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Madagascar-Une île pauvre : Condamnée à un avenir radieux

octobre 1, 2021

Tous les  experts sont unanimes : Madagascar regorge de ressources naturelles (uranium, titane, nickel, pétrole). L’or et les pierres précieuses les plus  recherchées  dans le  monde ont  fait la fortune de  tous  les trafiquants locaux  et étrangers sans que la population bénéficie des retombées financières…Selon  des sources crédibles, l’île  vit dans un  contexte politique que la pandémie avait perturbé jusqu’à presque paralyser le pays. Situation  qui  a permis à une opposition  sans ossature réelle ni  institutionnelle de traiter Andry Rajoelina et  son  équipe de  tous les  noms avec une  forte  dose  de mauvaise  foi pour faire  de l’agitation.  Avec  des  intentions insurrectionnelles à peine  cachées.

L’actuel  Chef  de l’Etat n’a jamais caché ses intentions de ne plus compter désormais qu’uniquement  sur nos propres  ressources pour développer le pays. Avec les succès récents de ses bonnes relations positives avec les partenaires techniques et financiers internationaux, ses détracteurs l’accusent alors (à tort bien  entendu) de double langage et de démagogie. Ironie  du  sort et  comme pour  donner  raison à Andry  Rajoelina, la  Banque Mondiale  comme le Fonds Monétaire International (F.M.I) viennent d’octroyer des  enveloppes consistantes et  des allocations de plusieurs millions  de  dollars dans  des conditions favorables au  système en place…

Dans les  rangs  des éternels agitateurs de  service, on digère mal le  fait que dans le contexte des dures réalités post-coronavirus très  critiques, l’aide exceptionnelle du FMI  sous la  forme d’un « don non remboursable » de 332 millions  de  dollars de  Droits  de  Tirage Spéciaux  en  date  du 23 septembre dernier pour la République de Madagascar s’ajoute au financement de 312,4 millions de dollars du Fonds Monétaire International au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du mois  de mars dernier. C’est une  énorme bouffée  d’oxygène alors qu’en face on attendait à une paralysie  économique du  régime. Le pouvoir  en place obtient ainsi  le  feu  vert pour les projets de développement dans différents secteurs (infrastructures, énergie renouvelable, protection sociale,  surtout les adductions d’eau dans le Sud et de lutte contre la malnutrition).

Avec toutes les bonnes cartes entre les mains, Madagascar a  bon  espoir pour le  bien-être de ses habitants. A une  seule  condition : maintenir le cap de la bonne  gouvernance débarrassée des brebis  galeuses de la  République.

Avec La Gazette de La Grande Ile par Noël Razafilahy

Football : les mauvaises performances de l’équipe malgache agacent le président

septembre 19, 2021

Le président malgache Andry Rajoelina célèbre le deuxième but de Madagascar lors de la CAN 2019  à Alexandrie, le 7 juillet 2019.

Révélation de la CAN 2019, la sélection malgache traverse des moments compliqués et la fédération, officiellement dirigée par un président recherché par Interpol, est la cible de nombreuses critiques. Une situation qui préoccupe le chef de l’État.

La CAN 2019 semble aujourd’hui bien loin. Madagascar, qui avait atteint les quarts de finale pour la première phase finale de son histoire, n’a pas réussi à se qualifier pour la prochaine édition, qui aura lieu du 9 janvier au 6 février 2022 au Cameroun. Et les deux défaites concédées face au Bénin (0-1, le 2 septembre à Antananarivo) et à la Tanzanie (2-3, le 6 septembre à Dar es-Salaam) lors des deux premières journées du deuxième tour des qualifications pour la Coupe du monde 2022 ont confirmé l’ampleur du problème. Les Malgaches ont compromis leurs chances d’accéder au troisième tour, en mars 2022.

Pas d’ingérence

Une situation face à laquelle Andry Rajoelina ne cache pas son agacement. Le chef de l’État s’était déjà prononcé publiquement contre la suspension du sélectionneur français Nicolas Dupuis, qui avait conduit les Barea en quarts de finale de la CAN en 2019. Il avait regretté « une décision unilatérale [et prise] sans concertation » en avril dernier, mais ne s’en était pas mêlé davantage, respectant le choix de la Fédération malgache de Football (FMF). « Le chef de l’État ne peut pas intervenir dans les affaires de la fédération, car cela pourrait entraîner une suspension de Madagascar par la Fifa [Fédération internationale de football association], qui ne tolère pas les ingérences politiques dans les affaires du football », explique un proche de la sélection nationale.

Les griefs de Raoul Rabekoto, le président de la FMF, à l’égard de Dupuis étaient de plusieurs ordres. Il y avait bien sûr l’élimination de la CAN 2022, mais il lui reprochait aussi de s’être mêlé des affaires administratives, financières et commerciales de la fédération, sans toutefois en apporter la preuve concrète. Il lui a donc préféré Éric Rabésandratana, un ancien joueur du Paris-Saint-Germain qui a été sélectionneur adjoint au FC Miami City, là encore sans tenir compte de l’avis du comité exécutif.

