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Gambie : Yahya Jammeh n’a pas dit son dernier mot

octobre 20, 2021
Yahya Jammeh lors de l’élection présidentielle de décembre 2016, à Banjul © Jerome Delay/AP/SIPA

À moins de deux mois de la présidentielle, l’ancien chef de l’État n’a pas renoncé à peser sur la scène politique gambienne. Depuis Malabo, il rejette l’alliance conclue entre son parti et celui d’Adama Barrow, candidat à un nouveau mandat.

À plusieurs milliers de kilomètres de Banjul et après plusieurs années d’absence, Yahya Jammeh n’a rien perdu de sa capacité à faire parler de lui. Il aura suffit d’un coup de fil, relayé à ses partisans réunis dans son village de Kanilai, le 16 octobre, pour que l’ancien président gambien revienne au centre du jeu. Depuis Malabo, où il réside depuis sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016, Yahya Jammeh a convoqué une réunion « d’urgence » pour parler de l’accord scellé début septembre entre son parti, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), et le Parti national du peuple (NPP) du président Adama Barrow.

Selon des propos rapportés par des médias locaux, Yahya Jammeh s’est opposé à cet étrange attelage et a ordonné le limogeage des responsables de son parti. Le numéro un, Fabakary Tombong Jatta, a aussitôt été démis de ses fonctions.

Alliance contre-nature

Cela ne suffira pas à remettre en cause l’accord du mois de septembre, assure-t-on pourtant dans l’entourage d’Adama Barrow. « Ce qu’a dit Jammeh ne change absolument rien. Fabakary Tombong Jatta est le chef légalement reconnu de l’APRC et ses décisions engagent le parti », assure Mambanyick Njie. Le secrétaire administratif du NPP précise par ailleurs que la majorité n’a pas signé avec Yahya Jammeh mais avec l’APRC. « Ses déclarations ne représentent rien de plus qu’une opinion individuelle. La position  de “guide suprême” qu’il occupe est simplement un titre honorifique, insiste-t-il. S’il ne veut pas faire partie de notre coalition, il n’a qu’a créer un nouveau parti. »

ON SENT BARROW DE PLUS EN PLUS ENTOURÉ PAR LES PROCHES DE JAMMEH, QUASI-PHAGOCYTÉ

Adama Barrow sous-estime-t-il l’influence de celui qui dirigea pendant plus de vingt ans la Gambie d’une main de fer et qu’il battit à la surprise générale, le 1er décembre 2016 ? « Barrow est assez sûr de lui et s’imagine qu’il peut utiliser le camp de son prédécesseur, observe un observateur à Banjul. En vérité, chacun des deux bords a l’impression d’utiliser l’autre. »

Avant même de conclure une alliance contre-nature avec l’APRC, Adama Barrow avait déjà accepté de s’entendre avec des dignitaires de l’ancien régime. « Cela a débuté avec des technocrates, pas forcément impliqués dans les exactions. Puis il a négocié avec des responsables encore plus liés à Yahya Jammeh, décrit notre interlocuteur. On le sent de plus en plus entouré par ces proches, quasi-phagocyté. »

Retour en arrière ?

Quasi-inconnu lorsqu’il remporte la présidentielle en 2016 grâce à l’appui d’une vaste coalition de l’opposition, Adama Barrow ne pourra pas être réélu sans appui, et il le sait. Son tout jeune parti, officiellement lancé en début d’année, n’est pas assez puissant pour le maintenir seul à la tête de l’État. Il a donc tout intérêt à se rapprocher de l’APRC et de son vivier de voix, majoritairement diolas (l’ethnie de Yahya Jammeh), qui peut faire basculer la balance en sa faveur lors du scrutin à un tour prévu le 4 décembre prochain.

Mais ce faisant, le président gambien joue un jeu dangereux. L’accord noué avec l’APRC a choqué l’opinion gambienne, peu convaincue par l’argument du NPP selon lequel l’APRC n’a commis aucun crime « en tant que parti ». En particulier les nombreuses victimes du régime Jammeh, qui attendent fébrilement le rapport de la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), mandatée par Barrow lui-même pour faire la lumière sur les crimes commis par son prédécesseur et ses proches. La remise des conclusions de la TRRC au chef de l’État, initialement prévue le 30 juillet dernier, a été reporté sine die et n’aura vraisemblablement pas lieu avant l’élection.

