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Al-Qaïda désigne Djamel Okacha pour succéder à Abou Zeïd

mars 24, 2013

ALGER – L’Algérien Djamel Okacha a été désigné pour succéder à Abdelhamid Abou Zeïd, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dont Paris vient de confirmer la mort au Mali, a rapporté dimanche la chaîne de télévision algérienne Ennahar TV.

Okacha, 34 ans, au pseudonyme de Yahia Aboul Hammam, est un proche du chef d’Aqmi, Abdelmalek Droukdel. Il a été désigné il y a quelques jours mais doit encore être confirmé dans ses fonctions lors d’une réunion de la direction d’Aqmi, a précisé à l’AFP le patron d’Ennahar TV, Mohamed Mokeddem.

Le nouveau chef d’Aqmi pour la région s’étendant de Ghardaïa (centre-sud de l’Algérie) à la région de l’Azawad (Nord du Mali) est considéré comme l’homme de confiance de Droukdel, selon la même source.

Samedi, le président français François Hollande a confirmé de manière certaine la mort de l’Algérien Abdelhamid Abou Zeïd, tué fin février par l’armée française dans le massif des Ifoghas dans le nord du Mali.

Sa mort avait été annoncée le 1er mars par le président tchadien Idriss Déby, dont les forces combattent aux côtés des soldats français dans l’extrême nord du Mali notamment contre les combattants d’Aqmi.

Le chef désigné a fait une carrière fulgurante sans passer par l’Afghanistan, comme Mokhtar Belmokhtar, l’un des hommes forts d’Aqmi entré en dissidence en octobre 2012 pour fonder son unité combattante, responsable de la prise d’otages sanglante d’In Aménas de janvier dans le sud algérien.

L’une des raisons du départ d’Aqmi de Belmokhtar, qui pourrait avoir aussi été tué au Mali, serait, selon une source diplomatique, justement le fait qu’Okacha n’ait pas mené le jihad dans ce pays d’Asie centrale.

Une autre, est qu’il avait eclipsé Belmokhtar dans sa mission d’unification des katibas (unités combattantes) sahariennes, a ajouté cette source.

Okacha avait en outre passé 18 mois de prison en 1995 en Algérie, en pleine décennie noire. Passé du Groupe islamique armé (GIA) au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC devenu Aqmi), il a été actif dans le nord de l’Algérie, dans la région kabyle de Tizi Ouzou, selon Mohamed Mokeddem.

Natif de Reghaïa, commune de la wilaya d’Alger, il avait ensuite été condamné à mort par contumace par le tribunal criminel de Biskra (sud algérien) pour actes terroristes.

Romandie.com avec (©AFP / 24 mars 2013 18h48)

Algérie: les otages utilisés comme boucliers humains, raconte un Philippin

janvier 21, 2013
Algérie: les otages utilisés comme boucliers humains, raconte un Philippin Algérie: les otages utilisés comme boucliers humains, raconte un Philippin © AFP

Le groupe islamiste sur le site gazier du sud de l’Algérie a utilisé les otages comme boucliers humains pour stopper les coups de feu tirés par les troupes algériennes depuis des hélicoptères, a raconté lundi un otage philippin rescapé.

« Chaque fois que les troupes du gouvernement essayaient de mitrailler l’ennemi depuis un hélicoptère, on se servait de nous comme boucliers humains », a déclaré Joseph Balmaceda, qui faisait partie des otages sur le complexe gazier situé près d’In Amenas, à 1. 300 km au sud-est d’Alger.

« On nous demandait de lever les bras. Les forces gouvernementales ne pouvaient pas tirer sur eux tant que nous étions retenus », a ajouté l’homme, visiblement épuisé, lors de son arrivée à Manille.

Il dit être le seul survivant d’un groupe de neuf otages placés à bord d’une camionnette à laquelle les attaquants avaient fixé des explosifs et qui a explosé.

Deux assaillants étaient en train de transférer les otages vers un local principal de l’usine gazière, mais la bombe a explosé lors de heurts avec les forces de sécurité algériennes, a ajouté Joseph Balmaceda, 42 ans.

« La seule chose qui restait du véhicule, c’était l’arrière de la Land Cruiser », a-t-il dit. « Je suis le seul à avoir survécu car j’étais coincé entre deux roues de secours ».

