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Des millions d’Américains sont toujours sans eau ni chauffage

février 18, 2021

Pendant que des millions d’Américains ont enduré une autre journée de temps glacial sans électricité et sans chauffage après le passage d’une tempête hivernale qui s’est notamment abattue sur le Texas, l’un des sénateurs de cet État, Ted Cruz, s’est envolé pour le Mexique.

Des équipes tentent de déneiger les pistes d’atterrissage à l'aéroport international de Dallas-Fort Worth, après de nouvelles chutes de neige.

© Tom Fox/Associated Press Des équipes tentent de déneiger les pistes d’atterrissage à l’aéroport international de Dallas-Fort Worth, après de nouvelles chutes de neige.

Près de 3,4 millions d’abonnés à travers les États-Unis étaient privés d’électricité mercredi midi.

Des équipes tentent de rétablir le courant avant qu’une nouvelle tempête ne vienne s’abattre sur des régions qui ne sont tout simplement pas équipées pour y faire face.

Au Texas, les responsables ont ordonné à sept millions de personnes – soit le quart de la population du deuxième État américain le plus peuplé – de faire bouillir l’eau avant de la boire, après que des infrastructures et des conduites eurent été endommagées par plusieurs journées d’un froid sans précédent.

Une tempête qui approche devrait compliquer la situation dans des secteurs qui n’ont pas l’habitude de telles intempéries, comme le Texas, l’Arkansas et la vallée du Mississippi.

«Il n’y a vraiment aucun répit de la misère que ressentent les habitants de cette région», a dit le météorologue Bob Oravec au sujet du Texas.

Des gens font la queue pour ramasser du bois de chauffage dans un centre ouvert au public, mercredi 17 février 2021, à Dallas.

© LM Otero/Associated Press Des gens font la queue pour ramasser du bois de chauffage dans un centre ouvert au public, mercredi 17 février 2021, à Dallas.

Plus de 100 millions de personnes sont actuellement sous le coup d’avertissements, de veilles ou d’alertes de temps hivernal.

Les intempéries des derniers jours ont fait une trentaine de morts. Certaines victimes ont perdu la vie en tentant de se réchauffer. Dans la région de Houston, une famille a succombé aux émanations provenant de la voiture qui était en marche dans leur garage. Une autre famille a perdu la vie lors d’un incendie qui aurait été causé par un foyer qu’elle utilisait pour se tenir au chaud.

Les pannes causées par le mauvais temps sont particulièrement longues dans l’Oregon, où certains clients sont privés d’électricité depuis près d’une semaine. Un responsable local a décrit une situation sans précédent et a refusé de prédire à quel moment tous les foyers seraient rebranchés.

C’est toutefois au Texas qu’on retrouve les pires pannes, avec plus de trois millions d’abonnés dans le noir. Quelque 200 000 clients supplémentaires étaient privés de courant dans quatre États de la région Appalachia et un nombre similaire dans celle du Pacific Northwest.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a demandé aux résidents, quand c’est possible, de couper l’alimentation en eau de leur maison pour empêcher l’éclatement d’autres conduites et protéger la pression dans les réseaux municipaux.

Des pannes tournantes ont été mises en place du Minnesota jusqu’au Texas, pour alléger la pression sur le réseau électrique. On a décrit une «solution de dernier recours» pour préserver l’intégrité entière du réseau.

Le mauvais temps a aussi interféré avec l’approvisionnement en eau de villes du sud des États-Unis, comme La Nouvelle-Orléans et Shreveport, où les pompiers ont été appelés à livrer de l’eau potable à plusieurs hôpitaux, selon la télévision locale.

Les déplacements demeurent compliqués presque partout aux États-Unis, en raison de routes dangereuses et de l’annulation de milliers de vols. Plusieurs établissements scolaires ont annulé ou reporté la rentrée en personne.