ADAMA BARROW VIENT EN QUELQUE SORTE RENDRE À YAHYA JAMMEH UNE SORTE DE LÉGITIMITÉ

« En se rapprochant de l’APRC, Adama Barrow vient en quelque sorte rendre à Yahya Jammeh une sorte de légitimité », tacle Almami Fanding Taal, un cadre du Parti démocratique unifié (UDP) autrefois allié au président sortant.

L’accord APRC-NPP va-t-il ouvrir un boulevard pour l’emblématique Ousainou Darboe, éphémère vice-président de Barrow, qui est aujourd’hui son plus sérieux challenger ? L’opposant ne manque pas une occasion de réaffirmer son engagement à poursuivre Jammeh pour ses crimes. « Organiser les audiences [de la TRRC] était facile, mais la remise du rapport est une autre paire de manches. La façon dont le travail de la Commission a pris du retard est très décevante », remarque Almami Fanding Taal.

Si les victimes et les militants des droits humains attendent ce rapport avec impatience, c’est parce qu’il devrait servir de base à des poursuites contre Yahya Jammeh et ses alliés. Faut-il craindre qu’Adama Barrow soit tenté de mettre sa promesse de justice sous le tapis ? Les dignitaires du NPP ne se sont pas privés de dire publiquement que l’ancien président pouvait avoir tout à gagner dans cette alliance entre les deux partis. Ils ne font pas non plus mystère de leur volonté de voir ses biens lui être restitués. Les adversaires politiques de Barrow l’accusent, quant à eux, d’avoir profité de son séjour en Guinée, en août dernier, pour négocier avec Jammeh via certains de ses proches qui se trouvaient à Conakry.

« Barrow montre enfin son vrai visage »

« Cet accord ne favorise pas le droit à la vérité, mais il est illusoire de penser que Jammeh pourrait revenir l’année prochaine en Gambie avec une promesse d’impunité. Ce serait poser les bases d’une grave instabilité pour le pays », estime l’avocate des droits humains Fatou Jagne Senghore. Elle évoque néanmoins une « alliance de tous les dangers ».

Les récents propos de Yahya Jammeh à ce sujet pourraient être un moyen de mettre la pression sur son successeur. « En fin politique, il a compris que cette alliance ne garantissait pas son retour et qu’une transhumance de l’APRC vers le NPP pouvait représenter un danger pour lui », analyse l’avocate. Elle a surtout jeté le discrédit sur Adama Barrow, déjà vivement critiqué pour avoir failli à sa promesse de ne rester à la tête de l’État que trois ans. Ce 16 octobre, la société civile organisait une marche intitulée Never again (« Plus jamais ça ») dans les rues de la capitale pour réaffirmer sa volonté de voir les recommandations de la TRRC respectées. Un message directement envoyé au gouvernement gambien.

« Barrow montre enfin son vrai visage, conclut Fatou Jagne Senghore. Il a remporté l’élection de manière démocratique, mais il est parvenu au pouvoir car le pays voulait tourner la page de ces années de dictature. Cela choque les Gambiens de voir qu’il utilise ces mêmes leviers démocratiques pour valider une alliance contre-nature, qui vient remettre en cause tous nos acquis depuis le départ de Yahya Jammeh. »

Avec Jeune Afrique par Marième Soumaré

Election présidentielle: Mabio Mavoungou-Zinga renonce à se présenter au scrutin de mars 2021

février 8, 2021

Le président du  parti Alliance,  Mabio Mavoungou-Zinga, ne sera  pas candidat à l’élection présidentielle de 2021. L’annonce a été faite le 7 février à Pointe-Noire par son directeur de campagne, Godefroy Dibakissa.

