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Covid-19: manifestations contre les restrictions en Europe, heurts en Allemagne

mars 20, 2021

Des manifestations ont rassemblé samedi des milliers de personnes en Allemagne, en Suisse, en Grande-Bretagne, en Bulgarie ou encore en Autriche pour dénoncer la « dictature » des restrictions sanitaires contre la pandémie, et des heurts ont éclaté avec la police dans la ville allemande de Cassel.

IMAGESPlusieurs milliers de personnes sont rassemblées à Cassel, dans l'État allemand de Hesse, pour manifester contre les mesures de restriction destinées à endiguer la progression du coronavirus en Allemagne.

© Marion PAYET IMAGES Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées à Cassel, dans l’État allemand de Hesse, pour manifester contre les mesures de restriction destinées à endiguer la progression du coronavirus en Allemagne.

Dans cette ville du centre de l’Allemagne, entre 15.000 et 20.000 personnes ont participé à la manifestation, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police locale.

Les affrontements se sont produits quand des contestataires qui s’étaient retrouvés sur une place du centre, serrés les uns contre les autres, sans masques de protection, ont tenté de se frayer un passage à travers un cordon de policiers pour se joindre à d’autres mécontents, a constaté un journaliste de l’AFP.

La police repousse des manifestants réclamant la levée des mesures anti-Covid, à Cassel, en Allemagne, le 20 mars 2021

© ARMANDO BABANI La police repousse des manifestants réclamant la levée des mesures anti-Covid, à Cassel, en Allemagne, le 20 mars 2021

Les forces de l’ordre ont alors fait usage de gaz au poivre pour les disperser.

Ailleurs dans la ville, la police a répliqué à coups de matraque et à l’aide d’un canon à eau à des groupes qui tentaient de franchir des barrières et qui jetaient des bouteilles.

Une manifestante porte une pancarte disant: "les esclaves modernes portent un massque", à Liestal, en Suisse, le 20 mars 2021

© STEFAN WERMUTH Une manifestante porte une pancarte disant: « les esclaves modernes portent un massque », à Liestal, en Suisse, le 20 mars 2021

Il y a par ailleurs eu des bagarres avec des contre-manifestants.

Le police a notamment accusé les manifestants d' »attaques répétées » contre les secouristes. « Nous ne tolérons pas de telles attaques », a-t-elle ajouté sur Twitter, mettant prématurément fin au rassemblement en raison des violations des règles d’hygiène.

Lundi, la chancelière Angela Merkel et les dirigeants des 16 Etats régionaux (länder) se réuniront pour décider d’éventuelles nouvelles mesures alors que l’Allemagne avait pu procéder début mars à quelques assouplissements. 

La manifestation de Cassel s’est déroulée à l’appel du mouvement « Querdenker » ou « Anticonformiste », qui a organisé quelques-uns des plus grands rassemblements hostiles aux restrictions sanitaires en Allemagne depuis le début de la pandémie.

Manifestation contre les restrictions sanitaires à Cassel (Allemagne), le 20 mars 2021

© ARMANDO BABANI Manifestation contre les restrictions sanitaires à Cassel (Allemagne), le 20 mars 2021

Il fédère des membres de l’extrême gauche, des adeptes des théories du complot, des détracteurs de la vaccination ainsi que des partisans de l’extrême droite.

« Nous sommes ici aujourd’hui parce que les mesures imposées en Allemagne ne servent plus la population », a dit Helmut, un manifestant de 69 ans.

– « Ca suffit ! » –

Beaucoup d’autres villes allemandes avaient connu de tels rassemblements le week-end dernier, mais de moindre ampleur.

