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Afghanistan : l’armée américaine annonce avoir quitté le pays

août 30, 2021

Après vingt ans de présence en Afghanistan, les derniers soldats américains ont quitté le territoire ce mardi, laissant le pays aux mains des talibans.

L'armee americaine a quitte le sol afghan.
L’armée américaine a quitté le sol afghan.© EyePress News / EyePress via AFP

Les derniers soldats américains ont quitté l’Afghanistan, a annoncé le Pentagone ce lundi 30 août, laissant le pays aux mains des talibans, leurs ennemis de 20 ans, au terme de la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis. Le dernier avion C-17 a décollé de l’aéroport de Kaboul le 30 août, à 19h29 GMT. Si les évacuations militaires sont terminées, la mission diplomatique continue pour s’assurer que davantage de citoyens américains et d’Afghans éligibles voulant partir le puissent, a fait savoir le général McKenzie lors d’une conférence de presse.

Depuis le 14 août, sur une période de 18 jours, les avions des États-Unis et leurs alliés ont évacué plus de 123 000 civils de l’aéroport international Hami Karzai. Le président Joe Biden s’adressera ce mardi aux Américains pour expliquer sa décision de « ne pas prolonger (la) présence américaine au-delà du 31 août » en Afghanistan.

Les dernières évacuations 12 heures avant le retrait final

L’ambassadeur américain à Kaboul et un général sont les derniers Américains à avoir quitté l’Afghanistan. « À bord du dernier avion, il y avait le général Chris Donahue », a fait savoir le général Kenneth McKenzie qui dirige le commandement central dont dépend l’Afghanistan. Il était accompagné de l’ambassadeur Ross Wilson. Les deux hommes sont les derniers à être montés à bord de l’avion. 

L’armée américaine a reconnu n’avoir pas pu évacuer autant de personnes d’Afghanistan qu’elle l’aurait voulu, avant le départ de ses derniers soldats de l’aéroport de Kaboul. Les évacuations se sont terminées environ 12 heures avant le retrait final mais les forces américaines sur place sont restées prêtes à évacuer quiconque aurait pu atteindre l’aéroport jusqu’à la dernière minute.

« Nous avons à nouveau fait l’histoire », se réjouissent les talibans

Des coups de feu ont retenti dans Kaboul, tôt ce mardi, après que les militaires américains ont confirmé leur départ d’Afghanistan. Des journalistes de l’Agence France-Presse dans la ville ont entendu des tirs depuis différents postes de contrôle des talibans, ainsi que les congratulations de combattants aux postes de sécurité de la zone verte. « Nous avons fait l’histoire », s’est réjoui lundi un responsable taliban.

« Les vingt années d’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis et l’Otan se sont achevées ce soir », a déclaré Anas Haqqani, un responsable du mouvement islamiste, sur Twitter. « Je suis très heureux après vingt ans de jihad, de sacrifices et de difficultés, d’avoir la satisfaction de voir ces moments historiques », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

Le « syndrome de la Havane », ce mal mystérieux qui frappe les diplomates américains

août 26, 2021
Le "syndrome de la Havane", ce mal mysterieux qui frappe les diplomates americains
Le « syndrome de la Havane », ce mal mystérieux qui frappe les diplomates américains© AFP/YAMIL LAGE

Un mal mystérieux, surnommé « syndrome de la Havane » et parfois comparé à des « attaques acoustiques », frappe des diplomates américains depuis cinq ans à travers le monde. De quoi s’agit-il ? Une puissance rivale est-elle responsable ?

La visite de la vice-présidente des Etats-Unis Kamala Harris au Vietnam, retardée de plusieurs heures cette semaine par un « incident de santé anormal » signalé par l’ambassade américaine à Hanoï, a de nouveau braqué les projecteurs sur ce phénomène sur lequel Washington n’a toujours pas pu faire la lumière.

A quand remontent les premiers cas ?

C’est en 2016 que de premiers diplomates américains en poste à Cuba commencent à se plaindre de malaises.

Mais l’affaire n’éclate au grand jour qu’en 2017, lorsque le président américain de l’époque, Donald Trump, rappelle la majeure partie de ses diplomates de La Havane pour répondre à cette nouvelle menace.

Plus de vingt employés du gouvernement américain et membres de leurs familles sont concernés à Cuba entre fin 2016 et mai 2018, ainsi que des diplomates canadiens.

En 2018, des symptômes similaires frappent une dizaine d’autres diplomates américains en Chine. Des cas sont successivement signalés en Allemagne, en Australie, en Russie, à Taïwan et même à Washington.