Ted Cruz dans l’eau chaude

Un illustre voyageur a cependant réussi à quitter le pays mercredi : le sénateur Ted Cruz, dont le départ pour le Mexique a provoqué un tollé alors que des centaines de milliers de citoyens de son État, où l’état d’urgence a été déclaré, restaient privés d’électricité et de chauffage.

Depuis mercredi soir, des photographies le montrant à l’aéroport de Houston et dans un avion en direction de Cancún ont circulé sur les réseaux sociaux.

L’équipe du sénateur du Texas n’a initialement pas répondu aux questions des médias cherchant à corroborer l’information, mais le sénateur a confirmé jeudi après-midi son déplacement dans un communiqué annonçant son retour au pays.

«Comme des millions de Texans, notre famille a aussi été privée de chaleur et d’électricité», a-t-il déclaré, assurant que lui et son équipe avaient été en «communication constante» avec les dirigeant locaux et de l’État.

Avec CBC/Radio-Canada 

Venezuela: deux Américains condamnés à 20 ans de prison pour une «incursion armée»

août 8, 2020

Deux ex-soldats américains arrêtés au Venezuela pour avoir tenté une «invasion» armée du pays sud-américain par la mer en mai ont été condamnés à 20 ans de prison par un tribunal vénézuélien, a annoncé le procureur général.

Luke Alexander Denman, 34 ans, et Airan Berry, 41 ans, «ont avoué» s’être rendus coupables de «conspiration, d’association (de malfaiteurs, ndlr), de trafic d’armes et de terrorisme», a indiqué Tarek William Saab sur Twitter dans la nuit de vendredi à samedi. «Ils ont été condamnés à 20 ans de prison», a-t-il précisé.

En mai dernier, cette affaire avait de nouveau crispé les relations déjà très tendues entre Washington et le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro. Il avait accusé son homologue américain Donald Trump d’avoir «dirigé directement» cette «incursion armée» tuée dans l’oeuf le 3 mai dernier à laquelle avaient participé Denman et Berry, deux anciens soldats des forces spéciales américaines.

Selon le gouvernement vénézuélien, ce jour-là, l’armée et la police vénézuéliennes étaient parvenues à stopper la «tentative d’invasion par la mer» fomentée par des «mercenaires venant de Colombie» sur le rivage de Macuto, à moins d’une heure de route de Caracas, sur la côte caraïbe. Denman et Berry avaient été arrêtés le lendemain dans le village côtier de Chuao, à 80 km à l’ouest de Caracas.

Un «remake de la baie des cochons»

Huit «terroristes» avaient été tués dans l’opération et plusieurs dizaines d’autres personnes arrêtées. Selon Caracas, les «terroristes» comptaient renverser Nicolas Maduro pour «installer» à sa place Juan Guaido, le chef de file de l’opposition vénézuélienne que près de soixante pays reconnaissent comme président par intérim.

«C’est un remake de la Baie des Cochons», l’opération ratée montée par des exilés cubains et la CIA en 1961 pour renverser Fidel Castro, avait alors tonné Nicolas Maduro.

Nicolas Maduro accuse Juan Guaido d’avoir monté toute l’opération avec un ancien soldat américain, Jordan Goudreau, et un Vénézuélien de Miami, Juan José Rendon, pour fomenter ce «coup d’Etat» à son encontre.

Washington et Bogota ont nié toute participation dans cette entreprise et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a affirmé que les Etats-Unis feraient tout pour rapatrier Luke Denman et Airan Berry. L’administration Trump tente à tout prix d’évincer le «dictateur» Nicolas Maduro auquel elle nie toute légitimité.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Trudeau condamne les tirs iraniens contre les Américains en Irak

janvier 8, 2020

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a condamné mercredi les tirs de missiles iraniens sur des bases abritant des soldats canadiens et américains en Irak en représailles à l’élimination par Washington du général Qassem Soleimani. «Le Canada condamne les attaques de missiles lancées par l’Iran la nuit dernière», a déclaré Justin Trudeau lors d’une conférence de presse portant sur le crash d’un Boeing en Iran, appelant de nouveau à une «désescalade des tensions et au dialogue dans la région».