L’Allemagne a enregistré samedi 16.000 nouveaux cas de contamination et 207 morts de plus, d’après l’Institut Robert Koch pour les maladies infectieuses, alors que la vaccination est trop lente, selon des experts, pour éviter une troisième vague du Covid-19 malgré les mesures restrictives prises des mois durant pour en freiner la propagation.Manifestation à Londres contre les restrictions sanitaires, le 20 mars 2021

© Niklas HALLE’N Manifestation à Londres contre les restrictions sanitaires, le 20 mars 2021

A Londres, ce sont aussi des milliers de personnes qui ont défilé pour protester contre les restrictions sanitaires, après s’être rassemblées à Hyde Park. La police de la capitale britannique a indiqué avoir interpellé 33 personnes, majoritairement pour avoir enfreint les règles en vigueur depuis janvier qui interdisent de sortir sans motif autorisé.

Aux Pays-Bas, où des émeutes avaient eu lieu en janvier après l’instauration d’un couvre-feu, la police a fait usage de canons à eau pour disperser un groupe de 500 personnes rassemblées illégalement sur la place des Musées d’Amsterdam.

Les manifestants se sont ensuite déplacés vers un canal où la police a bloqué leur progression. Ils ont été acheminés par cars vers un autre site, selon la chaîne locale AT5.

En Suisse, environ 5.000 personnes ont manifesté dans la ville de Liestal, selon la police.

Certains brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit : « Ca suffit ! », « Les vaccins tuent ». 

« Les esclaves modernes portent un masque », pouvait-on par ailleurs lire sur les pancartes que portaient plusieurs d’entre eux tandis qu’un homme arborait sur le visage l’inscription « Masque obligatoire, fermez votre bouche ». 

Ils estiment que le gouvernement suisse a recours à des mesures « dictatoriales » pour imposer les restrictions sanitaires, comme la fermeture des restaurants et des bars.

A Vienne, environ un millier de manifestants, dont certains d’extrême droite, ont défilé avant que la police ne les disperse, selon la presse autrichienne.

Et à Sofia, une manifestation anti-restrictions a rassemblé 500 personnes, nombre d’entre elles ne portant pas de masque.

Avec AFP par burs-mfp/gde/lpt/cls

L’Allemagne restreint les passages à la frontière avec la Moselle, la France demande plus de souplesse

février 28, 2021

Le secrétaire d’État français aux Affaires européennes Clément Beaune a invoqué le cas des travailleurs transfrontaliers, alors que l’Allemagne a classé ce dimanche la Moselle en «zone à haut risque».

L’Allemagne va restreindre les passages à sa frontière en provenance de France après avoir classé le département de Moselle en zone Covid à haut risque, mais renonce à la quasi-fermeture telle qu’imposée à la République tchèque et à l’Autriche. «Le département français de Moselle sera considéré à partir du 2 mars à 00h00 comme zone affectée par les variants» du virus du Covid-19, soit la catégorie la plus élevée dans l’échelle de risque en Allemagne pour le coronavirus, qui en compte trois, a indiqué dimanche le ministère de la Santé. En conséquence, à partir de cette date les personnes entrant sur le territoire allemand «devront présenter un test PCR ou antigène» négatif, a-t-il ajouté. Un test datant de 48 heures maximum sera a priori nécessaire.

«Je regrette cette décision allemande parce qu’elle implique un certain nombre de ralentissements, de difficultés aux frontières pour non pas des mouvements touristiques mais de travail», a commenté sur France Inter le secrétaire d’État français aux Affaires européennes Clément Beaune. Le président de la région Grand-Est, qui inclut la Moselle, Jean Rottner, s’est dit lui dimanche matin «surpris» par une «décision extrêmement brutale».

Pas de contrôles systématiques

Une chose est pourtant acquise: l’Allemagne n’a pas l’intention d’introduire à sa frontière avec la Moselle des contrôles de douane permanents, contrairement à ce qu’elle avait fait au printemps 2020 au début de la pandémie à la frontière française, ce qui avait créé des tensions avec Paris et entre les populations locales. Contrairement aussi à ce que Berlin a déjà mis en place en février avec la République tchèque et la Tyrol autrichien.

