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France/Affaire Benalla : le parquet demande un procès pour les violences du 1er mai 2018

février 9, 2021

La décision finale sur un procès revient désormais aux juges d’instruction chargés de ces investigations.

Le parquet de Paris a requis un procès pour l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron à l’Élysée, Alexandre Benalla, dans l’affaire des violences du 1er mai 2018 dans la capitale, a appris mardi 9 février l’AFP de source proche du dossier. Une information confirmée par le parquet.

Dans son réquisitoire définitif, le parquet demande un procès en correctionnelle pour quatre personnes, dont Alexandre Benalla, âgé aujourd’hui de 29 ans, accusé notamment d’avoir commis des «violences volontaires», dans ce dossier qui a empoisonné la première partie de la présidence d’Emmanuel Macron. La décision finale sur un procès revient désormais aux juges d’instruction chargés de ces investigations.

Dans le volet du 1er-Mai, point de départ du scandale Benalla révélé par nos confrères du Monde, cinq personnes avaient été mises en examen dans cette enquête ouverte le 19 juillet 2018 pour des faits de violences. Rapidement élargie à des faits de détournements d’images de vidéo-surveillance, elle avait été confiée à des juges d’instruction trois jours plus tard.

«Violences volontaires» et «port d’arme» non-autorisé

Le parquet de Paris demande un procès pour l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron à l’Élysée pour plusieurs infractions, notamment «violences volontaires», «immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique» ou encore «port d’arme» non-autorisé. Le parquet demande également un procès pour ces mêmes infractions pour son acolyte Vincent Crase, ex-salarié de la République en marche. Les deux sont accusés d’avoir molesté des manifestants place de la Contrescarpe à Paris ainsi qu’au Jardin des plantes en marge du défilé du 1er-Mai. Benalla et Crase contestent les violences, estimant avoir aidé les forces de l’ordre à interpeller des manifestants qui leur jetaient des projectiles.

Deux anciens hauts gradés de la Préfecture de police de Paris, impliqués dans la remise des images des incidents de la place de la Contrescarpe à Alexandre Benalla, font également l’objet de réquisitions de renvoi, notamment pour «violation du secret professionnel». Il s’agit de Laurent Simonin, alors chef d’état-major adjoint de la puissante Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la Préfecture de police, et de Maxence Creusat, commissaire de police de cette même DOPC. Le parquet de Paris demande en revanche un non-lieu pour un troisième fonctionnaire de police.

Visé par de multiples procédures

Cinq manifestants se sont portés parties civiles dans ce dossier, dont un couple interpellé place de la Contrescarpe par Benalla et Crase. Le couple de manifestants a été condamné en février 2019 à 500 euros d’amende pour des jets de projectiles sur les policiers le jour des faits.

Outre ce dossier emblématique, Alexandre Benalla est visé par quatre autres procédures. Dans celui de l’utilisation frauduleuse de ses passeports diplomatiques et de service, Alexandre Benalla a déjà été renvoyé fin janvier en correctionnelle.

Par Le Figaro avec AFP

France: La Cour de cassation valide les enregistrements Benalla

décembre 1, 2020

Les enregistrements, diffusés par Mediapart, avaient révélé que l’ancien collaborateur du président Macron et son ami Vincent Case avaient violé leur contrôle judiciaire pour se rencontrer brièvement le 26 juillet 2018.

La Cour de cassation a refusé mardi 1er décembre d’invalider les enregistrements d’une rencontre entre Alexandre Benalla et Vincent Crase en violation de leur contrôle judiciaire, qui les avait brièvement conduits en prison en février 2019, selon un arrêt consulté par l’AFP.

Les enregistrements, diffusés par Mediapart le 31 janvier 2019, avaient révélé que l’ancien collaborateur du président Macron et son ami, ex-employé de LREM, s’étaient retrouvés le 26 juillet 2018, quatre jours après leur mise en examen dans l’affaire des violences du 1er-Mai.