«Je peux confirmer qu’il y avait des Canadiens sur la base canadienne d’Erbil lorsque les missiles se sont abattus, mais ils sont tous en sécurité», a-t-il annoncé.

Après l’attaque américaine qui a tué le 3 janvier à Bagdad le puissant général iranien, Donald Trump avait expliqué que ce raid était nécessaire pour «arrêter» une guerre. Appelé à commenter ces propos, Justin Trudeau a estimé que les «Américains avaient pris une décision en fonction de leur évaluation de la menace», se refusant à préciser s’il partageait cette évaluation.

L’opération «Martyr Soleimani» a été lancée par l’Iran au beau milieu de la nuit en représailles à l’élimination du général Soleimani. Selon le Pentagone, 11 missiles tirés par l’Iran ont touché la base aérienne de Aïn al-Assad (ouest) et un celle d’Erbil (nord), où sont stationnés certains des 5.200 soldats américains déployés en Irak. «Aucun Américain n’a été blessé dans les attaques de la nuit dernière», s’était félicité le président américain Donald Trump plus tôt mercredi avant d’annoncer de nouvelles sanctions économiques contre la République islamique.

Avant même ces frappes de la nuit, le Canada avait annoncé le déplacement d’une partie de ses troupes d’Irak vers le Koweït. Le Canada compte quelque 800 militaires dans la région, dont environ 500 en Irak où ils participent notamment à la mission de formation de l’OTAN, dirigée par la majore-générale canadienne Jennie Carignan. Des soldats canadiens participent également à une autre mission dans le cadre de la coalition internationale luttant contre le groupe Etat islamique, emmenée par les Etats-Unis.

Le Canada a coupé ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2012.

Par Le Figaro avec AFP

Trump menace de riposter si l’Iran s’en prend à des Américains

janvier 4, 2020
Le président américain dit avoir identifié 52 cibles iraniennes à frapper en guise de réponse.

Que cela serve d’avertissement, a tweeté le président américain. Si l’Iran frappe des Américains ou des bases américaines, […] nous répliquerons très rapidement et très fortement.

La mise en garde de Trump survient après une journée marquée par les obsèques du général Soleimani et deux nouvelles attaques sur la Zone verte de Bagdad et une base militaire américaine au nord de la ville.

De ces 52 sites iraniens ciblés, certains […] sont de très haut niveau et très importants pour l’Iran et pour la culture iranienne, a précisé le président américain.

Il a au passage souligné que le chiffre de 52 correspondait au nombre d’Américains retenus en otage pendant plus d’un an à partir de la fin de 1979 à l’ambassade des États-Unis à Téhéran.

Les États-Unis ne veulent plus de menaces, a prévenu le président américain, affirmant que l’Iran n’a été que des problèmes depuis de nombreuses années.

Donald Trump avait justifié la mort de Soleimani, vendredi, en affirmant que celui-ci préparait des attaques imminentes contre des diplomates et des militaires américains.

Menaces pour menaces

L’Iran avait auparavant promis une « vengeance dure » contre les États-Unis, après la mort du général Soleimani.

Plus tôt dans la journée, les Gardiens de la révolution islamique, une composante de l’armée iranienne, avaient eux aussi identifié 35 possibles cibles américaines.

Ces cibles américaines vitales dans la région sont depuis longtemps identifiées par l’Iran, avait prévenu le général Gholamali Abuhamzeh. Le détroit d’Ormuz, où transitent de nombreux pétroliers et navires de guerre américains, a notamment été évoqué.

Nombreux experts ignorent encore comment se manifestera la réponse de l’Iran ni d’ici combien de temps.

