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Coronavirus : la ville anglaise de Leicester risque un confinement local

juin 28, 2020

 

La prochaine étape du déconfinement en Angleterre est pourtant attendue samedi prochain avec la réouverture des pubs, restaurants, coiffeurs, musées et cinémas, fermés depuis fin mars.

La ville de Leicester (centre) risque de se voir imposer des mesures de restrictions en raison d’une recrudescence locale de cas de nouveau coronavirus, a déclaré la ministre de l’Intérieur britannique dimanche 28 juin, quelques jours avant une étape majeure du déconfinement en Angleterre.

Après avoir été très critiqué sur sa gestion de la pandémie de coronavirus, qui a fait plus de 43.000 morts au Royaume-Uni, ce qui en fait le pays le plus touché d’Europe, le premier ministre Boris Johnson a la mission délicate de réussir le déconfinement dont la prochaine grande étape est attendue samedi prochain.

Selon le Sunday Times, le gouvernement se prépare à imposer un confinement «d’ici les prochains jours» dans la ville de Leicester, où 658 nouveaux cas ont été rapportés les deux semaines précédant le 16 juin. Le journal lie cette augmentation des cas à une épidémie dans des usines de production alimentaire et à des grands rassemblements aux abords de restaurants proposant de la vente à emporter. Interrogée par la BBC, la ministre de l’Intérieur, Priti Patel, a dit qu’il était «exact» que le gouvernement envisageait des mesures locales de confinement. «Il y aura un soutien apporté à Leicester et le ministre de la Santé a été en contact avec beaucoup d’entre nous au cours du weekend pour expliquer certaines des mesures», a-t-elle expliqué.

Quatre sites de dépistages ont été mis en place et des milliers de kits de dépistage à domicile ont été mis à disposition, a précisé un porte-parole du ministère de la Santé.

La prochaine étape, majeure, du déconfinement en Angleterre est la réouverture samedi des pubs, restaurants, coiffeurs, musées et cinémas, fermés depuis fin mars. Les magasins «non essentiels» ont déjà rouvert mi juin. Mais de nombreuses voix se sont alarmées du risque d’une deuxième vague de contaminations dont des représentants du monde médical qui ont averti que «des foyers locaux sont de plus en plus probables», dans une lettre ouverte dans la publication spécialisée British Medical Journal publiée mercredi.

Par Le Figaro avec AFP

Angleterre: une congolaise meurt du Coronavirus après des crachats reçus au visage par un Blanc

mai 14, 2020

La presse britannique relate depuis quelques jours son tragique décès. Belly Mujinga, 47 ans, employée des chemins de fer britanniques, est morte du nouveau coronavirus en avril, après qu’une personne affirmant être contaminée lui a délibérément craché dessus, a indiqué mardi 12 mai 2020 le syndicat du secteur Transport Salaried Staffs’ Association (TSSA) dont elle était membre.

Née en République démocratique du Congo et installée en Grande-Bretagne depuis 2000, selon The Guardian, Belly Mujinga travaillait à la gare londonienne de Victoria. Elle a ressenti les symptômes du virus après une agression survenue le 22 mars, qui les avait visées, elle et une collègue.

Nous ne pouvons pas changer ce qui est arrivé à Belly, mais nous pouvons nous assurer que ceux qui retournent au travail soient protégés.)

Un geste délibéré

« Elles étaient dans le hall à côté du guichet, lorsqu’elles ont été agressées par un usager qui leur a craché dessus« , a expliqué le syndicat TSSA dans un communiqué« Un homme leur a toussé dessus et leur a dit qu’il avait le virus. » Les deux employées, qui tomberont malades plus tard, avaient signalé l’incident à leur  hiérarchie et demandé que la police en soit informée.

Sa cousine Agnes Ntumba et un collègue qui a été témoin de l’incident ont déclaré que Belly Mujinga avait dénoncé le fait de travailler en dehors du guichet, qui constitue un rempart, sans équipement individuel de protection, rapporteThe Guardian.

Quelques jours plus tard, le médecin de Mme Mujinga, notant des problèmes respiratoires préexistants, lui avait prescrit un arrêt maladie, a ajouté la TSSA. Elle s’est alors arrêtée de travailler, mais son état n’a cessé d’empirer, nécessitant une hospitalisation et une mise sous respirateur le 2 avril.

