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RDC-Célébration : Félix Tshisekedi a rendu hommage à son défunt père

février 2, 2022

Le président de la République a rendu hommage, le 1er février, au fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le Dr Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, disparu le 1er février 2017. 

Peut être une image de 6 personnes et personnes debout 1- Félix Tshisekedi au culte d’action de grâce

La commémoration du  cinquième anniversaire du décès d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba a donné l’occasion au chef de l’État de se rendre à Nsele, dans la périphérie Est de Kinshasa, au mausolée où il repose. A cette occasion, une imposante statue de 8,50 m de haut représentant le Dr Etienne Tshisekedi, le bras levé et faisant un signe de victoire, a été dévoilée au public. Ce monument a été érigé en hommage à celui qui a été élevé au rang de héros national, en reconnaissance de son noble combat politique visant l’établissement d’un État de droit  en République démocratique du Congo. Le président Félix Tshisekedi a procédé aussi au dépôt d’une couronne de fleurs au mausolée, entouré de sa famille et de certains dirigeants de l’UDPS.

Quelques heures plus tôt, le chef de l’Etat avait pris part, à la paroisse catholique Sainte Anne, dans la commune de la Gombe, à une messe d ‘actions de grâce et de suffrages en la mémoire de feu Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Cette messe de requiem, à laquelle plusieurs personnalités politiques y ont été conviées, entrait dans le cadre des différentes activités programmées par  la Maison civile du président de la République pour commémorer le cinquième anniversaire de la mort de l’illustre disparu.Peut être une image de debout, monument et plein air

2 -Dévoilement du monument en mémoire d’Etienne Tshisekedi

Prenant la parole en premier lieu, le chef de la maison civile a d’abord circonscrit le cadre de la cérémonie avant de souligner le caractère précoce de la mort du « Sphinx de Limete », eu égard aux espoirs qu’il suscitait au sein de la population congolaise. Il a présenté Étienne Tshisekedi comme un héros de la lutte pacifique désintéressée pour le bien du Congo. Le chef de la maison civile du chef de l ‘État a mis à profit l’occasion lui offerte pour  annoncer  l’instauration, à l’Unikin, du Prix « Excellence Étienne Tshisekedi »  qui récompensera chaque  année les meilleurs étudiants de cette Alma  mater, une façon de récompenser la jeunesse estudiantine de cette université.

Dans son homélie, l’officiant du jour,  Mgr Félicien Mwanana, évêque de Luiza, dans la province du Kasaï central, a présenté Étienne Tshisekedi pour quelqu’un qui a fait la politique comme un apostolat, mieux, comme une charge, celle d’appliquer sa propre vision politique telle que résumée dans le slogan de « Le peuple d’abord ».

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Cameroun : les scénarios de l’après-Biya

février 2, 2022
Le président camerounais, Paul Biya. © Photomontage JA

Le 13 février, Paul Biya fêtera pour la quarantième fois son anniversaire au sommet de l’État. Mais que se passerait-il si, dans six mois, dans un an, il n’était plus en capacité de gouverner ? Qui pourrait le remplacer ? Une guerre des clans éclaterait-elle ? L’armée pourrait-elle s’en mêler ? Et l’opposition ? Jeune Afrique vous invite à plonger dans les scénarios d’une inévitable succession.

Les voici une nouvelle fois tous réunis sous le marbre et les dorures de Mvomeka’a, la résidence privée du chef de l’État. Chantal Biya domine de sa flamboyante hauteur l’auguste assemblée. La longue robe rouge de la première dame attire indubitablement les regards. Paul Biya, l’ancien séminariste, a choisi un costume plus sobre. Chemise blanche, cravate et veste sombres, le président optera plus tard pour une tenue plus décontractée. Ses enfants les plus âgés prennent la pose à ses côtés. Moins habitués à l’exercice, les petits-enfants courent dans la grande salle de réception, se chamaillent, lorgnent avec envie la pièce montée, toute de sucre et de crème.

Et si c’était la dernière fois ?

