Posts Tagged ‘Allemagne’

Allemagne : une exploitation agricole confinée après 174 cas positifs au coronavirus

juillet 26, 2020

Quelque 480 employés d’une exploitation agricole allemande ont été placés en quarantaine après que 174 d’entre eux ont été testés positifs au coronavirus, a appris l’AFP ce dimanche 26 juillet de source officielle.

Depuis vendredi, 174 saisonniers – pour l’essentiel originaires de Hongrie, de Roumanie, de Bulgarie et d’Ukraine – ont été testés positifs dans cette exploitation bavaroise (ouest) où ils ramassent des concombres, a déclaré au cours d’une conférence de presse l’administrateur du district de Dingolfing-Landau, Werner Bumeder.

Des tests gratuits

Tous les saisonniers et les responsables de l’exploitation sont confinés sur le site et séparés selon qu’ils sont positifs ou négatifs au Covid-19, a souligné la même source, précisant qu’un employé a été hospitalisé.

La ministre de la Santé de Bavière, Melanie Huml, a assuré que les autorités prenaient «très au sérieux» la situation et prévoyaient d’organiser des campagnes de tests dans d’autres exploitations de la région. Les habitants de la commune de Manning, où a été détecté ce nouveau foyer actif, pourront se faire tester gratuitement, a-t-elle ajouté, insistant sur le fait que cela était en particulier important pour ceux qui envisagent de partir en vacances.

Par Le Figaro avec AFP

Allemagne: un homme condamné pour le meurtre de six membres de sa famille, dont ses parents

juillet 10, 2020

 

Un homme de 27 ans a été condamné vendredi à 15 ans de prison pour le meurtre de six membres de sa famille, dont ses propres parents, qu’il avait tués lors d’une fusillade, et devra être interné en hôpital psychiatrique.

Présenté comme Adrian S., le jeune homme a été reconnu coupable de meurtres et de tentatives de meurtre après avoir tué à l’aide d’un revolver semi-automatique 9 mm son père, sa mère, son demi-frère, sa demi-soeur, son oncle et sa tante, selon le verdict du tribunal régional de Ellwangen, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Certaines de ses victimes avaient été abattues d’une balle dans la tête, et deux autres membres de sa famille avaient été grièvement blessés.

Placement en établissement psychiatrique réclamé

Le parquet et la défense avaient tous deux réclamé le placement en établissement psychiatrique de cet homme qui avait un permis de port d’armes et pratiquait le tir sportif. Il avait reconnu les faits à l’ouverture de son procès et exprimé ses regrets. «J’ai tout simplement tiré sur tout ce qui bougeait», avait-il dit devant ses juges, selon Der Spiegel.

La fusillade avait suscité un choc dans le pays alors que le jeune homme a assuré que sa mère lui avait fait subir des mauvais traitements et avait tenté de l’empoisonner avec des hormones féminines, des affirmations pour lesquelles il n’a pas pu apporter la moindre preuve, selon les expertises. Un psychiatre a toutefois établi qu’il souffrait d’hallucinations et de maladie mentale.

La fusillade avait éclaté le 24 janvier en milieu de journée à Rot am See (sud-ouest de l’Allemagne), une petite ville proche de Stuttgart, alors que la famille du jeune homme était réunie pour l’inhumation de sa grand-mère. Le tireur avait lui-même appelé la police pour se dénoncer, avant d’attendre les agents devant le lieu du crime.

Par Le Figaro avec AFP

Émoi en Allemagne après des scènes d’émeutes et de pillage à Stuttgart

juin 21, 2020
Des policiers sont postés devant des boutiques vandalisées le 21 juin 2020 à Stuttgart, après une nuit d'échauffourées
© Christoph Schmidt Des policiers sont postés devant des boutiques vandalisées le 21 juin 2020 à Stuttgart, après une nuit d’échauffourées
« Scènes de guerre civile », « violence sans précédent »: les condamnations politiques pleuvent en Allemagne après des pillages de magasins et des échauffourées entre plusieurs centaines de jeunes et la police à Stuttgart dans la nuit de samedi à dimanche.

