Posts Tagged ‘Américains’

Embuscade meurtrière au Niger: le Pentagone admet des erreurs

mai 10, 2018

Le chef du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général Thomas Waidhauser (G) et le chef d’Etat-major de l’AFRICOM, le général Roger Cloutier, participent à une conférence de presse au Pentagone le 10 mai 2018n / © AFP / JIM WATSON

Manque de préparation, supervision insuffisante: une enquête du Pentagone révélée jeudi a conclu qu’une succession d’erreurs était à l’origine de la mort de soldats américains lors d’une embuscade au Niger en octobre 2017.

Quatre Américains et quatre Nigériens ont été tués lorsqu’une patrouille conjointe de reconnaissance est tombée dans une embuscade à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

Les soldats ont été attaqués par des combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI) équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses. Selon le Pentagone, les militaires n’avaient pas suffisamment préparé cette mission qui n’aurait pas dû être approuvée en l’état.

Le rapport de huit pages rendu public est un condensé de l’enquête, restée confidentielle, qui conclut à une combinaison « d’erreurs et faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles qui ont contribué aux évènements tragiques ».

Les militaires étaient arrivés à l’automne au Niger pour former l’armée nigérienne et lui fournir une assistance dans la lutte antiterroriste.

Mais au moment du déploiement, seule la moitié de l’unité avait eu un entraînement collectif, note le Pentagone.

La mission d’octobre était de « trouver/surveiller et si possible, capturer » un responsable –non identifié– du groupe jihadiste autoproclamé « Etat islamique dans le Grand Sahara » (EIGS), dirigé par Adnan Abou Walid Sahraoui.

Mais, selon l’enquête, le chef de patrouille a « défini de manière inexacte » la nature de cette mission pour qu’elle soit approuvée au niveau local, alors qu’elle aurait dû recevoir le feu vert au niveau du chef de bataillon, basé au Tchad.

– Intervention française –

De plus, la description de la mission était un copier-coller d’une mission précédente, ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas détecté.

Tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons ».

De plus, l’unité n’a pas fait de répétition ni de simulation de combat avec la patrouille nigérienne avant le départ.

Le général Thomas Waldhauser, patron du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), a affirmé lors d’une conférence de presse que l’armée était désormais « beaucoup plus prudente » lors des missions, pour lesquelles les militaires sont mieux équipés et bénéficient d’un soutien aérien renforcé.

Le Pentagone a aussi rendu publique une reconstitution en images de synthèse des dix premières minutes de l’attaque, alors que le convoi quittait le village où il s’était approvisionné en eau.

Les militaires ne portaient pas de gilet pare-balles et ont dû stopper les véhicules pour les mettre.

Le feu ennemi s’est alors rapidement intensifié alors que les assaillants sortaient d’une zone boisée. L’un des véhicules a été isolé des autres et entouré par les jihadistes.

L’intervention d’avions de chasse de l’armée française, qui ont survolé la zone à basse altitude dans une « démonstration de force », a forcé les assaillants à battre en retraite.

Si les chasseurs n’ont pas engagé le combat car ils n’avaient pas la position des Américains, ces rase-mottes « ont sûrement sauvé la vie des membres survivants » de la patrouille, souligne le Pentagone.

Les avions français « ont éloigné les jihadistes » qui avaient rassemblé les corps de trois des militaires tués, a souligné jeudi le général Roger Cloutier, chef d’état-major de l’AFRICOM, qui a dirigé l’enquête.

Le corps du sergent La David Johnson, qui avait été séparé du groupe pendant l’attaque et qui s’était mis à couvert sous un gros arbre, avait été retrouvé 48 heures plus tard.

Sa mort avait provoqué une polémique à cause de commentaires attribués au président Donald Trump par la veuve du militaire lors d’une conversation téléphonique. « Je l’ai entendu dire +Je suis sûr qu’il savait ce pour quoi il s’engageait+ », a-t-elle affirmé.

Les Etats-Unis ont quelque 6.000 militaires déployés en Afrique, des forces spéciales pour la plupart, en parallèle de celles du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso). Portée par la France, cette force régionale lutte contre les groupes jihadistes ayant multiplié les attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger depuis 2015.

