Posts Tagged ‘Ambassade’

Mali : les deux militaires français relâchés

septembre 16, 2022

Deux militaires français, détachés en renfort auprès de l’ambassade de France à Bamako, avaient été arrêtés jeudi par les autorités maliennes. Ils ont été remis en liberté vendredi matin.

Circulation à Bamako, au Mali, devant le siège de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), en juin 2019. (illustration) © Vincent Fournier/JA.

L’affaire avait de quoi tendre encore un peu plus les relations entre le Mali et la France. Deux militaires français, détachés auprès de l’ambassade de France à Bamako, ont été arrêtés jeudi 15 septembre à la mi-journée dans le centre de la capitale malienne. Après une nuit en détention, il ont été relâchés vendredi dans la matinée.

Selon une source officielle à Paris, les deux hommes ont été arrêtés alors qu’ils effectuaient une « mission classique de reconnaissance » aux abords de l’école française Les Écrivains afin de la sécuriser. Toujours selon cette source, les deux militaires « disposaient de passeports en règle » et se sont montrés « coopératifs » lors de leur interpellation.

Ces deux militaires étaient présents au Mali en renfort auprès de l’attaché de défense à l’ambassade. Ils étaient notamment chargés du plan de sécurité de l’ambassade et de la sécurisation des ressortissants français dans le pays.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Guerre en Ukraine: l’ambassade du Congo en France à la rescousse des réfugiés congolais

mars 24, 2022
La photo de groupe entre la délégation de l’ambassade du Congo en France et les réfugiés congolais de l’Ukraine bloqués à la frontière de la Pologne

Constitués en délégation, Constantin Noël Michel Ebelebe, directeur de l’Office de gestion des étudiants et stagiaires congolais (OGES), et Jean Bastien Makoundou se rendent en Pologne, première étape de leur mission, avant de continuer en Allemagne et en Belgique.

Les retrouvailles se multiplient entre les Congolais initialement installés en Ukraine fuyant les offensives russes et les délégations dépêchées par le gouvernement ou les membres de la cellule de crise mandatés pour la circonstance.

Très souvent, tout comme les autres Africains en Ukraine, les Congolais remontent des informations de non-respect des autorités frontalières ignorant la Convention des Nations unies, à savoir « toute personne a le droit de franchir les frontières internationales pendant un conflit (…) quelle que soit la nationalité ou la couleur ».

De ce fait, le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, après avoir pris connaissance de ces traitements indignes, avait mis en place une cellule de crise afin de préserver ses compatriotes en Ukraine.

En Pologne, en Allemagne et en Belgique, la délégation congolaise a été missionnée par l’ambassadeur Rodolphe Adada. Sur place à Varsovie, elle a été reçue par Robert Kamil Enzanza, consul honoraire du Congo en Pologne. Après les modalités d’usage, elle a pu rencontrer la dernière vague de réfugiés composée d’une dizaine d’étudiants, tous relogés dans la ville hôte.

En priorité, le directeur de l’OGES s’est préoccupé de la scolarité de ceux qui veulent continuer leurs études en Pologne. Que ce soit de la part des étudiants ou des officiels représentés par le consul honoraire, les actions menées par la délégation ont été saluées et jugées utiles car venues et facilitées au moment opportun.

Après cette étape, dans les mêmes prédispositions, la délégation effectuera, par route, le périple la conduisant en Allemagne et en Belgique, à la rencontre des réfugiés congolais ayant rejoint ces pays par leurs propres moyens.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Vatican: Le pape souffrant annule des engagements mais se rend à l’ambassade russe pour dire sa préoccupation

février 25, 2022

Le pape François, 85 ans, a annulé plusieurs engagements en raison d’une douleur « aiguë » au genou, mais s’est néanmoins rendu vendredi à l’ambassade de Russie pour exprimer sa « préoccupation » après l’invasion de l’Ukraine, a annoncé le Vatican.Le pape François au Vatican le 23 février 2022

© Alberto PIZZOLI Le pape François au Vatican le 23 février 2022

« En raison d’une gonalgie aiguë, pour laquelle le médecin a prescrit une période de plus grand repos pour sa jambe, le pape François ne pourra pas se rendre à Florence le dimanche 27 février, ni présider les célébrations du mercredi des Cendres le 2 mars », a indiqué le Vatican dans un communiqué.