«La frontière ne sera pas fermée», a indiqué dimanche à l’AFP un porte-parole du ministère de l’Intérieur, notamment car les régions allemandes limitrophes de la Moselle, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat, ne l’ont pas demandé, mais aussi parce que les autorités régionales de part et d’autre de la frontière «coopèrent étroitement» sur cette question. Les contrôles policiers doivent être aléatoires et à l’intérieur du territoire allemand dans la zone frontalière, a-t-il précisé. La France va donc bénéficier d’une forme de traitement de faveur car le passage d’une région en catégorie zones de variants implique normalement une quasi-fermeture des frontières.

«On n’en veut pas»

«Cela on n’en veut pas» pour les 16.000 travailleurs frontaliers de Moselle, a martelé Clément Beaune dimanche. Il a aussi suggéré des tests «qui ne soient pas obligatoires chaque jour mais tous les deux ou trois jours».

Les contrôles mis en place par l’Allemagne avec la République tchèque et la région autrichienne du Tyrol l’ont été pour les mêmes raisons que la Moselle : la crainte d’une nouvelle vague de contamination au Covid-19 liée aux variants britannique ou sud-africain du virus, ce qui a suscité des critiques en Autriche notamment mais aussi de la part de l’Union européenne. La Commission européenne s’est ainsi émue de voir la libre circulation à l’intérieur de l’UE remise en cause et tente depuis de promouvoir une approche commune entre pays.

À la frontière avec la Moselle, «il faut donner l’exemple et revenir à un dispositif plus allégé», a plaidé Clément Beaune, en arguant d’un «esprit franco-allemand coopératif» pour «éviter de revenir à ce qu’on a vécu douloureusement» au début de la pandémie.

Ce traitement privilégié a pourtant déjà suscité des commentaires amers du chancelier autrichien Sebastian Kurz. «Il y a en Allemagne, en fonction des directions géographiques, des différences de rigueur en matière de règles à la frontière», a-t-il ainsi regretté ce week-end dans une interview au quotidien allemand Merkur. «Il est tout à fait approprié en période de pandémie de tendre un filet de sécurité avec des tests, des masques etc. Mais ce n’est à mon avis pas le cas pour des mesures qui mettent en danger le marché intérieur (européen), qui impliquent que les gens ne puissent se rendre sur leur lieu de travail ou que des familles soient séparées», a-t-il dit.

Par Le Figaro avec AFP

Les Etats-Unis extradent un ex-gardien de camp de concentration vers l’Allemagne

février 20, 2021

Un ancien gardien d’un camp de concentration nazi, soupçonné de « complicité de meurtres » aujourd’hui âgé de 95 ans, a été extradé samedi des Etats-Unis vers l’Allemagne où la justice pourrait reprendre ses poursuites à son encontre.

Un ancien gardien d'un camp de concentration nazi, aujourd'hui âgé de 95 ans, extradé des Etats-Unis vers l'Allemagne le 20 février 2021.

© Jose ROMERO Un ancien gardien d’un camp de concentration nazi, aujourd’hui âgé de 95 ans, extradé des Etats-Unis vers l’Allemagne le 20 février 2021.

Parti de l’Etat américain du Tennessee dans un avion médicalisé, l’Allemand Friedrich Karl Berger a atterri en fin de matinée à l’aéroport de Francfort (centre). Il s’est dit prêt à témoigner mais pas dans l’immédiat, selon le parquet de Celle et est reparti libre car il ne faisait pas l’objet d’un mandat d’arrêt.

Malgré son grand âge, M. Berger serait en bonne santé et en capacité de suivre un interrogatoire.

Cependant, le ministère public, qui avait abandonné fin décembre la procédure à son encontre faute de preuves suffisantes, reste pessimiste quant à l’éventualité d’un procès: il n’y aura « probablement pas » de nouvelle enquête à moins que M. Berger ne « fasse des aveux détaillés », a expliqué à l’AFP le procureur général Bernd Kolkmeier.

