Posts Tagged ‘Angela Merkel’

Allemagne/Vaccin anti-Covid : Angela Merkel a reçu sa première dose d’AstraZeneca

avril 16, 2021

La chancelière allemande s’est fait vacciner et a incité les Allemands à la suivre, la vaccination étant selon elle « la clé pour sortir de la pandémie ».

Comme d’autres dirigeants européens avant elle, Angela Merkel a été vaccinée vendredi 16 avril au matin. La chancelière allemande a annoncé avoir reçu sa première dose d’AstraZeneca, l’Allemagne ayant décidé de réserver l’usage de ce vaccin aux personnes de plus de 60 ans, en raison des inquiétudes liées aux rares cas de thromboses repérés en Europe. « Je suis contente d’avoir reçu aujourd’hui (vendredi) ma première dose avec AstraZeneca », indique la chancelière allemande, citée dans un tweet de Steffen Seibert qui montre aussi le certificat de vaccination. « Se faire vacciner est la clé pour sortir de la pandémie », a-t-elle souligné.

« Je remercie tous ceux qui participent à la campagne de vaccination – et tous ceux qui se font vacciner », a ajouté Angela Merkel. La chancelière, âgée de 66 ans, entre dans la catégorie d’âge du public éligible à la vaccination par le sérum anglo-suédois.

Au 2 avril, il y avait 42 cas répertoriés de thrombose veineuse cérébrale en Allemagne après une vaccination AstraZeneca. Dans 35 cas, il s’agit de femmes de 20 à 63 ans et huit personnes sont décédées.

Plus de 15 millions d’Allemands ont reçu une dose de vaccin

Le ministre des Finances et candidat social-démocrate à la chancellerie aux élections du 26 septembre, Olaf Scholz, devait lui aussi recevoir vendredi une dose de ce vaccin. Le président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a lui aussi reçu une première dose de ce vaccin au début du mois.

Avec Le Point avec AFP

Allemagne: Angela Merkel testée négative au coronavirus

mars 23, 2020

 

Le porte-parole du gouvernement allemand a annoncé lundi 23 mars qu’Angela Merkel avait été testée négativement au coronavirus. La chancelière était confinée depuis dimanche car elle était entrée en contact vendredi avec un médecin contaminé. Le vice-chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré plus tôt lundi que la chancelière était en bonne santé et qu’elle travaillait à domicile.

120.000 Allemands rapatriés de l’étranger

Le gouvernement allemand a annoncé lundi avoir rapatrié 120.000 de ses ressortissants sur les 200.000 bloqués à l’étranger par l’épidémie de coronavirus qui a conduit plusieurs pays à fermer leur espace aérien.

Une attention particulière est portée aux voyageurs qui se trouvent au Chili, au Mexique, en Nouvelle-Zélande et en Gambie, et dont le rapatriement pose un défi logistique plus important, a précisé le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

Par Le Figaro avec AFP

Allemagne: Angela Merkel se met en quarantaine après avoir été en contact avec un médecin contaminé

mars 22, 2020

 

Angela Merkel, en contact vendredi avec un médecin testé positif au nouveau coronavirus, a «décidé de se placer immédiatement en quarantaine» à domicile, a annoncé dimanche le porte-parole du gouvernement allemand.

La chancelière «fera l’objet d’un test au cours des prochains jours» pour savoir si elle est infectée, a précisé dans un communiqué Steffen Seibert, ajoutant qu’elle «poursuivrait ses activités officielles en quarantaine à domicile» à Berlin.

Allemagne interdit les rassemblements de plus de deux personnes

Les rassemblements de plus de deux personnes dans l’espace public vont être interdits en Allemagne durant «au moins deux semaines» pour endiguer l’épidémie de coronavirus, a annoncé dimanche 22 mars Angela Merkel.

«Une distance minimale de 1,5 mètre devra être respectée en public», a ajouté lors d’une conférence de presse la chancelière, précisant que les restaurants et salons de coiffure seraient fermés.

Par Le Figaro avec AFP

Ukraine : Macron et Merkel saluent la libération d’échange de prisonniers

décembre 29, 2019

Dimanche a eu lieu l’échange de 200 prisonniers entre Kiev et les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine.

