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Algérie: qui est Khaoula Blaska, meilleure bachelière en 2017?

juillet 27, 2017

   

Khaoula Blaska, meilleure bachelière algérienne en 2017. © YouTube/Algérie Bladna

À 18 ans, elle a eu la note de 19,21 sur 20, la meilleure note en Algérie. Sa volonté : devenir médecin et exercer dans son pays.

C’est l’ambiance des grands jours chez les Blaska, petite famille du nord-est algérien. Les voisins et les journalistes n’arrêtent pas de défiler dans leur maison située dans la commune de Tamaloust à 40 km de la wilaya de Skikda. Mardi 18 juillet, leur fille Khaoula Blaska, 18 ans, a eu la meilleure note au Baccalauréat dans toute le territoire algérien, 19,21 sur 20. C’est la plus grande note de l’Histoire de l’Algérie, rapportent plusieurs médias algériens. La jeune bachelière a dépassé sa compatriote, Kenza Oussalah, qui avait obtenu 19,14 en 2016.

Élève en filière scientifique au lycée Cheneguel Said, à Skikda, la jeune fille voilée ne s’attendait pas à cette réalisation. « Deux jours avant la proclamation des résultats, elle nous avait avoué avoir trouvé l’épreuve de philosophie particulièrement difficile, qu’elle avait dû improviser, et qu’au meilleur des cas, elle allait avoir la note de 17,30 sur 20  », confie son père, Samir Blaska, inspecteur en hygiène alimentaire dans une école de Tamaloust.

Convoqué d’urgence

Elle savait qu’elle allait avoir une bonne moyenne, mais de là à décrocher le meilleure note en Algérie, jamais l’idée ne lui a traversé l’esprit. Lundi 17 juillet, soit la veille de l’annonce officielle des résultats, le papa de 42 ans, a été convoqué d’urgence chez le délégué de l’Éducation nationale de la wilaya de Skikda. Ce dernier lui annonce avoir reçu un fax de sa hiérarchie lui demandant d’exhorter les parents de l’élève, Khaoula Blaska, à se présenter à Alger pour une cérémonie d’hommage à leur fille, présidée par la ministre Nouria Benghebrit. Fin du message. Le délégué n’avait aucune information sur la note que cette dernière a obtenue.

 Je veux devenir médecin pour pouvoir soigner mes compatriotes

Ce n’est que le lendemain que la famille apprend, via les réseaux sociaux, que Khaoula a décroché le sésame. Sa maman, Zineb, professeur de Chimie dans un collège de la région, remplit la maison de youyous. Les Blaska ont déployé « d’énormes efforts pour permettre à leurs six enfants d’exceller dans leurs études ». Mais Khaoula, l’aînée, a eu droit à quelques privilèges. « Je lui ai aménagé une chambre à elle pour qu’elle se sente bien, acheté un ordinateur, je savais, par la volonté d’Allah, qu’elle allait faire honneur à la famille », témoigne, tout fier, le papa.

Un parcours sans faute

Né dans une famille musulmane pratiquante, Khaoula a reçu ses premiers apprentissages dans la mosquée du quartier. Elle y a appris le Coran et les préceptes de la religion musulmane. À cinq ans et demi, elle intègre l’école primaire et fera un parcours sans faute accumulant les bonnes notes. À la fin de ses études primaires, elle a eu 9 sur 10. Au collège, elle a terminé sa dernière année avec une moyenne 18,94%.

Particulièrement brillante en mathématiques et en langue vivantes, la jeune bachelière souhaite effectuer ses études universitaires à la faculté de médecine de Annaba. « Je suis une citoyenne algérienne, j’ai fait tout mon cursus scolaire en Algérie, je veux devenir médecin pour pouvoir soigner mes compatriotes », a-t-elle assuré à ses parents.

Les filles aux premières loges

Le mardi 25 juillet, le ministère de l’Éducation nationale algérien a annoncé un taux de réussite de 56,07%, supérieur à celui de 2016 qui avait enregistré un taux de 49,79%. Sur les 340.338 bacheliers de cette année, 65,3% sont des filles. Dans une intervention à la Radio algérienne, la ministre, Nouria Benghebrit, a expliqué que la hausse du taux de réussite est le fait des programmes d’accompagnement assurés par la communauté éducative et aussi parce que 2017 a été une année stable par rapport à la précédente qui a connu de mouvements sociaux.

