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Allemagne: le suspect de l’attentat antisémite à Halle arrêté

octobre 9, 2019

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Deux personnes ont été tuées en pleine rue mercredi dans l’est du pays lors d’un attentat antisémite. Le tireur présumé avait diffusé son attaque sur internet.

Au moins deux personnes ont été tuées mercredi en pleine rue à Halle en Allemagne dans une attaque visant, en plein Yom Kippour, une synagogue puis un restaurant turc. Un tireur a tenté en milieu de journée de pénétrer dans la synagogue du quartier Paulus, où étaient réunies, en ce jour de fête religieuse juive, «70 à 80 personnes», a indiqué le président de la communauté juive de Halle, Max Privorotzki, au Spiegel. Mais la porte d’entrée a «résisté à l’attaque». Malgré tout, deux personnes ont été gravement blessées par balle dans cette tentative. «Ils sont en train d’être opérés», a affirmé un porte-parole de l’hôpital universitaire de la ville.

L’auteur a aussi tiré en pleine rue et sur un restaurant turc, selon des témoins. Un corps, recouvert d’une bâche bleue, a été vu étendu à proximité de la synagogue, dans le quartier de Paulus. Au moins «deux personnes ont été tuées à Halle, selon les premières constatations. Plusieurs coups de feu ont été tirés», a indiqué de son côté la police sur Twitter, ne donnant pas de détails mais demandant aux «habitants de rester chez eux». Un homme a été peu après arrêté. La police allemande a indiqué mercredi soir qu’il s’agissait bien du suspect de l’assaut, précisant qu’il avait été blessé et «soigné».

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. «Dans l’état actuel des choses, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’une attaque antisémite», a déclaré dans un communiqué le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, ajoutant que la justice suspectait un acte «d’extrême droite». Selon le site SITE, spécialisé dans la surveillance des organisations terroristes, l’auteur présumé de l’attaque a lui-même filmé la fusillade et diffusé la vidéo sur la plateforme de streaming en direct Twitch. Dans cette vidéo de 35 minutes, cet homme affirme notamment que «l’Holocauste n’a jamais existé» et considère que les Juifs sont à l’origine de tous les problèmes, d’après SITE, qui dresse un parallèle avec une vidéo similaire filmée par l’auteur de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande contre deux mosquées en mars dernier. «Nous avons fait au plus vite pour retirer ce contenu, et nous suspendrons tous les comptes qui posteront ou reposteront des images de cet acte abominable», a indiqué une porte-parole de Twitch interrogée par l’AFP.

Tenue militaire et fusil d’assaut

Concernant l’attaque du restaurant turc, plusieurs personnes ont fait état de tirs, dont un de grenade. «Un tireur portait un casque et des habits militaires», a témoigné un homme qui était à l’intérieur, Conrad Rössler, sur la chaîne d’information NTV. «Il a jeté une grenade sur le local. La grenade s’est écrasée sur la porte et a explosé», a ajouté ce témoin, encore sous le choc. «L’homme a ensuite tiré au moins une fois dans le magasin, l’homme qui était assis derrière moi a dû mourir. Je me suis caché dans les toilettes et j’ai verrouillé la porte», a-t-il raconté. Sur une vidéo amateur reprise par de nombreux médias et montrant manifestement un extrait de l’assaut, un homme habillé en kaki et casqué, d’apparence calme, tire au fusil d’assaut en pleine rue.

Tout le quartier a été bouclé et la gare centrale de Halle, dans l’Etat régional de Saxe-Anhalt, à 175 km au sud-ouest de Berlin, a été fermée. En début de soirée, la police de Halle a levé l’alerte, considérant que «le danger n’est plus considéré comme aigu. Nous sommes toujours sur place avec des forces importantes. Vous pouvez retourner dans les rues, les alertes sont levées». La sécurité a été renforcée devant les synagogues de plusieurs villes allemandes, dont Berlin, Leipzig et Dresde.

