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Mauricie-Shawinigan/Long congé de Pâques: déjà trois interventions de la SQ pour des rassemblements

avril 3, 2021

MONTRÉAL — Après le rassemblement d’une trentaine de personnes vendredi matin à Sainte-Béatrix, dans la région de Lanaudière, la Sûreté du Québec (SQ) est intervenue sur les lieux d’un autre rassemblement privé en soirée à Shawinigan, en Mauricie, à un endroit qui avait pourtant reçu la visite des policiers la veille.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les agents de la SQ ont été appelés sur les lieux d’une résidence située sur la rue Thibodeau, à Shawinigan, vendredi soir, pour un rassemblement impliquant une vingtaine de personnes, ce qui contrevient à la Loi sur la santé publique qui interdit les rassemblements dans les maisons pour limiter la propagation de la COVID-19.

Les policiers s’étaient pourtant rendus au même endroit jeudi soir pour la même raison. Ils avaient alors distribué 17 constats d’infraction, d’un montant de 1550$ chacun, aux personnes qui se trouvaient à l’intérieur.

Les 17 contraventions n’ont toutefois pas découragé les fêtards puisque les mêmes personnes étaient rassemblées, au même endroit, lors de la deuxième visite des policiers. Trois autres individus s’étaient même joints à eux.

Tout comme à Sainte-Béatrix, les contrevenants à Shawinigan provenaient non seulement d’adresses différentes du Québec, mais aussi de l’Ontario.

Appel à des célébrations plus sobres 

Le premier ministre François Legault a lancé un appel aux Québécois pour que ces derniers restent dans leur bulle familiale respective, donc par adresse, durant le long congé de Pâques. Son gouvernement souhaite ainsi éviter une flambée de nouveaux cas de coronavirus, dont les variants sont plus contagieux.

C’est d’ailleurs pour cette raison que des mesures de confinement d’urgence ont été imposées aux citoyens des villes de Québec, Lévis et Gatineau pour dix jours, soit jusqu’au 12 avril.

Afin de s’assurer que les Québécois respectent les consignes sanitaires durant le long congé pascal, les divers corps policiers de la province ont été appelés par le  ministère de la  Sécurité publique à lancer l’opération provinciale « RAPPEL», dont l’acronyme signifie «Respectons Attentivement les Prescriptions pour Ensemble Lutter contre la propagation du coronavirus en prévision du congé de Pâques», selon la Sûreté du Québec qui participe à cette opération d’envergure du 1er au 5 avril.

«C’est certain que, sans être plus sévère, on sait que les gens sont au courant qu’ils doivent faire attention, qu’ils doivent respecter les mesures», a rappelé en entrevue samedi matin l’agente Anik Lamirande, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).

D’autres services policiers, comme ceux de Québec, Trois-Rivières et Châteaugay ont aussi fait savoir aux populations qu’elles desservent que leurs policiers allaient être plus présents sur le terrain jusqu’à lundi, notamment dans les parcs et à divers endroits ciblés dans les quartiers résidentiels ou ailleurs.

«C’est certain qu’il va y avoir des contrôles routiers aux endroits stratégiques afin de s’assurer du respect du couvre-feu. Les quartiers résidentiels aussi vont être patrouillés afin de faire de la détection et de l’intervention au niveau des rassemblements privés», a pour sa part indiqué l’agente Lamirande.  

Elle a précisé que les bars et restaurants sont aussi dans la mire des policiers afin de s’assurer du respect des consignes sanitaires.

«Plus répressif que préventif? Je crois que ça s’applique, selon chaque situation», soutient l’agente Lamirande qui assure que l’objectif n’est pas de remettre des contraventions puisque les policiers réagissent selon la situation qui se présente devant eux.

À cela s’ajoutent les dénonciations à la police de citoyens qui n’en peuvent plus de voir que certaines personnes ne respectent tout simplement pas les règles, notamment lors de fêtes privées. 

Des amendes salées 

Les récalcitrants s’exposent donc à des amendes.

«C’est une amende d’environ 1500$ avec les frais. Donc chaque infraction constatée par les policiers ou par des témoins peut être passible de ce constat», précise l’agente Lamirande.

À Québec, où un effort collectif est demandé pour briser la vague de transmission des variants, le SPVQ rappelle que les amendes peuvent même se rendre jusqu’à 6000$.

