Posts Tagged ‘Ambassade’

Congo-Procès sur l’incendie à l’ambassade du Congo en France : Le Parquet de Paris requiert 3 ans d’emprisonnement ferme contre les activistes congolais.

septembre 23, 2021

Cinq ans après l’incendie du 21 juin 2016 perpétré à de l’ambassade du Congo en France par certains activistes dits « combattants », le procès s’est ouvert, mercredi 22 septembre 202I à 13h39, au Tribunal judiciaire de Paris. Au total, trois personnes sur quatre (dont, Bitsindou Romarick, Gambia, Bitoumbou alias Faye Monama) défendus par (Maitre Brice Nzamba) se sont présentées à cette audience. L’ambassade du Congo (partie civile) est défendue par deux avocats de la société des avocats Selas LGH (dont maitre Catherine Hennequin).

La présidente de séance (représentant le Tribunal), a d’entrée de jeu, rappelé les faits (destruction et incendie des biens) pour lesquels les prévenus sont poursuivis devant le tribunal. Sans ambages, ces derniers ont reconnu les faits qui leurs sont reprochés surtout que, la police scientifique avait prélevé les empruntes et le numéro de série de la voiture incendiée et « tracer » les communications. Par la suite, les joutes oratoires entre les partis ont commencé par Maitre Catherine Hennequin, qui a demandé que les accusés soient punis sévèrement et qu’ils paient 120.000 Euros de préjudices matériels, 10.000 Euros de préjudice moral et 2500 Euros de frais d’avocats. Prenant la parole à son tour, la Procureure de la République a commencé par planter le décor de la préméditation des faits (achat des bidons d’essence à la Gare du nord et des bouteilles de bière qui ont servi à la fabrication des cocktails molotov). Elle a requis 3 ans d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt et, interdiction de séjour de 5 ans ou une interdiction définitive desdits « combattants » en France. Elle a fondé ses réquisitions sur l’article 322 du Code de procédure pénale, sur la récidive de certains d’entre-deux et des contraventions reçues plus d’une fois. D’un ton ferme, elle a tenu à dire haut et fort que les manifestations pacifiques sont autorisées. Non les violences sur toutes leurs formes. Par conséquent, la France ne cautionnera jamais les actes de violences. Devant cette déclaration, les activistes n’ont plus insisté sur l’argumentaire de s’opposer à M. Sassou Nguesso par des actes de violences.

De son côté, Maitre Brice Nzamba a tenté avant tout de recadrer la partie civile et la Procureure, qui ont voulu parler « d’attaque contre la France » alors que l’ambassade est un territoire ou symbole congolais ! Il a, ensuite, plaidé pour l’annulation du mandat de dépôt requis par la Procureure. Ce dépôt ne se justifie pas par ce que, les prévenus avaient déjà passé plusieurs semaines en détention provisoire. En outre Maitre Nzamba a interpelé le Tribunal pour qu’il comprenne le mécanisme par lequel ses clients sont arrivés à cette action. Il a rappelé que ses clients (comme ils ont su l’expliquer) n’étaient pas organisés mais ont agi par spontanéité dans l’ambassade en voiture bélier à la place de bruler les poubelles et distribuer les tracts. Ces réactions font suites aux violences perpétrées a l’issue des élections de 2016 qui ont fait des morts. Maitre Nzamba a terminé sa plaidoirie en suppliant la présidente de surseoir ses peines et surtout de ne pas rapatrier les accusés au Congo par ce qu’ils vivent avec leurs épouses et enfants. Les reconduire à la frontière serait donc synonyme de complicité de la France avec le régime de M. Sassou Nguesso à Brazzaville ou, les hordes de soudards et tortionnaires les attendent de pied ferme à l’aéroport.

Tous les activistes ont dénoncé Bokilo qui pose des actes de banditisme de grand chemin. Ils ont regretté les faits posés inconsciemment avant de solliciter la clémence de la présidente de la séance. Cette dernière a répondu simplement qu’elle n’a pas reçu de plainte contre Bokilo. Mais celle de l’ambassade via Alexis Ekaba et…

A 16h38, devant quatre policiers, deux agents des services spéciaux qui suivent les dossiers du Congo et autres, la présidente de la séance a mis l’affaire en délibéré au 20 octobre 2021. L’activiste Grace s’est mis a parlé du combat qui continuera jusqu’à la chute de Sassou…

 Avec Congo-Liberty par Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

Centrafrique: Violent incendie à l’ambassade de France à Bangui ce 22 avril 2021

avril 22, 2021

Avec Franceat

Centrafrique : incendie à l’ambassade de France à Bangui

avril 22, 2021

– L’on ignore encore l’origine des flammes et l’ampleur des dégâts.

