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Alger rappelle son ambassadeur à Paris après des documentaires TV sur le «Hirak»

mai 27, 2020

L’Algérie a décidé mercredi de rappeler «immédiatement» pour consultations son ambassadeur en France, à la suite de la diffusion la veille de documentaires télévisés sur le mouvement de contestation antirégime, dans un climat de défiance à l’encontre des médias étrangers.

«Le caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises, dont les derniers en date sur France 5 et la Chaîne Parlementaire, le 26 mai 2020, en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d’expression, sont en fait des attaques contre le peuple algérien et ses institutions» dont l’armée, «digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN)», affirme le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ce dernier fait allusion à deux documentaires, Algérie Mon Amour et Algérie: Les Promesses de l’Aube, diffusés mardi soir respectivement sur la chaîne du service public France 5 et La Chaîne Parlementaire (LCP).

Le premier, du journaliste et réalisateur français d’origine algérienne Mustapha Kessous, a déclenché dès sa diffusion de vifs débats sur les réseaux sociaux. Il a été retransmis en direct sur certaines pages Facebook, faisant surgir des divisions, notamment socio-culturelles, qui agitent le mouvement de contestation.

Algérie mon amour présente sur un ton très libre et sans tabou les témoignages de cinq jeunes -trois hommes et deux femmes originaires d’Alger, Oran et Tizi Ouzou notamment- qui ont participé au «Hirak», le mouvement populaire antirégime qui a secoué l’Algérie pendant plus d’un an jusqu’à sa récente suspension en raison de l’épidémie de Covid-19.

«Sans commentaire», a réagi mercredi soir le groupe public France Télévisions, dont France 5 est une des chaînes, interrogé par l’AFP.

Coup de chaud diplomatique

«Cet activisme où l’inimitié le dispute à la rancoeur, dévoile les intentions malveillantes et durables de certains milieux qui ne souhaitent pas l’avènement de relations apaisées entre l’Algérie et la France, après 58 ans d’indépendance, et ce dans le respect mutuel et l’équilibre des intérêts qui ne sauraient faire l’objet de concession ou de marchandage», a accusé le ministère algérien dans son communiqué.

Cette polémique illustre une énième fois la nature volatile des relations en Alger et l’ancienne puissance coloniale.

Début avril, l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, avait été convoqué aux Affaires étrangères après des déclarations tenues par un intervenant sur la chaîne internationale France 24, à propos de l’aide médicale chinoise, propos qui avaient fortement déplu aux autorités algériennes.

L’ambassadeur avait alors répondu que «l’ensemble des organes de presse jouissent d’une totale indépendance rédactionnelle en France, protégée par la Loi». En d’autres termes, que les responsables algériens se trompaient d’interlocuteurs.

Au début de l’année, le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait appelé, lors d’une rencontre avec des médias algériens, au «respect mutuel» dans les relations franco-algériennes, en estimant que «l’Algérie n’est pas une chasse gardée de la France». «L’Algérie avec sa nouvelle génération et direction n’acceptera aucune immixtion ou tutelle», avait-il averti.

Le président algérien faisait alors référence à des déclarations d’Emmanuel Macron au début du «Hirak», quand le président français avait appelé à «une transition d’une durée raisonnable», des propos alors considérés comme «une ingérence dans les affaires» de l’Algérie.

Enfin, ce coup de chaud diplomatique survient au moment où la répression continue à s’abattre sur des opposants, des journalistes et médias indépendants ainsi que des internautes. La justice algérienne a refusé mercredi la demande de liberté provisoire du journaliste Khaled Drareni, en détention depuis fin mars et devenu symbole du combat pour la liberté de la presse.

Le gouvernement algérien a bloqué ces dernières semaines plusieurs sites d’information en ligne accusés d’être financés par des «organisation étrangères».

Par Le Figaro avec AFP

Algérie: un millier de médecins « résidents » manifestent dans un hôpital d’Alger

janvier 30, 2018

Des médecins « résidents » manifestent à l’intérieur du principal hôpital d’Alger, le 30 janvier 2018 / © AFP / RYAD KRAMDI

Un millier de médecins en formation de spécialisation, dit « résidents », ont manifesté mardi à l’intérieur du principal hôpital d’Alger, alors que de nouvelles négociations ont eu lieu avec le gouvernement, a constaté un photographe de l’AFP.