Le souverain pontife s’est toutefois rendu vendredi matin à l’ambassade de Russie près le Saint-Siège, à Rome, où il est resté « un peu plus d’une demi-heure », afin d' »exprimer sa préoccupation » face à la guerre en Ukraine, a annoncé le service de presse du Vatican. 

Mercredi, il avait appelé à faire du 2 mars, mercredi des Cendres marquant le début du Carême pour les catholiques, jour de « prière et de jeûne » pour la paix en Ukraine, quelques heures avant le début de l’invasion du pays par Moscou.

Fin janvier, François avait déjà confié souffrir d’un « problème au genou » qui l’avait empêché de descendre saluer les fidèles à la fin de son audience générale hebdomadaire au Vatican.

Le souverain pontife devait se rendre dimanche matin dans la capitale toscane pour la clôture d’une rencontre des maires et évêques de la Méditerranée avec pour thème « Méditerranée, frontière de paix ». 

Selon le programme diffusé par le Saint-Siège, il devait notamment prononcer un discours, rencontrer des familles de réfugiés puis célébrer la messe dans la basilique Santa Croce de Florence et réciter la prière de l’Angélus.

Ce déplacement devait être le premier de l’année pour le pape, qui est attendu à Malte les 2 et 3 avril pour son premier voyage hors d’Italie en 2022.

– Opération du colon –

Mercredi, lors de l’audience générale hebdomadaire, le Saint Père était apparu légèrement diminué mais avait toutefois salué les pèlerins présents dans la salle Paul VI, comme à son habitude.

François, qui bouclera en mars neuf ans de pontificat, souffre aussi de douleurs chroniques à la hanche qui le font boiter et a été hospitalisé dix jours en juillet après avoir subi une délicate opération au colon sous anesthésie générale, alors qu’il souffrait d’une inflammation potentiellement douloureuse des diverticules, hernies ou poches qui se forment sur les parois de l’appareil digestif.

Son état de santé fait régulièrement l’objet de rumeurs au Vatican, notamment chez ses détracteurs.

Je suis « toujours en vie. Bien que certaines personnes veuillent ma mort », avait-il lancé en septembre lors d’une rencontre avec une cinquantaine de jésuites slovaques. 

Jorge Mario Bergoglio a été élu pape en 2013 après la démission surprise de son prédécesseur Benoît XVI, premier pape à renoncer au trône de saint Pierre depuis le Moyen-Âge. Le théologien allemand, aujourd’hui âgé de 94 ans, vit dans un monastère au Vatican, où il continue de recevoir des visites malgré un état de santé fragile.

Début septembre, François avait balayé en riant les rumeurs courant sur sa propre démission. « Cela ne m’a même pas traversé l’esprit », avait-il assuré à la radio catholique espagnole Cope.

Avec AFP par cmk/gab/ljm/bow

Diplomatie : l’ambassade du Brésil à Brazzaville officialise sa nouvelle résidence

février 22, 2022

L’ambassadeur de la République fédérative du Brésil auprès de la République du Congo, Renato Soares Menezes, a procédé le 22 février à la pose de la plaque et à la levée du drapeau officialisant l’occupation de sa nouvelle résidence installée au sixième niveau de l’immeuble Acacia.

Renato Soares Menezes et le personnel de l’ambassade devant la plaque / Adiac

Désormais, le drapeau brésilien flottera à côté de celui de l’ambassade de l’Afrique du Sud, qui occupe également l’immeuble situé à proximité de la Banque sino-congolaise pour l’Afrique. Quant à l’ambassade de la République fédérative du Brésil, elle se trouve dans l’une des tours jumelles de Brazzaville.

Au Brésil, la République du Congo dispose de deux représentations : une ambassade à Brasilia et un consulat à Fortaleza. Au Congo, l’ambassade du Brésil est l’une des soixante-six représentations étrangères, et l’une des cinquante représentations étrangères à Brazzaville.

Lors de la présentation de ses lettres de créance au chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, en février 2021, le diplomate brésilien, Renato S. Menezes s’était dit honoré de se retrouver à Brazzaville. « C’est avec un grand honneur que j’ai présenté, aujourd’hui, les lettres par lesquelles le président du Brésil m’accrédite auprès de son excellence Monsieur le président de la République du Congo », avait-il écrit dans le livre d’or.

