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Concours d’écriture Amazon : la 6e édition consacrée aux auteurs autoédités

juin 2, 2021

Les inscriptions au Prix Les plumes francophones sont ouvertes aux auteurs francophones du monde entier, âgés de 18 ans et plus. Le dépôt des dossiers de candidature se fait jusqu’au 31 août 2021.              

 

Photo : affiche du Prix Les plumes Francophones 2021

Les  candidats ont tout le temps pour déposer leurs manuscrits sur Kindle Direct Publishing (KDP). L’ouvrage qui sera en compétition ne doit ni faire ni avoir fait l’objet d’un contrat d’édition ou d’une option auprès d’un éditeur. Celui-ci doit être aussi écrit en langue française et le manuscrit publié doit être un original. Il ne doit pas avoir été déjà publié sur KDP (la plateforme d’édition d’Amazon) ni avoir été publié via un autre site internet.

Le livre doit être publié à la fois au format numérique et au format papier, il  doit compter au moins 24 pages. La version numérique de votre livre doit être inscrite au programme KDP.  Il faut inclure le mot » concourskdp » lors du changement de votre livre sur KDP. Le participant  doit être le seul auteur légitime du manuscrit. L’inscription nécessite un compte Amazon et un compte KDP (Kindle Direct Publishing).

Chaque finaliste va recevoir un appareil Kindle oasis ainsi qu’une visibilité supplémentaire découlant des activités promotionnelles. Le lauréat bénéficiera quant à lui d’un dispositif marketing d’une valeur de 5 000 euros (ou L’équivalent dans une autre devise selon le pays de résidence) pour faire la promotion de son livre sur Amazon.fr et son manuscrit sera gratuitement publié en livre audio par Audible. Les Plumes des lecteurs et celles du jury seront également décernées.

Le concours les Plumes francophones Amazon est une initiative dédiée à la découverte de nouvelles productions littéraires, ouverte à tous les auteurs indépendants diffusant en français via KDP. L’événement vise à découvrir de nouveaux talents littéraires et à leur donner une visibilité auprès du grand public, il est gratuit.

Avec Adiac-Congo par Rosalie Bindika

Amazon présente des excuses: oui, des livreurs doivent uriner dans des bouteilles

avril 3, 2021

NEW YORK — Amazon a présenté des excuses dans le blogue de l’entreprise pour avoir menti à un membre du Congrès, il y a plus d’une semaine.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le géant du commerce en ligne avait nié dans un micromessage envoyé au représentant démocrate Mark Pocan que certains de ses employés travaillaient si dur qu’ils devaient uriner dans des bouteilles d’eau vides pour ne pas abandonner leur poste.

Amazon a finalement dû admettre que certains de ses chauffeurs-livreurs ont peut-être dû uriner dans des bouteilles. L’entreprise s’est engagée à améliorer leurs conditions de travail.

La question a été soulevée pour la première fois le 24 mars par M. Pocan à la suite d’un micromessage d’un dirigeant d’Amazon affirmant que l’entreprise était un lieu de travail progressiste.

«Payer les travailleurs 15 $ de l’heure ne fait pas de vous un ‘lieu de travail progressiste’ lorsque vous menez des pratiques antisyndicales et obligez les travailleurs à uriner dans des bouteilles d’eau», avait répliqué le politicien.

Amazon avait alors répondu: «Vous ne croyez pas vraiment que les gens urinent dans des bouteilles, n’est-ce pas? Si c’était vrai, personne ne travaillerait pour nous.»

Dans un billet publié vendredi soir, Amazon a présenté des excuses auprès de M. Pocan. L’entreprise a reconnu que ses chauffeurs-livreurs «peuvent et ont du mal à trouver des toilettes à cause de la circulation ou parfois dans des zones rurales». Elle a souligné que la COVID-19 avait aggravé le problème, car de nombreuses toilettes publiques sont fermées.