Plus d’une dizaine de policiers ont été légèrement blessés et une vingtaine de personnes ont été interpellées lors de ces violences urbaines qui ont éclaté d’après les autorités locales à la suite d’un contrôle de police vers minuit pour une affaire de stupéfiant qui a dégénéré.

Plusieurs centaines de jeunes gens, jusqu’à 500, se sont alors dirigés en petits groupes vers le centre-ville pour y semer le chaos pendant plusieurs heures.

Portant souvent des cagoules pour éviter d’être identifiés ils ont alors « fortement endommagé des voitures de police garées dans la rue en brisant leurs vitres à coups de barres de fer, de poteaux », ont indiqué les forces de l’ordre dans un communiqué.

Ils ont « lancé des pierres et des pavés retirés de la voie publique ou de chantiers de construction vers d’autres véhicules des forces de l’ordre qui circulaient », et agressé des membres des forces de l’ordre.

Au total « plus d’une dizaine de policiers » ont été légèrement blessés à cette occasion, a-t-elle ajouté.

– Pillages –

Sur leur passage, les émeutiers ont brisé aussi plusieurs vitrines de commerces, tandis que des devantures de magasins ont été pillées, notamment sur une des grandes artères commerçantes de la métropole, comme le montrent diverses vidéos amateurs circulant sur les réseaux sociaux.

La chaîne de télévision publique locale SWR parle notamment d’une bijouterie, d’un établissement de restauration rapide ou encore d’un magasin de téléphones portables.

Au total, neuf magasins ont été pillés et 14 endommagés.

Le calme n’est revenu que vers 03H00 du matin (01H00 GMT) après l’arrivée de renforts de police. Jusqu’à 280 membres des forces de l’ordre ont été mobilisées.

Contrairement à d’autres pays en Europe, ou aux États-Unis, ce type de violences urbaines est rare en Allemagne. Le choc parmi les responsables politiques a été d’autant plus grand.

« Ces scènes incroyables m’ont laissé sans voix », a déclaré le chef de la police de la ville, Frank Thomas Berger. « Je n’avais jamais rien vu de tel, en 46 ans de carrière dans la police ».

Un responsable politique local du parti social-démocrate à Stuttgart, Sascha Binder, a parlé de « scènes dignes d’une guerre civile » et de « combats de rue », demandant que toute la lumière soit faite sur la « nuit horrible qu’a connue Stuttgart ».

Le chef du gouvernement de la région, le Bade-Wurtemberg, dans le Sud-Ouest du pays, Winfried Kretschmann, a dénoncé « l’éruption brutale de violence » et « des actes criminels ».

Son ministre de l’Intérieur, Thomas Strobl, a promis de lourdes sanctions. « Les violences que nous avons connues dans la nuit à Stuttgart sont d’une ampleur sans précédent » dans la région, a-t-il dit au quotidien Die Welt.

Des incidents similaires s’étaient déjà produits les weekends précédents dans la ville mais ils étaient d’une ampleur bien moindre.

La police a exclu toute motivation politique de la part des émeutiers et penchait plutôt pour des fêtards, réunis dans le centre ville par une nuit chaude, parce que les clubs et les discothèques sont toujours fermés.

Sur les douze non-allemands interpellés, le chef de la police a indiqué qu’ils étaient de pays comme la Croatie, le Portugal, mais aussi la Somalie ou l’Afghanistan.

MSN-Québec avec AFP

Vaccin: des pays européens signent un accord garantissant 300 millions de doses pour l’UE

juin 13, 2020

 

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca.

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pour garantir la fourniture à l’UE de 300 millions de doses d’un éventuel vaccin contre le coronavirus, a annoncé samedi le gouvernement allemand.

Les quatre pays ont signé un accord avec le groupe, né en 1999 de la fusion du Suédois Astra et du Britannique Zeneca, qui prévoit l’approvisionnement de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne dès qu’un vaccin contre le Covid-19 sera découvert, a indiqué le ministère allemand de la Santé. Le développement d’un vaccin pourrait être achevé avec succès d’ici la fin de l’année, ont précisé à l’AFP des sources gouvernementales allemandes.

