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Côte d’Ivoire: Après sa mise en liberté provisoire, Affi N’guessan appelle à la libération de Laurent Gbagbo

août 7, 2013

Quarante huit heures après sa mise en liberté provisoire, le Président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan a appelé mardi soir peu après son arrivée à Abidjan en provenance du Nord, à la libération de l’ancien Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, détenu à la Haye depuis fin novembre 2011.

La justice ivoirienne a annoncé, lundi, la mise en liberté provisoire de 14 pro-Gbagbo dont le Président du FPI, Pascal Affi N’guessan et Michel Gbagbo, le fils de l’ex-Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, détenus pour la plupart dans des prisons du Nord après la crise post-électorale qui a fait au moins 3000 morts.

Le FPI a organisé mardi au quartier général (QG) de Laurent Gbagbo à Attoban dans la commune de Cocody une cérémonie d’accueil pour ses détenus mis en liberté provisoire après plus de deux ans passés dans les prisons du Nord.

Il s’agit de Géneviève Bro Grébé, Justin Koua, Michel Gbagbo, Narcisse Téa Kuyo, Pascal Affi N’guessan, Aboudramane Sangaré, Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi, Soukouri Bohui, Alphonse Douaty, Séka Obodji, Henri-Philippe Dakoury Tabley, le colonel Konandi Kouakou et Nomel Djro.

Trois absences ont été relevées au cours de cette cérémonie chargée d’émotions: Géneviève Bro Grébé, Séka Obodji et le colonel Konandi Kouakou. ‘’Nous souhaitons un dialogue politique avec le pouvoir. Que le pouvoir voit le FPI comme un partenaire pour le développement de la Côte d’Ivoire », a déclaré Pascal Affi N’guessan, soulignant que le ‘’FPI va continuer son combat pour la paix et la prospérité des ivoiriens ».

‘’Le FPI ne mène pas son combat contre une personne, ni une région, ni une religion, ni une ethnie mais le FPI mène le combat pour tous les ivoiriens dans leur diversité ethnique et religieuse », a ajouté le Président du FPI.

‘’Ce ne sont pas les étrangers qui viendront développer la Côte d’Ivoire à notre place. C’est pourquoi le FPI mène ce combat. Nous souhaitons la libération du Président Laurent Gbagbo », a-t-il indiqué, ajoutant que  »nous ne voulons pas de palabre à qui que ce soit. Nous ne sommes pas des revanchards ».

 »Aujourd’hui, qu’il s’agisse de la politique, qu’il s’agisse de l’économie, qu’il s’agisse des droits de l’homme, qu’il s’agisse des libertés, la politique ivoirienne est tordue. C’est pourquoi notre mission est encore plus importante. Restons mobilisés », a conclu Pascal Affi N’guessan.

‘’Nous saluons l’appareil judiciaire de la Côte d’Ivoire. La justice ne peut pas prendre cette décision sans l’autorisation du Président de République. C’est pourquoi nous saluons le Président de la République parce que ce geste est intervenu grâce à lui », a renchérit Sylvain Miaka Ouretto, le Président intérimaire du FPI.

‘’Nous souhaitons que ce genre de ce décision se démultiplie pour que nos prisonniers politiques soient libérés, tous les exilés rentrent en Côte d’Ivoire », a-t-il poursuivi, ajoutant que ‘’ nous regardons la justice internationale. Nous souhaitons que le Président Alassane Ouattara aille à la Haye pour rencontrer son frère Laurent Gbagbo pour sceller la réconciliation ». Le FPI annonce avoir encore en détention 700 partisans et 3000 exilés.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, et Michel Gbagbo remis en liberté provisoire

août 5, 2013

La justice ivoirienne vient d’annoncer la remise en liberté provisoire de quatorze détenus proches de Laurent Gbagbo, l’ancien chef de l’État. Parmi eux : Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), incarcéré depuis avril 2011, Michel Gbagbo ou encore Geneviève Bro Gregbe.

Le pouvoir ivoirien souhaiterait-il faire quelques gestes d’apaisement envers l’opposition ivoirienne, et notamment le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ex-chef de l’État, Laurent Gbagbo, actuellement détenu par la Cour pénale internationale, à La Haye ?

La justice ivoirienne a, en tous cas, décidé d’accorder la liberté provisoire à 14 personnalités pro-Gbagbo emprisonnées dans le cadre des enquêtes qui ont mené aux violences postélectorales, en 2010-2011. C’est ce qu’a annoncé Bruno Kone, le porte parole du gouvernement, lundi 5 août, à la sortie du Conseil des ministres.

Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, en liberté provisoire

Dans la liste figure Pascal Affi N’Guessan, le président du FPI et ancien directeur de campagne de Laurent Gbagbo. Arrêté le 22 avril 2011, retenu un temps à l’hôtel Pergolas à Abidjan, il avait été envoyé dans le nord du pays avec le fils de Laurent Ggbagbo. Il avait par la suite été inculpé pour atteinte à la sûreté de l’État.

Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président, a également été libéré provisoirement. Ainsi que Geneviève Bro Gregbe, la présidente des Femmes patriotes, Justin Koua, Narcisse Téa Kuyo, Aboudramane Sangaré, Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi, Soukouri Bohui, Alphonse Douaty, Séka Obodji, Henri-Philippe Dakoury Tabley, le colonel Konandi Kouakou et Nomel Djro.

« Cette décision est la bienvenue pour le gouvernement. C’est une mesure d’apaisement pour faciliter la réconciliation. La Côte d’ivoire doit sortir de l’état de belligérance », a déclaré Bruno Koné au nom du gouvernement.

Avant cette annonce, la justice avait autorisé Charles Blé Goudé, l’ex-leader des Jeunes patriotes, à rencontrer ses avocats. Une première depuis son extradition d’Accra, le 17 janvier dernier. En 2011 et 2012, la justice ivoirienne avait déjà libéré plusieurs proches de Laurent Gbagbo mais les caciques du FPI continuent de plaider pour la libération de ceux qui sont encore incarcérés, dans l’intérêt, disent-ils, de la réconciliation.

Les charges qui pèsent contre 84 proches de Laurent Gbagbo, y compris ceux qui bénéficient de la liberté provisoire, n’ont pas été levées. Elles ont été confirmées en juillet dernier par le tribunal d’Abidjan. Ils sont accusés de crimes de sang, crimes de guerre, atteinte à la sûreté de l’État, crimes économiques et entretien de bandes armées.

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Côte d’Ivoire/Atteinte à la sûreté de l’Etat : Une attaque déjouée hier à la Maca

février 12, 2013
 
Les
© Ministères par PRISCA
Les ministres de la justice et de la défense auprès du Président de République visitent la Maca après la dernière évasion
Lundi 09 juillet 2012. Abidjan. Les ministres de la justice et de la défense auprès du Président de République Mato Loma cissé et Koffi Koffi paul visitent la Maca après la dernière évasion.

L’atmosphère était tendue hier à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan(Maca). Des militaires lourdement armés y étaient positionnés pour parer à une éventuelle attaque.

Dispositif de guerre ce mardi soir à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). 19 heures, des véhicules 4X4 équipés de mitrailleurs 12/7 sont planqués autour de la prison. Certains éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) en casques lourds et gilets pare-balle sont positionnés avec des lance-roquettes. D’autres ont des kalachnikovs et des Fusils mitrailleurs (Fm). Tous les accès du pénitencier sont bouclés. Les soldats sont très nerveux. Le dispositif est dirigé par deux officiers. Ce sont  les lieutenants Aboudramani Issa Dezalor et Konaté Souleymane. Leurs consignes sont fermes. Toute personne suspecte doit être interpellée. Un détachement de l’escadron de gendarmerie d’Abobo est aussi sur les lieux.

Selon les informations recueillies sur place, depuis 9 heures du matin, une alerte d’attaque a été donnée. Les renseignements ont été reçus par les ministères de l’Intérieur et de la Défense. Ils annoncent l’arrivée d’assaillants à bord de deux véhicules de type 4X4 et de couleur treillis. Leurs occupants sont en communication avec des détenus pro-Gbagbo, précisément les commandants Kipré Yagba, ex-directeur de cabinet du général Bruno Dogbo Ble,ancien patron de la Garde républicaine, Judicaël Atoh,anciennement en poste au premier Bataillon d’ infanterie d’Akouedo, Alphonse Douaty, Laurent Akoun , Ehivet Simon Pierre (frère cadet de Simone Gbagbo), et certains officiers subalternes et sous-officiers arrêtés dans les attaques d’Azito,d’Agban et d’Agboville.

Dès l’arrivée des véhicules, des militaires et mercenaires détenus devaient donner l’assaut en lançant des grenades offensives qu’ils cachent dans leurs cellules avec la complicité de certains gardes pénitentiaires. Ensuite, les arrivants lourdement armés devaient faire sauter le portail principal de la Maca, extraire les prisonniers politiques pour les mettre à l’abri. Objectif final: libérer tous les détenus des bâtiments, distribuer des armes et attaquer les zones sensibles d’Abidjan.

C est au cours d’une réunion tenue samedi à l’intérieur de la prison que ce projet d’attaque a été finalisé. Y ont pris part des personnes extérieures ayant profité des visites autorisées de ce jour. Mais, une fuite est vite partie du conclave et l’information a été remontée jusqu’aux plus hautes autorités. Le coup a été confirmé par l’attitude de certains détenus qui, hier matin, avaient déjà fait leurs bagages et même ont annoncé la ‘’bonne nouvelle’’ à quelques co-détenus.

Ce mercredi à 3 heures du matin, une fouille générale était prévue dans les cellules pour retrouver les grenades et les armes dissimulées dans la prison.

