Posts Tagged ‘animaux’

Plus de 8.000 animaux abandonnés depuis le début de l’été, selon la SPA

juillet 28, 2019

 

Le président de la SPA a annoncé samedi avoir recueilli plus de 8000 animaux, en majorité des chiens et des chats.

Malgré les campagnes de prévention, rien n’y fait : plus de 8000 animaux ont été recueillis depuis le début de l’été par la Société protectrice des animaux (SPA), a annoncé le président de l’association Jacques-Charles Fombonne samedi sur RTL. « 8.053 animaux dans les 56 refuges de la SPA. Il y a deux tiers de chats et un tiers de chiens. », a-t-il précisé.

D’après Jacques-Charles Fombonne, ce décompte est toujours le même d’une année sur l’autre, « à quelques dizaines près ». Selon lui, la cause principale de ces abandons est l’adoption «irresponsable», insuffisamment réfléchie. « Il y a de plus en plus d’animaux alors que le nombre d’abandons reste à peu près constant. Ce qui veut dire qu’en proportion, ça baisse un petit peu », a tout de fois nuancé Jacques-Charles Fombonne.

Dans sa dernière campagne «We are the champion», la Fondation 30 millions d’amis assurait déjà, le 22 juin dernier, que 100.000 animaux seraient abandonnés au cours de l’année, dont 60% pendant l’été. Ces chiffres feraient de la France le pays «champion d’Europe de l’abandon», selon l’ONG. «60.000 salauds sans scrupule», dénonçait aussi la Fondation Brigitte Bardot »

Le 30 juin, 240 parlementaires annonçaient dans Le Journal du dimanche le prochain dépôt d’une proposition de loi pour «en finir» avec les «abandons massifs» d’animaux domestiques, à l’approche des grandes vacances

Par Le Figaro.fr

Canada: un propriétaire de zoo arrêté pour cruauté envers les animaux

mai 21, 2019

 

Le propriétaire d’un zoo au Québec (est) a été arrêté pour cruauté et une centaine d’animaux étaient en cours d’évacuation mardi à la suite de signalements de maltraitance et la mort de plusieurs bêtes dont deux tigres, a annoncé mardi la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).

Normand Trahan, propriétaire du zoo, fait face à des accusations de cruauté et de négligence envers la centaine de lions, tigres, zèbres, ours, loups, kangourous et primates sous sa responsabilité, a précisé dans un communiqué la SPCA de Montréal. Selon la police provinciale, la SPCA a mené l’enquête et a procédé à l’arrestation en vertu des pouvoirs spéciaux qui lui sont conférés.

«A notre connaissance, il s’agit de la première fois au Canada qu’un propriétaire de zoo se voit accusé de cruauté animale criminelle», a déclaré Sophie Gaillard, porte-parole de la SPCA présente devant le zoo de Saint-Edouard-de-Maskinongé, à une centaine de kilomètres au nord-est de Montréal. «Si monsieur Trahan était condamné, il pourrait être passible de jusqu’à cinq ans de prison et d’une interdiction à vie de posséder des animaux», a-t-elle souligné.

Les membres de la SPCA, accompagnés d’un vétérinaire et de membres de l’ONG Humane Society International, ont entrepris dès mardi matin les soins et le transfert des animaux hors du zoo, une opération qui pourrait durer «plusieurs semaines», selon Mme Gaillard. L’enquête de la SPCA a débuté à la suite du signalement de maltraitances constatées par des visiteurs du zoo à l’été 2018. Des agents de la protection animale ont «procédé sur le champ à la saisie de deux alpagas particulièrement mal en point ainsi que de quatre cadavres d’animaux», dont deux tigres.

Il s’agit de «la première fois dans l’histoire du Québec qu’une poursuite pour cruauté animale est intentée par acte criminel, un mode de poursuite réservé aux infractions les plus graves et qui permet des peines beaucoup plus sévères», a précisé Mme Gaillard.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Terre a perdu 60% de ses animaux sauvages en 44 ans

octobre 29, 2018

Un éléphant traverse une route à Baragoan, dans l’État indien du Guwahati, le 9 août 2018 / © AFP/Archives / Biju BORO

Mammifères, oiseaux, poissons… sous la pression de l’homme, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014, annonce le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un bilan plus alarmant à chaque édition.