Belly Mujinga est décédée trois jours plus tard, laissant derrière elle un mari et une fille de 11 ans, qui n’avaient pu la revoir depuis son départ en ambulance. Ils avaient juste pu échanger sur Whatsapp par vidéo durant son hospitalisation, rapporte The Guardian« C’était une bonne personne, une bonne mère et une bonne épouse », a indique son mari, Lusamba Gode Katalay.

Des enquêtes ont été ouvertes

L’employeur de Belly Mujinga, Southern Railway, a assuré prendre l’affaire « très au sérieux » et avoir lancé une enquête interne. Dans un communiqué, la police britannique des transports a indiqué avoir, elle aussi, ouvert une enquête et lancé un appel à témoins, alors que TSSA a demandé au régulateur du transport ferroviaire de se pencher sur les événements.

Le Secrétaire général du syndicat, Manuel Cortes, a demandé à ce que les familles de tous les travailleurs du secteur tués par la maladie Covid-19 reçoivent une indemnisation du gouvernement, au même titre que les soignants.

« Il est abject d’attaquer de la sorte un travailleur clé, qui est au service des voyageurs« , avait réagi un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson qui lui a rendu hommage le 13 mai durant son intervention au Parlement. « Le fait qu’elle ait été maltraitée pour avoir fait son travail est tout à fait révoltant », a déclaré Boris Johnson.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson rend hommage à Belly Mujinga, une employée des chemins de fer qui est morte du #COVID19 après qu’un homme, qui affirmait avoir le virus, lui a craché dessus)

En République démocratique du Congo et au sein de la diaspora congolaise, de nombreux hommages ont été rendus Belly Mujinga qui fut une pionnière du journalisme sportif au féminin dans son pays.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Angleterre : depuis 5 ans, des villageois trouvent de mystérieuses liasses de billets dans la rue

novembre 22, 2019
À treize reprises depuis 2014, les habitants ont trouvé dans le village de Blackhall Colliery, souvent sur le trottoir, des liasses de billets de 20£ (23 euros) totalisant pour la plupart 2 000 £ chacune.

Le Parisien

© Durham Police Le Parisien
Qui est le « Père Noël » qui distribue des billets de banque à Blackhall Colliery ? La mystérieuse apparition de liasses de billets de banque dans les rues d’un ancien village minier du nord-est de l’Angleterre plonge les habitants et la police dans l’incrédulité et la perplexité.

À treize reprises depuis 2014, les habitants ont trouvé dans le village de Blackhall Colliery, souvent sur le trottoir, des liasses de billets de 20£ (23 euros) totalisant pour la plupart 2 000£ chacune (soit 2 335 euros).

« Ces liasses ont chaque fois été laissées à la vue de tous, par exemple sur le trottoir, et retrouvées par des habitants qui les ont remises » à la police, a expliqué l’enquêteur John Forster, de la police de Durham, en rendant hommage au sens civique des villageois.

La trouvaille la plus récente, lundi dernier, était la 4e de l’année, a-t-il précisé dans un communiqué, évoquant l’existence d’un « bon Samaritain ».

Les policiers ont depuis mené de multiples investigations, ils ont notamment interrogé les personnels de la banque, de la poste locale et ont même relevé en vain les empreintes digitales sur les billets de banque.

Certains pensent à un « millionnaire caché »

Des villageois interrogés par le quotidien The Guardian spéculaient eux sur l’existence d’un « millionnaire caché » ou encore d’un « Père Noël de Blackhall ».

« Ce n’est pas un village pauvre, mais rien d’aussi bien ne s’y était produit jusqu’ici », a souligné un habitant. « C’est peut-être quelqu’un qui essaie d’aider, un lutin du Père Noël, j’espère que c’est ça », a-t-il ajouté.

Dans tous les cas, le mystère ne cesse d’alimenter les conversations dans les pubs du village. « Du plus jeune au plus âgé du village, tout le monde en parle. Chacun a sa théorie » explique Gaynor Crute, la présidente du conseil de la paroisse de Monk Hesleden, dont dépend Blackhall Colliery.