Jeuneafrique.com par

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Ketchup, pâtes et robinets interdits d’importation en Algérie

juillet 11, 2017

Alger – L’Algérie a suspendu l’importation de 24 types de produits alimentaires ou industriels – dont les sauces, le chocolat ou la robinetterie – dans le cadre des mesures visant à endiguer la baisse des réserves de changes due à la chute des cours du brut.

Dans une lettre datée du 9 juillet et obtenue mardi par l’AFP, l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF) relaie une demande des autorités, « invitant » les banques « à surseoir à toute domiciliation d’importation » de 24 types de produits – 16 alimentaires et huit non alimentaires – énumérés dans une liste jointe.

En Algérie, la domiciliation bancaire est obligatoire pour toute opération d’importation et indispensable pour les transfert de fonds vers l’étranger et le dédouanement.

Un banquier ayant requis l’anonymat a expliqué à l’AFP que cette mesure signifiait en pratique « l’interdiction d’importation de ces produits jusqu’à nouvel ordre ».

Dans la liste de mise à l’index figurent notamment les « préparations pour soupes, potages ou bouillons », les « sauces préparées (mayonnaise, ketchup, harissa etc…) » ou la « moutarde préparée ».

On y trouve aussi pain, pizzas, pâtes alimentaires, fruits secs et arachides, jus de fruits, eaux « y compris minérales ou gazéifiées », confitures et marmelades ou « conserves ».

Les produits non alimentaires sont, entre autres, les articles de robinetterie, les transformateurs électriques, les briques et tuiles, les tapis, les produits finis en plastique, les meubles.

« Le gouvernement n’a pas d’autre choix que de réduire les importations après des années de gabegie dans ce secteur », a indiqué l’économiste Smaïl Lalmas à l’AFP.

Depuis l’été 2014 et la chute des prix du pétrole – qui représente 95% des sources de devises du pays – le gouvernement est contraint de piocher dans les réserves de change, estimées à 108 milliards de dollars à fin juin 2017, contre 113 à la fin 2016, 143 à la fin 2015 et 177 à la fin 2014.

Ancienne économie dirigée passée à l’économie de marché dans les années 1990, l’Algérie a mis en place ces dernières années un système de licences d’importation qui fixent un quota d’entrée pour un certain nombre de produits, des véhicules à certains fruits et légumes en passant par l’électroménager ou certains produits de construction.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2017 20h33)                   

Emmanuel Macron en visite au Maroc les 14 et 15 juin

juin 8, 2017

Le président français Emmanuel Macron, après sa visite auprès de l’ambassadeur anglais à Paris, le 23 mai 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le Maroc est le premier pays maghrébin que le président français visite depuis son élection, en mai. Il doit aussi se rendre à Alger, dans les prochaines semaines, selon les déclarations de la Présidence à l’agence Reuters.

« Le président Emmanuel Macron se rendra en visite officielle au Maroc les 14 et 15 juin », affirme une source à l’Élysée jointe par Jeune Afrique. Selon elle, le président français rencontrera le roi Mohammed VI au cours de son déplacement. « Il s’agit d’une visite éminemment politique. Les deux pays examineront les différents volets de leur coopération », précise, pour sa part, un haut responsable marocain.

Ce déplacement, initialement révélé par le site Atlasinfo le mercredi 7 juin, est le premier d’Emmanuel Macron dans un pays du Maghreb en tant que Président. Il s’était déjà rendu en Tunisie en novembre, avant l’annonce de sa candidature, et en Algérie en février, au moment de la campagne présidentielle.

Dans une interview accordée à Jeune Afrique avant son élection, le candidat Macron avait promis de réserver son premier voyage au Maghreb au Maroc : « Je me suis déjà rendu en Algérie et en Tunisie, je n’ai pas encore pu aller au Maroc, mais je m’y rendrai très rapidement après mon élection, si les Français m’accordent leur confiance. »

La France est un des premiers investisseurs étrangers au Maroc. Jeudi 15 juin, les travaux de la première tranche de l’usine de PSA de Kénitra seront inaugurés par le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, et le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Moulay Hafid Elalamy. C’est l’un des plus grands investissements français au Maroc, avec celui de Renault Nissan.

Une visite en Algérie, selon Reuters

Par ailleurs, selon l’agence Reuters, le président français se rendra « dans les prochaines semaines » en Algérie. Ce déplacement aurait été décidé lors d’un entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Abdelaziz Bouteflika au cours duquel les deux chefs d’État auraient fait le point sur la situation en Libye et sur le dossier sahélo-saharien, indique l’agence.