Romandie.com avec (©AFP / 10 mai 2018 21h43)                

Trump annonce la libération de trois Américains par la Corée du Nord

mai 9, 2018

Le président américain Donald Trump à Washington, le 9 mai 2018 / © AFP/Archives / Mandel NGAN

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi la libération des trois Américains qui étaient détenus par la Corée du Nord, précisant qu’ils étaient en route vers les États-Unis.

« Je suis ravi de vous informer que le secrétaire d’État Mike Pompeo est dans les airs de retour de Corée du Nord avec trois merveilleux messieurs que tout le monde a hâte de rencontrer », a tweeté M. Trump, précisant qu’il les accueillerait à leur arrivée à la base Andrews près de Washington jeudi à 2H du matin (6H00 GMT).

« Ils semblent être en bonne santé », a-t-il ajouté, en évoquant ces trois hommes.

Le président américain a ajouté que le chef de la diplomatie américaine avait eu « une bonne rencontre » avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Il a précisé que la date et le lieu de sa rencontre à venir avec ce dernier avaient été fixés.

Kim Hak-Song travaillait pour l’Université des Sciences et de la Technologie de Pyongyang (USTP) lors de son arrestation en mai 2017. Il a été arrêté à la gare de Pyongyang alors qu’il montait dans un train pour rentrer chez lui, dans la localité chinoise de Dandong, sous l’accusation d’avoir commis des « actes hostiles » contre le gouvernement.

Kim Sang-Duk, également connu sous le nom de Tony Kim, avait été arrêté en avril 2017 au principal aéroport de Pyongyang alors qu’il tentait de quitter le pays après y avoir enseigné pendant plusieurs semaines. Il travaillait également pour l’USTP.

Kim Dong-Chul, un homme d’affaires et pasteur âgé d’une soixantaine d’années, a été condamné en avril 2016 à dix ans de travaux forcés après son arrestation pour subversion et espionnage.

Romandie.com avec (©AFP / 09 mai 2018 14h56)                  

Les Américains détenus par Pyongyang pourraient avoir été déplacés

mai 2, 2018

Séoul – Trois Américains détenus en Corée du Nord pourraient avoir changé de lieu de détention en amont de leur possible libération à l’occasion du sommet entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un, ont indiqué plusieurs sources à l’AFP.

« Nous ne sommes pas en mesure de confirmer la validité de ces informations », a toutefois déclaré à l’AFP à Washington un responsable du département d’Etat américain. « Nous continuons de travailler pour faire en sorte que les ressortissants américains détenus en Corée du Nord rentrent à la maison dès que possible », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis demandent de longue date la libération de Kim Hak-song, Kim Sang-duk et Kim Dong-chul et des médias rapportent que Washington et Pyongyang seraient proches d’un accord sur la question.

« Ils sont dans un hôtel de la banlieue de Pyongyang », a déclaré à l’AFP Choi Sung-ryong, un activiste sud-coréen qui a des contacts au Nord.

Les trois Américains sont détenus séparément, a-t-il ajouté, mais les Nord-Coréens leur organisent des « sorties, ils reçoivent des soins médicaux et mangent de la bonne nourriture ».

Des sources diplomatiques à Pyongyang ont fait état de rumeurs selon lesquelles les trois auraient été déplacés. Mais aucune confirmation n’a été donnée quant à l’endroit où ils se trouveraient.

Le Wall Street Journal avait rapporté que leur cas avait été discuté entre les dirigeants nord-coréens et le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo quand il s’était rendu à Pyongyang le mois dernier.

M. Trump avait également souligné que le retour des trois hommes était une priorité pour son administration.

« Nous avons parlé d’eux. Nous sommes en train de négocier », avait affirmé le président américain lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Kim Dong-chul, un pasteur américano-coréen, a été arrêté pour espionnage et condamné en 2016 à dix ans de travaux forcés.

Kim Hak-song et Kim Sang-duk, également connu sous le nom de Tony Kim, travaillaient tous deux pour l’Université des Sciences et de la Technologie de Pyongyang (USTP), établissement fondé par des chrétiens évangéliques étrangers. Ils ont été arrêtés l’année dernière pour « agissements hostiles ».

Après des années de montée des tensions sur les programmes nucléaire et balistique nord-coréens, la péninsule connaît depuis le début de l’année une remarquable détente, qui a été illustrée par le sommet intercoréen de vendredi dernier.

