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Covid: la rentrée scolaire reportée au 13 septembre aux Antilles

août 25, 2021
Covid: la rentree scolaire reportee au 13 septembre aux Antilles
Covid: la rentrée scolaire reportée au 13 septembre aux Antilles© AFP/Archives/Lionel CHAMOISEAU

Face à une situation sanitaire toujours « grave » à cause du Covid-19, le gouvernement a décidé mercredi de repousser au 13 septembre la rentrée scolaire dans les Antilles et dans la zone « rouge » de la Guyane.

En Martinique, le préfet a également prolongé jusqu’au 19 septembre le confinement et le couvre-feu en vigueur depuis le 30 juillet.

A l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a observé que le taux d’incidence aux Antilles commençait certes à « refluer légèrement » grâce au « confinement ». La situation « reste néanmoins très grave », a-t-il ajouté, notamment en Polynésie où « le taux d’incidence est colossal » avec 2.800 cas positifs pour 100.000 habitants et où les écoles ont été fermées pour 15 jours.

« Nous sommes également très vigilants quant à la situation en Guyane, où le taux d’incidence qui dépasse 400 a augmenté de 40 % en une semaine », a noté Gabriel Attal. Il a insisté sur « la solidarité nationale » avec l’envoi de « centaines de soignants en renfort sur place pour organiser des évacuations et garantir l’approvisionnement en oxygène ».

Gabriel Attal a ajouté que l’état d’urgence sanitaire serait prolongé « jusqu’au 15 novembre aux Antilles, en Guyane et en Polynésie française », avec un projet de loi présenté « la semaine prochaine ».

« Nous sommes satisfaits d’avoir été entendus » sur le report de la rentrée, a déclaré à l’AFP Valérie Vertale Loriot, co-secrétaire académique du Snes Martinique, demandant cependant des « précisions sur l’organisation ».

Serge Letchimy, président du conseil exécutif de la Martinique, avait décidé la semaine dernière de repousser la rentrée des agents de la collectivité affectés aux collèges et aux lycées, qui était prévue le 23 août.

Ce territoire est particulièrement touché par le covid depuis plusieurs semaines au point que les urgences de l’hôpital de Fort-de-France ont basculé dans « l’horreur », a assuré un urgentiste à l’AFP. La Martinique a enregistré 405 décès à l’hôpital dus au Covid-19 depuis le début de la pandémie, dont 162 entre les 9 et 22 août.

La Guadeloupe est elle aussi durement frappée par le covid avec un taux d’incidence de 1.822 cas pour 100.000 habitants observé au 20 août.

« Vaccinobus »

Sur le plan économique, Philippe Jock, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Martinique, a espéré que « les mesures d’accompagnement pour faire face à la crise seront vite réactivées et adaptées ». Par exemple, « nous n’avons pas de visibilité pour le mois de septembre puisque les aides sont accessibles lorsque les fermetures administratives sont supérieures à 21 jours ».

Signe des difficultés, Patrick Fabre, PDG des hôtels Karibéa basés en Guadeloupe et en Martinique, a déploré une baisse de l’activité partielle de 9 %.

Le président de région de la Martinique Serge Letchimy et celui la Guadeloupe Ary Chalus ont également écrit au Premier ministre pour demander une plus grande souplesse sur l’accès aux aides afin de contrer les « lourdes conséquences économiques ».

Sur l’éducation, la députée de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe et les sénateurs de la Guadeloupe Victoire Jasmin et Victorin Lurel ont demandé, au-delà du report de la rentrée scolaire, d' »anticiper une reprise coordonnée, sécurisée et efficace des enseignements », dans un courrier adressé au ministre Jean-Michel Blanquer.

En dehors des restrictions, les autorités comptent sur la progression de la vaccination, après un démarrage lent en raison de la méfiance d’une partie de la population et la difficulté d’accès aux centres dans certaines zones. Un « vaccinobus » a commencé à sillonner la Martinique mardi.

Seulement 22,51 % des habitants de 12 ans et plus y ont achevé leur parcours vaccinal. Mercredi, la 100.000e personne devrait recevoir sa première injection.

« Une majorité de la population n’est pas encore convaincue », a regretté sur RTL Alain Fischer, président du Conseil d’orientation vaccinale. Selon lui, « il faut recourir à des ambassadeurs, des personnes proches culturellement de ces populations qui viennent les convaincre: Teddy Riner, Lilian Thuram, tous les judokas qui ont gagné à Tokyo, des artistes, des personnalités culturelles… »

Le contexte sanitaire est moins pesant en France métropolitaine mais un pic des hospitalisations est attendu d’ici « quelques jours », a prévenu le ministre de la Santé Olivier Véran. Le nombre d’hospitalisations de patients atteints du covid a grimpé à 11.066 avec l’arrivée de 1.145 malades entre lundi et mardi.