La République du Congo et la République Fédérative du Brésil entretiennent d’excellentes relations dans plusieurs domaines (scolaire, sport, agricole, militaire, culturel, formation, etc.) 

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, par exemple, rappelons que cette année, trente-neuf jeunes étudiants congolais ont bénéficié, le 20 janvier dernier, de la bourse du Brésil, et vont poursuivre leurs études dans les universités de ce pays dans différentes filières (médecine, information, comptabilité…)

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba

Congo-Procès sur l’incendie à l’ambassade du Congo en France : Le Parquet de Paris requiert 3 ans d’emprisonnement ferme contre les activistes congolais.

septembre 23, 2021

Cinq ans après l’incendie du 21 juin 2016 perpétré à de l’ambassade du Congo en France par certains activistes dits « combattants », le procès s’est ouvert, mercredi 22 septembre 202I à 13h39, au Tribunal judiciaire de Paris. Au total, trois personnes sur quatre (dont, Bitsindou Romarick, Gambia, Bitoumbou alias Faye Monama) défendus par (Maitre Brice Nzamba) se sont présentées à cette audience. L’ambassade du Congo (partie civile) est défendue par deux avocats de la société des avocats Selas LGH (dont maitre Catherine Hennequin).

La présidente de séance (représentant le Tribunal), a d’entrée de jeu, rappelé les faits (destruction et incendie des biens) pour lesquels les prévenus sont poursuivis devant le tribunal. Sans ambages, ces derniers ont reconnu les faits qui leurs sont reprochés surtout que, la police scientifique avait prélevé les empruntes et le numéro de série de la voiture incendiée et « tracer » les communications. Par la suite, les joutes oratoires entre les partis ont commencé par Maitre Catherine Hennequin, qui a demandé que les accusés soient punis sévèrement et qu’ils paient 120.000 Euros de préjudices matériels, 10.000 Euros de préjudice moral et 2500 Euros de frais d’avocats. Prenant la parole à son tour, la Procureure de la République a commencé par planter le décor de la préméditation des faits (achat des bidons d’essence à la Gare du nord et des bouteilles de bière qui ont servi à la fabrication des cocktails molotov). Elle a requis 3 ans d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt et, interdiction de séjour de 5 ans ou une interdiction définitive desdits « combattants » en France. Elle a fondé ses réquisitions sur l’article 322 du Code de procédure pénale, sur la récidive de certains d’entre-deux et des contraventions reçues plus d’une fois. D’un ton ferme, elle a tenu à dire haut et fort que les manifestations pacifiques sont autorisées. Non les violences sur toutes leurs formes. Par conséquent, la France ne cautionnera jamais les actes de violences. Devant cette déclaration, les activistes n’ont plus insisté sur l’argumentaire de s’opposer à M. Sassou Nguesso par des actes de violences.

De son côté, Maitre Brice Nzamba a tenté avant tout de recadrer la partie civile et la Procureure, qui ont voulu parler « d’attaque contre la France » alors que l’ambassade est un territoire ou symbole congolais ! Il a, ensuite, plaidé pour l’annulation du mandat de dépôt requis par la Procureure. Ce dépôt ne se justifie pas par ce que, les prévenus avaient déjà passé plusieurs semaines en détention provisoire. En outre Maitre Nzamba a interpelé le Tribunal pour qu’il comprenne le mécanisme par lequel ses clients sont arrivés à cette action. Il a rappelé que ses clients (comme ils ont su l’expliquer) n’étaient pas organisés mais ont agi par spontanéité dans l’ambassade en voiture bélier à la place de bruler les poubelles et distribuer les tracts. Ces réactions font suites aux violences perpétrées a l’issue des élections de 2016 qui ont fait des morts. Maitre Nzamba a terminé sa plaidoirie en suppliant la présidente de surseoir ses peines et surtout de ne pas rapatrier les accusés au Congo par ce qu’ils vivent avec leurs épouses et enfants. Les reconduire à la frontière serait donc synonyme de complicité de la France avec le régime de M. Sassou Nguesso à Brazzaville ou, les hordes de soudards et tortionnaires les attendent de pied ferme à l’aéroport.