CBC/Radio-Canada.ca

Irak : La Zone verte et une base abritant des soldats américains visées quasi simultanément

janvier 4, 2020

 

Les forces de sécurité irakiennes sont déployées devant l’ambassade des États-Unis à Bagdad, la capitale, après un ordre de la force paramilitaire Hashed al-Shaabi aux partisans de quitter le complexe le 1er janvier 2020.
TENSIONS – Selon les autorités irakiennes, il n’y a eu aucune victime dans les deux attaques

Deux attaques ont visé quasi simultanément ce samedi soir l’ultrasécurisée Zone verte de Bagdad et une base aérienne irakienne abritant des soldats américains au nord de la capitale, ont indiqué des responsables des services de sécurité.

Deux obus de mortier se sont abattus sur la Zone verte de Bagdad, où siège l’ambassade américaine attaquée mardi par des milliers de combattants et de partisans des pro-Iran en Irak, ont indiqué des responsables de sécurité irakiens et de la Zone verte.

Dans le même temps, à moins d’une centaine de kilomètres plus au nord, deux roquettes Katioucha se sont abattues sur la base aérienne de Balad, immense base irakienne qui accueille des soldats et des avions américains, ont indiqué des sources de sécurité sur place. Selon le commandement militaire irakien, il n’y a eu aucune victime dans les deux attaques. Aussitôt après ces tirs, des drones​ américains ont survolé la base pour des missions de reconnaissance, ont ajouté ces sources.

13 attaques à la roquette depuis octobre

 

Les Etats-Unis ont déployé cette semaine des soldats supplémentaires pour protéger ses diplomates et ses soldats en Irak où le sentiment anti-américain, attisé par les pro-Iran, a flambé avec l’assassinat vendredi dans une frappe de drone du puissant général iranien Qassem Soleimani et de l’homme de l’Iran à Bagdad Abou Mehdi al-Mouhandis à Bagdad.

Les appels à la « vengeance » se multiplient à Bagdad comme à Téhéran, alors que les Américains considèrent depuis plusieurs mois déjà que les factions armées pro-Iran en Irak sont une menace plus dangereuse pour eux que les djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Depuis fin octobre, treize attaques à la roquette ont visé des intérêts américains en Irak. Aucune n’a été revendiquée mais Washington accuse les factions pro-Iran du Hachd al-Chaabi – coalition de paramilitaires intégrés à l’Etat – d’en être responsables.

Par Souen Léger

Washington accuse Bagdad de ne pas avoir «protégé» les Américains

décembre 30, 2019

Les Etats-Unis ont accusé ce lundi les autorités irakiennes de ne pas avoir fait le nécessaire pour «protéger» les intérêts américains, au lendemain de frappes américaines qui ont suscité l’indignation en Irak.

«Nous avons prévenu le gouvernement irakien à plusieurs reprises et nous avons partagé des informations pour tenter de travailler avec lui afin qu’il assume sa responsabilité de nous protéger, en tant que puissance invitée», a déclaré un haut responsable du département d’Etat américain à des journalistes à Washington. Il a rappelé que l’armée et les diplomates américains se trouvaient sur place «à l’invitation du gouvernement irakien». «Il est donc de leur responsabilité et de leur devoir de nous protéger. Et ils n’ont pas pris les mesures adéquates pour cela», a déploré ce haut responsable, sous couvert de l’anonymat.

Plusieurs attaques attribuées par les Etats-Unis à des factions pro-Iran ont visé ces dernières semaines des bases où sont présents des Américains en Irak. Vendredi, 36 roquettes ont ainsi frappé une de ces bases dans le centre du pays, tuant un sous-traitant américain et blessant des soldats américains. En représailles, l’armée américaine a mené dimanche des raids aériens contre des bases d’une faction pro-Iran du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires intégrée aux forces irakiennes. Le Hachd a affirmé que ces frappes avaient fait 25 morts parmi ses membres.

