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WikiLeaks: 1,7 million de documents diplomatiques américains publiés

avril 8, 2013

WASHINGTON – Le site internet WikiLeaks a publié lundi plus de 1,7 million de documents diplomatiques américains datant des années 1970 qui ont été officiellement déclassifiés mais restaient difficilement accessibles au public, selon son fondateur Julian Assange.

Les nouveaux documents publiés, qui portent sur la période 1973-1976, comportent entre autres nombre de courriers envoyés ou reçus par le secrétaire d’Etat américain de l’époque, Henry Kissinger. Ils peuvent être consultés à l’adresse wikileaks.org/plusd/.

Le fondateur controversé du site internet, Julian Assange, a indiqué aux journalistes à Washington que ces télégrammes ont été officiellement déclassifiés par le gouvernement américain. Il s’adressait via un message vidéo en direct depuis l’ambassade d’Equateur à Londres où il est réfugié afin d’échapper à une extradition vers la Suède pour une affaire de viol et d’agression sexuelle présumés.

Toutefois, ils ne pouvaient jusqu’à présent être accessibles qu’à travers les Archives nationales américaines et dans un format ne permettant pas d’effectuer des recherches sur des mots précis contenus dans les documents.

Les télégrammes étaient cachés à la frontière entre le secret et la complexité, a estimé Julian Assange.

Il a également souligné que les fichiers risquaient d’être à nouveau classifiés, citant un rapport de 2006 d’un institut de recherche de l’Université George Washington selon lequel quelque 55.000 documents du gouvernement avaient été reclassifiés.

(L’écrivain George) Orwell a dit un jour que celui qui contrôle le présent contrôle le passé, et celui qui contrôle le passé contrôle le futur. Notre analyse montre que l’on ne peut pas faire confiance à l’administration américaine sur son contrôle du passé, a insisté le cyber-militant australien.

Réagissant un peu plus tard, les Archives nationales ont indiqué que les documents de 1973-1976 divulgués par WikiLeaks étaient dans le domaine public depuis leur publication en 2006, et fourni un lien vers leur propre base de données où les utilisateurs peuvent effectuer des recherches par date, sujet ou mot-clé.

Assange avait provoqué la fureur des Etats-Unis en publiant en 2010 des centaines de milliers de documents classés secrets sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan, et des messages diplomatiques confidentiels qui avaient mis dans l’embarras des gouvernements du monde entier.

Le matériel que nous rendons public aujourd’hui est la plus importante publication géopolitique ayant jamais existé, a affirmé le fondateur de WikiLeaks, dont la révélation de ces documents a fait les gros titres de la presse internationale. Certains documents portent notamment sur le Vatican démentant tout massacre par le dictateur chilien Augusto Pinochet et mettant en avant la propagande communiste.

Pour Assange, ces notes, rapports et correspondances soulignent le large éventail et domaine de l’influence américaine à travers le monde.

Julian Assange est réfugié depuis juin 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. L’Equateur lui a accordé l’asile politique mais le Royaume-Uni entend appliquer le mandat d’arrêt suédois.

Romandie.com avec (©AFP / 08 avril 2013 21h49)

Cameroun : Théophile Abega n’est plus, Bell et Milla lui rendent hommage

novembre 15, 2012

Théophile Abega est élu meilleur joueur de la CAN en 1984. Théophile Abega est élu meilleur joueur de la CAN en 1984. © DR

Théophile Abega est mort d’une crise cardiaque, à l’âge de 58 ans, jeudi 15 novembre à Yaoundé. Ancien capitaine des Lions indomptables du Cameroun, il a marqué le football africain des années 1970 et 1980. Roger Milla et Joseph Antoine Bell témoignent.

Sacré champion du Cameroun à plusieurs reprises, deux fois vainqueur de l’ancienne formule de la Ligue africaine des champions avec le mythique Canon de Yaoundé, vice-capitaine des Lions au Mondial espagnol de 1982… Théophile Abega est un monument du football africain. Il s’est éteint à Yaoundé, le 15 novembre, victime d’une crise cardiaque.

Théophile Abega vit le couronnement de sa carrière, qui avait commencé en 1973,  lorsqu’il est élu meilleur joueur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de 1984 en Côte d’Ivoire et, en toute logique, meilleur joueur africain de l’année. Personne n’a oublié son but décisif en finale contre le Nigeria (voir la vidéo ci-dessous).

En 1984, il signe au Toulouse FC, en France, avant de poursuivre et de finir sa carrière professionnelle à Vevey, en Suisse. En 1989, Abega raccroche les crampons et devient président du club de son cœur, le Canon de Yaoundé. Parallèlement, l’idole des stades entame une carrière politique et en 2007, se fait élire maire de la commune du 4e arrondissement de Yaoundé.

Deux anciens Lions témoignent

Roger Milla, ancien attaquant des Lions Indomptables, meilleur joueur africain de tous les temps :

« C’était plus qu’un ami, un frère. Comme footballeur, il restera pour moi sans aucun doute comme le meilleur de notre génération. Sur le plan technique, il était le plus fort. Je me souviens encore du but en finale à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en 1984 contre le Nigeria. J’ai revu les images et écouté le reporter qui crie « Abega-Milla-Abega »…but ! Trop de souvenirs se bousculent dans ma tête. »

Joseph Antoine Bell, ancien gardien de buts des Lions indomptables :

« Je suis triste car je l’ai vu récemment et il ne me semblait pas malade. Ce que je retiens de lui, c’est son immense talent. J’ai rarement vu un joueur qui contrôlait le ballon sans le regarder. Quand je suis arrivé à Marseille, sa réputation m’avait précédé. Tout le monde me parlait de ce joueur évoluant à Toulouse qui jouait sans baisser la tête.