Par Le Point avec AFP

Covid-19 : après la Martinique, un « confinement strict » décrété en Guadeloupe

août 11, 2021

Mercredi matin, Emmanuel Macron a insisté sur la situation « dramatique » aux Antilles, où « l’augmentation des contaminations se traduit par une explosion des formes graves » de Covid-19.

En Guadeloupe, la situation sanitaire nécessite d’ouvrir « 100 lits de réanimation », a estimé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, mardi 10 août.
En Guadeloupe, la situation sanitaire nécessite d’ouvrir « 100 lits de réanimation », a estimé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, mardi 10 août. CEDRICK ISHAM CALVADOS / AFP

En France, la quatrième vague de Covid-19 frappe particulièrement les territoires d’outre-mer. En Guadeloupe et en Martinique, à peine 20 % de la population est complètement vaccinée, contre plus de 55 % en métropole, selon les derniers chiffres de Santé publique France.

  • Un confinement strict décrété en Guadeloupe

Comme c’est déjà le cas en Martinique, la Guadeloupe va connaître un « confinement strict » pour lutter contre l’épidémie, a annoncé, mercredi 11 août, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Ce dernier a rappelé qu’en Martinique le préfet avait pris mardi un arrêté « qui ferm[ait] les restaurants, les bars, l’accès aux plages et certains commerces, et allonge[ait] le couvre-feu »« Lors du conseil de défense de ce matin, nous avons décidé d’étendre ces mesures à la Guadeloupe », a-t-il poursuivi, précisant qu’il s’agissait de « mesures fortes mais nécessaires ».

« C’est une nécessité vitale [pour] stopper au plus vite la circulation du virus. [Aux Antilles] la situation est critique, jamais sur le territoire français nous n’avons atteint un tel taux d’incidence. »

Les chiffres sont en forte augmentation en Guadeloupe, avec un taux d’incidence de plus de 1 700 cas pour 100 000 habitants et quatorze morts la semaine dernière. La situation épidémique nécessite d’ouvrir « 100 lits de réanimation », a estimé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, à son arrivée mardi soir dans l’île.

  • Situation « dramatique » aux Antilles, des soignants et pompiers en renfort

A l’ouverture du conseil de défense sanitaire, Emmanuel Macron a alerté, mercredi, sur la « situation dramatique » de l’épidémie aux Antilles, où « l’augmentation des contaminations se traduit par une explosion des formes graves » de Covid-19 et une saturation des hôpitaux.

« Un scénario d’urgence est aujourd’hui devant nous », a encore souligné le chef de l’Etat, selon qui la situation aux Antilles « implique la solidarité inconditionnelle de la nation » et offre « la démonstration cruelle » que « la vaccination est le moyen le plus efficace » face au virus.

« Si la situation est si inquiétante aux Antilles, c’est parce que la couverture vaccinale n’est pas suffisante », a insisté M. Attal après le conseil, appelant la population à se faire vacciner.

Quelque « 274 soignants et 60 pompiers » venus de la métropole sont arrivés pour « prêter main-forte aux équipes médicales » des deux îles, a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, sur Twitter :

En Martinique, un nouveau confinement strict a été mis en place, avec fermeture des commerces non essentiels, des locations saisonnières, des hôtels et des plages, alors que les touristes ont été invités à quitter l’île, lundi.

  • En Guyane, remise en place du couvre-feu le week-end

En Guyane, pour lutter contre la progression du variant Delta, des mesures de protection renforcées ont également été décidées. A compter du 11 août, le couvre-feu est remis en place « du samedi 20 heures au lundi 5 heures [dans les communes] les plus touchées par la hausse du nombre de contaminations : Cayenne, Macouria, Matoury, Rémire-Montjoly et Kourou », a annoncé la préfecture dans un communiqué. Ces communes étaient déjà soumises à un couvre-feu en semaine dont les horaires restent « inchangés » (de 20 heures à 5 heures).