«Soupir!, a répondu M. Pocan, samedi. Il ne s’agit pas de moi, mais de vos employés, que vous ne traitez pas avec suffisamment de respect ou de dignité.»

Amazon a écrit dans son article de blogue qu’uriner dans des bouteilles est un problème à l’échelle du secteur du camionnage. Pour essayer de prouver son point, il a partagé des liens vers des articles de presse concernant des chauffeurs d’autres entreprises qui ont dû le faire.

«Indépendamment du fait que cela concerne l’ensemble du secteur, nous aimerions le résoudre, a déclaré la société. Nous ne savons pas encore comment faire, mais chercherons des solutions.»

Les conditions de travail chez Amazon se sont récemment retrouvées sous les feux de l’actualité. Des employés d’un entrepôt ont voté la semaine dernière sur leur possible syndicalisation. Beaucoup se plaignent des journées de travail éreintantes de 10 heures qui ne comprennent que deux pauses de 30 minutes.

Amazon n’a pas répondu à une demande de commentaire.

– Par Joseph Pisani, The Associated Press avec La Presse Canadienne

Dons et stratégies autour du coronavirus

avril 10, 2020

Amazon crée un laboratoire pour dépister ses employés

Le géant du commerce en ligne Amazon affirme avoir créé son propre laboratoire pour tester ses employés américains au nouveau coronavirus, sur fond d’inquiétudes croissantes sur leur santé. Le groupe, qui employait 750.000 personnes au début de l’année dans le monde entier avant de gonfler ses effectifs pour répondre à la flambée de la demande, a affirmé avoir renforcé ses moyens pour réaliser des dépistages.

«Des employés d’Amazon avec différents savoir-faire — chercheurs scientifiques, chefs de programme, spécialistes en approvisionnement, ingénieurs en informatique — ont mis en suspens leur emploi quotidien pour rejoindre une équipe consacrée à cette initiative», a indiqué le groupe dans un post de blog jeudi soir.

Les Petits Chanteurs à la Croix de bois offrent leur album aux résident des EHPAD

La célèbre chorale des Petits Chanteurs à la Croix de bois a souhaité apporter, elle aussi, sa contribution en ces temps de crise sanitaire. Un exemplaire digital de leur album Comme un chant d’espérance va ainsi être offert aux résidents de tous les EHPAD de France, qui pourront aussi demander à recevoir à titre gratuit un exemplaire physique du CD.

Malgré le virus, des milliers de saisonniers roumains en partance vers l’Allemagne

Des milliers de saisonniers roumains attendaient vendredi de monter dans des avions pour l’Allemagne en pleine pandémie de coronavirus, malgré la fermeture des frontières en Europe et après un renforcement des normes sanitaires. Début avril, l’Allemagne a décidé de permettre l’entrée sur son territoire aux étrangers désireux de participer aux récoltes, après avoir initialement interdit leur arrivée pour tenter d’endiguer la propagation du Covid-19.

«Trois charters avec près de 600 passagers (au total) à leur bord attendent le feu vert du ministère des Transports pour pouvoir décoller vers l’Allemagne», a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’aéroport international de Bucarest, Valentin Iordache.

Entré avec un casque blanc dans l’édifice toujours en travaux, Mgr Aupetit a pu se coiffer de sa calotte violette pour diriger la prière, accompagné par le recteur de la cathédrale Mgr Patrick Chauvet et de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris,

Le Portugal va prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er mai

Le Portugal ne doit pas «baisser la garde» face à la pandémie de coronavirus, a affirmé vendredi le président Marcelo Rebelo de Sousa en annonçant son intention de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er mai. Le premier ministre Antonio Costa a lui aussi défendu le maintien des mesures de confinement car «la levée de l’état d’urgence enverrait un message erroné au pays».

«Je prendrai l’initiative de renouveler l’état d’urgence jusqu’au 1er mai», a déclaré le chef de l’État. «En ce moment décisif, nous ne pouvons pas baisser la garde», a souligné Marcelo Rebelo de Sousa. En vigueur depuis le 19 mars et jusqu’au 17 avril inclus, l’état d’urgence sera formellement prolongé en fin de semaine prochaine pour deux semaines de plus, a-t-il précisé.

