Posts Tagged ‘Amérique’

Vingt ans après, l’Amérique rend hommage aux 3.000 morts du 11-Septembre

septembre 10, 2021

Vingt ans apres, l'Amerique rend hommage aux 3.000 morts du 11-Septembre
Vingt ans après, l’Amérique rend hommage aux 3.000 morts du 11-Septembre© AFP/Angela Weiss

L’Amérique commémore samedi les vingt ans du 11-Septembre au cours de cérémonies mémorielles et solennelles d’hommage aux quelque 3.000 morts des attentats d’Al-Qaïda, dans une ambiance alourdie par le retrait américain chaotique d’Afghanistan.

En deux décennies, le temps d’une génération, les attentats jihadistes les plus meurtriers de l’Histoire sont désormais ancrés dans l’histoire politique et la mémoire collective des Etats-Unis, mais la douleur des familles de victimes et des survivants demeure extrêmement vive.

Le président Joe Biden, fragilisé par la débâcle en Afghanistan, présidera en silence l’hommage aux 2.977 morts (dont 2.753 à New York) depuis l’impressionnant mémorial de Manhattan construit au pied de nouveaux gratte-ciels, sur « Ground Zero », où s’élevaient jadis les tours jumelles du World Trade Center (WTC).

08H46

A 08H46 (12H46 GMT) samedi, l’heure où le premier avion piraté par cinq des 19 jihadistes avait percuté la tour nord du WTC, une minute de silence sera observée au mémorial.

Cinq autres minutes de silence et des hommages musicaux se succèderont jusqu’à 12H30 (16H30 GMT) pour marquer les tragédies de ce funeste matin du mardi 11 septembre 2001: pour l’effondrement des tours de New York, l’attaque contre le Pentagone près de Washington et le crash d’un des avions à Shanksville (Pennsylvanie).

Comme chaque 11 septembre, trois heures durant, seront lus au mémorial de New York les noms de près de 3.000 morts. D’immenses faisceaux de lumières verticaux se dressent déjà depuis les deux immenses bassins noirs qui ont remplacé la base des tours.

Sur Times Square, au coeur de Manhattan, le poumon économique de la première puissance mondiale où sont traditionnellement fêtées les victoires de l’Amérique, un rassemblement et des moments de recueillement sont également prévus.

Pearl Harbor

Chaque Américain, victime ou témoin du 11-Septembre, se prépare aussi à rendre hommage à un proche disparu. Frank Siller est allé plus loin. Ce frère d’un pompier de Brooklyn mort au WTC a « marché 537 miles (864 km entre Washington et New York) du Pentagone à Shanksville jusqu’à +Ground Zero+ » et récolte des fonds pour soutenir des familles de victimes.

« L’Amérique n’a jamais oublié Pearl Harbor, elle n’oubliera jamais le 11-Septembre », affirme M. Siller à l’AFP.

De fait, relèvent des chercheurs, le cataclysme du 11-Septembre a bouleversé la société et la politique américaines et est devenu en une génération un chapitre d’histoire inscrit dans la mémoire du pays. Comme Pearl Harbor, le Débarquement ou l’assassinat de Kennedy.

Cette commémoration si particulière du 11-Septembre, Joe Biden, 78 ans, l’a sans nul doute maintes fois préparée depuis sa victoire en novembre contre Donald Trump qu’il a accusé d’avoir affaibli et fracturé l’Amérique.

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir, le président démocrate a justement appelé à « l’unité, notre plus grande force ».

Mais après huit mois de mandat, il est très critiqué pour la débâcle de la fin de l’intervention militaire en Afghanistan, Washington ayant été pris de court par l’avancée fulgurante des talibans.

En 20 ans, les Etats-Unis ont perdu 2.500 soldats et dépensé plus de 2.000 milliards de dollars en Afghanistan. Fin août, ils ont abandonné le pays à des fondamentalistes islamistes qu’ils avaient pourtant chassés de Kaboul fin 2001 en les accusant d’abriter le chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden, finalement tué en 2011 au Pakistan.

Génération 11-Septembre

Et l’attentat du 26 août, revendiqué par la branche afghane du groupe Etat islamique, qui a tué 13 jeunes militaires américains à l’aéroport de Kaboul – en pleine opération d’évacuation – a ulcéré une partie de l’opinion publique. Ces jeunes femmes et hommes en uniforme étaient pour la plupart des enfants le 11 septembre 2001.

Leur mort rappelle que l’Amérique est à une césure: entre le souvenir toujours à vif pour des dizaines de millions d’adultes américains et une conscience historique plus partielle pour les jeunes nés depuis les années 1990.

C’est « important qu’ils sachent ce qui s’est passé ce jour-là, car il y a toute une génération qui ne le comprend pas vraiment », plaide Monica Iken-Murphy, veuve d’un trader qui travaillait dans la tour sud du WTC.

Par Le Point avec AFP

Infographie : les villes où il fait bon vivre en Afrique

mars 24, 2017

Dans le centre-ville de Port-Louis, sur l’Ile Maurice, en mars 2013. © Fabien Mollon pour Jeune Afrique

Le cabinet de conseil américain Mercer a dévoilé, le 14 mars, son classement annuel des villes qui offrent la meilleure qualité de vie dans le monde. Les 231 villes citées sont rangées selon des critères aussi divers que la sécurité, l’éducation, les infrastructures, la santé publique ou encore la culture. La grande gagnante étant Vienne, en Autriche, et la dernière du tableau, Bagdad, en Irak, juste après Conakry, en Guinée.

Attention : l’étude est destinée aux entreprises et aux institutions, afin de les assister dans l’évaluation d’une juste rémunération de leurs collaborateurs à l’étranger. Autrement dit, elle est pensée par des experts occidentaux pour les expatriés occidentaux. L’Afrique attire, mais les pays les plus attrayants sur le plan économique sont aussi parfois les plus risqués ou les plus pollués… Palmarès.

Jeuneafrique.com par

 

Ces entreprises africaines qui veulent conquérir l’Amérique

septembre 4, 2015

Un atelier de confection du groupe malgache Cottonline à Antananarivo. © Rijasolo/www.Riva-Press.com pour J.A.

Un atelier de confection du groupe malgache Cottonline à Antananarivo. © Rijasolo/www.Riva-Press.com pour J.A.

Alors que l’African Growth Opportunity Act, qui ouvre le marché américain aux pays subsahariens, est prorogé jusqu’en 2025, « Jeune Afrique » dresse le portrait de sept PME qui tentent leur chance outre-Atlantique.

En mai 2000, lorsque le président Bill Clinton a promulgué l’African Growth Opportunity Act, cette loi dénommée « Agoa » qui donne à des pays subsahariens un accès préférentiel (exemption de droits de douane) au marché américain, son administration avait un objectif : permettre aux pays subsahariens de doper leurs exportations vers les États-Unis et les encourager à développer leurs petites industries.

Un bilan mitigé

Le bilan, quinze ans plus tard ? « Il est très positif, de notre point de vue », répond d’emblée Peter Henry Barlerin, le directeur des affaires économiques et régionales au sein du bureau Afrique du Département d’État. « L’Agoa, soutient-il, a permis aux pays éligibles d’améliorer leur croissance économique, de diversifier leurs exportations et de créer environ 300 000 emplois directs depuis son lancement. Ce dispositif est désormais la pierre angulaire du commerce entre les États-Unis et l’Afrique. »

Les chefs d’entreprise et les analystes interrogés par Jeune Afrique sont moins enthousiastes. Un certain nombre d’entre eux dressent un tableau bien plus contrasté. Et un récent rapport du service de recherche du Congrès américain semble leur donner raison. Seule « une poignée de pays éligibles ont su faire une grande utilisation de ce système préférentiel pour des emplois dans des secteurs économiques qui ont bénéficié d’exemptions fiscales », pointe ce document publié en avril.

Les échanges États-Unis-Afrique demeurent limités

Certes, les échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays bénéficiaires (ils sont 39 actuellement) ont significativement augmenté au cours des quinze dernières années, mais ils demeurent bien maigres. De près de 30 milliards de dollars (27 milliards d’euros) en 2000, ils ont dépassé les 50 milliards de dollars l’année dernière après avoir atteint un sommet en 2008, avec environ 104 milliards de dollars.

En tout, l’Afrique subsaharienne ne compte que pour 1,1 % des importations américaines en 2014. Et celles-ci concernent d’abord les hydrocarbures (69 % du total). Si plus de 1 800 produits bénéficient du régime préférentiel de l’Agoa, ce sont les pays exportateurs de pétrole (Nigeria ou Angola) qui en tirent le mieux parti. Plusieurs autres secteurs, notamment l’agro-industrie, en profitent très peu, voire pas du tout.

« Il est vrai qu’à ses débuts l’Agoa a surtout concerné le pétrole, de très bonne qualité, provenant d’Afrique de l’Ouest (Nigeria, Angola, Tchad, etc.), parce que nous voulions diversifier nos sources d’approvisionnement en énergie et réduire notre dépendance par rapport au Moyen-Orient », concède Peter Henry Barlerin, qui, dans le passé, a travaillé sur le processus de Kimberley (certification des diamants pour éviter les trafics).

Mais d’après lui, depuis la chute du cours du brut et le développement de nouvelles techniques permettant aux États-Unis d’augmenter leur production de pétrole de schiste, cette tendance s’inverse. Les importations américaines de produits non pétroliers provenant de l’Afrique ont ainsi triplé depuis 2001 pour atteindre 4,4 milliards de dollars en 2014. Les pays producteurs de voitures et de pièces automobiles (Afrique du Sud notamment) ou de prêt-à-porter (Maurice, Kenya ou encore Éthiopie) commencent à monter en puissance.

Quelle place pour les PME ?

Sur le terrain, ce sont d’abord les filiales des grands groupes internationaux qui parviennent à tirer le plus grand profit de cette loi. C’est le cas par exemple de BMW et de Mercedes. « Ces deux constructeurs ont implanté des usines en Afrique du Sud, et ils exportent aux États-Unis des véhicules légers », explique Nico Vermeulen, directeur de l’Association sud-africaine des constructeurs automobiles (Naamsa).

Alors que cette loi, qui devait arriver à échéance fin septembre, a été prorogée jusqu’en 2025, Jeune Afrique dresse le portrait de quelques PME africaines qui essaient de conquérir les États-Unis dans le cadre de l’Agoa (voir les autres articles du dossier).

Jeuneafrique.com par Stéphane Ballong

Enfants d’Afrique

septembre 29, 2010

Dignes enfants de ma chère Afrique
Vous avez peuplé en vagues l’Amérique
Comme des bourgeons déracinés des familles
Saignant de ses pauvres entrailles

Quand le soleil pointait à l’horizon
Sous la brise minuscule du vent
Ces bras valeureux de nos villages
Étaient utilisés comme des sauvages

A la traversée d’un point à l’autre
Du vaste océan sans ventre
Quand le bateau sur le rivage
Accostait avec ses cordes à l’arrimage

Privés de liberté auprès des maîtres
Sans valeurs humaines comme des huîtres
Ils étaient trop bons pour les champs
Avec des mains noires pour le coton

Ce coton que les mains noires
Ont planté dans la déchirure de la chair
A enrichi la grande Amérique
Pour appauvrir la très chère Afrique.

Bernard NKOUNKOU