En outre, « tout voyageur non vacciné » en provenance de la Martinique et de la Guadeloupe « devra disposer d’un motif impérieux, présenter avant l’embarquement un test PCR négatif (de moins de soixante-douze heures) ou antigénique négatif (de moins de quarante-huit heures) et attester sur l’honneur qu’il accepte de se soumettre à un test antigénique à l’arrivée ». En cas de résultat positif, le voyageur devra observer une période d’isolement de dix jours, prolongeable si le test est toujours positif au bout de sept jours. « Cette mesure ne concerne pas les voyageurs dont le schéma vaccinal est complet », précise la préfecture.

Le taux d’incidence y est en hausse avec 259 cas pour 100 000 habitants, contre 213 cas la semaine précédente. « L’impact sur les hospitalisations est à craindre d’ici une ou deux semaines », s’alarme la préfecture, qui ajoute que le variant Delta, plus contagieux, représente désormais « plus de 60 % des tests PCR » réalisés en Guyane.

  • Nouveau couvre-feu en Polynésie

Le haut-commissaire de Polynésie, Dominique Sorain, a annoncé, lundi, le rétablissement d’un couvre-feu, de 21 heures à 4 heures, sur tout le territoire à partir de mercredi. Compte tenu de la flambée de l’épidémie, il n’a pas exclu d’étendre « très rapidement » les heures de ce couvre-feu, voire de mettre en place un reconfinement. « Le 16 juillet, nous avions un taux d’incidence inférieur à 10, aujourd’hui, on est à plus de 1 000 », a regretté M. Sorain.

Après plusieurs mois d’une circulation très faible du virus, l’épidémie a connu un regain soudain au début d’août. Plus aucun Polynésien n’était hospitalisé pour cause de Covid-19 à la mi-juillet ; ils sont désormais 159 à l’être, dont 27 en réanimation.

Les autorités avaient déjà instauré, depuis la fin du mois de juillet, plusieurs restrictions : limitation des rassemblements publics à vingt personnes et interdiction de tout événement réunissant plus de 500 personnes, interdiction des concerts, expositions, fêtes foraines, des mariages et des anniversaires dans les établissements publics, discothèques et salles de bal fermées, compétitions sportives à huis clos.

Avec Le Monde avec AFP

Jacob Desvarieux, l’un des fondateurs du groupe Kassav’, monument aux Antilles est mort vendredi à 65 ans des suites du Covid-19

juillet 31, 2021
Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux.

Jacob Desvarieux, mort vendredi à 65 ans des suites du Covid-19, était l’un des fondateurs du groupe Kassav’, monument aux Antilles qui a connu un énorme succès dans les années 80 en mélangeant des musiques locales pour créer un style, le zouk.

De santé fragile depuis une greffe rénale, le chanteur et guitariste guadeloupéen avait été hospitalisé le 12 juillet à Pointe-à-Pitre après avoir été contaminé par le coronavirus.

Les hommages se succèdent depuis l’annonce de sa mort. « Monstre sacré du zouk. Guitariste hors pair. Voix emblématique des Antilles. Jacob Desvarieux était tout cela à la fois », a tweeté le président français, Emmanuel Macron.

Monument

« Les Antilles, l’Afrique et la musique viennent de perdre l’un de ses plus grands Ambassadeurs. Jacob, grâce à ton art, tu as rapproché les Antilles à l’Afrique. Dakar où tu as vécu te pleure. Adieu l’ami », a abondé le chanteur sénégalais Youssou Ndour.

Monument aux Antilles et star en métropole, le groupe est également très connu en Afrique. « Nous qui venions de petites îles, on n’imaginait même pas que les Africains avaient accès à notre musique !, racontait en 2019 à Jeune Afrique Jacob Desvarieux. Je me souviens qu’un jour, au début des années 1980, un commerçant camerounais qui vivait en Guadeloupe nous a dit : « Il faut que vous veniez sur le continent, vous êtes des stars ! »

Le clip de « Syé Bwa » a d’ailleurs été tourné à Kinshasa. « L’Afrique s’est ouverte à nous avant même la France », ajoutait Jocelyne Béroard lors de ce même entretien. « Ils ne comprenaient pas le créole, mais ils répétaient plus ou moins phonétiquement, ou ils créaient leurs propres versions », souriait-elle. « “Zouk la sé sel médikaman nou ni” (« Le zouk est le seul médicament que nous avons », ndlr) est, par exemple, devenu “Zouk la, j’ai mangé un demi-kilo de riz”! »

Tubes festifs

Le groupe Kassav’ ? « Au départ, c’était un laboratoire : nous cherchions à trouver une bande-son qui fasse la synthèse de toutes les traditions et sons antérieurs, mais qui soit exportable partout », racontait le musicien au journal Libération en 2016.