Tous les activistes ont dénoncé Bokilo qui pose des actes de banditisme de grand chemin. Ils ont regretté les faits posés inconsciemment avant de solliciter la clémence de la présidente de la séance. Cette dernière a répondu simplement qu’elle n’a pas reçu de plainte contre Bokilo. Mais celle de l’ambassade via Alexis Ekaba et…

A 16h38, devant quatre policiers, deux agents des services spéciaux qui suivent les dossiers du Congo et autres, la présidente de la séance a mis l’affaire en délibéré au 20 octobre 2021. L’activiste Grace s’est mis a parlé du combat qui continuera jusqu’à la chute de Sassou…

 Avec Congo-Liberty par Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

Centrafrique: Violent incendie à l’ambassade de France à Bangui ce 22 avril 2021

avril 22, 2021

Avec Franceat

Centrafrique : incendie à l’ambassade de France à Bangui

avril 22, 2021

– L’on ignore encore l’origine des flammes et l’ampleur des dégâts.

Centrafrique : incendie à l’ambassade de France à Bangui

Central African Republic

Un violent incendie s’est déclaré jeudi après-midi, dans les locaux de l’ambassade de France à Bangui située à l’Avenue Charles de Gaulle, a-t-on appris de sources médiatiques.

Les causes du sinistre ne sont pas encore connues, ainsi que les dégâts causés.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera s’est dépêché sur les lieux, selon des témoins oculaires.

Les images partagées par les internautes montrent une fumée épaisse se dégageant de l’ambassade

« Un véhicule des sapeurs-pompiers qui partait en renfort, pour éteindre le feu à l’ambassade de France à Bangui, a heurté trois taxis, a rapporté Vianney Ingasso, journaliste à la radio Ndeke Luka en Centrafrique.

Selon ce journaliste, « des morts et blessés graves » ont été signalés par des témoins dans cet accident causé par les pompiers qui courraient vers l’ambassade pour lutter contre le feu.

Les autorités centrafricaines ainsi que celles de la France n’ont pas encore communiqué sur cet incident.

Il est à noter que l’ambassade de France en Centrafrique est située dans le 1er arrondissement de Bangui.

Avec Lassaad Ben Ahmed   |22.04.2021

Des coups de feu tirés à l’ambassade saoudienne à La Haye, pas de blessé

novembre 12, 2020

Plusieurs coups de feu ont été tirés sur l’ambassade de l’Arabie saoudite à La Haye sans faire de blessés, a annoncé la police jeudi 12 novembre. «Juste avant 6H00, nous avons reçu un message disant qu’un coup de feu avait été tiré sur un bâtiment à La Haye. Il n’y a pas eu de blessé», a déclaré la police sur Twitter.

Un certain nombre de douilles de balles ont été découvertes sur les lieux après l’incident, a déclaré la police citée par l’agence de presse néerlandaise ANP. Les médias locaux ont fait mention de vingt impacts de balles dans le bâtiment et ont montré des photos de trous dans les fenêtres. La police n’a pas confirmé le nombre de coups de feu.

Des agents ont bouclé l’accès aux lieux où des équipes médico-légales mènent une enquête, a indiqué la police. Le motif de la fusillade n’est pas connu.

L’incident survient un jour après qu’un attentat à l’explosif a visé à Jeddah en Arabie saoudite une cérémonie commémorant l’anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, en présence de diplomates occidentaux, y compris français et britannique. Cet attentat a fait deux blessés, un employé consulaire grec et un policier saoudien.

Par Le Figaro avec AFP

Inde: expulsion de deux employés de l’ambassade pakistanaise accusés d’espionnage

juin 1, 2020

 

Deux employés de l’ambassade du Pakistan ont été expulsés d’Inde lundi 1er juin, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la représentation diplomatique, après les accusations d’espionnage formulées par New Delhi et démenties par Islamabad.

Le gouvernement de Narendra Modi a annoncé dimanche soir avoir interpellé ces deux responsables et leur avoir intimé de quitter l’Inde dans les 24 heures «pour s’être livrés à des activités d’espionnage».

Les deux Pakistanais sont retournés dans leur pays lundi matin en passant par le poste-frontière de Wagah, au Penjab (nord de l’Inde), a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’ambassade pakistanaise en Inde.