Il devrait être le prélude à une rencontre encore plus attendue entre MM. Kim et Trump. Ce dernier a affirmé mardi que la date et le lieu de ce sommet seraient annoncés sous peu.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2018 22h28)                                            

Les jeunes Américains en masse dans la rue contre les armes à feu

mars 24, 2018

Plusieurs heures avant le début du rassemblement géant contre les armes à feu, des centaines de manifestants ont déjà pris position, le 24 mars 2018 à Washington / © AFP / JIM WATSON

Exaspérés par la répétition des fusillades dans leurs écoles, des centaines de milliers d’Américains descendent samedi dans la rue pour une manifestation historique contre les armes à feu.

Jusqu’à un demi-million d’adolescents et d’adultes sont ainsi attendus à Washington, avec comme mot d’ordre: « Plus jamais ça! »

Plus de 800 marches sont prévues dans d’autres villes des Etats-Unis et dans le monde avec, partout, la jeunesse en fer de lance.

L’événement national, baptisé « March for Our Lives » –« Marchons pour nos vies »–, est une réaction spontanée au massacre le 14 février de 17 personnes dans un lycée de Floride.

Cet énième drame a, pour beaucoup d’Américains, fait déborder le vase. Leur frustration est alimentée par l’inaction des législateurs et des pouvoirs publics, réticents à agir contre la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes.

La possibilité de détenir une arme à feu est considérée par des millions d’Américains comme un droit constitutionnel aussi fondamental que la liberté d’expression.

Cependant, cette fois, la tuerie commise par un ancien élève perturbé psychiquement dans la ville de Parkland a soudé des lycéens s’identifiant comme « survivants »: depuis cinq semaines, ils sont omniprésents dans les médias.

« Cette marche n’aurait pas lieu sans la fusillade dans mon école, donc cela va être un moment difficile », a confié à l’AFP Carlos Rodriguez, l’un des rescapés du lycée de Parkland. « Mais je me sens fier d’être l’un des élèves qui ont lancé ce mouvement ».

– Pas de changement en vue –

Les armes font plus de 30.000 morts par an aux Etats-Unis, où la jeunesse scolarisée est parfois présentée comme la « génération mass shooting » ou la « génération Columbine », du nom d’une école secondaire du Colorado où deux élèves ont tué douze de leurs camarades de classe et un professeur en 1999.

Ces élèves ont vécu la totalité de leur scolarité avec cette menace permanente, spécifique aux Etats-Unis.

Année après année, ils ont vu leurs élus faire la sourde oreille ou, récemment, le président Donald Trump proposer d’armer leurs enseignants.

« Nous sommes les gens qui ont peur d’aller à l’école tous les jours parce que nous ne savons pas si nous serons les prochains », a expliqué Lauren Tilley, 17, venue spécialement de Californie pour le rassemblement.

Samedi, en début de matinée, plusieurs heures avant le coup d’envoi officiel de l’événement, prévu vers midi heure locale (16H00 GMT), des milliers de personnes se massaient déjà, comme elle, aux abords de la Maison Blanche. Le rassemblement géant devait s’étaler jusqu’au Capitole, tout un symbole.

« Notre message, c’est que nous n’allons pas rester silencieux, nous allons continuer à nous battre » pour un renforcement du contrôle des armes à feu, a lancé Lauren.

Le mouvement est soutenu par de nombreuses personnalités, notamment George Clooney, Oprah Winfrey et Steven Spielberg, qui ont chacun donné 500.000 dollars pour la « March of Our Lives ».

Plusieurs stars étaient attendues samedi sur la scène dressée à Washington sur Constitution Avenue, parmi lesquelles Ariana Grande, Jennifer Hudson, Demi Lovato, Justin Timberlake ou encore Miley Cyrus.

M. Trump a redit vendredi dans un tweet sa volonté d’interdire les « bump stocks », des accessoires permettant de tirer en rafale, une mesure de portée marginale. Son administration a lancé une procédure en ce sens.

Si la Floride a voté une loi, promulguée le 9 mars par le gouverneur Rick Scott et imposant plusieurs restrictions –notamment l’interdiction des « bump stocks » ou le relèvement de 18 à 21 ans de l’âge légal pour acheter une arme–, le Congrès est au point mort.