« Préserver la nature ce n’est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons », souligne le directeur du WWF, Marco Lambertini. « C’est bien plus vaste: il ne peut y avoir de futur sain et prospère pour les hommes sur une planète au climat déstabilisé, aux océans épuisés, au sol dégradé et aux forêts vidées, une planète dépouillée de sa biodiversité ».

Le déclin de la faune concerne tout le globe, avec des régions particulièrement affectées, comme les Tropiques, selon le 12e rapport « Planète vivante », publié mardi avec la Société zoologique de Londres et basé sur le suivi de 16.700 populations (4.000 espèces).

Le 10e rapport faisait état de -52% entre 1970 et 2010. Rien ne semble freiner l’effondrement des effectifs, à -60% désormais.

La zone Caraïbe/Amérique du sud affiche un bilan « effrayant »: -89% en 44 ans. Amérique du nord + Groënland s’en sortent un peu mieux, avec une faune à -23%. La vaste zone Europe, Afrique du nord et Moyen-Orient est à -31%.

Explication première, la perte des habitats, avec l’agriculture intensive, l’extraction minière, l’urbanisation… qui poussent à la déforestation, à l’épuisement ou à l’artificialisation des sols.

Au Brésil, qui vient d’élire un président dont le programme n’évoque ni la déforestation ni le réchauffement, la forêt amazonienne rétrécit toujours plus, comme la savane du Cerrado, au profit du soja et de l’élevage bovin.

Mondialement, seuls 25% des sols sont exempts de l’empreinte de l’homme; en 2050 ce ne sera plus que 10%, selon les scientifiques de l’IPBES (le « Giec de la biodiversité »).

S’ajoutent à cela surpêche, braconnage, pollutions, espèces invasives, maladies, dérèglement climatique…

– « notre chance » –

« La disparition du capital naturel est un problème éthique, elle a aussi des conséquences sur notre développement, nos emplois, et on commence à le voir », souligne le DG du WWF France Pascal Canfin.

Effondrement des populations de vertébrés / © AFP / Sophie RAMIS

« On pêche moins qu’il y a 20 ans car le stock diminue. Le rendement de certaines cultures commence à baisser; en France celui du blé stagne depuis les années 2000, » dit-il: « Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis ».

Les « services rendus par la nature » (eau, pollinisation, stabilité des sols, etc) ont été estimés par des économistes à 125.000 milliards de dollars annuels, soit une fois et demi le PIB mondial.

Chaque année, le « jour du dépassement » avance, ce jour à partir duquel le monde a consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an. En 2018 c’était le 1er août.

Et pourtant « l’avenir des espèces semble ne pas retenir suffisamment l’attention des dirigeants », s’alarme le WWF pour qui il faut « relever le niveau d’alerte », provoquer un vaste mouvement comme ce fut le cas pour le climat. « Que tout le monde comprenne que le statu quo n’est pas une option ».

Un combat d’autant plus gratifiant que les efforts peuvent payer vite, comme l’a montré le retour du tigre au Népal, du thon rouge de l’Atlantique ou du saumon de la Loire…

« Nous sommes la première génération à avoir une vision claire de la valeur de la nature et de notre impact sur elle. Nous pourrions aussi être la dernière à pouvoir inverser la tendance », prévient le WWF, qui appelle à agir d’ici 2020, « un moment décisif dans l’histoire », « une fenêtre sans précédent qui se refermera vite ».

Cette année-là, les Etats seront appelés à renforcer leurs engagements pour réduire les gaz à effet de serre, et aussi à s’accorder pour protéger la nature lors d’une conférence spéciale à Pékin — avec pour objectif « zéro perte nette de biodiversité en 2030 », souhaite le WWF.