"Les survivants, qui sont maintenant tous très âgés, ont attendu toute leur vie que les auteurs de ces crimes soient tenus responsables", a critiqué Christoph Heubner, vice-président exécutif du Comité international d'Auschwitz.

© PATRIK STOLLARZ « Les survivants, qui sont maintenant tous très âgés, ont attendu toute leur vie que les auteurs de ces crimes soient tenus responsables », a critiqué Christoph Heubner, vice-président exécutif du Comité international d’Auschwitz.

M. Berger avait déménagé dans le Tennessee en 1959 et y avait vécu sans que personne ne connaisse son passé pendant de nombreuses années. 

Ce n’est que lorsque des documents de l’époque nazie portant son nom ont été retrouvés en 1950 dans un bateau coulé dans la mer Baltique que les enquêteurs se sont mis à sa recherche.

– Complice ou contraint ? –

Il est soupçonné par la justice américaine de s’être rendu complice de la mort de prisonniers alors qu’il était gardien entre janvier et avril 1945 dans le complexe concentrationnaire à Neuengamme, au sud-est de Hambourg (nord), et dans un de ses camps extérieurs près de Meppen, en particulier lors d’une opération d’évacuation en mars 1945.

Le tribunal américain spécialisé dans les dossiers d’immigration avait décidé en mars de son renvoi vers l’Allemagne pour « avoir volontairement servi comme garde armé d’un camp de concentration où des persécutions ont eu lieu ».

Lors de ses interrogatoires aux Etats-Unis, M. Berger avait reconnu avoir été un temps gardien au sein de ce camp, déclarant cependant ne pas avoir eu connaissance de mauvais traitements infligés aux prisonniers ou de décès parmi les détenus: il estime avoir seulement obéi aux ordres.

« Nous sommes déterminés à faire en sorte que les États-Unis ne servent pas de refuge aux auteurs de violations des droits de l’homme et aux criminels de guerre », a déclaré dans un communiqué le directeur par intérim de l’agence de police douanière américaine (ICE), Tae Johnson.

Le gouvernement américain a créé en 1979 un programme dédié à la recherche et à l’expulsion des anciens nazis installés aux Etats-Unis. Depuis, 68 personnes ont donc été expulsées dans ce cadre.

La précédente avait eu lieu en août 2018 et concernait un ex-gardien SS âgé de 95 ans, Jakiw Palij, installé à New York depuis 1949. Il est cependant décédé cinq mois plus tard.

– « Echec du système judiciaire allemand » –

Le camp de concentration de Neuengamme avait été initialement fondé en 1938 comme un sous-camp du camp de concentration de Sachsenhausen, situé lui plus à l’est dans le Brandebourg. Il est ensuite devenu un camp de concentration indépendant en 1940. 

Selon le mémorial du camp, les prisonniers y étaient utilisés comme travailleurs forcés pour l’économie de guerre: 106.000 personnes y furent déportées dont 55.000 moururent, la plupart d’épuisement au travail.

Ces dernières années, l’Allemagne a jugé et condamné plusieurs anciens SS et élargi aux gardiens de camps le chef d’accusation de complicité de meurtre, illustrant la sévérité accrue, quoique jugée très tardive par les victimes, de sa justice.

« Les survivants, qui sont maintenant tous très âgés, ont attendu toute leur vie que les auteurs de ces crimes soient tenus responsables », a récemment critiqué Christoph Heubner, vice-président exécutif du Comité international d’Auschwitz.

Il réagissait après la mise en accusation, début février, d’une ancienne secrétaire du camp de concentration de Stutthof (actuelle Pologne) aujourd’hui âgée de 95 ans pour complicité de meurtres par la justice allemande.

« Que cela n’arrive que maintenant est un échec et un oubli du système judiciaire allemand qui s’étend sur des décennies », avait-il fustigé.