Un prisonnier, Ivan Katyshev, retrouvant sa mère Lyudmila.
Un prisonnier, Ivan Katyshev, retrouvant sa mère Lyudmila. GENYA SAVILOV / AFP

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont salué dimanche 29 décembre la libération et l’échange de prisonniers intervenus dans l’est de l’Ukraine entre forces gouvernementales ukrainiennes et séparatistes pro-russes. Il s’agit d’environ 200 personnes.

Les images de l’échange de prisonniers entre séparatistes pro-russes et ukrainiens
Un important échange de prisonniers entre Kiev et les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine a eu lieu le dimanche 29 décembre, a annoncé la présidence ukrainienne.

«Ce développement est conforme à l’engagement pris le 9 décembre dernier, lors du sommet de Paris en format ‘Normandie’, de faciliter la libération et l’échange de personnes faites prisonnières dans le cadre du conflit d’ici la fin de l’année», ont souligné Emmanuel Macron et Angela Merkel dans un communiqué.

Cet accord sur les prisonniers avait été conclu le 10 décembre dernier par le dirigeant russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodimir Zelenski lors d’une réunion placée sous l’égide de Macron et Merkel. Conformément aux décisions du sommet de Paris, (la décision) doit désormais s’accompagner de la mise en œuvre totale et intégrale du cessez-le-feu, ainsi que le Groupe de Contact Trilatéral l’a réaffirmé le 18 décembre.

Plus tôt, le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande ont jugé «positif l’échange de détenus».

La présidence ukrainienne a indiqué que 76 de ses ressortissants avaient ainsi retrouvé leurs foyers, cinq ans après le début du conflit. Les séparatistes des républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk ont dit pour leur part aux agences russes s’être vues respectivement remettre 61 et 63 personnes.

Les forces de Kiev combattent les séparatistes dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine depuis 2014. Ce conflit a fait plus de 13.000 morts et des combats sporadiques se poursuivent malgré un accord de cessez-le-feu.

Par Le Figaro avec Reuters

Climat : l’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030

septembre 20, 2019

Global Climate Strike in Berlin

La chancelière allemande Angela Merkel et le ministre des Finances Olaf Scholz lors d’une réunion autour du climat, le 20 septembre à Berlin. MICHAEL HANSCHKE / REUTERS

La coalition gouvernementale allemande vient de se doter d’une stratégie climatique.

L’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030 «pour la protection du climat et la transition énergétique», selon le texte final négocié vendredi au sein de la coalition d’Angela Merkel et obtenu par l’AFP.

Cet effort, réclamé par des manifestations massives dans tout le pays, doit permettre à la première économie européenne d’accélérer la baisse de ses émissions polluantes, jusqu’ici nettement inférieure à ses objectifs. L’enjeu consiste à prendre des mesures pour inciter les Allemands à réduire les émissions polluantes, et permettre au pays, aujourd’hui en retard, d’atteindre ses objectifs de réduction d’émissions polluantes.

L’annonce intervient alors que des dizaines de milliers de manifestants, 80.000 selon les organisateurs, s’étaient rassemblés à Berlin à l’emblématique Porte de Brandebourg, en ce jour d’un mouvement mondial de grève pour la défense du climat. La mobilisation devrait être particulièrement bien suivie en Allemagne, où les écologistes ont le vent en poupe et enchaînent les succès électoraux.

Global Climate Strike in Berlin

De nombreux manifestants réunis à Berlin le 20 septembre pour la grève du climat. FABRIZIO BENSCH

Au total, des manifestations doivent avoir lieu dans 575 villes allemandes, «du jamais vu», a estimé la porte-parole allemande du mouvement FridaysforFuture, Luisa Neubauer dans un tweet.

Une panoplie de mesures

Selon le projet d’accord en discussion, des investissements d’«un montant à trois chiffres en milliards d’euros», soit au moins 100 milliards d’euros, sont prévus d’ici à 2030. Les partis se sont particulièrement disputés sur son financement, rendu extrêmement compliqué par le fait que le gouvernement refuse de contracter de nouvelles dettes, conformément à sa politique d’orthodoxie budgétaire du «Schwarze Null».

Les négociations achoppaient en particulier sur un modèle de tarification des émissions de CO2, où l’essence, le diesel, le gaz de chauffage ou le fioul pourraient être intégrés dans un marché national de certificats et voir leur prix monter, d’environ 11 centimes par exemple pour le litre de diesel.