Equivalent des internes en France, les quelque 13.000 médecins « résidents » algériens, diplômés de médecine générale et qui étudient une spécialisation à l’issue d’un concours, mènent depuis plus de deux mois une grève -pourtant déclarée « illégale » le 24 janvier par la justice algérienne- et boycottent des concours de fin de spécialisation.

Ils réclament notamment l’abrogation du service civil qui les oblige à exercer entre un et quatre ans dans des zones parfois reculées au terme de leurs longues études (7 ans de médecine générale + 4 ou 5 ans de spécialisation), en plus des 12 mois de service militaire, obligatoire pour tous les Algériens.

« Médecins résidents en colère! », pouvait-on lire sur des banderoles, derrière lesquelles défilaient, pour la plupart en blouse ou tenue médicale, les manifestants venus de plusieurs établissements hospitaliers d’Alger.

« Bac + 7 + 5 + service civil. Et puis quoi encore? » affichait une pancarte portée par une jeune femme.

Les marcheurs ont défilé dans l’enceinte de l’hôpital Moustapha Bacha, toute manifestation étant strictement interdite dans les rues d’Alger. L’entrée de l’hôpital est restée accessible et la police, présente à distance à l’extérieur de l’établissement, n’est pas intervenue.

Le Collectif autonome des médecins résident algériens (Camra) s’est « retiré au bout d’une heure » de réunion mardi avec les représentants de plusieurs ministères, a affirmé à l’AFP un de ses responsables, le Dr. Mohamed Taileb, sans préciser les raisons de ce retrait.

Le 3 janvier, une tentative de manifestation de médecins résidents dans les rues d’Alger avait été violemment dispersée par la police, faisant 20 blessés parmi les manifestants, selon le Camra.

Le Syndicat algérien des (personnels) paramédicaux (SAP) a également déposé un préavis de grève « illimité » à compter du 5 février afin de protester entre autres contre la « dégradation des conditions de travail » dans les hôpitaux publics algériens, liée notamment au manque d’effectif, de moyens matériels et d’équipements.

Romandie.com avec(©AFP / 30 janvier 2018 14h04)                

Algérie : pénurie de cannabis dans les rues de la capitale

février 10, 2017

Les Algérois se contentent depuis deux mois de portions réduites d’un cannabis médiocre, au prix fort. Le fruit de la lutte contre la drogue, ou contre les migrants ?

Des paysans marocains détruisent leurs champs de cannabis sous contrôle de la police. Crédits : AFP
« Le prix des bananes, des légumes, de l’électricité, de l’essence… est déjà en hausse, et maintenant le cannabis ? C’est trop ! », rigole Farid en roulant un joint avec le petit morceau qu’il vient de recevoir par son livreur habituel de pizzas. A cause de la pénurie qui frappe Alger depuis la fin décembre, le prix de la résine a parfois doublé. « Autrefois, pour la même somme, j’avais une savonnette de cette taille, montre avec la main le jeune habitant de Poirson, un quartier résidentiel, en mimant ce qui ressemblerait davantage à un bon gros savon de Marseille. Mais j’ai de la chance, j’arrive encore à me fournir. »

« Au début, je me suis demandé si ça ne concernait que mes fournisseurs, se souvient Reda, jusqu’à ce qu’un ami mette un post sur Facebook : ‘wesh les Algérois ! qu’est ce qui se passe avec le shit ? !!’ ». Les internautes s’en sont donné à cœur joie sur les réseaux sociaux sans se soucier de leur surveillance, s’étonne-t-il. Les autorités semblent plus occupées à traquer les délits d’opinion.

La majorité du kif provient du Maroc

La presse a peu rendu compte du phénomène, même si le site parodique El Manchar expliquait le 15 janvier dernier comment, « à Alger, il devient plus difficile de trouver du shit que du lait », un liquide dont l’approvisionnement est parfois irrégulier. « Grave pénurie de zetla : l’Algérie accuse le Maroc de vouloir déstabiliser le pays », titrait le media. 

L’origine d’une telle rupture se trouve effectivement à la frontière de l’Algérie avec son voisin, premier producteur mondial de cannabis avec l’Afghanistan, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. D’ailleurs, les consommateurs algérois, un peu envieux, se plaignent aussi de la piètre qualité de la résine, sèche, qui arrive jusqu’à eux, alors qu’à l’ouest, notamment à Oran, « elle s’émiette toute seule dans ta main », soutient Redouane.

Sur les 109 tonnes de résine saisies en 2016, 74,34 % provenaient de l’ouest, selon l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT). La gendarmerie de la région indique avoir à elle seule saisi 67 tonnes de kif traité provenant du Maroc.

