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RDC: l’invalidation de l’élection de députés de l’opposition annulée

juillet 5, 2019

Une audience de la Cour constitutionnelle de la RDC, le 27 juillet 2015 à Kinshasa (archives). © Ph. John Bompengo/Monusco

 

La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo est partiellement revenue mercredi et jeudi sur sa décision d’invalider l’élection de plusieurs députés d’opposition, une mesure qui avait ravivé les tensions politiques à Kinshasa.

La Cour a réhabilité dix-neuf des 23 députés de la coalition d’opposition Lamuka invalidés, après examen d’ « erreurs matérielles » par une chambre spéciale de cette instance judiciaire, selon un décompte de l’AFP auprès des formations politiques. Parmi les députés de l’opposition dont la victoire a finalement été confirmée par la Cour : Raphael Kibuka, Daniel Mbayo du MLC, Chérubin Okende, Daniel Safu et Mutombo Kasongo Germain  de l’AMK, Jean Claude Kibala (MS) ou encore Amato Bayubasire (UNC).

Au total les juges se sont prononcés sur 178 dossiers de contestation des résultats des législatives nationales du 30 décembre rendus par la Commission électorale et leur validation par la Cour constitutionnelle. La liste définitive des députés nationaux devait être connue jeudi, selon le greffe de cette instance judiciaire congolaise.

Parmi les parlementaires de Lamuka, au moins quatre députés proches de l’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, ont été réhabilités par ces arrêts. Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba a reconnu que trois de ses élus invalidés avaient été réhabilités, dans un communiqué.

« J’ai un sentiment de satisfaction, teinté de regret étant données les péripéties qu’a connue ma validation définitive, alors que j’ai obtenu plus de 26 000 voix. L’invalidation de mes camarades de l’opposition pour des raisons inavouées me laissent aussi un goût amer » a réagit Raphael Kibuka, contacté par Jeune Afrique. « Les autorités politiques et judiciaires doivent désormais tout mettre en œuvre pour que nous ayons une justice véritable, gage de tout développement. L’appareil judiciaire devra écarter les brebis galeuses », a-t-il ajouté.

Au moins deux députés du parti de l’ancien président Joseph Kabila, le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) précédemment validés, ont été écartés par ces décisions définitives de la Cour constitutionnelle.

Le FCC toujours majoritaire

La Cour constitutionnelle avait invalidé le 11 juin l’élection de 23 députés d’opposition, dans la plupart des cas au bénéfice de la majorité parlementaire de l’ancien président Joseph Kabila. Plusieurs ministres et gouverneurs de provinces ont vu leurs mandats validés, alors que la Commission électorale ne les avait pas proclamés élus. Le président Félix Tshisekedi avait lui-même estimé que certains arrêt de la Cour étaient « scandaleux ». L’ex-candidat Martin Fayulu avait participé dimanche à une manifestation interdite, en partie contre ces décisions.

Les décisions de la Cour constitutionnelle en RDC ne donnent normalement pas lieu à des recours. En dépit de ces annulations d’invalidations, le Front commun pour le Congo (FCC), coalition des partisans de l’ex-président Kabila, dispose de la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

RDC : le défilé militaire du 30 juin annulé

juin 26, 2019

Des militaires congolais, lors du 50e anniversaire de l’indépendance de la RDC, le 30 juin 2010. © REUTERS/Christophe Licoppe

 

Il n y aura pas de défilé militaire le 30 juin pour la commémoration du 59e anniversaire de l’accession de la RDC à l’indépendance. Le vice-Premier ministre intérimaire en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Basile Olongo, l’a confirmé à Jeune Afrique, tout en assurant que la décision n’avait pas été prise pour des raisons budgétaires.

Le défilé du 30 juin, jour de l’indépendance en République démocratique du Congo, qui célèbre ce jour-là la fin de la domination coloniale belge, n’aura pas lieu cette année, a confirmé auprès de Jeune Afrique Basile Olongo, vice-Premier ministre intérimaire en charge de l’Intérieur et Sécurité. En revanche, Félix Tshisekedi adressera un « discours à la Nation » qui sera retransmis par la RTNC, la télévision nationale.