Comme de nombreux villages miniers, Blackhall Colliery a traversé une passe difficile après la fermeture des mines dans les années 1980. Le village est aussi connu au Royaume-Uni comme lieu de tournage, sur sa plage, d’une scène du film « Get Carter », avec Michael Caine.

Il s’agit de l’histoire d’un gangster peu scrupuleux qui collecte les dettes non payées des prêteurs sur gages de Las Vegas.

Le Parisien par Victor Fortunato avec msn

L’Angleterre sous le choc après la mort tragique de 39 migrants clandestins

octobre 23, 2019

 

Les corps des victimes ont été découverts, mercredi dans l’Essex, dans la remorque d’un poids lourd réfrigéré.

The scene where bodies were discovered in a lorry container, in Grays, Essex

La police scientifique s’affaire, mercredi, à Grays, autour du funèbre poids lourd venant de Bulgarie et qui serait entré sur le territoire britannique le 19 octobre. PETER NICHOLLS/REUTERS

Ce sont les services de secours qui ont fait la découverte macabre mercredi à 1 h 40 heure locale sur une zone industrielle de l’Essex, dans le Sud-Est de l’Angleterre. Trente-neuf personnes, dont un adolescent, ont été retrouvées mortes à l’intérieur de la remorque réfrigérée d’un poids lourd stationné à Grays, à une heure environ à l’est de Londres. Au volant du véhicule se trouvait Mo Robinson, un homme de 25 ans originaire d’Irlande du Nord, qui a été placé en garde à vue par la police.

Les enquêteurs tentent depuis hier d’établir l’identité des victimes, une procédure qui prendra du temps, a expliqué l’inspectrice en chef Pippa Mills. Pour l’instant, il a été établi que le camion était arrivé à 00 h 30 mercredi à Purfleet, un port situé sur l’estuaire de la Tamise, en provenance de Zeebrugge en Belgique. Selon la police, il aurait quitté le port 35 minutes plus tard.

Mes pensées sont avec ceux qui ont perdu leur vie et leurs proches

Boris ­Johnson

La remorque frigorifique était immatriculée en Bulgarie, a confirmé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères bulgares, qui a précisé qu’elle appartenait à une entreprise située à Varna, sur la côte est du pays. Cette entreprise est détenue par un citoyen irlandais, a-t-il précisé. Selon ce même officiel, cité de manière anonyme par la BBC, «la police dit qu’il est fort probable que (les victimes) soient bulgares».

Le gouvernement interpellé

La tragédie a provoqué l’émoi dans la classe politique britannique. Boris Johnson s’est dit «horrifié» par ce «tragique incident dans l’Essex (…). Mes pensées sont avec ceux qui ont perdu leur vie et leurs proches», a tweeté le premier ministre britannique.

La députée de la circonscription où a été retrouvé le camion, Jackie Doyle-Price, s’est dite «écœurée». «Enfermer trente-neuf personnes dans un container démontre un profond mépris pour la vie humaine», a déclaré l’élue conservatrice de Thurrock à la Chambre des Communes.

La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, a assuré que plusieurs agences gouvernementales travaillaient main dans la main pour établir la nationalité et l’identité des 39 victimes. À Dublin, le premier ministre Leo Varadkar a promis qu’une enquête serait ouverte s’il était établi que le camion avait transité par l’Irlande.

Il faut que le gouvernement s’engage à créer des procédures sûres et légales d’entrée sur le territoire britannique

Satbir ­Singh, du Joint Council for the Welfare of Immigrants

Hier après-midi alors que le trajet du camion était encore flou et que l’hypothèse prévalente était que le véhicule était passé par le nord de la France, les associations de défense de réfugiés ont interpellé le gouvernement britannique. «Cette terrible tragédie prouve la nécessité pour le gouvernement de donner la possibilité aux personnes qui fuient les zones de guerre et les persécutions de rejoindre le Royaume-Uni de manière sûre», a réagi Stephen Hale, le directeur de Refugee Action.

S’il se confirme que les victimes étaient originaires de Bulgarie, un pays membre de l’Union européenne, l’enquête pourrait s’orienter vers la piste d’un trafic d’esclaves. En juillet dernier, 8 membres d’un gang polonais ont été condamnés collectivement à 55 ans de prison pour avoir exploité environ 400 ex-criminels et alcooliques polonais au Royaume-Uni pour 50 pence par jour.