En juillet dernier, le journal The New Yorker rapporte l’existence de plus d’une vingtaine de cas à Vienne, en Autriche, depuis le début de l’année.

Le département d’Etat américain refuse de fournir une estimation globale du nombre de personnes touchées. « Le nombre de 200 cas a été évoqué », confirmés ou présumés, dit à l’AFP une source proche du dossier, déplorant une forme d’omerta.

Quelles sont ses manifestations ?

« Beaucoup de gens entendent un bruit persistant, une douleur perçante, ressentent une forte pression dans leur tête », explique cette source, décrivant aussi des effets de long terme comme « des difficultés de concentration et des trous de mémoire ».

Les diplomates concernés ont souffert de maux divers incluant des problèmes d’équilibre et de vertige, de coordination, de mouvement des yeux, ainsi que de l’anxiété, de l’irritabilité et ce que des victimes ont appelé un « brouillard cognitif ». Des lésions cérébrales ont même été diagnostiquées.

« Chaque cas signalé d’un possible incident de santé inexpliqué est unique », et « nous prenons chaque signalement très au sérieux » pour « apporter aux employés touchés les soins et le soutien nécessaires », affirme à l’AFP un porte-parole de la diplomatie américaine.

Des chercheurs qui ont analysé les victimes par imagerie médicale ont expliqué que leur cerveau avait « subi quelque chose » provoquant des « changements ».

Quelles sont les causes ?

Des hypothèses plus ou moins farfelues se sont succédé, comme celle suggérant que le bruit en question correspondait au chant d’accouplement d’un grillon, ou encore une possible intoxication à des pesticides.

Mais selon un rapport de l’Académie des Sciences américaine, « l’énergie dirigée d’ondes radio » est la cause la plus probable de ces symptômes. Des faisceaux de micro-ondes sont une explication qui revient régulièrement.

Problème: malgré une enquête toujours en cours depuis les premiers cas, le gouvernement américain n’a pas été en mesure de « déterminer la cause de ces incidents ni s’ils constituent une attaque de la part d’un acteur étranger », reconnaît le département d’Etat.

« C’est difficile à croire, et même effrayant, car ceux qui enquêtent » au sein de la task force gouvernementale « sont les meilleurs », soupire la source proche du dossier.

Des « attaques » étrangères ?

Après le cas de Hanoï, l’ex-agent de la CIA Marc Polymeropoulos, lui-même victime à Moscou en 2017, a clairement évoqué l’hypothèse d’attaques.

« Il me semble que nos adversaires nous envoient un message clair, qu’ils ne sont pas uniquement en mesure de viser nos agents du renseignement, nos diplomates et nos militaires » mais aussi « nos plus hauts responsables », a-t-il dit mercredi au site spécialisé sur la sécurité nationale Cipher Brief.

Depuis le début, les autorités américaines ont oscillé, certains responsables minimisant des symptômes parfois attribués au stress, d’autres évoquant en privé de possibles attaques et soupçonnant des pays comme la Russie.

L’administration Trump, qui n’avait pas hésité à provoquer une crise diplomatique avec Cuba, avait été accusée par certaines victimes touchées en Chine de sous-estimer leur cas pour des raisons politiques: il s’agissait selon elles de ne pas se fâcher avec Pékin au moment où le milliardaire républicain négociait un accord commercial.

L’AFSA, principal syndicat représentant les diplomates américains, dit dans un document interne obtenu par l’AFP avoir dû insister pour que les victimes « présumées » soient traitées comme celles « confirmées ». Elle salue des progrès ces derniers mois — depuis l’arrivée de l’administration de Joe Biden.

Par Le Point avec AFP

Vaccination : une Université met 238 étudiants Américains dehors

août 21, 2021

Une Université américaine a désinscrit 238 de ses étudiants, pour ne pas s’être conformés au mandat de vaccination contre le Covid-19, rapporte CNN.

Parce qu'il leur etait reproche de ne pas s'etre conformes au mandat de vaccination, 238 etudiants ont ete desinscrits par l'etablissement d'enseignement superieur. (Photo d'illustration)
Parce qu’il leur était reproché de ne pas s’être conformés au mandat de vaccination, 238 étudiants ont été désinscrits par l’établissement d’enseignement supérieur. (Photo d’illustration)© DAMIEN MEYER / AFP

Aux États-Unis, l’Université de Virginie ne plaisante pas avec les mesures sanitaires, mises en place dans le cadre de la crise du Covid-19. Parce qu’il leur était reproché de ne pas s’être conformés au mandat de vaccination, 238 étudiants ont été désinscrits par l’établissement d’enseignement supérieur, rapporte CNN. L’information a été communiquée vendredi 20 août, par un porte-parole de l’université.

