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Guerre en Ukraine : l’amélioration de la défense de l’Amérique du Nord est réclamée

mars 5, 2022
Deux chasseurs F-22 volent en formation serrée.

Deux chasseurs F-22 du NORAD lors d’un exercice (archives) Photo : The AP/TED S. Warren

La décision du président russe Vladimir Poutine de mettre l’arsenal nucléaire de son pays en état d’alerte la fin de semaine dernière a relancé les discussions à Ottawa et à Washington sur l’amélioration de la défense de l’Amérique du Nord.

Les gouvernements canadiens et américains qui se sont succédé promettent depuis des années de moderniser le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, aussi appelé NORAD, créé pendant la guerre froide pour protéger le continent nord-américain contre une attaque soviétique.

Pourtant, malgré les avertissements de plus en plus urgents de hauts gradés militaires des deux côtés de la frontière, plusieurs attendent toujours que le Canada agisse.

Le commandant du NORAD, le général américain Glen VanHerck, a évoqué cette semaine la menace croissante à laquelle l’Amérique du Nord est exposée au moment où la Russie et la Chine mettent au point et déploient des armes à longue portée qui peuvent frapper le Canada ou les États-Unis et que le système actuel ne peut pas détecter.

Il s’agit notamment d’armes nucléaires et non nucléaires, y compris les missiles hypersoniques et de croisière que le président russe Vladimir Poutine a mis en état d’alerte le week-end dernier en représailles au soutien de l’OTAN à l’Ukraine.M. VanHerck en uniforme militaire.

Glen VanHerck, commandant du NORAD Photo : Getty Images/Win McNamee

La modernisation du NORAD s’éternise

Lors de son témoignage devant un comité du Congrès américain mardi, M. VanHerck a affirmé que la croyance populaire selon laquelle le Canada et les États-Unis pourraient déployer des forces à volonté en raison de la sécurité géographique du continent s’érode depuis plus d’une décennie.

« Nous devons améliorer notre capacité de détecter et de suivre les menaces potentielles partout dans le monde tout en fournissant des données aux décideurs le plus rapidement possible. »— Une citation de  Glen VanHerck, commandant du NORAD

Le gouvernement Trudeau insiste pour que la modernisation du NORAD soit une priorité absolue. À cette fin, le Canada et les États-Unis ont publié plusieurs déclarations conjointes au fil des ans pour insister sur la nécessité de moderniser le système. Ottawa a également réservé un montant initial de 163 millions de dollars en vue de cet effort l’an dernier.

Bien que les États-Unis aient agi sur plusieurs fronts, y compris le déploiement de nouveaux intercepteurs de missiles et de systèmes d’intelligence artificielle pour combiner des données issues de diverses sources afin de détecter une attaque, le Canada a été en grande partie silencieux.

Où en sommes-nous? s’est interrogé le professeur James Fergusson, de l’Université du Manitoba, un des plus grands experts canadiens du NORAD.

S’ils le savent, ils ne le disent pas, a-t-il souligné.

Le Système d’alerte du Nord canadien est désuet

Lors d’une visite officielle à Ottawa en décembre dernier, M. VanHerck a dit aux journalistes qu’il attendait des directives politiques quant à la mise à niveau de la contribution clé du Canada au NORAD, une série de radars construits dans l’Arctique canadien dans les années 1980, appelés le Système d’alerte du Nord.

Les responsables militaires avertissent depuis des années que le Système d’alerte du Nord, construit pour détecter les bombardiers russes qui approcheraient de l’Amérique du Nord depuis l’Arctique, est désuet en raison de la mise au point de missiles à plus longue portée.

Interrogée la semaine dernière, la ministre canadienne de la Défense, Anita Anand, a dit avoir eu plusieurs discussions avec le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, au sujet de la modernisation du NORAD et du Système d’alerte du Nord.