Président en cavale

Andry Rajoelina n’avait pas tenté de s’opposer à la nomination de Rabésandratana, qu’il avait cependant déplorée en privé. Pour marquer son soutien à Dupuis (l’État prenait en charge 8 000 des 12 000 euros de salaire du technicien, les 4 000 euros restant étant versés par la FMF), le président malgache l’avait néanmoins propulsé en juin à la direction de la section football de l’Académie nationale du sport de haut niveau, une structure récemment créée.

UNE SÉLECTION NATIONALE QUI A DES RÉSULTATS, CELA NE FAIT PAS OUBLIER LA CRISE, MAIS CELA APPORTE UN PEU DE LÉGÈRETÉ

C’est un fait, Rajoelina a beau s’astreindre à une certaine réserve, il suit de très près la sélection nationale et ses tourments. « Le chef de l’État a besoin d’une sélection qui a des résultats : c’est important pour l’image du pays et pour le moral des Malgaches, résume un membre de la fédération. Cela ne fait pas oublier la crise économique et les problèmes du quotidien, mais cela apporte un peu de légèreté. Mais un président [Raoul Rabekoto] de fédération en cavale et les mauvaises performances du onze national, ce n’est pas positif pour le pays. »

Rabekoto est en effet visé par une enquête pour abus de fonction, faux en écriture publique et usage de faux. Il est soupçonné d’avoir détourné 25 millions d’euros entre 2009 et 2018, lorsqu’il était le directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CnaPS). En fuite en Europe, il est visé par un mandat d’arrêt d’Interpol et risque, s’il devait être reconnu coupable, une condamnation au pénal. La FMF pourrait alors demander à la Fifa de le destituer de son poste de président.

Rabésandratana, dont les relations avec certains joueurs se sont dégradées et qui n’a pas répondu aux sollicitations de Jeune Afrique, pourrait voir son sort scellé dans les prochains jours. Nicolas Dupuis devrait, lui, être prochainement promu à la tête de la Direction technique nationale (DTN).

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

Madagascar-Rencontre Andry Rajoelina, Emmanuel Macron : renforcement de l’état de soumission

septembre 2, 2021

Dans le cadre de sa visite officielle en France, le Président de la République Andry Rajoelina s’est entretenu avec le Président français Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée à Paris, le 27 août dernier. Il a été rapporté que l’entrevue a été axée sur le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays. En réalité, ce n’est qu’un renforcement de l’état de soumission de la Grande Ile. Il faut dire que l’indépendance de Madagascar n’est que sur papier et personne ne peut dire le contraire vu qu’il compte essentiellement sur les aides internationales pour bouger.

Il a été rapporté par la Présidence que la rencontre entre les deux Chefs d’Etat s’est focalisée sur les sujets économiques, diplomatiques, sanitaires, mais également sur la question relative aux Iles Eparses sans apporter  plus de précision. Bien évidemment, Madagascar ne peut rien exiger de la France qui l’appuie dans divers domaines afin de renforcer son emprise. Il est à noter que les deux homologues ont aussi abordé la coopération entre Madagascar et la France dans la lutte contre la Covid-19,  ainsi que le combat pour éradiquer la famine dans le Sud. Et oui, la France a toujours été présente  pour épauler la Grande Ile qui a toujours été en état de faiblesse hier comme aujourd’hui et demain. Comme Madagascar n’a pas les moyens d’avancer vers l’émergence tout seul, le Président français a annoncé leur engagement à accompagner le plan pour l’émergence à hauteur de 240 millions d’euros d’ici 2030. Il ne faut pas oublier que le Président Andry Rajoelina s’est engagé pour un mandat et son mandat se termine en 2023 s’il compte se représenter à sa propre succession.

Concernant les Iles Eparses, Emmanuel Macron a exprimé le souhait de poursuivre les échanges  constructifs. N’empêche que ses gestes et paroles déclarant publiquement « ici c’est la France » quand il a planté le drapeau français sur les Iles Glorieuses en disent beaucoup. Cela montre d’ores et déjà que Madagascar ne peut espérer grand-chose à part une cogestion. Cela arrange pourtant la situation de Madagascar car vu les compétences des dirigeants en détournement et autres, ils n’auront pas de mal à les mettre en vente au cas où les Iles en question seront restituées à leur véritable propriétaire. Le Président Andry Rajoelina a émis beaucoup d’enthousiasme à l’issue de la Rencontre des Entrepreneurs Francophones (REF) 2021 organisée par le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) à Longchamp à Paris. La question est de savoir si cette rencontre aura des retombées économiques  prochaines car il a été spécifié que les investisseurs sont plus que séduits par les opportunités économiques que présente la Grande Ile.