La mairie de Halle a évoqué une «tuerie», sans plus de précision. «C’est une terrible nouvelle», a réagi lors d’une conférence presse le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert. La chancelière allemande, qui devait se rendre dans la synagogue de la Oranienburgerstrasse, à Berlin, a qualifié d’«attentat» cette fusillade. Cette dernière suit «le déroulement des faits après l’attentat de Halle» et exprime sa «solidarité à tous les Juifs pour ce jour de fête qu’est Yom Kippour», a-t-il déclaré sur Twitter.

L’attentat suscite «un choc profond pour tous les Juifs en Allemagne», a estimé le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Josef Schuster. Le président de la communauté a également jugé «scandaleux» que le bâtiment religieux n’ait pas été protégé par la police allemande alors que les Juifs célèbrent mercredi la grande fête de Yom Kippour.

Le spectre de l’extrême droite

Cette attaque intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu pro-migrants du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU). Le principal suspect est un membre de la mouvance néonazie. Cette affaire a créé une onde de choc dans le pays, où l’extrême droite anti-migrants enchaîne les succès électoraux. Elle a réveillé la crainte d’un terrorisme d’extrême droite à l’image de celui du groupuscule néonazi NSU, responsable du meurtre d’une dizaine d’immigrés en Allemagne entre 2000 et 2007.

Outre les meurtres perpétrés par le NSU, il y a eu nombre de précédents violents: un attentat au couteau contre la maire de Cologne Henriette Reker en 2015, et deux ans plus tard contre le maire d’Altena Andreas Hollstein. Tous deux, favorables à l’accueil des migrants, en réchappent de justesse. L’Allemagne est confrontée à «une nouvelle RAF», une «RAF brune», selon le Süddeutsche Zeitung, en référence au groupe terroriste d’extrême gauche Fraction armée rouge, actif entre 1968 et 1998. Plus de 12.700 extrémistes de droite jugés dangereux sont recensés par les autorités.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Climat : l’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030

septembre 20, 2019

Global Climate Strike in Berlin

La chancelière allemande Angela Merkel et le ministre des Finances Olaf Scholz lors d’une réunion autour du climat, le 20 septembre à Berlin. MICHAEL HANSCHKE / REUTERS

La coalition gouvernementale allemande vient de se doter d’une stratégie climatique.

L’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030 «pour la protection du climat et la transition énergétique», selon le texte final négocié vendredi au sein de la coalition d’Angela Merkel et obtenu par l’AFP.

Cet effort, réclamé par des manifestations massives dans tout le pays, doit permettre à la première économie européenne d’accélérer la baisse de ses émissions polluantes, jusqu’ici nettement inférieure à ses objectifs. L’enjeu consiste à prendre des mesures pour inciter les Allemands à réduire les émissions polluantes, et permettre au pays, aujourd’hui en retard, d’atteindre ses objectifs de réduction d’émissions polluantes.

L’annonce intervient alors que des dizaines de milliers de manifestants, 80.000 selon les organisateurs, s’étaient rassemblés à Berlin à l’emblématique Porte de Brandebourg, en ce jour d’un mouvement mondial de grève pour la défense du climat. La mobilisation devrait être particulièrement bien suivie en Allemagne, où les écologistes ont le vent en poupe et enchaînent les succès électoraux.

Global Climate Strike in Berlin

De nombreux manifestants réunis à Berlin le 20 septembre pour la grève du climat. FABRIZIO BENSCH

Au total, des manifestations doivent avoir lieu dans 575 villes allemandes, «du jamais vu», a estimé la porte-parole allemande du mouvement FridaysforFuture, Luisa Neubauer dans un tweet.

Une panoplie de mesures

Selon le projet d’accord en discussion, des investissements d’«un montant à trois chiffres en milliards d’euros», soit au moins 100 milliards d’euros, sont prévus d’ici à 2030. Les partis se sont particulièrement disputés sur son financement, rendu extrêmement compliqué par le fait que le gouvernement refuse de contracter de nouvelles dettes, conformément à sa politique d’orthodoxie budgétaire du «Schwarze Null».