L’autre frontière clôturée

« Chaque fin d’année, on est habitués à manquer de shit car beaucoup d’officiers de la frontière font du zèle pour obtenir des avancements, croit savoir ce vendeur de Dely Brahim. Mais cette année, poursuit-il, ça se prolonge à cause du renforcement de la surveillance contre les migrants. »

Depuis quatre ans, Marocains et Algériens, dont la frontière commune est fermée pour raisons diplomatiques depuis 1994, communiquent régulièrement sur leur volonté, plus ou moins mise en œuvre, de sécuriser leurs frontières par des clôtures, des murs ou des tranchées à l’efficacité douteuse. Les premiers disent vouloir se prémunir du terrorisme, les seconds de la contrebande (notamment d’essence et de drogue). Quant aux migrants, les deux pays s’accordent à vouloir leur barrer la route.

Christian, jeune camerounais en situation irrégulière, fait le lien entre les difficultés que ses camarades rencontrent pour traverser la frontière et la pénurie de cannabis. Le 2 février dernier, le quotidien gouvernemental El Moudjahid revenait lui aussi, dans un même article, sur l’arrestation de trafiquants de drogue et de migrants clandestins, à la frontière ouest, lors d’opérations pourtant distinctes.

« Peut-être que cette pénurie est une façon de nous pousser à consommer algérien ? », s’amuse un jeune fumeur, en référence au mouvement lancé en 2015 dans le pays en faveur des produits nationaux. Disgrâce d’un baron de la drogue proche du pouvoir ? Rétention de production pour faire monter les prix ? Les Algérois se perdent en conjectures. Mais peu d’entre eux, comme Brahim, un proche de hauts gradés qui assure que l’ordre a été donné à l’armée de rendre la frontière hermétique, évoquent naturellement une autre possibilité : l’éventuel succès de la lutte contre la drogue.

L’ONLDT se félicite pourtant d’une baisse de 13,9 % des prises par rapport à 2015. Un résultat que l’institution, qui n’évoque pas l’éventualité d’une efficacité moindre, attribue au « renforcement du dispositif sécuritaire aux frontières ».

Lemonde.fr par Fahim Djebara, Contributeur Le Monde Afrique, Alger

Algérie : La photo qui fait scandale

avril 18, 2016

Manuel Valls à Alger et Abdelaziz Bouteflika vide et livide

 

Du coup, la question est reposée : qui gouverne (exactement) l’Algérie ? Car ce n’est pas le président, Abdelaziz Bouteflika, apparue sur cette photo qui peut même signer un quelconque décret. Sa main ne supporterait plus un tel supplice. Alors, qui prend les décisions au nom du président ? Agé, seulement, de 79 ans, le président algérien ne tient encore debout que par la grâce du Très Haut, Allah le Miséricordieux.

Le président a cru bon se faire voir alors qu’il recevait le premier ministre français, Manuel Valls (notre photo), accompagné, pour la circonstance de son ministre de l’Education, Najat Vaullaud-Belkacem (non visible sur la photo), une fille originaire du pays.

Malheureusement, le président, au pouvoir depuis 1999, présentait un visage livide, les yeux hagards et la bouche ouverte, laissant sortir, parfois, la bave, comme l’ont montré certaines photos. Grave ! Vraiment grave !

« La visite de Valls a mis fin à un mensonge » et « les Algériens découvrent un président qui n’est pas en mesure de conduire le pays jusqu’à la fin de son mandat en 2019 », a jugé, par exemple, jeudi, 14 avril, le quotidien francophone El Watan.

Le quatrième mandat, remporté le 17 avril 2014 après un amendement de la Constitution ayant fait sauter le verrou de la limitation des mandats, est « de trop », avait renchéri Liberté.
Le quotidien francophone juge « sage » de mettre en oeuvre la procédure d’empêchement réclamée, aussi, par l’opposition contre le président, qui vit dans sa résidence de Zéralda, à l’Ouest d’Alger, transformée en bureau.

M. Bouteflika, qui ne se déplace plus, y reçoit, notamment, les dirigeants étrangers en visite à Alger. Comme ce fut le cas pour le premier ministre français qui a tweeté la photo du rendez-vous.

Ce tweet a été qualifié d' »acte désobligeant » par le chef de cabinet de M. Bouteflika, Ahmed Ouyahia, cité, dimanche, 17 avril, par la presse. Pourquoi le chef de cabinet voulait-il occulter la vérité dans un monde où la transparence est le maître-mot ?