Question centrale: où fixer le curseur pour à la fois avoir un prix suffisamment élevé afin d’inciter les consommateurs à opter pour les solutions les moins polluantes, mais en même temps ne pas provoquer de levée de bouclier de l’opinion, à l’exemple du mouvement des gilets jaunes en France ? Il est question dans les discussions de prix plancher et plafond sur ce marché.

Concrètement, la stratégie du gouvernement comprend aussi une panoplie de mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture, l’industrie et les transports. Cela va de la promotion des transports publics et des trains, à l’augmentation du prix des voyages en avion en Allemagne, ou à diverses subventions pour le développement des voitures électriques ou pour des chauffages individuels efficaces et propres.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Allemagne: Angela Merkel prise de tremblements durant une cérémonie officielle

juin 18, 2019

 

Angela Merkel a été prise de tremblements durant plusieurs minutes pendant une cérémonie officielle avec le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, mardi à Berlin.

La chancelière a été victime de ce malaise alors qu’elle attendait, au côté du président ukrainien, une parade militaire à la chancellerie, à Berlin, où la température avoisinait mardi les 30 degrés. Les bras légèrement tendus vers l’avant, elle a visiblement tenté d’atténuer ces tremblements durant les hymnes allemand et ukrainien.

Elle a ensuite, plus d’une heure après cette scène, assuré, avec le sourire, avoir retrouvé ses esprits : «j’ai bu au moins trois verres d’eau, c’est qui m’a manifestement manqué et à présent je me sens très bien». Le président ukrainien a plaisanté en assurant : «elle se tenait à côté de moi, elle était en totale sécurité» lors de la cérémonie. Angela Merkel, qui se retirera de la politique à la fin de son mandat, au plus tard en 2021, aura 65 ans le mois prochain

Par Le Figaro.fr avec AFP

La course à la succession d’Angela Merkel s’ouvre en Allemagne

octobre 29, 2018

La chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 29 octobre 2018 / © AFP / Tobias SCHWARZ

La compétition pour remplacer Angela Merkel à la tête de son parti conservateur et peut-être ensuite de l’Allemagne s’ouvre mardi après l’annonce choc du retrait progressif du pouvoir de la chancelière.

Tirant les conséquences d’une douloureuse débâcle électorale en Hesse, Angela Merkel, 64 ans, a fait savoir lundi qu’elle mettrait un terme à sa carrière politique dans trois ans, après son quatrième mandat.

« Il est temps d’ouvrir un nouveau chapitre », a-t-elle martelé, soulignant s’être toujours donné pour objectif de quitter la scène politique « dans la dignité ».

La cheffe du gouvernement, aux manettes de la première économie en Europe depuis 13 ans, franchira un premier pas décisif vers la sortie dans un peu plus d’un mois quand elle passera la main à la tête de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) qu’elle préside depuis dix-huit ans.

– Trois candidats –

Trois candidats se sont d’ores et déjà déclarés en interne pour lui succéder comme président(e) de la CDU, un poste considéré comme un marche-pied vers la chancellerie.

Parmi eux figurent la secrétaire générale du parti, Annegret Kramp-Karrenbauer, et le ministre de la Santé, Jens Spahn.

D’autres pourraient leur emboîter le pas, comme le dirigeant de la puissante région de Rhénanie du Nord-Westphalie, Armin Laschet, qui n’exclut pas de se lancer dans la course.

L’AfD en Allemagne / © AFP / Thorsten EBERDING

La chancelière a insisté sur le fait qu’elle n’avait pas de favori pour sa succession. Le nouveau dirigeant sera élu par un millier de délégués réunis en congrès les 7 et 8 décembre à Hambourg.

Annegret Kramp-Karrenbauer, dite « AKK », tient la corde, selon les médias et fait figure de dauphine adoubée par Angela Merkel qui l’avait proposée au poste de secrétaire générale en février. Les deux femmes partagent une ligne politique plutôt centriste.

– ‘Opposition interne’ –

Partisan à l’inverse d’un coup de barre à droite, l’ambitieux Jens Spahn, 38 ans, est considéré comme le « chef de l’opposition interne » ou la « star contestée de la CDU ».

Il n’a cessé de contester la chancelière notamment sur les questions d’immigration depuis sa décision historique d’accueillir un million de migrants en 2015 et 2016.

Mais il pourrait encore manquer d’expérience aux yeux de certains cadres de la CDU.