Les négociations achoppaient en particulier sur un modèle de tarification des émissions de CO2, où l’essence, le diesel, le gaz de chauffage ou le fioul pourraient être intégrés dans un marché national de certificats et voir leur prix monter, d’environ 11 centimes par exemple pour le litre de diesel.

Question centrale: où fixer le curseur pour à la fois avoir un prix suffisamment élevé afin d’inciter les consommateurs à opter pour les solutions les moins polluantes, mais en même temps ne pas provoquer de levée de bouclier de l’opinion, à l’exemple du mouvement des gilets jaunes en France ? Il est question dans les discussions de prix plancher et plafond sur ce marché.

Concrètement, la stratégie du gouvernement comprend aussi une panoplie de mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture, l’industrie et les transports. Cela va de la promotion des transports publics et des trains, à l’augmentation du prix des voyages en avion en Allemagne, ou à diverses subventions pour le développement des voitures électriques ou pour des chauffages individuels efficaces et propres.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Allemagne: une bombe sans doute ancienne explose dans un champ

juin 24, 2019

 

Une bombe datant probablement de la Seconde guerre mondiale a explosé dimanche au beau milieu d’un champ situé dans l’ouest de l’Allemagne, laissant un énorme cratère sans faire de blessés, a indiqué la police lundi.

Ce trou profond de quatre mètres pour dix mètres de diamètre «a été examiné lundi par les services en charge des explosifs pour trouver d’éventuels fragments» de l’engin, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police de Wiesbaden. Selon la police, la bombe a sans doute été larguée lors de la Seconde guerre mondiale par les Alliés mais n’a pas explosé en touchant le sol, restant silencieuse pendant plus de 70 ans. La détonation, survenue dans la nuit de samedi à dimanche près de Limbourg, a été entendue par plusieurs habitants qui ont également ressenti des secousses.

Depuis 1945, près d’une vingtaine d’explosions surprises de ce type sont survenues sur le territoire allemand, selon l’organisme GUBD qui conseille des entreprises du BTP. Régulièrement, des bombes datant de la Deuxième guerre mondiale et n’ayant pas explosé sont retrouvées et désamorcées en Allemagne, le plus souvent à l’occasion de travaux d’aménagement ou de construction.

Mi-juin, une bombe américaine de 100 kg avait été désamorcée en plein centre de Berlin, à proximité de l’emblématique Alexanderplatz, exigeant l’évacuation de milliers de personnes. Environ 10% des millions de bombes lâchées sur l’Allemagne jusqu’en 1945 n’ont pas explosé, selon des experts cités par le Spiegel. Si certaines d’entre elles sont enfouies jusqu’à six mètres de profondeur, d’autres ne seraient enterrées qu’à 30 centimètres, constituant un réel danger, avertissent ces experts.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mondial féminin 2019 : les matchs des huitièmes de finale

juin 22, 2019

La Norvège s’impose aux tirs au but et va en quarts

La Norvège obtient son billet pour les quarts de finale de la Coupe du monde grâce à sa victoire aux tirs au but face à l’Australie (1-1, 4-1 tab). Dominatrices, les Norvégiennes ont ouvert la marque, grâce à la réalisation d’Isabell Herlovsen (31e). Mais à l’envie et au courage, les Australiennes n’ont jamais lâché. Leur résilience a payé grâce à l’égalisation d’Elise Kellond-Knight (83e).

Sans pouvoir se départager à l’issue du temps réglementaire puis des prolongations, les Norvégiennes ont été plus solides lors de la séance des tirs au but, en inscrivant leur quatre tentatives. A la différence de Samantha Kerr, qui a manqué le cadre, avant de voir Hjelmseth s’interposer sur la deuxième tentative australienne.

En quarts de finale, la Norvège affrontera le gagnant du 8e de finale entre l’Angleterre et le Cameroun jeudi 27 juin, au Havre. Le duel entre Anglaises et Camerounaises se tiendra demain, à 17h30 à Valenciennes, avant le 8e de finale de l’équipe de France face au Brésil, au Havre (21h).