La publication de ces enregistrements, dont l’origine reste inconnue, avait conduit les juges à révoquer le contrôle judiciaire des deux hommes et à les placer en détention provisoire le 19 février 2019. Ils avaient obtenu en appel leur remise en liberté une semaine plus tard.

La défense des deux hommes contestait la validité du recours à ces enregistrements par la justice, soupçonnant qu’ils aient été réalisés par des services de renseignement. Si cette hypothèse, non démontrée, était avérée, de tels enregistrements, non déclarés par les services, constitueraient une preuve déloyale dans la procédure judiciaire.

Alexandre Benalla s’est pourvu contre un arrêt de mars de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris qui avait déjà refusé d’invalider ces enregistrements. Dans son arrêt, la Cour de cassation n’«exclut» pas la possibilité que «l’autorité publique ait concouru à la réalisation de ces enregistrements». Pour autant, «le versement au dossier d’éléments de preuve ne saurait être déclaré irrégulier au seul motif que les conditions de leur recueil sont restées incertaines».

Après leur diffusion par Mediapart, les deux hommes avaient déposé une plainte au pénal pour «détention illicite d’appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interceptions», «atteinte à l’intimité de la vie privée», «atteinte à la représentation de la personne» et pour «faux».

Le parquet de Paris a, de son côté, chargé la Brigade criminelle d’identifier les conditions d’enregistrement et l’origine de ces mystérieuses captations. Dans ces enregistrements, les deux hommes évoquaient notamment le contrat de sécurité signé entre la société de Crase et un oligarque russe, Iskander Makhmudov, visé par une enquête du parquet national financier.

Par Le Figaro avec AFP

France: Benalla entendu par les juges

octobre 5, 2018

Paris – Alexandre Benalla, ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, a été entendu vendredi par les juges dans le cadre de son inculpation pour violences contre des manifestants, un incident qui a provoqué cet été la plus grave crise politique qu’ait connue le président français.

Alexandre Benalla n’a fait aucune déclaration à sa sortie en milieu d’après-midi du tribunal de Paris, où il était arrivé cinq heures plus tôt, en compagnie de ses nouveaux avocats Jacqueline Laffont et Pierre Haïk, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Mais selon la chaîne d’information en continu BFMTV, citant son entourage, Alexandre Benalla a été entendu pendant près de 10 heures, ce qui implique que l’audition ait repris un peu plus tard dans la journée.

Le 22 juillet, Alexandre Benalla n’avait fait qu’une brève déclaration lors de son passage devant les magistrats qui l’ont inculpé pour des soupçons de violences et d’ingérence dans l’action de la police en marge d’une manifestation du 1er-Mai à Paris.

L’homme âgé de 27 ans était ressorti du bureau des juges avec des inculpations pour « violences en réunion », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection » et « recel de violation du secret professionnel ».

Le 10 août, l’information judiciaire a été étendue à d’autres possibles violences de M. Benalla, un peu plus tôt dans la journée du 1er mai, des faits sur lesquels il n’a pas encore été interrogé et pour lesquels il n’est pas inculpé à ce stade.

Pour sa part, l’enquête des juges se concentre sur les violences du 1er-Mai et sur la fuite d’images de vidéosurveillance de la préfecture de police, dans la foulée des révélations du quotidien Le Monde le 18 juillet.

Ce jour-là, le journal avait publié des images montrant M. Benalla et un employé du parti présidentiel LREM, Vincent Crase, en train de brutaliser un couple lors d’un rassemblement de manifestants du 1er-Mai qui avait dégénéré.

Les deux hommes, qui participaient en tant qu' »observateurs » à l’opération de maintien de l’ordre, avaient ensuite remis le couple à la police pour interpellation.

Sur les images, M. Benalla est filmé, casque sur la tête, en train d’empoigner la jeune femme et de frapper son compagnon au thorax et à la tête. Il a minimisé la violence de ses gestes et a affirmé avoir agi par « devoir citoyen » pour aider à arrêter « les deux personnes les plus virulentes » du groupe de manifestants.