« Nous devons passer urgemment à une société neutre en CO2, renverser la perte de nature – via la finance verte, les énergies propres, une autre production agroalimentaire – restaurer suffisamment de sols et d’océan », liste Marco Lambertini. « Peu de personnes ont eu la chance de participer à de vraies transformations historiques. C’est notre chance ».

Romandie.com avec(©AFP / (30 octobre 2018 02h36)

A la frontière Mexique-Etats-Unis, les animaux ne veulent pas d’un mur

avril 8, 2017

Photo fournie par la réserve de la biosphère de Pinacate et du désert d’Altar d’un mâle antilope de Sonoran, le 23 mars 2016 près de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis / © AFP / MIGUEL ANGEL GRAGEDA

Chaque jour, ils se jouent de la frontière : jaguars, mouflons et antilopes se promènent librement entre Mexique et Etats-Unis dans leurs biosphères protégées mais la construction d’un mur pourrait être synonyme d’extinction pour ces espèces menacées.

« Attention, passage de faune », avertit un panneau en plein désert, entre cactus et arbustes, près de l’autoroute qui mène à la ville frontalière de Sonoyta, dans le nord-ouest du Mexique.

Car, des deux côtés de la frontière, des zones protégées ont été mises en place: au nord, dans l’Arizona, c’est le refuge pour animaux sauvages de Cabeza Prieta. Au sud, dans l’Etat mexicain de Sonora, il s’agit de la réserve de la biosphère de Pinacate et du désert d’Altar, classée par l’Unesco au patrimoine de l’humanité.

Un panneau indique une « zone fédérale protégée de faune sauvage » dans le désert d’Altar, près de Sonoyta, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, le 27 mars 2017 / © AFP / PEDRO PARDO

Deux sanctuaires qui englobent 90 kilomètres des plus de 3.000 qui forment la frontière: un tronçon qui, contrairement aux autres, n’est pas délimité par une barrière métallique, pour le plus grand bonheur des cerfs, ocelots, coyotes ou loups qui passent constamment d’un pays à l’autre.

Seule une simple clôture a été installée, « conçue spécialement pour ne pas blesser la faune, pour qu’elle n’ait pas de problèmes pour traverser », explique à l’AFP Miguel Angel Grageda, responsable des ressources naturelles à la réserve de Pinacate.

Photo fournie par la réserve de la biosphère de Pinacate et du désert d’Altar d’un mouflon, le 12 juillet 2016, près de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis / © AFP / MIGUEL ANGEL GRAGEDA

Les problèmes pourraient justement arriver avec la construction du mur souhaité par le président américain Donald Trump: prévu pour empêcher le passage des sans-papiers et des narcotrafiquants, il aurait un effet dévastateur pour la faune et la flore de la région, préviennent les experts.

Dans cette zone où la température atteint parfois les 55°C, les pluies se font de plus en plus rares, obligeant les animaux à parcourir des distances toujours plus grandes en quête d’eau, d’aliments et d’endroits pour s’abriter, souligne M. Grageda.

Vue de la clôture conçue pour ne pas blesser la faune, à Sonoyta, entre le désert d’Alter au Mexique et le désert de l’Arizona, aux Etats-Unis, le 27 mars 2017 / © AFP / PEDRO PARDO

Et selon lui, les premiers à en souffrir seraient les grands mammifères endémiques et déjà en danger d’extinction, comme l’antilope de Sonora, au pelage couleur miel, et le mouflon, aux grandes cornes en spirale.

On détruit tout

Photo fournie par la réserve de la biosphère de Pinacate et du désert d’Altar d’un coyote, le 31 mars 2016, près de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis / © AFP / Miguel Angel Grageda

« Si l’on met un mur frontalier géant au milieu de leur habitat, on coupera le flux migratoire pour certaines espèces, ce qui les empêchera de recoloniser » leur territoire, prévient aussi Aaron Flesch, expert de l’Université d’Arizona.