Tranquille face au Nigéria, l’Allemagne file en quarts

Efficaces, les Allemandes seront au rendez-vous des quarts de finale du Mondial 2019, en France. Elles se sont sereinement imposées face à un trop faible Nigéria ce samedi, à Grenoble (3-0), et se sont rendues le match facile en ouvrant le score par Popp en milieu de première période (20e). Les Allemandes ont ensuite profité des erreurs de la défense nigériane pour aggraver la marque. Däbritz a doublé la mise sur penalty (27e) avant que Schüller ne clôt le score en fin de rencontre (82e). Premières qualifiées pour les quarts de finale, les filles de l’équipe d’Allemagne, deuxième nation mondiale, affronteront la Suède ou le Canada le 29 juin prochain, à Rennes (18h30).

Le Figaro.fr par La Rédaction

Allemagne: Angela Merkel prise de tremblements durant une cérémonie officielle

juin 18, 2019

 

Angela Merkel a été prise de tremblements durant plusieurs minutes pendant une cérémonie officielle avec le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, mardi à Berlin.

La chancelière a été victime de ce malaise alors qu’elle attendait, au côté du président ukrainien, une parade militaire à la chancellerie, à Berlin, où la température avoisinait mardi les 30 degrés. Les bras légèrement tendus vers l’avant, elle a visiblement tenté d’atténuer ces tremblements durant les hymnes allemand et ukrainien.

Elle a ensuite, plus d’une heure après cette scène, assuré, avec le sourire, avoir retrouvé ses esprits : «j’ai bu au moins trois verres d’eau, c’est qui m’a manifestement manqué et à présent je me sens très bien». Le président ukrainien a plaisanté en assurant : «elle se tenait à côté de moi, elle était en totale sécurité» lors de la cérémonie. Angela Merkel, qui se retirera de la politique à la fin de son mandat, au plus tard en 2021, aura 65 ans le mois prochain

Par Le Figaro.fr avec AFP

La course à la succession d’Angela Merkel s’ouvre en Allemagne

octobre 29, 2018

La chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 29 octobre 2018 / © AFP / Tobias SCHWARZ

La compétition pour remplacer Angela Merkel à la tête de son parti conservateur et peut-être ensuite de l’Allemagne s’ouvre mardi après l’annonce choc du retrait progressif du pouvoir de la chancelière.

Tirant les conséquences d’une douloureuse débâcle électorale en Hesse, Angela Merkel, 64 ans, a fait savoir lundi qu’elle mettrait un terme à sa carrière politique dans trois ans, après son quatrième mandat.

« Il est temps d’ouvrir un nouveau chapitre », a-t-elle martelé, soulignant s’être toujours donné pour objectif de quitter la scène politique « dans la dignité ».

La cheffe du gouvernement, aux manettes de la première économie en Europe depuis 13 ans, franchira un premier pas décisif vers la sortie dans un peu plus d’un mois quand elle passera la main à la tête de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) qu’elle préside depuis dix-huit ans.

– Trois candidats –

Trois candidats se sont d’ores et déjà déclarés en interne pour lui succéder comme président(e) de la CDU, un poste considéré comme un marche-pied vers la chancellerie.

Parmi eux figurent la secrétaire générale du parti, Annegret Kramp-Karrenbauer, et le ministre de la Santé, Jens Spahn.

D’autres pourraient leur emboîter le pas, comme le dirigeant de la puissante région de Rhénanie du Nord-Westphalie, Armin Laschet, qui n’exclut pas de se lancer dans la course.

L’AfD en Allemagne / © AFP / Thorsten EBERDING

La chancelière a insisté sur le fait qu’elle n’avait pas de favori pour sa succession. Le nouveau dirigeant sera élu par un millier de délégués réunis en congrès les 7 et 8 décembre à Hambourg.