Les doses «doivent être distribuées à tous les États membres qui veulent participer, en fonction de la taille de leur population», selon le ministère. «Pour que les vaccins soient disponibles en grand nombre très rapidement après leur éventuelle approbation cette année ou l’année prochaine, les capacités de production doivent être garanties par contrat dès maintenant», a-t-il fait valoir.

La Commission européenne avait défendu vendredi l’idée auprès des pays de l’UE de se regrouper pour garantir un accès privilégié à un futur vaccin. Elle plaidait notamment pour la mise en place de contrats d’achats anticipés.

Au moment où les laboratoires tentent de trouver un vaccin en un temps record -douze à 18 mois, contre plusieurs années en temps normal-, ces avances sur paiement leur permettraient d’investir dans les capacités de production, alors que les essais cliniques sur les humains ne sont pas encore finalisés. Cet engagement donnerait le droit aux Etats membres d’acheter un certain nombre de doses à un certain prix une fois le vaccin disponible, en contrepartie du risque pris en matière d’investissements.

Les principaux groupes pharmaceutiques sont engagés dans une course pour développer un vaccin contre le coronavirus, qui a jusqu’à présent fait plus de 417.000 morts et infecté plus de 7,4 millions de personnes dans le monde.

Par Le Figaro avec AFP

 

Coronavirus: plus de 425.000 morts dans le monde

juin 12, 2020

 

L’épidémie de coronavirus a fait plus de 425.000 morts dans le monde depuis que la Chine a fait état de l’apparition de la maladie en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 03 heures 30 (heure de Paris).

Au total, 425.282 décès (pour 7.632.517 cas déclarés), ont été recensés dans le monde. L’Europe est la région ayant enregistré le plus de morts (186.843 pour 2.363.538 cas), mais c’est désormais en Amérique latine que l’épidémie progresse le plus rapidement, avec un total de 76.343 morts pour 1.569.938 cas.

Coronavirus: onze cas supplémentaires recensés en Chine

Onze nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés en Chine continentale au cours des vingt-quatre dernières heures, a indiqué samedi la Commission nationale de la Santé, ce qui porte à 83.075 le nombre total de cas dans le pays. Cinq de ces cas supplémentaires concernent des voyageurs arrivés de l’étranger, a précisé la commission dans son point quotidien sur l’épidémie de coronavirus.

Aucun nouveau décès n’a été signalé au cours des dernières vingt-quatre heures, a-t-elle précisé. Le coronavirus a causé 4.634 morts dans le pays.

Coronavirus: plus de 186.000 cas recensés en Allemagne

Le nombre de cas confirmés de contamination au coronavirus en Allemagne a grimpé à 186.022, soit 348 de plus que la veille, montrent samedi les données rapportées par l’Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses.

Dix-huit décès supplémentaires ont été recensés, selon les données de RKI, pour un total de 8.781 morts depuis le début de l’épidémie dans le pays.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Plus de 280.000 morts dans le monde

mai 10, 2020

 

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 280.000 morts dans le monde, dont près de 85% en Europe et aux Etats-Unis, depuis son apparition en Chine en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

Au total, 280.011 décès ont été recensés dans le monde (pour 4.052.677 cas), dont 156.095 en Europe (1.730.916 cas), continent le plus touché. Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (78.862), devant le Royaume-Uni (31.855), l’Italie (30.560), l’Espagne (26.621) et la France (26.380).

Coronavirus: 776 morts aux Etats-Unis en 24 heures

Les Etats-Unis ont enregistré 776 décès dus au coronavirus en 24 heures, le chiffre le plus bas depuis mars, ce qui porte le total à 79.522, selon le comptage samedi soir de l’université Johns Hopkins, qui fait référence.

Depuis plusieurs semaines, le bilan quotidien oscillait entre 1.000 et 2.500 morts. D’après cette université de Baltimore (est), il y a eu 1.329.072 cas détectés dans le pays le plus touché par la pandémie, si l’on se fie à des données qui pourraient néanmoins sous-estimer le nombre de cas aux Etats-Unis comme un peu partout dans le monde, faute de tests suffisants.