Les Nord-Irlandais appelés à dénoncer les violations du confinement

La police nord-irlandaise a annoncé vendredi avoir lancé un formulaire en ligne où les citoyens peuvent dénoncer les personnes enfreignant les consignes officielles de distanciation sociale en pleine pandémie de nouveau coronavirus.

Ce formulaire permet de signaler des personnes effectuant des déplacements «non essentiels», des réunions publiques ou privées de personnes n’appartenant pas au même ménage ou des bars restant ouverts malgré les interdictions en vigueur depuis le 28 mars dans la province britannique, a précisé la police dans un communiqué.

«Nous voulons résoudre les situations où ces restrictions ont été violées sans avoir à recourir aux pouvoirs de police ou infliger des amendes», a expliqué un responsable de la police, Alan Todd. «Cependant, en cas de violation, nous voulons que les membres du public puissent nous le dire aussi facilement que possible», a-t-il ajouté.

La première usine de cercueils d’Europe augmente la cadence

La France compte ses morts et les commandes affluent. Pour répondre à la demande, l’usine haute-saônoise du groupe OGF, numéro un français des services funéraires, s’est réorganisée pour fabriquer 410 cercueils par semaine contre 370 en temps normal. Pour suivre le rythme, les 120 salariés du site sont passés de 35 à 39,5 heures de travail hebdomadaire. «Il faut faire tenir les équipes. Mais si besoin, elles sont prévenues et sont d’accord pour venir travailler aussi le samedi», abonde Didier Pidancet, chef d’équipe au pré-triage du bois.

Créée en 1910, l’usine de Jussey produisait du charbon de bois et du parquet avant de se spécialiser dans la fabrication de cercueils à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. C’est désormais l’une des deux usines du groupe OGF qui détient un quart du marché français du secteur et fournit les professionnels PFG, Roblot et Dignité Funéraire, soit plus de 1000 points de vente dans l’hexagone.

Quelque 8000 cercueils sortent chaque année de ce site de 10 hectares où sont écorcés et tranchés les billots de chêne, séchées et découpées les plaques de bois, puis assemblés et vernis les cercueils. Le bois, du chêne essentiellement, provient des vastes forêts alentour. «On est serein, on a trois mois de stocks de bois, de colle, de clous et de vernis devant nous», note Emmanuel Garret, directeur du site. «On nous demande un peu plus de grandes tailles», note le directeur qui se refuse à y voir un effet de l’épidémie de Covid-19 qui tue d’avantage les personnes en surpoids.

Rungis : l’opérateur funéraire prendra les frais à sa charge

L’opérateur funéraire OGF, en charge de la gestion de l’accueil des cercueils à Rungis et visé par une polémique sur les tarifs pratiqués, a annoncé qu’il prendrait «à sa charge tous les frais». «Le groupe OGF ne veut pas ajouter à la douleur des familles et annonce qu’il prendra à sa charge tous les frais relatifs à ce funérarium temporaire, à compter de ce jour et jusqu’à sa fermeture», écrit-il dans un communiqué, dénonçant «une polémique tout à fait injustifiée et déplacée».

Et de préciser : «En conséquence, aucune entreprise de Pompes Funèbres ne peut facturer des frais pour l’utilisation de ce dépositoire et les services qui y sont rendus».

Amélie, médecin: «Je porte une blouse de peintre, un masque de soudeur, et des gants d’entretien»

Ils sont ceux que l’on applaudit. Le Figaro fait chaque jour le portrait des héros ordinaires de cette période extraordinaire de crise du coronavirus.
Ce vendredi, nous rencontrons Amélie, jeune médecin de 30 ans, diplômée depuis quelques semaines à peine. Elle n’imaginait pas débuter sa carrière dans ces conditions.