Une ancienne étoile montante du parti, Friedrich Merz, a également décidé de tenter sa chance bien qu’il ait quitté la scène politique de longue date en raison de sa rivalité ancestrale avec Angela Merkel.

Merkel prépare sa sortie après un cinglant revers électoral / © AFP / Marion Payet

Amis comme rivaux politiques ont salué la décision d’Angela Merkel tant les Allemands semblent lassés de son style de gouvernement basé sur la recherche permanente du compromis, voire la non prise de décision.

Parviendra-t-elle vraiment à tenir encore trois ans compte-tenu de son affaiblissement politique qui risque désormais d’aller croissant? D’autant que son successeur à la CDU va devoir se démarquer de Mme Merkel s’il veut avoir des chances de conquérir la chancellerie.

« Quand Angela Merkel va renoncer à la présidence de la CDU en décembre, son mandat de chancelière ne va plus durer longtemps », prédit un éditorialiste du Spiegel. « C’est la fin d’une ère ».

Le président de la chambre des députés et vétéran de la politique allemande, Wolfgang Schaüble, ne semble plus la soutenir que du bout des lèvres: « nous ferons ce que nous pourrons pour éviter l’impression d’un canard boiteux », a-t-il dit à la chaîne de télévision Deutsche Welle.

Angela Merkel apparaît désormais d’autant plus comme une chancelière en sursis qu’elle doit en plus compter avec les difficultés de son partenaire social-démocrate. Le SPD enchaîne aussi les scrutins calamiteux et pourrait être tenté à tout moment par une cure d’opposition.

« Le SPD demeure dans une crise existentielle qui pourrait facilement déboucher sur la décision de quitter le gouvernement l’an prochain », estime même un analyste de la banque ING-Diba, Carsten Brzeski.

« La pression sera d’autant plus forte que la CDU met le cap à droite avec une nouvelle direction », renchérit Charles Lichfield, analyste d’Eurasiagroup.

Romandie.com avec(©AFP / (30 octobre 2018 04h38)

Allemagne: Merkel dans l’embarras, les « chasses » aux étrangers remises en causes en cause

septembre 7, 2018

Le patron du Renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a mis en doute des « chasses » aux étrangers à Chemnitz, contredisant Angela Merkel. Le 12 avril 2018. / © AFP/Archives / MICHELE TANTUSSI

Le patron du Renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a mis en doute l’existence de « chasses » aux étrangers à Chemnitz, contredisant et embarrassant Angela Merkel au moment où elle fait face à de nouveaux remous politiques sur les migrants.

Un nouveau rassemblement à l’appel d’un groupuscule local d’extrême droite Pro Chemnitz est par ailleurs prévu en fin de journée dans cette ville de l’ex-RDA. La cité saxonne est depuis près de deux semaines le théâtre de manifestations et violences, suite au meurtre à l’arme blanche d’un Allemand, que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.

Hans-Georg Maassen a fait part vendredi dans Bild de ses sérieux doutes quant à d’éventuelles « chasses collectives » perpétrées contre des personnes d’apparence étrangère lors d’un rassemblement non autorisé de l’extrême droite le 26 août à Chemnitz. Celui qui avait mis le feu aux poudres.

Or, ces « chasses collectives » avaient été officiellement condamnées dès le lendemain par le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert.

La dirigeante elle-même avait ensuite employé cette expression et évoqué également des images montrant « très clairement la haine » et « une poursuite contre des personnes innocentes ».

– ‘Fausse information’ –

Le chef du renseignement a également mis en doute l’authenticité d’une vidéo diffusée ce soir-là sur le compte Twitter d’un groupe d’extrême gauche « Antifa Zeckenbiss » et montrant au moins un jeune homme, probablement d’origine étrangère, poursuivi en pleine rue par des hommes vociférants.

« Il y a de bonnes raisons de croire qu’il s’agit d’une fausse information intentionnelle pour éventuellement détourner l’attention de l’opinion publique du meurtre à Chemnitz », selon M. Maassen qui n’a fourni aucune précision.

La chaîne publique ARD, qui a effectué des recherches poussées sur ce document, a assuré à l’inverse que rien n’indiquait que cette vidéo était un « fake », s’appuyant sur les témoignages de journalistes sur place ou l’analyse des lieux.

La Fédération des journalistes allemands a critiqué les mises en cause du patron du Renseignement. « Face à ses doutes, il y a les témoignages de journalistes » sur place, qui ont assisté aux scènes et ont été eux-mêmes parfois agressés, a-t-elle dit.