Avec AFP par bur-dac/clp/

L’Allemagne prolonge ses contrôles aux frontières jusqu’à début mars

février 16, 2021

Le pays a décidé de prolonger de 14 jours les contrôles aux frontières avec l’Autriche et la République tchèque pour lutter contre le Covid-19

L’Allemagne va prolonger jusqu’à début mars ses contrôles aux frontières avec le Tyrol autrichien et la République tchèque destinés à contrer la diffusion des variants au coronavirus, a annoncé mardi 16 février le gouvernement. Le ministère de la Santé a prolongé de 14 jours ce dispositif entré en vigueur dimanche et qui suscite des critiques en Europe comme en Allemagne, selon un porte-parole du ministère. La Confédération des associations patronales allemandes (BDA) a critiqué ces contrôles aux frontières qui affectent, selon elle, les activités économiques et les chaînes d’approvisionnement.

Avant l’amorce d’un assouplissement des restrictions, avec notamment la réouverture des écoles le 22 février, l’Allemagne va en outre proposer des tests antigéniques gratuits anti-Covid, ainsi que des auto-tests à un euro, a annoncé le ministre de la Santé, Jens Spahn. «À partir du 1er mars, tous les citoyens doivent pouvoir être testés gratuitement par du personnel formé aux tests rapides antigéniques. Ils sont désormais suffisamment disponibles sur le marché», a annoncé le ministre sur Twitter.

Le coût de ces tests devrait être pris en charge par l’État fédéral, selon l’agence de presse DPA. Des tests à pratiquer soi-même «devraient également être accessibles à tous après leur approbation» par l’Institut fédéral des médicaments et des matériels médicaux, ajoute M. Spahn. «Ces tests peuvent contribuer à la sécurité de la vie quotidienne, notamment dans les écoles et les garderies», relève-t-il, précisant que son ministère était actuellement «en négociation avec différents fabricants».

Une contribution d’un euro en échange d’un test est actuellement à l’étude, selon plusieurs médias allemands. Les tests antigéniques ne sont toutefois pas considérés comme aussi fiables que les tests PCR. En Allemagne, l’institut de veille épidémiologique Robert Koch prône ainsi la validation d’un test antigénique positif par un test PCR.

Par Le Figaro avec AFP

Allemagne: L’hôpital de Berlin publie les détails de l’empoisonnement de Navalny au Novitchok

décembre 23, 2020

Les médecins berlinois qui ont soigné Alexeï Navalny ont rendu publics mercredi 23 décembre les détails cliniques de son empoisonnement au Novitchok, l’opposant russe se félicitant de la publication de cette «preuve» médicale que réclamait Moscou depuis des mois.

«Un empoisonnement grave avec un inhibiteur de la cholinestérase a été diagnostiqué à la Charité», expliquent les scientifiques dans cet article de quatre pages paru dans la revue The Lancet qui retrace pour la première fois les symptômes déclenchés par l’agent neurotoxique du groupe Novitchok mis au point par l’URSS dans les années 1980. «La vérification de l’implication d’un agent Novitchok (…) n’a été réalisée que plusieurs jours après avoir établi le diagnostic d’empoisonnement (…) et n’a pas affecté les décisions thérapeutiques», poursuivent-ils.

Selon l’article publié avec le consentement de M. Navalny, l’opposant russe est, après l’apparition de ses premiers symptômes, tombé dans le coma, son rythme cardiaque a fortement ralenti et la température de son corps est tombée jusqu’à 33,5 degrés Celsius. «Son bon état de santé avant l’empoisonnement a probablement favorisé son rétablissement», expliquent les scientifiques, contredisant les conclusions des médecins russes qui ont un temps mis en cause l’hygiène de vie et l’état de santé générale de M. Navalny.

Critique féroce du régime de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny est tombé gravement malade le 20 août à bord d’un avion en Sibérie, pendant qu’il était en campagne électorale pour des scrutins locaux et régionaux. Après avoir été soigné dans un hôpital sibérien, il avait été transféré à l’hôpital berlinois de la Charité d’où il est sorti quelques semaines plus tard.