Car, dans certains endroits du désert, il arrive que des espèces disparaissent ponctuellement, sous l’effet d’une sècheresse particulièrement aiguë ou d’une maladie, explique-t-il, « et si les animaux ne peuvent traverser leur territoire pour recoloniser ces zones, on ne retrouvera plus jamais la population qui y était ».

Photo fournie par la réserve de la biosphère de Pinacate et du désert d’Altar d’un lièvre d’Europe, le 2 décembre 2016, près de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis / © AFP / MIGUEL ANGEL GRAGEDA

Ainsi, selon Gerardo Ceballos, de l’Institut d’écologie de l’Université nationale autonome de Mexico, la faible population de jaguars en territoire américain – avec à peine quatre ou cinq exemplaires – dépend, pour se maintenir, de l’arrivée d’autres animaux de cette espèce depuis le Mexique.

En outre, en bloquant le passage des animaux, on appauvrit peu à peu la diversité génétique de la faune locale.

« Si on divise la population par deux, on va commencer à avoir des croisements entre membres d’une même famille », s’inquiète M. Grageda. Et « cela pourrait créer à l’avenir des problèmes de consanguinité ».

Tout l’écosystème de la région serait perturbé si les mouvements de ces mammifères sont limités par un mur.

Car beaucoup d’animaux arrive à briser, avec leurs griffes, la croûte qui se forme à la surface du désert après des années sans pluie, ce qui permet à l’eau traverse le sous-sol. Les herbivores permettent quant à eux de disperser un grand nombre de graines, assurant une pérennité à la faune locale qui serait menacée par toute barrière.

Pour M. Ceballos, le mur aurait par ailleurs « un grand impact » sur les cours d’eau de la frontière, dont le passage serait désormais bloqué entre les deux pays, risquant d’affecter la faune et de provoquer des inondations.

Et les hommes eux-mêmes pourraient souffrir de toutes ces perturbations de l’écosystème: la qualité et quantité d’eau disponible serait modifiée, de même que le micro-climat, les particules en suspension dans l’air et la productivité des sols, indique l’expert.

« En faisant le mur, on détruit tout », affirme-t-il, ajoutant que plusieurs ONG mexicaines et américaines préparent déjà une offensive contre le projet de Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2017 13h22)

Espagne: Une protectrice des animaux aurait tué 2000 chiens et chats

novembre 22, 2016

La présidente d’une association de protection des animaux dans le sud de l’Espagne est accusée d’avoir exterminé avec un complice plus de 2000 chiens et chats, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Elle risque quatre ans de prison.

La prévenue est jugée à Malaga depuis la mi-novembre. Elle présidait une association à but non lucratif pour la défense des animaux abandonnés ou donnés en vue d’une adoption, à Torremolinos, en Andalousie. Ce refuge se doublait d’un centre de toilettage, d’une résidence et d’une clinique privée pour animaux, mais la dirigeante ne possédait aucun diplôme de vétérinaire, selon l’accusation.

Au terme des investigations, le procureur a conclu que la dirigeante et un employé chargé de la maintenance avaient « sacrifié et donné à incinérer, entre janvier 2009 et octobre 2010, le nombre estimé de 2183 animaux ».

Réduire les coûts
Selon l’accusation, ils leur injectaient une substance mortelle à une dose inférieure à celle recommandée, « dans le seul but de faire des économies », et sans les avoir endormis au préalable. Les bêtes étaient soumises à « une lente et douloureuse agonie », selon le procureur.

« Pour mener à bien ces exterminations massives et programmées (…) les caméras de sécurité du centre étaient déconnectées et de la musique diffusée à fort volume » afin de couvrir les « hurlements », selon les conclusions du parquet.

En une semaine de l’été 2010, ils auraient ainsi fait disparaître « plus de 50 chats et 20 chiens ». Le procureur a estimé qu’il s’agissait de « réduire les coûts » et de privilégier les activités privées lucratives.

Dans une vidéo diffusée par le journal El Mundo, on entend la prévenue nier devant le tribunal: « J’ai la phobie des injections, je dois regarder ailleurs parce que je ne peux pas regarder comment s’enfonce l’aiguille ».