Photo: Mabio Mavoungou-Zinga crédit photo »DR »

Le bureau politique de l’Alliance s’est réuni le week-end dernier  en session extraordinaire sous la direction de Godefroy Dibakissa.  Un seul point était à l’ordre du jour, l’annonce de la non-participation de Mabio Mavoungou-Zinga à l’élection présidentielle de 2021.

Alors qu’il y a près d’un mois, plus précisément le 16 janvier, les cadres et les militants de ce parti étaient réunis en conférence militante, décidant ainsi à l’unanimité de la participation de l’Alliance au processus électoral de mars prochain.

Tous les conférenciers avaient, à cet effet, souligné que la règle, la norme, le principe, le désir, la vocation, le souci impérieux de tout un parti politique est de participer régulièrement et assidument à tous les processus électoraux. Ces derniers avaient également  souligné que  c’est en participant aux élections qu’un parti politique se forge, se  fait une place dans le microcosme et se positionne comme une force politique réelle.

En vue de cela, Mabio Mavoungou-Zinga  a été désigné à l’unanimité candidat de l’Alliance à l’élection présidentielle de mars 2021. Il avait également pris acte et accepté spontanément avec humilité et responsabilité d’être candidat à cette élection.

Malheureusement, à quelques jours de la clôture des dépôts de candidature, le président de l’Alliance a levé la certitude sur sa candidature au scrutin de 2021 au terme d’une allocution solennelle prononcée par son suppléant, qu’il ne se représenterait pas à l’élection présidentielle.  « Aucune consigne de vote ne sera donnée aux militants et sympathisants de l’Alliance », a dit  Godefroy Dibakissa.

Notons que Alliance est un nouveau parti politique qui a fait sa sortie officielle il y a quelques mois dans la ville de Pointe-Noire.

Avec Adiac-Congo par Hugues Prosper Mabonzo

Côte d’Ivoire: « Rien ne s’oppose » à une alliance PDCI-FPI, selon Bédié

août 11, 2018

Henri Konan Bédié, , ancien président de la République, président du PDCI. © Sylvain Cherkaoui pour J.A

« Rien ne s’oppose » à une alliance entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire et le Front Populaire Ivoirien, a déclaré vendredi le chef du PDCI Henri Konan Bédié au sortir d’un entretien avec le chef du FPI « légal » Pascal Affi Nguessan.

Pascal Affi Nguessan, président d’une des deux factions rivales du FPI, a quant à lui déclaré sa « disponibilité à envisager toutes les possibilités d’alliance, dans le cadre des élections locales » d’octobre.

Les deux leaders politiques se sont entretenus au domicile d’Henri Konan Bédié à Abidjan, et ont fait ces déclarations devant les médias au lendemain de la rupture du PDCI avec son allié, le Rassemblement des Républicains (RDR) du président Alassane Ouattara.

« Fonder un nouvel avenir »

Cette rupture marque la fin de la coalition au pouvoir RDR-PDCI qui a gouverné la Côte d’Ivoire depuis 2010, et entraîne une recomposition du jeu politique, également nourrie par l’amnistie et la libération mercredi de Simone Gbagbo et des principaux cadres de l’autre faction du FPI, pro-Laurent Gbagbo.

« Rien ne s’oppose à ce que dans une plateforme comportant toutes les forces vives de la Nation, dont les partis politiques, le PDCI et le FPI se retrouvent ensemble », a déclaré l’ancien président Bédié (1993-1999).

« Il était important que nous venions rencontrer le doyen de la politique ivoirienne (…) pour réaffirmer notre disponibilité à prendre toute notre part dans la constitution de cette nouvelle plateforme et marquer notre disponibilité à envisager toutes les possibilités d’alliance, dans le cadre des élections locales », « pour fonder un nouvel avenir », a déclaré Pascal Affi Nguessan, ancien premier ministre de Laurent Gbagbo au début des années 2000.

Jeudi, après l’annonce de la rupture de la coalition, un porte-parole du FPI pro-Gbagbo, César Etou, avait déclaré à l’AFP que son parti n’était « pas fermé à un rapprochement avec le PDCI ».