« Nous avons décidé de célébrer plutôt le 60 ème anniversaire en 2020. Le 30 juin prochain, il n’y aura pas d’activités officielles. Ce sera plutôt une journée de méditation, les gens resteront chez-eux. Ce sera une journée sous le signe de la méditation », a précisé Basile Olongo.

Dépassement de budget à la présidence

Interrogé par Jeune Afrique sur les raisons de ce report,  Basile Olongo s’est refusé à tout commentaire, précisant cependant que « le gouvernement n’a pas de problème de financement ». Une source de Jeune Afrique au sein du ministère de la Défense a cependant affirmé l’inverse, sous couvert d’anonymat, ajoutant par ailleurs un autre élément d’explication à ce report : « Le président de la République a consulté quelques personnes sur cette date, et finalement, il a été proposé que la fête soit renvoyée en 2020, parce que nous ne pouvons pas faire la fête à Kinshasa alors que ça va mal à l’intérieur dans les provinces ».

En 2018, déjà, le défilé militaire du 30 juin avait été reporté. Les autorités de l’époque avaient alors évoqué des problèmes d’ordre sécuritaires, mais aussi politiques.

L’annonce de ce report intervient alors qu’un rapport du ministère du Budget, daté du 31 mai dernier, fait état d’un dépassement conséquent des dépenses de fonctionnement de la présidence de la République depuis le début de l’année civile. En cinq mois seulement, celle-ci a déjà consommé 98% du budget annuel qui lui est alloué, soit près de 132 milliards Francs congolais dépensés, pour un budget annuel de 134 milliards de Francs congolais (77,10 millions de dollars).

Mais le coût du défilé est supporté par les budgets du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité et du ministère de la Défense, deux ministères qui sont, selon ce même rapport, dans des rythmes de dépenses prévus.

Ce report du défilé intervient alors que la journée revêtait un caractère particulier pour Félix Tshisekedi, qui voulait faire de ce 30 juin 2019 une journée de réconciliation nationale. En amont de cette journée de célébration de l’indépendance congolaise, la présidence congolaise avait ainsi facilité le retour au pays de plusieurs exilés politiques, dont Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba ou encore Antipas Mbusa Nyamwisi.

Jeuneafrique.com par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

Mexique: le président élu Lopez Obrador compte annuler la construction aéroport de Mexico

octobre 29, 2018

Vue aérienne du chantier de construction du nouvel aéroport de Mexico, à Texcoco, le 31 juillet 2018, que le président élu mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a l’intention d’annuler suite à une consultation / © AFP/Archives / Pedro PARDO

Le président élu mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a annoncé lundi son intention d’annuler le chantier de construction du nouvel aéroport de Mexico, au vu des résultats d’une consultation controversée.

La consultation, qui a largement rejeté le nouvel aéroport (69,95% des votants), n’était pas organisée par les autorités électorales nationales. Ses détracteurs contestent sa légalité et dénoncent son manque de rigueur, comme des votes multiples, constatés par plusieurs médias dont l’AFP.

« La décision respecte le mandat des citoyens, nous allons construire deux pistes sur l’aéroport militaire de Santa Lucia, améliorer l’aéroport de Mexico et réactiver l’aéroport de Toluca », a expliqué M. Lopez Obrador lors d’une conférence de presse au lendemain du vote.

« Ce sont les gens qui ont décidé », a expliqué le président élu, saluant une « très bonne décision ».

Lopez Obrador, qui prendra ses fonctions le 1er décembre, a précisé que les entreprises travaillant sur le chantier en cours seront choisies pour le projet alternatif ou qu’un arrangement financier sera trouvé avec elles.

Durant sa campagne, M. Lopez Obrador a plusieurs fois critiqué ce projet de méga-aéroport pour son coût élevé, son impact environnemental et pour de supposés faits de corruption dans l’attribution des contrats.