Paris essaie de mener une politique d’équilibre entre les deux voisins du Maghreb, divisés sur la question du Sahara occidental. La tension entre le Maroc et l’Algérie s’est exacerbée depuis le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) en janvier dernier, et le durcissement de son offensive diplomatique sur le dossier de son intégrité territoriale.

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Algérie : un ministre limogé trois jours après sa nomination

mai 28, 2017

Des Algériens regardent les affiches électorales lors de la campagne pour les élections législatives, le 9 avril 2017 à Alger. © AFP

Le ministre algérien du Tourisme et de l’Artisanat a été limogé dimanche, trois jours seulement après sa nomination, a annoncé la présidence sans expliquer la raison de ce renvoi.

Le président Abdelaziz Bouteflika « a démis M. Messaoud Benagoun de ses fonctions », a-t-elle simplement annoncé dans un communiqué cité par l’agence APS, trois jours après la nomination du nouveau gouvernement.

La nomination de Messaoud Benagoun, 38 ans, avait été critiquée par des médias, qui avaient notamment souligné que le nouveau ministre n’avait jamais exercé aucune fonction.

Des rumeurs de condamnations 

Dimanche, la télévision privée Enahar a affirmé qu’il avait falsifié son diplôme universitaire et avait déjà été plusieurs fois condamné en justice. D’après cette chaîne, son dossier a été maquillé pour qu’il puisse être candidat aux récentes élections législatives.

Messaoud Benagoun fait partie du Mouvement populaire algérien (MPA), qui a remporté 13 sièges lors des législatives du 4 mai, marquées par la victoire des deux partis au pouvoir. Le MPA est l’une des deux formations politiques à faire son entrée dans le nouveau gouvernement.

Ce gouvernement a été nommé le 25 mai au lendemain de la décision surprise du président Bouteflika de remplacer Abdelmalek Sellal, un des fidèles, par Abdelmadjid Tebboune au poste de Premier ministre.

Selon des observateurs, Abdelmalek Sellal a échoué à convaincre la principale coalition islamiste, composée du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et du Front du changement (FC) et arrivée en troisième position aux législatives, d’entrer dans le nouveau gouvernement.

Jeuneafrique.com

Incident Algérie/Maroc: Rabat exige des excuses, Alger convoque l’ambassadeur

mai 20, 2017

Rabat – Le Maroc a exigé samedi des « excuses » de l’Algérie après la « grave agression » de l’un de ses diplomates lors d’une réunion dans les Caraïbes, alors qu’Alger a dénoncé une « mise en scène » et convoqué l’ambassadeur marocain.

« Il s’agit d’un incident simplement intolérable, nous demandons des excuses de la partie algérienne », a déclaré à l’AFP le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Photos à l’appui, Rabat avait dénoncé jeudi « l’agression physique » de l’un de ses diplomates par le numéro trois du ministère algérien des Affaires étrangères à Sainte-Lucie lors du séminaire régional d’un comité onusien, un « grave » incident qui va « contre tous les usages diplomatiques ».

Alger a rejeté ses accusations, dénonçant une « piètre mise en scène », et des « informations inventées, (…) mensongères et sans aucun lien avec la réalité ».

Samedi, les autorités algériennes ont convoqué l’ambassadeur marocain pour lui exprimer leurs « vives protestations » après des « provocations » et du « harcèlement de la part de membres de la délégation marocaine » contre « une jeune diplomate » algérienne, selon les Affaires étrangères algériennes, qui ont dit « attendre des excuses de la part du Maroc ».

De leur côté, les autorités marocaines ont transmis samedi à l’AFP une copie du rapport médical de l’hôpital de Sainte-Lucie où a été évacué leur diplomate, indiquant une « trace de coup à la face ».

Rabat a également rendu public une copie du rapport du chef de la police locale, faisant un récit circonstancié de l’incident et qui décrit comment le responsable algérien a « frappé avec sa main le visage » du Marocain.

« Contrairement a ce qui a été dit, l’agression est bien réelle, et elle est attestée par un rapport de police, qui n’est pas une plainte. Ce rapport émane du responsable de la sécurité de l’île et est adressé au Premier ministre. Cela confirme l’incident », a commenté M. Bourita.

« Nous attendons que la partie algérienne assume les conséquences de cet acte. Si c’est un cas isolé, il faut le traiter », a souligné le ministre.