Quatre ans d’emprisonnement sont requis à son encontre pour maltraitance animale, exercice illégal de la profession de vétérinaire et falsification de documents. La dernière audience du procès est prévue le 9 décembre, selon le Tribunal supérieur de justice d’Andalousie.

Romandie.com avec(ats / 22.11.2016 14h50)             

Magie noire et superstitions ouvrent de nouvelles routes au trafic d’espèces en Afrique

juin 17, 2016

Deux braconniers tanzaniens devant le cadavre d’une girafe.

Deux braconniers tanzaniens devant le cadavre d’une girafe. Crédits : Big Life Foundation
Ils n’ont pas la notoriété des icônes de la savane et ne figurent pas sur les listes internationales des espèces sauvages menacées d’extinction : les ânes africains sont néanmoins devenus en l’espace de quelques mois l’objet d’un nouveau trafic à destination de la Chine. Leur tort ? Posséder une peau qui, selon la rumeur, contiendrait une gélatine aux vertus anti-vieillissement. Fin février, à Molepole, au Botswana, la police a saisi 1 200 peaux dans un entrepôt et arrêté plusieurs personnes travaillant pour une société d’exportation chinoise, installée en Afrique du sud.

Quelques semaines auparavant, un réseau avait également été identifié au Burkina Faso. Dans ce pays, « les vols d’ânes se multiplient au point de contraindre les habitants à construire des enclos », rapporte le correspondant du journal Le Pays en s’interrogeant sur ce boom de la peau d’âne dont le prix varierait entre 27 et 61 dollars l’unité.

En Afrique, les rumeurs et les superstitions sont parmi les pires ennemis de la faune. Or, selon l’inventaire minutieux réalisé par Robin des bois, celles-ci se multiplient. Depuis trois ans, l’association de défense de l’environnement publie A la trace, un bulletin trimestriel dans lequel elle restitue le fruit d’une veille quotidienne des saisies douanières d’espèces sauvages à travers le monde et une revue de presse des journaux locaux.

Moelle épinière de girafe

Comme l’âne et après le rhinocéros ou le pangolin, la girafe émerge comme une nouvelle victime de ce commerce construit sur des croyances. « Le braconnage et l’influence de la médecine traditionnelle sont stimulés par des stratèges du marketing qui font naître des rumeurs comme celle de la moelle épinière de girafe susceptible de prévenir ou de guérir le sida », explique Jacky Bonnemains, le fondateur de Robin des bois. « Le braconnage de la girafe jusqu’alors financé par les filières de la décoration et de la viande de brousse trouve grâce à cette rumeur une troisième voie de rentabilité. Un kilo d’os de girafe se vend entre 120 et 150 dollars. Les populations de girafe diminuent dangereusement. Elles seraient moins de 80 000 sur tout le continent et certaines sous-populations de l’Afrique de l’Est sont sur la voie de la disparition. »

Dans le parc national de la Garamba, en République démocratique du Congo, il ne resterait plus que 38 girafes contre 350 il y a vingt ans. Le commerce reste dans ce cas interne au continent où 26 millions de personnes sont affectées par le VIH.

Flux financiers

« Au terme de trois ans de veille, notre bilan montre qu’aujourd’hui les activités de braconnage sont soutenues par deux flux financiers. Le premier concerne les matières à haute valeur ajoutée comme les cornes de rhinocéros, les défenses d’éléphant, les peaux de félin et les écailles de pangolin qui sont exportées ; le deuxième concerne les sous-produits du braconnage comme les organes, les œufs, les os qui restent sur le marché africain et alimentent le marché de la médecine traditionnelle », poursuit Jacky Bonnemains.