« Le tweet de Valls a eu un retentissement international qui ne restera pas sans suite. Bouteflika va se hâter de proposer un successeur parmi ses proches », estime Rachid Tlemçani, professeur de sciences politiques. Ce n’est pas sûr, l’Algérie étant l’Algérie.

Le chef de l’Etat avait dissous, fin 2015, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) après avoir limogé le tout puissant général, Mohamed Mediene, dit Toufik, qui avait dirigé cet appareil pendant 25 ans, faisant de lui un Etat dans l’Etat.

Son éviction a fait du président Bouteflika un dirigeant à la signature duquel est suspendue la carrière de tout haut fonctionnaire ou gradé. Mais au vu de cette photo, on a la preuve que ce n’est pas le président Bouteflika qui a repris le pouvoir du général Toufik mais quelqu’un d’autre dans le système. Qui alors ? Le premier ministre ou le frère du président, Saïd Bouteflika, comme cela se chuchote ? Mystère !

Cela dit, le président Bouteflika aurait, cependant, gardé « intactes ses capacités d’analyse ».

Et même, en cas de son décès, il n’y aura pas péril en la demeure, « l’Algérie étant habituée à sortir des candidats surprise ». Des exemples : à la mort de Houari Boumediene, en 1978, l’homme de la politique des « industries industrialisantes » (éléphants blancs), on attendait son ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Bouteflika. Mais l’armée lui avait préféré l’inattendu et très discret colonel, Chadli Bendjedid, qu’on était parti « piocher », à Oran, sur le critère de l' »officier le plus ancien au grade le plus élevé ».

Quand ce dernier fut contraint de démissionner sous la pression islamiste, en 1992, c’est un vétéran de la guerre d’indépendance, Mohamed Boudiaf, opposant irréductible et exilé, au Maroc, chez (l’ennemi perpétuel) le roi, Hassan II, qui lui succéda, comme président du Comité d’Etat (président de la République). Preuve que ce choix était un crime de lèse-majesté, il fut assassiné au bout de six mois. Un fait rarissime en Algérie. L’arrivée de M. Bouteflika en 1999 fut, aussi, une surprise. On n’attendait tout le monde sauf lui.

Afriqueeducation.com

France/Alger: Valls joue l’apaisement à Alger où sa visite est boycottée par des médias

avril 10, 2016

ALGER (awp/afp) – Le Premier ministre français Manuel Valls a choisi de privilégier l’avenir de la « relation stratégique » entre Paris et Alger à l’occasion d’une visite boycottée par des médias français pour protester contre le refus d’accréditer des journalistes.

« Mes messages sont passés », a assuré dimanche M. Valls au sujet de la controverse qui a précédé son voyage à Alger, née du refus des autorités algériennes d’accorder un visa à des journalistes du quotidien Le Monde et de l’émission +Le Petit Journal+ de la chaîne Canal+ qui voulaient suivre le déplacement du Premier ministre.

Des journalistes français ayant fait le déplacement à Alger ont lu une déclaration dimanche lors de la conférence de presse conjointe du chef du gouvernement français et de son homologue algérien Abdelmalek Sellal.

« Nous avons fait le choix de privilégier notre mission d’informer » en venant à Alger, ont-ils dit, mais « nous tenions à exprimer notre profond désaccord et notre émotion face a cette décision (de refus de visas), contraire à toutes les pratiques, qui vise à sanctionner ces médias ».

M. Sellal a répondu que la décision a été prise parce que « un journal respecté et respectable (ndlr: Le Monde) a porté atteinte au l’honneur au prestige » du président algérien Abdelaziz Bouteflika « de manière gratuite ».

« On ne touchera jamais à la liberté de la presse », a ajouté M. Sellal.

Mardi, la une du quotidien français montrait une photo de M. Bouteflika parmi celles de dirigeants mis en cause dans le scandale financier des +Panama Papers+. Le Monde a ensuite précisé que le nom du chef de l’État algérien n’apparaissait pas dans les révélations sur cette affaire.

« Je vais exprimer mon grand respect (…) et notre soutien au président Bouteflika », a indiqué Manuel Valls pour tenter de clore la controverse.

– ‘Vers l’avenir’ –

Avant de partir rencontrer le chef de l’Etat algérien dans sa résidence de Zéralda, qui lui sert de bureau en raison de sa maladie, le chef du gouvernement français a pris un café en terrasse sur l’esplanade de la Grande Poste, bâtiment emblématique de la capitale algérienne.