« Nous sommes dans un contexte très tendu (entre les deux pays) sur beaucoup de points, il est important de régler cet incident », a insisté le chef de la diplomatie marocaine.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Le ton s’est également durci ces deniers mois, avec des accusations de part et d’autre sur différents dossiers, dont le dernier en date est le sort d’une cinquantaine de réfugiés syriens coincés à la frontière algéro-marocaine et que les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir expulsés.

La frontière terrestre entre les deux rivaux du Maghreb est fermée depuis 1994.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2017 18h21)                                            

Le Maroc dénonce l’agression de l’un de ses diplomates par un responsable algérien

mai 19, 2017

Le numéro deux de l’ambassadeur du Maroc aux Caraibes recevant les premiers soins après son agression par un diplomate algérien. © DR

Le Maroc a dénoncé le 18 mai l’agression physique de l’un de ses diplomates par un responsable algérien lors d’une réunion d’un comité onusien dans les Caraïbes. La rivalité des pays voisins sur la délicate question du Sahara occidental en serait la cause.

Le Comité spécial des 24, une commission de l’ONU sur la décolonisation, tenait ce jeudi 18 mai une réunion sur l’île antillaise de Sainte-Lucie.

« Depuis ces dernières années, à chacune de ces réunions se pose le problème de la représentativité pour nos provinces du sud [Sahara occidental], où nos représentants élus contestent la présence du Front Polisario », explique un responsable marocain à l’AFP.

Au cours de la réunion, Soufiane Mimouni, directeur général du ministère des Affaires étrangères algérien, « a agressé physiquement l’adjoint de notre ambassadeur à Sainte-Lucie », accuse ce responsable marocain.

Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée

« Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée », ajoute-t-il, photo à l’appui. Sur ces clichés, que l’AFP a donc pu consulter, on voit un homme allongé sur le sol et auquel une secouriste porte assistance.

La rivalité Rabat-Alger exacerbée

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita a confirmé l’incident à l’agence de presse. « Arriver ainsi à transgresser tous les us et coutumes diplomatiques, de la part d’un haut diplomate, troisième personnage du ministère des Affaires étrangères algérien, c’est grave. Ce genre d’extrême, jusqu’à l’agression physique, c’est unique dans les annales. »

© DR

« Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne : qu’un représentant algérien se déplace jusqu’à Sainte-Lucie, et énervé par la demande de nos représentants, en vienne ainsi aux mains. C’est d’autant plus surprenant de la part d’un pays qui se dit simplement observateur » au Sahara, ajoute-t-il, appelant Alger « à […] contribuer à une solution et à assumer sa responsabilité dans ce dossier ».

Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume chérifien, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara occidental, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Jeuneafrique.com avec AFP

Bouteflika félicite Emmanuel Macron, « un ami de l’Algérie »

mai 8, 2017

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 4 mai 2017 à Alger / © AFP / RYAD KRAMDI

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a félicité lundi Emmanuel Macron pour son « élection bien méritée », affirmant que le peuple français a « distingué un ami de l’Algérie »

« Votre élection bien méritée (…) récompense, à bon droit, la force de votre volonté, la lucidité de votre vision et la rectitude de vos engagements », a déclaré Bouteflika dans un message diffusé par l’agence de presse APS.

« Le peuple français qui a su choisir en vous l’homme d’Etat (…) capable de présider à ses destinées dans cette conjoncture difficile (…), a, ce faisant, fort opportunément distingué un ami de l’Algérie », a-t-il estimé.

Le président algérien a salué la « contribution significative » de Macron, dans ses fonctions ministérielles, à « l’édification du partenariat d’exception » entre Alger et Paris.

Pour Bouteflika, les « anticipations et initiatives » du nouveau chef d’Etat français ont fait « l’ample démonstration de (sa) claire détermination à travailler avec nous à compenser les occasions manquées dans les relations algéro-françaises ».

Lors de sa visite à Alger en février, Emmanuel Macron avait qualifié la longue colonisation française (1830-1962) de « crime contre l’humanité », suscitant de la sympathie en Algérie et une polémique en France.

Et dans son message, le président algérien a estimé que « cette attitude pionnière de votre part vous place, naturellement et légitimement, dans la position-clé de protagoniste, convaincu et convainquant, du parachèvement d’une réconciliation authentique entre nos deux pays ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 mai 2017 13h19)                

Algérie : pour Emmanuel Macron, la colonisation est « un crime contre l’humanité »

février 15, 2017

Dans un entretien accordé à une chaîne de télévision algérienne mardi, le candidat à la présidentielle française a rectifié ses propos controversés sur la colonisation tenus en novembre. « Nous devons présenter nos excuses à celles et ceux qui ont subi la barbarie « , a-t-il déclaré.