Avec cette décision, le gouvernement mexicain va économiser, selon lui, « 100 milliards de pesos », soit environ 4,4 milliards d’euros.

Le président élu mexicain Andres Manuel Lopez Obrador à Mexico, le 29 octobre 2018 / © AFP / Ulises Ruiz

Le problème de la saturation actuelle de l’aéroport international sera résolu en trois ans, a promis le président élu, et des connections ferroviaires entre les différents sites seront construites.

– Consultation controversée –

La construction de l’aéroport a été rejetée à 69,95% lors d’une consultation effectuée entre jeudi et dimanche, à laquelle ont participé un peu plus d’un million de Mexicains.

Le scrutin devait trancher entre un projet déjà engagé – estimé à plus de 13 milliards de dollars (11,4 milliards d’euros) – et une alternative prévoyant le réaménagement de l’aéroport militaire de Santa Lucia au sud de la capitale, de l’aéroport actuel de Mexico ainsi que de celui de Toluca, habituellement utilisé pour les jets privés.

Un des principaux investisseurs du chantier en cours est le magnat mexicain des télécommunications Carlos Slim.

Pour la consultation, seuls un millier de bureaux de vote répartis dans le pays ont été mis en place contre plus de 156.000 lors des élections présidentielles de juillet.

Des Mexicains votent lors d’une consultation à Mexico, le 25 octobre 2018, sur la construction du nouvel aéroport de la capitale / © AFP/Archives / Omar TORRES

La répartition des bureaux de vote a également été critiquée, certains considérant qu’elle privilégiait des zones populaires qui ont largement voté pour Lopez Obrador aux élections présidentielles de juillet.

Lundi, le peso mexicain a perdu 3.78% et dépassé la barre des 20 unités pour un dollar.

– Implications juridiques et financières –

En cas d’annulation du chantier, « le gouvernement entrant devra faire face aux engagements financiers qui nécessiteront probablement des ressources fiscales supplémentaires », a prévenu le président Enrique Peña Nieto.

Le président mexicain a assuré que jusqu’au dernier jour de son mandat, le 30 novembre prochain, « rien ne changera dans la concession et l’exécution du projet ».

« L’annulation aura des implications juridiques et financières » qui nuiront à l’image du Mexique, a souligné devant la presse Juan Pablo Castañon, directeur du Conseil de coordination des entreprises (CCE).

Le chantier de construction du nouvel aéroport de Mexico, à Texcoco, le 31 juillet 2018, que le président élu mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a l’intention d’annuler suite à une consultation / © AFP/Archives / Pedro PARDO

« Le message envoyé aux citoyens, aux marchés internationaux, aux entreprises et aux investisseurs est qu’il n’y a pas de certitude que les contrats soient respectés », a-t-il critiqué.

De son côté, le Groupe aéroportuaire de la ville de Mexico (GACM), à capitaux majoritairement publics, qui supervise le chantier, a indiqué que 32% du nouvel aéroport était déjà construit et que 2,9 milliards d’euros avaient déjà été dépensés.

Selon l’Association internationale de transport aérien (IATA) la suspension de l’aéroport signifie des « années de retard » en matière d’infrastructures.

« L’investissement généré par Texcoco (le chantier actuel du nouvel aéroport) sera compensé par celui de Santa Lucia » a commenté à l’AFP Edward Glossop, analyste chez Capital Economics.

« Mais il y a de l’inquiétude sur ce que signifiera cette consultation en terme de politique publique » ajoute-t-il. Lopez Obrador pourrait aussi lancer une consultation « pour les contrats pétroliers » et rendre ainsi « plus imprévisible » la politique macroéconomique du pays, selon lui.

Romandie.com avec(©AFP / (30 octobre 2018 01h09)

Corée du Nord: la visite de Pompeo annulée en raison d’une lettre de Pyongyang

août 28, 2018

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Washington, DC, le 21 août 2018 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

La visite du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en Corée du Nord prévue le week-end passé a été annulée suite à une lettre de Pyongyang jugée belliqueuse par les autorités américaines, selon le Washington Post.