À TRAVERS NOTRE MUSIQUE, NOUS INTERROGIONS NOS ORIGINES. QU’EST-CE QU’ON FAISAIT LÀ, NOUS QUI ÉTIONS NOIRS ET PARLIONS FRANÇAIS ? »

Un cocktail qui donnera naissance à des tubes festifs et dansants chantés en créole, comme « Zouk la sé sèl médikaman nou ni » (1984, sur un album que Desvarieux cosigne avec un autre fondateur de Kassav’ mais qui ne sort pas sous le nom du groupe) ou « Syé bwa » (1987).

« À travers notre musique, nous interrogions nos origines. Qu’est-ce qu’on faisait là, nous qui étions noirs et parlions français ?, expliquait à Libé Desvarieux, la voix douce et voilée et les cheveux blanchis par les années. Comme les Afro-Américains des États-Unis, nous cherchions des réponses pour reprendre le fil d’une histoire qui nous avait été confisquée. »

Kassav’ explose en même temps que la « world music », les musiques du monde : au milieu des années 80, le public a soif de musiques lointaines et métissées. « Notre musique se devait d’être “antillaise”, c’est-à-dire reconnue par les Antillais, contrairement à ce qu’il se passait alors avec la world music : il s’agissait d’une musique anglo-saxonne avec un chanteur du tiers-monde, chantant parfois dans sa langue », nuançait toutefois Jacob Desvarieux.

Encensé par Miles Davis

Kassav’ (en référence à la cassave, une galette de manioc) est fondé en 1979 par des artistes guadeloupéens, Pierre-Edouard Decimus (du groupe Les Vikings de la Guadeloupe) et Freddy Marshall. Ils recrutent d’autres musiciens, dont Desvarieux, né en 1955 à Paris et qui, comme guitariste, revendique des influences rock, de Chuck Berry à Jimi Hendrix.

La base du style du groupe est le gwo ka, musique guadeloupéenne marquée par les tambours. Il y ajoute d’autres ingrédients venus de toutes les Caraïbes – compas haïtien, biguine… – et un emballage moderne, avec de la basse, des cuivres et des claviers.

Le premier album de Kassav’, « Love and Ka dance », sort en 1979. 1980 marque la première apparition dans le groupe de celle qui en deviendra l’emblème : la chanteuse martiniquaise Jocelyne Béroard. Kassav’ atteint le pic de sa popularité à la fin des années 80. Il signe un contrat avec la multinationale du disque CBS, sort l’album « Vini Pou » en 1987 (disque de platine) et reçoit une Victoire de la musique en 1988. Encensé par le jazzman américain Miles Davis, le groupe enchaîne les concerts dans le monde entier. Et parallèlement aux nombreux albums de Kassav’, ses membres sortent des disques solo. Depuis, la mode du zouk est retombée, mais Kassav’ a continué d’attirer un public nombreux en concert.

Par Jeune Afrique avec AFP

A Barbuda, Irma laisse misère et désolation

septembre 9, 2017

Destructions à Codrington à Antigua et Barbuda, le 8 septembre 2017 / © AFP / Gemma HANDY

Maisons rasées, magasins éventrés, palmiers déracinés: après avoir survécu à l’ouragan Irma qui a devasté Barbuda, les habitants devaient évacuer samedi l’île face à la tempête Jose qui menace les Caraïbes.

Avec ses vents de près de 300 km/h, Irma n’a fait qu’une bouchée de la petite île paradisiaque. Selon le gouvernement, près d’un tiers des maisons ont été totalement détruites et les infrastructures, les bâtiments gouvernementaux, les hôpitaux et les écoles ont été endommagés par l’ouragan qui n’a fait qu’un seul mort.

Le long des 20 km de la plage de Pink Sand qui bordent la côte ouest, les maisons en bois n’ont pas résisté et se sont écroulées comme des châteaux de cartes. Celles en béton ont parfois eu plus de chance, seul le toit s’est envolé. Le toit en tôle de l’entrepôt d’une station service est aussi éventré. Les rues sont jonchées de débris.

« Terrifiant, Horrible, le pire jamais vu »: sous le choc, les habitants peinent à décrire les scènes de désolation laissées par Irma, le plus fort ouragan a jamais avoir frappé la région.

Sira Berzas, 40 ans, a vu le toit de sa maison s’envoler face à la force de l’ouragan. Elle s’est réfugiée plus d’une heure dans un placard avec son amie Jackie en attendant une accalmie.