Avec la Gazette de la Grande Ile par Jean Riana

Madagascar-Ministre Soafilira Princia : La petite protégée d’Andry Rajoelina

août 23, 2021

Très préoccupé, Andry Rajoelina, à Tamatave, a pris la défense de sa nouvelle ministre de la population Soafilira Princia, fraîchement nommée au niveau du ministère de la population, de la protection sociale et de la promotion de la femme, la ministre Soafilira Princia ayant été lynchée par la presse locale.

En effet, Soafilira a fait le tour des réseaux sociaux après sa nomination en raison de nombreuses vidéos que chacun considérait à caractère pornographique. Pour le chef de l’Etat,  défendant les « intérêts » de Soafilira, diverses argumentations ont été avancées. C’est le cas en particulier de sa compétence en tant que « personne de terrain » qui fait de Soafilira la personne compétente pour occuper le poste de  ministre de la population. Mais  pour l’opinion publique, les antécédents de la ministre Soafilira Princia laissent à désirer.

Pour cause, Soafilira était parmi les figurants dans les clips de l’artiste du « Kilalaky » Tsiliva. Ses images dénudées ont fait le tour de la toile quelques minutes après sa nomination en tant que membre du gouvernement. Certes, il n’y a rien de mal à être figurante dans des clips.

Cependant, les questions se posent sur ses véritables compétences pour occuper le poste de ministre de la population. Lors de la présentation des nouveaux ministres suivant le troisième remaniement du gouvernement  Ntsay Christian du nouveau mandat d’Andry Rajoelina, très peu sinon aucun parcours académique n’a été présenté au sujet de Soafilira. L’on sait qu’elle aurait occupé  des postes comme chef d’entreprise sans que cela ait été précisé.

Outre le fait que Soafilira était déjà membre de nombreuses associations,  elle est également sortante d’un institut de formation universitaire en ligne, le CNTEMAD (Centre National Télé-enseignement de Madagascar). Sans autres précisions sur le véritable parcours et les diplômes obtenus par Sofilira, les Malagasy attendent impatiemment ses véritables compétences.

Andry Rajoelina attend des résultats de ses nouveaux ministres. Ces derniers dont la ministre Soafilira, doivent donc faire preuve de diligence et de volonté pour ne pas décevoir le chef de l’Etat et les Malgaches. Si l’on s’en tient aux discours d’Andry Rajoelina à Toamasina, Soafilira serait tout simplement une innocente face aux agissements de Brice Andrianasolo, le ministre des mines au lourd passé qui a démissionné.

  Avec La Gazette de la Grande Ile par Ranaivo

Madagascar : un gouvernement remanié en profondeur

août 18, 2021

Le président malgache, Andry Rajoelina, à Antananarivo, le 26 juin 2021.

Andry Rajoelina s’est entouré, le 15 août, d’une équipe « de combat ». Objectif : donner un nouveau souffle à son quinquennat, dans la perspective de la présidentielle de 2023.

Plus que la simple refonte sur laquelle avaient parié les observateurs politiques malgaches, le gouvernement a fait l’objet d’un véritable chambardement, dans la soirée du 15 août. L’événement apparaît rétrospectivement comme la confirmation du coup de sang d’Andry Rajoelina, une semaine plus tôt, devant les caméras.

Entraîneur de foot

Le président avait en effet profité de son allocution télévisée quinzomadaire du 8 août, normalement consacrée à la situation sanitaire du pays, pour distribuer les bons et mauvais points à ses ministres. « Certains membres du gouvernement n’assurent pas la tâche qui leur a été confiée », avait lancé le chef de l’État, excédé contre les « défaillances » de certains, même si, ajoutait-il, « aucune faute ne [pouvait] leur être reprochée ».

« C’est la règle, avait insisté Rajoelina qui, pour l’occasion, s’était comparé à un entraîneur de foot. Tout le monde peut être remplacé. »

SEULS DIX MINISTRES SUR VINGT-QUATRE ONT CONSERVÉ LEUR MAROQUIN.

Aux commandes du pays depuis janvier 2019, le président ne s’est pas privé de le rappeler au moment de nommer sa troisième équipe gouvernementale. Seuls dix ministres, sur les 24 que comptait la formation précédente, ont conservé leur maroquin.

Parmi eux, Léon Richard Rakotonirina (Défense), Rodellys Randrianarison (Sécurité publique) et Lalatiana Rakotondrazafy (Communication et de la Culture), considérés comme très proches du chef de l’État.

Adversaire potentiel

Ce « gouvernement d’action » – comme l’a qualifié le président – a été élargi, puisqu’il compte 32 membres. Christian Ntsay conserve son poste de Premier ministre, qu’il occupe depuis juin 2018 – époque où il avait pris les rênes de la dernière équipe d’Hery Rajaonarimampianina, le prédécesseur de Rajoelina.

Désireux de donner un « nouveau souffle » à son quinquennat, ce dernier a profité de ce large remaniement pour resserrer les liens avec ses alliés. Ainsi, Hajo Andrianainarivelo, leader du parti MMM (membre de la plateforme Armada qui soutient le président), a conservé l’Aménagement du territoire.