La police de Chemnitz avait elle-même fait état de plaintes déposées par un jeune Afghan, un Bulgare ou encore un Syrien, suite à des agressions en marge du défilé organisé le 26 août par l’extrême droite pour dénoncer l’homicide commis le même jour.

Les violences avaient suscité un immense émoi dans un pays, où l’opinion est très polarisée sur la question des migrants depuis l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016.

Les mises en cause du patron du renseignement sont un pavé dans la marre pour Angela Merkel sur le plan politique car plusieurs responsables de son propre camp conservateur, à commencer par son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, et l’extrême droite, mettent en cause depuis plusieurs jours la réalité des violences contre les étrangers à Chemnitz.

– Mise en garde –

La chancelière est en grande difficulté depuis des mois sur la question migratoire.

Chaque fait divers impliquant des migrants est l’occasion pour le parti d’extrême droite (AfD) de l’attaquer et de dénoncer une hausse supposée de l’insécurité et de la délinquance depuis 2015.

Et Horst Seehofer, également président du très conservateur parti bavarois CSU – théoriquement allié de la CDU – conteste de nouveau ouvertement la politique migratoire de la chancelière.

Il a estimé jeudi que l’immigration était « la mère de tous les problèmes » de l’Allemagne, ce qu’a contesté dans la foulée Mme Merkel. Et vendredi il a apporté son soutien au patron du Renseignement, affirmant qu’il avait « toute (sa) confiance ».

Le ministre avait déjà poussé la coalition gouvernementale entre sociaux-démocrates et conservateurs au bord de l’implosion fin juin sur cette épineuse question de l’accueil des migrants.

Dans ce climat, le président de la République, Frank-Walter Steinmeier, est sorti de sa réserve vendredi pour mettre en garde contre toute offensive visant la démocratie allemande et rappeler « les conséquences » des attaques subies par la République de Weimar, avant l’avènement du nazisme en 1933.

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 17h04)

Trump cible l’Allemagne au sommet de l’Otan

juillet 11, 2018

Angela Merkel et Donald Trump parlent à la presse à l’issue d’un entretien en tête-à-tête au premier jour du sommet de l’Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Donald Trump a lancé mercredi, au premier jour du sommet de l’Otan, une attaque frontale contre l’Allemagne, accusée d' »enrichir » la Russie en lui achetant du gaz et de ne pas contribuer suffisamment aux efforts militaires de l’Alliance.

Très remonté, le président américain est resté sourd aux tentatives d’explications du secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg qu’il a rencontré avant l’ouverture officielle de la réunion à Bruxelles.

« L’Allemagne est complètement contrôlée par la Russie (…), elle est prisonnière de la Russie », a-t-il martelé dans une diatribe contre la première puissance économique de l’UE.

« Elle paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela ? Ce n’est pas juste », a-t-il encore asséné.

L’Allemagne prend ses décisions de manière « indépendante », a rétorqué mercredi la chancelière allemande Angela Merkel.

Donald Trump et Angela Merkel ont eu l’occasion de s’expliquer au cours d’un tête-à-tête après la première séance de travail. Le président américain a alors changé de ton, assurant avoir de « très bonnes relations » avec la chancelière.

Il a précisé avoir discuté du projet de doublement du gazoduc Nord Stream entre la Russie et l’Allemagne, auquel il est fortement opposé, mais il s’est refusé à entrer dans les détails de l’entretien.

Angela Merkel s’est dite « contente d’avoir l’occasion d’un échange de vues » avec le président américain sur les migrations et l’avenir des relations commerciales. « Nous sommes des partenaires, nous sommes de bons partenaires et nous souhaitons continuer à coopérer à l’avenir », a-t-elle simplement commenté.

Donald Trump est accueilli par le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, au premier jour du sommet à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

De son côté, le président français Emmanuel Macron a exhorté les membres de l’Otan à « ne pas fragiliser » l’Alliance atlantique, avant de s’entretenir à son tour avec Donald Trump.

Le président américain a dénoncé à plusieurs reprises le projet de doublement du gazoduc Nord Stream reliant directement la Russie à l’Allemagne et exige son abandon.

L’attaque lui permet d’enfoncer un coin dans l’unité des Européens, car ce dossier les divise.