– Evacuation générale –

« Je n’ai jamais eu si peur de ma vie. Jackie et moi on s’accrochait l’une à l’autre et, en fait, on se disait adieu », dit-elle à l’AFP. Une fois dans l’oeil de l’ouragan, « en sous-vêtements, nous avons couru hors de la maison en criant au secours. Heureusement, il y avait un camion de police qui nous a emmenés dans un lieu plus sûr ».

– Houdini est sauf –

Sira Berzas a perdu sa maison, son café-restaurant. Son amie Jackie a laissé derrière elle son chaton. Le bien-nommé Houdini a finalement été retrouvé, trempé et apeuré mais bien vivant dans un coin de la maison.

Mais le calvaire des 1.600 habitants n’est pas terminé. Le gouvernement a ordonné une évacuation générale de Barbuda face à la menace de l’ouragan José, positionné sur l’Atlantique. Dès vendredi, plusieurs centaines de personnes ont été transférées sur l’île d’Antigua dans un avion militaire vénézuélien.

Si beaucoup d’entre elles ont de la famille pour les héberger, d’autres ne savent pas où aller.

« Je préfèrerais rester, je ne trouve ça pas bien de m’en aller. Il faudrait plutôt reconstruire », explique Beautymey John, qui attend avec ses cinq enfants un bateau pour être évacuée.

Maurice George, un enseignant de 30 ans, n’a pris que le strict nécessaire pour son séjour à Antigua et compte revenir sur Barbuda dès que son collège rouvrira.

« Ça me fend le coeur de voir notre île dans cet état, dit-il. Mais quand certains voient la désolation, d’autres voient une occasion de reconstruire ».

Samedi, la trajectoire de José semblait toutefois s’éloigner pour passer au nord de Barbuda et le gouvernement a relégué l’alerte « ouragan » en alerte « tempête tropicale ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2017 19h19)

Après Irma et avant José, course contre la montre aux Antilles

septembre 9, 2017

Les dégâts provoqués par le passage de l’ouragan Irma, le 7 septembre 2017 sur l’île de Saint-Martin / © AFP / Lionel CHAMOISEAU

Les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, déjà dévastées par le passage d’Irma, étaient engagées samedi dans une course contre la montre avant l’arrivée de l’ouragan José, qui risque de renforcer la catastrophe.

José, rehaussé en niveau 4, devrait passer dans la nuit de samedi à dimanche, heure de Paris, à 100 km au nord de Saint Martin, déjà détruite à 95% par Irma, qui a touché Cuba samedi et doit atteindre dimanche la Floride.

Le passage de José entraînera « de la houle avec des creux de 5 à 7 mètres, de fortes pluies orageuses et des rafales de vents allant jusqu’à 130 à 150 km/h », a indiqué Météo France.

Saint-Martin et Saint-Barthélémy ont été placées en alerte rouge cyclonique, dernière étape avant l’alerte violette, associée au confinement. Les deux îles sont « devenues hyper vulnérables après le passage de l’oeil d’Irma », ajoute le prévisionniste, précisant que « les conséquences sur les îles seront en fonction de la distance du centre » de José. Une nouvelle épreuve pour les habitants, déjà sous le choc et pas forcément informés.

« Le manque d’informations rend les gens hystériques, tendus », a raconté à l’AFP Sandrine Reynal, assistante sociale à Saint-Barthélémy. A Gustavia, l’aéroport de cette île, certains patientaient des heures dans l’espoir d’évacuer, non sans tensions.

« Il nous reste 12 bouteilles d’eau, pour trois, pour se laver et boire, ça devient difficile », racontait vendredi soir au téléphone Olivier Toussaint, habitant de l’île.

Les secours vont ouvrir sur l’île neuf abris capables d’abriter « 1.600 personnes » pendant le passage de José, a annoncé samedi la ministre des Outre-mer Annick Girardin.

Les secours sont lancés dans une course de vitesse en attendant l’arrivée du nouvel ouragan, qui devrait paralyser les liaisons aériennes. Un nouvel appareil militaire polyvalent doit arriver avec des équipages supplémentaires ainsi que du matériel et des moyens de liaison. Les liaisons maritimes sont, elles, déjà suspendues.

Les commandant de la marine néerlandaise, Peter Jan de Vin, a déclaré au journal NRC que ses équipes travaillaient toujours à enlever les débris d’Irma, jugeant « illusoire » que Saint-Martin puisse être correctement préparé à l’arrivée de José.