L’Université de Virginie exige que « tous les étudiants qui vivent, apprennent ou travaillent en personne au sein de l’université » soient entièrement vaccinés pour la prochaine année universitaire 2021-2022, selon les mesures en vigueur, précise ledit communiqué.

« Vous n’êtes pas éligible pour suivre des cours »

Parmi les 238 étudiants concernés, seuls 49 avaient déjà finalisé leur inscription pour les cours, nuance toutefois la chaîne d’information américaine. Quant aux 189 restants, « ils n’avaient peut-être pas du tout prévu de retourner à l’université cet automne », argue le porte-parole de l’université, Brian Coy, auprès de CNN. Et celui-ci d’ajouter : « La désinscription signifie que vous n’êtes pas éligible pour suivre des cours. » Il a ensuite précisé que les étudiants avaient encore une semaine pour mettre à jour leur statut. S’ils se conforment au mandat de vaccination dans les temps, ils auront la possibilité de se réinscrire.

Des exemptions religieuses ou médicales possibles

Environ 96,6 % des étudiants de cet établissement d’enseignement supérieur sont vaccinés, précise le site d’information. Au contraire, près de 1 % des étudiants ne sont actuellement pas vaccinés tandis qu’environ 1,3 % d’élèves ont été autorisés à demander des exemptions religieuses ou médicales. « Toute personne non vaccinée et bénéficiant d’une exemption devra effectuer un test une fois par semaine ; mais cette fréquence pourrait augmenter », a précisé Brian Coy, toujours auprès de CNN.

Par ailleurs, le porte-parole de l’Université de Virginie a assuré avoir rappelé – à mainte reprises – aux étudiants non-vaccinés de le faire, entre le 20 mai et le 1er juillet, pour éviter d’être désinscrits. « Ils ont reçu plusieurs e-mails, des appels, des SMS et – dans certains cas – leurs parents ont été contactés. »

Terrorisme : les Américains aideront-ils plus la RDC que l’Afghanistan ?

août 17, 2021
Damien Glez

Après leur retrait d’Afghanistan, les États-Unis vont appuyer l’armée congolaise dans sa traque d’un groupe affilié à l’État islamique. Nouvelle intervention militaire périlleuse…

D’un pays à l’autre, les militaires américains savent bloquer les vilains suspectés de connivences avec les tenants du terrorisme international. Depuis le 7 octobre 2001, leurs troupes – 98 000 soldats au plus fort de leur présence – barraient la route du trône afghan aux talibans catalogués dans « l’axe du mal » responsable des attentats du 11 septembre.

Tenus à distance pendant deux décennies, les fondamentalistes islamistes n’en ont pas moins repris, à Kaboul, le contrôle du pouvoir central, à peine les Américains retirés d’Afghanistan… Il y a loin de la coupe du « blocage » aux lèvres de l’ »interception », y compris en Afrique. En avril 2017, après six ans d’intervention dans l’est de la Centrafrique, les forces spéciales américaines abandonnaient la traque de l’Ougandais Joseph Kony, leader macabre de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Branche de Daesh

C’est désormais en RDC que des experts anti-terroristes venus des États-Unis vont aider à mettre hors d’état de nuire les Allied Democratic Forces (ADF ou ADF-Nalu), rébellion musulmane – elle aussi d’origine ougandaise­ – considérée par l’État islamique comme sa branche en Afrique centrale. En mars, Washington les a placés sur la liste des « organisations terroristes » affiliées à Daesh. Les massacres dont ils seraient responsables auraient tué, en RDC, plus de 6 000 civils depuis 2013.

TSHISEKEDI A AUTORISÉ LE DÉPLOIEMENT DES FORCES SPÉCIALES AMÉRICAINES DANS L’EST

Trois mois après sa décision de placer les provinces congolaises du Nord-Kivu et de l’Ituri en état de siège, le président congolais Félix Tshisekedi a donc autorisé le déploiement de ces forces spéciales américaines dans l’Est. Leur mission officielle est l’appui aux Forces armées de la RDC (FARDC) et aux gardiens des parcs nationaux des Virunga et de la Garamba, dans lesquels les terroristes se replient. Le cadre affiché est celui de la coalition mondiale contre Daech, via le partenariat privilégié pour la paix signé par la RDC et les États-Unis en 2019. La durée prévue de l’intervention, elle, se compterait en semaines.