Annegret Kramp-Karrenbauer, dite « AKK », tient la corde, selon les médias et fait figure de dauphine adoubée par Angela Merkel qui l’avait proposée au poste de secrétaire générale en février. Les deux femmes partagent une ligne politique plutôt centriste.

– ‘Opposition interne’ –

Partisan à l’inverse d’un coup de barre à droite, l’ambitieux Jens Spahn, 38 ans, est considéré comme le « chef de l’opposition interne » ou la « star contestée de la CDU ».

Il n’a cessé de contester la chancelière notamment sur les questions d’immigration depuis sa décision historique d’accueillir un million de migrants en 2015 et 2016.

Mais il pourrait encore manquer d’expérience aux yeux de certains cadres de la CDU.

Une ancienne étoile montante du parti, Friedrich Merz, a également décidé de tenter sa chance bien qu’il ait quitté la scène politique de longue date en raison de sa rivalité ancestrale avec Angela Merkel.

Merkel prépare sa sortie après un cinglant revers électoral / © AFP / Marion Payet

Amis comme rivaux politiques ont salué la décision d’Angela Merkel tant les Allemands semblent lassés de son style de gouvernement basé sur la recherche permanente du compromis, voire la non prise de décision.

Parviendra-t-elle vraiment à tenir encore trois ans compte-tenu de son affaiblissement politique qui risque désormais d’aller croissant? D’autant que son successeur à la CDU va devoir se démarquer de Mme Merkel s’il veut avoir des chances de conquérir la chancellerie.

« Quand Angela Merkel va renoncer à la présidence de la CDU en décembre, son mandat de chancelière ne va plus durer longtemps », prédit un éditorialiste du Spiegel. « C’est la fin d’une ère ».

Le président de la chambre des députés et vétéran de la politique allemande, Wolfgang Schaüble, ne semble plus la soutenir que du bout des lèvres: « nous ferons ce que nous pourrons pour éviter l’impression d’un canard boiteux », a-t-il dit à la chaîne de télévision Deutsche Welle.

Angela Merkel apparaît désormais d’autant plus comme une chancelière en sursis qu’elle doit en plus compter avec les difficultés de son partenaire social-démocrate. Le SPD enchaîne aussi les scrutins calamiteux et pourrait être tenté à tout moment par une cure d’opposition.

« Le SPD demeure dans une crise existentielle qui pourrait facilement déboucher sur la décision de quitter le gouvernement l’an prochain », estime même un analyste de la banque ING-Diba, Carsten Brzeski.

« La pression sera d’autant plus forte que la CDU met le cap à droite avec une nouvelle direction », renchérit Charles Lichfield, analyste d’Eurasiagroup.

Romandie.com avec(©AFP / (30 octobre 2018 04h38)

Côte d’Ivoire: l’Allemagne va financer la première centrale solaire

octobre 3, 2018

Abidjan – L’Allemagne va financer à hauteur de 40 millions d’euros la première centrale solaire en Côte d’Ivoire, pays qui ambitionne de faire participer les énergies renouvelables au mix énergétique à hauteur de 11% d’ici à 2020, a annoncé mercredi son ambassade à Abidjan.

D’une puissance de 37,5 MWc(mégawatt-crête, la puissance électrique maximale), la centrale solaire de Boundiali (Nord) va bénéficier d’un financement de 27 millions d’euros par la KfW (Banque de Développement Allemande) et d’une contribution de 9,7 millions d’euros de l’Union Européenne, souligne un communiqué de l’ambassade d’Allemagne à Abidjan.

L' »accord de partenariat » ivoiro-allemand a été signé entre l’ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Michael Grau, la directrice générale du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), Ingrid-Gabriela Hoven, et le ministre ivoirien de l’Economie, Adama Koné.

Cette signature de contrat de financement intervient quelques semaines avant la visite du président ivoirien Alassane Ouattara en Allemagne le 30 octobre, à l’occasion du sommet du G20 pour les investissements (G20 Investment Summit).

En 2017, l’Allemagne a accordé à la Côte d’Ivoire un prêt de 100 millions d’euros pour des projets d’infrastructures et d’appui aux réformes afin « d’attirer les capitaux privés et créer des emplois ».