Le trafic d’êtres humains entre les deux rives de la Manche n’est malheureusement pas un phénomène nouveau. En 2000, les corps de 58 Chinois avaient été découverts à Douvres dans un camion lui aussi en provenance du port belge de Zeebrugge. Le chauffeur du camion avait été condamné à 14 ans de prison pour trafic organisé de clandestins. Neuf membres d’un gang chinois avaient été condamnés au Pays-Bas dans cette même affaire criminelle.

Le Figaro.fr par Amandine Alexandre

Trump cajole May, tente de rassurer sur le Brexit

juillet 13, 2018

Le président américain Donald Trump serre la main de la Première ministre britannique Theresa May vendredi 13 juillet 2018 lors de sa visite officielle en Grande-Bretagne / © POOL/AFP / Stefan Rousseau

Donald Trump a loué vendredi la relation « la plus spéciale qui soit » avec Londres, au lendemain d’une attaque en règle contre la Première ministre Theresa May sur le Brexit qui a provoqué la stupeur au Royaume-Uni.

Au deuxième jour d’une visite marquée par de nombreuses manifestations, le président américain a opté pour un ton conciliant sur la façon dont il voyait la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Au cours d’une conférence de presse particulièrement décousue depuis la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques à Chequers (70 km au nord-ouest de Londres) il a assuré n’avoir jamais mis en cause la stratégie de Mme May.

« Quoi que vous fassiez, ça me va », a-t-il lancé, contredisant ses propos parus dans un entretien au Sun dans lequel il assurait que le projet de Londres, qui privilégie une relation étroite avec l’UE, tuerait « probablement » la possibilité de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

Ses propos ont immédiatement provoqué une remontée de la livre sterling face à l’euro et au dollar.

Un peu plus tard, pourtant, il a souligné avoir fait des « suggestions » à Mme May sur la façon d’aborder cet épineux dossier, laissant entendre qu’elles n’avaient pas été suivies.

– « Très intelligente » –

Affichant sa volonté de parvenir à un « formidable » accord d’échange bilatéral avec Londres, M. Trump s’est voulu optimiste: « Nous voulons faire des échanges avec le Royaume-Uni, ils veulent en faire avec nous ».

« Lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous chercherons a établir un accord de libre-échange Royaume-Uni/Etats-Unis ambitieux », a renchéri Mme May.

Tentant de compenser la déflagration provoquée par son entretien au Sun, le locataire de la Maison Blanche a déploré la façon dont le tabloïd avait retranscrit ses propos.

« J’ai dit des choses très gentilles sur elle mais ils ne les ont pas mis en titre », a-t-il lancé, avant de louer longuement Mme May, fragilisée au sein de son propre parti conservateur après les récentes démissions, dont celle du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.

« C’est une très bonne négociatrice, très dure, elle est très intelligente, très déterminée », a martelé le magnat de l’immobilier.

Il en a profité, comme à son habitude mais avec une virulence particulière, pour multiplier les attaques contre la presse. « CNN est Fake news. Je ne prends pas de questions de CNN! », a-t-il ainsi asséné.

Après avoir vertement critiqué l’Allemagne lors d’un sommet de l’Alliance, les propos de M. Trump dans le Sun contre Mme May ont suscité un réel émoi au Royaume-Uni, où même des députés de l’opposition se sont rangés derrière la Première ministre.

Un « bébé Trump » géant survole le Parlement à Londres / © AFP / Pierre Favennec

« Où sont vos bonnes manières, Monsieur le président ? », a tweeté le ministre de l’Éducation Sam Gyimah, résumant la stupéfaction générale.

Dans l’interview, le président américain a également jugé que son « ami » Boris Johnson, partisan d’un Brexit dur, ferait, selon lui, un « grand Premier ministre ».

Cette sortie de M. Trump constituait une claque d’autant plus cinglante pour Mme May que, jeudi soir, elle lui a déroulé le tapis rouge et a vanté la force du lien transatlantique.

Les États-Unis et le Royaume-Uni ne sont pas seulement « les plus proches alliés, mais aussi les amis les plus chers », avait-elle déclaré en accueillant le président américain et son épouse Melania pour un dîner au palais de Blenheim, résidence de campagne près d’Oxford.