Potentiel adversaire d’Andry Rajoelina à l’élection présidentielle de 2023, il s’est néanmoins vu rogner ses prérogatives, puisqu’il a perdu le portefeuille des Travaux publics, confié à Jerry Hatrefindrazana, membre de l’IRD, le parti présidentiel.

DANS LA NOUVELLE ÉQUIPE, LA FILLE ET L’EX-DIRECTEUR DE CABINET DU DÉFUNT PRÉSIDENT RATSIRAKA.

Le Parti vert fait par ailleurs son entrée au gouvernement, en la personne d’Hortencia Antoinesie, désormais vice-ministre chargée de la Reforestation auprès du ministère de l’Environnement et du Développement durable, ce dernier étant confié à Vahinala Raharinirina, une nouvelle venue, issue de la diaspora.

On remarque l’arrivée de Sophie Ratsiraka, la fille de l’ancien président, qui prend en charge l’Artisanat, dans une sorte de gage donné à l’Arema, le parti historique de Didier Ratsiraka.

Une sorte de vice-Premier ministre

Autre fidèle du défunt chef de l’État, Pierre Houlder, qui fut son directeur de cabinet, se voit attribuer l’Intérieur et de la Décentralisation. Il côtoie dans l’ordre protocolaire le ministre du Développement de l’industrie, du commerce et de la consommation, Edgard Razafindravahy. Chef de file du parti ADM, ce dernier fait figure de vice-Premier ministre compte tenu de l’étendue de ses prérogatives.

En dehors de la Défense, tous les ministères régaliens ont été renouvelés. Patrick Rajoelina, conseiller du président, reprend en main la diplomatie, avec pour mission de lui donner davantage d’éclat.

IL N’Y AURA PAS DE DROIT À L’ÉCHEC », A AVERTI LE CHEF DE L’ÉTAT.

Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison succède, à l’Économie et aux Finances, à Richard Randriamandrato, dont le départ avait déjà été annoncé par la presse locale lors du précédent remaniement de janvier 2020.

Garde des Sceaux, Imbiki Herilaza reprend le poste qu’avait occupé son père sous Didier Ratsiraka : une promotion-éclair puisqu’il était administrateur de l’École nationale des magistrats depuis deux ans.

Hausse du coût de la vie

Andry Rajoelina attend maintenant de ses ministres « qu’ils relèvent leurs manches ». Ils disposent de deux ans pour répondre aux attentes des Malgaches, en particulier en matière de hausse du coût de la vie et de gestion de la crise sanitaire. Le président a déjà prévenu son équipe : « Il n’y aura pas de droit à l’échec ». Surtout s’il veut préparer sereinement les échéances électorales de 2023…

Avec Jeune Afrique par Olivier Caslin

Madagascar-France: Tête-à-tête en vue Andry Rajoelina avec Emmanuel Macron

août 16, 2021

Andry Rajoelina, Président de la République de Madagascar et Emmanuel Macron, Président français, auront un tête-à-tête ce vendredi 27 août prochain à Paris.

La raison de la rencontre est encore à découvrir, mais qu’en est-il de l’autorisation de Andry Rajoelina, à entrer dans l’Hexagone, et précisément dans la zone d’intimité du président français.

Rappelons que Andry Rajoelina a annoncé publiquement qu’il ne s’est pas fait vacciner et qu’il ne le fera pas. Il n’arrête pas de vanter l’efficacité du CVO, remède traditionnel amélioré non reconnu par les autorités françaises, mais seule arme du président malgache face à la pandémie de Covid-19.

Quelle stratégie Andry Rajoelina va-t-il utiliser afin d’entrer sur le territoire français sans être vacciné ? Il est vrai qu’un test PCR est acceptable pour y entrer, mais est-ce suffisant pour rencontrer le président Macron ?

Notons que le professeur Philippe Juvin, patron du service des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou et maire (LR) de La Garenne-Colombe a déclaré que « toute personne pénétrant le territoire de la république française devrait être vaccinée ». Il a ajouté qu’ «  Il y a des variants qui apparaissent dans les pays en développement  et qui viendront challenger nos vaccins ». Ce qui laisse entendre que malgré la confiance totale de Rajoelina envers le CVO, il présente quand même un risque élevé de contamination.

Soit Andry Rajoelina s’est fait vacciner en secret, soit la France est assez idiote pour prendre le risque de contaminer son Président de la République avec ce tête-à-tête.

Avec La Gazette de la Grande Ile

Coronavirus : à Madagascar, lancement d’un nouveau laboratoire après des erreurs de diagnostic

mai 21, 2020

Le président malgache Andry Rajoelina, le 9 mai.