Le contenu exact de la lettre, signée de la main du général nord-coréen Kim Yong-chol, n’a pas été dévoilé.

Le diplomate en chef américain a reçu la lettre vendredi, l’a montrée au président américain Donald Trump, puis les deux hommes ont décidé d’annuler la visite, a révélé le quotidien américain lundi soir en citant deux responsables américains.

Tout en annulant la visite, Donald Trump a précisé sur Twitter que les progrès quant à la dénucléarisation de la Corée du Nord sont jugés insuffisants.

Cette déclaration fait suite à des compte-rendus indiquant que la Corée du Nord a fait peu voire rien pour démanteler son programme nucléaire, malgré les promesses faites par Kim Jong-un en ce sens lors d’un sommet historique avec le Président des Etats-unis en juin.

M. Trump a également critiqué la Chine, estimant que le pays ne fait pas suffisamment d’efforts pour assurer la dénucléarisation de la péninsule coréenne, mais a laissé la porte ouverte à une future visite de Mike Pompeo à Pyongyang quand la relation économique entre les Etats-Unis et la Chine sera « résolue ».

Romandie.com avec(©AFP / (28 août 2018 11h05)

Allemagne: 200 vols annulés après une intrusion dans un secteur sécurisé

juillet 28, 2018

Berlin – Quelque 200 vols ont dû être annulés et deux terminaux évacués samedi à l’aéroport de Munich, le deuxième d’Allemagne, après qu’une personne non identifiée eut pénétré dans un secteur sécurisé, ont annoncé la police et l’aéroport.

La personne, une femme, a pénétré tôt dans la matinée « sans avoir été contrôlée » dans une zone sécurisée du Terminal 2, a indiqué la police.

Elle a ensuite disparu pendant de longues heures, avant d’être identifiée en début de soirée, a indiqué un porte-parole de la police à l’agence de presse allemande DPA.

Il s’agit d’une femme âgée d’une quarantaine d’années qui n’a pas été interpellée, ont indiqué à DPA les autorités de l’Etat régional de Bavière et la police, sans autres précisions.

Auparavant, une source policière avait exclu qu’elle ait pu représenter un « danger extrême ».

Le secteur dans lequel elle a pénétré a été entièrement évacué et bouclé, mais rien de suspect n’a été découvert, a-t-on ajouté.

Plusieurs milliers de personnes présentes à l’aéroport en ce premier jour des vacances d’été en Bavière ont été évacuées.

Environ 200 vols ont dû être annulés et une soixantaine retardés, a indiqué l’aéroport.

Le trafic est revenu à la normale vers 14H00 GMT.

Deuxième aéroport allemand derrière celui de Francfort, l’aéroport de Munich a accueilli 44,6 millions de passagers en 2017.

Romandie.com avec(©AFP / 28 juillet 2018 19h32)                                                        

RDC: pourquoi le défilé militaire du 30 juin a finalement été annulé

juin 30, 2018

 

 
Joseph Kabila, président de la RDC, passe les troupes en revue, le 30 juin 2010, à Kinshasa. © Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Annoncé comme une démonstration de force dans un contexte de tensions avec les pays voisins, le défilé militaire, initialement prévu ce samedi, jour de la commémoration de l’indépendance de la RDC, est annulé à Kinshasa.

« Le défilé prévu le 30 juin 2018 pour commémorer le 58ème anniversaire de l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale a été annulé et remplacé par une marche et des activités sportives. » Dans une correspondance datant du jeudi 28 juin, largement relayée vendredi sur les réseaux sociaux, le général major Gabriel Amisi Kumba, commandant de la première zone de défense de l’armée congolaise, en a ainsi informé le chef d’état-major des Forces armées de la RDC (FARDC).

