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Guinée équatoriale: un opposant demande le départ du gouvernement en plein dialogue

juillet 17, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – Un dirigeant de l’opposition en Guinée équatoriale a réclamé, mardi, en plein « dialogue national » à Malabo, la démission du gouvernement qui n’a pas respecté la promesse du président Teodoro Obiang Nguema de libérer les prisonniers politiques.

« Ce gouvernement est incapable d’appliquer et de respecter les lois, il doit démissionner », a déclaré au deuxième jour du « dialogue national » Andres Esono Ondo, secrétaire général de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale.

Il a noté que « treize jours après » un décret présidentiel du 4 juillet portant sur une amnistie totale des prisonniers politiques, « aucun n’a été libéré ».

« Le gouvernement est parfaitement légitime », a rétorqué Eugenio Nze Obiang, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement. « Et ce n’est pas à ce forum (du dialogue national) que sa continuité doit être questionnée ».

M. Nze Obiang a ensuite assuré à l’AFP que « le gouvernement a instruit au parquet (…) qu’il appelle les personnalités judiciaires indiquées pour libérer les bénéficiaires de cette amnistie ».

A la surprise générale, le président avait décrété, le 4 juillet, avant l’ouverture du « dialogue politique », une « amnistie totale » en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d’activité.

Cette amnistie était l’une des principales conditions posées par l’opposition de l’intérieur et de la diaspora pour prendre part à ce dialogue national.

En 2014, le pouvoir avait également annoncé une amnistie mais tous les prisonniers n’avaient pas été libérés, selon Amnesty International.

Lundi, un « dialogue national » voulu par le président Teodoro Obiang Nguema s’est ouvert à Malabo en l’absence des principaux leaders de l’opposition.

Ni Gabriel Nse Obiang, chef du principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI) dissous en février, ni Severo Moto Nsa, chef d’un gouvernement en exil, n’étaient présents.

« Ce dialogue ne doit pas seulement nous servir pour voir d’où on vient, mais aussi de regarder vers où on va », avait déclaré le président Obiang Nguema en ouvrant les travaux de ce dialogue qui doit s’achever vendredi.

Lors du dialogue doivent être abordés « des sujets tels que la démocratie, les droits de l’homme », selon le ministre de l’Intérieur, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Les ONG et la communauté internationale ne cessent de s’inquiéter du non-respect des droits de l’homme dans ce pays d’Afrique centrale, malgré les démentis des autorités.

L’opposition dénonce régulièrement les exactions dont sont victimes ses militants emprisonnés.

CI a récemment dénoncé, pour la deuxième fois en 2018, le décès d’un de ses militants « des suites de tortures ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2018 21h56)                                                        

Le chef de l’opposition équato-guinéenne appelle au boycott de la CAN

novembre 20, 2014
Le chef de file de l’opposition équato-guinéenne, Andres Esono Ondo

Le chef de l’opposition équato-guinéenne, Andres Esono Ondo

Le chef de file de l’opposition équato-guinéenne, Andres Esono Ondo, a appelé ses compatriotes à ”boycotter” la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) pour diverses raisons dont celles liées à la cherté de la compétition, à la pauvreté de plusieurs couches de la population et à la menace d’Ebola.

Le président Teodoro Obiang Nguema a accepté d’accueillir la CAN en Guinée Equatoriale, du 17 janvier au 8 février 2015, après la demande de report du Maroc par crainte du virus Ebola. “Nous demandons à la population de refuser la CAN. Nous demandons à la population de boycotter cette CAN”, a confié mercredi à APA Andres Esono Ondo, secrétaire général de la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS). “Nous rejetons la CAN pour des raisons économiques, malgré les ressources que nous avons la population vit très mal”, a ajouté Andres Esono Ondo, chef du principal parti de l’opposition en Guinée équatoriale. “On parle, a-t-il souligné, de 40 millions de dollars, cela fait beaucoup de dépenses, alors que nous avons beaucoup de problèmes. Il n’y a pas d’hôpitaux et ça c’est du gâchis en pleine crise économique“. Il a ajouté : “il y a une autre raison d’ordre sanitaire. Il y a de graves risques de propagation du virus d’Ebola et sur place on ne peut pas faire des analyses. Pour ça, il faut aller faire les analyses au Gabon ». En vérité, a souligné Andres Esono Ondo, le président Teodoro Obiang Nguema a accepté d’organiser la CAN dans l’optique de ‘’rehausser son image auprès de la communauté internationale”. En dehors de ce rejet de la CAN par le chef de l’opposition politique, beaucoup d’Equato-guinéens rencontrés dans les marchés, les bars et les bureaux et chantiers s’interrogent sur les méfaits que ferait Ebola dans leur pays.

A l’appui de leurs craintes, ils invoquent le manque d’un laboratoire capable de faire les analyses pour détecter le virus d’Ebola et le manque de qualification professionnelle du personnel de santé. Ainsi, à Malabo, on n’hésite pas à parler d’une décision prise à la ”légère et de manière unilatérale” par le chef de l’Etat.

Beaucoup d’Equato-guinéens ne cachent pas leur désaccord et ou leur mécontentement car Ebola fait encore des ravages en Afrique. “Notre président ne devait pas accepter de prendre cette CAN, Ebola peut venir nous tuer tous. La Guinée équatoriale est un petit pays avec une petite population”, a déclaré un jeune étudiant de l’université nationale(UNGE). Face à ce lever de boucliers, le président Teodoro Obiang Nguema et son gouvernement jouent la carte de l’apaisement et assurent que tout va bien se passer durant la CAN qui ne fera qu’embellir l’image du pays.

Apanews.net