Coronavirus: en Chine, cinq nouveaux cas à Wuhan, berceau de la pandémie

Les autorités sanitaires chinoises ont indiqué dimanche avoir confirmé la veille 17 nouveaux cas de contamination au coronavirus en Chine continentale, dont sept infections concernant des personnes arrivées de l’étranger. Cinq nouveaux cas ont été répertoriés à Wuhan, ville où s’est déclaré l’épidémie de coronavirus à la fin de 2019.a fait 4.633 morts en Chine continentale, et contaminé plus de 82.918 personnes.

Coronavirus: plus de 350 cas supplémentaires en Allemagne

Le nombre de cas de contamination confirmés au coronavirus en Allemagne a grimpé à 169.575, et l’épidémie a désormais causé 7.417 décès dans le pays, selon les données publiées jeudi par l’Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses. Cela représente 357 cas de contamination supplémentaires et 22 nouveaux décès en l’espace de vingt-quatre heures, d’après le bilan rapporté par le RKI.

70 morts en 24 heures en France, plus faible bilan quotidien depuis le confinement

L’épidémie de coronavirus a causé la mort de 70 personnes sur les dernières 24 heures en France, soit le plus faible bilan quotidien depuis le début du confinement le 17 mars, a indiqué la direction générale de la Santé, à la veille du début du déconfinement de la population.

Le bilan total depuis le 1er mars s’élève désormais à au moins 26.380 décès, alors que la pression sur les services d’urgence hospitaliers se réduit toujours, avec 36 malades en moins, pour un total de 2 776 cas graves en réanimation, selon le bilan quotidien de la DGS. C’est trois fois moins que le pic constaté le 8 avril, avec 7 148 personnes en réanimation. 22.569 personnes restent aujourd’hui hospitalisées pour Covid-19 en France, contre 22.614 samedi.

Le Figaro par Aude Bariety, Julien Boudisseau, Morgane Rubetti, Pierre Sautreuil avec AFP et Reteurs

Coronavirus: un nouveau cas détecté en Allemagne

février 26, 2020

 

Un homme de 25 ans est contaminé au nouveau coronavirus, a annoncé mardi l’Etat régional allemand du Bade-Wurtemberg, précisant qu’il avait été «vraisemblablement infecté en Italie, à Milan».

L’homme a été hospitalisé à l’isolement, a précisé le ministère des Affaires sociales de cette région du sud-ouest de l’Allemagne. «La personne est tombée malade avec des symptômes de type grippal après être rentrée chez elle et a ensuite contacté les autorités sanitaires locales», décrit le ministère dans un communiqué.

Ce nouveau cas porte à 17 le nombre de personnes infectées en Allemagne. Les autres personnes infectées sont soignées en Bavière (sud) et en Hesse (ouest). Les services sanitaires régionaux «identifie actuellement les personnes de en contact avec le patient», qui seront «isolées à domicile» et consultées chaque jour.

L’épidémie apparue en décembre dans le centre de la Chine a déjà atteint un pic dans ce pays, où elle a contaminé quelque 77.000 personnes dont 2600 sont mortes, selon l’OMS. Elle touche de plus en plus de pays, y compris en Europe: la maladie Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, plus d’une trentaine d’Etats où elle a fait plus de 40 morts et 2500 contaminations.

Par Le Figaro avec AFP

Une voiture fonce sur la foule en Allemagne, des blessés

février 24, 2020

Le conducteur a été arrêté. La police a confirmé le caractère intentionnel de l’acte. Les motivations du suspect restent pour l’heure inconnues.

L'intervention des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen
L’intervention des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen ELMAR SCHULTEN / REUTERS

Une voiture a foncé sur la foule lundi 24 février en Allemagne lors d’un défilé de carnaval, dans la ville de Volksmarsen, faisant plusieurs dizaines de blessés, annonce la police. Le conducteur, un Allemand de 29 ans, a été interpellé.

La police a confirmé le caractère intentionnel de l’acte. Les motivations du suspect restent pour l’heure inconnues, alors qu’une partie de l’Allemagne célèbre le «lundi des roses», le point culminant des festivités du carnaval.

