate Barack Obama. «Il déteste Trump, c’est un radical», avait lancé le milliardaire républicain dimanche. Le lanceur d’alerte veut que son témoignage soit traité d’une manière «non partisane» et il se tient prêt à répondre «par écrit et sous serment» aux questions des élus républicains, selon ses avocats.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Eurovision: la retransmission piratée par une fausse alerte à la roquette

mai 15, 2019

 

Des pirates informatiques ont brièvement interrompu la retransmission en ligne de l’Eurovision dans la nuit de mardi à mercredi avec une fausse alerte à l’attaque à la roquette imputée par la télévision israélienne au mouvement islamiste Hamas

Cette alerte est un rappel de la menace qu’un éventuel accès de violence fait peser sur la compétition, une dizaine de jours après une confrontation entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza, dont le Hamas.

La diffusion en ligne de la première demi-finale de l’Eurovision à Tel-Aviv par la télévision publique israélienne Kan a été brusquement coupée par ce qui semble être des images satellite de la ville israélienne surmontée d’un nuage de fumée suggérant l’explosion d’un engin. La séquence s’achève sur le bruit d’une sirène et d’un message en anglais. Ce dernier est similaire à ceux utilisés par l’armée israélienne pour prévenir d’une attaque.

La retransmission sur les écrans de télévision traditionnels n’a pas été affectée.

«A un moment donné, quelqu’un -apparemment le Hamas- a pris le contrôle de la retransmission numérique», a dit mercredi le patron de Kan, Eldad Koblenz. «Je suis heureux de pouvoir dire que nous avons réussi à surmonter l’attaque en quelques minutes», a-t-il commenté sur la radio militaire. «Je crois que c’est la victoire la plus rapide de l’histoire d’Israël sur le Hamas», a-t-il plaisanté.

Israël a livré trois guerres au Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, environ 70 km au sud de Tel-Aviv, et à ses alliés depuis 2008.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Séisme de magnitude 7 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, alerte tsunami

octobre 10, 2018

Sydney – Un séisme de magnitude 7 a frappé l’île de Nouvelle-Bretagne en Papouasie-Nouvelle-Guinée, déclenchant une alerte au tsunami, a annoncé mercredi l’Institut américain de géophysique (USGS).

L’épicentre du tremblement de terre, qui s’est produit à 20h48 GMT à une profondeur de près de 40 kilomètres, est situé à 125 kilomètres à l’est de la ville de Kimbe, affirme l’USGS.

Le Centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique a prévenu qu’un raz-de-marée pourrait déferler sur les côtes de ce pays et les îles Salomon.

Les vagues devraient monter à moins de 0,3 mètre, avec une amplitude variable selon les îles.

Selon un porte-parole du Bureau de gestion des catastrophes naturelles papouasien à Port Moresby, il n’y avait pas de dégâts rapportés dans l’immédiat, mais des rapports pourraient parvenir plus tard dans la journée.

L’USGS a estimé sur son site internet qu’il y avait une « faible probabilité de victimes et de dégâts » à la suite du tremblement de terre. Mais, a-t-il rappelé, « des séismes récents dans cette région ont provoqué des catastrophes subséquentes comme des tsunamis, des glissements de terrain et des coulées de boue qui ont pu contribuer à des pertes en vies humaines ».

La Papouasie-Nouvelle-Guinée, située sur la « ceinture de feu », zone sismique redoutable, se remet encore d’un séisme de magnitude 7,5 dans l’intérieur des terres, qui avait tué au moins 125 personnes, et coupé du monde certains villages de montagne.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2018 22h20)