La farine d’os de chimpanzé aurait ainsi la faculté de « renforcer la virilité et de consolider une croissance » et les os broyés de la main droite de gorille mélangés à des graines de maniguette renforceraient la santé des bébés. La tête et le cerveau des vautours sont prescrits pour guérir les migraines et l’épilepsie… L’engouement pour ces remèdes accroît la pression sur toutes ces espèces. Au Nigeria par exemple, sur 51 espèces animales utilisées dans la pharmacopée, 21 sont inscrites sur les listes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

Un réseau sud-africain de trafiquants d’animaux arrêtés en Zambie

octobre 13, 2015

Six Sud-Africains pris en flagrant délit de trafic illégal de bébés antilopes d’une espèce rare ont été arrêtés en Zambie, ont rapporté les autorités de Lusaka. L’animal peut se revendre plusieurs centaines de milliers de dollars sur le marché du gibier africain.

Les trafiquants détenaient douze petits hippotragues noirs dans une remorque. Ils s’apprêtaient à les transférer dans un avion léger, dissimulé sous des arbres en pleine brousse, lorsqu’ils ont été arrêtés samedi dans le district de Gwembe (sud) près du lac Kariba, a déclaré le porte-parole de l’administration des parcs naturels de Zambie, Zacks Kalembwe.

Les antilopes « devaient partir pour Livingstone », une ville zambienne située plus au sud, à la frontière du Zimbabwe, a précisé M. Kalembwe. Connus des autorités pour leur implication dans d’autres trafics d’animaux sauvages, les six hommes doivent comparaître rapidement devant la justice.

Cinq bébés sont morts pendant le transport
L’hippotrague noir (hippotragus niger) est une antilope emblématique en voie de disparition. Les six hommes étaient surveillés par la police zambienne et les autorités des parcs depuis leur entrée dans le pays le 5 octobre, avec des permis de pêche mais aussi des fusils à seringues.

« Nous les avons suivis jusqu’à une ferme qui possède 40 hippotragues. Nous les avons vu embarquer dans leur remorque 12 animaux, dont cinq sont morts pendant le transport », a indiqué M. Kalembwe, cité par le quotidien sud-africain The Times.

En septembre, trois Sud-Africains avaient déjà été arrêtés au Zimbabwe pour avoir tenté d’exporter illégalement 29 hippotragues noirs vers l’Afrique du Sud.

Romandie.com

Monde de solitude

août 12, 2013

Monde de chiens et de chats :
Pourquoi n’aimez-vous pas les rats ?
Alors que leurs cousins les souris
Font avancer la science avec les bistouris.

Malgré la bonté de leur douceur,
Leurs poils dérangent le dormeur
Qui doit faire attention au lit,
De peur de les avaler et inhaler sans merci.

Dans la compagnie séculaire,
De ces animaux spectaculaires.
D’aucuns les traitent avec soins,
D’autres les négligent au petit coin.

Dans la solitude ou le célibat,
La préférence humaine va au chat.
Dans le dialogue ou la discussion,
L’estime penche au chien avec affection.

Devant le déficit de la chaleur humaine,
Les chiens et les chats sont une aubaine,
De l’amour sûr sans regret de rupture,
Que l’on déguste comme de la confiture.

Bernard NKOUNKOU

Un loup tue huit moutons dans la Vallée de Conches (VS)

juin 9, 2013

Le loup a encore frappé dans la Vallée de Conches (VS). Il a tué huit moutons dans la nuit de jeudi à vendredi dans la commune d’Obergoms, portant à 28 le bilan des ovins dévorés en l’espace d’un mois.

Les moutons se trouvaient dans un pâturage à Obergesteln, où ils étaient surveillés par un chien de troupeaux, a indiqué dimanche à l’ats le garde-chasse Hubert Blatter, confirmant une information de la télévision publique alémanique SRF. « Nous pensons qu’il s’agit du loup M35 », déjà présent dans la vallée haut-valaisanne en décembre 2012. Des analyses ADN sont toutefois nécessaires pour en être sûr.

S’il s’agit bien du même loup, l’animal pourrait être tué. Selon le « plan loup » de la Confédération, le canidé peut être abattu s’il a dévoré au moins 35 animaux de rente pendant quatre mois consécutifs ou au moins 25 animaux de rente en un mois.

Romandie.com