Et puis, quelle élégance dans la conduite de balle… Il avait déjà fait du chemin mais à l’époque, le football n’était pas très médiatisé. Aujourd’hui, les jeunes ne peuvent pas imaginer à quel point les anciens avaient du talent ».

Le résumé de la finale de la CAN de 1984 en Côte d’Ivoire, entre le Cameroun et le Nigeria (3-1) :

Jeuneafrique.com par Georges Dougueli

La reine du disco, Donna Summer, est morte à l’âge de 63 ans

mai 17, 2012
La chanteuse Donna Summer a tiré sa révérence. Celle qui a fait danser plusieurs générations sous les boules à facettes du monde entier est morte le jeudi 17 mai, des suites d’un cancer. Elle avait 63 ans.

Surnommée à juste titre «  la reine du disco » depuis les années 1970, la chanteuse américaine Donna Summer est décédée le jeudi 17 mai, en Floride, des suites d’un cancer. Elle a marqué à jamais  l’histoire de la musique populaire par l’immensité de son talent.

Ses admirateurs  se souviennent de sa voix puissante et langoureuse. De son corps qui semblait sculpté pour la danse et dont se dégageait un érotisme envoûtant. Ses gestes étaient suggestifs, comme l’étaient ses chansons, qui sont devenus des tubes universels. Elle était, en fin de compte, l’incarnation du disco et personne, à part peut-être The Bee Gees, n’a atteint  son  niveau de popularité et de célébrité.

LaDonna Andre Gaines, de son vrai nom, est née à Boston le 31 décembre 1948. Dans sa famille, la religion est une valeur sacrée. Et c’est tout naturellement que la petite fille chante le gospel à l’église. Encore adolescente, la musique l’attire et elle se retrouve dans un groupe de rock dénommé Crow. Et puis, c’est le départ  pour New York, d’abord, et pour l’Allemagne, ensuite, où elle est engagée dans la comédie musicale Hair, version allemande. Elle se retrouve ensuite en Autriche, avant de regagner l’Allemagne où elle se marie avec Helmut Sommer, dont le nom, anglicisé, sera son nom de scène.

Le succès au milieu des années 1970

Donna Summer enregistre son premier  disque en 1971. Mais le succès n’est pas encore au rendez-vous. Trois ans plus tard, la rencontre avec un duo de producteurs et d’auteurs, Giorgio Moroder et Pete Bellotte, lui ouvre de nouvelles perspectives.  Le travail du trio est récompensé par le succès que récolte en Europe  le single The Hostage. En 1975, son premier grand tube, Love to Love You Baby, adapté de Je t’aime…moi non plus de Serge Gainsbourg, la propulse au premier plan. Pendant des années, elle occupe le sommet des hit-parades à travers le monde. Partout, les pistes de danse sont envahies dès qu’on joue I Feel Love,  Last Dance,  Hot Stuff ou No More Tears (Enough Is Enough).  Le succès est immense. 

Dans les années 1980, alors que le disco entame sa descente, Donna Summer donne un nouveau coup de jeune à sa musique en y incluant une dose de rhythm and blues, de pop et de rock. Elle travaille avec Quincy Jones. Sans cesse, elle renouvelle son art en l’adaptant aux circonstances, aux situations, toujours avec un égal bonheur.  Le temps passant, la chanteuse s’ « assagit ». La sensualité qui la caractérisait cède la place à une chorégraphie plus soft. Mais jusqu’au bout, elle aura été une chanteuse exceptionnelle.

Jeuneafrique.com par Tshitenge Lubabu M.K.

Décès d’Erland Josephson, acteur fétiche d’Ingmar Bergman

février 26, 2012

Erland Josephson, acteur fétiche du metteur en scène suédois Ingmar Bergman, est décédé à l’âge de 88 ans, a rapporté dimanche la radio suédoise, citant la famille du comédien.

Erland Josephson souffrait de la maladie de Parkinson.

La relation avec Bergman avait commencé dans les années 1960 au théâtre, Josephson succédant au metteur en scène à la tête du Théâtre royal de Stockholm en 1966, poste qu’il occupa jusqu’en 1975.

Il avait notamment joué dans « Scènes de la vie conjugale » (série télévisée avec version cinéma en 1973) aux côtés de Liv Ullmann, formant le couple Johan et Marianne, reformé dans Saraband (2003), dernier film (également réalisé pour la télévision) du maître suédois.

Ses rôles bergmaniens, notamment au long des années 1970, l’avaient fait connaître du public international, « Cris et chuchotements » (1972), « Face à face » (1976), « Sonate d’automne » (1978) ou encore « Fanny et Alexandre ».

Josephson avait également joué dans « Nostalghia » (1983) et « Le Sacrifice » (1986) du cinéaste soviétique dissident Andreï Tarkovski.

AFP