Posts Tagged ‘Anders Behring Breivik’

Breivik a acheté son arsenal sur ebay

juillet 31, 2011

L’auteur présumé du carnage le 22 juillet en Norvège, Anders Behring Breivik, a acheté certains éléments de son arsenal à des fournisseurs britanniques sur e-Bay, a affirmé le Sunday Telegraph. Selon le journal, qui dit avoir examiné le relevé de ses transactions en ligne au cours des derniers mois, Breivik a notamment acheté en novembre environ 500 grammes de souffre en poudre pour fabriquer des explosifs à un vendeur d’Enfield, au nord de Londres, en utilisant un compte e-Bay au nom d’andrewbrei.

Le Norvégien a également acheté via ce même site des outils et divers équipements à des Britanniques, dont un étau à une entreprise de Sheffield (nord), un masque respiratoire et une combinaison de protection cédée par un universitaire de Birmingham installé aux Etats-Unis, selon le Sunday Telegraph. Il a aussi acquis en ligne une arme et des accessoires pour celle-ci auprès de vendeurs en Chine et aux Etats-Unis.

« Ma réaction initiale quand j’ai entendu aux informations ce qu’il avait fait, a été le choc et l’horreur, mais quand le Sunday Telegraph a mentionné que j’étais impliqué sans le vouloir, (…), le choc et l’horreur ont été multipliés par dix », témoigne le vendeur du souffre, Andrew Christou, dans le journal dominical. Le souffre, qui sert notamment dans l’horticulture et pour l’entretien des aquariums, peut être acheté et vendu en toute légalité, rappelle le Sunday Telegraph.

Interrogée par l’AFP, la police britannique, auquel le journal dit avoir remis les informations en sa possession, s’est refusée à tout commentaire, rappelant seulement qu’elle était en contact avec les enquêteurs norvégiens.

Lefigaro.fr avec AFP

Breivik songeait aussi à attaquer le Palais royal

juillet 31, 2011

Le Palais royal et le siège du parti travailliste figuraient sur la liste des objectifs de l’auteur des attentats d’Oslo, affirme un tabloïd norvégien. Lors de ses auditions, Breivik a reconnu avoir envisagé d’autres attaques.

Le voile commence à se lever sur les autres cibles potentielles d’Anders Behring Breivik. Selon un tabloïd norvégien, le Verdens Gang, l’auteur des attentats d’Oslo projetait d’attaquer le Palais royal norvégien et le siège du parti travailliste. Breivik ne comptait pas s’en prendre à ces lieux en même temps que les attentats de vendredi. «Pendant son interrogatoire, il a dit qu’il projetait de s’en prendre à d’autres cibles mais que, le 22 juillet, il n’avait que le siège du gouvernement et Utoeya», a précisé le procureur Paal-Fredrik Hjort Kraby au tabloïd. «Je ne souhaite pas commenter le nombre ou la nature des cibles qu’il avait en tête. Il s’agit de cibles évidentes pour un terroriste et l’idée est de frapper le gouvernement », a précisé le procureur.

Selon le Verdens Gang, le Palais représentait une grande valeur symbolique. Le parti travailliste constitue lui une cible de prédilection pour Breivik qui tient la formation du premier ministre Jens Stoltenberg responsable de l’instauration du multiculturalisme qu’il dénonce. Le parti a déjà été durement éprouvé lors des attaques de vendredi avec la fusillade de l’île d’Utoeya, où se tenait l’université d’été des jeunes travaillistes. 68 personnes y ont péri. D’après le journal, les enquêteurs estiment que Behring Breivik a eu des difficultés à fabriquer des explosifs, au-delà de la bombe qu’il reconnaît avoir fait détoner dans le quartier des ministères en plein coeur d’Oslo.

Sécurité renforcée autour des bâtiments centraux

La police norvégienne n’a pas souhaité confirmer les informations du tabloïd. «Après les attaques de vendredi, la sécurité a été renforcée autour des bâtiments centraux. Nous avons pour règle de ne pas détailler les mesures mises en place mais la sécurité des institutions est assurée», a déclaré une porte-parole de la police. Les enquêteurs avaient observé la même discrétion vendredi lorsque l’avocat de Breivik avait évoqué d’autres « projets d’ampleur différente » de la part de son client. Un responsable de l’investigation avait simplement indiqué que la police avait inspecté une dizaine de cibles potentielles après les attaques de vendredi et que rien de suspect n’avait été repéré.

Dans un rapport publié vendredi soir, le service de renseignement de la police norvégienne, le PST, a jugé qu’il n’y avait pas de raison d’élever le niveau de menaces en Norvège, en raison du caractère «unique» des attaques du 22 juillet. «Sur la base de plusieurs facteurs, il est peu probable que les attaques soient suivies de nouvelles attaques terroristes similaires», estime le service. «Selon toute vraisemblance, l’auteur a planifié et mené les actions sans soutien», analyse le PST.

Placé en détention provisoire dans une prison de haute sécurité, Breivik a été interrogé pour la deuxième fois vendredi au siège de la police d’Oslo, sur des points «essentiellement techniques». Deux psychiatres ont été chargés de l’examiner, afin de déterminer s’il est pénalement responsable. Ils devront remettre leur rapport d’ici au 1er novembre . De nombreuses commémorations en l’honneur des 77 victimes du double attentat ont eu lieu vendredi.

Lefigaro.fr avec AFP

Norvège: le père du tueur sous le choc

juillet 25, 2011

Le père d’Anders Behring Breivik, le tueur présumé de l’attaque sanglante qui a fait plus de 90 morts en Norvège vendredi, est sous le choc. « Je lisais des journaux en ligne et soudain, j’ai vu son nom et sa photo sur internet », déclare Jens Breivik, un retraité installé en France, au journal Verdens Gang. « Cela a été un choc de l’apprendre. Je ne m’en suis pas encore remis », ajoute-t-il. Il précise ne pas avoir eu de contact avec son fils depuis 1995.

Le père de l’auteur présumé des attaques en Norvège Anders Breivik restait aujourd’hui cloîtré dans sa villa de Cournanel, dans l’Aude, où il réside avec sa deuxième femme, sous la protection des gendarmes, a constaté un correspondant de l’AFP. Le procureur de Carcassonne, Antoine Leroy, a indiqué à l’AFP que les gendarmes se trouvaient là depuis dimanche, à titre préventif.

« Il n’y a aucun indice laissant penser qu’il y a la moindre menace contre ce monsieur, c’est de la prévention. Il y a eu des rumeurs de perquisition, mais ceci est parfaitement inexact. Il n’y a aucun évènement judiciaire à Cournanel », a déclaré le procureur de la République. Si des militaires de la Légion étrangère ont été vus dimanche devant la villa, c’est parce que l’un d’entre eux a officié comme traducteur, a indiqué le procureur. Les gendarmes de la compagnie de Limoux prévoient une présence à long terme pour surveiller les abords de la maison du couple, dans ce village tranquille de 600 habitants.

Depuis son entretien au journal norvégien Verdens Gang, Jens Breivik refuse de s’exprimer, malgré les sollicitations des journalistes qui attendent devant sa maison, en espérant recueillir une déclaration de sa part. Reuters a annoncé hier que Jens Breivik avait quitté son domicile et était parti en Espagne mais la nouvelle n’a pas été confirmée de source officielle. « Nous avons passé une nuit horrible. Je n’ai pas dormi. Mon mari est parti en Espagne », avait confié hier à Reuters l’épouse de Jens Breivik, Wanda, devant la maison du couple située près de Limoux, espérant ainsi éloigner les journalistes.

Le père d’Anders Breivik, divorcé de la mère du suspect peu après la naissance du garçon, explique dans un quotidien norvégien avoir perdu contact avec son fils depuis 1995, lorsque celui-ci avait 15 ou 16 ans. « Nous n’avons jamais habité ensemble, mais nous avions quelques contacts durant son enfance », explique le retraité norvégien. « Lorsqu’il était plus jeune, c’était un garçon ordinaire, mais renfermé. Il ne s’intéressait pas à la politique à cette époque. »

Le père n’a pas donné suite à des demandes de retrouvailles

Le suspect des deux attaques qui ont ensanglanté la Norvège vendredi, Anders Behring Breivik, proche de l’extrême-droite, a reconnu les faits selon la police et affirmé avoir agi seul dans un geste planifié de longue date. Son père est mentionné dans un long manifeste de 1500 pages que le suspect a diffusé juste avant les attaques.

Le meurtrier présumé y explique que son père, un diplomate qui a été en poste à Londres et à Paris, s’est remarié après sa naissance, tandis que sa mère a épousé un militaire, qui est devenu le beau-père de l’enfant. Le père biologique et sa nouvelle femme, qui habitaient à Paris, ont alors demandé la garde du garçon, mais ils ont été déboutés par la justice norvégienne. « J’ai eu une bonne relation avec lui et sa nouvelle femme jusqu’à mes 15 ans », écrit le meurtrier présumé, qui dit leur avoir rendu de fréquentes visites en France.