Centrafrique : incendie à l’ambassade de France à Bangui

Central African Republic

Un violent incendie s’est déclaré jeudi après-midi, dans les locaux de l’ambassade de France à Bangui située à l’Avenue Charles de Gaulle, a-t-on appris de sources médiatiques.

Les causes du sinistre ne sont pas encore connues, ainsi que les dégâts causés.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera s’est dépêché sur les lieux, selon des témoins oculaires.

Les images partagées par les internautes montrent une fumée épaisse se dégageant de l’ambassade

« Un véhicule des sapeurs-pompiers qui partait en renfort, pour éteindre le feu à l’ambassade de France à Bangui, a heurté trois taxis, a rapporté Vianney Ingasso, journaliste à la radio Ndeke Luka en Centrafrique.

Selon ce journaliste, « des morts et blessés graves » ont été signalés par des témoins dans cet accident causé par les pompiers qui courraient vers l’ambassade pour lutter contre le feu.

Les autorités centrafricaines ainsi que celles de la France n’ont pas encore communiqué sur cet incident.

Il est à noter que l’ambassade de France en Centrafrique est située dans le 1er arrondissement de Bangui.

Avec Lassaad Ben Ahmed   |22.04.2021

Des coups de feu tirés à l’ambassade saoudienne à La Haye, pas de blessé

novembre 12, 2020

Plusieurs coups de feu ont été tirés sur l’ambassade de l’Arabie saoudite à La Haye sans faire de blessés, a annoncé la police jeudi 12 novembre. «Juste avant 6H00, nous avons reçu un message disant qu’un coup de feu avait été tiré sur un bâtiment à La Haye. Il n’y a pas eu de blessé», a déclaré la police sur Twitter.

Un certain nombre de douilles de balles ont été découvertes sur les lieux après l’incident, a déclaré la police citée par l’agence de presse néerlandaise ANP. Les médias locaux ont fait mention de vingt impacts de balles dans le bâtiment et ont montré des photos de trous dans les fenêtres. La police n’a pas confirmé le nombre de coups de feu.

Des agents ont bouclé l’accès aux lieux où des équipes médico-légales mènent une enquête, a indiqué la police. Le motif de la fusillade n’est pas connu.

L’incident survient un jour après qu’un attentat à l’explosif a visé à Jeddah en Arabie saoudite une cérémonie commémorant l’anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, en présence de diplomates occidentaux, y compris français et britannique. Cet attentat a fait deux blessés, un employé consulaire grec et un policier saoudien.

Par Le Figaro avec AFP

Inde: expulsion de deux employés de l’ambassade pakistanaise accusés d’espionnage

juin 1, 2020

 

Deux employés de l’ambassade du Pakistan ont été expulsés d’Inde lundi 1er juin, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la représentation diplomatique, après les accusations d’espionnage formulées par New Delhi et démenties par Islamabad.

Le gouvernement de Narendra Modi a annoncé dimanche soir avoir interpellé ces deux responsables et leur avoir intimé de quitter l’Inde dans les 24 heures «pour s’être livrés à des activités d’espionnage».

Les deux Pakistanais sont retournés dans leur pays lundi matin en passant par le poste-frontière de Wagah, au Penjab (nord de l’Inde), a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’ambassade pakistanaise en Inde.

Islamabad a convoqué le chargé d’affaires indien au Pakistan pour lui signifier sa «condamnation» de cette expulsion. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères pakistanais a affirmé que les accusations d’espionnage sont «sans fondements» et a estimé que l’expulsion des deux employés constitue une «violation claire» de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

Selon la presse indienne, les deux employés de l’ambassade tentaient de se procurer des informations sur la sécurité nationale indienne en échange d’argent.

Par Le Figaro avec AFP

Tunis : l’ambassade des États-Unis visée par un attentat-suicide

mars 6, 2020

Les experts de la police scientifique et les forces de sécurité tunisiennes sur le lieu de l'attaque qui a visé l'ambassade américaine le 6 mars 2020.