Le couple, qui avait reconnu des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, a été placé en garde à vue mardi et convoqué pour son procès au tribunal correctionnel de Paris à une date ultérieure.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 22h50)                                                        

France: « J’ai le sentiment d’avoir fait une grosse bêtise » dixit Alexandre Benalla

juillet 28, 2018
"J'ai le sentiment d'avoir fait une grosse bêtise" : Alexandre Benalla sort enfin du silence
Alexandre Banalla

Lors d’un entretien pour Le Monde, Alexandre Benalla a évoqué les violences du 1er mai, expliquant qu’il a « le sentiment d’avoir fait une grosse bêtise ». En revanche, l’ancien adjoint au chef de cabinet de l’Élysée estime ne pas avoir trahi le président de la République.

C’est une première depuis le début de l’affaire qui porte son nom. Alexandre Benalla a accepté de s’exprimer lors d’un entretien accordé au Monde, quotidien qui dévoilait le mercredi 18 juillet une vidéo dans laquelle l’ancien chargé de mission violente deux manifestants.

En début de semaine, Emmanuel Macron expliquait qu’il avait été « trahi et déçu » par Alexandre Benalla, faisant référence aux « actes du 1er mai ». Au cours de l’interview, celui qui assurait la sécurité des déplacements du président a expliqué qu’il « comprenait » ces propos. Cependant, il considère « ne pas avoir trahi » le chef de l’État. Il estime même que ce dernier a « toujours confiance en lui », dans « son action au quotidien ».

« J’ai le sentiment d’avoir fait une grosse bêtise. Et d’avoir commis une faute » affirme Alexandre Benalla, ajoutant qu’il n’aurait « jamais dû aller sur cette manifestation en tant qu’observateur ».

L’ancien adjoint au chef de cabinet de l’Élysée s’est également exprimé sur le logement de fonction situé quai Branly, qui lui était attribué depuis le 9 juillet dernier. Alexandre Benalla a demandé à Patrick Strzoda, directeur de cabinet du chef de l’État, s’il était possible qu’il soit mis à sa disposition « par nécessité absolue de service » et ce dernier avait accepté. L’ancien chargé de mission a par ailleurs fait savoir qu’il s’agissait d’un appartement « de 80 mètres carrés, pas 300 comme ça a été dit ».

« Une tempête dans un verre d’eau »

Face à la commission d’enquête, Alexis Kohler, secrétaire général à l’Élysée, s’est exprimé sur l’affaire et a affirmé à propos d’Alexandre Benalla : « A aucun moment je n’ai été informé du moindre incident ou comportement inadapté de l’intéressé jusqu’au 2 mai. Je n’ai eu que des retours positifs. Alexandre Benalla était très apprécié de ses collègues ».

Alexis Kohler a par ailleurs précisé qu’aucun remplacement du chargé de mission n’a pour le moment été envisagé. Une refonte de la sécurité du président pourra éventuellement être envisagée selon le secrétaire général. En déplacement à Campan, dans les Hautes-Pyrénées, Emmanuel Macron a de son côté déclaré que toute cette affaire n’est qu’une « tempête dans un verre d’eau ».

 

Gentside.com par Maxime Lambert

France/Affaire Benalla: l’enquête a été confiée à un juge d’instruction

juillet 22, 2018

Alexandre Benalla, Vincent Crase et les trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris suspendus jeudi doivent être présentés à un juge d’instruction dans la journée.

Il s’agit d’Alexandre Benalla, de Vincent Crase (un salarié de La République en marche qui se trouvait à ses côtés lors des violences place de la Contrescarpe à Paris) ainsi que des trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris suspendus jeudi suspectés d’avoir transmis à M. Benalla une vidéo captée par des caméras de vidéosurveillance le 1er mai. Mercredi soir, Le Monde avait révélé avoir formellement identifié MM. Benalla et Crase en train de molester un manifestant sur cette place du 5e arrondissement de la capitale.

L’enquête porte sur les chefs de « violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité temporaire de travail », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique », « port et complicité de port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique », « port prohibé d’arme de la catégorie B », « violation et recel de violation du secret professionnel » et « détournement et complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo protection ».