La Côte d’Ivoire, leader dans le secteur de l’électricité en Afrique de l’Ouest, a consommé à peine un mégawatt d’énergie solaire en 2018, alors que le pays vise une consommation de 11% provenant des énergies renouvelables d’ici à 2020, selon l’Association ivoirienne des énergies renouvelables (AIENR).

La fourniture d’électricité de la Côte d’Ivoire (2.000 MW) est assurée à hauteur de 75% par l’énergie thermique et le reste par les barrages hydro-électriques.

Première puissance économique d’Afrique de l’Ouest francophone, la Côte d’Ivoire dispose actuellement d’un réseau de 5.000 km de lignes à haute tension et d’une puissance installée de 2.200 mégawatts.

Le gouvernement mise sur un programme de développement de son réseau et ambitionne d’atteindre la barre des 4.000 MW en 2020 et 6.600 MW en 2030, et de faire participer les énergies renouvelables au mix énergétique à hauteur de 16% en 2030.

Plusieurs projets sont en préparation, comme la construction de plusieurs centrales à biomasse Biokala, développées par le groupe agro-industriel ivoirien Sifca et le français EDF. Ces centrales doivent être alimentées par les résidus de palmiers à huile du groupe Sifca.

Romandie.com avec(©AFP / 03 octobre 2018 15h18)                                                        

L’Allemagne va faciliter l’immigration face à la pénurie de main d’œuvre

octobre 2, 2018

Berlin – Attirer les travailleurs étrangers qualifiés pour répondre à la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs: les partis de la coalition au pouvoir en Allemagne sont tombés d’accord mardi pour légiférer afin de faciliter l’immigration.

Les trois partis, les conservateurs de la CDU et de la CSU ainsi que les sociaux-démocrates du SPD, sont parvenus à un accord dans la nuit sur cette délicate question migratoire, dans un contexte politique marqué par une forte poussée de l’extrême droite en raison de l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015-2016.

Ils se sont entendus sur l’adoption courant 2019 d’une loi pour faciliter l’accès au marché du travail allemand d’étrangers extracommunautaires qualifiés.

« Nous ne voulons pas d’une immigration de personnes non qualifiées venant de pays tiers », notent sociaux-démocrates et conservateurs dans le document présenté mardi résumant les grandes lignes du projet.

Les demandeurs d’emploi de l’extérieur de l’UE — en particulier évoluant dans des secteurs sous tension comme la cuisine, les mathématiques ou l’informatique– pourront obtenir un permis de séjour en Allemagne de six mois s’ils peuvent assurer leurs moyens de subsistance durant ce laps de temps. Il sera prolongé s’ils trouvent un emploi. Une condition néanmoins, ils devront démontrer un niveau d’allemand suffisant.

« Nous avons besoin de travailleurs de pays tiers, » a reconnu le ministre de l’Intérieur (CSU), Horst Seehofer, par ailleurs très critique à l’égard de la politique d’accueil des réfugiés décidée par Angela Merkel en 2015.

Quelque 338.200 emplois étaient non pourvus en septembre en Allemagne dans les seuls secteurs de l’informatique, des mathématiques et des technologies de l’information, selon le quotidien économique Handelsblatt, qui cite l’Institut économique allemand, basé à Cologne.

Le document présenté mardi souligne que la « forte croissance économique de ces dernières années » a en partie été atteinte grâce à des une « immigration en provenance des États membres de l’Union européenne ». Mais, relève le document, « ce solde migratoire est actuellement en baisse ».

La CDU-CSU et les sociaux-démocrates du SPD ont dû trancher un désaccord au sujet des étrangers déboutés d’une demande d’asile mais qui occupent un emploi en Allemagne et parlent allemand. Le SPD souhaitait qu’ils puissent rester, ce à quoi la CSU s’opposait.

Finalement, M. Seehofer a donné son accord pour que les plus qualifiés puissent rester.