Les prochaines élections, municipales et régionales couplées, sont prévues le 13 octobre. Et l’élection présidentielle, qui focalise déjà toute la classe politique ivoirienne, en 2020.

Jeuneafrique.com avec AFP

Attaques au Burkina: le président nigérien réaffirme la solidité de l’alliance avec la France

mars 5, 2018

Ouagadougou – Le président du Niger Mahamadou Issoufou a réaffirmé lundi la solidité de l’alliance des pays sahéliens avec la France contre le terrorisme, au cours d’une visite à Ouagadougou, trois jours après les attaques jihadistes qui ont frappé la capitale burkinabè.

« Je voudrais avoir une pensée pour les alliés, qui payent un lourd tribu dans ce combat que nous menons côte-à-côte contre le terrorisme et en particulier, parmi les alliés, la France, dont l’ambassade a été attaquée », a déclaré M. Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, à l’aéroport de Ouagadougou.

Le G5 Sahel est une alliance de cinq pays (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso et Mali) qui est en train de mettre en place une force militaire régionale pour combattre les groupes jihadistes qui sévissent dans la zone, avec l’appui de plusieurs pays occidentaux, notamment la France, qui a mis en place sa propre force anti-jihadiste Barkhane.

« Nous savons que les terroristes et leurs complices cherchent à défaire notre alliance. On les entend souvent dire de nos alliés qu’ils sont des forces étrangères. Pour nous ce ne sont pas des forces étrangères, mais des forces alliés qui combattent pour la même cause que nous », a-t-il déclaré.

Le président nigérien et le président togolais Faure Gnassingbé ont effectué une courte visite de moins de trois heures à Ouagadougou. Avec leur homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, ils se sont rendus sur les lieux des attaques de vendredi, l’ambassade de France et l’état-major général des armées burkinabè.

Cette double attaque simultanée, sans précédent au Burkina, a fait sept morts et plus de 80 blessés parmi les forces de l’ordre, particulièrement touchées par l’explosion d’une voiture piégée dans l’enceinte de l’état-major, qui a dévasté les bâtiments.

Aucun Français n’a en été touché dans l’attaque de l’ambassade.

Neuf jihadistes ont été tués dans les attaques revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) lié à Al-Qaïda, qui dit avoir agi « en réponse à la mort de plusieurs de ses dirigeants dans un raid de l’armée française dans le nord du Mali il y a deux semaines ».

Mahamadou Issoufou a aussi réaffirmé la « volonté commune (des pays du G5-Sahel) de continuer sans relâche, sans répit de combattre le terrorisme et le crime organisé ».

Faure Gnassingbé a insisté quant à lui sur l’importance d’une mise en action rapide de la force du G5 Sahel.

« Je reste convaincu qu’avec la détermination des uns et des autres, qu’avec la courageuse initiative du G5 Sahel, une solution définitive passe également par une rapide +opérationnalisation+ du G5 Sahel », a-t-il déclaré.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2018 14h37)                                            

France/présidentielle: Macron remporte le soutien du centriste Bayrou

février 22, 2017

 

Paris – Le centriste français François Bayrou a proposé mercredi une alliance pour la présidentielle au candidat Emmanuel Macron, apportant un soutien de poids à l’ex-ministre, donné dans le trio de tête à deux mois de l’élection.

« Parce que le risque est immense, parce que les Français sont désorientés et souvent désespérés, j’ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d’alliance », a déclaré lors d’une conférence de presse M. Bayrou, 65 ans, indiquant vouloir ainsi contrer l’extrême droite à la présidentielle.

M. Bayrou, qui était crédité d’environ 5% d’intentions de vote dans les sondages, renonce ainsi à une quatrième candidature d’affilée, après celles de 2002 (6,8% des voix), 2007 (18,6%) et 2012 (9,1%).

Une bonne nouvelle pour l’ex-ministre du gouvernement socialiste Emmanuel Macron, lancé dans la course sous l’étiquette « ni droite ni gauche » et qui s’est imposé comme le troisième homme de la campagne aux côtés du conservateur François Fillon et de la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen.