La ministre Anand n’a pas fourni de détails mais a souligné que le gouvernement fédéral a attribué un contrat de 592 millions de dollars en janvier à une entreprise inuit, Nasittuq Corp., pour exploiter et entretenir les radars à longue et à courte portée du système.

Avec La Presse canadienne

Canada: Améliorer ses habitudes alimentaires, une habitude à la fois

novembre 24, 2021

MONTRÉAL — Il ne suffit pas d’adopter de saines habitudes alimentaires pour favoriser la santé cardiaque, préviennent des lignes directrices publiées récemment par l’influente American Heart Association: on doit aussi être en mesure de les incorporer à notre existence de manière durable.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’AHA se distancie donc des régimes populaires aux stipulations strictes — qui pourront imposer une modification de l’alimentation si radicale qu’elle en sera presque insoutenable — pour plutôt mettre de l’avant dix nouvelles habitudes à adopter graduellement, au fur et à mesure que l’occasion se présente.

Le groupe américain suggère ainsi de favoriser la santé cardiaque en combinant alimentation saine et activité physique; en tirant la majorité des nutriments de l’alimentation plutôt que des suppléments; en consommant des grains entiers; en réduisant la consommation de sel, de sucre ajouté et d’alcool; et en privilégiant les aliments à peine transformés plutôt que les aliments ultratransformés.

Ces recommandations, ajoute-t-on, peuvent être adaptées aux préférences alimentaires personnelles et aux traditions culturelles, ou encore au fait que la majorité des repas sont pris à la maison ou à l’extérieur. Elles reflètent les plus récentes connaissances scientifiques qui témoignent d’une forte association entre la qualité de l’alimentation et la santé du cœur, souligne le groupe médical.

Le plus important, a dit l’AHA, est d’apporter des modifications qui seront soutenables à long terme, en s’attaquant à un changement à la fois et en mettant l’emphase sur «ce qui fonctionne pour vous». On suggère par exemple de choisir les options réduites en gras ou en sel quand elles sont disponibles, ou encore de se familiariser progressivement avec les ingrédients des aliments que nous achetons régulièrement.

Il faut tenir compte de l’ensemble de l’alimentation (la variété et la quantité des aliments consommés régulièrement) au lieu de s’attarder à des aliments spécifiques, selon l’AHA.

«Les principales recommandations sont de faire des petits changements, des changements graduels, mais des changements dans l’alimentation des gens qui vont être durables, qu’ils vont être capables de maintenir à long terme», a résumé le professeur Benoît Arsenault, de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels de l’Université Laval.

Les régimes populaires qui promettent une perte de poids rapide et durable ne tiendront que partiellement parole, rappelle-t-il: si certains adeptes réussiront effectivement à perdre quelques kilos, à long terme le poids reviendra à son point de départ et pourra même le surpasser. Cette fluctuation pourra ensuite rehausser le risque de maladie cardiovasculaire.

Ces régimes pourront par exemple restreindre grandement la période pendant laquelle on peut s’alimenter dans une journée ou encore évacuer complètement certains aliments, ce qui pourra être très difficile à mettre en pratique à long terme.

«(Il faut) essayer d’avoir une alimentation qui se rapproche le plus possible des recommandations, par exemple celles du Guide alimentaire canadien qui spécifie de manger beaucoup de fruits et de légumes, de boire plus d’eau que de boissons sucrées, de manger plus de protéines végétales ou qui proviennent de viandes maigres, de manger plus de fibres et de produits à base de grains entiers», a dit M. Arsenault.

Il n’est pas facile pour tout le monde de changer son alimentation, a-t-il reconnu, surtout dans un environnement alimentaire où les aliments ultratransformés prennent toute la place.

La nouvelle stratégie de l’AHA ressemble un peu à celle adoptée il y a quelques années pour faire la promotion de l’activité physique.