Sanctuaires africains

Les « gros bras » américains seront-ils plus efficaces en RDC qu’en Centrafrique ou en Afghanistan ? Il y aura toujours les discours diplomatiques idoines pour enrober les résultats obtenus. Échec en RCA ? Le Commandement américain pour l’Afrique (Africom) soutenait, en 2017, que même si « le Messie sanglant » Joseph Kony restait dans la nature, son organisation était « vraiment en train de se battre pour sa survie ».

Échec en Afghanistan ? Jo Biden s’est justifié en affirmant que les États-Unis n’avaient pas vocation à imposer la démocratie à Kaboul, mais plutôt à traquer les sanctuaires terroristes aujourd’hui disséminés en Afrique ou dans la péninsule arabique. Rendez-vous dans quelques mois pour écouter quelque discours américain sur la RDC…

Avec Jeune Afrique par  Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Au Japon, deux Américains condamnés à de la prison pour avoir aidé Carlos Ghosn à fuir

juillet 19, 2021

Les deux hommes, un père et son fils, avaient été arrêtés en mai 2020 aux Etats-Unis, puis extradés au Japon en février 2021. Ils ont respectivement été condamnés à vingt-quatre et vingt mois de prison.

Michael Taylor photographié à l’aéroport d’Istanbul, le 17 janvier 2020
Michael Taylor photographié à l’aéroport d’Istanbul, le 17 janvier 2020 HANDOUT / AFP

Deux Américains ont été condamnés, lundi 19 juillet, à deux ans de prison pour le premier, un an et huit mois pour le second, par un tribunal à Tokyo. Il leur est reproché d’avoir aidé Carlos Ghosn à fuir le Japon fin 2019.

Michael Taylor, soixante ans, qui a écopé de la peine la plus lourde, et son fils Peter Taylor, vingt-huit ans, étaient jugés depuis le mois dernier à Tokyo dans cette affaire retentissante, ayant ridiculisé les autorités japonaises. Tous deux avaient reconnu les accusations pesant contre eux et s’étaient excusés devant la cour, disant regretter leurs actes. Ils avaient aussi assuré n’avoir pas agi par appât du gain.

Carlos Ghosn avait réussi à fuir le Japon, caché dans un caisson de matériel audio. Au début du mois de juillet, le parquet avait requis deux ans et dix mois de prison contre Michael Taylor, ancien membre des forces spéciales américaines, et deux ans et demi pour son fils. Leurs avocats avaient plaidé pour des peines avec sursis, arguant notamment que Carlos Ghosn était le principal instigateur de toute l’opération, et que les Taylor avaient déjà passé dix mois en détention provisoire aux Etats-Unis avant d’être extradés au Japon.

500 000 dollars en bitcoins

Résidant en permanence au Liban depuis sa fuite, l’ancien grand patron de Nissan et Renault est hors de portée de la justice japonaise car le pays n’extrade pas ses ressortissants. Les Taylor avaient été arrêtés aux Etats-Unis en mai 2020, puis extradés au Japon en mars de cette année pour y être jugés. Un autre complice présumé, un homme d’origine libanaise du nom de George-Antoine Zayek, est toujours recherché.

Le juge principal, Hideo Nirei, a souligné lundi qu’il s’agissait d’un « crime grave », car la perspective de voir un jour M. Ghosn jugé au Japon s’est évaporée. « Les deux accusés ont mené à bien une fuite à l’étranger sans précédent » et ont joué un rôle proactif dans cette opération, a poursuivi le juge. M. Nirei a aussi estimé que les complices avaient été motivés par de l’argent, et non parce que Michael Taylor a, via son épouse, de lointaines relations de parenté avec la famille de M. Ghosn au Liban.

Les Taylor avaient reçu de l’entourage de M. Ghosn plus de 860 000 dollars pour préparer et financer l’opération, la moitié environ ayant servi à louer des jets privés. Ils avaient ensuite touché l’équivalent de 500 000 dollars en bitcoins pour payer leurs frais d’avocats, selon les enquêteurs.

Procès en cours

A la fin de l’année 2019, Carlos Ghosn était en liberté sous caution à Tokyo. Il avait l’interdiction de quitter le Japon dans l’attente d’un procès pour malversations financières présumées quand il était à la tête de Nissan. M. Ghosn a toujours clamé son innocence sur ce dossier.