Mais les contacts ont cessé à ses 15 ans (« il n’aimait pas trop ma période graffiti entre 13 et 16 ans », écrit le suspect norvégien) et le père n’a pas donné suite à une demande de retrouvailles il y a quelques années. Dans le manifeste, il relève que ses parents biologiques étaient tous les deux des sympathisants du parti travailliste, pris pour cible dans les attaques d’Oslo.

Dans le voisinage à Cournanel, personne ne connaissait Jens Breivik, ni son fils de 32 ans, l’auteur présumé des attaques d’Oslo et sur l’île d’Utoeya. Les habitants de ce village tranquille de 663 habitants sont à la fois stupéfaits d’apprendre que le meurtrier d’Oslo avait un parent résidant près de chez eux et peinés pour ce retraité discret. Le maire de la commune, Alain Costes, ne connaissait pas ses nouveaux administrés : « Ils étaient plus que discrets, ils étaient invisibles ».

Lefigaro.fr avec agences

La « croisade » de l’auteur des attaques d’Oslo

juillet 24, 2011

L’auteur présumé de la tuerie sur l’île d’Utoya et d’un attentat à la bombe vendredi à Oslo avait appartenu à un parti hostile à l’immigration et s’opposait au multiculturalisme, à l’islam et aux « marxistes culturels », montrent des documents postés sur internet.

Le bilan du massacre d’Utoya s’élève pour l’heure à 85 morts et celui de l’explosion d’Oslo, devant le siège du gouvernement, à sept morts. De 92, le nombre total de décès pourrait s’alourdir à 98 si l’on ajoute les personnes toujours portées disparues, a précisé la police.

Anders Behring Breivik, un Norvégien grand et blond de 32 ans, proche de l’extrême droite et fondamentaliste chrétien, a qualifié ses propres actes d’atroces mais nécessaires et souhaite s’expliquer devant la justice lors d’une audience programmée lundi, a déclaré samedi son avocat, Geir Lippestad.

« Avant de commencer notre croisade, nous devons faire notre devoir en décimant le marxisme culturel », peut-on lire dans le texte accompagnant une vidéo baptisée « Templiers 2083 » et postée sur le site YouTube.

Au terme de cet enregistrement d’une douzaine de minutes, plusieurs images du meurtrier présumé apparaissent, dont l’une montre Breivik en combinaison de plongée, type nageur de combat, pointant une arme automatique.

La vidéo a été téléchargée le 22 juillet, jour des attaques, par un certain Andrew Berwick.

UN MANIFESTE DE 1.500 PAGES

Un forum de discussion norvégien a publié un lien renvoyant vers un livre électronique de 1.500 pages écrit par un individu du même nom, qui révèle se nommer Anders Behring Breivik.

D’après le journal finlandais Helsingin Sanomat, au moins un responsable politique finlandais, membre du Parti des Vrais Finlandais, formation anti-immigrés et xénophobe, a reçu ce manifeste par courriel vendredi après-midi.

« Une fois que vous décidez de frapper, il vaut mieux tuer trop que pas assez, ou vous risquez de réduire l’impact idéologique désiré de cette frappe », peut-on lire dans ce livre.

La Norvège est un pays traditionnellement ouvert à l’immigration, ce que critique le Parti du Progrès, auquel Breivik a adhéré et qui a récemment été en tête de certains sondages.

Breivik a été membre de l’organisation de jeunesse du Parti du Progrès entre 1997 et 2006-2007 et membre du parti entre 2004 et 2006. La chef de file du parti, Siv Jensen, a souligné que le tueur présumé avait quitté sa formation, ajoutant qu’elle regrettait qu’il y ait appartenu.

Le Parti travailliste, dont le campement des jeunes a été attaqué sur l’île d’Utoya, est depuis longtemps favorable à l’immigration.

Dans le livre, le camp d’été des jeunes travaillistes fait l’objet d’une allusion directe. L’auteur y décrit comment s’infiltrer dans l’université d’été des jeunes d’un parti au pouvoir et assassiner le dirigeant du parti.

La vidéo et le livre contrastent avec des propos plus mesurés tenus par Breivik en 2009 et 2010 dans des commentaires sur des blogs abrités par un site norvégien critique envers l’islam, où il ne fait aucune apologie de la violence.

Breivik, qui était également franc-maçon, avouait aussi son admiration pour Geert Wilders, populiste anti-immigrés néerlandais, et dit soutenir une « école de pensée de Vienne » opposée à l’extension de l’islam, qui pourrait faire référence à l’arrêt de la conquête ottomane à Vienne en 1683.

Geert Wilders a publié samedi un communiqué dans lequel il déclare « mépriser tout ce que (Breivik) symbolise et tout ce qu’il a fait ».

Reuters par Patrick Lannin et Johan Ahlander