L’annonce de M. Bayrou clôt une séquence de plusieurs mois au cours de laquelle le président du parti centriste MoDem avait laissé entendre qu’il pourrait se représenter.

Mais pour cette figure de poids du centre, pro-européen, « jamais dans les 50 dernières années la démocratie en France n’a été dans une situation aussi décomposée ». La France encourt selon lui « le pire des risques de flambée de l’extrême droite, qui fait planer la menace d’un danger majeur et immédiat pour notre pays et pour l’Europe ».

« S’il ne tenait qu’à moi, bien sûr, j’irais, à la seconde. Mais le danger que représente Marine Le Pen, qui peut réellement gagner cette élection, me pose un cas de conscience », confiait récemment M. Bayrou en petit comité.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2017 17h40)             

Rama Yade quitte son poste d’ambassadrice de l’Unesco

juin 16, 2011

Sur la sellette, l’ancienne benjamine du gouvernement a préféré prendre les devants en présentant sa démission à Alain Juppé.

Cinq mois après sa nomination, Rama Yade vient de présenter à Alain Juppé sa démission d’ambassadeur à l’Unesco. «Sa situation n’était pas durable, elle a pris les devants», précise un diplomate. Son départ devrait être effectif «vers la fin juin». «J’ai fait le choix de la liberté», a-t-elle expliqué à l’AFP mercredi soir.

La démission de l’ex-benjamine du gouvernement n’est pas une surprise, tant ses jours à l’Unesco semblaient comptés. En avril, déjà, plusieurs cadres de la majorité s’étaient émus de la voir empiéter sur le devoir de réserve inhérent à sa fonction. Débarquée du gouvernement en novembre, Rama Yade s’était notamment violemment opposée au «débat sur l’islam» mené à l’UMP. Nicolas Sarkozy avait aussi reproché à son ancienne ministre de ne pas manifester son soutien à l’offensive française en Libye.

L’Elysée avait prévu de débarquer l’ancienne secrétaire d’Etat à l’occasion d’un mouvement de diplomates, qui devait bientôt intervenir. L’ex-ministre Roger Karoutchi, ambassadeur auprès de l’OCDE, qui désire se consacrer à sa campagne des sénatoriales dans les Hauts-de-Seine, était également concerné. En posant sa démission, Rama Yade s’évite ainsi une humiliation inutile. D’autant qu’elle semblait avoir acté son départ : «J’existais avant, j’existerai après» l’Unesco, assurait-elle déjà en avril. «Je continuerai de faire ma vie comme d’hab. A 34 ans, on a la vie devant soi et rien ne nous fait peur».

Porte-parole de Jean-Louis Borloo ?
Après avoir quitté l’UMP début avril pour rejoindre le parti radical de Jean-Louis Borloo, celle qui a toujours cultivé sa liberté de ton au sein du gouvernement ne voulait plus avoir de comptes à rendre à l’Elysée, à moins d’un an d’importantes échéances électorales.

La présidentielle d’abord : officiellement membre, depuis mardi, de la direction de la nouvelle «Alliance» centriste, elle pourrait servir de porte-parole à Jean-Louis Borloo, s’il est candidat. «On est en train de s’organiser avec Jean-Louis Borloo pour la campagne électorale. Je souhaite m’engager librement et totalement à ses côtés, en ayant du temps», a confirmé Rama Yade mercredi soir.

Les législatives, ensuite : elle s’intéresse de près à la seconde circonscription des Hauts-de-Seine, actuellement détenue par Manuel Aeschlimann, mis en cause dans une affaire de trafic d’influence.

La tâche s’annonce compliquée pour Rama Yade dans le fief de Nicolas Sarkozy. Alors, l’ancienne ministre fourbit déjà ses armes. Déjà à la tête du club «Agir pour Colombes», elle a récemment lancé un nouveau think-tank, baptisé «Allons enfants». Un moyen pour elle d’exister médiatiquement, mais aussi de récolter des dons en vue des batailles qu’elle va devoir livrer.

Lefigaro.fr Par Alain Barluet