Selon des témoins, le véhicule a percuté la foule vers 14h30 et donné un coup d’accélérateur.

L'intervention des forces de l'ordre et des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen
L’intervention des forces de l’ordre et des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen Elmar Schulten / via REUTERS

Selon des médias locaux, c’est un break Mercedes gris métallisé qui a été utilisé. Des enfants figure parmi les victimes. Selon des images, de nombreuses personnes étaient allongées au sol et ont été prises en charge par des équipes de secours déployées en masse dans ce village de 7000 habitants, situé dans l’Etat régional de Hesse.

La police de Hesse a réagi sur Twitter en annonçant l’annulation des autres défilés du «lundi des roses».

Par Le Figaro avec Reuters et AFP

Allemagne: neuf morts dans deux fusillades près de Francfort, le mobile «raciste» ne fait plus de doute

février 20, 2020

L’attaque a visé des bars à chicha de la ville de Hanau. Le parquet anti-terroriste s’est saisi de l’enquête. Emmanuel Macron s’est dit «aux côtés» de Merkel face à «cette attaque tragique».

Quelques heures après la double fusillade meurtrière de Hanau qui a fait neuf morts, les enquêteurs allemands tentent de retracer le parcours de l’assaillant dont le mobile «raciste» ne fait plus de doute ni pour le parquet antiterroriste, ni pour les autorités. La chancelière allemande Angela Merkel a dénoncé «le poison» du racisme, faisant le lien avec d’autres attentats d’extrême droite depuis 20 ans dans le pays, après ces attaques menées par un Allemand aux «motivations xénophobes».

L’assaillant présumé, Tobias R., 43 ans, a été retrouvé mort dans son appartement, de même que sa mère, tuée par balle, portant le bilan total à 11 morts, dont neuf dans les deux fusillades. Les victimes, dont certaines sont d’origine ou de nationalité étrangère, avaient entre 21 et 44 ans, selon le parquet. Un Bosnien et un Bulgare figurent parmi les victimes. Le père de l’unique suspect a lui été retrouvé indemne, hors de l’appartement.

L’auteur présumé avait suivi une formation de conseiller bancaire puis des études de gestion. Il a laissé derrière lui une vidéo et un manifeste de 24 pages, que l’AFP a pu consulter. Il y appelle notamment à «anéantir» la population d’au moins 24 pays, parmi lesquelles celles du Maghreb, du Moyen-Orient, d’Israël ou encore d’Asie du Sud, avançant des thèses racialistes tout en assurant être surveillé depuis l’enfance. Les enquêteurs ont également retrouvé dans sa voiture des munitions et des chargeurs. Le suspect était muni d’un permis de chasse.

Le parquet antiterroriste cherche à déterminer si l’auteur a pu bénéficier de complicité pour mener ces attaques dont le mobile est «profondément raciste».

La police scientifique étudie une voiture impliquée dans les fusillades.
La police scientifique étudie une voiture impliquée dans les fusillades. KAI PFAFFENBACH / REUTERS

Mercredi soir, un bar à chicha, le Midnight, avait été visé par des tirs dans le centre de Hanau, ville de près de 100.000 habitants à 20 kilomètres de Francfort, avant que le tireur ne gagne en voiture un deuxième établissement, l’Arena Bar, dans le quartier périphérique de Kesselstadt. L’assaillant a sonné à la porte du deuxième bar et tiré sur des personnes présentes dans la zone fumeur, tuant cinq personnes dont une femme, selon des informations de Bild.

«Les victimes sont des gens que nous connaissons depuis des années», dont deux employés de l’Arena, a réagi le fils du gérant du bar, absent comme son père au moment des tirs et cité par l’agence DPA. «C’est un choc pour tout le monde.» Parmi les tués figurent «plusieurs victimes d’origine kurde», a indiqué la Confédération des communautés du Kurdistan en Allemagne (Kon-Med), accusant les dirigeants allemands de ne pas «résolument combattre le terrorisme d’extrême droite».