Le Philippin a ensuite « rampé sur 300 mètres, en direction des forces algériennes. « Lorsque je suis arrivé devant elles, je me suis évanoui. Quand je me suis réveillé, j’étais à l’hôpital ».

Les deux militants qui conduisaient le véhicule ont eux aussi été tués, a-t-il indiqué. L’explosion de la voiture s’est produite selon lui au deuxième jour de la prise d’otages, qui avait démarré mercredi soir.

Aucun bilan officiel n’a été communiqué depuis l’annonce par la télévision privée algérienne Ennahar de la découverte dimanche par les forces algériennes de 25 corps d’otages sur le complexe gazier.

Le gouvernement philippin a annoncé lundi que six Philippins avaient été tués et que quatre étaient portés disparus.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le pourquoi de l’attaque islamiste au Mali: la razzia et le chaos

janvier 21, 2013
Le pourquoi de l'attaque islamiste au Mali: la razzia et le chaos Le pourquoi de l’attaque islamiste au Mali: la razzia et le chaos © AFP

L’offensive vers le sud des islamistes armés au Mali, arrêtée par l’armée française, visait à renverser le régime, torpiller les négociations, piller ce qui pouvait l’être et semer le chaos, estiment des sources concordantes à Bamako et Paris.

Si, avec quelques milliers de combattants et quelques centaines de pick-up, les groupes radicaux ne pouvaient espérer conquérir le pays ou contrôler sa capitale, ils pouvaient profiter de la désintégration avancée de l’armée malienne pour pousser le plus au sud possible et faire plonger le pays dans un état d’anarchie d’où il aurait été long et difficile de l’en sortir, ajoutent-elles.

« Même s’ils n’avaient pas poussé jusqu’à Bamako, s’ils s’étaient par exemple arrêtés à Mopti (centre), l’onde de choc aurait été telle, avec la disparition de l’armée, que des bouleversements radicaux seraient intervenus ici » assure, à Bamako, un diplomate occidental qui demande à ne pas être identifié.

« Ce qui est certain c’est que la pression aurait été telle qu’un autre pouvoir, qui leur aurait été plus favorable, aurait été instauré ici », ajoute-t-il.

Sous l’égide du Burkina Fasso d’un côté et de l’Algérie de l’autre, des tractations étaient en cours pour tenter de faire revenir à la table de négociations certains mouvements touareg maliens et les inciter à rompre avec les forces les plus radicales, notamment Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)

« Le but de cette offensive était de contrecarrer sur le terrain cet agenda de négociations », estime un observateur avisé de la situation à Bamako, qui demande un strict anonymat.

« Les Algériens, qui croyaient tenir en laisse (le mouvement touareg) Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) l’ont vu briser sa chaîne et venir mordre. Ils sont furieux. Ils ont dit: +Ils vont le payer cher+ », ajoute cette source, qui voit là la raison pour laquelle Alger a permis aux avions français de traverser son espace aérien pour bombarder les positions intégristes.

Logique de la razzia

« Un autre motif, sans doute le plus puissant, de leur attaque vers le Sud est la faim », ajoute cet observateur. « Les barbus ne sont pas des gestionnaires. Il n’y a plus rien dans le Nord, plus de troupeaux, pas assez de céréales. L’argent des rançons contre des otages ne rentre plus. C’est la logique de la razzia, des prédateurs du désert: ils espéraient voler du bétail, des Toyota, piller des villes, des banques, pourquoi pas l’or de la banque centrale si personne ne les avait arrêtés avant Bamako ».

« Ils n’auraient jamais pu tenir la ville ou le pays, n’en avaient pas l’intention, mais ils auraient semé un indescriptible chaos. Il aurait fallu des mois, sans doute des années pour reconstruire l’Etat. Et cela aurait été autant de temps gagné pour eux. Les Français ont réagi de la seule façon possible pour les arrêter. Cela s’est joué à une demi-journée près ».

Leur premier objectif, la prise de l’aéroport de Sévaré (630 km au nord-est de Bamako), seule piste assez longue pour accueillir de gros porteurs dans le centre du Mali, aurait rendu beaucoup plus délicate toute opération internationale d’envergure contre eux.