La veille de l’annonce de cette annulation, c’est Jean-Jacques Wondo, chercheur congolais et expert des questions militaires, qui a révélé sur son blog les préparatifs de ce qui devait être, selon lui, un « grand défilé militaire de dissuasion ». « Il s’agit de lancer un message clair [aux pays voisins] que les FARDC, version 2018, n’est plus ce colosse aux pieds d’argiles qui nécessitaient le baby-sitting étranger ou un accompagnement régional », a-t-il expliqué. « Encore un mensonge » lui a rétorqué, sur Twitter, Jean-Pierre Kambila, directeur de cabinet adjoint du chef de l’État congolais.

Mais quarante-huit heures plus tard, l’information de M. Wondo s’est avérée véridique : un défilé était bel et bien prévu puisque les autorités ont fait savoir qu’elles l’annulaient. « Nous savions exactement quel en était le format et quels types de matériels militaires allaient être exposés », soutient l’expert, contacté par Jeune Afrique. À l’en croire, les militaires congolais s’apprêtaient à défiler avec leurs « dernières acquisitions » et « démontrer principalement à l’Angola que le pays est prêt à riposter en cas d’une éventuelle attaque ».

Depuis les récents propos du président angolais João Lourenço et de son homologue rwandais Paul Kagamé à Paris, au sujet d’une « initiative » régionale pour sortir la RDC de la crise politique, les rapports entre Kinshasa et Luanda sont devenus compliqués, voire tendus. Même si devant les caméras et à travers des communiqués officiels, les deux capitales essayent de jouer aux bons amis d’antan.

Mécontentements au sein de l’armée

À Kinshasa, le dernier défilé militaire d’envergure s’était déroulé en 2014. Depuis, le président Kabila a préféré célébrer l’indépendance à travers différentes villes du pays. Quatre ans plus tard, tout était en place pour organiser une importante procession militaire. Les répétitions se déroulaient déjà sur « la piste de l’aérodrome de Ndolo », indique M.Wondo.

Pourquoi l’armée a-t-elle tout annulé ? Aucune explication officielle n’a été donnée. Le programme a été finalement « allégé », se contente d’avancer le général major Gabriel Amisi, priant au chargé de logistique de l’événement de retourner à la Maison militaire du chef de l’État « les quantités de gasoil et d’essence jugées excédentaires ».

Mais une source au sein de l’état-major de l’armée, consultée par Jeune Afrique, indique qu’il s’est tenu ces dernières semaines plusieurs réunions de sécurité à Kinshasa. Pour cause : « Des militaires de la Garde républicaine, issus des ethnies du Sud Katanga, comme l’opposant Moïse Katumbi, manifesteraient de plus en plus leur mécontentement face au traitement réservé à ce dernier par le régime en place », confie notre source. « C’est très probablement après évaluation des risques d’un éventuel soulèvement d’une unité de l’armée que le défilé a été annulé », croit-elle savoir.

« L’attentat contre le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa et l’attaque à la grenade contre une réunion publique du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmedlele, perpétrés le même samedi 23 juin, n’ont pas non plus rassuré le cercle sécuritaire restreint de Joseph Kabila », souligne de son côté  M. Jean-Jacques Wondo. « Mais cette annulation peut aussi s’inscrire dans une logique de désescalade avec les pays voisins », relève l’expert des questions de défense.

« La RDC ne se prépare pas à la guerre »

Contacté, Henri Mova Sakanyi, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, assure qu’« il n’en est rien » : « La RDC ne se prépare pas à faire la guerre contre ses voisins. Nous continuons à entretenir de bons rapports avec au moins sept des neuf États qui nous entourent. »

« Et ce n’est pas avec un défilé militaire qu’une armée fait sa démonstration de force. Quand on veut dissuader, on entreprend des manoeuvres militaires », poursuit Mova Sakanyi.

Pour lui, l’option d’un défilé militaire grandiose n’avait pas encore été levée. « Les militaires s’y étaient préparés par anticipation »,  soutient le ministre. À son niveau, conclut-il, il avait d’ailleurs déjà envoyé, « il y a une dizaine de jours », des messages aux gouverneurs de province pour qu’ils organisent des messes à la place des célébrations habituelles du 30 juin.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

Annulation du sommet Trump-Kim: Guterres « profondément préoccupé »

mai 24, 2018

Genève – Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit jeudi « profondément préoccupé » par l’annulation du sommet historique qui était prévu le mois prochain entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un.

