Posts Tagged ‘Ange-Felix Patassé’

Centrafrique : un ancien ministre tué à l’arme blanche en plein centre de Bangui

janvier 24, 2014

Un ancien ministre a été assassiné à l’arme blanche vendredi dans le 5e arrondissement de Bangui. Proche de l’ancienne rébellion Séléka, Joseph Kalité avait occupé des fonctions ministérielles sous Ange-Félix Patassé et François Bozizé.

À Bangui, l’heure est aux actes de représailles. Joseph Kalité, plusieurs fois ministres sous Ange-Félix Patassé et François Bozizé, a été assassiné à l’arme blanche vendredi 24 janvier dans le 5e arrondissement de Bangui (près de l’aéroport). Les circonstances de sa mort sont encore incertaines, mais selon une source diplomatique, Kalité avait récemment confié qu’il se sentait menacé.

Membre du KNK (Kwa na Kwa, le parti de Bozizé), ce Goula, l’ethnie du président déchu Michel Djotodia, était néanmoins très proche de l’ex-rébellion Séléka. Il fut l’ancien beau-père de Herbert Gontran Djono-Ahaba, ministre d’État aux Mines, au Pétrole et à l’Énergie, et neveu de Djotodia.

Accusé d’être derrière la rébellion, il avait été limogé du gouvernement (il était alors ministre de l’Habitat et du logement) puis arrêté par Bozizé, peu de temps après le début de l’offensive de la Séléka, en décembre 2012.

Après le coup d’État du 24 mars, son nom avait plusieurs fois été cité comme possible ministre.

Tractations

Vendredi matin, des violences et des pillages ont également été signalés dans le quartier du PK-12, à la sortie nord de la capitale. Les soldats français de l »opération Sangaris étaient déployés dans le quartier pour empêcher que les pillages ne dégénèrent en tueries.

L’assassinat de cette personnalité politique intervient alors que les tractations pour la formation du nouveau gouvernement et le choix du Premier ministre se poursuivent. Vendredi, la nouvelle présidente de la transition, Catherine Samba Panza, s’est installée au palais présidentiel. Une brève cérémonie de passation des pouvoirs a eu lieu avec le président du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire), Alexandre-Ferdinand Nguendet, qui a assuré l’intérim de l’exécutif depuis la démission de Michel Djotodia.
________

Jeunafrique.com par Vincent Duhem

Centrafrique: 8 candidats participeront à l’élection du président de transition

janvier 19, 2014
rca

Centrafrique: 8 candidats participeront à l’élection du président de transition Centrafrique: 8 candidats participeront à l’élection du président de transition © AFP

Les parlementaires centrafricains ont retenu huit candidatures parmi les 24 dossiers déposés pour participer à l’élection du nouveau président de transition censé pacifier un pays ravagé par des mois de violences, a-t-on appris de source officielle dimanche.

« Des 24 dossiers de candidatures enregistrés, 8 ont été retenus pour le concours à la magistrature suprême de l’Etat (. . . ) tous les dossiers ont été examinés », a déclaré devant la presse le président de la Commission électorale spéciale chargée de sélectionner les candidats, Blaise Fleury Otto.

Parmi les candidats retenus figurent notamment l’actuelle maire de Bangui, Catherine Samba Panza, ainsi que Sylvain Patassé et Désiré Kolingba, respectivement fils des présidents Ange-Felix Patassé, au pouvoir de 1993 à 2003, et André Kolingba, de 1985 à 1993.

Autre candidat retenu, Emile Gros Raymond Nakombo, un banquier proche de l’ex-président Kolingba, qui avait reçu le soutien de plusieurs centaines de manifestants rassemblés à Bangui vendredi.

Après cette annonce, chaque entité des forces vives de la nation (partis politiques, associations. . . ), présentes au Parlement, ont été invitées à désigner un représentant pour émettre un avis sur les huit candidats, avant l’élection du nouveau président lundi par les membre du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire).

L’élection du président de transition doit permettre de combler le vide institutionnel laissé par la démission du président Michel Djotodia le 11 janvier, accusé par la communauté internationale de n’avoir rien fait pour arrêter les tueries interreligieuses.

Le nouvel élu aura la lourde tâche de pacifier le pays, de remettre une administration totalement paralysée en état de marche et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux.

Jeuneafrique.com avec AFP