Avec Le Figaro par Aude Bariéty, Margaux d’Adhémar et Luc Lenoir

Le patron de Birkenstock accuse Amazon « complice » de contrefaçon

décembre 22, 2017

Des chaussures Birkenstock à leur sortie d’usine le 10 mai 2016 à Goerlitz en Allemagne / © dpa/AFP/Archives / Arno Burgi

Le patron de Birkenstock, le célèbre fabricant allemand de sandales, a accusé le géant américain de la distribution Amazon d’être « complice » des vendeurs de produits contrefaits tolérés dans ses magasins en ligne.

« La vérité, c’est qu’Amazon tire profit des contrefaçons. Il encaisse aussi une commission auprès des vendeurs de fausses copies », a dénoncé Oliver Reichert dans une interview au magazine allemand Der Spiegel paru vendredi. « Pour nous, Amazon est complice », a-t-il ajouté.

C’est cette raison qui a poussé l’entreprise familiale à décider de ne plus commercialiser ses produits chez Amazon Europe à compter de janvier.

Le géant de la vente en ligne a pour sa part réfuté ces accusations, indiquant qu’il « interdisait la vente » d’objets contrefaits.

« Nous retirons tous les objets qui violent notre politique de vente dès que nous nous en rendons compte et prenons les mesures adéquates à l’encontre du vendeur », a expliqué Amazon dans un communiqué.

Il invite les entreprises qui auraient des doutes sur le détournement de leur marque de lui en faire part pour que le site mène « des enquêtes et prenne ensuite les mesures appropriées », sans néanmoins préciser lesquelles.

En janvier dernier, Birkenstock avait déjà mis un terme à sa relation commerciale avec Amazon USA, après s’être plaint à plusieurs reprises.

La société, dont les origines remontent à presque 250 ans, est mondialement connue pour ses chaussures très confortables et prisées des fashionistas.

Installée en Rhénanie-Palatinat, dans l’ouest de l’Allemagne, elle emploie environ 3.800 salariés et se présente comme « le plus gros employeur de l’industrie allemande de la chaussure ».

Elle commercialise ses produits dans environ 90 pays sur les cinq continents, dans des magasins physiques mais aussi dans sa propre boutique en ligne.

Romandie.com avec(©AFP / 22 décembre 2017 19h01)                

Des enfants achètent des applications sur ses tablettes: Amazon va rembourser

avril 4, 2017

Washington – Amazon a renoncé mardi à faire appel d’une injonction qui le tient pour responsable d’achats réalisés par des enfants à travers des applications installées sur ses tablettes: le géant de la distribution va ainsi rembourser 70 millions de dollars.

« Ce cas montre ce qui devrait être un principe fondateur de toutes les entreprises: vous devez obtenir l’accord du consommateur avant de lui facturer un achat », a souligné Thomas Paul, de la Federal Trade Commission (FTC), dont la protection des consommateurs est une des missions principales.

« Les consommateurs touchés par les pratiques d’Amazon peuvent à présent être indemnisés pour ces dépenses qu’ils n’attendaient pas et n’avaient pas autorisées », a-t-il ajouté.

La FTC avait déjà réglé à l’amiable dans le passé des affaires similaires avec Apple et Google, argumentant que l’absence de mots de passe permettait aux enfants de faire des achats à l’intérieur des applications (accessoires, aide pour accéder au niveau supérieur ou obtenir des vies supplémentaires dans un jeu…) à l’insu de leurs parents.

Ces achats pouvaient porter sur des sommes importantes.

Le géant de la distribution n’a pas commenté dans l’immédiat sa décision de renoncer à faire appel. La FTC a précisé qu’Amazon annoncerait prochainement le détail de ses remboursements.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2017 21h32)

« Sur Internet, nous travaillons tous, et la pénibilité de ce travail est invisible »

mars 11, 2017

Le chercheur Antonio Casilli explique comment, derrière des services en apparence gratuits, Facebook, Amazon, Google… ont créé une « économie du clic ».
 