L’ambiance est festive. Quelques invités triés sur le volet attendent dans une autre pièce. Paul et Chantal Biya ont le sourire aux lèvres. Le photographe immortalise l’instant, vérifie son cliché. Le flou n’est pas permis. Dans quelques heures, des millions de Camerounais regarderont la photographie sur leur téléphone ou leur ordinateur et la commenteront entre eux ou sur les réseaux sociaux, heureux de s’immiscer pour un instant dans l’intimité du pouvoir. Certains compareront l’image à celle de l’année précédente. D’autres remonteront plus loin encore, scrutant les effets du temps sur les visages des protagonistes. Cruelle mais inévitable tradition.

Le 13 février 2022, Paul Biya, président depuis novembre 1982, fêtera ses 89 ans. Que se passerait-il si c’était la dernière fois qu’il fêtait son anniversaire au pouvoir ? Qu’adviendrait-il si le palais d’Etoudi devait changer de locataire avant la présidentielle prévue en 2025 ? Qui serait capable de le remplacer ? À Yaoundé, ces questions demeurent taboues. Elles n’en occupent cependant pas moins la plupart des esprits. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) a amorcé sa refondation, les différents clans s’affrontent et les coups bas se distribuent déjà. Quant à l’heure fatidique à laquelle le chef de l’État passera la main, elle ne fait, implacable dictature du temps, que se rapprocher. Alors, que se passerait-il ?

Avec Jeune Afrique par Mathieu Olivier

Biden, le plus vieux président des Etats-Unis, souffle ses 79 bougies

novembre 20, 2021
Biden, le plus vieux president des Etats-Unis, souffle ses 79 bougies
Biden, le plus vieux président des Etats-Unis, souffle ses 79 bougies© AFP/OLIVIER DOULIERY

Joe Biden, le plus vieux président américain en exercice, a fêté samedi ses 79 ans en famille au lendemain d’un bilan médical le jugeant « apte » à diriger les Etats-Unis.

Le président démocrate passe son week-end d’anniversaire dans son fief de Wilmington, à 170km de la capitale Washington. Il n’a pas d’événement public à son agenda.

« Bon anniversaire à mon ami, à mon frère », lui a souhaité Barack Obama, dont Joe Biden a été le vice-président durant huit ans, sur Twitter.

« L’Amérique est reconnaissante pour votre compassion, votre décence, votre amour de la nation ainsi que pour votre leadership et votre ambition », a aussi souligné la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, de deux ans son aînée.

A la veille de son anniversaire, Joe Biden s’était plié à un bilan de santé lors duquel il a été jugé « apte » à remplir ses fonctions de président, selon son médecin. L’examen incluait une coloscopie sous anesthésie durant laquelle il a brièvement transféré ses pouvoirs à la vice-présidente Kamala Harris, devenue ainsi la première femme à détenir les prérogatives présidentielles dans l’histoire des Etats-Unis.

Joe Biden a déjà fait savoir publiquement qu’il comptait se représenter en 2024.

Mais certains partisans de Donald Trump, lui aussi septuagénaire, ne perdent aucune occasion de s’interroger publiquement, de manière plus ou moins détournée, sur sa santé physique et sa lucidité.

Par Le Point avec AFP

Congo-Evocation : Pierre Moussa témoigne la grandeur d’Ambroise Edouard Noumazalaye

novembre 17, 2021

 A l’occasion du 14e anniversaire de la disparition de l’ancien secrétaire général du Parti congolais du Traval (PCT), Ambroise Edouard Noumazalaye, le 17 novembre 2007, le nouveau secrétaire général, Pierre Mousssa, après avoir déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de l’illustre disparu, a reconnu qu’il fut un dirigeant émérite.

Ambroise Edouard Noumazalaye

Décédé le 17 novembre 2007 à Paris, en France, à l’âge de 74 ans, Ambroise Edouard Noumazalaye a totalisé, le 17 novembre 2021, quatorze ans dans l’au-delà. Le PCT qu’il a servi toute sa vie lui a rendu, comme d’habitude, un hommage mérité en reconnaissance de son militantisme engagé. S’adressant à la presse à cet effet, le secrétaire général du PCT a reconnu en cet homme les qualités d’un dirigeant politique de haute facture.