Il a expliqué à l’AFP qu’il se promenait pas loin de ce lieu historique lorsqu’il était à l’Internationale Socialiste dans les années 80.

Lors de la conférence de presse avec son homologue algérien, M. Valls a recommandé de se « tourner vers l’avenir » car, selon lui, « rien ne doit entraver » la relation bilatérale entre la France et l’Algérie, qui a pris « un tour exceptionnel depuis 2012 », date du premier voyage en Algérie du président français François Hollande.

« On doit continuer », a-t-il insisté après la réunion du Haut Comité intergouvernemental mixte, une « démonstration éclatante » de cette nouvelle lune de miel qui s’est concrétisée par la signature d’une quarantaine d’accords économiques et institutionnels.

– ‘Partenaire économique majeur’ –

Aux côtés de son homologue algérien et du ministre algérien de l’Industrie Abdeslam Bouchouareb, M. Valls a assisté à la signature d’un « nouveau pacte d’actionnaires » pour agrandir une usine de matériel ferroviaire codétenue par le groupe français Alstom.

Le groupe d’oléagineux Avril a lui signé une lettre d’intention avec la société algérienne Djadi pour la création d’une usine de sauces condimentaires sous marque Lesieur et la société Rouiller a noué un accord avec l’Algérienne Asmidal pour créer une co-entreprise dans le domaine des phosphates.

« Quatre ou cinq » autres accords sont « en cours de maturation, en fin de discussion », a annoncé M. Bouchouareb, évoquant un projet d’implantation industrielle en Algérie du constructeur automobile français PSA. Cet accord, « en voie de finalisation », sera selon lui signé « dans un proche avenir ».

Auparavant, à l’ouverture d’un forum d’affaires à Alger, Manuel Valls avait souligné que la France était « déjà le premier investisseur en Algérie, hors hydrocarbures, et son deuxième partenaire commercial, avec un volume d’échanges qui ne cesse d’augmenter ».

La France doit « demeurer le partenaire économique majeur de l’Algérie », a-t-il dit.

En 2015, la Chine était la première partenaire commerciale de l’Algérie avec une part de 14,1% des échanges. La France n’arrivait qu’en deuxième position avec 10,9%, une part en baisse par rapport aux 12% enregistrés en 2012.

L’Algérie connaît un coup de frein de son taux de croissance du fait de l’effondrement du prix du pétrole, qui pénalise son commerce extérieur et sa consommation.

Romandie.com avec(AWP / 10.04.2016 18h33)

Roger Hanin sera enterré en Algé­rie, auprès de son père

février 12, 2015
Roger Hanin

Roger Hanin

Le retour au pays

Décédé à Paris hier matin, le comé­dien Roger Hanin sera inhumé à Alger, la ville où il est né. Son corps va faire le voyage aujourd’­hui à bord de l’avion du Président algé­rien, Abde­la­ziz Boute­flika.

Roger Hanin, décédé hier à 89 ans, était fier d’être consi­déré comme un des derniers repré­sen­tants « pied noir » du cinéma français.

Né à Alger en 1925, il était resté très atta­ché à ses racines. « Ce n’est pas seule­ment une ques­tion d’ac­cent, expliquait-il en 1982 sur France 3 Régions Marseille, au moment de la sortie du Grand pardon d’Alexandre Arcady. C’est une ques­tion de vie, de musique, de façon de s’ex­pri­mer, de compor­te­ment, de vita­lité, d’en­thou­siasme, une façon de rire, de grand appé­tit qu’on a, et c’est ça qui donne la culture pied noir ! »

L’ac­teur, qui a vécu des dernières années diffi­ciles, fragi­lisé par des problèmes de santé et plusieurs procès, sera inhumé demain matin au cime­tière israé­lite Saint Eugène Bolo­ghine, le dernier cime­tière de la commu­nauté juive d’Al­ger, où repose déjà son papa.

C’est le réali­sa­teur Alexandre Arcady qui a révélé cette infor­ma­tion au Pari­sien.

Selon le quoti­dien, c’est l’ac­teur lui-même qui avait demandé aux auto­ri­tés algé­riennes de pouvoir être enterré à Alger. C’est à bord de l’avion du président Abde­la­ziz Boute­flika que la dépouille de l’ac­teur doit quit­ter la France ce matin pour rejoindre l’Al­gé­rie.