Les experts de la police scientifique et les forces de sécurité tunisiennes sur le lieu de l’attaque qui a visé l’ambassade américaine le 6 mars 2020. © REUTERS/Zoubeir Souissi

 

Deux hommes à moto se sont fait exploser devant le check-point protégeant l’ambassade des États-Unis à Tunis. L’attaque, qui n’a pas encore été revendiquée, a fait un mort (un policier) et cinq blessés. Les deux kamikazes sont morts.

A 11h20, ce vendredi 6 mars, une déflagration secoue le quartier du Lac2 à Tunis. Deux jeunes gens à bord d’une vespa ont activé leurs ceintures explosives à proximité de l’ambassade des États-Unis à Tunis. Ils visaient une patrouille des forces de l’ordre tunisienne, l’une des composantes du cordon sécuritaire autour de l’ambassade. L’attaque, qui n’a pas encore été revendiquée, a fait quatre blessés parmi les sécuritaires (dont l’un gravement) et une passante atteinte au visage. Le président de la République, Kais Saïed et le Chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh sont attendus à l’hôpital des forces de l’ordre de la Marsa où ont été admis les blessés.

Peur sur la ville

Le ministère de l’Intérieur confirme dans un communiqué le décès des deux terroristes dont l’identité n’a pas encore été révélée. « Nous avons cru à un énorme accident sur la voie rapide qui conduit de Tunis à La Marsa et qui jouxte l’ambassade », précise l’employé d’un des nombreux cafés du quartier. « Les secours sont arrivés très vite mais la panique des riverains était perceptible », assure Hichem Ajbouni, expert-comptable et dirigeant d’Attayar, dont les bureaux donnent sur les lieux de l’attentat.

Le quartier, siège de représentations diplomatiques mais également d’entreprises et d’institutions internationales et nationales comme la Bourse de Tunis, a aussitôt été bouclé, des marines ont été déployés sur les toits de l’ambassade et la police scientifique est immédiatement intervenue pour les prélèvements. La charge explosive était telle qu’on en relève les traces trois rues plus loin selon des témoins oculaires.  Après avoir vérifié que le périmètre était sécurisé, l’ambassade américaine a permis à son personnel de sortir, mais a aussitôt appelé ses ressortissants à éviter les déplacements. Les autres représentations diplomatiques sont aussi en état d’alerte.

L’offensive, qui intervient alors que l’état d‘urgence n’a pas été levé depuis l’attentat d’El Kantaoui en juin 2015, a eu lieu quatre ans après l’infiltration, depuis la Libye, de combattants de Daech sur le territoire tunisien, le 7 mars 2016, et leur tentative, avec des complicités locales, d’instaurer un califat à Ben Guerdane (sud).

Contexte politique tendu

L’attaque, isolée comme celles qui l’ont précédées depuis 2015, intervient au moment où le gouvernement d’Elyes Fakhfakh débute son mandat, avec des tensions politiques notables entre groupes parlementaires. « Sur la plupart des opérations terroristes, se sont essentiellement les représentants de l’ordre qui sont visés. Les salafistes les considèrent comme des mécréants au service du pouvoir et non à celui d’Allah », analyse Tarak Chagraoui, militant de la société civile. Cet attentat intervient également au moment où les marges de manœuvres des forces de l’ordre devaient être discutées à l’Assemblée.

Pour rappel, l’ambassade américaine a été l’objet d’une attaque en septembre 2012.

Avec Jeuneafrique par Frida Dahmani – à Tunis

 

Une fillette violée dans une ambassade américaine en Inde

février 6, 2020

Les autorités indiennes ont arrêté et inculpé un homme suspecté du viol d’une fillette de cinq ans dans l’enceinte de l’ambassade américaine à New Delhi en Inde. «Le suspect a été arrêté dimanche, immédiatement après la plainte des parents» de la victime, déclare l’enquêteur Yogesh Kumar. Les premiers examens médicaux semblent confirmer qu’elle a bien été violée. Le suspect a été mis en examen en vertu des lois sur les violences sexuelles contre les mineurs, qui vont jusqu’à la peine de mort.

Les faits se sont déroulés samedi dans les quartiers du personnel indien de la représentation diplomatique des États-Unis dans l’ambassade américaine qui est l’un des lieux les plus sécurisés de la capitale indienne, y rentrer nécessite de passer de nombreux contrôles.