Les enquêteurs devant l'un des bars visés.
Les enquêteurs devant l’un des bars visés. YANN SCHREIBER / AFP

Jeudi, une dizaine de personnes se recueillaient devant les lieux à la mi-journée, dont une femme en pleurs réconfortée par une autre et un vieil homme en larmes. «Je connaissais bien les personnes qui étaient dans ce bar (…) Ça aurait pu être moi», a affirmé à l’AFP Ahmed, un habitant de 30 ans du quartier. «Je ne comprends pas, nous n’avons pas de problèmes liés au racisme ici», s’est étonnée une autre voisine.

Plusieurs rassemblements sont prévus jeudi en fin de journée, à Hanau notamment mais aussi Porte de Brandebourg, à Berlin. Le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, qui a déposé des gerbes de fleurs sur les sites visés avec sa collègue de la Justice, Christine Lambrecht, a promis de nouvelles mesures dans les prochains jours.

À Bruxelles, de nombreux dirigeants ont exprimé leur solidarité à Angela Merkel avant l’ouverture du sommet européen. Emmanuel Macron s’est dit «aux côtés» de la chancelière. La présidente de la Commission, l’Allemande Ursula von der Leyen, s’est déclarée «choquée par la tragédie». L’association Ditib, principale organisation de la communauté turque musulmane d’Allemagne, a parlé dans un communiqué de «jour noir dans l’histoire de l’Allemagne» et réclamé plus de protection pour ses fidèles.

La menace d’un terrorisme d’extrême droite inquiétait de plus en plus les autorités allemandes, depuis notamment le meurtre d’un élu allemand pro-migrants, membre du parti de la chancelière Merkel, en juin dernier.

Vendredi, 12 membres d’un groupuscule d’extrême droite ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés d’avoir planifié des attaques de grande ampleur contre des mosquées.

En octobre, un extrémiste de droite négationniste avait tenté de commettre un attentat dans une synagogue de Halle, un massacre n’étant évité que de justesse. Il avait toutefois abattu une passante et le client d’un restaurant de kébabs, diffusant en direct sur internet ses forfaits.

Dans son allocution, Mme Merkel a aussi évoqué les meurtres de neuf personnes d’origine immigrée et d’une policière commis entre 2000 et 2007 par le trio néonazi «Clandestinité nationale-socialiste» (NSU). L’affaire a été marquée par une cascade de scandales autour de l’enquête et des services de renseignements intérieurs, censés disposer d’indics dans les milieux néonazis et vivement critiqués pour leur aveuglement.

Par Le Figaro avec AFP

Allemagne: le suspect de l’attentat antisémite à Halle arrêté

octobre 9, 2019

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Deux personnes ont été tuées en pleine rue mercredi dans l’est du pays lors d’un attentat antisémite. Le tireur présumé avait diffusé son attaque sur internet.

Au moins deux personnes ont été tuées mercredi en pleine rue à Halle en Allemagne dans une attaque visant, en plein Yom Kippour, une synagogue puis un restaurant turc. Un tireur a tenté en milieu de journée de pénétrer dans la synagogue du quartier Paulus, où étaient réunies, en ce jour de fête religieuse juive, «70 à 80 personnes», a indiqué le président de la communauté juive de Halle, Max Privorotzki, au Spiegel. Mais la porte d’entrée a «résisté à l’attaque». Malgré tout, deux personnes ont été gravement blessées par balle dans cette tentative. «Ils sont en train d’être opérés», a affirmé un porte-parole de l’hôpital universitaire de la ville.

L’auteur a aussi tiré en pleine rue et sur un restaurant turc, selon des témoins. Un corps, recouvert d’une bâche bleue, a été vu étendu à proximité de la synagogue, dans le quartier de Paulus. Au moins «deux personnes ont été tuées à Halle, selon les premières constatations. Plusieurs coups de feu ont été tirés», a indiqué de son côté la police sur Twitter, ne donnant pas de détails mais demandant aux «habitants de rester chez eux». Un homme a été peu après arrêté. La police allemande a indiqué mercredi soir qu’il s’agissait bien du suspect de l’assaut, précisant qu’il avait été blessé et «soigné».