Le parquet a par ailleurs requis le placement sous contrôle judiciaire des cinq suspects avec certaines obligations ; pour Alexandre Benalla et Vincent Crase l’interdiction d’exercer une fonction publique ou une mission de service public, de détenir une arme et se contacter. Pour les trois fonctionnaires de la préfecture de police, le parquet demande à ce qu’ils aient l’interdiction d’exercer la fonction à l’occasion de laquelle ils ont commis les infractions reprochées et des interdictions de contact.

Le domicile d’Alexandre Benalla perquisitionné samedi

Samedi, le domicile d’Alexandre Benalla à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) avait été perquisitionné. Vendredi matin, il avait été placé en garde à vue, comme Vincent Crase, qui se trouvait à ses côtés lors des violences place de la Contrescarpe à Paris.

Les trois cadres de la préfecture de police de Paris qui ont été suspendus jeudi ont, eux, été placés en garde à vue samedi. La procédure à leur encontre porte sur des chefs de « détournement d’images d’un système de vidéo protection » ainsi que de « violation du secret professionnel ».

Les victimes présumées identifiées

Par ailleurs, les victimes présumées des violences commises par Alexandre Benalla le 1er mai ont été identifiées, a-t-on appris de source proche de l’enquête samedi. Elles avaient fait l’objet d’une procédure de vérification d’identité après avoir été interpellées le jour de la manifestation.

Selon les informations de Franceinfo, dont Le Monde a eu confirmation, elles ont indiqué aux enquêteurs qu’elles souhaitaient être entendues à une date ultérieure.

Lemonde.fr

France/Affaire Benalla: Macron toujours silencieux, la pression monte

juillet 21, 2018

Depuis le début de l’affaire Benalla, plus grave crise politique qu’il traverse depuis son élection en mai 2017, le président français Emmanuel Macron garde le silence, mais les appels se multiplient pour qu’il s’explique.

La crise est née de la divulgation mercredi de vidéos montrant un proche du chef de l’Etat, Alexandre Benalla, frapper des manifestants pendant la Fête du travail, en arborant des insignes de police, alors qu’il n’était que simple observateur auprès des forces de l’ordre.

L’Élysée n’a donné aucune indication sur une éventuelle prise de parole du président qui devait passer le week-end à travailler à Paris ou à La Lanterne, résidence d’État à Versailles, en région parisienne.

Pour une source proche de l’exécutif, avec les différentes enquêtes lancées par la justice, le Parlement ou la police des polices, « tous les leviers ont été actionnés » et il n’est donc « pas nécessaire » que le président s’exprime « dans l’immédiat » au sujet de son ex-collaborateur, en garde à vue pour ces violences le 1er mai.

Mais une source dans la majorité estime qu' »il aurait fallu communiquer vite et clairement pour tenter au moins d’enrayer l’affaire », jugeant le silence au sommet de l’État d’autant plus dommageable que « les télés en continu tournent en boucle avec ça ».

« Plus longtemps il se tait, plus cela alimente les interrogations », pressait un député d’opposition. « En gestion de crise, ils ont coché toutes les cases » pour un ratage, jugeait un autre.

Les ténors ont accru samedi la pression sur le chef de l’État. Pour le président du parti Les Républicains (LR, opposition de droite) Laurent Wauquiez, Alexandre Benalla « rendra des comptes à la justice, mais Emmanuel Macron, lui, va devoir rendre des comptes aux Français ».

« Qui était au courant? Quand? Pourquoi la justice n’a-t-elle pas été saisie? Pourquoi a-t-on été jusqu’à instrumentaliser la police pour étouffer l’affaire? De quels secrets Benalla est-il le détenteur pour avoir été ainsi protégé? » s’interroge Laurent Wauqiez dans les colonnes du quotidien Le Figaro.