– Thé avec la reine –

Le couple présidentiel est attendu vendredi après-midi au palais de Windsor, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Londres, pour prendre le thé avec Elizabeth II.

Ce parcours le tiendra éloigné des manifestations prévues à Londres contre sa venue, qui devraient culminer par un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Trafalgar Square pour dénoncer sa politique migratoire, son « sexisme » et son « déni » du changement climatique.

Dans la matinée, un ballon géant représentant un Donald Trump en couche-culotte a flotté dans le ciel londonien près du parlement.

M. Trump devait quitter Londres en fin de journée pour rejoindre l’Ecosse où il doit passer deux jours sur son luxueux complexe hôtelier de Turnberry, qui compte trois terrains de golf.

Dernière étape de sa tournée européenne, il rejoindra ensuite Helsinki où il retrouvera son homologue russe Vladimir Poutine pour un tête-à-tête très attendu.

« Nous avons été beaucoup plus fermes sur la Russie que quiconque », a-t-il dit vendredi, alors que l’ombre de l’enquête sur l’interférence russe dans la campagne de 2016 pèse sur sa présidence.

« Ceci étant dit, si nous pouvons développer une relation » avec M. Poutine, « ce serait fantastique », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2018 17h12)

Donald Trump accueilli par Élisabeth II au château de Windsor

juillet 13, 2018

La reine Elizabeth II (C) aux côtés du président américain Donald Trump et de son épouse Melania Trump à leur arrivée au château de Windsor, le 13 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Le président américain Donald Trump et son épouse Melania ont été accueillis vendredi au château de Windsor par la reine Elizabeth II, une rencontre qui suscite des grincements de dents au Royaume-Uni.

Le couple présidentiel a été accueilli par la monarque de 92 ans, toute de bleu vêtue, dans la cour du château, sous un soleil éclatant, avant d’écouter, debout, côte à côte, l’hymne national américain.

Elizabeth II a ensuite invité Donald Trump à passer en revue la garde d’honneur, des soldats vêtus du traditionnel uniforme rouge et coiffés du célèbre bonnet à poils d’ours. La souveraine et le président américain devaient ensuite prendre le thé.

Ces honneurs passent mal auprès de nombreux Britanniques et des manifestants anti-Trump avaient fait le déplacement vendredi à Windsor, brandissant des pancartes « Dites non à Trump ».

Selon un sondage YouGov publié jeudi, près de la moitié (49%) des 1.648 personnes interrogées pensent que la reine n’aurait pas dû le recevoir.

L’an dernier, près de 1,9 millions de personnes avaient signé une pétition pour empêcher une visite d’Etat, « parce que ça causerait de l’embarras à Sa Majesté la reine ».

La reine Elizabeth II (C) aux côtés du président américain Donald Trump (D) et de son épouse Melania Trump (G) à leur arrivée au château de Windsor, le 13 juillet 2018 / © POOL/AFP / Ben STANSALL

La visite du président américain est finalement une visite de travail et non une visite d’Etat, qui implique de plus amples honneurs, procession en carrosse et banquets inclus.

Depuis son accession au trône en 1952, la reine, 92 ans, a reçu tous les présidents américains, sauf Lyndon Johnson.

Dans une interview au tabloïd The Sun, Donald Trump a qualifié Elizabeth II de « femme incroyable ».

« Pendant tant d’années, elle a représenté son pays et elle n’a jamais vraiment fait d’erreur », a noté le président. « Ma femme est une grande admiratrice » de la souveraine, a-t-il ajouté.

Les précédents commentaires de Donald Trump sur la famille royale n’avaient pas été aussi courtois. Dans une interview en 2000, il avait déclaré qu’il aurait passé la nuit avec Diana « sans hésiter ». « Elle était folle mais ce sont des détails mineurs ».

La reine Elizabeth II (C) accueille le président américain Donald Trump et son épouse Melania Trump à leur arrivée au château de Windsor, le 13 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Douze ans plus tard, après la publication de photos de l’épouse du prince William, Kate, en train de bronzer seins nus dans le sud de la France, Donald Trump avait tweeté que la duchesse de Cambridge ne pouvait que « s’en prendre à elle-même ».