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. «Dans l’état actuel des choses, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’une attaque antisémite», a déclaré dans un communiqué le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, ajoutant que la justice suspectait un acte «d’extrême droite». Selon le site SITE, spécialisé dans la surveillance des organisations terroristes, l’auteur présumé de l’attaque a lui-même filmé la fusillade et diffusé la vidéo sur la plateforme de streaming en direct Twitch. Dans cette vidéo de 35 minutes, cet homme affirme notamment que «l’Holocauste n’a jamais existé» et considère que les Juifs sont à l’origine de tous les problèmes, d’après SITE, qui dresse un parallèle avec une vidéo similaire filmée par l’auteur de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande contre deux mosquées en mars dernier. «Nous avons fait au plus vite pour retirer ce contenu, et nous suspendrons tous les comptes qui posteront ou reposteront des images de cet acte abominable», a indiqué une porte-parole de Twitch interrogée par l’AFP.

Tenue militaire et fusil d’assaut

Concernant l’attaque du restaurant turc, plusieurs personnes ont fait état de tirs, dont un de grenade. «Un tireur portait un casque et des habits militaires», a témoigné un homme qui était à l’intérieur, Conrad Rössler, sur la chaîne d’information NTV. «Il a jeté une grenade sur le local. La grenade s’est écrasée sur la porte et a explosé», a ajouté ce témoin, encore sous le choc. «L’homme a ensuite tiré au moins une fois dans le magasin, l’homme qui était assis derrière moi a dû mourir. Je me suis caché dans les toilettes et j’ai verrouillé la porte», a-t-il raconté. Sur une vidéo amateur reprise par de nombreux médias et montrant manifestement un extrait de l’assaut, un homme habillé en kaki et casqué, d’apparence calme, tire au fusil d’assaut en pleine rue.

Tout le quartier a été bouclé et la gare centrale de Halle, dans l’Etat régional de Saxe-Anhalt, à 175 km au sud-ouest de Berlin, a été fermée. En début de soirée, la police de Halle a levé l’alerte, considérant que «le danger n’est plus considéré comme aigu. Nous sommes toujours sur place avec des forces importantes. Vous pouvez retourner dans les rues, les alertes sont levées». La sécurité a été renforcée devant les synagogues de plusieurs villes allemandes, dont Berlin, Leipzig et Dresde.

La mairie de Halle a évoqué une «tuerie», sans plus de précision. «C’est une terrible nouvelle», a réagi lors d’une conférence presse le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert. La chancelière allemande, qui devait se rendre dans la synagogue de la Oranienburgerstrasse, à Berlin, a qualifié d’«attentat» cette fusillade. Cette dernière suit «le déroulement des faits après l’attentat de Halle» et exprime sa «solidarité à tous les Juifs pour ce jour de fête qu’est Yom Kippour», a-t-il déclaré sur Twitter.

L’attentat suscite «un choc profond pour tous les Juifs en Allemagne», a estimé le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Josef Schuster. Le président de la communauté a également jugé «scandaleux» que le bâtiment religieux n’ait pas été protégé par la police allemande alors que les Juifs célèbrent mercredi la grande fête de Yom Kippour.

Le spectre de l’extrême droite

Cette attaque intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu pro-migrants du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU). Le principal suspect est un membre de la mouvance néonazie. Cette affaire a créé une onde de choc dans le pays, où l’extrême droite anti-migrants enchaîne les succès électoraux. Elle a réveillé la crainte d’un terrorisme d’extrême droite à l’image de celui du groupuscule néonazi NSU, responsable du meurtre d’une dizaine d’immigrés en Allemagne entre 2000 et 2007.

Outre les meurtres perpétrés par le NSU, il y a eu nombre de précédents violents: un attentat au couteau contre la maire de Cologne Henriette Reker en 2015, et deux ans plus tard contre le maire d’Altena Andreas Hollstein. Tous deux, favorables à l’accueil des migrants, en réchappent de justesse. L’Allemagne est confrontée à «une nouvelle RAF», une «RAF brune», selon le Süddeutsche Zeitung, en référence au groupe terroriste d’extrême gauche Fraction armée rouge, actif entre 1968 et 1998. Plus de 12.700 extrémistes de droite jugés dangereux sont recensés par les autorités.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters