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Cameroun: des opposants appellent Hollande à inviter Biya à « passer la main »

janvier 30, 2013

Cameroun: des opposants appellent Hollande à inviter Biya à 'passer la main' Cameroun: des opposants appellent Hollande à inviter Biya à « passer la main » © AFP

Des organisations d’opposants de la diaspora camerounaise ont appelé mercredi le président français François Hollande à inviter son homologue camerounais Paul Biya à organiser des élections libres et à « passer la main », peu avant une rencontre des deux chefs d’Etat à Paris.

« M. Hollande doit lui signifier de la façon la plus claire possible qu’il est temps d’organiser des élections libres et démocratiques et de passer la main », a déclaré Moïse Essoh, secrétaire exécutif du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code).

« M. Hollande s’est engagé à en finir avec la Françafrique. C’est le moment pour lui de passer aux actes », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Paris. La Françafrique recouvre un ensemble de réseaux plus ou moins discrets longtemps entretenu par la France avec ses anciennes colonies en Afrique.

A 80 ans, M. Biya totalise plus de 30 années au pouvoir. Il a été réélu pour un mandat de sept ans en octobre 2011, à l’issue d’un scrutin controversé.

« Il ne se maintient au pouvoir que par la force, la fraude et le clientélisme, et il ne faut plus qu’il puisse se prévaloir de soutien de la France », a souligné M. Essoh.

M. Hollande devait recevoir M. Biya mercredi après-midi à l’Elysée, à l’occasion d’une « visite de travail » en France du président camerounais, qui doit aussi rencontrer jeudi des représentants du patronat français.

Le Code et le Conseil des Camerounais de la diaspora, organisation qui avait déposé en 2010 en France une plainte visant des « biens mal acquis » par la famille de M. Biya, devaient manifester près de l’Elysée mercredi.

La semaine dernière, Amnesty international avait condamné dans un rapport « les graves atteintes aux droits humains » au Cameroun, dénonçant exécutions illégales, mauvaises conditions carcérales, musellement d’opposants et journalistes, et attaques contres les homosexuels.

Jeuneafrique.com avec AFP

Rapports tendacieux sur la Côte d’Ivoire: Amnesty et Human Rights Watch veulent salir Ouattara à tous prix

juin 25, 2011

Depuis quelques temps, certaines organisations de défense des droits de l`homme ont entrepris de ternir l`image de la Côte d`Ivoire nouvelle. Alors que les ruines provoquées par Laurent Gbagbo et sa clique sont encore fumantes, alors que les victimes des mercenaires, miliciens et autres soldats de Gbagbo ne sont pas encore guéries de leurs blessures, certains responsables de la Croix-Rouge, d`Amnesty international et de Human Rights Watch ont décidé de saboter la réconciliation nationale en ruant dans les brancards contre les Forces républicaines et les troupes des Nations unies. Sous prétexte de vouloir empêcher des actes de violation des droits humains, ces individus luttent pour réaliser ce que Gbagbo n`a pu faire jusqu`à sa capture, à savoir traîner le nom du Président Alassane Ouattara dans la boue, et le faire passer pour un criminel.

Il y a juste quelques petites semaines, les armes de guerre tonnaient dans Abidjan. Il n’y a pas si longtemps que ça, les « jeunes patriotes » dressaient encore des barrages dans les rues, lynchaient et brûlaient vifs des êtres humains. Hier encore, des soldats, des gendarmes et des policiers tuaient n’importe comment, en toute impunité. Que d’exactions commises par la bande à Charles Blé Goudé, le CECOS du général Guiai Bi Poin, la garde républicaine du général Dogbo Blé Brunot, les commandos fusiliers marins, la BAE, les CRS, les escadrons de la mort de Simone Gbagbo… Ces gens qui se croyaient sortis de la cuisse de Jupiter se sont battus contre les Ivoiriens et le monde entier. Ils ont été vaincus au combat. Mais l’homme oublie vite. Trop vite !