Quel est le point commun entre le moment ou vous remontez votre fil Facebook, celui où vous regardez des vidéos sur YouTube et lorsque vous cherchez des photos de chatons sur Google ? Dans les trois cas, vous l’ignorez sans doute, vous êtes en train de travailler. Sur Internet, les grandes plates-formes numériques américaines font tout pour capter notre attention et notre temps, nous offrant des services toujours plus sophistiqués pour communiquer, voyager, nous informer, ou tout simplement consommer.

Des outils gratuits, du moins en apparence. Car derrière nos loisirs numériques se cache un bouleversement majeur, mondial, de la façon dont nous produisons de la valeur. De manière plus ou moins invisible, plus ou moins insidieuse, la Silicon Valley nous a tous mis au travail.

Antonio Casilli est enseignant-chercheur à Télécom ParisTech et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteur, avec le sociologue Dominique Cardon, de Qu’est-ce que le Digital Labor ? (INA éditions, 2015).

Dans votre ouvrage, vous expliquez que dès l’instant où quelqu’un se connecte à Facebook, voire à Internet en général, il est mis au travail. De quelle manière ?

Antonio Casilli : C’est un concept que la communauté scientifique appelle le digital labor, c’est-à-dire un travail du clic, composé de plusieurs petites tâches, réalisé sur des plates-formes, qui ne demande pas de qualification et dont le principal intérêt est de produire des données. C’est un travail éminemment social. Sur les réseaux sociaux, par exemple, vous êtes toujours en train de coopérer avec quelqu’un – vous partagez son contenu, likez sa photo, et ainsi de suite –, mais également de travailler pour quelqu’un – le réseau social, qui exploite vos données. C’est ainsi que les grandes plates-formes numériques auxquelles nous avons accès produisent de la valeur.

Quelles sont ces plates-formes, et comment nous font-elles travailler ?

Il en existe quatre types. Le premier type, ce sont les plates-formes à la demande, comme Uber ou Airbnb, qui sous couvert d’une autre activité (transport, location, etc.) font de la production de données, enregistrent nos destinations, notre localisation, nos commentaires, notre réputation, nos évaluations, et qui revendent ensuite ces données.

Du côté des chauffeurs du VTC, à lire :   Uber crée « une nouvelle population de travailleurs pauvres et mal couverts »

Le deuxième type, ce sont les plates-formes de microtravail comme Amazon Mechanical Turk, Upwork, l’application mCent… Des sites sur lesquels des millions de personnes dans le monde réalisent des tâches extrêmement simples [chercher sur Internet l’adresse d’un magasin, numériser les informations d’une carte de visite, décrire les éléments d’une image…] pour des rémunérations extrêmement faibles, de l’ordre de quelques centimes d’euros par minute.

Le troisième type, ce sont les plates-formes de gestion de l’Internet des objets. Nos smartphones, nos montres connectées, mais aussi nos télévisions, nos ampoules ou nos thermostats connectés produisent de la donnée qui est ensuite exploitée. Nos maisons se transforment en usine à données, et cette production converge vers les immenses serveurs de Google ou d’Amazon.

Le dernier type, enfin, ce sont les plates-formes sociales. Ecrire un post, formuler un tweet, filmer une vidéo pour la partager, mais aussi faire circuler des contenus, signaler ceux qui sont choquants ou inappropriés, c’est du travail, même s’il y a un côté jeu, un côté qui procure du plaisir.

Est-ce vraiment un problème de travailler indirectement et gratuitement pour Facebook ou pour Uber ? Après tout, ils fournissent aussi des services qui sont utiles et pour lesquels nous ne payons pas…

Les personnes qui ne voient pas le souci dans le digital labor sont des privilégiés. Ce sont les gens qui ont le temps et le capital social et culturel nécessaires pour profiter à l’extrême de ce qu’offre le Net. Internet a été conçu pour plaire à ces personnes-là, et celles-ci y trouvent un plaisir fou.