Hier après midi, une céré­mo­nie a été orga­ni­sée direc­te­ment à l’hô­pi­tal George Pompi­dou pour que certains proches, dont le jour­na­liste Jean-Pierre Elkab­bach, puissent lui dire un dernier adieu. Aujourd’­hui à 17h, une céré­mo­nie reli­gieuse sera orga­ni­sée à la syna­gogue de la rue Buffault à Paris.

Voici.fr par Perrine Stenger

Elles défilent nues à Paris contre « l’oppression » arabo-musulmane

mars 8, 2014

La Journée de la femme a été célébrée samedi à travers le monde. A Alger, Beyrouth et Madrid notamment, des manifestations ont réuni des milliers de personnes exigeant l’égalité des droits et la protection contre les violences domestiques. A Paris, sept femmes ont manifesté dans le plus simple appareil.

En Espagne, des milliers de manifestants ont sillonné les villes pour réclamer l’égalité dans le travail et s’opposer à la volonté du gouvernement de droite de restreindre le droit à l’avortement.

Ils se sont focalisés sur la défense des droits des femmes au travail dans un pays où le chômage frappe 26% de la population active malgré la sortie de l’Espagne de la récession en 2013.

Les manifestants ont aussi exprimé leur colère vis-à-vis des projets du gouvernement conservateur de mettre un terme au droit des femmes d’avorter jusqu’à 14 semaines de grossesse. Un projet de loi en ce sens doit être soumis prochainement au Parlement.
Parisiens mobilisés

Paris aussi a vu des milliers de personnes se mobiliser derrière une banderole proclamant: « Halte aux violences faites aux femmes ».

Sept manifestantes, qui se sont présentées comme des militantes du monde arabe et musulman, ont protesté nues devant la pyramide du Louvre. Munies de drapeaux tunisien, iranien, arc-en-ciel et français, elles se sont dévêtues devant l’entrée du musée, avant de marcher sur le rebord des bassins qui jouxtent la pyramide. Elles ont scandé « liberté, laïcité, égalité ».

Une des manifestantes a lancé en anglais « aujourd’hui c’est la journée internationale des femmes » à l’un des policiers présents, qui lui a rétorqué « c’est pas une raison pour se balader à poil ».
A Alger et Beyrouth

En Algérie, plusieurs dizaines de personnes ont manifesté dans la capitale Alger, brandissant des banderoles en hommage aux centaines de femmes assassinées par les islamistes dans les années 1990.

Enfin, à Beyrouth, près de 4000 manifestants se sont rassemblés pour réclamer la ratification d’un projet de loi contre la violence conjugale.

Romandie.com

Décès du résistant français et putschiste en Algérie Hélie Denoix de Saint Marc

août 26, 2013

PARIS – L’ancien résistant français, déporté à Buchenwald et putschiste pendant la guerre d’Algérie, Hélie Denoix de Saint Marc, est décédé lundi à l’âge de 91 ans.

Il symbolisait les déchirements de la France de la Résistance à la guerre d’Algérie.

Je n’ai pas réussi dans la vie. Je ne suis pas un grand chanteur ou un grand industriel. Mais je crois avoir réussi ma vie, confiait-il à l’AFP en novembre 2011 à la veille de son élévation à la dignité de grand’croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction de la République.

Cassé par les rhumatismes, il se déplaçait avec difficulté mais ses yeux clairs gardaient toujours une lueur amusée.

Né le 11 février 1922 dans une grande famille bordelaise, il s’engage dès l’âge de 19 ans dans le réseau Jade-Amicol, réseau de résistance du Sud-Ouest, chargé du passage des aviateurs anglais abattus vers l’Espagne.

Trahi, il est arrêté le 13 juillet 1943. Déporté à Buchenwald puis à Langenstein, il est libéré d’extrême justesse, inconscient et squelettique dans le baraquement des mourants, parmi les 30 survivants d’un convoi de 1.000 déportés.

A son retour en France, il choisit la Légion étrangère et part en juin 1948 pour l’Indochine, la première des guerres orphelines où il découvre la guerre, horreur du monde rassemblée dans un paroxysme de crasse, de sang, de larmes.

Après l’amère campagne de Suez, en 1956, il débarque à Alger où il se charge des relations avec la presse qui couvre la guerre. Comme une partie de l’armée, il s’inquiète du revirement du général de Gaulle en 1959, qui prône l’autodétermination, après cinq ans de guerre pour maintenir l’Algérie française.