La Pologne estime ainsi que l’Europe n’a pas besoin de Nord Stream 2 : c' »est un exemple de pays européens qui fournissent des fonds à la Russie, lui donnent des moyens qui peuvent être utilisés contre la sécurité de la Pologne », a soutenu le chef de la diplomatie polonaise Jacek Czaputowicz à son arrivée au siège de l’Otan.

Les pays de l’UE importent les deux tiers du gaz qu’ils consomment, ce qui a représenté en 2017 une facture totale de 75 milliards d’euros, selon les statistiques européennes. A ce jour, un gros tiers du gaz acheté est russe, mais les Européens cherchent à briser cette dépendance.

Les États-Unis sont engagés dans une stratégie de conquête de marchés pour leur gaz naturel. Ils en ont exporté 17,2 milliards de m3 en 2017, dont 2,2% par méthaniers vers les terminaux de l’Union européenne.

– « Langage très direct » –

Emmanuel Macron et Donald Trump arrivent au sommet de l’Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © POOL/AFP / Tatyana ZENKOVICH

M. Trump s’en est aussi pris plus généralement aux membres de l’Otan qui « ne payent pas ce qu’ils devraient » pour leurs dépenses militaires.

Le secrétaire général de l’Otan a reconnu que le président américain avait utilisé un « langage très direct » mais a assuré que les Alliés étaient d’accord sur les dossiers cruciaux : la nécessité de renforcer la résilience de l’Organisation, la lutte antiterroriste et le partage plus équitable du fardeau financier.

De fait, les Européens appréhendaient une réunion difficile.

Le président des États-Unis avait quitté Washington d’humeur belliqueuse, déclarant, avec le goût de la provocation qui est le sien, que sa rencontre avec le président Russe Vladimir Poutine prévue pour lundi à Helsinki pourrait être « plus facile » que le sommet de l’Otan.

Ce comportement exaspère sur le Vieux continent.

Rompant avec le ton policé de ses prédécesseurs, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, l’a interpellé mardi pour lui dire combien ses critiques presque quotidiennes étaient déplaisantes et l’a invité à « mieux considérer » ses alliés « car l’Amérique n’en a pas tant que ça ».

– L’Allemagne doit payer –

Affrontement Trump-Merkel au sommet de l’Otan / © OTAN TV/AFP / –

Les Alliés se sont engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB à leur défense en 2024, mais une quinzaine d’Etats membres, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, la Belgique et l’Espagne, sont sous la barre de 1,4% en 2018 et seront incapables de respecter leur parole, ce qui ulcère Donald Trump.

Sa tirade contre Berlin mercredi matin s’est inscrite dans cette logique.

« L’Allemagne est un pays riche. Elle peut augmenter sa contribution dès demain sans problème », a-t-il affirmé.

Les Alliés souhaitent avoir des éclaircissements sur les intentions du président américain avant sa rencontre avec son homologue russe.

« Nous serons en mesure de discuter avec lui pendant le sommet de la relation entre l’Otan et la Russie. Il est important que l’Otan reste unie », a plaidé M. Stoltenberg.

Toutes les décisions qui seront avalisées pendant le sommet visent à renforcer la capacité de dissuasion de l’Alliance, selon le chef de l’Otan.

« Les Alliés ne doivent pas augmenter leurs dépenses pour plaire aux États-Unis, mais parce que c’est dans leur intérêt », a-t-il estimé.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2018 18h00)

Migrants: le gouvernement Merkel suspendu à d’ultimes pourparlers

juillet 2, 2018

La chancelière allemande Angela Merkel le 2 juin 2018 à Berlin / © AFP / John MACDOUGALL

La chancelière allemande et l’aile droite de sa fragile majorité vont tenter lundi une ultime fois de régler leur acrimonieuse dispute sur la politique migratoire qui menace la survie du gouvernement et la cohésion européenne.

Au centre du bras de fer: le refoulement aux frontières de tout migrant enregistré au préalable par un autre pays européen voulu à tout prix par le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, patron des conservateurs bavarois de la CSU.

Cette mesure a été rejetée par la chancelière qui craint un effet domino en Europe et la fin de la libre-circulation.

L’Allemagne attendait un épilogue à ce duel dimanche. Mais finalement, après une dizaine d’heures de réunion des dirigeants de la CSU, M. Seehofer a offert de démissionner de son ministère et de la tête du parti, avant de suspendre sa décision pour engager un dernier round de négociations avec Angela Merkel.