Dans la grande région de Québec, la SQ portera aussi une attention particulière dans les MRC de l’île d’Orléans, de La Côte-de-Beaupré et de La Jacques-Cartier durant le long congé de Pâques.

Avec Helen Moka, La Presse Canadienne

France/Tentative de vol au Quai Branly : 1000 euros d’amende pour l’activiste congolais

octobre 14, 2020

Emery Mwazulu Diyabanza a tenté de s’emparer le 12 juin dernier d’un poteau funéraire en dénonciation du «pillage» culturel de l’Afrique. Le militant condamné, ce mercredi, pour «vol aggravé» va faire appel.

Le militant congolais Emery Mwazulu Diyabanza a été condamné mercredi à 1000 euros d’amende pour avoir tenté de s’emparer en juin dernier au musée du quai Branly d’un poteau funéraire d’origine tchadienne pour dénoncer le «pillage» culturel de l’Afrique.

Initialement poursuivi pour «tentative de vol», il a finalement été condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour «vol aggravé». Trois autres militants jugés avec lui ont été condamnés à des peines d’amende avec sursis de 250, 750 et 1.000 euros, un quatrième relaxé. L’activiste congolais a annoncé qu’il allait faire appel.

Les avocats des militants panafricains, Me Calvin job et Me Hakim Chergui ont estimé «décevante» la décision du tribunal. «Alors même que toutes les parties au procès avaient relevé l’absence d’intention réelle de voler la statuette, cette décision revient à traiter en vulgaires resquilleurs des militants d’une cause politique et, de la sorte, à confondre un simulacre de vol et une tentative de vol», ont-ils déploré.

Pour eux, ce jugement «répond à la violence de l’occultation de l’Histoire coloniale par le refus assumé de regarder en face le caractère politique d’une action indubitablement militanteEn ce sens, déni sur déni, à la cécité politique vient s’adjoindre, fidèle au continuum colonial, la cécité judiciaire», ont souligné les deux avocats.

Membres de l’association panafricaine Unité Dignité Courage, ces cinq militants s’étaient emparés le 12 juin dernier d’un poteau funéraire Sara (Tchad) du XIXe siècle en l’arrachant de son socle au musée du quai Branly. Emery Mwazulu Diyabanza avait pris l’objet dans ses bras en criant: «on le ramène à la maison.»

Reconnaissant le caractère «militant» de cette action, le président du tribunal a expliqué mercredi en rendant son jugement que ce mode opératoire devait être «découragé». «Vous disposez d’autres moyens pour attirer l’attention de la classe politique et du public» sur la question des restitutions des œuvres africaines, a-t-il ajouté.

Le parquet avait requis à l’audience 1.000 euros d’amende contre l’activiste. «La légitimité d’aller chercher ce qui nous appartient ne revient pas aux juges d’un gouvernement prévaricateur», a commenté Emery Mwazulu Diyabanza en sortant de la salle d’audience. «Nous continuerons le combat avec tous les moyens dont nous disposons. Nous ne sommes pas dissuadés», a-t-il prévenu.

Le militant congolais n’en a pas fini avec la justice. Quelques semaines après le coup d’éclat du musée du quai Branly, il s’était emparé d’un objet en ivoire au musée des arts africains de Marseille puis avait tenté d’emporter une sculpture du Congo dans un musée néerlandais. Il doit être jugé à Marseille le 17 novembre prochain et en janvier aux Pays-Bas pour ces actions.

Par Le Figaro avec AFP

France: Une dizaine de terrasses fermées ce week-end à Paris pour avoir ouvert trop tôt

mai 31, 2020

 

La préfecture de police a contraint dix restaurateurs parisiens à ranger leurs tables. Ils ne pourront les ressortir que mardi prochain, date autorisée par le gouvernement.

Aussitôt sorties, aussitôt remises à l’intérieur. Malgré la date fatidique du 2 juin pour accueillir leurs clients en terrasse, plusieurs restaurateurs n’ont pas résisté à sortir leurs tables restées confinées pendant deux mois. Au grand bonheur des parisiens, en ce beau week-end ensoleillé de la Pentecôte.

Deux restaurants dans le XVIIIe arrondissement, une crêperie du VIIe et un bistrot du Xe ont été sanctionnés samedi 30 mai par la préfecture de police de Paris. Le lendemain, six autres établissements ont été contraints de fermer. Chaque propriétaire est reparti avec une amende pour ne pas avoir respecté cette mesure de déconfinement.