Depuis, il accuse les services secrets russes d’avoir été derrière la tentative de l’assassiner, des allégations jugées «délirantes» par Moscou qui niait toujours jusqu’ici qu’il ait été empoisonné, faute d’avoir eu accès à des preuves d’intoxication. M. Navalny a d’ailleurs réagi mercredi avec ironie à ce sujet sur son compte Facebook : «Le plus important est que Vladimir Poutine soit soulagé. À chaque conférence de presse, il s’exclamait en agitant les mains ‘quand donc les Allemands nous fourniront-ils leurs données ?’ (…) Ça n’a plus d’importance maintenant, les données médicales sont désormais publiées et disponibles pour le monde entier».

Par Le Figaro avec AFP

Allemagne : le ministre de la Santé testé positif au Covid-19

octobre 21, 2020

CORONAVIRUS: LE MINISTRE ALLEMAND DE LA SANTÉ CONTAMINÉ, MIS À L'ISOLEMENT

Le ministre allemand de la Santé Jens Spahn a été testé positif au nouveau coronavirus mercredi 21 octobre, et s’est mis en quarantaine, a annoncé son ministère dans un communiqué.

«Jens Spahn a été testé positif au nouveau coronavirus en début d’après-midi, (…) mais ne présente pour le moment que des symptômes de rhume», a indiqué un porte-parole du ministère. Le ministre s’est «isolé à son domicile», a-t-il ajouté. «L’ensemble des cas contacts sont en train d’être informés», précise la même source.

Samedi, c’est le président allemand, Franck-Walter Steinmeier, qui s’est mis en quarantaine, après que l’un de ses gardes du corps a été contrôlé positif au Covid-19. Depuis, deux tests se sont révélés négatifs.

L’Allemagne, comme l’ensemble des pays européens, fait face depuis plusieurs semaines à une forte augmentation des cas d’infection au Covid-19. Face au rebond épidémique, les autorités allemandes ont durci les mesures contre la pandémie, adoptant notamment des interdictions de rassemblement. Des restrictions locales ont également été décidées, comme à Berlin, où le port du masque a été imposé dans certaines rues fréquentées.

Le pays, salué pour sa gestion de la première vague au printemps, a battu ces derniers jours plusieurs records de nouvelles contaminations en 24h00. Il a déclaré mercredi 7.795 cas supplémentaires de Covid-19 par rapport à la veille

Par Le Figaro avec AFP

                                      

Allemagne : une exploitation agricole confinée après 174 cas positifs au coronavirus

juillet 26, 2020

Quelque 480 employés d’une exploitation agricole allemande ont été placés en quarantaine après que 174 d’entre eux ont été testés positifs au coronavirus, a appris l’AFP ce dimanche 26 juillet de source officielle.

Depuis vendredi, 174 saisonniers – pour l’essentiel originaires de Hongrie, de Roumanie, de Bulgarie et d’Ukraine – ont été testés positifs dans cette exploitation bavaroise (ouest) où ils ramassent des concombres, a déclaré au cours d’une conférence de presse l’administrateur du district de Dingolfing-Landau, Werner Bumeder.

Des tests gratuits

Tous les saisonniers et les responsables de l’exploitation sont confinés sur le site et séparés selon qu’ils sont positifs ou négatifs au Covid-19, a souligné la même source, précisant qu’un employé a été hospitalisé.

La ministre de la Santé de Bavière, Melanie Huml, a assuré que les autorités prenaient «très au sérieux» la situation et prévoyaient d’organiser des campagnes de tests dans d’autres exploitations de la région. Les habitants de la commune de Manning, où a été détecté ce nouveau foyer actif, pourront se faire tester gratuitement, a-t-elle ajouté, insistant sur le fait que cela était en particulier important pour ceux qui envisagent de partir en vacances.

Par Le Figaro avec AFP

Allemagne: un homme condamné pour le meurtre de six membres de sa famille, dont ses parents

juillet 10, 2020

 

Un homme de 27 ans a été condamné vendredi à 15 ans de prison pour le meurtre de six membres de sa famille, dont ses propres parents, qu’il avait tués lors d’une fusillade, et devra être interné en hôpital psychiatrique.