Mais dans le même temps, lorsque nous laissons parler notre privilège, nous faisons l’impasse sur des dizaines de millions de personnes en Inde, en Chine ou ailleurs qui nous permettent de profiter d’Internet pour un salaire de la faim. Une plate-forme comme Upwork affiche 12 millions de travailleurs enregistrés, autant pour les Chinois de Witmart. Les microtâches réalisées sur ces plates-formes servent à améliorer les intelligences artificielles et les algorithmes des services que nous utilisons, à filtrer les contenus que nous ne voulons pas voir. Un travail invisible, une économie du clic, faite de travailleurs exploités à l’autre bout du monde.

Comment se fait-il que cet aspect de l’activité sur Internet soit méconnu des utilisateurs du réseau ?

Parce que ces entreprises font appel à des ruses pour nous convaincre de travailler pour elles. Pour commencer, la production de données est la plus simple possible. En 2011, Mark Zuckerberg affirmait qu’un partage sur Facebook devait se faire « sans aucune résistance ». On cherche à fluidifier la production de données.

La seconde ruse, qui rend le travail invisible à nos yeux, c’est la « ludification » ; on fait de la production un jeu, ce qui permet aux gens de tirer un plaisir du fait de passer des heures et des heures connectés à des systèmes qui, pourtant, ne cessent de leur adresser des injonctions : clique ici, « like » cette vidéo, commente ton expérience, etc.

Sur les plates-formes de microtravail, c’est la même chose. L’interface d’Amazon Mechanical Turk est assez sympa : des icônes partout, un effet d’émulation entre travailleurs, une valorisation de la réactivité, des scores qui débloquent d’autres jobs à accomplir, etc.

En somme, la ludification permet de pousser les gens à constamment interagir…

Pas seulement. En faisant de la production un jeu, et donc en la sortant de la transaction économique, on minimise le risque que les gens s’organisent, prennent conscience qu’ils sont en train de travailler et, finalement, demandent de l’argent. C’est pour cette raison qu’il est très difficile d’organiser une prise de conscience collective : tout est fait pour que l’utilisateur soit mis en dehors de la logique contractuelle ou salariale.

« Les personnes qui filtrent les vidéos des égorgements de l’Etat islamique sont aux Philippines, au Mexique, ailleurs. On a délocalisé la pénibilité »

Dans ce cas, le « digital labor » n’est-il pas un travail heureux ?

La vraie question n’est pas celle du bonheur ou du plaisir, mais celle de la pénibilité du travail, qui devient invisible. D’autres que nous se tapent les tâches pénibles, les visionnages de contenus méprisables, affreux, terribles, et font marcher le trafic organique dans Facebook. Les personnes qui filtrent les vidéos des égorgements de l’Etat islamique sont aux Philippines, au Mexique, ailleurs. On a délocalisé la pénibilité.

Comment peut-on faire pour prendre en compte ces nouvelles formes de production qui échappent aux cadres habituels du temps de travail, des contrats, du salaire ?

Il y a un problème d’organisation au niveau international, un problème urgent, sérieux, pour lequel il n’y a pour l’instant pas de réponse. Aujourd’hui, si quelqu’un fait grève aux Philippines, un Indonésien va récupérer le travail. Mais ce n’est pas qu’une question de concurrence entre différents pays. Comment donner à tout le monde des droits, la possibilité de contester des conditions de travail ?

En revanche, dans les contextes nationaux, les choses bougent rapidement. Les syndicats, en France, en Allemagne, en Scandinavie, en Autriche, lancent des réflexions sur les travailleurs des plates-formes, de toutes les plates-formes, celles à la demande, bien sûr, comme Uber, mais aussi les plates-formes de microtâches. Le syndicat allemand IGmetall, par exemple, a lancé Fair Crowd Work, un outil qui doit permettre à ceux qui accomplissent un microtravail de dénoncer les mauvaises pratiques, d’évaluer leurs employeurs, etc.