L’accusé de 25 ans et la petite fille, tous deux enfants d’agents d’entretien de l’ambassade, habitaient à l’intérieur du complexe. Selon l’enquêteur, la petite fille jouait dehors lorsque le suspect l’a attiré jusque chez lui à la suite de quoi la victime s’est plainte auprès de ses parents.

Quelque 34.000 viols ont été signalés aux autorités indiennes en 2018, un chiffre sous-estimé selon les experts qui estiment que ce nombre ne constitue que la partie émergée de l’iceberg, en raison de la loi du silence qui prévaut encore souvent dans cette société patriarcale. Les violences contre les femmes sont sur le devant de la scène en Inde depuis le viol collectif d’une jeune fille dans un bus de Delhi en 2012, qui avait choqué le pays et le monde.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Selon Trump, Soleimani voulait faire exploser l’ambassade américaine en Irak

janvier 9, 2020

Le président a justifié l’assassinat ciblé du général iranien, vendredi dernier, en raison de l’existence d’un «complot» visant à «faire exploser» la représentation américaine à Bagdad.

Le président américain Donald Trump en meeting à Toldeo, dans l'Ohio, le 9 janvier.
Le président américain Donald Trump en meeting à Toldeo, dans l’Ohio, le 9 janvier. Saul Loeb/AFP. 

Donald Trump a déclaré jeudi que les Etats-Unis avaient décidé d’abattre le général iranien Qassem Soleimani peu après son arrivée à Bagdad vendredi dernier en partie à cause d’un complot visant à «faire exploser» l’ambassade américaine dans la capitale irakienne. Cette déclaration pourrait apporter un éclairage sur les renseignements, jusque-là évoqués de manière très vague, ayant conduit Washington à juger que l’assassinat du commandant iranien et l’échec des projets de celui-ci justifiaient de s’exposer à d’éventuelles représailles de Téhéran.

Les Etats-Unis ont eu un aperçu des répercussions de cet assassinat dans la nuit de mardi à mercredi, lorsque l’Iran a tiré plus d’une dizaine de missiles contre des bases en Irak abritant des forces américaines – une attaque destinée à faire de nombreuses victimes, selon le Pentagone, mais qui n’en a fait aucune.

«Nous avons attrapé un monstre absolu et nous l’avons supprimé, et cela aurait dû être fait il y a bien longtemps. Nous l’avons fait parce qu’ils envisageaient de faire exploser notre ambassade», a déclaré Donald Trump à des journalistes à la Maison blanche. Il a ajouté que la frappe ciblée contre l’un des personnages les plus influents du régime iranien était aussi une réponse à l’attaque à la roquette menée en décembre par une milice pro-Téhéran contre une base militaire irakienne dans laquelle un civil américain a été tué, et que Soleimani aurait en partie orchestrée selon des représentants à Washington.

Cette attaque contre la base située près de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, a été suivie par de violentes manifestations de partisans de milices chiites pro-Iran devant l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Donald Trump a déclaré que Qassem Soleimani souhaitait que le mouvement s’embrase. «Il s’agissait d’un complot parfaitement organisé. Et vous savez qui l’a organisé. Cette homme n’est désormais plus. Et il avait en tête davantage que cette ambassade», a dit le président américain.

Interrogé sur les propos de Trump, un haut représentant du département américain de la Défense a noté que Soleimani avait orchestré les manifestations devant l’ambassade et reconnu qu’il y avait un projet visant à faire exploser le bâtiment diplomatique. S’exprimant sous couvert d’anonymat, le représentant a refusé de fournir des détails sur les renseignements dont disposaient les services américains.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Une société espagnole soupçonnée d’avoir espionné Assange pour la CIA

septembre 27, 2019

 

Une société de sécurité espagnole, qui fait l’objet d’une enquête de la justice espagnole, aurait espionné Julian Assange au profit des Etats-Unis lorsqu’il vivait dans l’ambassade d’Equateur à Londres, affirme vendredi le quotidien El Pais.

Les employés de Undercover Global SL, chargée d’assurer la sécurité de l’ambassade équatorienne lorsque le fondateur de Wikileaks y était réfugié, transmettaient des rapports sur ses activités à la CIA, assure le journal. Un juge de l’Audience nationale, haut tribunal madrilène, enquête sur cette affaire, a-t-on appris auprès de l’un des avocats de Julian Assange. Contacté par l’AFP, le tribunal s’est en revanche refusé à tout commentaire.