« Qui ne prendrait pas la photo de Kate pour gagner beaucoup d’argent si elle faisait son truc de bronzage nue … Allons Kate! », avait-il écrit.

Pendant sa visite au Royaume-Uni, le président Trump ne croisera pas l’héritier du trône, le prince Charles, fervent écologiste.

Un article du Sunday Times de janvier 2017 soulignait que les deux hommes ne se rencontreraient pas en raison de leurs fortes divergences sur le changement climatique.

« Il n’acceptera pas que quiconque lui fasse la leçon, même un membre de la famille royale », confiait une source proche de Donald Trump au journal.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2018 18h41)

Mondial 2018: la Croatie renverse l’Angleterre (2-1 a.p) et se qualifie pour la première finale de son histoire

juillet 11, 2018

 

L’attaquant anglais Harry Kane dispute un ballon aérien au défenseur croate Strinic, le 11 juillet 2018. © Francisco Seco/AP/SIPA

Longtemps menée au score, la Croatie a égalisé peu après l’heure de jeu face à l’Angleterre, avant de prendre l’avantage dans les prolongations. Les joueurs des Balkans affronteront la France en finale, dimanche 15 juillet.

L’Angleterre est un pays malade de football qui ne demandait qu’à s’enflammer à nouveau autour de son équipe nationale. Après presque trois décennies d’une traversée du désert et une dernière demi-finale de Coupe du monde disputée en 1990, l’équipe des Three Lions a refait irruption dans le cœur de ses supporters en se qualifiant pour le dernier carré du Mondial 2018, après avoir éliminé la Colombie aux tirs au but en huitièmes de finale, puis la Suède en quarts (2-0). De quoi pousser les médias britanniques, toujours très extrêmes, à tresser des louanges longues comme des lianes au sélectionneur Gareth Southgate, dont l’intelligence tactique et managériale est mise en avant.

C’était avant de tomber en demi-finale sur une Croatie très dure à manœuvrer dans ce Mondial 2018 et déjà tombeuse du pays hôte, la Russie, en quarts de finale (2-2, 4-3 t.a.b.). Face à l’Angleterre, les hommes des Balkans ont une nouvelle fois poussé le suspense jusqu’aux prolongations, dans lesquelles ils ont brisé le rêve britannique.

Des Anglais sur un nuage

Pourtant, les Anglais avaient débuté le match pied au plancher. Dès la 4e minute de jeu, Delle Ali a poussé Modric, la star croate, à commettre une faute sur lui à l’entrée de sa surface de réparation. Avec quelques pas d’élan, Trippier a expédié le ballon dans la lucarne droite de Subasic, le gardien croate, trop court pour aller chercher la balle (1-0, 5e). Les spectateurs avaient à peine eu le temps de se poser sur leur siège dans le stade de Loujniki de Moscou que les Three Lions étaient déjà devant au score.

Un but précoce qui encourageait les joueurs de Gareth Southgate à jouer sur leur point fort : la vitesse, en expédiant des ballons dans la profondeur pour mettre à mal l’arrière-garde croate face à la rapidité des attaquants anglais, Raheem Sterling en tête. Mais la plus grosse occasion de la première mi-temps était pour son coéquipier Lingard, le milieu de Manchester United, qui ouvrait trop son pied alors qu’il était complètement démarqué aux seize mètres croates (36e). Beaucoup plus tranchants et dangereux, les Anglais manquaient d’un poil de précision dans le dernier geste pour accroître leur avantage.

En face, les Croates, sans trop de jus dans les jambes, peinaient à mettre du rythme sur leurs phases de possession. Comme à son habitude Modric distribuait le jeu au milieu de terrain en s’occupant de remonter tous les ballons, mais ses partenaires ne lui offraient pas de solutions dans les 30 derniers mètres du camp britannique. À la 31e, Rebic envoyait tout de même une grosse frappe vers la cage anglaise, mais Jordan Pickford stoppait sans problème le cuir.