Le président malgache Andry Rajoelina, le 9 mai. © Andry Rajoelina/Twitter 

Après des « erreurs » dans les résultats de tests menés conjointement par l’Institut Pasteur de Madagascar et les autorités sanitaires locales, le président Andry Rajoelina a annoncé l’ouverture d’un nouveau laboratoire avant le 26 juin.

Ce jeudi 7 mai, l’étonnement et les interrogations ont gagné la cellule de gestion de crise du Covid-19 à Madagascar. La veille, l’Institut Pasteur, le centre d’analyse de référence du pays, a détecté 67 nouveaux cas de coronavirus dans les échantillons que les autorités sanitaires lui ont transmis [l’institut ne s’occupe que des analyses et non des prélèvements, ndlr]. C’est environ six fois plus que la moyenne des bilans quotidiens.

« C’était inexplicable », se souvient Lalatiana Rakotondrazafy, porte-parole du gouvernement. Le président Andry Rajoelina lui-même décide alors de procéder à de nouveaux tests. Ces prélèvements sont effectués par le laboratoire Mérieux, rattaché à l’Université d’Antananarivo, et les analyses sont confiées conjointement à Pasteur et Mérieux. Dix jours plus tard, lors d’une allocution télévisée, le président Rajoelina annonce que les nouveaux résultats sont sans appel : il n’y a plus que 10 patients positifs sur les 67, soit 85 % de tests erronés.

En coulisses, certains conseillers de la présidence parlent de « manipulation politique » visant à faire gonfler les chiffres du nombre de cas de Covid-19, sans toutefois nommer de coupables. Lors d’une allocution télévisée, le 17 mai, Andry Rajoelina s’est lui aussi interrogé : « Était-ce une défaillance ou un acte volontaire pour semer le trouble ? ». Sans préciser s’il s’agit d’une relation de cause à effet, le chef de l’État a par ailleurs annoncé le lancement d’un nouveau laboratoire avant le 26 juin, date du 60ème anniversaire de l’indépendance. On ignore néanmoins si la nouvelle structure remplacera Pasteur ou si elle viendra augmenter les capacités de tests.

Mesure de l’efficacité du Covid-Organics

Comment expliquer de tels écarts entre les deux séries de prélèvements ? « Notre investigation n’a pas montré de dysfonctionnement dans le processus de diagnostic, a déclaré le directeur de Pasteur, André Spiegel, le 15 mai, lors d’une conférence de presse. Mais tout n’est pas encore élucidé. Une charge virale exceptionnelle dans un échantillon a pu en contaminer d’autres sains », reconnaît-il, sans que l’on sache s’ils l’auraient été avant ou après leur arrivée au laboratoire.

Côté gouvernement, le président Rajoelina « n’a pas été satisfait des réponses données », déclare Lalatiana Rakotondrazafy, qui annonce que les investigations se poursuivent. Les autorités malgaches enquêtent aussi sur la chaîne de prélèvements, dont les équipes, récemment constituées, ne sont pas autant expérimentées que celles de l’Institut Pasteur. Depuis le début de l’épidémie, ce dernier a mené plus de 5 000 tests, à 18,5 euros de coût brut, soit près de 100 000 euros. « Nous ne recevons pas d’argent de la part de l’État malagasy », a précisé l’institut lors de la conférence de presse.

À Madagascar, si les tests mesurent l’avancée de la pandémie, ils évaluent aussi indirectement l’efficacité du Covid-Organics (CVO), la tisane « préventive et curative » contre le coronavirus, à base d’artemisia. Depuis début avril, le président fait la promotion de ce « remède miracle » qu’il a déjà offert à une vingtaine de pays africains. Son efficacité, qui n’a pas été prouvée scientifiquement mais suscite l’espoir d’une partie de la population, pourrait être contredite si le nombre de cas venait à augmenter soudainement à Madagascar.

Sur les trois derniers jours, le pays a compté respectivement 45, 21, puis 18 nouveaux cas. Le 17 mai, Madagascar a aussi annoncé son premier mort du Covid-19. « Toutes les personnes récemment atteintes n’avaient pas pris de CVO », a précisé le président Rajoelina qui n’a, cette fois, pas contesté les résultats des dépistages.

Avec Jeune Afrique par Emre Sari 

 

Madagascar/Covid-19 : Andry Rajoelina démontre l’efficacité du Covid-Organics

mai 12, 2020

 

Le président malgache est monté au créneau, le 11 mai, dans un entretien exclusif accordé à France 24 et RFI, pour défendre son médicament, le « Covid-Organics », tiré de l’artemisia.

 

Andry Rajoelina a soutenu que le seul tort du « Covid-Organics », c’est qu’il provient d’un pays africain. Pour le président, ce produit est efficace, non seulement pour prévenir le coronavirus, mais également pour guérir de la maladie. Il a révélé qu’à Madagascar, 80% de la population se soigne à travers le remède médicinal.