Jean-Pierre Filiu, spécialiste de l’islam radical, professeur à Sciences-Po Paris et auteur notamment du « Nouveau Moyen-Orient », est persuadé, comme les deux autres sources, que les islamistes « ont sans doute sous-estimé la rapidité et la brutalité de la réaction française ».

« Cela dit, une fois le premier choc encaissé, ils ont réussi la manoeuvre de contournement de Diabali (ouest) et ils nous attendent maintenant sur un terrain qu’ils maîtrisent parfaitement, où ils peuvent théâtraliser la confrontation avec la France +infidèle+ », ajoute-t-il.

Le but de l’opération internationale contre eux est désormais « de libérer les grandes villes du Nord qu’ils tiennent encore, de revenir à la situation ex-ante afin de pouvoir organiser des élections dans le pays et d’entamer la reconstruction en profondeur de l’armée malienne », conclut le même diplomate.

Jeuneafrique.com avec AFP

Algérie: 639 otages, dont plus de 66 étrangers, libérés jusqu’à présent

janvier 18, 2013
Algérie: 639 otages, dont plus de 66 étrangers, libérés jusqu'à présent Algérie: 639 otages, dont plus de 66 étrangers, libérés jusqu’à présent © AFP

Six-cent-trente-neuf otages de l’attaque perpétrée mercredi par des islamistes lourdement armés sur le site gazier du Sahara algérien, dont plus de 66 étrangers, ont été libérés, a indiqué vendredi une source sécuritaire citée par l’agence APS.

« Près de 650 otages (. . . ) dont plus de la moitié des 132 otages étrangers ont été libérés », a rapporté l’APS, alors que les forces spéciales algériennes cernaient toujours le site de l’usine d’In Amenas, à plus de 1300 km au sud-est d’Alger, près de la frontière libyenne.

L’APS précise, citant la même source, que le bilan exhaustif n’est pas encore établi car certains employés étrangers du site gazier s’étaient abrités dans divers points du site.

Il s’agit du premier bilan de source algérienne sur les otages.

Cette source a également indiqué que l’installation gazière a été mise hors service pour éviter les risques d’explosion.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mort de l’ancien président algérien Chadli Bendjedid à Alger

octobre 6, 2012
Décès de l'ancien président algérien Chadli Bendjedid à Alger Décès de l’ancien président algérien Chadli Bendjedid à Alger © AFP

L’ancien président algérien Chadli Bendjedid est décédé samedi à Alger à l’âge de 83 ans des suites d’un cancer, a annoncé l’agence algérienne APS.

Chadli Bendjedid est l’un des présidents à être resté le plus longtemps au pouvoir, de février 1979 à janvier 1992.

Il avait été admis, il y a plus d’une semaine, à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja à Alger.

Bendjedid a été à l’origine de la démocratisation des institutions, notamment par la promulgation d’une constitution pluraliste en février 1989 et la renonciation à la présidence de l’ancien parti unique, le Front de libération nationale (FLN), en juillet 1991.

Il était né le 14 avril 1929 à Bouteldja, un village de l’est algérien, à la frontière tunisienne.

Jeuneafrique.com

Mali : le Premier ministre ne veut négocier avec aucun groupe islamiste au nord

septembre 30, 2012
Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra, lors d'une conférence de presse. Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra, lors d’une conférence de presse. © AFP

Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra a catégoriquement rejeté la perspective de négociation avec les islamistes armés occupant le nord du Mali, dans un entretien publié samedi, huit jours seulement après l’appel au dialogue lancé par le président malien aux groupes armés.

Au même moment, une source officielle malienne assurait cependant qu’une rencontre venait d’avoir lieu, à Alger, entre une délégation des islamistes du groupe Ansar Dine et un haut-gradé de l’armée malienne. Dans un entretien publié à Paris par le journal Le Monde, le Premier ministre malien affirme: « Le temps pour ces négociations est passé ». « Les pays qui parlent de négociations nous ont fait perdre du temps », insiste-t-il, semblant évoquer implicitement le Burkina Faso ou l’Algérie. Puis il affirme qu' »un millier de terroristes dotés d’armes sophistiquées » sont désormais « installés » dans le nord du Mali et que la situation « empire de jour en jour avec les amputations, les flagellations, les viols, les destructions de sites » perpétrées par les islamistes.