« J’espère (que les jeunes) ont bien à l’esprit qu’ils s’inscrivent dans un mouvement social sur le long terme. Ils n’obtiendront pas justice dans un Congrès contrôlé par les républicains », a averti le sénateur démocrate Chris Murphy, interrogé par l’AFP.

Samedi, dans la foule, certains revendiquaient l’interdiction pure et simple des armes aux civils, comme Jeff Turchin, retraité, pour qui « nous ne devrions pas avoir d’armes dans notre société ».

D’autres, comme le professeur de collège Billy McLaughlin, ne souhaitaient pas remettre en cause le fameux deuxième amendement à la Constitution qui autorise tout citoyen à posséder une arme, mais réclamaient davantage d’encadrement.

« Une majorité de gens considèrent qu’il faut interdire les fusils d’assaut mais les politiciens ne le font pas parce qu’ils sont à la botte de la NRA », a-t-il expliqué, en référence à la puissance financière considérable de l’organisation pro-armes.

« Je me fiche de savoir combien d’argent vous avez. L’argent ne peut pas étouffer le son de nos voix », a dit Lauren Tilley, également au sujet de la NRA.

« Nous voterons en 2020 », a-t-elle prévenu. « Notre génération veut du changement ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2018 15h56)                

Sept soldats américains tués dans le crash de leur hélicoptère en Irak

mars 16, 2018

Washington – Sept soldats américains ont péri dans le crash de leur hélicoptère jeudi dans l’ouest de l’Irak, a rapporté vendredi un responsable de la défense américaine.

« Il y avait sept personnes à bord, on suppose qu’elles sont toutes décédées », a expliqué ce responsable, assurant que tous les occupants de l’appareil étaient des militaires américains. Quatre d’entre eux faisaient partie de l’US Air Force, a précisé un autre responsable.

« Il s’agissait d’un transport de troupes ordinaire de l’Irak vers la Syrie », a encore indiqué le premier responsable, peu après que le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) eut rapporté dans un communiqué que « le crash ne semble pas être le résultat d’une activité ennemie ».

L’hélicoptère, un HH-60 Pave Hawk, s’est écrasé vers 18H45 GMT, précise ce communiqué, indiquant qu’une enquête est en cours.

L’armée américaine utilise en Irak des hélicoptères et des avions contre l’EI, qui a conquis de larges pans du territoire au nord et à l’ouest de Bagdad en 2014 avant d’être défait militairement l’an dernier.

L’aviation américaine a commencé ses frappes contre l’EI en août 2014 en Irak avant de les étendre à la Syrie voisine, lors d’une campagne où elle a fourni de l’armement et de l’entraînement aux forces combattant l’EI.

Bagdad a proclamé l’an dernier sa victoire contre le groupe jihadiste, mais l’EI est toujours à même de mener des attaques dans le nord du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 16 mars 2018 13h14)                                            

Libération des quatre Canadiens et Américains enlevés au Nigeria

janvier 20, 2018

Lagos – Deux Américains et deux Canadiens enlevés cette semaine après être tombés dans une embuscade sur une route du nord du Nigeria ont été libérés samedi, a annoncé la police.

Les quatre Nord-Américains kidnappés mardi soir par des hommes armés non identifiés « sont tous en bon état de santé » et ont été pris en charge par leur ambassade respective après leur libération vers 05h00 (04H00 GMT) du matin, a expliqué à l’AFP Mukhtar Aliyu, porte-parole de l’Etat du Kaduna.

Une personne soupçonnée d’être liée à leur enlèvement a été arrêtée, a-t-il précisé.

« Ils ont été libérés grâce aux efforts de la police » qui avait déployé plusieurs unités spéciales à leurs recherche dans la brousse entourant le lieu de leur enlèvement, a ajouté le porte-parole.

Le responsable a toutefois refusé de révéler les circonstances exactes de leur libération, évoquant des « informations classifiées ».

« Je ne suis pas en mesure de confirmer s’il y a eu des négociations (en amont) ou une rançon de payée », a-t-il répondu à l’AFP.

Les deux Canadiens et deux Américains avaient été kidnappés alors qu’ils étaient en route vers la capitale fédérale Abuja, depuis Kafanchan, dans l’Etat du Kaduna, sur un axe où les enlèvements sont fréquents. Des inconnus armés les avaient enlevés lors d’une embuscade après avoir tué leur escorte policière.

Les quatre personnes – dont les identités n’ont pas été dévoilées – étaient en voyage d’affaires et les autorités américaines et canadiennes avaient indiqué travailler avec les autorités nigérianes pour les retrouver.

Le Département d’Etat américain a demandé à ses ressortissants de « reconsidérer » leurs déplacements au Nigeria, mettant en garde contre « les crimes violents », tels que les « attaques à main armée, carjackings, kidnappings » qui sont « communs à travers le pays ».

Le phénomène du kidnapping contre rançon est particulièrement répandu au Nigeria (4e pays au monde en 2016 selon Control Risks, organisation internationale de surveillance des risques) depuis une dizaine d’années.

Quatre Britanniques, dont un mari et son épouse appartenant à une organisation caritative chrétienne, avaient été enlevés le 13 octobre dernier près de Warri, dans l’État du Delta (sud-est).

Le gouvernement britannique avait annoncé en novembre qu’un des otages, Ian Squire, avait été tué lors de sa captivité, les trois autres otages ayant pu être libérés et rentrer chez eux.

Les enlèvements étaient d’abord ciblés contre des expatriés dans le sud-est du pays, région pétrolière, mais peu à peu, les riches Nigérians sont devenus les premières victimes de ces « kidnappings express ».

Les personnes enlevées sont souvent libérées après quelques jours, une fois effectué le versement d’une rançon.

Dix des 36 Etats formant le Nigeria appliquent la peine de mort pour les auteurs de kidnappings.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2018 13h52)

Nigeria: deux Américains et deux Canadiens enlevés dans le nord du Nigeria (police)

janvier 17, 2018

Kano (Nigeria) – Deux Américains et deux Canadiens ont été enlevés lors d’une « embuscade » tendue par des hommes armés dans le nord du Nigeria, a déclaré mercredi à l’AFP un porte-parole de la police.

Les quatre expatriés étaient en route mardi soir vers la capitale fédérale, Abuja, depuis la ville de Kaduna, lorsque des « hommes armés non identifiés » leur ont tendu une « embuscade », tuant leur escorte policière, a expliqué Mukhtar Aliyu, porte-parole de l’Etat de Kaduna.

Vers 19H00 locales (18H00 GMT), les ravisseurs « ont engagé d’intenses échanges de tirs avec les deux policiers qui escortaient les expatriés et qui ont malheureusement perdu la vie », a-t-il précisé.

M. Aliyu a affirmé que « la police fait tout son possible pour les secourir » et a déployé « tous les moyens à notre disposition (dont des unités spéciales anti-kidnapping) pour les retrouver vivants et arrêter les ravisseurs ».

Il n’a toutefois pas fourni davantage de détails sur l’identité des quatre otages.

Contacté par l’AFP, un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis n’a pas souhaité commenter ces informations. L’ambassade canadienne n’était pas joignable dans l’immédiat.

Le Nigeria est en proie depuis 2009 à l’insurrection sanglante du groupe jihadiste Boko Haram.

Mais les enlèvements pour rançon sont aussi très fréquents au Nigeria, où des personnalités fortunées et leurs familles sont généralement ciblées par des gangs criminels. Les victimes sont souvent libérées après quelques jours, une fois le versement de la somme effectué.

Quatre Britanniques, dont un mari et son épouse appartenant à une organisation caritative chrétienne, avaient été enlevés le 13 octobre dernier près de Warri, dans l’État du Delta (sud-est).

Le gouvernement britannique avait annoncé en novembre qu’un des otages, Ian Squire, avait été tué lors de sa captivité, les trois autres otages ayant pu être libérés et rentrer chez eux.

Mi-octobre, un prêtre italien, Maurizio Pallu, avait également été enlevé près de la ville de Benin, dans l’Etat d’Edo, voisin du Delta, par un groupe de miliciens armés. Il avait été libéré cinq jours plus tard.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2018 18h26)                   

Thanksgiving à la plage: records de chaleur dans le sud-ouest des États-Unis

novembre 22, 2017

Bain de soleil et baignade à Venice Beach à Los Angeles en Californie, le 22 novembre 2017 / © AFP/Archives / Robyn Beck

Une vague de chaleur inhabituelle pour la saison s’est abattue sur le sud-ouest américain et les météorologues s’attendaient à ce que le mercure y dépasse des records parfois centenaires pour le week-end de Thanksgiving.