« Ambroise Edouard Noumazalaye, que nous honorons la mémoire aujourd’hui, était un colosse, une référence, une éminence grise pour notre parti, le PCT. C’est pour cela que chaque militant et sympathisant venait toujours se ressourcer auprès de sa sagesse pour suivre ses conseils. Il fut un très grand dirigeant du Parti congolais du travail. C’est donc à bon droit que nous venons nous recueillir ici sous sa tombe », a indiqué Pierre Moussa.

Tout au long de sa carrière politique, a renchéri le secrétaire général du PCT, l’illustre disparu fut un militant de conviction et engagé qui prévalait la contradiction des idées en faveur du consensus d’idées et d’opinions.

« Durant toute sa carrière politique, Ambroise Edouard Noumazalaye était un homme engagé. Membre de la fédération des étudiants d’Afrique noire en France, lorsqu’il est rentré au pays, il a vite intégré la lutte congolaise pour l’émancipation de notre peuple. De là, il a gravi des échelons dans l’Etat et au sein du PCT pour lequel il a contribué énormément à son évolution », a martelé Pierre Moussa.

Ambroise Edouard Noumazalaye, qui fait partie des fondateurs du PCT aux côtés de Marien Ngouabi, fut aussi président du Sénat de 2002 à 2007.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Cameroun : il était une fois Mongo Beti…

octobre 27, 2021
L’écrivain Mongo Beti. © ANDERSEN/SIPA « ANDERSEN PHOTOGRAPHE » « SEANCE DE POSE » FRANCE ROUEN « BETI MONGO PORTRAIT » « ECRIVAIN FONCTION » « POSANT ATTITUDE » « IMAGE NUMERISEE » INTERIEUR PORTRAIT LITTERATURE

Vingt ans après la disparition de l’écrivain camerounais en octobre 2001, son héritage semble insuffisamment valorisé. Une injustice pour celui qui s’est dressé sa vie durant contre toutes les oppressions.

Il y a vingt ans, l’écrivain camerounais Mongo Beti (de son vrai nom Alexandre Biyidi Awala) tirait sa révérence à Yaoundé. J’aurais aimé être là pour lui faire mes adieux. Mais j’avais quitté le Cameroun un an plus tôt. Ce pays qui était également le sien et qu’il aimait tant, mais qui comptait parmi ceux dont « les pères des indépendances sont devenus fous, [dont] les gens compétents se sont exilés, [où] la justice et la démocratie sont truquées, la mémoire des martyrs […], enterrée ». Il y était revenu en 1991 après trente-deux années d’exil en France parce qu’il souffrait de se sentir « hors lieu » (out of place) – pour reprendre la formule d’Edward Saïd – ; parce qu’il voulait apporter sa modeste pierre à la construction de l’édifice.

En effet, dès qu’il posa ses valises au Cameroun, il ouvrit avec son épouse française, Odile Tobner, la Librairie des peuples noirs, se lança dans la culture de tomates et l’élevage de porcs dans son village, écrivant régulièrement dans des journaux proches de l’opposition pour dénoncer aussi bien les dérives du régime Biya que la résignation qui poussait la population à noyer ses soucis dans l’alcool et le sexe.

Exactions coloniales

C’est dans les années 1950 que Mongo Beti (l’enfant beti) commença à évoquer les problèmes du pays. Ceux qui ont lu Ville cruelle décrypterons aisément mon propos. Publié en 1954 aux éditions Présence africaine sous le pseudonyme d’Eza Boto, le roman nous donne à voir les abus et les exactions que subissaient les Noirs pendant la colonisation. On y découvre Banda, le héros, rejetant cette société où les Blancs ont plus de privilèges que les Noirs et font ce que bon leur semble, où justice n’est pas rendue au Noir quand il est spolié ou insulté par le Blanc, où le prêtre blanc dénonce le Noir venu confesser la veille le tort qu’il a causé à son patron blanc… Mais on y admire aussi la solidarité des Africains : d’abord, celle des cinq femmes qui aident Banda à porter son cacao jusqu’en ville et qui rendent visite à sa mère pendant son emprisonnement ; ensuite, celle des ouvriers qui se mettent ensemble pour donner une correction au patron, lequel refuse de leur  payer leur salaire. On est surtout heureux et fier de voir Banda tenir tête aux contrôleurs, même si ces derniers finissent par lui voler son cacao.