Nord-Sud par Bahi K.

Côte d’Ivoire/Accusée de trouble à l’ordre public: la fille de Douaty a été libérée

août 25, 2012

Le premier verdict est tombé, hier, dans l’affaire Douaty et sa famille arrêtés. Le tribunal des flagrants délits a décidé de remettre en liberté Désirée Makoura Douaty, fille d’Alphonse Douaty, et quatre autres personnes. Ce sont notamment Rémi Figon Beugré (le fiancé de la fille), Aïté Kouassi, Kono Boka. Les deux dernières personnes citées sont respectivement directeur et chef de cabinet d’Odette Lorougnon, présidente de l’Organisation des femmes du Front populaire ivoirien (OfFpi). Et, Armand Koko chef de cabinet de Miaka Ouretto, président par intérim de l’ex-parti au pouvoir. Tous arrêtés dimanche, ils étaient accusés de «troubles à l’ordre public, incitation à la violence, et d’appel à manifestation».

Au cours de l’audience qui a duré plus d’une heure au palais de justice, au Plateau, les cinq prévenus ont tour à tour nié les faits qui leur sont reprochés. Chacun d’eux a expliqué qu’il a été arrêté dans les environs de la Direction de la surveillance du territoire (Dst), à Cocody, alors qu’il se rendait en ces lieux pour s’enquérir des nouvelles de leur proche, Alphonse Douaty. Ce dernier est le secrétaire général adjoint du Fpi. Il a été arrêté samedi à 20 h30 à son domicile pour atteinte à la sûreté de l’Etat et placé, lundi, sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

Le procureur a rappelé que c’est dans le contexte des récentes attaques contre les positions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) que M. Douaty a été arrêté. Me Marcel Gawa, l’un des avocats de la défense s’est dit écœuré qu’un fait naturel comme celui de chercher à avoir des nouvelles d’un parent arrêté, de surcroît son père, soit répréhensible. Il conclura qu’il n’y a pas d’infraction avant de taxer le procès de politique. Les autres avocats de la défense ont chargé l’accusation, allant jusqu’à dénoncer l’absence d’un rapport détaillé sur les circonstances de l’arrestation de leurs clients. «Nous devons, a repris l’un des avocats, travailler à construire un Etat de droit. Il faut que les détentions et les arrestations arbitraires cessent», a-t-il plaidé. «Désirée Makoura Douaty, Remis Beugré Figon, Noël Aïté Kouassi, Armand Koko Konan, Kono Boka sont déclarés non coupables des faits qui leur sont reprochés», a tranché le président du tribunal, Casimir Vaha. «Nos clients ne sont pas coupables et le droit a été dit. Je salue surtout la sagesse du président et du procureur», s’est réjoui Me Marcel Gawa.
Nord-Sud par Ténin Bè Ousmane

Côte d’Ivoire/ Après 48 h passées à la Dst : Douaty déféré à la Maca

août 22, 2012

Réconciliation

Alphonse Douati

© Abidjan.net par Nathan KONE
Réconciliation Nationale: Le Président de la CDVR Charles Konan Banny a reçu une délégation du FPI
Mercredi 28 Mars 2012. Cocody Riviera. Le Président de la commission Dialogue Vérité et Réconciliation a échangé avec une délégation du Front Populaire Ivoirien conduite par le Président par Intérim Miaka Oureto et composée des ministres Alphonse Douati (Photo), Danon Djedjé et de Mme Odette Lorougnon
 
Alphonse Douaty a été fixé sur son sort, hier. Après une matinée d’interrogatoire dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire, à Abidjan, il a été placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction (Maca).Un interrogatoire assorti d’un transfèrement dans une cellule de prison. Alphonse Douaty, secrétaire général adjoint du Front populaire ivoirien (Fpi), séjourne à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).Il y a été conduit, hier, en fin d’après-midi par les services de la Direction de la surveillance du territoire (Dst) qui l’avaient interpellé, samedi à 20h30, à son domicile à Abidjan. Selon l’information livrée par un membre de la direction intérimaire de l’ex-parti au pouvoir, l’ancien ministre de la Production animale et des ressources halieutiques est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Comme lui, sa fille Désirée Douaty et Rémi Sigon le fiancé suédois de cette dernière, plus trois autres personnes, ont été placés sous mandat de dépôt. Ils ont tous été transférés à la Maca, a-t-on appris de la même source. Laquelle mentionne aussi que ces trois individus seraient des passants pris pour des manifestants frontistes. Ces derniers auraient été interpellés, dimanche, à la hauteur de la station -service, à quelques encablures de la Dst, à Cocody. Pour rappel, le même jour, la direction du Fpi avait annoncé un «rendez-vous» à 9 h30 avec la hiérarchie de l’institution policière. Mais cette rencontre n’a pas eu lieu.

Nord-Sud par Bidi Ignace