Islamabad a convoqué le chargé d’affaires indien au Pakistan pour lui signifier sa «condamnation» de cette expulsion. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères pakistanais a affirmé que les accusations d’espionnage sont «sans fondements» et a estimé que l’expulsion des deux employés constitue une «violation claire» de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

Selon la presse indienne, les deux employés de l’ambassade tentaient de se procurer des informations sur la sécurité nationale indienne en échange d’argent.

Par Le Figaro avec AFP

Tunis : l’ambassade des États-Unis visée par un attentat-suicide

mars 6, 2020

Les experts de la police scientifique et les forces de sécurité tunisiennes sur le lieu de l'attaque qui a visé l'ambassade américaine le 6 mars 2020.

Les experts de la police scientifique et les forces de sécurité tunisiennes sur le lieu de l’attaque qui a visé l’ambassade américaine le 6 mars 2020. © REUTERS/Zoubeir Souissi

 

Deux hommes à moto se sont fait exploser devant le check-point protégeant l’ambassade des États-Unis à Tunis. L’attaque, qui n’a pas encore été revendiquée, a fait un mort (un policier) et cinq blessés. Les deux kamikazes sont morts.

A 11h20, ce vendredi 6 mars, une déflagration secoue le quartier du Lac2 à Tunis. Deux jeunes gens à bord d’une vespa ont activé leurs ceintures explosives à proximité de l’ambassade des États-Unis à Tunis. Ils visaient une patrouille des forces de l’ordre tunisienne, l’une des composantes du cordon sécuritaire autour de l’ambassade. L’attaque, qui n’a pas encore été revendiquée, a fait quatre blessés parmi les sécuritaires (dont l’un gravement) et une passante atteinte au visage. Le président de la République, Kais Saïed et le Chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh sont attendus à l’hôpital des forces de l’ordre de la Marsa où ont été admis les blessés.

Peur sur la ville

Le ministère de l’Intérieur confirme dans un communiqué le décès des deux terroristes dont l’identité n’a pas encore été révélée. « Nous avons cru à un énorme accident sur la voie rapide qui conduit de Tunis à La Marsa et qui jouxte l’ambassade », précise l’employé d’un des nombreux cafés du quartier. « Les secours sont arrivés très vite mais la panique des riverains était perceptible », assure Hichem Ajbouni, expert-comptable et dirigeant d’Attayar, dont les bureaux donnent sur les lieux de l’attentat.

Le quartier, siège de représentations diplomatiques mais également d’entreprises et d’institutions internationales et nationales comme la Bourse de Tunis, a aussitôt été bouclé, des marines ont été déployés sur les toits de l’ambassade et la police scientifique est immédiatement intervenue pour les prélèvements. La charge explosive était telle qu’on en relève les traces trois rues plus loin selon des témoins oculaires.  Après avoir vérifié que le périmètre était sécurisé, l’ambassade américaine a permis à son personnel de sortir, mais a aussitôt appelé ses ressortissants à éviter les déplacements. Les autres représentations diplomatiques sont aussi en état d’alerte.

L’offensive, qui intervient alors que l’état d‘urgence n’a pas été levé depuis l’attentat d’El Kantaoui en juin 2015, a eu lieu quatre ans après l’infiltration, depuis la Libye, de combattants de Daech sur le territoire tunisien, le 7 mars 2016, et leur tentative, avec des complicités locales, d’instaurer un califat à Ben Guerdane (sud).

Contexte politique tendu

L’attaque, isolée comme celles qui l’ont précédées depuis 2015, intervient au moment où le gouvernement d’Elyes Fakhfakh débute son mandat, avec des tensions politiques notables entre groupes parlementaires. « Sur la plupart des opérations terroristes, se sont essentiellement les représentants de l’ordre qui sont visés. Les salafistes les considèrent comme des mécréants au service du pouvoir et non à celui d’Allah », analyse Tarak Chagraoui, militant de la société civile. Cet attentat intervient également au moment où les marges de manœuvres des forces de l’ordre devaient être discutées à l’Assemblée.

Pour rappel, l’ambassade américaine a été l’objet d’une attaque en septembre 2012.

Avec Jeuneafrique par Frida Dahmani – à Tunis