Le 21 septembre, le président malien Dioncounda avait pourtant appelé solennellement les « groupes armés qui opèrent dans le nord » au « dialogue ». Mais le Premier ministre malien n’y croit plus: « Nous avons un médiateur désigné par la Cédéao (le président burkinabè Blaise Compaoré) mais à ce jour nous n’avons pas reçu, de la part des terroristes et des occupants, un seul signal disant +nous voulons négocier+ ». Bamako n’acceptera plus, selon lui, de négocier qu’avec les dirigeants indépendantistes touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad).

Aucune négociation envisagée, donc, ni avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ni avec les groupes qui lui sont liés, le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’ouest) et Ansar Dine. « Ansar Dine ? Une de ses branches vient d’amputer des gens à Tombouctou. J’appelle ça des extrémistes », dit le Premier ministre au sujet du groupe armé dirigé par un ancien chef rebelle touareg malien, Iyad Ag Ghaly, qui fait appliquer par la force son interprétation de la loi islamique. Le 29 juillet, les islamistes d’Ansar Dine lapidaient à mort, à Aguelhok (nord-est) un homme et une femme auxquels ils reprochaient d’avoir eu des enfants sans être mariés. Et ce samedi, ils détruisaient, une nouvelle fois, un mausolée de saint musulman, cette fois à Goundam (90 kilomètres de Tombouctou).

Rencontre à Alger

Cependant, une source officielle malienne a assuré samedi à l’AFP qu’une délégation d’Ansar Dine venait de rencontrer, « très récemment », à Alger, « un haut-gradé » malien, pour évoquer la situation dans le nord du Mali ». Un proche d’Ag-Ghaly, Amada Ag Bibi, faisait partie de la délégation, ainsi que le chef d’état-major d’Ansar Dine, Ag Wissa, et un élu du nord, selon cette source.

Alger a toujours affirmé qu’il fallait privilégier les négociations au nord du Mali et s’oppose à l’intervention d’une « force militaire internationale » que Bamako demande à l’ONU d’autoriser. Mais le Premier ministre malien conclut: « je n’ai pas vu de solution non-militaire émerger ». Et, alors que nombre de pays sont toujours sceptiques et réticents, il décrit déjà les étapes menant vers la guerre. Le Conseil de sécurité de l’ONU adopterait « avant la mi-octobre » une résolution autorisant l’intervention. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) déploierait « presque immédiatement » au moins une partie de sa force… Cheikh Modibo Diarra va jusqu’à souhaiter que « la communauté internationale – France, Etats-Unis, Grande-Bretagne notamment – apprête une force d’intervention pour faire un travail propre et rapide » et que la France envoie « ses forces spéciales » au Mali.

Jeuneafrique.com avec AFP

Algérie : 20 morts en 48 heures dans des intempéries

septembre 2, 2012
Zone inondée dans la ville algérienne de Ghardaia le 3 octobre 2008. Zone inondée dans la ville algérienne de Ghardaia le 3 octobre 2008. © AFP

Vingt personnes sont mortes et 56 ont été blessées depuis vendredi dans des intempéries qui ont frappé une vingtaine de départements du nord-est de l’Algérie, a annoncé dimanche la protection civile.

Neuf personnes ont ainsi péri dans les régions de Tebessa (600 km à l’est d’Alger), Tlemcen (600 km à l’ouest) et M’sila (250 km au sud d’Alger) à la suite de pluies torrentielles accompagnées de vents violents, a précisé cette source, citée par l’agence de presse APS.

Une personne a aussi été tuée par la foudre dans la région de Blida, à 50 km au sud d’Alger.

La protection civile a dû intervenir dans plusieurs régions pour secourir des habitants dont les maisons avaient été submergées par les eaux.

Ces intempéries, qui ont également provoqué d’importants dégâts matériels, font suite à une période de canicule à l’origine d’incendies qui ont ravagé près de 21.000 hectares de terres et de forêts et tué un pompier et un agent forestier.