La veille, la maire de Paris a annoncé son projet pour permettre l’ouverture des restaurants et cafés parisiens en toute sécurité. Des chaises et des tables pourront être installées sur les trottoirs et des places de stationnements. Certaines rues pourront aussi être fermées à la circulation afin que les clients puissent s’attabler. Anne Hidalgo espère ainsi redonner le sourire aux professionnels de la restauration qui ont particulièrement souffert du coronavirus.

Avec Le Figaro par Michalik Marie-Liévine

Canada: Facebook doit payer 9 millions $ pour indications trompeuses sur la confidentialité

mai 19, 2020
Facebook versera également une somme supplémentaire de 500 000 $ pour les coûts de l'enquête du Bureau.
© Amr Alfiky/Associated Press Facebook versera également une somme supplémentaire de 500 000 $ pour les coûts de l’enquête du Bureau.
Facebook devra payer neuf millions de dollars pour avoir donné des indications trompeuses sur la confidentialité aux Canadiens au sujet de la protection des renseignements personnels sur Facebook et Messenger, conclut le Bureau de la concurrence.

Dans un communiqué rendu public mardi, le Bureau explique que le réseau social versera également une somme supplémentaire de 500 000 $ pour les coûts de l’enquête.

Il s’agit d’un règlement enregistré aujourd’hui auprès du Tribunal de la concurrence, et dans le cadre duquel Facebook a accepté de ne pas donner d’indications fausses ou trompeuses à propos de la divulgation de renseignements personnels, précise le Bureau.

Cette décision intervient après une enquête qui a porté entre autres sur les pratiques de Facebook entre août 2012 et juin 2018.

Le Bureau de la concurrence reproche à Facebook d’avoir laissé croire aux utilisateurs qu’ils pouvaient limiter l’accès à leurs renseignements personnels et leur consultation à l’aide de fonctionnalités de protection des renseignements personnels, comme la page générale des « Paramètres de confidentialité », la page « À propos » et le menu de sélection d’audience des publications.

Avec CBC/Radio-Canada et Msn

Burundi : quatre journalistes d’Iwacu condamnés à deux ans et demi de prison

janvier 30, 2020

Des journalistes burundais ont protesté, lors de la Journée mondiale de la presse le 3 mai 2015, contre la fermeture d'une station de radio.

Des journalistes burundais ont protesté, lors de la Journée mondiale de la presse le 3 mai 2015, contre la fermeture d’une station de radio. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

La justice burundaise a condamné à deux ans et demi de prison quatre journalistes arrêtés le 22 octobre alors qu’ils couvraient l’incursion de rebelles burundais venus de la République démocratique du Congo (RDC) voisine, a-t-on appris de source judiciaire et d’un témoin.

« Nous sommes sous le choc, le tribunal vient de condamner les 4 journalistes d’Iwacu à 2 ans et 6 mois de prison et à une amende de 1 million de francs burundais (485 euros), c’est une honte car ils n’ont fait que leur métier », a indiqué à l’AFP un témoin ayant assisté à l’audience et requérant l’anonymat. Ces journalistes travaillant pour Iwacu, l’un des derniers médias indépendants du Burundi, ont été condamnés pour « tentative de complicité (…) d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État » par le tribunal de Bubzabza, dans l’ouest du pays. Leur chauffeur a été acquitté.

Le parquet, qui avait requis 15 ans de prison, souhaitait les voir condamner pour « complicité d’atteinte à la sûreté de l’état », mais le tribunal a « décidé de requalifier les faits », a souligné une source judiciaire, sous couvert de l’anonymat. Selon un journaliste burundais souhaitant lui aussi garder l’anonymat, cette décision des juges résulte du fait que « la défense avait établi clairement que les journalistes n’ont jamais été en contact avec les rebelles, qu’ils n’avaient fait que leur travail ».

Iwacu fera appel

Selon un témoin présent lors du réquisitoire, le 30 décembre, l’accusation avait basé l’essentiel de son argumentation sur un message WhatsApp échangé par l’une des journalistes avec un collègue se trouvant à l’étranger, dans lequel elle écrivait: « Nous nous dirigerons vers Bubanza (…) pour aider les rebelles ». Le fondateur d’Iwacu, Antoine Kaburahe, qui vit en exil en Belgique, a indiqué sur Twitter la volonté de son organisation d’interjeter appel.