Au moment où les Américains s’apprêtent à déguster le repas traditionnel de Thanksgiving – une très hivernale dinde accompagnée de farce, purée et sauces – le thermomètre devrait monter jusqu’à 33 degrés mercredi et 32 jeudi près de Los Angeles, à 31 à Phoenix en Arizona, environ dix degrés celsius au-dessus des normales saisonnières.

« Les températures devraient atteindre des records (mercredi) et pour Thanksgiving à travers le sud-ouest de la Californie », « des pics historiques de chaleur ont déjà été constatés à Oxnard et Camarillo » (à 36 degrés), en banlieue de Los Angeles, a twitté le Service national de météorologie (NWS).

D’après Joe Sirard, météorologue du NWS cité par le Los Angeles Times, le record de chaleur pour Thanksgiving, fête païenne célébrée le quatrième jeudi de novembre, avait été établi à 32 degrés le 26 novembre 1903.

En Arizona, si le mercure monte jusqu’à 31 degrés, « ce sera la date la plus tardive dans l’année à jamais avoir enregistré une température si élevée », poursuit le NWS sur Twitter.

Près de Las Vegas également, le thermomètre devrait s’envoler à des pics inégalés pour une fin novembre.

A San Diego, Los Angeles et Santa Barbara, beaucoup prévoyaient d’aller à la plage se faire dorer après avoir dévoré de la dinde rôtie.

De l’autre côté du pays, la côte Est américaine grelottera face à des températures plus automnales, autour de zéro degré celsius.

La planète a battu en 2016 son 3e record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1°C à la moyenne de l’ère pré-industrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le réchauffement favorise déjà des événements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur.

Selon certains climatologues, le nombre de sécheresses, incendies de forêts, inondations et ouragans liés au dérèglement, a doublé depuis 1990.

Une série de catastrophes climatiques ont été observées aux Etats-Unis cette année, entre ouragans à répétition et feux de forêts dévastateurs, particulièrement dans les régions viticoles de Napa et Sonoma en Californie. Des désastres qui ont coûté des milliards de dollars et ont nécessité la mise en oeuvre de fonds fédéraux d’urgence.

Romandie.com avec(©AFP / 22 novembre 2017 23h46)                

Le Niger frappé mercredi par une attaque « terroriste », « nombre important de victimes » (président)

octobre 5, 2017

Niamey – Le Niger a été frappé par une attaque « terroriste » ayant fait un « nombre important de victimes », a déclaré jeudi le président nigérien Mahamadou Issoufou en faisant référence à l’embuscade dans lequel sont tombés mercredi des soldats américains et nigériens dans le sud-ouest du Niger.

« Notre pays vient une fois de plus de faire l’objet d’une attaque de groupes terroristes, attaque qui s’est soldée malheureusement par un nombre important de victimes », a-t-il déclaré à l’ouverture du Forum des Premières dames de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à Niamey.

« Les femmes et les enfants paient un lourd tribu au terrorisme de manière directe comme (…) victimes innocentes et de manière indirecte en tant que mères et épouses; elles viennent une fois de plus de perdre des fils et des maris », a-t-il ajouté. Le président a fait observer « une minute de silence à la mémoire de nos soldats tombés sur le champ d’honneur » et « à la mémoire de toutes les victimes du terrorisme ».

Trois soldats américains et un membre d’une « nation partenaire » ont été tués au Niger au cours d’une attaque mercredi après-midi à quelque 200 kilomètres au nord de Niamey, dans le sud-ouest du Niger, a confirmé jeudi le commandement militaire américain en charge de l’Afrique (Africom).

Le président nigérien n’a pas évoqué la mort de soldats américains dans ses déclarations.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2017 16h11)                                            

Missiles nord-coréens: faut-il intercepter? Le dilemme des Américains et Japonais

septembre 18, 2017

Photo fournie le 16 septembre 2017 par l’agence officielle nord-coréenne d’un tir de missile balistique Hwasong-12 dans un endroit non précisé / © KCNA VIA KNS/AFP /

Le dernier tir d’un missile intercontinental par la Corée du Nord, vendredi, a déclenché des sirènes et des alarmes au Japon. Mais ni l’armée japonaise, ni les Américains n’ont tenté d’abattre la fusée.