– « Watergate » –

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise (gauche radicale), a jugé l’affaire « du niveau du Watergate » qui avait conduit à la démission du président américain Richard Nixon, quand la présidente du Rassemblement national (extrême droite) Marine Le Pen a prévenu que « si Macron ne s’explique pas, l’affaire Benalla deviendra l’affaire Macron ».

« Le président de la République devra obligatoirement parler aux Français, à la télévision », a assuré devant la presse Nicolas Dupont-Aignan (souverainiste), constatant que la majorité « ne sait pas quoi répondre » car M. Macron « a agi seul » selon lui.

Face à ce qui est déjà dénoncé par certains comme un « scandale d’État », Gilles Le Gendre, porte-parole des députés LREM (majorité présidentielle), accuse les oppositions d' »instrumentaliser » l’affaire parce qu’elles « n’ont toujours pas digéré la défaite cuisante » dans les urnes il y a un an, selon lui.

« Rien ne sera étouffé », a-t-il affirmé sur la radio France Inter. La veille, le Premier ministre Édouard Philippe avait assuré que « l’ensemble des questions trouver(aient) leurs réponses », qui seront « claires » et « transparentes ».

Pour l’exécutif, il s’agit dans l’immédiat de préparer les auditions très attendues des prochains jours, en premier lieu celle du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb devant la commission des Lois de l’Assemblée lundi.

Pour M. Mélenchon, « le ministre de l’Intérieur est déjà disqualifié » et « bien sûr qu’il va démissionner et il ne sera pas le seul ». « Aucun fusible ne fera oublier que tout a été piloté depuis l’Élysée », tonne M. Wauquiez.

Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a montré à plusieurs reprises qu’il n’aimait pas réagir sous la pression, notamment médiatique ou partisane.

Mais il a aussi fait évoluer sa communication ces derniers mois, passant d’une parole rare à une expression beaucoup plus fréquente, notamment lors de ses déplacements.

Lors d’une visite jeudi en Dordogne (sud-ouest), il a refusé de répondre aux nombreuses questions des journalistes lui demandant de réagir aux révélations du quotidien Le Monde.

« La République est inaltérable! », a-t-il seulement lâché en réponse à un journaliste qui lui demandait si la République n’était pas « entachée » par cette affaire.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2018 18h30)                                                        

France: gardes à vue d’Alexandre Benalla et Vincent Crase prolongées

juillet 21, 2018

Paris – Les gardes à vue d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, qui ont commencé vendredi, ont été prolongées samedi matin pour une durée pouvant atteindre 24 heures, a indiqué le parquet de Paris.

Alexandre Benalla, collaborateur du président français Emmanuel Macron dont le licenciement a été annoncé vendredi, avait été filmé le 1er mai à Paris frappant des manifestants alors qu’il était présent en tant qu’observateur auprès des forces de l’ordre.

Vincent Crase, employé du parti présidentiel La République en marche, se trouvait alors avec lui et il a « outrepassé son autorisation de la même manière qu’Alexandre Benalla », avait précisé jeudi le porte-parole de la présidence, Bruno Roger-Petit.

Tous deux ont été placés en garde à vue notamment pour violences et usurpation de fonction. Le domicile d’Alexandre Benalla à Issy-les-Moulineaux, dans la banlieue sud-ouest de Paris, a été perquisitionné samedi matin.

Dans le cadre de cette enquête, dont les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) et à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), trois policiers ont aussi été placés en garde à vue samedi matin.

Ces haut gradés de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris avaient été suspendus à titre conservatoire vendredi matin, pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla.

Il s’agit du chef d’état-major adjoint, d’un commissaire présent au moment des faits, dans le 5e arrondissement de Paris, et du commandant en charge des relations entre la préfecture de police et l’Élysée, ont rapporté plusieurs sources proches du dossier.

Selon la préfecture de police, des images de vidéo-surveillance ont « été indûment communiquées à un tiers, dans la soirée du 18 juillet », le jour où cette affaire a été révélée par le journal Le Monde.