Ces frappes ont aussitôt déclenché une controverse en Irak. Le gouvernement irakien a dit vouloir «revoir ses relations» avec les Etats-Unis et des députés ont appelé à bouter les soldats américains hors du pays. «Nous avons des échanges fréquents et musclés avec le gouvernement irakien au sujet de ces menaces» anti-américaines, «et bien entendu nous leur avions dit que nous allions riposter à cette dernière attaque», a assuré le haut responsable à Washington.

Par Le Figaro avec AFP

Washington menace de sanctions les juges de la CPI s’ils poursuivent les Américains

septembre 10, 2018

Washington – Les Etats-Unis ont menacé lundi de sanctions les juges et procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) s’ils s’en prennent à des Américains, à Israël ou à d’autres alliés de Washington.

« Nous allons interdire à ces juges et procureurs l’entrée aux Etats-Unis. Nous allons prendre des sanctions contre leurs avoirs dans le système financier américain, et nous allons engager des poursuites contre eux dans notre système judiciaire », a mis en garde le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, dans une attaque sans précédent contre la CPI.

Devant la Federalist Society, une organisation conservatrice de Washington, il a accusé la juridiction internationale chargée de juger notamment les crimes de guerre et contre l’humanité, dont Washington n’est pas membre, d’être « inefficace, irresponsable et carrément dangereuse ».

Il a dénoncé la possibilité d’une enquête contre des militaires ayant servi en Afghanistan.

Début novembre 2017, la procureure de la CPI Fatou Bensouda avait annoncé qu’elle allait demander aux juges l’autorisation d’ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis dans le cadre du conflit afghan, notamment par l’armée américaine. En Afghanistan, les Etats-Unis sont toujours à la tête d’une coalition militaire qui a renversé le régime des talibans fin 2001.

« A tout moment, la CPI pourrait annoncer l’ouverture d’une enquête formelle contre ces patriotes américains », a expliqué le conseiller de Donald Trump.

« Aujourd’hui, à la veille du 11 septembre » et de l’anniversaire des attentats de 2001 qui avaient déclenché l’opération en Afghanistan, « je veux adresser un message clair et sans ambiguïté de la part du président des Etats-Unis: les Etats-Unis utiliseront tous les moyens nécessaires pour protéger nos concitoyens et ceux de nos alliés de poursuites injustes de la part de cette cour illégitime », a-t-il martelé.

« Nous n’allons pas coopérer avec la CPI, nous n’allons pas lui fournir d’assistance, nous n’allons pas adhérer à la CPI. Nous allons laisser la CPI mourir de sa belle mort » car « pour nous, la CPI est déjà morte », a-t-il insisté.

Il a aussi mis en garde contre d’éventuelles enquêtes visant Israël à l’instigation de l’Autorité palestinienne.

« Si la Cour s’en prend à nous, à Israël ou à d’autres alliés des Américains, nous n’allons pas rester silencieux », a prévenu John Bolton, annonçant une série de mesures de rétorsion possibles, dont les sanctions contre le personnel de la CPI.

Romandie.com avec(©AFP / 10 septembre 2018 17h07)                                                        

Embuscade meurtrière au Niger: le Pentagone admet des erreurs

mai 10, 2018

Le chef du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général Thomas Waidhauser (G) et le chef d’Etat-major de l’AFRICOM, le général Roger Cloutier, participent à une conférence de presse au Pentagone le 10 mai 2018n / © AFP / JIM WATSON

Manque de préparation, supervision insuffisante: une enquête du Pentagone révélée jeudi a conclu qu’une succession d’erreurs était à l’origine de la mort de soldats américains lors d’une embuscade au Niger en octobre 2017.

Quatre Américains et quatre Nigériens ont été tués lorsqu’une patrouille conjointe de reconnaissance est tombée dans une embuscade à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

Les soldats ont été attaqués par des combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI) équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses. Selon le Pentagone, les militaires n’avaient pas suffisamment préparé cette mission qui n’aurait pas dû être approuvée en l’état.