« Je suis profondément préoccupé par l’annulation du sommet prévu à Singapour entre le président des Etats-Unis et le leader de la République populaire démocratique de Corée », a déclaré M. Guterres lors de la présentation de son agenda pour le désarmement à Genève.

« Et j’exhorte les parties à poursuivre leur dialogue pour trouver une voie vers une dénucléarisation pacifique et vérifiable de la péninsule coréenne », a-t-il ajouté, devant un parterre d’ambassadeurs et d’étudiants réunis dans une salle de l’université de Genève.

C’est dans un bref courrier d’une vingtaine de lignes adressé au dirigeant trentenaire que le 45e président des Etats-Unis a annoncé sa décision de renoncer au face-à-face du 12 juin à Singapour, très attendu en Asie et à travers le monde, dont il avait lui-même accepté le principe, à la stupéfaction générale.

« J’estime qu’il n’est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps », indique le locataire de la Maison Blanche dans ce texte rendu public par l’exécutif américain.

De son côté, la Corée du Nord, après des mois de rapprochement et de détente diplomatique, a opéré la semaine dernière un spectaculaire retour à sa rhétorique traditionnelle, annulant une rencontre intercoréenne et évoquant la possibilité de remettre en cause le tête-à-tête très attendu.

C’est finalement Donald Trump, qui après plusieurs semaines de déclarations très optimistes sur la tenue de ce premier face-à-face entre un président américain en exercice et un représentant de la dynastie des Kim, qui règne sur la Corée du Nord depuis plus d’un demi-siècle, qui a annoncé l’annulation de la rencontre.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2018 15h07)                                                        

États-Unis/Corée du Nord: Trump annule le sommet avec Kim Jong Un

mai 24, 2018

Montage photo réalisé le 10 mai 2018 du président américain Donald Trump et du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un (photo fournie par l’agence nord-coréenne KCNA le 21 avril 2018). / © AFP/Archives / Mandel Ngan, –

Dans un spectaculaire retournement, Donald Trump a annulé jeudi le sommet historique prévu dans moins de trois semaines avec le leader nord-coréen, Kim Jong Un, dénonçant « la colère » et « l’hostilité » du régime de Pyongyang.

C’est dans un bref courrier d’une vingtaine de lignes adressé au dirigeant trentenaire que le 45e président des Etats-Unis a annoncé sa décision de renoncer au face-à-face du 12 juin à Singapour, très attendu en Asie et à travers le monde, dont il avait lui-même accepté le principe, à la stupéfaction générale.

« J’estime qu’il n’est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps », indique le locataire de la Maison Blanche dans ce texte rendu public par l’exécutif américain.

Après plusieurs semaines de déclarations très optimistes sur la tenue de ce premier face-à-face entre un président américain en exercice et un représentant de la dynastie des Kim, qui règne sur la Corée du Nord depuis plus d’un demi-siècle, M. Trump avait changé de ton ces derniers jours.

« J’étais très impatient de vous y rencontrer », poursuit M. Trump dans ce courrier.

« Malheureusement, au regard de l’énorme colère et de l’hostilité affichée dans votre dernière déclaration, j’estime qu’il n’est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps », ajoute-t-il.

« Si vous changez d’avis concernant cet important sommet, n’hésitez pas à m’appeler ou à m’écrire », ajoute le président américain, qui avait beaucoup investi d’un point de vue politique dans ce sommet, allant jusqu’à évoquer à plusieurs reprises l’hypothèse d’un prix Nobel de la paix, mise en avant par certains élus républicains.

– « Moment triste dans l’histoire » –

Après des mois de rapprochement et de détente diplomatique, la Corée du Nord a opéré la semaine dernière un spectaculaire retour à sa rhétorique traditionnelle, annulant une rencontre intercoréenne et évoquant la possibilité de remettre en cause le tête-à-tête très attendu.