Le 29 décembre 2019, après avoir voyagé incognito de Tokyo à Osaka en shinkansen, le train à grande vitesse japonais, il s’était caché dans un gros caisson percé de petits trous discrets pour lui permettre de respirer. M. Ghosn avait ainsi échappé aux contrôles à l’aéroport international du Kansai. Les contrôles de bagages n’étaient à l’époque pas obligatoires pour des passagers embarquant à bord d’un jet privé.

Dans la foulée, le Franco-libano-brésilien avait rejoint Beyrouth via Istanbul à bord de jets privés loués pour l’occasion. En février, trois personnes avaient été condamnées à plus de quatre ans de prison chacune par un tribunal d’Istanbul, en Turquie, dans cette affaire : un responsable d’une société turque de locations de jets, ainsi que deux pilotes.

La fuite de M. Ghosn n’a pas empêché l’ouverture, en septembre 2020, d’un procès pénal à Tokyo au sujet de rémunérations différées totalisant plusieurs dizaines de millions de dollars. Il était censé les toucher ultérieurement, mais sans que cela soit mentionné dans les rapports boursiers du groupe.

Un ancien responsable juridique de Nissan, Greg Kelly, qui avait été arrêté au Japon le même jour que M. Ghosn en novembre 2018, est toujours jugé dans cette affaire et encourt dix ans de prison, voire davantage. Cet Américain de soixante-quatre ans clame son innocence depuis le début, tandis que Nissan, jugé en tant que personne morale, a plaidé coupable. Les réquisitions dans ce procès sont programmées pour le 29 septembre, puis les plaidoiries de la défense pour le 27 octobre.

Par Le Monde avec AFP

Deux Américains d’origine haïtienne arrêtés relativement à l’assassinat du président

juillet 9, 2021

PORT-AU-PRINCE, Haïti — Deux hommes que l’on croit être des Américains d’origine haïtienne – dont l’un serait un ancien garde du corps à l’ambassade du Canada à Port-au-Prince – ont été arrêtés relativement à l’assassinat du président haïtien, ont annoncé jeudi des responsables haïtiens.

© Fournis par La Presse Canadienne

James Solages et Joseph Vincent font partie des 17 suspects détenus en lien avec l’assassinat du président Jovenel Moïse par des hommes armés à son domicile mercredi avant l’aube. Quinze d’entre eux sont originaires de Colombie, selon Léon Charles, chef de la Police nationale d’Haïti. Il a ajouté que trois autres suspects ont été tués par la police et huit autres sont en fuite. Léon Charles avait dit plus tôt que sept avaient été tués.

«Nous allons les traduire en justice», a-t-il déclaré alors que les 17 suspects étaient menottés au sol lors d’une conférence de presse jeudi soir.

Le suspect le plus âgé a 55 ans et le plus jeune, James Solages, a 35 ans, selon un document relayé par Mathias Pierre, ministre délégué chargé des élections.

Il n’a pas voulu donner plus de détails sur les antécédents de James Solages, ou le nom du deuxième Américain d’origine haïtienne. Le département d’État américain a déclaré qu’il était au courant d’informations selon lesquelles des Américains d’origine haïtienne étaient en détention, mais qu’il ne pouvait ni confirmer ni commenter.

James Solages s’est décrit comme un «agent diplomatique certifié», un défenseur des enfants et un politicien en herbe sur un site web pour un organisme de bienfaisance qu’il a créé en 2019 dans le sud de la Floride pour aider les résidents.

Sur sa page biographique pour l’organisme de bienfaisance, il a affirmé qu’il travaillait auparavant comme garde du corps à l’ambassade du Canada en Haïti. L’ambassade du Canada n’a pas immédiatement commenté; les appels à la fondation et aux associés de James Solages n’ont pas abouti ou n’ont pas obtenu de réponse.

Des témoins ont affirmé que deux suspects ont été découverts jeudi cachés dans des buissons à Port-au-Prince par une foule, dont certains ont attrapé les hommes par leurs chemises et pantalons en les poussant.

La police a arrêté les hommes, qui transpiraient abondamment et portaient des vêtements qui semblaient maculés de boue, selon un journaliste de l’Associated Press. Les agents les ont placés à l’arrière d’une camionnette et sont partis alors que la foule les poursuivait jusqu’au poste de police voisin.