« J’ai dit que je remettais les deux postes à disposition et que j’exécuterai cette décision dans les trois jours à venir », a-t-il déclaré dans la nuit, laissant donc entendre que l’incertitude pourrait encore durer, alors que le conflit entre dans sa quatrième semaine.

Les négociations entre CSU et le parti de centre-droit CDU de la chancelière, en présence de Mme Merkel et M. Seehofer, doivent débuter à 15H00 GMT (17H00) à Berlin.

La chancelière allemande Angela Merkel lors d’une réunion avec les dirigeants de la CDU, le 2 juillet 2018 à Berlin / © AFP / John MACDOUGALL

– ‘Délire d’égo’ –

En attendant, la fragile coalition péniblement mise en place en mars, réunissant droite bavaroise, démocrates-chrétiens CDU et sociaux-démocrates, est en sursis. Tout comme l’alliance CDU-CSU formée en 1949.

La dirigeante sociale-démocrate Andrea Nahles a d’ailleurs distribué les mauvais points lundi, accusant le camp conservateur en général « d’irresponsabilité’ et la CSU en particulier de « délire d’égo ».

La chancelière, qui doit s’exprimer à huis clos lundi à 12H00 GMT devant les députés conservateurs, considère avoir répondu aux attentes de son ministre. D’abord parce qu’elle a considérablement durci sa ligne migratoire depuis deux ans, et ensuite car elle a négocié au sommet européen de la semaine dernière des mesures « plus qu’équivalentes », selon elle, à celles voulues par M. Seehofer.

Mais le ministre a surpris dimanche devant les siens en rejetant la copie de Mme Merkel, mettant son avenir politique et donc celui du gouvernement dans la balance.

Le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer à l’issue d’une réunion de son parti, la CSU, le 2 juillet 2018 à Berlin / © AFP / Christof STACHE

M. Seehofer a évoqué trois scénarios pour la suite, indiquant qu’il pouvait rentrer dans le rang, passer outre les objections d’Angela Merkel et imposer les refoulements aux frontières – ce qui entraînerait probablement l’éclatement du gouvernement- ou démissionner.

Face à une crise dont l’épilogue est sans cesse repoussé, le site du magazine de référence Der Spiegel se montre acide : « il démissionne, il ne démissionne pas… La dispute entre la chancelière Merkel et son ministre de l’Intérieur devient toujours plus absurde ».

Car tous les sondages semblent montrer que les Allemands n’approuvent guère la voie conflictuelle choisie par le ministre. Selon une enquête de l’institut Frosa pour RTL publiée lundi, 67% des personnes interrogées juge « irresponsable » le positionnement des conservateurs bavarois.

Autre échec, malgré ce durcissement, les intentions de vote pour la CSU en vue d’élections régionales à l’automne en Bavière continuent de baisser au profit de l’extrême droite.

– Merkel vacille –

Crise gouvernementale en Allemagne: réunion parlementaire CDU/CSU / © AFP / Bart Biesemans

Dès lors, même des barons bavarois parmi les plus conservateurs semblent vouloir éviter l’escalade. « Personne ne veut remettre en question le gouvernement », a assuré le chef de l’exécutif de Bavière, Markus Söder avant de glisser que « franchement, il nous a bien surpris le Horst » avec sa menace de démission.

Car si l’intéressé se montre aussi intransigeant c’est aussi que son conflit avec Mme Merkel est quasi-permanent depuis sa décision controversée de 2015 d’ouvrir l’Allemagne à des centaines de milliers de candidats à l’asile.

Il n’a cessé depuis trois ans de dénoncer ce choix et son offensive paraît viser la chancelière elle-même, perçue, du fait de son centrisme et de l’essor de l’extrême droite, comme un obstacle par les conservateurs les plus durs.

Quelle que soit l’issue du conflit, Angela Merkel en ressortira au moins affaiblie tant son trône a vacillé. Au pire, elle pourrait se retrouver proche de la sortie, moins d’un an après sa victoire étriquée aux législatives.

Après presque 13 années au pouvoir, elle se retrouve donc ouvertement contestée dans son gouvernement et sa famille politique, combattue en Europe, notamment par ses voisins de l’Est et l’Autriche, et enfin en conflit avec le président américain Donald Trump sur une multitude de sujets.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 16h35)