Les deux alliés ont pourtant vanté ces derniers mois leurs systèmes de défense antimissiles, de coûteuses technologies militaires dont le président Donald Trump souhaite équiper encore plus la Corée du Sud et le Japon.

La prochaine fois, a lancé l’élu républicain américain Dana Rohrabacher, « j’espère qu’on abattra le missile pour envoyer un message aux Nord-Coréens et aux gens qui comptent sur nous, comme les Japonais ».

Jamais Pyongyang n’avait envoyé de missile à une distance aussi grande: 3.700 km, selon le commandement pacifique américain. Le missile s’est abîmé dans le Pacifique, mais non sans avoir survolé l’île septentrionale de l’archipel japonais, Hokkaido.

A Washington, les experts Evans Revere et Jonathan Pollack, du centre de réflexion Brookings Institution, ont recommandé que les Etats-Unis déclarent que tout futur tir de missile en direction des Etats-Unis ou du territoire d’un allié soit considéré comme une menace directe nécessitant une réponse « de la totalité des capacités défensives des Etats-Unis et des alliés ».

Cette fois, les Etats-Unis et le Japon ont estimé que le missile ne représentait pas une menace directe.

S’ils avaient « estimé qu’il y avait une menace directe, nous l’aurions abattu », a déclaré le porte-parole du Pentagone, Rob Manning, en soulignant que l’arsenal américain était très varié.

– Ne pas rater –

Quels sont ces moyens de défense?

Les Japonais possèdent des batteries antimissiles Patriot, conçues pour intercepter des missiles à basse altitude; et des missiles SM-3, développées en partenariat avec les Américains, qui interviennent à haute altitude contre des missiles de portée courte et intermédiaire.

Ces technologies n’ont pas un taux de réussite de 100%, mais le Pentagone, lors d’essais, a démontré sa capacité à atteindre des missiles intercontinentaux.

Dans le cas du missile de vendredi, selon Bruce Klingner, chercheur au centre de réflexion conservateur Heritage Foundation, la trajectoire était toutefois trop élevée pour qu’aucun système d’interception présent dans la région ait pu fonctionner, même les SM-3.

A cela s’ajoute une limitation politique: le Japon, pays pacifiste, ne peut d’après sa Constitution lancer d’action militaire que de façon défensive.

Tokyo a donc comme doctrine de ne tenter d’intercepter que les missiles qui menacent de frapper le territoire japonais, explique Hideshi Takesada, expert de la Corée du Nord et professeur à l’Université Takushoku à Tokyo, à l’AFP. Ce qui n’était pas le cas vendredi.

« Ce qui explique que le gouvernement n’a pas donné d’ordre de destruction », dit l’expert.

Il y a aussi une contrainte technique. L’archipel japonais est si étendu qu’il est difficile de le protéger entièrement par des systèmes d’interception.

« Il est également compliqué d’estimer tout de suite si un missile peut poser une menace directe contre le territoire japonais », ajoute Akira Kato, professeur de politique internationale à l’Université J.F. Oberlin University à Tokyo.

Face à ces contraintes, Japon et Etats-Unis ne veulent pas risquer une interception qui raterait sa cible. Un échec pourrait provoquer la panique dans la région, et dévoiler à Pyongyang les lacunes militaires des alliés.

« Un échec d’interception donnerait l’impression que les capacités défensives du Japon sont insuffisantes », détaille le professeur Kato à l’AFP.

Les Japonais disposent aussi de destroyers équipés de missiles Aegis. Donald Trump aimerait que Tokyo et Séoul achètent notamment sa version terrestre.

Est-il possible d’intervenir plus tôt contre un tir de missile?

Selon le New York Times, les Etats-Unis avaient repéré un jour avant le tir que les Nord-Coréens remplissaient de carburant leur missile.

Le Pentagone souhaite développer des technologies qui permettraient d’intercepter le missile juste après le lancement, quand ils sont lourds de carburant et volent à une vitesse moins rapide que dans les phases intermédiaires ou finales. Cela impliquerait de tirer des missiles depuis des sites plus rapprochés.

Reste enfin la possibilité de lancer des cyberattaques, ou d’équiper des drones de lasers capables d’abattre les missiles intercontinentaux peu après leur lancement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2017 10h39)