En novembre dernier, il déclarait à l’hebdomadaire Le Point: « Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie. »

Mardi 14 février, le candidat Macron a rectifié le propos qui avait fâché les Algériens et entraîné une polémique sur les réseaux sociaux. Dans une interview accordée à la chaîne privée Echourouk News à l’occasion de sa visite express à Alger, il a déclaré : « La colonisation fait partie de l’histoire française et c’est un crime contre l’humanité ». 

« Je ne regrette pas mes propos de novembre dernier car ils ont été sortis de leur contexte. J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La barbarie fait partie d’un passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes », a-t-il précisé. 

Construire ensemble

« En même temps, ajoute-il, il ne faut pas balayer ce passé ». « La France a installé les droits de l’homme en Algérie, mais elle a oublié de les lire. C’est une jolie formule qui vaut pour l’Algérie pour expliquer cette période. Il y a eu des crimes terribles, de la torture, de la barbarie ».

Pour autant, Emmanuel Macron ne veut pas que les deux pays tombent dans « la culture de la culpabilisation » sur laquelle « on ne construit rien ». « C’est ce chemin de crête que je veux que nous prenions ensemble », explique-t-il.

Avec les responsables algériens, le candidat du Mouvement En Marche ! dit avoir évoqué la question de la mémoire commune entre la France et l’Algérie. « Il faudra réparer ces mémoires collectives tout en reconnaissant la responsabilité de l’État français et de ce qu’il a fait en Algérie ». 

Excuses officielles

Cinquante trois ans après l’indépendance de l’Algérie, le passé colonial est toujours considéré comme un dossier sensible et douloureux entre les deus pays. Le président français François Hollande, avait reconnu « les souffrances infligées par la colonisation au peuple algérien » dans une visite officielle à Alger en décembre 2012, mais sans présenter d’excuses officielles comme l’exige les politiques algériens.

Jeuneafrique.com par Nadia Lamlili

CAN : l’Algérie démunie, sortie par un solide Sénégal

janvier 23, 2017

L’attaquant algérien Islam Slimani (d) face au gardien sénégalais Khadim N’Diaye, lors de la CAN, le 23 janvier 2017 à Franceville. © afp.com – KHALED DESOUKI

L’Algérie n’a pu éviter l’élimination : malgré deux buts face au Sénégal déjà qualifié, lundi à Franceville (2-2), elle quitte la compétition continentale dès le premier tour et laisse le voisin tunisien accéder aux quarts de finale.

Pour se sortir de ce groupe B relevé, après son nul surprenant contre le Zimbabwe (2-2) en ouverture puis sa défaite contre les Tunisiens (2-1), l’Algérie devait en effet non seulement battre le Sénégal, mais également espérer que la Tunisie perde dans le même temps face au Zimbabwe, à Libreville.

Or les « Aigles de Carthage » ont fait le boulot avant la mi-temps (4-1 à la pause, buts de Naïm Sliti 10e, Youssef Msakni, 23e, Taha Yassine Khenissi, 38e, Whabi Khazri 46e s.p. contre un but de Knowledge Musona à la 42e) et n’ont laissé aucune chance au Fennecs. Même si le Zimbabwe a réduit la marque au retour des vestaires par Tendai Ndoro (60e, score final 4-2).

Les Algériens, qui avaient prévenu via leur défenseur Djamel Mesbah que « quand on est dos au mur (…), et bien là on est forts », ont bien ouvert le score dès la 10e minute sur une jolie action conclue par Islam Slimani, rapidement rapporté le ballon dans le rond central pour accélérer la reprise du jeu et, espéraient-ils, marquer plus vite d’autres buts.

Multiplication des mauvais gestes

Mais ils se sont ensuite laissé emporter par l’enjeu et, multipliant les mauvais gestes en première période, ont laissé une équipe sénégalaise déjà qualifiée et largement remaniée revenir au score, sur une tentative de loin de Papa Bouba Diop juste avant la mi-temps (44e).

Au retour des vestiaires, même scénario: Islam Slimani a marqué un deuxième but (52e), mais Moussa Sow a égalisé dans la foulée (53e) pour préserver l’invincibilité de son équipe dans la compétition.