« Il s’agit de ne pas renvoyer chez elles les mauvaises personnes », a résumé Hubertus Heil, ministre SPD du Travail.

Le leader de l’AfD (extrême droite), Alexander Gauland, a réagi en accusant les partis de la coalition de vouloir « tromper les Allemands », en semant la confusion entre droit d’asile et immigration économique.

Du côté des Verts, Filiz Polat, chargé des questions migratoires, a mis en garde contre un trop-plein de « bureaucratie et des réglementations opaques ». Jan Korte, un des responsables parlementaires de Die Linke, a pour sa part demandé à ce que l’accord soit élargi à tous les demandeurs d’asile disposant d’une activité.

L’organisation patronale BDA a salué cet accord, regrettant cependant qu’il manque d’ambition en matière de reconnaissance des diplômes étrangers.

Après l’arrivée depuis d’un million de demandeurs d’asile dans la première économie européenne en 2015 et 2016, ce nombre devrait être inférieur à 200.000 cette année.

L’intégration des demandeurs d’asile via le travail montre des succès en Allemagne notamment, grâce à une économie florissante. Mais une partie de l’opinion, de même que le parti d’extrême droite AfD et une part de la CDU-CSU, accuse les demandeurs d’asile d’être responsables d’une hausse de l’insécurité.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2018 14h46)                                                        

Les États-Unis vont renforcer leur présence militaire en Allemagne

septembre 7, 2018

Berlin – Les Etats-unis, qui comptent déjà plus de 30.000 soldats stationnés en Allemagne, vont encore renforcer leur présence militaire dans ce pays malgré les critiques répétées de Donald Trump contre Berlin, a annoncé vendredi l’ambassadeur américain dans le pays.

Quelque 1.500 soldats supplémentaires seront envoyés d’ici 2020 en Allemagne, a indiqué Richard Grenell dans un communiqué. Ce futur déploiement doit contribuer à « renforcer la sécurité de l’Otan et de l’Europe », précise-t-il.

Dans un communiqué, l’Armée de terre américaine a précisé que ces 1.500 soldats et leurs familles commenceraient à être déployés avant la fin de l’année sur les bases de Grafenwohr, Hohenfels et Ansbach, en Bavière (sud), et Baumholder, en Rhénanie, non loin de la frontière française.

« L’ajout de ces forces améliorera le niveau de préparation de l’armée de terre américaine en Europe et nous permettra de mieux répondre en cas de crise », précise le communiqué.

Cette annonce intervient malgré les nombreuses critiques adressées depuis son élection par Donald Trump aux pays membres de l’Otan, et à l’Allemagne en particulier, accusés d’être de mauvais payeurs et de s’en remettre aux Etats-Unis pour assurer leur sécurité.

Les 29 pays membres de l’Alliance s’étaient engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB aux dépenses de défense à l’horizon 2024.

Mais une quinzaine de pays, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, l’Espagne et la Belgique sont encore très loin de l’objectif, avec moins de 1,4% de leur PIB pour la Défense en 2018, et certains se disent incapables de respecter leur parole en 2024 en invoquant leurs contraintes budgétaires. Ce qui irrite le locataire de la Maison Blanche.

L’Allemagne est une des cibles privilégiées de sa vindicte: elle est accusée de débourser des milliards pour acheter du gaz et du pétrole à la Russie au lieu de contribuer aux dépenses de défense. L’Allemagne a prévu de consacrer 1,5% de son PIB aux dépenses militaires en 2025.

Romandie.com avec(©AFP / 07 septembre 2018 19h03)                                                        

Allemagne: Merkel dans l’embarras, les « chasses » aux étrangers remises en causes en cause

septembre 7, 2018

Le patron du Renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a mis en doute des « chasses » aux étrangers à Chemnitz, contredisant Angela Merkel. Le 12 avril 2018. / © AFP/Archives / MICHELE TANTUSSI

Le patron du Renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a mis en doute l’existence de « chasses » aux étrangers à Chemnitz, contredisant et embarrassant Angela Merkel au moment où elle fait face à de nouveaux remous politiques sur les migrants.