La dernière banderille a été plantée jeudi par la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Cheo Son Hui, qui a fustigé les propos tenus lundi par le vice-président, Mike Pence, lequel avait affirmé que « ce serait une grave erreur pour Kim Jong Un de penser qu’il pourrait se jouer de Donald Trump ».

Le vice-président américain avait également déclaré que la Corée du nord pourrait finir comme la Libye de Mouammar Kadhafi, tué lors du soulèvement de son pays après avoir renoncé à l’arme atomique, « si Kim Jong Un ne passe pas un accord » avec Washington sur la dénucléarisation.

« Je ne peux pas cacher ma surprise devant de telles remarques idiotes et stupides venant de la bouche du vice-président américain », a indiqué Mme Cheo, dans une déclaration publiée par l’agence officielle KCNA.

« Nous ne quémanderons pas auprès des Etats-Unis pour un dialogue, ni ne nous donnerons la peine de les persuader s’ils ne veulent pas s’asseoir avec nous », a-t-elle ajouté, en précisant qu’elle recommanderait à M. Kim d’annuler le sommet si les Etats-Unis persistent « dans des actes illégaux et insultants ».

Dans son courrier au ton plutôt direct, le président américain évoque ensuite l’arsenal nucléaire américain en guise de mise en garde.

« Vous évoquez votre arsenal nucléaire, mais le nôtre est si massif et puissant que je prie Dieu que nous n’ayons jamais à en faire usage », écrit-il.

Donald Trump conclut sur une notre sombre, jugeant que « le monde (…) a perdu une occasion pour une paix durable ».

« Cette occasion manquée est véritablement un moment triste dans l’histoire », ajoute-t-il.

Romandie.com avec (©AFP / 24 mai 2018 16h53)                

Israël annule un projet controversé d’expulsion de migrants africains

avril 2, 2018

Des migrants africains protestent contre un plan u gouvernement israélien, officiellement abandonné lundi, de les renvoyer vers un pays ou tiers ou de les détenir indéfiniment. Photo prise le 22 février 2018 / © AFP/Archives / MENAHEM KAHANA

Israël a annulé lundi un projet controversé d’expulsion de migrants africains et signé un accord avec l’ONU pour la réinstallation d’une partie d’entre eux dans des pays occidentaux dont certains ont toutefois être nié être concernés.

« Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et Israël sont parvenus à un accord permettant le départ d’au moins 16.250 migrants africains vers des pays occidentaux, tandis que l’Etat d’Israël règlera le statut de ceux qui resteront sur place »‘, indique un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

M. Netanyahu a affirmé lors d’une allocution que cet accord permettra « de faire sortir » ces migrants, pour la plupart originaire d’Erythrée ou du Soudan, « vers des pays développés comme le Canada, l’Allemagne et l’Italie ».

Mais Rome a nié être concerné. Il n’existe « aucun accord » avec l’Italie dans le cadre du document signé entre Israël et le Haut-commissariat de l’ONU pour les Réfugiés, pour la réinstallation de ces migrants, a indiqué le ministère italien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le ministère allemand de l’Intérieur a assuré de son côté « ne pas avoir connaissance d’une demande concrète concernant une prise en charge de réfugiés vivant en Israël, en particulier originaires de pays africains ».

Il a toutefois souligné que « l’Allemagne a complètement rempli ses engagements humanitaires ces dernières années en matière d’accueil des réfugiés (…) et le fera également à l’avenir ».

Le gouvernement israélien avait d’abord prévu de donner le choix à des milliers de migrants africains présents sur son territoire de partir d’ici à début avril –soit pour leur pays d’origine, soit pour un pays tiers– ou d’aller en prison indéfiniment.

Ce projet avait suscité de nombreuses critiques, notamment du HCR et d’ONG. Ces dernières semaines, des manifestations avaient réuni des dizaines de milliers de personnes dans plusieurs villes du pays dont des survivants de la Shoah.