D’ailleurs, renchérit le président, c’est le fruit des recherches réalisées par l’Institut malgache de recherches appliquées, qui a le statut de centre régional de recherche de l’Union africaine. « La situation mondiale de la crise sanitaire fait état de trois cent mille morts, maintenant pourquoi ignorer une possibilité de traitement ? » s’est interrogé le président malgache, rappelant les résultats obtenus par son remède. « La preuve que nous pouvons montrer maintenant, c’est bien évidemment la guérison de nos malades. Il n’y a pas de mort actuellement à Madagascar. L’artemisia a fait ses preuves. Sur un échantillon de cent soixante-onze cas, cent cinq sont guéris, soit un pourcentage de guérison, de 61% », a-t-il expliqué.

Répondant à la question relative à une mise en garde de l’OMS et d’autres spécialistes en médecines, le président malgache a répondu sèchement à ses détracteurs. Pour l’ancien maire de la capitale malgache, Antananarivo, « il y a des non-dits dans leurs argumentations, qui ressemblent tout simplement à des manipulations venant des lobbies ». « Je pense que le problème, c’est que ce produit vient d’Afrique et on ne peut pas admettre qu’un pays comme Madagascar ait mis en place cette formule pour sauver le monde », a déploré le chef de l’Etat. « Si ce n’était pas Madagascar mais un pays européen qui avait découvert ce remède, est ce qu’il y aurait eu autant de doutes. Je ne le pense pas ! », a-t-il déploré.

Interrogé sur l’absence d’essais cliniques confirmant les vertus de sa tisane, Andry Rajoelina a rappelé qu’elle avait « le statut de remède traditionnel amélioré » et ne nécessitait donc, avant d’être distribuée, qu’une « observation clinique selon les indications du guide élaboré par l’OMS », précisant : « Nous avons respecté les normes éthiques reconnues universellement en matière d’études et de recherches cliniques ». « C’est une guerre contre le Covid-19, mais ce n’est pas la force militaire ou la puissance économique qui jouent actuellement, mais Dieu. Le Seigneur nous a donné les plantes médicinales pour aider notre pays et le monde entier à lutter contre cette maladie », a indiqué Andry Rajoelina. « Rien ne nous empêchera d’avancer, ni un pays, ni une organisation », a-t-il insisté, en réponse aux mises en garde de l’OMS.

Même si beaucoup de pays africains ont reçu leurs lots de « Covid-Organics », des scientifiques ainsi que l’OMS émettent toujours des réserves quant à l’efficacité du remède. L’OMS a mis en garde les dirigeants africains contre la tentation de promouvoir et d’utiliser la potion malgache sans tests scientifiques. En effet, Madagascar a fourni à sa population et à plusieurs pays africains un breuvage à base d’artemisia, une plante à l’effet thérapeutique reconnu contre le paludisme, en affirmant qu’il prévenait et soignait le Covid-19. A ce jour, la Grande Île compte officiellement cent quatre-vingt cas d’infections au Covid-19 dont cent cinq guérisons et aucun mort.

 

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba

Madagascar – Andry Rajoelina: « Je ne me présenterai que si je pense pouvoir favoriser le développement du pays « 

février 12, 2018

 

Andry Rajoelina, président de la Transition de la République de Madagascar, en 2013. © Stan Honda/AP/SIPA

Si l’ancien président de la transition malgache, Andry Rajoelina, continue d’annoncer à demi-mot sa candidature à l’élection présidentielle, prévue fin 2018, celui-ci présente à Jeune Afrique son Initiative Emergence Madagascar (IEM), avec laquelle il espère convaincre les principaux partis d’opposition qu’il peut incarner leur leader unique.

Quelques mois avant l’élection présidentielle, attendue pour la fin de cette année à Madagascar, Andry Rajoelina a pris l’initiative et tient à le faire savoir. Après s’être tenu à l’écart de la scène politique pendant quatre ans, l’ancien président de la transition (de 2009 à 2013) a rompu le silence, pour dévoiler le 26 janvier, à Paris, les contours de son Initiative Emergence Madagascar (IEM). Un projet qui pourrait bien lui servir de base programmatique, s’il décide de se lancer dans la course à la succession de l’actuel chef de l’État, Hery Rajaonarimampianina.

Officiellement, Andry Rajoelina n’est candidat à rien. Avant de se prononcer, il veut expliquer sa démarche à la population et aux membres de son parti, le MAPAR. Il doit surtout convaincre les responsables de l’Alliance républicaine de Madagascar (Armada) qu’il peut être le leader unique derrière lequel doit se ranger cette plateforme constituée, dès la fin 2014, des principaux partis d’opposition.

L’ancien maire de la capitale doit également compter avec le retour au premier plan et les ambitions retrouvées de Marc Ravalomanana. L’ancien président rêve tout haut de réendosser le costume qu’il a porté de 2002 à 2009. Il aurait déjà tendu la main à Andry Rajoelina, et proposer une alliance à celui qui, pourtant, avait contribué à le renverser.