Un homme a été entendu disant qu’il était inacceptable pour des étrangers de venir en Haïti pour tuer le dirigeant du pays, faisant référence aux informations relayées par des responsables haïtiens selon lesquelles les auteurs du meurtre parlaient espagnol ou anglais.

La foule a ensuite mis le feu à plusieurs voitures abandonnées criblées d’impacts de balles qui, selon certains, appartenaient aux suspects. Les voitures n’avaient pas de plaques d’immatriculation et à l’intérieur de l’une d’elles se trouvait une boîte vide de munitions et de l’eau.

Lors d’une conférence de presse jeudi, M. Charles, le chef de la police, a exhorté les gens à rester calmes et à laisser la police faire son travail en avertissant que les autorités avaient besoin de preuves qu’ils détruisaient, y compris les voitures incendiées.

Les responsables n’ont pas évoqué le motif du meurtre, affirmant seulement que l’attaque, condamnée par les principaux partis d’opposition d’Haïti et la communauté internationale, avait été perpétrée par un groupe fortement entraîné et lourdement armé.

Tout le monde n’endossait pas la description de l’attaque faite par le gouvernement. Lorsque le journaliste haïtien Robenson Geffrard, qui écrit pour un journal local et anime une émission de radio, a relayé sur Twitter un reportage sur les propos du chef de la police, il a suscité un flot de réponses exprimant son scepticisme. Beaucoup se sont demandé comment les assaillants sophistiqués décrits par la police pouvaient déjouer la sécurité du domicile de Jovenel Moïse, puis s’en échapper indemnes, pour être ensuite attrapés sans avoir su planifier leur fuite.

Pendant ce temps, un juge haïtien impliqué dans l’enquête a déclaré que le président Moïse avait été atteint d’une douzaine de balles et que son bureau et sa chambre avaient été saccagés, selon le journal haïtien «Le Nouvelliste». Le média a cité le juge Carl Henry Destin disant que les enquêteurs avaient trouvé des cartouches de 5,56 et 7,62 mm entre la guérite et à l’intérieur de la maison.

Par Evens Sanon, Dánica Coto et Joshua Goodman, The Associated Press

Irak: attaque à la roquette contre une base abritant des Américains

juin 20, 2021

Une roquette a visé dimanche en Irak une base aérienne de l’ouest désertique abritant des soldats américains, a indiqué à l’AFP une source de sécurité, un type d’attaque attribué par Washington aux alliés en Irak de son grand ennemi iranien. «Une roquette a visé la base aérienne d’Aïn al-Assad», a indiqué cette source deux jours après l’élection en Iran de l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi saluée par les groupes pro-Iran les plus radicaux du pays qui mènent campagne pour expulser les 2500 soldats américains déployés en Irak dans le cadre de la coalition antijihadistes.

Ils ont salué ce résultat électoral comme «l’échec des pions des Américains» alors qu’au total, 43 attaques ont visé des intérêts américains depuis le début de l’année en Irak, que ce soit l’ambassade à Bagdad, des bases abritant des soldats ou des sous-traitants américains ou encore des convois de soutien logistique à la coalition.

Ces attaques, longtemps menées avec des roquettes et des bombes en bord de route, ont récemment connu une escalade: quatre fois depuis la mi-avril des drones piégés ont été lancés contre des intérêts américains, sur le modèle des attaques menées par les rebelles yéménites houthis, pro-Iran, contre l’Arabie saoudite.

Pour les experts, le recours à cette technique est le signe d’une escalade en Irak où les Américains sont actuellement en train de redéployer leurs batteries de défense aériennes Patriot, mais maintiennent des système C-RAM qui ont déjà intercepté de nombreuses roquettes.

Preuve que Washington s’inquiète visiblement de ce nouveau développement, il a annoncé il y a dix jours offrir jusqu’à trois millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

Par Le Figaro avec AFP

Des millions d’Américains sont toujours sans eau ni chauffage

février 18, 2021

Pendant que des millions d’Américains ont enduré une autre journée de temps glacial sans électricité et sans chauffage après le passage d’une tempête hivernale qui s’est notamment abattue sur le Texas, l’un des sénateurs de cet État, Ted Cruz, s’est envolé pour le Mexique.

Des équipes tentent de déneiger les pistes d’atterrissage à l'aéroport international de Dallas-Fort Worth, après de nouvelles chutes de neige.

© Tom Fox/Associated Press Des équipes tentent de déneiger les pistes d’atterrissage à l’aéroport international de Dallas-Fort Worth, après de nouvelles chutes de neige.

