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RDC/Présidence du Sénat : Alexis Thambwe Mwamba prêt à rendre le tablier

décembre 16, 2020

Après la défenestration du bureau de la chambre basse du Parlement présidé par Jeanine Mabunda à la faveur d’une pétition initiée à son encontre, laquelle pétition a recueilli l’avis favorable les députés nationaux, c’est au tour des sénateurs de se mettre au pas.

Alexis Thambwe Mwamba - Alchetron, The Free Social Encyclopedia

Alexis Thambwe Mwamba

Une pétition lancée contre le président de la chambre haute, Alexis Thambwe Mwamba, poursuit son cours normal. Au stade actuel, à en croire des indiscrétions, elle aurait déjà recueilli plus de soixante-dix signatures sur les cent neuf sénateurs. Alexis Thambwe Mwamba qui ne paraît pas être ébranlé par cette pétition qu’il savait inévitable après le coup réussi à l’Assemblée nationale, s’est dit disposé à quitter le perchoir de la chambre haute dès la réception de la pétition contre lui et son bureau. Il l’a déclaré, le 15 décembre, dans son discours de clôture de la session ordinaire de septembre.

Bien qu’il se soit empêché de mettre une emphase sur la crise politique actuelle marquée par la rupture de la coalition FCC-Cach, le président du Sénat a tout de même exprimé son embarras face à l‘avenir politique immédiat du pays qui semble ne pas lui donner des signaux rassurants. Il a, de ce fait, indexé certains acteurs politiques qui se livreraient, d’après lui, à un jeu dangereux détournant l’attention des vraies attentes du peuple sur l’amélioration de son quotidien.

Ces attentes des Congolais touchent aussi bien la faible mobilisation des recettes publiques que l’insécurité chronique qui déstabilise les structures sociales et économiques dans la partie est du pays, privant ainsi le peuple congolais de la paix. Et d’ajouter que  le peuple congolais se demande : « Que va apporter cette gesticulation politique sur l’amélioration de son quotidien et que présage cette crise sur l’avenir du Congo ? ». Rien, a indiqué le speaker de la chambre haute « ne nous permet de lui réserver un tel traitement ». Poursuivant sur la même lancée, il dégaine : « Il est possible qu’effectivement quelques problèmes nous éloignent les uns des autres ou carrément nous opposent. Dans une démocratie, toutes les questions trouvent leurs réponses dans la Constitution et les lois de la République ».

A tout prendre, c’est un Alexis Thambwe Mwamba visiblement affecté par les derniers développements de l’actualité politique du pays qui s’est livré devant ses pairs arborant un profil bas tranchant avec la suffisance qu’on lui a toujours attribuée. « L’impression d’être devant des questions insolubles procède simplement de la mauvaise compréhension et définition du problème. Malheureusement, les effets de cette incertitude politique dans laquelle le pays gît sont graves et se manifestent sur différents plans de la vie nationale », a-t-il décrié.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC : Alexis Thambwe Mwamba, un pro-Kabila élu à la tête du Sénat

juillet 27, 2019

Alexis Thambwe Mwamba, ancien ministre congolais de la Justice, le 20 juin 2017 à Paris. © Vincent Fournier/J.A.

 

Alexis Thambwe Mwamba, candidat du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition politique de l’ex-président Joseph Kabila, a été élu samedi à la présidence du Sénat en République démocratique du Congo.

L’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba n’a cependant obtenu que 65 voix contre 43 pour son adversaire, le dissident Modeste Bahati Lukwebo. Il est le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition politique de Joseph Kabila, qui disposait de 90 sièges sur 108 selon le résultat des élections sénatoriales du mois de mars.

Avant le scrutin, le FCC avait radié de ses rangs Modeste Bahati Lukwebo, pour avoir maintenu sa candidature. Son propre regroupement AFDC-A revendique 13 sièges au Sénat. Certains sénateurs FCC pro-Kabila auraient donc voté pour le candidat dissident Bahati.

Le candidat pro-Kabila au poste de la première vice-présidence, l’ex-ministre de l’Intérieur Evariste Boshab, a, lui, été platement battu par l’ancien Premier ministre Samy Badibanga (60 voix contre 34).

Ancien proche de l’actuel président de la République Félix Tshisekedi, Samy Badibanga a été brièvement Premier ministre sous Joseph Kabila (2016-2017). Il a été candidat à l’élection présidentielle du 30 décembre.

Gouvernement de coalition

Evariste Boshab est l’une des 14 personnalités congolaises toujours sous sanction de l’Union européenne (UE) pour entrave au processus électoral dans les dernières années du régime Kabila (2016-2018).

Sénateur à vie selon la Constitution en tant qu’ancien président de la République, Joseph Kabila n’était pas présent au moment du vote au Sénat. Il a transmis le 24 janvier la charge de chef de l’État à Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l’élection présidentielle.

Le FCC de Kabila contrôle néanmoins l’Assemblée nationale, le Sénat, et une majorité des 26 Assemblées et gouvernorats provinciaux.

Les forces de Tshisekedi et Kabila ont annoncé vendredi la conclusion d’un accord pour la formation d’un gouvernement de coalition après six mois de pourparlers.