Je ne suis pas en précampagne. […] La question de ma candidature n’est pas d’actualité

Avant de rentrer au pays, où l’attend ce qui ressemble à un long marathon électoral, le promoteur de l’IEM a accordé un entretien à Jeune Afrique, « pour partager notre vision de Madagascar ». Même si ce n’est encore qu’une esquisse.

Jeune Afrique : L’initiative que vous avez présentée à Paris ressemble beaucoup à un programme présidentiel. Êtes-vous candidat à l’élection attendue pour cette fin d’année 2018 ?

Andry Rajoelina : Ce qui intéresse les Malgaches aujourd’hui, c’est de connaître les solutions que peuvent proposer les politiciens à leurs problèmes. Je ne suis pas comme les deux autres candidats déclarés. Je ne suis pas en précampagne. Je cherche la solution et j’espère la trouver avec l’IEM. La question de ma candidature n’est pas d’actualité. Je ne me présenterai que si je pense pouvoir favoriser le développement du pays.

Le développement est justement l’objet de votre initiative. Qu’est-ce que l’Initiative Emergence Madagascar (IEM) ?

Elle regroupe des experts internationaux, sur un grand nombre de secteurs, qui ont pour mission de contribuer au développement de Madagascar. Nous travaillons avec certains partenaires depuis plus de trois ans. Nous pouvons déjà proposer des solutions très concrètes, en matière d’électrification, d’agriculture, d’éducation, etc.

Il faut sortir de l’improvisation qui a caractérisé les mandats précédents, à commencer par le mien

Nous avons dévoilé notre démarche à Paris, et le lancement officiel de l’initiative se tiendra le 16 mars, lors d’un forum organisé à Antananarivo, en présence des experts de l’IEM.

Tous les mois et demi se tiendra un forum similaire à travers le pays, organisé autour de thématiques très précises, de l’éducation à la bonne gouvernance, avec l’objectif de rattraper notre retard de développement et de faire venir les investisseurs. Dans le même temps, je veux également rencontrer la population, comprendre ses problèmes. Je souhaite qu’elle s’approprie le processus.

Qui finance l’IEM ?

Moi-même. Les investissements à réaliser dans le cadre de nos programmes seront financés par les investisseurs. Nous rencontrons de nombreux fonds, en leur présentant des cadres très précis pour expliquer nos besoins en financement et la rentabilité qu’ils sont en droit d’attendre de leurs investissements.

Et que pensent les bailleurs de fonds de cette initiative ?

J’ai en effet rencontré les membres de l’OIF et des Nations unies, et ils apprécient notre démarche à sa juste valeur. Nous sommes les seuls aujourd’hui à présenter une initiative concrète. Il faut sortir de l’improvisation qui a caractérisé les mandats précédents, à commencer par le mien. Nous ne pouvons plus commettre les mêmes erreurs. Nous devons nous entourer des meilleurs experts, trouver les partenaires qui nous accompagneront. Venir avec une vision qui suscite l’adhésion de la population.

Êtes-vous en contact avec certains chefs d’État africains ?

Je vais très officiellement commencer à en rencontrer quelques-uns dès les prochaines semaines. L’IEM doit s’inspirer de ce qui fonctionne ailleurs, au Maroc, au Sénégal, au Rwanda, en Éthiopie… Nous devons utiliser les recettes qui ont déjà fait leur preuve en matière de développement.

Quel bilan faites-vous du mandat du président Hery Rajaonarimampianina ?

La situation est aujourd’hui catastrophique à Madagascar. Le pays s’enfonce dans la pauvreté à mesure qu’augmente le coût de la vie. Le pouvoir n’arrive plus à garantir la sécurité de ses citoyens et la corruption est encore plus généralisée que par le passé.

Vous êtes-vous senti trahi par sa volte-face en 2014, en refusant de vous laisser nommer son Premier ministre ?

Le passé ne m’intéresse plus et si je redoutais la trahison, je ne ferais pas de politique. Lui n’est justement pas un homme du sérail. Il a été mon ancien ministre des Finances, avant que moi et mon parti ne le mettions au pouvoir, pour qu’ensuite il nous tourne le dos…

L’Armada s’est engagée à soutenir un candidat unique à l’élection. Il n’y aura donc pas de guerre des chefs

L’actuel chef de l’État a néanmoins renoué le contact avec la communauté internationale et les bailleurs de fonds…

Durant les années de la transition, le pays n’en bénéficiait pas, ce qui ne nous a pas empêché de maintenir le pouvoir d’achat des Malgaches. Il n’a aucune excuse à maintenir le pays dans un tel état de pauvreté, alors qu’il peut s’appuyer sur cette aide extérieure. Madagascar a un potentiel énorme en matière de développement et l’IEM a justement pour but de relever le pays et de redonner aux Malgaches leur fierté.

En plus d’être l’initiateur de l’IEM, vous êtes surtout le leader du MAPAR. Quel sera le rôle du parti dans votre initiative ?