Au moins 14 rebelles du groupe burundais RED-Tabara, basé dans l’est de la RDC, ont été tués lors de l’attaque du 22 octobre, la première depuis 2017, selon la police burundaise. De son côté, le mouvement rebelle a affirmé avoir tué une dizaine de membres des forces de défense et de sécurité. Reporters sans frontières, qui souligne que les journalistes ne faisaient que leur travail, et Human Rights Watch, ont demandé à plusieurs reprises leur libération.

«Biens mal acquis»: 4 ans de prison et 10 millions d’euros d’amende requis à Paris contre l’oncle de Bachar el-Assad

décembre 16, 2019

Le procureur a également requis la confiscation de tous les biens immobiliers français – déjà saisis – de cet ancien pilier du régime de Damas

Le Parquet national financier a requis lundi à Paris quatre ans de prison et 10 millions d’euros d’amende contre Rifaat el-Assad, oncle du président syrien Bachar al-Assad, accusé de s’être frauduleusement bâti en France une fortune immobilière estimée à 90 millions d’euros.

Le procureur a également requis la confiscation de tous les biens immobiliers français – déjà saisis – de cet ancien pilier du régime de Damas, jugé pour «blanchiment en bande organisée» de fraude fiscale aggravée et de détournements de fonds publics syriens, entre 1984 et 2016. Le Parquet national financier (PNF) demande notamment la confiscation de deux hôtels particuliers et d’une quarantaine d’appartements dans les beaux quartiers parisiens, d’un château et de haras dans le Val-d’Oise…

Exil négocié

Rifaat al-Assad est jugé depuis le 9 décembre par le tribunal correctionnel de Paris, deuxième procès en France d’une affaire de «biens mal acquis» après celui du vice-président de Guinée équatoriale Teodorin Obiang. Résident britannique de 82 ans, il s’est fait excuser pour raisons médicales et conteste les accusations.

Rifaat al-Assad fut contraint à l’exil en 1984 après un coup d’Etat manqué contre son frère Hafez al-Assad, père de l’actuel président Bachar al-Assad. Avec sa famille et une suite de 200 fidèles, lui qui n’avait aucune fortune familiale en Syrie avait amassé en Europe un empire immobilier qui éveillera tardivement les soupçons.

En France, ses biens sont détenus par des sociétés nichées un temps dans des paradis fiscaux et désormais au Luxembourg, gérées par ses proches: «un patrimoine sciemment occulté, une confusion sciemment entretenue», selon le procureur.

Rifaat al-Assad assure que sa fortune provient de la générosité d’Abdallah, prince héritier puis roi saoudien, qui l’aurait financé de manière continue entre les années 1980 et sa mort en 2015. Une explication balayée par le procureur qui la juge non étayée. Le magistrat a tenté de démontrer que ces millions provenaient plutôt de détournements de fonds publics syriens, notamment d’un exil négocié avec Hafez al-Assad et financé par Damas.

Dans cette affaire qui remonte à 35 ans, l’accusation n’a pas de preuve matérielle de versements syriens en faveur de Rifaat al-Assad.

À défaut, le procureur s’est notamment basé sur des témoignages – vivement contestés par la défense – faisant état de détournements de fonds et corroborés selon lui par le budget syrien, et sur les analyses d’un géographe spécialiste de la Syrie.

La défense plaidera la relaxe mardi.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Protection des données des enfants: Google et Youtube vont payer 170 millions de dollars d’amende

septembre 4, 2019

Google to pay $170 mn fine for YouTube collecting data from kids: US

En avril 2018, 23 organisations de défense des droits numériques et de protection de l’enfance avaient déposé une plainte auprès de la FTC LIONEL BONAVENTURE / AFP

La plateforme de vidéos en ligne appartenant à Google est accusée d’avoir enfreint la loi en exposant les enfants à des vidéos inappropriées ou en collectant des données personnelles les concernant.

Google et sa filiale YouTube, accusée d’avoir enfreint la loi en exposant les enfants à des vidéos inappropriées ou en collectant des données personnelles les concernant, va payer 170 millions de dollars d’amende aux Etats-Unis, a indiqué mercredi l’agence de protection des consommateurs (FTC) dans un communiqué. Cet accord à l’amiable, qui doit encore recevoir le feu vert du ministère de la Justice, est le plus important à ce jour dans une affaire impliquant la protection de la vie privée des enfants.