J’étais légaliste, et nous avions bien conscience que le statut colonial avait fait son temps. Mais une partie des musulmans se battait à nos côtés et je me souvenais du Vietnam, où nous avions abandonné une population à qui nous avions promis la protection, racontait-il en 2011.

Commandant par intérim du 1er régiment étranger parachutiste, il avait participé en avril 1961 à la tentative de putsch d’une partie des généraux français à Alger contre la politique du président Charles de Gaulle qui devait conduire à l’indépendance de l’Algérie.

Condamné à 10 ans de réclusion après l’échec du putsch, il avait été interné pendant cinq ans, avant d’être gracié en décembre 1966, puis réhabilité en 1978 dans ses droits civils et militaires.

C’était ma deuxième détention. Sans trop savoir pourquoi, j’ai pensé à un sandwich. J’étais un homme entre deux couches de prison, raconte-t-il dans L’aventure et l’espérance

Le président Nicolas Sarkozy l’avait décoré en novembre 2011 de la grande croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction de la République.

En 1995, ses mémoires, Les champs de braises, ont obtenu le prix Femina de l’essai. Suivront une dizaine d’ouvrages, dont Notre histoire, 1922-1945, en collaboration avec un écrivain et ancien officier allemand, August von Kageneck.

Romandie.com avec (©AFP / 26 août 2013 15h02)

Le président Abdelaziz Bouteflika est rentré mardi à Alger

juillet 16, 2013

ALGER – Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 76 ans, est rentré mardi à Alger après avoir été soigné en France où il avait été hospitalisé le 27 avril à la suite d’un AVC mineur, a-t-on annoncé de source officielle.

Ayant achevé la période de soins et de réadaptation fonctionnelle qu’il suivait en France, M. le président de la République a regagné Alger ce jour, mardi 16 juillet 2013, où il poursuivra une période de repos et de rééducation, indique un communiqué de la présidence transmis par l’agence nationale APS.

Le chef d’Etat algérien avait embarqué en fauteuil roulant à l’aéroport du Bourget (banlieue parisienne) à bord d’un avion de la présidence algérienne, avait indiqué à l’AFP une source aéroportuaire. Son avion avait décollé vers 13H30 (11H30 GMT).

L’avion, parti discrètement depuis un terminal de voyages d’affaires, est arrivé tout aussi discrètement à l’aéroport militaire de Boufarik (environ 30 km d’Alger).

Son retour avait été l’objet de fausses annonces ces dernières semaines à Alger.

On souligne dans des milieux de la santé et diplomatiques qu’un retour du chef de l’Etat nécessitait des préparatifs compliqués: assurer un aménagement pour qu’il puisse continuer à bénéficier de soins et organiser la mise en place d’une équipe médicale pointue chargée de cette mission.

Après avoir été admis à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce le 27 avril, M. Bouteflika avait été transféré à l’institution nationale des Invalides pour une période de réadaptation fonctionnelle.

Dans un bulletin de santé signé de ses médecins accompagnateurs, rendu public le 11 juin, les professeurs Mohcène Sahraoui et Merzak Métresse y réaffirmaient que M. Bouteflika avait eu un AVC le 27 avril sans retentissement sur ses fonctions vitales.

Ils rappelaient que son transfert à Paris avait été décidé pour un complément d’exploration, à l’issue de laquelle ses médecins lui ont recommandé d’observer une période de soins et de réadaptation fonctionnelle en vue de consolider l’évolution favorable de son état de santé.

Le même jour, il avait reçu le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le chef d’état-major de l’armée, le général Salah Gaïd, ainsi qu’une équipe de la télévision officielle. Il était ainsi apparu le 12 juin, pour la première fois depuis son hospitalisation, assis dans un fauteuil buvant dans une tasse à café. Les images, muettes, le montraient habillé d’une robe de chambre, avec une difficulté évidente à bouger un bras.

Cette audience était survenue en pleine rumeurs alarmantes à son sujet et alors que des opposants réclamaient au Conseil constitutionnel de déclarer la vacance du pouvoir pour organiser une élection présidentielle.

M. Bouteflika avait déjà été hospitalisé fin 2005 pendant près d’un mois à Paris pour un ulcère hémorragique, selon Alger.

Romandie.com avec (©AFP / 16 juillet 2013 17h02)

Etat de santé de Bouteflika, le flou officiel favorise l’alarmisme

mai 19, 2013

ALGER – L’état de santé du président algérien Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé depuis plus de trois semaines à Paris à la suite d’un mini-AVC, suscite des rumeurs alarmistes en Algérie, alimentées par les propos officiels rassurants mais évasifs, à un an de la présidentielle.