Mongo Beti reviendra à la charge en 1956 avec Le pauvre Christ de Bomba, une description satirique du monde missionnaire et colonial à travers les mésaventures du révérend père supérieur Drumont. Déterminé à « civiliser » et à évangéliser les Africains qu’il croyait acquis à sa cause, ce dernier ne réussira pourtant pas sa « mission », lui qui se prenait pour le messie. Et c’est le cuisinier Zacharie qui lui donnera les raisons de son échec : « Les premiers d’entre nous qui sont accourus à votre religion, y sont venus comme à une révélation, une école où ils acquéraient la révélation de votre secret, le secret de votre force, la force de vos avions, de vos chemins de fer, est-ce que je sais, moi… le secret de votre mystère, quoi ! Au lieu de cela, vous vous êtes mis à leur parler de Dieu, de l’âme, de la vie éternelle, etc. Est-ce que vous vous imaginez qu’ils ne connaissaient pas déjà tout cela avant, bien avant votre arrivée ? Ma foi, ils ont eu l’impression que vous leur cachiez quelque chose. Plus tard, ils s’aperçurent qu’avec de l’argent ils pouvaient se procurer bien des choses, et par exemple des phonographes, des automobiles, et un jour peut-être des avions. […] Voilà la vérité, Père ; le reste, ce n’est que des histoires. »

LE ROMANCIER ÉTAIT COMME OBSÉDÉ PAR LE « DEVOIR D’ÊTRE TOUJOURS AUX CÔTÉS DES HUMILIÉS QUI LUTTENT »

Mongo Beti défend ainsi l’idée que le missionnaire ne fut ni « civilisateur » ni « évangélisateur » mais auxiliaire ou complice du colon dans certains pays africains, ce que résume bien Fabien Eboussi Boulaga quand il écrit : « Pour différentes l’une de l’autre qu’elles soient, l’évangélisation et la colonisation ne s’opposent pas, elles s’accordent même sur la tâche de redressement de l’homme arriéré et déchu et elles ne se distinguent que comme deux faces d’une même pièce de monnaie. En somme, chacun s’est servi de l’autre, chacun gardant son but propre. Mais ce fut au détriment des Africains. »

Vaste escroquerie

Le romancier camerounais était comme obsédé par le « devoir d’être toujours aux côtés des humiliés qui luttent » (Che Guevara) et de faire entendre leur cri. Une obsession qui le rendait sévère vis-à-vis du Guinéen Camara Laye lequel, à ses yeux, parlait peu des souffrances des peuples africains. Il l’accusait notamment de « se complaire dans l’anodin et surtout le pittoresque le plus facile […], d’ériger le poncif en procédé d’art, de s’acharner à montrer une image stéréotypée de l’Afrique et des Africains : univers idyllique, optimisme de grands enfants, fêtes stupidement interminables ».

Parce que « la réalité actuelle de l’Afrique noire, sa seule réalité profonde, [c’était] avant tout la colonisation et ses méfaits », Mongo Beti ne pouvait que se dresser contre la colonisation. Main basse sur le Cameroun, autopsie d’une décolonisation (Paris, éd. Maspero, 1972) lui en fournira l’occasion. Mais l’essai, qui condamne la dictature d’Ahmadou Ahidjo et le contrôle des pays africains par la France malgré les « indépendances » de 1960, est aussitôt censuré par un arrêté du ministre de l’Intérieur français, Raymond Marcellin, sous la pression du gouvernement camerounais. C’est en 1976 que l’auteur et l’éditeur obtiendront l’annulation de l’arrêté d’interdiction.

Deux ans plus tard, Mongo Beti met sur le marché Peuples Noirs, Peuples africains. La revue bimestrielle, où publiera l’exilé Laurent Gbagbo, paraîtra jusqu’en 1991. Farouchement opposé aux ingérences étrangères en Afrique, à l’influence de Jacques Foccart sur certains dirigeants africains, à la coopération franco-africaine, « une vaste escroquerie qui ne profite qu’à la France », à la francophonie qui, pour lui, est « une institution pernicieuse et destructrice », Alexandre Biyidi Awala n’en fustige pas moins Ahidjo – que Paris juge plus accommodant que les leaders nationalistes de l’Union des populations du Cameroun (UPC). Il n’est pas plus tendre avec Paul Biya, « une créature de François Mitterrand et un chef d’État fantôme sous lequel la justice est devenue une farce permanente et sinistre ».