Présenté comme Adrian S., le jeune homme a été reconnu coupable de meurtres et de tentatives de meurtre après avoir tué à l’aide d’un revolver semi-automatique 9 mm son père, sa mère, son demi-frère, sa demi-soeur, son oncle et sa tante, selon le verdict du tribunal régional de Ellwangen, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Certaines de ses victimes avaient été abattues d’une balle dans la tête, et deux autres membres de sa famille avaient été grièvement blessés.

Placement en établissement psychiatrique réclamé

Le parquet et la défense avaient tous deux réclamé le placement en établissement psychiatrique de cet homme qui avait un permis de port d’armes et pratiquait le tir sportif. Il avait reconnu les faits à l’ouverture de son procès et exprimé ses regrets. «J’ai tout simplement tiré sur tout ce qui bougeait», avait-il dit devant ses juges, selon Der Spiegel.

La fusillade avait suscité un choc dans le pays alors que le jeune homme a assuré que sa mère lui avait fait subir des mauvais traitements et avait tenté de l’empoisonner avec des hormones féminines, des affirmations pour lesquelles il n’a pas pu apporter la moindre preuve, selon les expertises. Un psychiatre a toutefois établi qu’il souffrait d’hallucinations et de maladie mentale.

La fusillade avait éclaté le 24 janvier en milieu de journée à Rot am See (sud-ouest de l’Allemagne), une petite ville proche de Stuttgart, alors que la famille du jeune homme était réunie pour l’inhumation de sa grand-mère. Le tireur avait lui-même appelé la police pour se dénoncer, avant d’attendre les agents devant le lieu du crime.

Par Le Figaro avec AFP

Émoi en Allemagne après des scènes d’émeutes et de pillage à Stuttgart

juin 21, 2020
Des policiers sont postés devant des boutiques vandalisées le 21 juin 2020 à Stuttgart, après une nuit d'échauffourées
© Christoph Schmidt Des policiers sont postés devant des boutiques vandalisées le 21 juin 2020 à Stuttgart, après une nuit d’échauffourées
« Scènes de guerre civile », « violence sans précédent »: les condamnations politiques pleuvent en Allemagne après des pillages de magasins et des échauffourées entre plusieurs centaines de jeunes et la police à Stuttgart dans la nuit de samedi à dimanche.

Plus d’une dizaine de policiers ont été légèrement blessés et une vingtaine de personnes ont été interpellées lors de ces violences urbaines qui ont éclaté d’après les autorités locales à la suite d’un contrôle de police vers minuit pour une affaire de stupéfiant qui a dégénéré.

Plusieurs centaines de jeunes gens, jusqu’à 500, se sont alors dirigés en petits groupes vers le centre-ville pour y semer le chaos pendant plusieurs heures.

Portant souvent des cagoules pour éviter d’être identifiés ils ont alors « fortement endommagé des voitures de police garées dans la rue en brisant leurs vitres à coups de barres de fer, de poteaux », ont indiqué les forces de l’ordre dans un communiqué.

Ils ont « lancé des pierres et des pavés retirés de la voie publique ou de chantiers de construction vers d’autres véhicules des forces de l’ordre qui circulaient », et agressé des membres des forces de l’ordre.

Au total « plus d’une dizaine de policiers » ont été légèrement blessés à cette occasion, a-t-elle ajouté.

– Pillages –

Sur leur passage, les émeutiers ont brisé aussi plusieurs vitrines de commerces, tandis que des devantures de magasins ont été pillées, notamment sur une des grandes artères commerçantes de la métropole, comme le montrent diverses vidéos amateurs circulant sur les réseaux sociaux.

La chaîne de télévision publique locale SWR parle notamment d’une bijouterie, d’un établissement de restauration rapide ou encore d’un magasin de téléphones portables.