Quand on a réalisé que le sermon «au moins trois fois par semaine, 30 minutes chaque fois» avait comme effet pernicieux de décourager la population, on a plutôt commencé à suggérer d’incorporer l’activité physique à la vie de tous les jours, par exemple en utilisant l’escalier ou en descendant du bus un arrêt plus tôt.

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Sur internet:

https://newsroom.heart.org/news/new-look-at-nutrition-research-identifies-10-features-of-a-heart-healthy-eating-pattern

Par Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

France/Coronavirus: la situation s’améliore en Guyane

juillet 18, 2020

 

Les autorités ont fait part ce samedi d’une baisse du nombre de nouveaux cas de coronavirus.

La situation sanitaire s’améliore en Guyane où les autorités ont fait part samedi d’une baisse du nombre de nouveaux cas de coronavirus. «La baisse du nombre de nouveaux cas confirmés semble engagée sur l’ensemble du territoire hormis à Saint-Laurent du Maroni où elle semble toutefois s’engager et sur le fleuve Maroni où la situation est suivie avec attention», ont indiqué la préfecture et l’Agence régionale de santé de Guyane dans un communiqué.

Le taux de positivité recule également progressivement alors que près de 5.000 tests ont été réalisés la semaine dernière dans ce territoire français d’Amérique du Sud. «Avec un décalage de quelques jours, le nombre de nouvelles admissions à l’hôpital et en réanimation a aussi entamé une baisse mais de façon plus lente. La pression sur le système hospitalier commence à lentement s’atténuer», indiquent les autorités.

Depuis mars, début de l’épidémie en France, la région Guyane a enregistré 6.655 cas confirmés, 4.272 patients guéris, 932 patients hospitalisés dont 86 en réanimation et 37 décès. Le premier ministre Jean Castex, en visite dimanche dernier en Guyane, avait souligné que la République n’avait «pas ménagé ses moyens» pour ce territoire de 300.000 habitants, grand comme le Portugal.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire: conditions de détention améliorées pour les pro-Gbagbo (ONU)

juin 23, 2011

ABIDJAN – Les conditions de détention s’améliorent pour les personnalités proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo actuellement privées de liberté, a affirmé jeudi l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

« Les conditions sont en train de s’améliorer », « il faut encourager les efforts du gouvernement », a déclaré lors d’un point presse Guillaume Ngefa, chef de la Division des droits de l’Homme de l’Onuci.

Plusieurs dizaines de personnalités, dont M. Gbagbo et son épouse Simone, ont été placées en résidence surveillée à Abidjan et dans plusieurs villes du nord du pays après l’arrestation de l’ex-chef de l’Etat le 11 avril par les Forces républicaines (FRCI) du nouveau président Alassane Ouattara.

A Bouna (nord-est), « certains éléments des FRCI s’étaient introduits dans la prison et avaient imposé des mauvais traitements à certaines personnes. Nous avons parlé au gouvernement et des mesures correctives ont été prises », a raconté M. Ngefa.

Il a toutefois regretté que l’Onuci n’ait pas encore pu accéder aux lieux de détention de Laurent et Simone Gbagbo, à Korhogo et Odienné (nord). Amnesty International a dénoncé mercredi la détention sans aucune charge de dizaines de partisans de l’ex-président, et affirmé que certains avaient été « battus » par les FRCI dans un hôtel d’Abidjan devant lequel sont postés des Casques bleus.

Dans l’hôtel La Pergola cité par Amnesty, aucun détenu n’a fait état de « mauvais traitements » ou de « torture », a assuré M. Ngefa.

Comme le gouvernement ivoirien, il a évoqué des mesures de résidence surveillée et non des détentions arbitraires, et a expliqué que la sécurité des détenus était de « la responsabilité de l’Etat ivoirien », non de l’Onuci.

Mais conformément à son mandat, l’Onuci veille à ce que « les personnalités qui sont en résidence surveillée en ces lieux ne fassent pas l’objet d’exactions et que leur vie ne soit pas mise en danger », a-t-il expliqué.

AFP