Le meilleur joueur africain, Riyad Mahrez, les talentueux Slimani, Yassine Brahimi ou Faouzi Ghoulam n’auront donc pas suffi et quittent sans victoire ni gloire la compétition continentale, remportée une seule fois par l’Algérie, en 1990 à domicile.

Les Algériens avaient pourtant annoncé « viser le sacre » avant la compétition, histoire d’oublier et de faire oublier une campagne de qualifications très peu convainquante pour le Mondial-2018 (ils sont derniers de leur poule avec un point pris en deux matches).

Prudent, Georges Leekens avait toutefois prévenu qu’il espérait « le meilleur résultat possible » mais ne pouvait « rien garantir ». Il lui reste à redresser la barre pour tenter d’accéder à la Coupe du monde, à moins que la fédération algérienne ne décide de faire appel, à nouveau, à un autre sélectionneur.

Jeuneafrique.com avec AFP

Des Maliens expulsés d’Algérie dénoncent des violences policières

décembre 12, 2016

Bamako – Plus de 260 Maliens, expulsés d’Algérie lors d’une vaste opération visant des migrants africains, sont arrivés à Bamako dans la nuit de dimanche à lundi, et un grand nombre ont accusé les forces de sécurité algériennes de violences, faisant état de blessés, voire de morts.

Les informations sur des décès n’ont pas été confirmées de source officielle et les autorités algériennes, sollicitées par l’AFP, n’ont fourni aucun commentaire sur cette vaste opération lancée au début du mois.

Nous avons été battus, au moins trois Maliens ont été tués, a déclaré à l’AFP Ousmane Coulibaly, un de ces migrants accueillis dans les locaux de la Protection civile, accusant les forces de l’ordre algériennes d’être racistes.

Parqués après leur arrestation à Alger dans une grande cour, certains Maliens, en voulant échapper aux coups de matraque, se sont fracassé la tête contre un mur ou une barre de fer, a affirmé M. Coulibaly.

D’autres ont été blessés et un est mort, lors du transfert d’Alger vers Tamanrasset et vers la frontière nigérienne, a-t-il poursuivi, en référence à la dernière ville d’importance du sud algérien avant le Mali et le Niger.

Confirmant ces déclarations, Moussa Kanté, un autre expulsé, a dénoncé de son côté le manque d’eau et de nourriture. Quand on nous expulsait vers le Niger, on donnait un pain (une baguette, NDLR) pour 40 personnes, a-t-il dit.

L’acheminement des expulsés d’Alger à la frontière nigérienne s’est effectué en bus, puis jusqu’à la capitale nigérienne, Niamey, dans des camions qui généralement ramassent du sable, a témoigné Oumar, 22 ans.

D’autres ont affirmé avoir été expulsés bien que leurs papiers aient été en règle.

On nous a arrêtés le 1er décembre, a raconté de son côté Youssouf Doumbia. Ce dernier a expliqué avoir alors demandé aux gens, à l’armée pourquoi ils étaient arrêtés, et qu’on lui avait répondu qu’ils allaient être vaccinés.

Certains de ces Maliens expulsés ont affirmé avoir été dépouillés de leur argent ou de leur téléphone portable lors de leur expulsion.

Nous demandons une enquête au sujet des cas de décès annoncés pour avoir confirmation ou infirmation de cette information, a déclaré à l’AFP le délégué général des Maliens de l’extérieur, Issa Togo. On déplore effectivement le traitement qui a été infligé à nos compatriotes, a-t-il ajouté.

Le directeur exécutif de la section locale d’Amnesty International, Saloum Traoré, a de son côté réclamé l’ouverture immédiate d’une enquête sur les cas de décès et de mauvais traitements physiques rapportés par les Maliens revenus.

L’ONG condamne les expulsions de tous les ressortissants africains d’Algérie, a-t-il martelé.

L’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) a également condamné ces expulsions faites dans des conditions qui violent les droits élémentaires de l’homme.

Les rapatriements forcés de migrants africains arrivés par milliers en Algérie sont fréquents depuis que la Libye voisine – jusqu’alors base de départ privilégiée pour traverser clandestinement la Méditerranée – est en proie au chaos.

Ils sont généralement arrêtés dans les grandes villes méditerranéennes du Nord, puis convoyés par bus jusqu’à un centre d’accueil à Tamanrasset avant d’être aiguillés vers leurs pays respectifs. Ces opérations sont supervisées par le Croissant-Rouge algérien.

Romandie.com avec(©AFP / 12 décembre 2016 19h33)