Selon les autorités israéliennes, 42.000 migrants africains, vivent en Israël, dont la moitié –des femmes et des enfants– n’étaient pas menacés par ce plan.

Ces migrants sont arrivés majoritairement après 2007 à partir du Sinaï égyptien. La frontière, à l’époque poreuse, avec l’Egypte a depuis été rendue quasiment hermétique. Ils se sont installés en nombre dans des quartiers pauvres de Tel-Aviv.

« L’accord signé avec le HCR permet l’annulation immédiate de l’expulsion vers un pays tiers comme prévu dans le plan précédent », précise le bureau du Premier ministre.

Israël admettait tacitement ne pas pouvoir renvoyer dans leur pays des milliers d’Erythréens et de Soudanais sans mettre leur vie en danger. Le régime érythréen a été accusé par l’ONU de crimes contre l’humanité « généralisés et systématiques ».

– « Echec » du gouvernement –

« Pour pouvoir les expulser légalement, il fallait l’accord d’un pays tiers et quand nous avons vu ces dernières semaines que cette option n’existait plus, nous avons dû trouver une autre solution », a expliqué M. Netanyahu.

Il par ailleurs annoncé que le budget prévu pour le plan précédent serait utilisé à la fois pour développer les quartiers pauvres du sud de Tel-Aviv et pour réinstaller ces migrants à travers le pays.

« Nous rendrons le sud de Tel-Aviv aux citoyens d’Israël », avait déclaré M. Netanyahu en septembre 2017 après une visite dans ces quartiers où des milliers de migrants s’étaient installés.

« J’ai vu leur souffrance », a affirmé lundi M. Netanyahu, en parlant des habitants israéliens du quartier, dont certains ont réagi dans un communiqué, qualifiant cet accord de « honte pour l’Etat d’Israël ».

« C’est la conséquence directe de l’échec de la politique du gouvernement », selon ces opposants à la présence de migrants dans ce quartier.

Le ministre de l’Education israélien Naftali Bennett, du parti nationaliste religieux Foyer Juif a dénoncé cet accord, qui selon lui, « signifie qu’Israël va se transformer en paradis pour les clandestins ».

De son côté, un migrant érythréen interrogé par la télévision israélienne s’est dit « heureux » de l’accord ajoutant « espérer pouvoir rester vivre en Israël ». « Après six ans ici, je me suis lié à ce pays », a confié Dajan Megnashe en hébreu.

Romandie.com avec(©AFP / 02 avril 2018 20h12)                

Kenya: Rex Tillerson, souffrant, annule son programme du jour à Nairobi

mars 10, 2018
Le président kényan Uhuru Kenyatta accompagné du Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, le 9 mars 2018 à Nairobi. © JONATHAN ERNST/AP/SIPA

Le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, en tournée en Afrique, a annulé son programme pour la journée de samedi à Nairobi car il « ne se sent pas bien », a annoncé la délégation américaine.

« Le secrétaire ne se sent pas bien après deux longues journées à travailler sur des questions importantes comme la Corée du Nord et il a annulé ses événements du jour », a déclaré le sous-secrétaire d?État Steve Goldstein.

M. Tillerson devait assister à un événement dans le cadre du programme américain d’aide aux malades du sida en Afrique, le PEPFAR.

Attendu au Tchad et au Nigeria

Il devait aussi prendre part à une cérémonie pour le 20e anniversaire des attentats contre les ambassades des États-Unis dans la capitale kényane et à Dar es-Salaam, capitale économique de la Tanzanie, qui avaient fait 224 morts et plus de 5 000 blessés le 7 août 1998.

Cette cérémonie pourrait être reprogrammée plus tard si M. Tillerson est rétabli, a précisé M. Goldstein.

Le secrétaire d’État est arrivé mercredi en Ethiopie. Il s’est rendu vendredi matin à Djibouti et est arrivé en fin d’après-midi au Kenya. Il doit aller lundi au Tchad et mardi au Nigeria.

Jeuneafrique.com avec AFP