Le rapport de huit pages rendu public est un condensé de l’enquête, restée confidentielle, qui conclut à une combinaison « d’erreurs et faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles qui ont contribué aux évènements tragiques ».

Les militaires étaient arrivés à l’automne au Niger pour former l’armée nigérienne et lui fournir une assistance dans la lutte antiterroriste.

Mais au moment du déploiement, seule la moitié de l’unité avait eu un entraînement collectif, note le Pentagone.

La mission d’octobre était de « trouver/surveiller et si possible, capturer » un responsable –non identifié– du groupe jihadiste autoproclamé « Etat islamique dans le Grand Sahara » (EIGS), dirigé par Adnan Abou Walid Sahraoui.

Mais, selon l’enquête, le chef de patrouille a « défini de manière inexacte » la nature de cette mission pour qu’elle soit approuvée au niveau local, alors qu’elle aurait dû recevoir le feu vert au niveau du chef de bataillon, basé au Tchad.

– Intervention française –

De plus, la description de la mission était un copier-coller d’une mission précédente, ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas détecté.

Tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons ».

De plus, l’unité n’a pas fait de répétition ni de simulation de combat avec la patrouille nigérienne avant le départ.

Le général Thomas Waldhauser, patron du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), a affirmé lors d’une conférence de presse que l’armée était désormais « beaucoup plus prudente » lors des missions, pour lesquelles les militaires sont mieux équipés et bénéficient d’un soutien aérien renforcé.

Le Pentagone a aussi rendu publique une reconstitution en images de synthèse des dix premières minutes de l’attaque, alors que le convoi quittait le village où il s’était approvisionné en eau.

Les militaires ne portaient pas de gilet pare-balles et ont dû stopper les véhicules pour les mettre.

Le feu ennemi s’est alors rapidement intensifié alors que les assaillants sortaient d’une zone boisée. L’un des véhicules a été isolé des autres et entouré par les jihadistes.

L’intervention d’avions de chasse de l’armée française, qui ont survolé la zone à basse altitude dans une « démonstration de force », a forcé les assaillants à battre en retraite.

Si les chasseurs n’ont pas engagé le combat car ils n’avaient pas la position des Américains, ces rase-mottes « ont sûrement sauvé la vie des membres survivants » de la patrouille, souligne le Pentagone.

Les avions français « ont éloigné les jihadistes » qui avaient rassemblé les corps de trois des militaires tués, a souligné jeudi le général Roger Cloutier, chef d’état-major de l’AFRICOM, qui a dirigé l’enquête.

Le corps du sergent La David Johnson, qui avait été séparé du groupe pendant l’attaque et qui s’était mis à couvert sous un gros arbre, avait été retrouvé 48 heures plus tard.

Sa mort avait provoqué une polémique à cause de commentaires attribués au président Donald Trump par la veuve du militaire lors d’une conversation téléphonique. « Je l’ai entendu dire +Je suis sûr qu’il savait ce pour quoi il s’engageait+ », a-t-elle affirmé.

Les Etats-Unis ont quelque 6.000 militaires déployés en Afrique, des forces spéciales pour la plupart, en parallèle de celles du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso). Portée par la France, cette force régionale lutte contre les groupes jihadistes ayant multiplié les attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger depuis 2015.

Romandie.com avec (©AFP / 10 mai 2018 21h43)                

Trump annonce la libération de trois Américains par la Corée du Nord

mai 9, 2018

Le président américain Donald Trump à Washington, le 9 mai 2018 / © AFP/Archives / Mandel NGAN

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi la libération des trois Américains qui étaient détenus par la Corée du Nord, précisant qu’ils étaient en route vers les États-Unis.

« Je suis ravi de vous informer que le secrétaire d’État Mike Pompeo est dans les airs de retour de Corée du Nord avec trois merveilleux messieurs que tout le monde a hâte de rencontrer », a tweeté M. Trump, précisant qu’il les accueillerait à leur arrivée à la base Andrews près de Washington jeudi à 2H du matin (6H00 GMT).