Prométhée camerounais

Après lecture de ses différents ouvrages, difficile de ne pas penser avec André Djiffack qu’il y a chez Mongo Beti « comme un mélange de Socrate par l’élévation de l’esprit, de Voltaire par l’effronterie à l’égard des pouvoirs institués, de Sartre par le militantisme impertinent et de Césaire par la lutte anticoloniale en vue de l’émancipation du monde noir ». Difficile, aussi, de ne pas tomber sous le charme de « ce Prométhée camerounais qui nous lègue le feu » (Boniface Mongo-Mboussa).

Qu’est devenu le feu de la justice, de la liberté et de la vérité légué par Mongo Beti ? Qu’avons-nous fait de son héritage ? L’Afrique digne et debout honorera-t-elle un jour cet écrivain qui était à la fois un empêcheur de tourner en rond et un géant de la pensée et de l’écriture ?

Jean-Claude Djereke

Avec Jeune Afrique par Jean-Claude Djereke

Jean-Claude Djereke enseigne les Littératures francophones à Bryn Mawr College, Philadelphie, États-Unis.

France: Près de 100 incidents recensés lors des hommages à Samuel Paty

octobre 16, 2021

La journée en mémoire de l’enseignant s’est déroulée dans le calme dans les écoles, hormis « quelques incidents », a indiqué Jean-Michel Blanquer sur RTL.

Il y a un an, jour pour jour, Samuel Paty était sauvagement assassiné devant son collège de Conflans-Sainte-Honorine. À la veille de l’anniversaire de sa mort, des commémorations ont été organisées dans tous les établissements scolaires de France, en mémoire de l’enseignant. D’après Jean-Michel Blanquer, cette journée de recueillement s’est déroulée « dans un grand calme ». « Il y a eu quelques incidents, on en a recensé 98. C’est beaucoup moins que ce qu’il y a eu quand il y a eu des attentats précédemment », a fait savoir le ministre de l’Éducation nationale au micro de RTL, ce samedi 16 octobre.

Parmi ces signalements, l’Éducation nationale recense sept « menaces » individuelles ou collectives De l’aveu de l’ancien recteur, ces incidents ont pu être « de très petites choses ». « Il ne faut pas généraliser. Parfois, ce sont des propos à l’emporte-pièce, nous les prenons au sérieux », a assuré Jean-Michel Blanquer, précisant que les établissements scolaires avaient fait preuve « d’unité et de dignité ». Sur France 2, le ministre avait également évoqué dans la matinée « des interruptions pendant les hommages, un élève qui dit n’importe quoi ou un élève qui est menaçant ». « Tout ceci reste des cas très isolés et que nous traitons, il y a un suivi », a-t-il précisé.

Une vigilance totale

Des millions d’élèves en France ont célébré la mémoire du professeur d’histoire-géographie, à travers une minute de silence, un chant, un débat sur la liberté d’expression. Jean-Michel Blanquer avait prévenu qu’en cas de perturbations lors des hommages, les concernés seraient « sanctionnés ». La veille, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait appelé les préfets à une « vigilance totale » lors de cet hommage, et plus particulièrement « dans et aux abords des établissements scolaires ».

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty avait été poignardé puis décapité à Éragny-sur-Oise (Val-d’Oise), à quelques centaines de mètres de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Le jeune assassin de 18 ans, un réfugié russe d’origine tchétchène, lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Il avait été tué peu de temps après par la police. Avant son passage à l’acte, il avait pris connaissance de la polémique autour des caricatures avec une vidéo sur Internet de Brahim Chnina, père d’une collégienne. L’adolescente, visée par une exclusion pour indiscipline, avait menti à son père : elle avait assuré avoir été sanctionnée pour s’être élevée contre la demande de Samuel Paty faite aux élèves musulmans, selon elle, de se signaler lors de ce cours.