Un nouveau rassemblement à l’appel d’un groupuscule local d’extrême droite Pro Chemnitz est par ailleurs prévu en fin de journée dans cette ville de l’ex-RDA. La cité saxonne est depuis près de deux semaines le théâtre de manifestations et violences, suite au meurtre à l’arme blanche d’un Allemand, que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.

Hans-Georg Maassen a fait part vendredi dans Bild de ses sérieux doutes quant à d’éventuelles « chasses collectives » perpétrées contre des personnes d’apparence étrangère lors d’un rassemblement non autorisé de l’extrême droite le 26 août à Chemnitz. Celui qui avait mis le feu aux poudres.

Or, ces « chasses collectives » avaient été officiellement condamnées dès le lendemain par le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert.

La dirigeante elle-même avait ensuite employé cette expression et évoqué également des images montrant « très clairement la haine » et « une poursuite contre des personnes innocentes ».

– ‘Fausse information’ –

Le chef du renseignement a également mis en doute l’authenticité d’une vidéo diffusée ce soir-là sur le compte Twitter d’un groupe d’extrême gauche « Antifa Zeckenbiss » et montrant au moins un jeune homme, probablement d’origine étrangère, poursuivi en pleine rue par des hommes vociférants.

« Il y a de bonnes raisons de croire qu’il s’agit d’une fausse information intentionnelle pour éventuellement détourner l’attention de l’opinion publique du meurtre à Chemnitz », selon M. Maassen qui n’a fourni aucune précision.

La chaîne publique ARD, qui a effectué des recherches poussées sur ce document, a assuré à l’inverse que rien n’indiquait que cette vidéo était un « fake », s’appuyant sur les témoignages de journalistes sur place ou l’analyse des lieux.

La Fédération des journalistes allemands a critiqué les mises en cause du patron du Renseignement. « Face à ses doutes, il y a les témoignages de journalistes » sur place, qui ont assisté aux scènes et ont été eux-mêmes parfois agressés, a-t-elle dit.

La police de Chemnitz avait elle-même fait état de plaintes déposées par un jeune Afghan, un Bulgare ou encore un Syrien, suite à des agressions en marge du défilé organisé le 26 août par l’extrême droite pour dénoncer l’homicide commis le même jour.

Les violences avaient suscité un immense émoi dans un pays, où l’opinion est très polarisée sur la question des migrants depuis l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016.

Les mises en cause du patron du renseignement sont un pavé dans la marre pour Angela Merkel sur le plan politique car plusieurs responsables de son propre camp conservateur, à commencer par son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, et l’extrême droite, mettent en cause depuis plusieurs jours la réalité des violences contre les étrangers à Chemnitz.

– Mise en garde –

La chancelière est en grande difficulté depuis des mois sur la question migratoire.

Chaque fait divers impliquant des migrants est l’occasion pour le parti d’extrême droite (AfD) de l’attaquer et de dénoncer une hausse supposée de l’insécurité et de la délinquance depuis 2015.

Et Horst Seehofer, également président du très conservateur parti bavarois CSU – théoriquement allié de la CDU – conteste de nouveau ouvertement la politique migratoire de la chancelière.

Il a estimé jeudi que l’immigration était « la mère de tous les problèmes » de l’Allemagne, ce qu’a contesté dans la foulée Mme Merkel. Et vendredi il a apporté son soutien au patron du Renseignement, affirmant qu’il avait « toute (sa) confiance ».

Le ministre avait déjà poussé la coalition gouvernementale entre sociaux-démocrates et conservateurs au bord de l’implosion fin juin sur cette épineuse question de l’accueil des migrants.

Dans ce climat, le président de la République, Frank-Walter Steinmeier, est sorti de sa réserve vendredi pour mettre en garde contre toute offensive visant la démocratie allemande et rappeler « les conséquences » des attaques subies par la République de Weimar, avant l’avènement du nazisme en 1933.

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 17h04)