Au total, neuf magasins ont été pillés et 14 endommagés.

Le calme n’est revenu que vers 03H00 du matin (01H00 GMT) après l’arrivée de renforts de police. Jusqu’à 280 membres des forces de l’ordre ont été mobilisées.

Contrairement à d’autres pays en Europe, ou aux États-Unis, ce type de violences urbaines est rare en Allemagne. Le choc parmi les responsables politiques a été d’autant plus grand.

« Ces scènes incroyables m’ont laissé sans voix », a déclaré le chef de la police de la ville, Frank Thomas Berger. « Je n’avais jamais rien vu de tel, en 46 ans de carrière dans la police ».

Un responsable politique local du parti social-démocrate à Stuttgart, Sascha Binder, a parlé de « scènes dignes d’une guerre civile » et de « combats de rue », demandant que toute la lumière soit faite sur la « nuit horrible qu’a connue Stuttgart ».

Le chef du gouvernement de la région, le Bade-Wurtemberg, dans le Sud-Ouest du pays, Winfried Kretschmann, a dénoncé « l’éruption brutale de violence » et « des actes criminels ».

Son ministre de l’Intérieur, Thomas Strobl, a promis de lourdes sanctions. « Les violences que nous avons connues dans la nuit à Stuttgart sont d’une ampleur sans précédent » dans la région, a-t-il dit au quotidien Die Welt.

Des incidents similaires s’étaient déjà produits les weekends précédents dans la ville mais ils étaient d’une ampleur bien moindre.

La police a exclu toute motivation politique de la part des émeutiers et penchait plutôt pour des fêtards, réunis dans le centre ville par une nuit chaude, parce que les clubs et les discothèques sont toujours fermés.

Sur les douze non-allemands interpellés, le chef de la police a indiqué qu’ils étaient de pays comme la Croatie, le Portugal, mais aussi la Somalie ou l’Afghanistan.

MSN-Québec avec AFP

Vaccin: des pays européens signent un accord garantissant 300 millions de doses pour l’UE

juin 13, 2020

 

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca.

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pour garantir la fourniture à l’UE de 300 millions de doses d’un éventuel vaccin contre le coronavirus, a annoncé samedi le gouvernement allemand.

Les quatre pays ont signé un accord avec le groupe, né en 1999 de la fusion du Suédois Astra et du Britannique Zeneca, qui prévoit l’approvisionnement de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne dès qu’un vaccin contre le Covid-19 sera découvert, a indiqué le ministère allemand de la Santé. Le développement d’un vaccin pourrait être achevé avec succès d’ici la fin de l’année, ont précisé à l’AFP des sources gouvernementales allemandes.

Les doses «doivent être distribuées à tous les États membres qui veulent participer, en fonction de la taille de leur population», selon le ministère. «Pour que les vaccins soient disponibles en grand nombre très rapidement après leur éventuelle approbation cette année ou l’année prochaine, les capacités de production doivent être garanties par contrat dès maintenant», a-t-il fait valoir.

La Commission européenne avait défendu vendredi l’idée auprès des pays de l’UE de se regrouper pour garantir un accès privilégié à un futur vaccin. Elle plaidait notamment pour la mise en place de contrats d’achats anticipés.

Au moment où les laboratoires tentent de trouver un vaccin en un temps record -douze à 18 mois, contre plusieurs années en temps normal-, ces avances sur paiement leur permettraient d’investir dans les capacités de production, alors que les essais cliniques sur les humains ne sont pas encore finalisés. Cet engagement donnerait le droit aux Etats membres d’acheter un certain nombre de doses à un certain prix une fois le vaccin disponible, en contrepartie du risque pris en matière d’investissements.

Les principaux groupes pharmaceutiques sont engagés dans une course pour développer un vaccin contre le coronavirus, qui a jusqu’à présent fait plus de 417.000 morts et infecté plus de 7,4 millions de personnes dans le monde.

Par Le Figaro avec AFP