En l’absence de publication d’un bulletin de santé du président âgé de 76 ans et transporté le 27 avril à l’hôpital militaire parisien du Val de Grâce, la presse algérienne s’interroge avec prudence tous les matins sur ce sujet tabou.

Dimanche, Mon journal et son pendant arabophone Djaridati ont fait l’expérience amère de la censure, une première en Algérie depuis une dizaine d’années.

Ils n’ont pu être imprimés pour avoir consacré leur Une à un dossier sur une détérioration de l’état de santé du chef d’État, citant des sources médicales françaises et des proches de la présidence algérienne.

Les deux journaux annonçaient aussi, s’appuyant sur les mêmes interlocuteurs, que le chef de l’Etat est rentré mercredi à Alger à l’aube dans un +état comateux+, selon le directeur de la publication, Hichem Aboud, ancien militaire devenu opposant.

La veille, le quotidien francophone El-Watan s’était contenté d’un bandeau noir en Une: c’est grave: des fonctions vitales seraient atteintes, écrivait-il citant l’hebdomadaire français Le Point.

Depuis le 27 avril, Paris se refuse à tout commentaire, renvoyant sur Alger pour toute communication relative à l’état de santé du président.

Or Alger n’a cessé depuis l’hospitalisation de M. Bouteflika, annoncée le jour même de son transfert à Paris avec pour explication un AVC mineur, de vouloir rassurer sur l’évolution de son mal.

Dernier officiel en date a avoir été dans ce sens, le ministre de l’Aménagement du territoire Amara Benyounès a déclaré vendredi que le président allait bien.

Le chef du gouvernement Abdelmalek Sellal est même allé jusqu’à affirmer le 11 mai qu’il suivait quotidiennement les dossiers et questions d’intérêt national.

Dimanche, le quotidien francophone Le Soir d’Algérie a enfoncé le clou en Une: Confusion totale, titrait-il, en publiant les questions que tout le monde se pose: Bouteflika est-il toujours au Val de Grâce ? A-t-il rechuté ? Quand regagnera-t-il le pays ?.

Plus son séjour parisien s’allonge, plus la version officielle consistant en un simple +accident ischémique transitoire sans séquelles+ perd de sa crédibilité auprès d’une opinion publique suspicieuse de nature, lit-on dans le journal.

On nous a toujours dit qu’il allait bien mais ça commence à faire long, tonnait dimanche un commerçant du centre-ville à l’AFP.

Plusieurs universitaires interrogés par l’AFP ont, eux, réclamé au moins des photos ou des images télévisées du président pour prouver qu’il va mieux.

Ces derniers mois, le président était apparu à la télévision à l’occasion de visites d’hôtes étrangers, sans faire la moindre déclaration.

Son dernier visiteur a été le président sud-africain Jacob Zuma le 15 avril. Il devait effectuer une visite de deux jours, elle n’aura duré que quelques heures.

M. Bouteflika a été vu à la télévision pour la dernière fois le 17 avril lors de l’enterrement de l’ancien chef d’Etat algérien Ali Kafi.

L’Algérie vit au rythme de l’avenir de M. Bouteflika à moins d’un an de la présidentielle pour laquelle nombre de ses partisans l’avaient appelé encore récemment à un 4e mandat. Il est déjà le président algérien resté le plus longtemps au pouvoir, 14 ans, plus que Houari Boumediene son mentor qui y aura passé environ 13 ans.

Mais des voix s’élèvent déjà, dont celle d’Abderrezak Mokri, nouveau chef du parti islamiste, proche des Frères musulmans, Mouvement de la société pour la paix (MSP) pour réclamer l’application de l’article 88 de la Constitution.

Il stipule qu’en cas de maladie grave et durable du président qui se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil Constitutionnel propose à l’unanimité au Parlement de déclarer l’état d’empêchement, ce qui nécessite une majorité des deux-tiers des voix.

Le président du Conseil de la Nation (Sénat), en l’occurrence aujourd’hui Abdelkader Bensalah (70 ans) est alors chargé de l’intérim durant un maximum de 45 jours.

Après ce délai, il est procédé à une déclaration de vacance par démission de plein droit du chef de l’Etat et le président du Sénat doit alors en moins de 60 jours organiser l’élection présidentielle.

Romandie.com avec (©AFP / 19 mai 2013 15h14)