Près de 3,4 millions d’abonnés à travers les États-Unis étaient privés d’électricité mercredi midi.

Des équipes tentent de rétablir le courant avant qu’une nouvelle tempête ne vienne s’abattre sur des régions qui ne sont tout simplement pas équipées pour y faire face.

Au Texas, les responsables ont ordonné à sept millions de personnes – soit le quart de la population du deuxième État américain le plus peuplé – de faire bouillir l’eau avant de la boire, après que des infrastructures et des conduites eurent été endommagées par plusieurs journées d’un froid sans précédent.

Une tempête qui approche devrait compliquer la situation dans des secteurs qui n’ont pas l’habitude de telles intempéries, comme le Texas, l’Arkansas et la vallée du Mississippi.

«Il n’y a vraiment aucun répit de la misère que ressentent les habitants de cette région», a dit le météorologue Bob Oravec au sujet du Texas.

Des gens font la queue pour ramasser du bois de chauffage dans un centre ouvert au public, mercredi 17 février 2021, à Dallas.

© LM Otero/Associated Press Des gens font la queue pour ramasser du bois de chauffage dans un centre ouvert au public, mercredi 17 février 2021, à Dallas.

Plus de 100 millions de personnes sont actuellement sous le coup d’avertissements, de veilles ou d’alertes de temps hivernal.

Les intempéries des derniers jours ont fait une trentaine de morts. Certaines victimes ont perdu la vie en tentant de se réchauffer. Dans la région de Houston, une famille a succombé aux émanations provenant de la voiture qui était en marche dans leur garage. Une autre famille a perdu la vie lors d’un incendie qui aurait été causé par un foyer qu’elle utilisait pour se tenir au chaud.

Les pannes causées par le mauvais temps sont particulièrement longues dans l’Oregon, où certains clients sont privés d’électricité depuis près d’une semaine. Un responsable local a décrit une situation sans précédent et a refusé de prédire à quel moment tous les foyers seraient rebranchés.

C’est toutefois au Texas qu’on retrouve les pires pannes, avec plus de trois millions d’abonnés dans le noir. Quelque 200 000 clients supplémentaires étaient privés de courant dans quatre États de la région Appalachia et un nombre similaire dans celle du Pacific Northwest.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a demandé aux résidents, quand c’est possible, de couper l’alimentation en eau de leur maison pour empêcher l’éclatement d’autres conduites et protéger la pression dans les réseaux municipaux.

Des pannes tournantes ont été mises en place du Minnesota jusqu’au Texas, pour alléger la pression sur le réseau électrique. On a décrit une «solution de dernier recours» pour préserver l’intégrité entière du réseau.

Le mauvais temps a aussi interféré avec l’approvisionnement en eau de villes du sud des États-Unis, comme La Nouvelle-Orléans et Shreveport, où les pompiers ont été appelés à livrer de l’eau potable à plusieurs hôpitaux, selon la télévision locale.

Les déplacements demeurent compliqués presque partout aux États-Unis, en raison de routes dangereuses et de l’annulation de milliers de vols. Plusieurs établissements scolaires ont annulé ou reporté la rentrée en personne.

Ted Cruz dans l’eau chaude

Un illustre voyageur a cependant réussi à quitter le pays mercredi : le sénateur Ted Cruz, dont le départ pour le Mexique a provoqué un tollé alors que des centaines de milliers de citoyens de son État, où l’état d’urgence a été déclaré, restaient privés d’électricité et de chauffage.

Depuis mercredi soir, des photographies le montrant à l’aéroport de Houston et dans un avion en direction de Cancún ont circulé sur les réseaux sociaux.

L’équipe du sénateur du Texas n’a initialement pas répondu aux questions des médias cherchant à corroborer l’information, mais le sénateur a confirmé jeudi après-midi son déplacement dans un communiqué annonçant son retour au pays.

«Comme des millions de Texans, notre famille a aussi été privée de chaleur et d’électricité», a-t-il déclaré, assurant que lui et son équipe avaient été en «communication constante» avec les dirigeant locaux et de l’État.

Avec CBC/Radio-Canada 

Venezuela: deux Américains condamnés à 20 ans de prison pour une «incursion armée»

août 8, 2020

Deux ex-soldats américains arrêtés au Venezuela pour avoir tenté une «invasion» armée du pays sud-américain par la mer en mai ont été condamnés à 20 ans de prison par un tribunal vénézuélien, a annoncé le procureur général.