« Ils semblent être en bonne santé », a-t-il ajouté, en évoquant ces trois hommes.

Le président américain a ajouté que le chef de la diplomatie américaine avait eu « une bonne rencontre » avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Il a précisé que la date et le lieu de sa rencontre à venir avec ce dernier avaient été fixés.

Kim Hak-Song travaillait pour l’Université des Sciences et de la Technologie de Pyongyang (USTP) lors de son arrestation en mai 2017. Il a été arrêté à la gare de Pyongyang alors qu’il montait dans un train pour rentrer chez lui, dans la localité chinoise de Dandong, sous l’accusation d’avoir commis des « actes hostiles » contre le gouvernement.

Kim Sang-Duk, également connu sous le nom de Tony Kim, avait été arrêté en avril 2017 au principal aéroport de Pyongyang alors qu’il tentait de quitter le pays après y avoir enseigné pendant plusieurs semaines. Il travaillait également pour l’USTP.

Kim Dong-Chul, un homme d’affaires et pasteur âgé d’une soixantaine d’années, a été condamné en avril 2016 à dix ans de travaux forcés après son arrestation pour subversion et espionnage.

Romandie.com avec (©AFP / 09 mai 2018 14h56)                  

Les Américains détenus par Pyongyang pourraient avoir été déplacés

mai 2, 2018

Séoul – Trois Américains détenus en Corée du Nord pourraient avoir changé de lieu de détention en amont de leur possible libération à l’occasion du sommet entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un, ont indiqué plusieurs sources à l’AFP.

« Nous ne sommes pas en mesure de confirmer la validité de ces informations », a toutefois déclaré à l’AFP à Washington un responsable du département d’Etat américain. « Nous continuons de travailler pour faire en sorte que les ressortissants américains détenus en Corée du Nord rentrent à la maison dès que possible », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis demandent de longue date la libération de Kim Hak-song, Kim Sang-duk et Kim Dong-chul et des médias rapportent que Washington et Pyongyang seraient proches d’un accord sur la question.

« Ils sont dans un hôtel de la banlieue de Pyongyang », a déclaré à l’AFP Choi Sung-ryong, un activiste sud-coréen qui a des contacts au Nord.

Les trois Américains sont détenus séparément, a-t-il ajouté, mais les Nord-Coréens leur organisent des « sorties, ils reçoivent des soins médicaux et mangent de la bonne nourriture ».

Des sources diplomatiques à Pyongyang ont fait état de rumeurs selon lesquelles les trois auraient été déplacés. Mais aucune confirmation n’a été donnée quant à l’endroit où ils se trouveraient.

Le Wall Street Journal avait rapporté que leur cas avait été discuté entre les dirigeants nord-coréens et le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo quand il s’était rendu à Pyongyang le mois dernier.

M. Trump avait également souligné que le retour des trois hommes était une priorité pour son administration.

« Nous avons parlé d’eux. Nous sommes en train de négocier », avait affirmé le président américain lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Kim Dong-chul, un pasteur américano-coréen, a été arrêté pour espionnage et condamné en 2016 à dix ans de travaux forcés.

Kim Hak-song et Kim Sang-duk, également connu sous le nom de Tony Kim, travaillaient tous deux pour l’Université des Sciences et de la Technologie de Pyongyang (USTP), établissement fondé par des chrétiens évangéliques étrangers. Ils ont été arrêtés l’année dernière pour « agissements hostiles ».

Après des années de montée des tensions sur les programmes nucléaire et balistique nord-coréens, la péninsule connaît depuis le début de l’année une remarquable détente, qui a été illustrée par le sommet intercoréen de vendredi dernier.

Il devrait être le prélude à une rencontre encore plus attendue entre MM. Kim et Trump. Ce dernier a affirmé mardi que la date et le lieu de ce sommet seraient annoncés sous peu.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2018 22h28)