Le réveil croate

Leurrée par sa supériorité, l’Angleterre a oublié qu’elle n’avait qu’un but d’avance. Longtemps inoffensifs, les Croates ont commencé à se réveiller progressivement à partir de l’heure de jeu. La première alerte sérieuse est venue d’une frappe puissante de Perisic plein axe, contrée par le bas du ventre de Walker, qui a fait sacrifice de son corps sur ce coup-là (64e). Et puis, sur un centre de Mandzukic, la défense anglaise n’a pas suivi Perisic, qui a égalisé de la tête (1-1, 68e).

Une égalisation assez inespérée qui a complètement changé le sens du vent. Revigorés, les joueurs des Balkans ont compris qu’une place en finale de Coupe du monde était subitement à leur portée. À la 72e, Perisic, très percutant, a profité d’une grosse mésentente de la défense anglaise pour récupérer la balle devant le but de Pickford et envoyer une frappe croisée qui a échoué sur le poteau droit du gardien britannique… Un frisson immense a parcouru l’échine des milliers de fans anglais présents dans les gradins.

Bousculés mentalement par ce retour croate, les Anglais ne se procuraient plus une occasion et affichaient surtout une soudaine fébrilité défensive, à l’image de cette mésentente entre Pickford et Walker (83e). Une minute avant, Mandzukic était proche de marquer d’une belle demi-volée. Un réveil croate qui ne leur permettait pas d’éviter leur troisième prolongation dans ce Mondial !

Mandzukic offre à la Croatie sa première finale

Dans ce rab de 30 minutes, les deux équipes ont tenté leur chance pour éviter le pile ou face d’une séance de tirs au but. Vrsaljko a sauvé sur sa ligne une tête de Stones, qui avait coupé la trajectoire du ballon au second poteau sur un corner (99e). À l’autre extrémité du terrain, c’est Pickford qui remportait son duel face à Mandzukic dans les arrêts de jeu de la première période des prolongations.

Transparent en début de match, l’attaquant de la Juventus, 32 ans, était ressuscité, comme toute son équipe depuis l’égalisation des siens. Pesant sur le dos de la défense anglaise par ses déplacements, il prenait une nouvelle fois de vitesse les Britanniques à la 109e minute et envoyait cette fois une demi-volée rasante qui surprenait Pickford (2-1). La Croatie ne lâchera plus son avantage. Les coéquipiers de Modric affronteront la France en finale, vingt ans après leur défaite en demi-finale du Mondial 1998 face aux Bleus.

Jeuneafrique.com par

Mondial-2018: la présidente croate offre un maillot à Theresa May avant Croatie-Angleterre

juillet 11, 2018

La présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic (g) offre un maillot de la Croatie à la Première ministre britannique Theresa May à l’occasion du sommet de l’Otan, le 11 juillet 2018 à Bruxelles / © Croatia presidential press services/AFP / Handout

Theresa May change de maillot: la Première ministre britannique a reçu mercredi de la présidente croate le maillot à damier de la Croatie, à quelques heures de la demi-finale du Mondial-2018 entre l’Angleterre et les « Vatreni ».

Kolinda Grabar-Kitarovic a publié sur son compte Twitter une photo où elle tend le maillot N.10 floqué « Theresa May », et non Luka Modric son habituel porteur, à la résidente du 10, Downing street, tout sourire.

Elle a aussi offert le maillot N.9 « Trump » au président des Etats-unis, Donald Trump.

Ces photos ont été prises à l’occasion du sommet de l’Otan à Bruxelles.

Amatrice de football, Kolinda Grabar-Kitarovic a assisté aux qualifications de son équipe en huitièmes et en quarts de finale en Russie, aux dépens du Danemark et de la Russie. Pour la demi-finale, c’est le Premier ministre Andrej Plenkovic qui se rend à Moscou.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2018 18h17)

Royaume-Uni: décès de la Britannique contaminée au Novitchok à Salisbury

juillet 8, 2018

Des policiers montent la garde, le 8 juillet 2018, dans une rue de la ville de Salisbury (sud de l’Angleterre)où une Britannique contaminée à l’agent innervant Novitchok et hospitalisée à Salisbury est décédée / © AFP / NIKLAS HALLE’N

La Britannique contaminée à l’agent innervant Novitchok est décédée dimanche soir à l’hôpital de Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre) où elle avait été admise il y a huit jours, a annoncé la police qui a ouvert une enquête pour meurtre.