Si cette régulation ne vient pas, que se passera-t-il ?

Un syndicat, aujourd’hui, ne peut pas se permettre de continuer à avoir les mêmes logiques de dialogue social ou de financement, car les scénarios qui se préparent sont des scénarios de conflictualité. Elle est déjà là : Uber et tant d’autres font face à des grèves, les modérateurs et les filtreurs s’organisent. Mais en face, les entreprises traditionnelles se « plateformisent » à mesure qu’elles se tournent vers l’exploitation de données, la mise en place d’algorithmes, etc. Cette polarisation demande que les corps intermédiaires sachent de quoi il est question, et quelles sont leurs responsabilités sociales et politiques.

Lemonde.fr  propos recueillis par Grégoire Orain

Québec: Gatineau, lancement de la Porcelaine de Chine, une pièce de Marie-Léontine Tsibinda

septembre 4, 2013

Un événement culturel au rendez-vous de la rentrée littéraire au Québec avec La Porcelaine de Chine. Population de la ville de Gatineau, étudiants des campus de l’Université de l’Outaouais, vous êtes conviés à découvrir cette belle oeuvre dramatique, qui lève le chapeau et le rideau de la culture au Canada.

Lancement

Lancement jeudi 5 septembre à Gatineau de la Porcelaine de Chine, une pièce de Marie Léontine Tsibinda

Femme à la fibre sensible et sociable, Marie-Léontine Tsibinda a développé le sens de la collaboration et de la coopération lui ayant permis de coécrire :

Traduire Sony Labou Tansi in Sony Labou Tansi ou la quête permanente des sens, Paris, 1997, sous la direction du Pr Mukala Kadima-Nzuji, Abel Kouvouama, Paul Kibangou, 2005

La Grande Brassée pièce publiée et jouée à Gatineau, Québec, avec le soutien de la Ville de Gatineau en 2010.

Nègrecongo in Sylvain Bemba l’Écrivain, le Journaliste, le Musicien, Paris, 1997,
sous la direction du Pr Mukala Kadima-Nzuji et Patient Bokiba.

Une partie de ses essences poétiques arrosent par leurs senteurs les anthologies francophones et anglophones suivantes :

Du Congo au Danube : Tome 2, Anthologie de poésie contemporaine du Congo-Brazzaville et de la Roumanie, édition bilingue, ARC-Dagan, Timpul, 2013

Pas d’ici, pas d’ailleurs. Poésie. Anthologie poétique francophone de voix féminines contemporaines, Présentation et choix de Sabine Huynh, Andrée Lacelle, Angèle Paoli et Aurélie Tourniaire, Préface de Déborah Heissler, VOIX d’ENCRE, AOÛT 2012.

Moi, Congo ou les rêveurs de la souveraineté. Jouy-le-Moutier : Bajag-Meri, 2000

Possédant plusieurs cordes à son arc. Elle s’est lancée aussi au Conte avec Le sanglier de Tsirhi, conte, Ottawa, Éditions Alnéus, 2013, e-book, http://www.amazon.com.

On retrouve la brochette de ses nouvelles dans Les hirondelles de mer. Paris, Éditions Acoria, 2009.

Ce genre littéraire lui a valu le prix UNESCO-Aschberg en 1996 pour sa nouvelle Les pagnes mouillés.

Bibliothécaire, récipiendaire et sociétaire, elle a travaillé au Centre culturel américain à Brazzaville de 1980-1997, a obtenu le Prix national de poésie en 1981 et a joué dans le Rocado Zulu Théâtre de Sony Labou Tansi. Elle a accompagné cette troupe dans les représentations africaine et européenne de 1977-1988.

Marie-Léontine Tsibinda vit actuellement au Canada où elle se consacre à l’écriture.

La porcelaine de Chine, pièce de Marie-Léontine Tsibinda, éditée en Ontario français par Les Éditions l’Interligne
http://www.actualitte.com

Bernard NKOUNKOU