En avril 2018, 23 organisations de défense des droits numériques et de protection de l’enfance avaient déposé une plainte auprès de la FTC. Elles accusaient YouTube de collecter les informations personnelles de mineurs (localisation, appareil utilisé, numéros de téléphone) sans que les parents le sachent, et de s’en servir pour permettre de la publicité ciblée. La FTC touchera 136 des 170 millions de dollars d’amende tandis que les 34 millions restants iront au ministère de la Justice de l’Etat de New York. « YouTube a vanté sa popularité chez les enfants auprès d’entreprises qui étaient des clients prospectifs », a souligné le patron de la FTC, Joseph Simons.

« Toutefois, quand il s’est agi de respecter la loi, l’entreprise a refusé de reconnaître qu’une partie de sa plateforme était clairement destinée aux enfants. Il n’y a aucune excuse pour la façon dont YouTube a violé la loi », a-t-il ajouté. Le règlement à l’amiable, auquel les deux commissaires démocrates de la FTC se sont opposés ne le jugeant pas assez sévère, force Youtube à changer ses méthodes. « Nous traiterons les données de ceux qui regardent les programmes pour enfants sur Youtube comme si elles émanaient d’un enfant, quel que soit l’âge du spectateur », a affirmé Susan Wojcicki, qui dirige Youtube, dans un communiqué publié à la suite de l’annonce de l’accord.

La collecte de données sera limitée à celles nécessaires au bon fonctionnement du service et il n’y aura plus de publicités ciblées sur ce type de contenu tout comme la possibilité de faire des commentaires, a-t-elle précisé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mensonge sous serment au Sénat: amende requise en appel contre le pneumologue Michel Aubier

octobre 5, 2018

Paris – Une amende de 30.000 euros a été requise vendredi contre le pneumologue Michel Aubier, rejugé à Paris pour avoir menti en 2015 au Sénat sur ses liens avec le groupe Total, un délit qui lui avait valu la première condamnation en France pour « faux témoignage » devant des parlementaires.

L’avocate générale a sollicité la même peine que celle qui avait été requise en première instance et demandé à la cour d’appel de sanctionner une « infraction grave », un « mensonge sous serment (qui) est la porte ouverte à n’importe quelle rumeur, à n’importe quelle suspicion, aux +fake news+ ».

Le tribunal correctionnel de Paris était allé bien au-delà des réquisitions et avait condamné le médecin à la retraite, le 5 juillet 2017, à six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende. Une première judiciaire pour le délit de « faux témoignage » devant des parlementaires, passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende mais qui porte d’ordinaire sur des déclarations dans une enceinte judiciaire. Un « avertissement » pour les lobbys avaient salué les associations de défense de l’environnement.

Le 16 avril 2015, Michel Aubier, spécialiste de l’asthme et chef du service de pneumologie à l’hôpital Bichat, avait été entendu par une commission d’enquête sénatoriale sur le « coût économique et financier de la pollution de l’air », en tant que représentant de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

A la question d’éventuels « liens d’intérêt avec des acteurs économiques » lors de sa prestation de serment, il avait assuré n’en avoir « aucun ».

Or, divers articles de presse ont par la suite révélé, en mars 2016, qu’il était salarié du groupe Total, qui l’employait depuis 1997 comme médecin-conseil du travail. L’enquête, déclenchée après un signalement de la présidence du Sénat au procureur de la République, avait révélé qu’il percevait en 2015 environ 6.000 euros par mois pour cette activité. Il détenait par ailleurs des actions et était membre du conseil d’administration de la Fondation Total.

– « Faire un exemple » –

« Je n’ai pas menti au Sénat. Je me suis trompé, je n’ai pas vraiment bien compris la question posée », a martelé à la barre le professeur Aubier, teint hâlé et costume sombre.

« J’ai commis une erreur en répondant non (…). Quand la question m’a été posée, j’ai compris conflit d’intérêts avec le sujet traité. Je n’étais pas en situation de conflit d’intérêts car j’exerçais chez Total une activité purement médicale, en toute indépendance. En aucun cas, je n’avais de lien avec la politique énergétique du groupe », s’est-il défendu.

« En aucun cas, cette erreur était intentionnelle », a-t-il assuré.

Une défense qui n’a convaincu ni l’accusation, ni les parties civiles, l’avocate générale estimant peu crédible qu’il ait pu confondre les notions de conflits d’intérêt et liens d’intérêt, compte tenu de son « niveau intellectuel » et de l’évolution de la société vers plus de transparence.