Par Le Point avec AFP

RDC-70 ans de la disparition de Simon Kimbangu: Guy Loando satisfait de son séjour à Nkamba

octobre 13, 2021

Le ministre d’État en charge de l’Aménagement du territoire, Me Guy Loando Mboyo,  était parmi les personnalités invitées à la double cérémonie commémorative du soixante-dixième anniversaire de la disparition du prophète Simon Kimbangu et de la naissance de Simon Kimbangu Kiangani, le premier des vingt-six petits-fils du prophète noir et actuel chef spirituel et représentant légal de l’Eglise kimbanguiste. C’était  le 12 octobre à Nkamba, au Kongo-central.

Me Guy Loando posant avec le chef spirituel de l’Eglise kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani

Satisfait de son séjour à la terre sainte de Nkamba, nouvelle Jérusalem, le patron de l’Aménagement du territoire en République démocratique du Congo a eu des mots justes pour saluer l’accueil dont la délégation gouvernementale conduite par le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a été bénéficiaire et la haute spiritualité qui caractérise la cité de NKamba.

« La terre sainte Nkamba est un endroit de très haute spiritualité. Pour moi, c’est un grand privilège de me retrouver ici, dans le cadre de cette mission officielle du Premier ministre, pour commémorer le double événement. En toute humilité, je dis  merci à papa Simon Kimbangu  qui  a reçu l’ensemble de la délégation. Et il a prié personnellement  pour moi. Les mots me manquent, je suis très satisfait d’être ici en cette date historique », a témoigné le ministre Guy Loando Mboyo, promettant de retourner prochainement à NKamba, « source de bénédictions ».

Guy Loando a invité les Congolais et les citoyens du monde  à se rendre à la cité sainte.  » j’invite ceux qui ont  des problèmes, ceux qui veulent un accompagnement de haute spiritualité à venir à la terre sainte. Ici , c’est la source où l’on peut puiser des bénédictions… », a-t-il avoué.

A cette grandiose cérémonie, le chef de l’État y a été représenté par  le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia, qui a remercié la grande communauté kimbanguiste tout en la rassurant du soutien de la plus haute autorité du pays. 

Avec Adiac-Congo par Blandine Lusimana

Célébration : le 141e anniversaire de Brazzaville au rythme de la rumba congolaise

septembre 29, 2021

Célébré sur le thème « Brazzaville et la rumba congolaise », le 141e anniversaire de la fondation de Brazzaville s’étendra du 5 au 7 octobre autour des tables rondes, des projections documentaires et d’une exposition.

L’exécution de la rumba/DR

Initiée par l’Institut français du Congo (IFC) en partenariat avec la mairie de Brazzaville, Les Dépêches de Brazzaville et le ministère de la Culture et des Arts, la commémoration du 141e anniversaire de Brazzaville mettra l’accent sur la rumba congolaise, dont la campagne d’inscription sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité se fait conjointement en ce moment avec la République démocratique du Congo. L’événement permettra, ainsi, au public de découvrir des documentaires retraçant l’histoire de la rumba congolaise, une exposition ainsi qu’un cycle de conférences réunissant des experts de la musique congolaise.

L’ouverture de ce rendez-vous, le 5 octobre, se fera par la projection du documentaire « Hommage à Edo Ganga », réalisé en 2020 par Prince Kloz Baloubeta et produit par l’IFC. Le film laisse à voir un concert présenté par Médard Milandou avec la participation des artistes musiciens Zao, Roga-Roga et biens d’autres en hommage au dernier des fondateurs du mythique orchestre Les bantous de la capitale, Edo Ganga, décédé l’année dernière.

S’en suivra, dans la même journée, une conférence sur le thème « L’histoire de la rumba à Brazzaville, au Congo », ainsi que le vernissage d’une exposition collective dévoilant les pochettes de vinyle, coupures de presse, photos des lieux et figures emblématiques de la rumba congolaise. Un travail regroupant le photographe Désiré Kinzenguélé, Nicolas Bissi, le collectif Bisso na Bisso et Les Dépêches de Brazzaville.