«Il y a une enquête pénale ouverte à l’Audience nationale mais elle est secrète (…) et nous ne pouvons pas faire de déclarations sur le contenu de l’enquête au-delà de ce qui a filtré» dans la presse, a expliqué à l’AFP Aitor Martinez, qui représente le fondateur de Wikileaks. «La fuite vient probablement d’employés» d’Undercover Global, a-t-il ajouté. Selon El Pais, Undercover Global avait installé des micros dans les extincteurs de l’ambassade ainsi que dans les toilettes des femmes, où les avocats d’Assange se réunissaient par crainte d’être espionnés.

La société aurait également installé un système permettant aux Etats-Unis de suivre tous les enregistrements en direct. Selon El Pais, les Etats-Unis avaient ainsi été informés en décembre 2017 d’une réunion entre Assange et le chef des services secrets équatoriens pour organiser son transfert vers un autre pays grâce à un passeport diplomatique.

Les avocats de Julian Assange avaient déposé pour leur part fin avril une plainte contre un groupe d’Espagnols accusés d’avoir exercé un chantage sur l’activiste via des vidéos et documents obtenus pendant son séjour à l’ambassade. En 2012, l’Australien de 47 ans, qui faisait l’objet de poursuites en Suède pour viol – une affaire depuis classée – s’était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter d’être extradé vers la Suède et vers les Etats-Unis, en raison de la publication de documents secrets américains par son site internet.

Après sept ans passés dans la représentation diplomatique équatorienne, Julian Assange en a été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l’autorisation de Quito. Il a été condamné début mai par un tribunal londonien à 50 semaines de prison pour violation des conditions posées à sa liberté provisoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Une rue de Londres rebaptisée Khashoggi, un mois après son meurtre

novembre 2, 2018

Un panneau rebaptisant une rue de Londres « Khashoggi street », dans le quartier de Westminster, le 2 novembre 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Une rue de Londres longeant l’ambassade d’Arabie saoudite a été brièvement rebaptisée Khashoggi par Amnesty International, vendredi à 13H14, l’heure exacte où le journaliste saoudien est entré dans le consulat de son pays en Turquie avant d’y être tué il y a un mois.

« Cela fait un mois que Jamal a été tué », a expliqué à l’AFP Kristyan Benedict, un militant de l’ONG de défense des droits de l’Homme. « C’est une action rapide pour montrer notre solidarité avec les amis de Jamal et sa famille ».

Des militants d’Amnesty ont temporairement recouvert un panneau de stationnement de Curzon Street, dans le cœur de Londres, d’une plaque de rue similaire à une vraie mais portant l’inscription « Khashoggi Street » et le logo de l’organisation, une bougie entourée de barbelés.

Amnesty International a demandé que les Nations unies enquêtent sur le crime. « On ne peut pas faire confiance au régime saoudien pour enquêter lui-même », a estimé Kristyan Benedict.

« Il est fondamental que nous ne laissions pas ce scandale s’évanouir sans que justice ait été rendue », a commenté Kate Allen, directrice d’Amnesty International UK, dans un communiqué.

L’éditorialiste Jamal Khashoggi, critique du pouvoir saoudien et collaborateur du Washington Post, a été tué le 2 octobre dans le consulat saoudien d’Istanbul où il s’était rendu pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque.

Des activistes d’Amnesty International mettent en place un faux panneau « Khashoggi Street », dans le quartier de Westminster à Londres, le 2 novembre 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Sous la pression internationale, Ryad a fini par reconnaître, après plusieurs jours de dénégations, le meurtre du journaliste dans son consulat lors d’une opération « non autorisée », mais a avancé plusieurs versions contradictoires qui ont suscité le scepticisme et une vague de critiques internationales contre le puissant royaume pétrolier.

Plusieurs responsables et médias turcs ont directement incriminé le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit MBS, dans ce meurtre.

Le corps du journaliste n’a pas été retrouvé. Un conseiller du président turc cité vendredi par le quotidien Hürriyet a affirmé qu’il avait été démembré pour pouvoir être « dissous » plus facilement.

Romandie.com avec(©AFP / (02 novembre 2018 17h15)