C’est parce qu’il est un grand homme, que le Président Alassane Ouattara a prié les Ivoiriens de ne pas célébrer leur victoire, mais plutôt de tourner la page et de regarder devant. Certains ont interprété cela comme une condition sine qua non pour avoir la paix. Lorsque Ouattara invite les Ivoiriens à se réconcilier, cela signifie pour eux qu`il soit obligé de remettre Gbagbo et tous les autres criminels en liberté, et pire, de ne même plus parler du mal qu`ils ont fait à la Côte d`Ivoire. Bref, dans leur entendement, on oublie tout, surtout qu`ils n`ont jamais eu l`outrecuidance de reconnaître leur tort, on ne règle aucun compte et on les laisse continuer à déblaterer tous les propos diffamatoires, mensongers, insidieux et incitateur à la haine qu`ils ont toujours tenus. Nenni ! Il n’en est rien du tout. Lorsqu’on parle de « réconcilier les Ivoiriens », il ne s’agit pas de recommencer à cultiver l’impunité. Il ne s’agit pas de taire volontairement la vérité pour ne « blesser » celui qui a commis une faute. On a bien dit dialogue d`abord, vérité obligatoirement, et enfin réconciliation. Les autorités ivoiriennes agissent et agiront toujours dans le cadre du droit reconnu dans le monde entier.

Pendant une décennie, Gbagbo a régné dans la terreur, et il avait décidé de faire en sorte que Ouattara qui l`a battu dans les urnes ne s`installe au pouvoir que dans une marre de sang. Pour cela, il a distribué des armes de guerre à une partie de la population et l`a exhorté à massacrer l`autre. Comme le monde entier a pu le voir, ses miliciens et autres mercenaires avaient pour mission de sortir dans la rue et tirer sur tout ce qui bouge, essentiellement les nordistes et les étrangers. Bien entendu, lui, il savait que même s`ils arrivaient à le faire, ils se feraient ensuite massacrer dans un mouvement de vengeance. Auquel cas, il se serait produit tellement d`exactions que la Côte d`Ivoire aurait disparu. Heureusement, la sagesse a prévalu, le Cheick Fofana a su maîtriser les Musulmans ivoiriens et la communauté internationale a eu la sagesse de canaliser l`ardeur des vaillants soldats des Forces républicaines et de mettre hors d`état de nuire les orgues de Staline et autres armes de destruction massive installées par Gbagbo dans nos villes et campagnes.

Voyant que son plan avait échoué, Gbagbo fera distribuer en Europe et en Amérique le reste de l`argent volé à la Côte d`Ivoire, pour acheter des intellectuels et les « encourager » à pondre toutes sortes de déclarations tapageuses pour « dénoncer » l`ingérence de la communauté internationale dans les affaires ivoiriennes, la fameuse « françafrique », la « franc-maçonnerie », et toutes sortes de crimes imaginaires attribués aux soldats des FRCI, de l`ONUCI ou de Licorne. Faire tout pour salir le régime démocratiquement élu de la République de Côte d`Ivoire. Faire tout pour dénigrer l`action des Nations unies en Côte d`Ivoire, pour une fois que cette grosse machine réussissait à sauver un peuple…

Il ne s`agit pas ici de dénoncer des exactions avérées pour promouvoir le respect des droits humains, mais plutôt de mettre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sur le même pied d`égalité. Comparer un élu qui prend les mesures adéquates pour ramener son pays dans le concert des Nations civilisées dont il avait été banni, à quelqu`un qui n`a cessé de massacrer son propre peuple que lorsque celui-ci s`est soulevé contre lui. Les Ivoiriens et le monde entier ont vu le mal fait par Gbagbo et son clan. Des kalachnikovs, des grenades offensives, des lances-roquettes et autres armes de guerre sont toujours cachées dans des résidences, des lieux de culte et des villages. Mais chaque fois que, sur indication, les forces de l`ordre mènent une opération pour récupérer ces armes, les ONG crient haro sur le baudet. « Le chien aboie, la caravane passe… La caravane du bonheur de l`homme ivoirien passera », dixit feu le Président Félix Houphouët-Boigny

Le Président Alassane Ouattara qui a une haute idée de la gestion et de grandes ambitions pour son peuple ne se laissera pas distraire par l`agitation de ces personnes agitées. Les ONG travailleront en toute liberté sous Ouattara. Elles veilleront au respect des droits humains, et dénonceront les abus. Mais personne n`empêchera le gouvernement ivoirien de faire ce qu`il a à faire. Car justement, Ouattara ne dit pas autre chose.

Ba Bemba
Ecrivain – Journaliste

Source: Ivoire Presse