Luke Alexander Denman, 34 ans, et Airan Berry, 41 ans, «ont avoué» s’être rendus coupables de «conspiration, d’association (de malfaiteurs, ndlr), de trafic d’armes et de terrorisme», a indiqué Tarek William Saab sur Twitter dans la nuit de vendredi à samedi. «Ils ont été condamnés à 20 ans de prison», a-t-il précisé.

En mai dernier, cette affaire avait de nouveau crispé les relations déjà très tendues entre Washington et le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro. Il avait accusé son homologue américain Donald Trump d’avoir «dirigé directement» cette «incursion armée» tuée dans l’oeuf le 3 mai dernier à laquelle avaient participé Denman et Berry, deux anciens soldats des forces spéciales américaines.

Selon le gouvernement vénézuélien, ce jour-là, l’armée et la police vénézuéliennes étaient parvenues à stopper la «tentative d’invasion par la mer» fomentée par des «mercenaires venant de Colombie» sur le rivage de Macuto, à moins d’une heure de route de Caracas, sur la côte caraïbe. Denman et Berry avaient été arrêtés le lendemain dans le village côtier de Chuao, à 80 km à l’ouest de Caracas.

Un «remake de la baie des cochons»

Huit «terroristes» avaient été tués dans l’opération et plusieurs dizaines d’autres personnes arrêtées. Selon Caracas, les «terroristes» comptaient renverser Nicolas Maduro pour «installer» à sa place Juan Guaido, le chef de file de l’opposition vénézuélienne que près de soixante pays reconnaissent comme président par intérim.

«C’est un remake de la Baie des Cochons», l’opération ratée montée par des exilés cubains et la CIA en 1961 pour renverser Fidel Castro, avait alors tonné Nicolas Maduro.

Nicolas Maduro accuse Juan Guaido d’avoir monté toute l’opération avec un ancien soldat américain, Jordan Goudreau, et un Vénézuélien de Miami, Juan José Rendon, pour fomenter ce «coup d’Etat» à son encontre.

Washington et Bogota ont nié toute participation dans cette entreprise et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a affirmé que les Etats-Unis feraient tout pour rapatrier Luke Denman et Airan Berry. L’administration Trump tente à tout prix d’évincer le «dictateur» Nicolas Maduro auquel elle nie toute légitimité.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Trudeau condamne les tirs iraniens contre les Américains en Irak

janvier 8, 2020

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a condamné mercredi les tirs de missiles iraniens sur des bases abritant des soldats canadiens et américains en Irak en représailles à l’élimination par Washington du général Qassem Soleimani. «Le Canada condamne les attaques de missiles lancées par l’Iran la nuit dernière», a déclaré Justin Trudeau lors d’une conférence de presse portant sur le crash d’un Boeing en Iran, appelant de nouveau à une «désescalade des tensions et au dialogue dans la région».

«Je peux confirmer qu’il y avait des Canadiens sur la base canadienne d’Erbil lorsque les missiles se sont abattus, mais ils sont tous en sécurité», a-t-il annoncé.

Après l’attaque américaine qui a tué le 3 janvier à Bagdad le puissant général iranien, Donald Trump avait expliqué que ce raid était nécessaire pour «arrêter» une guerre. Appelé à commenter ces propos, Justin Trudeau a estimé que les «Américains avaient pris une décision en fonction de leur évaluation de la menace», se refusant à préciser s’il partageait cette évaluation.

L’opération «Martyr Soleimani» a été lancée par l’Iran au beau milieu de la nuit en représailles à l’élimination du général Soleimani. Selon le Pentagone, 11 missiles tirés par l’Iran ont touché la base aérienne de Aïn al-Assad (ouest) et un celle d’Erbil (nord), où sont stationnés certains des 5.200 soldats américains déployés en Irak. «Aucun Américain n’a été blessé dans les attaques de la nuit dernière», s’était félicité le président américain Donald Trump plus tôt mercredi avant d’annoncer de nouvelles sanctions économiques contre la République islamique.

Avant même ces frappes de la nuit, le Canada avait annoncé le déplacement d’une partie de ses troupes d’Irak vers le Koweït. Le Canada compte quelque 800 militaires dans la région, dont environ 500 en Irak où ils participent notamment à la mission de formation de l’OTAN, dirigée par la majore-générale canadienne Jennie Carignan. Des soldats canadiens participent également à une autre mission dans le cadre de la coalition internationale luttant contre le groupe Etat islamique, emmenée par les Etats-Unis.

Le Canada a coupé ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2012.

Par Le Figaro avec AFP