« Il vaut mieux passer pour un imbécile que pour quelqu’un qui a délibérément menti », a également relevé l’avocat du Sénat, Emmanuel Marsigny. « C’est du verbiage, de l’argutie de prétendre qu’on s’est trompé sur la question qui était posée, parfaitement claire », a-t-il insisté.

« Laisser sans suite ce parjure reviendrait à fragiliser les commissions d’enquête », a mis en avant le sénateur (LR) Jean-François Husson, qui présidait celle sur la pollution de l’air, réclamant par « principe et respect de nos institutions » une condamnation « exemplaire ».

« Michel Aubier a déjà payé un prix terrible. (…) Sa vie sociale, professionnelle a été détruite du jour au lendemain, avec une violence absolument inouïe », a affirmé l’avocat du médecin, François Saint-Pierre, déplorant qu’avec ce signalement pour « faux témoignage », le Sénat ait voulu « délibérément faire un exemple ». Il a demandé à la cour de relaxer le pneumologue.

La décision sera rendue le 9 novembre.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 16h59)                                                        

France: un an ferme et 1 mio EUR d’amende pour l’héritière de Nina Ricci

avril 13, 2015

Paris (awp/afp) – Arlette Ricci, héritière de la maison de couture Nina Ricci, a été condamnée lundi à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et un million d’euros d’amende pour fraude fiscale. Mme Ricci, qui n’était pas présente au prononcé du jugement, avait été repérée sur les célèbres « listes Falciani » recensant des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de la banque HSBC.

Le tribunal correctionnel de Paris a estimé qu’elle avait fait montre « pendant plus de 20 ans d’une volonté particulièrement déterminée » de cacher au fisc français les sommes sur des comptes en suisse dont elle avait héritée de son père, estimant que « la gravité des faits porte une atteinte exceptionnelle à l’ordre public et au pacte républicain ».

Le tribunal a par ailleurs ordonné la confiscation d’une maison à Paris et d’une propriété en Corse, estimées lors du procès à quatre millions d’euros, que Mme Ricci avait placé dans des sociétés civiles immobilières (SCI), selon le tribunal pour « organiser son insolvabilité ».

L’avocat fiscaliste de l’héritière, Henri-Nicolas Fleurance, poursuivi notamment pour complicité d’organisation d’insolvabilité, a été condamné à un an de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende, la fille de Mme Ricci à huit mois avec sursis pour fraude fiscale. Un ami de Mme Ricci, l’industriel Bertrand-Charles Leary, poursuivi pour complicité de fraude fiscale, a été relaxé.

Le avocats de Mme Ricci et M. Fleurance ont indiqué qu’il attendaient d’avoir pris complète connaissance du jugement pour décider d’un éventuel appel.

Romandie.com

Arnold Schwarzenegger : un cigare à 400 dollars

août 10, 2011

Un comportement fumeux

Arnold Schwarzenegger : un cigare à 400 dollarsL’acteur et ancien gouverneur de Californie vient d’écoper de deux amendes pour avoir fumé un cigare dans deux aéroports autrichiens.

Quand Schwarzy débarque au pays, c’est les mains dans les poches et le cigare au bec. Et peu importe si les lieux sont devenus non-fumeurs depuis qu’il s’est expatrié de l’autre côté de l’Atlantique.

En juin dernier, Arnold Schwarzenegger débarquait en Autriche, son pays natal pour une petite visite de courtoisie et, selon le journal autrichien Krone Zeitung, Governator a écopé de deux fois deux cents euros d’amende. La raison ? Un manque de savoir-vivre au pays de l’impératrice Sissi. Arnie s’est tout simplement permis de s’allumer un cigare et de le fumer dans l’enceinte de deux aéroports, celui de Graz et celui de Salzbourg.

La loi antitabac était également de mise en Autriche, il n’y avait pas de raison, tout Arnold Schwarzenegger qu’il était, de ne pas s’y conformer. Seulement, l’amende dressée, reste à la payer. Et là, les autorités autrichiennes ont un problème : il n’y a aucun accord de coopération pour ce genre d’infractions entre l’Autriche et les Etats-Unis. Mais toujours selon le Krone Zeitung, les autorités ne désespèrent pas. Les amendes ont été transmises à l’ambassade américaine à Vienne, avec pour mission (qu’on imagine délicate, voire impossible) de la transmettre à l’intéressé.

L’espoir fait vivre…

Voici.fr par A.R