Le lendemain de l’ouverture sera ponctué par la diffusion du documentaire « Hommage à Franklin Boukaka », un film d’environ 1h 20 mn réalisé également l’an dernier par Prince Kloz Baloubeta. Visionnaire, humaniste, ardent défenseur de la cause des Noirs, le musicien congolais Franklin Boukaka aurait eu 80 ans en 2020. Pour lui rendre hommage, Zao, l’orchestre Kimbanguiste et le chœur Jubilate Deo ont repris ses plus grands succès. Un concert assaisonné de témoignages de ceux que l’artiste a connus et inspirés.

La dernière journée de ces moments de célébration permettra au public de suivre la diffusion du film documentaire « Sur les chemins de la rumba », de David Pierre Fila. Sorti en 2014 et d’une durée d’environ 1h 38 mn, le long-métrage fait voyager avec une simplicité apparente à travers un cheminement de l’autre côté du monde. Le film entraîne donc le spectateur à travers les côtes africaines, du Bassin du Congo, de Cuba… afin de lui partager l’harmonie, la beauté, des hommes et femmes, ainsi que des paysages qu’incarne cette musique.

Notons que plus qu’un genre musical, la rumba est un héritage commun des deux Congo, qui a connu sa maturité après l’indépendance des pays africains dans les années 1960. Les pères fondateurs sur le plan national sont, entre autres, les artistes Ganga Edo, Franklin Boukaka, Pamelo Mounk’a, Antoine Moundanda, etc.

Merveille Atipo

Canada: Une bourse et des prix pour souligner le 10e anniversaire du décès de Jack Layton

juin 15, 2021

OTTAWA — La famille et les amis de Jack Layton lancent le projet «Layton Legacy» pour souligner le dixième anniversaire du décès prématuré du chef du NPD fédéral.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le lancement, mardi, ouvrira officiellement les candidatures pour une nouvelle bourse universitaire et deux nouveaux prix qui seront décernés au nom de M. Layton.

Il sera suivi d’une célébration virtuelle à l’échelle nationale de la vie de Jack Layton le 22 août, dixième anniversaire de sa mort.

L’événement est organisé avec l’aide du musicien Steven Page, ancien chanteur de Barenaked Ladies.

Jack Layton avait mené le NPD à son meilleur résultat aux élections fédérales de 2011, balayant le Québec pour faire passer le parti de son habituelle troisième ou quatrième place au statut d’opposition officielle.

Un peu plus d’un an après cette percée électorale historique, M. Layton, qui avait déjà lutté contre le cancer de la prostate, est décédé après avoir reçu un nouveau diagnostic de cancer.

Dans une lettre ouverte écrite deux jours avant sa mort, M. Layton a exhorté les Canadiens à se rappeler que «l’amour vaut mieux que la colère. L’espoir vaut mieux que la peur. L’optimisme vaut mieux que le désespoir. Alors, soyons aimants, pleins d’espoir et optimistes. Et nous changerons le monde.»

M. Layton a été professeur d’université avant de se lancer en politique, d’abord au niveau municipal. La nouvelle bourse Layton est ainsi établie «en mémoire du travail passionné de Jack avec les étudiants», indique un communiqué.

Le projet inclut également un prix de leadership autochtone pour soutenir les militants autochtones «qui sont de puissants acteurs du changement» et un prix d’activisme pour honorer les groupes qui illustrent «la croyance de Jack en notre force collective à s’organiser pour un changement transformateur».

Avec La Presse Canadienne

Congo/Vers les 60 ans du petit Séminaire de Loango : Que les jeunes prennent le temps de discerner la place qui est la leur dans l’Eglise

mai 29, 2021
VERS LES 60 ANS DU PETIT SEMINAIRE DE LOANGO : Que les jeunes prennent le temps de discerner  la place qui est la leur dans l’Eglise

Le Petit séminaire de Loango s’apprête à fêter ses 60 ans d’existence. Il s’agit d’une vénérable maison de formation qui a vu défiler dans ses murs des centaines de jeunes animés du désir de servir Dieu dans l’Eglise de Pointe-Noire. En prélude à ce jubilé, l’abbé Raphaël Nzaou, le directeur de ce Petit séminaire a répondu à nos questions.