Jeuneafrique.com avce AFP

L’Algérie a accueili 12 000 réfugiés syriens depuis un mois |

juillet 29, 2012
Des Syriens réfugiés à Port Saïd, en Algérie, le 28 juillet 2012. Des Syriens réfugiés à Port Saïd, en Algérie, le 28 juillet 2012. © Farouk Batiche/AFP

Plus de 12 000 Syriens fuyant les violences dans leur pays se sont réfugiés depuis un mois en Algérie, a-t-on appris dimanche de source proche du ministère de l’Intérieur.

Les autorités ont décidé de « prendre en charge les Syriens ayant trouvé refuge en Algérie dont le nombre est officiellement estimé à 12.000 », selon cette source.

Cet afflux s’explique par un accord bilatéral algéro-syrien facilitant le déplacement des Syriens de et vers l’Algérie en n’imposant notamment aucun visa entre les deux pays.

Alger réfléchit à installer provisoirement ces Syriens qui ont trouvé refuge dans le square Port-Saïd et sur la Place des Martyrs, dans le centre d’Alger, ainsi qu’à Bab Ezzouar, une banlieue de l’est de la capitale, et dans des établissements scolaires vides en raison des vacances d’été.

Ils sont aussi présents dans d’autres villes algériennes, selon des sources de l’opposition syrienne présentes en Algérie. Selon ces mêmes sources, ils seraient entre 18.000 et 20.000, alors que certains journaux affichent jusqu’à 23.000 Syriens réfugiés, des chiffres invérifiables car les décomptes sont fondés sur les arrivées et ne tiennent pas compte des départs.

Pas besoin de visas

Damas a pris des mesures pour freiner l’afflux de Syriens, qui n’ont pas besoin de visa pour l’Algérie, en réduisant notamment les trois vols hebdomadaires d’Air Algérie vers Damas à un seul.

Les Syriens désirant se rendre en Algérie doivent désormais également produire un billet retour et un certificat d’hébergement pour embarquer à bord d’un vol pour ce pays.

Nombre de Syriens sont toutefois arrivés en Algérie en provenance d’Amman et de Beyrouth. La semaine dernière, le ministère des Affaires étrangères avait indiqué qu’un millier de familles algériennes établies en Syrie avaient fui ce pays.

Pour accélérer le retour d’un millier de familles restantes, Air Algérie a proposé des réductions de 30% pour les plus démunis, avait précisé le ministère.

Jeuneafrique.com AFP

Mali: le groupe armé Mujao menace de tuer un otage espagnol

mai 16, 2012

Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), groupe islamiste armé présent dans le nord du Mali, menace de tuer un Espagnol qu’il retient en otage avec deux Européennes, tous trois enlevés en octobre 2011 dans l’ouest de l’Algérie, selon son porte-parole.

« L’Espagne reporte chaque round des négociations pour répondre à nos demandes, et ça va rendre la vie de l’otage Enrico Gonyalons près de la fin », affirme ce porte-parole du Mujao, Adnan Abu Walid Sahraoui, dans un message écrit adressé à un journaliste de l’AFP à Bamako.

Selon des spécialistes, « rendre la vie d’un otage près de la fin » dans le mode d’expression des islamistes du Sahel, revient à annoncer qu’il pourrait être tué sans qu’un ultimatum ne soit lancé.

Le Mujao, qui se présente comme une dissidence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a revendiqué en décembre 2011 le rapt, fin octobre dans l’ouest de l’Algérie, de deux Espagnols -un homme et une femme- et d’une Italienne, qui travaillaient dans des camps de réfugiés proches de Tindouf comme coopérants pour des associations humanitaires.

Tindouf est le fief des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.

Le Mujao affirme toujours retenir les trois Européens. Pour les libérer, il réclame la libération de plusieurs de ses combattants détenus notamment en Mauritanie – deux sont accusés d’avoir participé à l’enlèvement – ainsi qu’une somme de 30 millions d’euros.

« Il faut que l’Espagne comprenne bien notre message. (. . . ) L’Espagne portera toute la responsabilité » ce que qui se passera, « parce que jusqu à présent, aucun des prisonniers sahraouis ne sont libérés en Mauritanie », poursuit son porte-parole dans son message à l’AFP.