« La police a ouvert une enquête pour meurtre après que la femme exposée à l’agent Novitchok à Amesbury, dans le Wilstshire, est décédée dimanche 8 juillet au soir », a annoncé Scotland Yard. Dawn Sturgess, âgée de 44 ans, était originaire de Durrington, a précisé la police, confirmant son identité pour la première fois.

La Première ministre Theresa May a immédiatement réagi à cette annonce. « Je suis horrifiée et choquée par la mort de Dawn Sturgess », a-t-elle déclaré dans un communiqué. « Mes pensées et mes condoléances vont à sa famille et à ses proches ».

« La police et les agents de sécurité travaillent pour établir les faits de manière urgente », a-t-elle ajouté. « Le gouvernement apporte tout son soutien à la population locale, confrontée à cette tragédie ».

Neil Basu, le chef de la police antiterroriste, en charge de l’enquête, a déclaré: « Dawn laisse derrière elle sa famille, ses trois enfants, nos pensées et nos prières sont pour elles dans cette période extrêmement difficile ».

« Cette terrible nouvelle ne servira qu’à renforcer notre détermination à résoudre cette enquête, identifier et traduire en justice les responsables », a-t-il ajouté.

Scotland Yard a précisé que l’homme âgé de 45 ans qui a été hospitalisé le même jour que Dawn Sturgess à Salisbury après avoir été lui aussi contaminé au Novitchok, était toujours dans un état critique.

Un de ses amis a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait de Charlie Rowley, et qu’il était en couple avec Dawn Sturgess.

Les deux quadragénaires avaient été hospitalisés après avoir manipulé un « objet contaminé », avait indiqué la police en fin de semaine.

Leur contamination est survenue quatre mois après la tentative d’empoisonnement au Novitchok qui a visé l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia à Salisbury, une ville située à une dizaine de kilomètres seulement d’Amesbury, où les ambulances avaient pris en charge le couple de Britanniques.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juillet 2018 23h45)

Angleterre/Ex-espion russe: un pub et un restaurant de Salisbury contaminés

mars 11, 2018

Un policier devant le Mill Pub à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, le 11 mars 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Des « traces de contamination » à l’agent innervant administré à l’ex-espion Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvées dans un restaurant et un pub de Salisbury (sud de l’Angleterre) qu’ils ont fréquentés le 4 mars, ont annoncé dimanche les autorités sanitaires britanniques.

Les clients s’étant rendus dans ces établissements entre le dimanche 4 mars à 13H30 GMT et leur fermeture le lendemain doivent laver leurs affaires par précaution.

« Nous avons appris qu’il y a des traces de contamination à l’agent innervant dans le Mill Pub comme dans le restaurant Zizzi à Salisbury », a déclaré la médecin-chef de la Santé publique britannique Sally Davies, sur la BBC.

« Je suis persuadée que cela n’a pas mis en danger la santé de ceux qui se trouvaient dans le Mill Pub ou le Zizzi », a-t-elle ajouté.

« Toutefois, certaines personnes craignent qu’une exposition à long terme à ces substances, après des semaines et particulièrement des mois, puisse provoquer des problèmes de santé », a-t-elle poursuivi.

« C’est pourquoi je conseille à titre de précaution aux personnes qui se trouvaient dans le restaurant ou le pub entre 13H30 dimanche dernier et la fermeture lundi de laver les vêtements qu’elles portaient et les affaires qu’elles avaient » sur place.

Sally Davies a estimé que la mesure concernait « moins de 500 personnes ».

Dans un communiqué, Public Health England a précisé que les risques pour le public demeuraient « faibles ».

Les vêtements ne pouvant être lavés qu’en lavage à sec doivent être placés « dans deux sacs plastiques fermés » tandis que les autres objets comme les téléphones portables et sacs à main nettoyés avec des lingettes, ont précisé les autorités sanitaires.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients il y a une semaine sur un banc de Salisbury où vit l’ex-espion.

Ils se trouvaient samedi dans un état « critique mais stable », avait indiqué la ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd à l’issue d’une réunion d’urgence du gouvernement.

Un policier intervenu sur place est également « dans un état grave », bien qu’il puisse parler.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mars 2018 13h35)