*Père, de manière brève, comment décririez-vous les grands traits de l’histoire de ce séminaire?
**De manière brève, nous pouvons dire que le village de Loango abritait dans les années 1887-1897 un séminaire fondé par Mgr Hippolyte Marie Carrie. Ce séminaire fermera ses portes pour être transféré à Mayoumba, au Gabon, parce que Loango devenait de plus en plus bruyante et ne permettait plus aux séminaristes de suivre leur formation dans la quiétude. En 1923, l’administration coloniale française quitte Loango et s’installe à Pointe-Noire. C’est ainsi que la population de Loango se déplace à Pointe-Noire. Il faudra attendre 1955 pour que les pères spiritains reconstruisent les nouveaux bâtiments qui abriteront le nouveau séminaire qui ouvrira ses portes le 15 septembre 1961 en accueillant, dans un premier temps, 39 jeunes.

*Quelle est la vocation de ce séminaire? Par cette question, je voudrais savoir si tous les jeunes internés ici seront prêtres à l’avenir.
**La vocation de ce séminaire comme tout séminaire c’est d’accompagner et de former les jeunes qui portent dans leurs cœurs le désir de servir Dieu comme prêtre. On y entre et on y est accueilli pour discerner l’appel de Dieu. Il va sans dire que tous les jeunes qui sont accueillis au séminaire y sont pour savoir où le Seigneur les veut pour le servir, est ce dans le sacerdoce ministériel ou dans le sacerdoce baptismal?

*Depuis quelques mois, le diocèse de Pointe-Noire est devenu archidiocèse. Je suppose que cela implique plus de travail en termes de vocations pour l’archevêque et ses collaborateurs. Comment pensez-vous, avec les autres formateurs de ce séminaire, vous y prendre pour répondre à ce défi?
**Le diocèse est passé à l’archidiocèse depuis le 30 mai 2020 et vous comprenez que cela fait exactement une année. Comment pensons-nous nous y prendre avec les autres formateurs pour accompagner les jeunes qui viennent au séminaire pour discerner l’appel de Dieu? Mais nous poursuivons le travail comme il s’est toujours déroulé jusqu’ici puisque les diocèses suffragants, Dolisie et Nkayi, restent et demeurent autonomes, avec la possibilité chacun de gérer sa maison de formation. Nous travaillons en parfaite harmonie avec le recteur du séminaire Saint Gabriel de Dolisie. Cela n’implique aucun travail supplémentaire. On fonctionne selon les orientations de notre archevêque, Mgr Miguel Angel Olaverri.

*Quels sont les défis actuels de ce séminaire?
**Les défis actuels du séminaire Notre-Dame de Loango restent dans le ratio fondamental assigné à tous les séminaires. L’objectif du Petit séminaire est d’aider la maturation humaine et chrétienne des adolescents en qui se manifestent les premiers signes de la vocation au sacerdoce ministériel, afin de faire grandir en eux une liberté intérieure propre à leur âge. Cela dit, nous accompagnons les jeunes dans leur processus de maturation vocationnelle dans une plus grande liberté intérieure. Notre défi est d’aider le jeune frère à discerner où le Seigneur le veut dans sa vie. Et, surtout, qu’il soit épanoui dans son choix discerné avec les accompagnateurs. Comme dit saint François de Sales: Nous devons fleurir où le Seigneur nous a plantés.

*Quel message adresseriez-vous aujourd’hui à la jeunesse catholique de l’archidiocèse?
**La vie est un don de Dieu, et l’homme est la seule créature que Dieu a voulu à son image et à sa ressemblance en lui confiant la mission de prendre soin de sa création. Donc, prendre du temps pour discerner quelle mission le Seigneur me confie dans sa vigne, permettra à chacun de nous de prendre soin de ‘’la maison commune’’ en exerçant notre devoir comme des serviteurs quelconques. Dans l’Église, chacun de nous a une mission à remplir. D’ailleurs, nous sommes un corps à plusieurs membres ; chaque membre joue son rôle pour permettre au corps de se mouvoir et de se développer. Que le jeune prenne le temps de discerner quel est son rôle dans la vie de l’Église, de la société congolaise et dans sa famille. C’est à ce titre que chacun portera du fruit là où le Seigneur l’aura planté.

Avec La Semaineafricaine Propos recueillis par Madocie Déogratias MONGO