Il fustige par ailleurs le Front Polisario, l’Algérie, le Maroc et l’ONU

« Nous demandons au peuple sahraoui de prendre le jihad », la guerre sainte, comme « un moyen de réaliser ses objectifs approuvés par l’islam, et de se débarrasser de la domination de l’Algérie, du Front Polisario, du régime marocain » et  » aussi éliminer l’injustice de l’ONU », déclare-t-il.

Le Mujao a enlevé le 5 avril dans la ville malienne de Gao (nord-est), le consul d’Algérie dans la cité et six de ses collaborateurs. Il réclame 15 millions d’euros pour les libérer.

Fin avril, il avait dénoncé l’échec de négociations avec l’Algérie, et le 8 mai, il a fixé un délai de « moins de 30 jours » au gouvernement algérien pour satisfaire à ses revendications, en menaçant de tuer les otages.

« Nous lançons un ultimatum de moins de trente jours au gouvernement algérien pour satisfaire à nos revendications, sinon la vie des otages sera en grand danger », avait dit Adnan Abu Walid Sahraoui dans un message au journaliste de l’AFP.

« La délégation algérienne (. . . ) a refusé complètement nos demandes, et cette décision mettra la vie des otages en danger », avait-il dit, sans donner de détails de détails sur les revendications de son mouvement.

L’enlèvement des sept Algériens a eu lieu quelques jours après la chute du Nord du Mali aux mains de divers groupes armés dont le Mujao, Ansar Dine, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg).

Jeuneafrique.com avec AFP

Législatives algériennes, un scrutin à haut risque

mai 8, 2012

Les autorités algériennes redoutent une recrudescence des attaques terroristes lors des élections législatives du 10 mai. Quelque 120 000 policiers et gendarmes ont été déployés pour sécuriser le scrutin.

Même si les maquisards islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), concentrés dans le centre du pays et plus particulièrement en Kabylie, ne constituent plus une sérieuse menace pour les institutions de l’État algérien, ils conservent néanmoins des capacités de nuisance pour perturber les opérations de vote des législatives du 10 mai.

Leurs gourous politiques que sont Abbassi Madani, président de l’ex-Front islamique du salut (FIS), aujourd’hui en exil doré à Doha au Qatar, et son fidèle lieutenant, Ali Belhadj, habitant à Alger mais interdit de toute activité politique, ont appelé au boycott des élections – instruction que les chefs d’Aqmi ont repris à leur compte. Si durant la campagne électorale aucune opération terroriste n’a visé de meeting ou de rencontre de proximité organisés par les leaders politiques, quelques attentats spectaculaires ont ciblé les forces de sécurité. Bilan : quatre officiers de police et deux officiers supérieurs de l’armée (un colonel et un commandant) ont péri lors d’attaques à la bombe.

Abassi Madani (D.) et Ali Blehadj (G.), de l’ex-FIS, ont tous deux appelé au boycott des législatives du 10 mai.

© D.R.

Plus de 11 000 bureaux à surveiller

Dans ces conditions, sécuriser le scrutin s’avère être un véritable casse-tête. Il faut surveiller 2,3 millions de kilomètres carrés organisés en 48 wilayas (préfectures) et 1 541 communes, pour 11 404 bureaux de vote, dont 6 904 (soit 61% du total) se situent en milieu rural ou semi-rural, et où la compétence territoriale en matière de sécurité relève de la gendarmerie.

Pour les opérations de vote en milieu urbain où l’on n’enregistre que 4 500 bureaux, mais où la densité des votants est autrement plus importante, le dispositif arrêté par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) mobilise 60 000 policiers. Un chiffre identique à celui des gendarmes qui seront déployés le jour des élections. Quant au corps des pompiers, il a mis en alerte près de 20 000 éléments autour des bureaux de vote.

S’agissant des 291 bureaux itinérants dédiés aux populations nomades du Grand Sud qui ont commencé, le 7 mai, à sillonner l’immensité désertique à la recherche des électeurs transhumants, les différents convois comptent en leur sein quelques unités de gendarmerie renforcées par les Groupement de gardes-frontières (GGF) et des éléments de la Douane.

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Jeuneafrique.com par Cherif Ouazani, envoyé spécial