Je ne veux pas mélanger la politique et le développement du pays. L’IEM n’a pas vocation à réunir des politiciens, mais des gens volontaires, des experts… C’est la raison pour laquelle aucun délégué du MAPAR n’était présent à Paris. Son rôle se limite pour l’instant à celui de soutien politique et organisationnel.

Comment ont réagi les autres leaders de l’Armada, dont le MAPAR n’est qu’une composante ?

L’Armada s’est engagée à soutenir un candidat unique à l’élection. Il n’y aura donc pas de guerre des chefs. Si besoin, nous pouvons très bien imaginer un système de primaires. Aujourd’hui, le plus important est que l’Armada et ses différents responsables soutiennent notre démarche et approuvent le contenu de l’IEM.

Si Marc Ravalomanana souhaite m’appuyer à la tête du pays, je ne suis évidemment pas contre

À Antananarivo, la rumeur insiste pour que Marc Ravalomanana ait pris contact avec vous. Que lui avez-vous répondu ?

S’il souhaite m’appuyer à la tête du pays, je ne suis évidemment pas contre. À lui de venir vers moi et de partager ma vision du développement pour notre pays.

Ce n’est pas moi qui aie pris contact avec lui. Je n’ai pas cherché à le voir, mais je ne ferme aucune porte. Je veux rassembler, autour de ma personne, toutes les bonnes volontés qui permettront de reconstruire le pays.

Pourquoi ne déclarez-vous pas votre candidature maintenant ?

Parce que je dois aller, avant cela, à la rencontre des Malgaches. Je verrai alors s’ils souhaitent que je sois candidat.

Jeuneafrique.com par

Madagascar: l’opposition exige une présidentielle anticipée

juin 12, 2015

Antananarivo – L’opposition au président malgache Hery Rajaonarimampianina a exigé vendredi soir une élection présidentielle anticipée, même si la destitution du président n’est pas confirmée par la justice.

Nous exigeons une élection présidentielle anticipée quelle que soit l’issue de la décision qui sera prise par la Haute cour constitutionnelle, a indiqué Sarah Georget Rabeharisoa, en lisant devant la presse un communiqué du groupement des partis d’Andry Rajoelina et de ses alliés, l’ARMADA ou alliance républicaine de Madagascar.

Si la Haute cour ne confirme pas la déchéance du président, votée par l’assemblée le 26 mai, les parlementaires n’ont toutefois aucun moyen de provoquer un scrutin présidentiel anticipé, 18 mois après l’élection de M. Rajaonarimampianina à la présidence.

Madagascar est actuellement plongé dans une crise politique depuis que le parlement a voté la destitution du chef de l’Etat. Selon la Constitution, cette destitution doit être entérinée par la Haute cour constitutionnelle, qui pourrait se prononcer très rapidement.

Hery Rajaonarimampianina, démocratiquement élu président en 2013 et reconnu par la communauté internationale, est très vivement contesté par ses opposants pour sa gestion.

Fin mai, 121 des 151 députés de l’Assemblée nationale ont voté une requête de mise en accusation aux fins de déchéance du chef de l’Etat, pour sept cas de violation grave de la constitution.

M. Rajaonarimampianina conteste la régularité du vote de l’Assemblée, affirme que certains parlementaires ont été corrompus, et met en avant les rancoeurs des députés à son endroit, notamment parce qu’il a refusé de leur octroyer la flotte de véhicules 4×4 qu’ils réclamaient.

L’enjeu de cette bataille politique est de taille pour Madagascar. Les donateurs internationaux, qui avaient fui en 2009, commencent tout juste à revenir, et l’économie sinistrée par les années de crise reprend quelques couleurs.

Une nouvelle phase d’instabilité pourrait mettre à mal ce fragile sursaut, dans ce pays parmi les plus pauvres du monde.

Derrière le vote des député se trouvent les deux adversaires politiques du président, ses deux prédécesseurs, qui ont été interdits de se présenter à la présidentielle de 2013, sous la pression de la communauté internationale.

Le premier est Marc Ravalomanana, démocratiquement élu puis renversé en 2009 par un coup d’État du second, Andry Rajoelina, resté au pouvoir jusqu’en 2013 sans jamais avoir été élu.

Marc Ravalomanana vient tout juste d’être libéré de son assignation à résidence, où il avait été placé à son retour d’exil en octobre 2014, pour être revenu au pays sans autorisation et avoir mis en cause la légitimité du chef de l’État. Ses députés ont voté la destitution de M. Rajaonarimampianina.

Les élus fidèles à M. Rajoelina, majoritaires au parlement, ont également voté la destitution.

Mardi, le gouvernement a fait couper huit des quinze émetteurs relais de la radio et télévision d’Andry Rajoelina, VIVA, pour violation des textes en vigueur.

VIVA réplique depuis en diffusant en boucle un spot affirmant: Stop, cela suffit, le peuple va parler, le peuple va se lever!.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juin 2015 20h04)