En plus de l’enquête préliminaire, ouverte jeudi à l’initiative du parquet de Paris, une autre, administrative, a été lancée par la « police des polices » et une troisième par l’Assemblée nationale.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2018 10h03)                                                        

France: Alexandre Benalla, un collaborateur de Macron filmé entrain de frapper des manifestants

juillet 19, 2018

 

Les faits se sont déroulés le 1er mai 2018, lors d’un « apéro militant » organisé place de la Contrescarpe à Paris. Repéré par Le Monde, Alexandre Benalla a été filmé en train de frapper un homme au sol et de malmener une jeune fille, alors qu’il n’avait aucune autorisation légale d’intervenir…

France: un collaborateur de Macron suspendu après avoir frappé un manifestant

juillet 18, 2018

Paris – Un collaborateur d’ Emmanuel Macron, responsable de sa sécurité durant la campagne présidentielle, a été suspendu de ses fonctions pendant deux semaines puis muté à des fonctions administratives à la présidence après avoir agressé un manifestant, selon un article du quotidien Le Monde mis en ligne mercredi soir.

Le Monde, dont l’article est accompagné d’une vidéo de l’incident, affirme qu' »Alexandre Benalla, un proche conseiller du président de la République (…) équipé d’un casque à visière des forces de l’ordre alors qu’il n’est pas policier, s’en est pris à un jeune homme à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, à Paris », à l’occasion du 1er-Mai, jour de la Fête du travail.

« L’homme casqué, visiblement hors de lui, traîne (le jeune homme) au sol, le saisit violemment au cou par derrière puis le frappe à plusieurs reprises », rapporte Le Monde, qui affirme que « le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a confirmé que M. Benalla était bien l’homme de la vidéo ».

« Le lendemain de la manifestation, j’ai été avisé par un collaborateur que M. Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l’ordre. J’ai vu les vidéos, je l’ai convoqué le jour même, je lui ai demandé si c’était lui », a déclaré M. Strzoda au quotidien, en précisant qu’il avait autorisé M. Benalla à participer « en observateur » à une intervention policière le 1er-Mai.

Toujours selon le directeur de cabinet cité par Le Monde, M. Benalla a reconnu être l’homme mis en cause.

M. Macron a réclamé « des sanctions », et M. Strzoda lui a infligé « une simple suspension temporaire, du 4 au 19 mai », le menaçant de licenciement en cas de nouvel écart, indique le quotidien.

« M. Benalla reste pourtant chargé de mission à l’Elysée (la présidence française, ndlr), quoique désormais affecté à un poste administratif, où il s’occupe de la sécurité d’événements organisés +à l’intérieur du Palais+, comme des rencontres avec des entreprises ou la célébration de la victoire des Bleus au Mondial », conclut l’article.

Mercredi en début de soirée, la présidence française, sollicitée, n’avait pas réagi aux informations du Monde.

Plusieurs responsables politiques ont rapidement demandé que M. Benalla soit démis de ses fonctions ou démissionne et qu’il soit poursuivi.

« Face à cette double faute et à cette agression caractérisée et inacceptable, il doit démissionner », a ainsi commenté le sénateur socialiste Rachid Temal sur Twitter.

« Questions: pourquoi les policiers ont laissé faire Alexandre Benalla? Pourquoi la justice n’a pas été saisie? Pourquoi Emmanuel Macron s’est contenté d’une mise à pied? Que fait ce nervi dans la sécurité à l’Elysée? », a interrogé le député Eric Coquerel, du mouvement La France insoumise (LFI, gauche radicale).

« On attend des réponses de Gérard Collomb », le ministre de l’Intérieur, « et d’Emmanuel Macron », a ajouté M. Coquerel, demandant que « la justice soit saisie pour coups et violences et usurpation de fonction de policier ».

Générations, le parti fondé par l’ancien candidat socialiste à l’élection présidentielle Benoît Hamon, a dénoncé, toujours sur Twitter, « l’impunité au sommet ».

Le fondateur du parti souverainiste Les Patriotes, Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen, a jugé « incroyable que ce type soit encore au service du président de la République! » « Macron tolère donc cela? », s’est-il étonné.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 23h01)