RDC : la justice belge ouvre une enquête visant Alexis Thambwe Mwamba

juin 14, 2017

Le ministre de la Justice de la RDC, Alexis Thambwe Mwamba, le 4 mars 2015, à New York. © UN Photo / Jean-Marc Ferré / Flickr

Une plainte pour crime contre l’humanité a été introduite en Belgique contre le ministre d’État congolais en charge de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba. Bruxelles a décidé d’ouvrir une enquête.

Selon la Libre Belgique, le juge Michel Claise a été récemment désigné par le parquet de Bruxelles pour se charger de l’instruction dans un dossier visant Alexis Thambwe Mwamba, ministre de la Justice de la RD Congo, sur la base d’une plainte pour crime contre l’humanité introduite par l’avocat Alexis Deswaef il y a près d’un mois. L’avocat représente plusieurs familles de victimes d’un drame pouvant être assimilé à un acte terroriste : le crash d’un avion en 1998 dont le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) avait revendiqué l’attaque, par la voix d’un de ses leaders, Alexis Mwamba lui-même, sur les antennes de RFI, précise le quotidien belge.

À l’époque, la rébellion affrontait dans l’est du Zaïre les troupes de Laurent-Désiré Kabila, qui venait de prendre le pouvoir après la fuite de Mobutu. Alexis Thambwe aurait justifié le tir du missile sur l’avion par le fait que ce dernier était sur le point d’atterrir à Kindu avec des militaires pro-Kabila à son bord. Mais plusieurs témoins des faits confirment que l’avion avait décollé de Kindu avec des civils. Alexis Thambwe Mwamba qui séjournerait actuellement à Genève, était injoignable pour réagir à cette information.

Une autre plainte aux États-Unis

Le ministre congolais de la Justice est également poursuivi aux États-Unis avec Kalev Mutond, chef de l’Agence nationale de renseignement (ANR), dans le cadre d’une plainte pour « torture » déposée le 29 juillet devant la Cour du district de Washington D.C. par Darryl Lewis, l’ancien conseiller américain en sécurité de l’opposant congolais Moïse Katumbi, qui était accusé d’être un « mercenaire » par la justice congolaise et avait été détenu en RD Congo pendant plus d’un mois avant d’être relâché et de regagner les États-Unis.

Par ailleurs, en RD Congo, une cinquantaine de députés ont mis en cause mardi 13 juin la responsabilité d’Alexis Thambwe Mwambe dans une série d’évasions de plusieurs prisons du pays. La motion de défiance transmise à l’Assemblée nationale a été initiée par le député Muhindo Nzangi, un élu de Goma, dans le Nord-Kivu, mais elle ne devrait pas être soumise au vote du Parlement avant plusieurs mois.

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Évasion de prisons en RDC : 51 députés réclament la tête du ministre de la Justice

juin 13, 2017

Le ministre de la Justice de la RDC, Alexis Thambwe Mwamba, le 4 mars 2015, à New York. © UN Photo / Jean-Marc Ferré / Flickr

Une cinquantaine de députés mettent en cause la responsabilité du ministre d’État en charge de la Justice, Alexis Thambwe-Mwamba, dans une série d’évasions de prisons en RD Congo. Conduite par le député Muhindo Nzangi, un élu de Goma, dans le Nord-Kivu, une motion de défiance a été déposée mardi au bureau de l’Assemblée nationale.

C’est la première fois que Alexis Thambwe-Mwamba est interpellé de la sorte au Parlement depuis la série d’évasions de prison qu’a connu la RDC depuis le 17 mai dernier. Une motion de défiance signée ce mardi 13 juin par 51 députés demande à l’Assemblée nationale de se prononcer en faveur de la déchéance de l’actuel ministre d’État en charge de la Justice et de permettre au gouvernement de se doter d’un vrai homme d’État capable d’assurer ses fonctions à la tête de ce portefeuille. »

Pour les signataires de cette motion, « le ministre aurait menti et maquillé les chiffres concernant le nombre des évadés dans les prisons, affichant ainsi une attitude indigne d’un membre du gouvernement méprisant ainsi l’opinion en traitant d’idiots ceux qui n’ont pas cru aux faits tels qu’il les racontait ». Selon le texte du document, consulté par Jeune Afrique, il est également reproché au ministre son manque de considération envers l’Assemblée nationale et sa volonté de vouloir l’instrumentaliser en y présentant un projet de loi portant modification de la loi organique sur l’organisation et le fonctionnement de la Cour constitutionnelle.

Des milliers de détenus évadés en moins d’un mois

Plusieurs milliers de détenus se sont évadés récemment de prisons congolaises, une première dans l’histoire récente d’un pays qui a pourtant connu bien des soubresauts. Après l’évasion de près de 5 000 détenus, le 17 mai dernier, à la prison centrale de Makala dans la capitale congolaise, c’est dans la ville de Kasangulu, à 40 km au sud-ouest de Kinshasa, que quelque 70 détenus ont aussi parvenu à s’échapper suite à une attaque dans des circonstances troubles. Puis à Matete au sud de Kinshasa, le 10 juin, 17 détenus ont également réussi à s’évader. Enfin, rebelote le lendemain, à l’est de la RD Congo, dans la ville de Beni, où 930 détenus du centre pénitentiaire Kangbayi ont eux aussi profité d’une attaque par des hommes armés jusqu’aux dent pour se faire la belle.

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