– 1,2 milliard de dommages –

Le coût des dommages provoqués par Irma sur les deux îles a été évalué samedi à 1,2 milliard d’euros par la Caisse centrale de réassurance (CCR), réassureur public spécialisé dans les catastrophes naturelles.

L’arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour Saint-Martin et Saint-Barthélémy, devant permettre l’indemnisation des dommages subis, a été publié au Journal officiel de samedi.

Selon le ministère de l’Intérieur, 1.105 personnes ont été déployées sur place, dont 300 sapeurs-pompiers, 65 techniciens et ingénieurs d’EDF, 74 ingénieurs spécialisés dans les crises, 384 gendarmes et une trentaine de personnels de santé.

Dans la ville de Marigot, chef-lieu de Saint-Martin, l’AFP a constaté que les toitures étaient crevées, que des débris de tôle, de ferraille et de végétaux jonchaient le sol et que les routes étaient encore légèrement inondées. La population dégage les obstacles, scie les arbres, fait des tas de branchages.

Une interdiction de circulation s’apparentant à un couvre-feu pour les personnes et les véhicules (hors missions de service publics) a été mise en place à Saint-Martin entre 19H00 et 07H00 jusqu’à mercredi.

Sur l’île, la sécurité reste difficile à assurer, a témoigné vendredi soir le major Mertz, détaché sur la ville de Marigot: entre les pillages et les rumeurs d’évacuation, « on n’arrive pas à sécuriser tous les points ».

Le chaos profite aux pilleurs: plusieurs témoignages recueillis ont fait état de magasins dévalisés après le passage de l’ouragan.

Deux hommes, dont un adjoint de sécurité de la Police aux frontières, ont été arrêtés sur l’île de Saint-Martin, en train de piller du matériel nautique. Le ministère de l’Intérieur a précisé que la lutte contre les pillages était une « priorité » des gendarmes, appuyés par des hélicoptères pour traquer les délinquants.

– Cuba touché, la Floride évacuée –

L’ouragan Irma a fait au moins dix morts et sept disparus, selon le dernier bilan donné vendredi en fin de journée par la préfète déléguée de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, qui a fait état également de 247 personnes admises en consultation à l’hôpital de Saint-Martin.

Cela porte à 19 le nombre total de personnes ayant trouvé la mort lors de son passage dans les Caraïbes: outre les dix dans la partie française de Saint-Martin, on compte quatre personnes dans les îles Vierges américaines, deux à Porto-Rico, deux dans la partie néerlandaise de Saint-Martin, une à Barbuda.

Irma, repassé en catégorie 5, la catégorie la plus élevée, a atteint Cuba samedi à 03H00 GMT. Plus de 10.000 touristes étrangers et plusieurs milliers de vacanciers cubains ont été transportés en lieu sûr, la capitale La Havane était en état d’alerte.

En Floride, où Irma devrait arriver dimanche matin via l’archipel des Keys avant de toucher Miami, avec des vents d’au moins 240 km/h, les autorités ont appelé 5,6 millions de personnes à évacuer.

A Porto Rico, plus de la moitié des 3 millions d’habitants sont sans électricité, des refuges ont été ouverts pouvant accueillir jusqu’à 62.000 personnes. Une partie d’Haïti est sous les eaux et 19.000 personnes ont été évacuées en République dominicaine.

Romandie.com avec (©AFP / 09 septembre 2017 15h21)                

L’ouragan Jose se renforce en catégorie 4

septembre 8, 2017

Image satellite fournie par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique montrant les ouragans Irma (g) et Jose (d) au dessus des Antilles, le 7 septembre 2017 / © NOAA/RAMMB/AFP / Jose ROMERO

L’ouragan Jose, qui se trouve dans l’Atlantique à 700 kilomètres à l’est des Petites Antilles, s’est renforcé en catégorie 4 avec des vents de 240 km/h, a indiqué vendredi le Centre américain des ouragans (NHC).

C’est désormais un ouragan « extrêmement dangereux », a prévenu le NHC. Jose, qui n’est qu’un cran en-dessous de la catégorie maximale pour ce type de phénomène, avance à 30 km/h dans une direction ouest-nord-ouest, précise le NHC.

Il se déplace dans le sillage de l’ouragan Irma, une immense dépression actuellement de catégorie 4, qui a déjà dévasté plusieurs îles des Caraïbes en étant catégorie 5 et menace Cuba, les Bahamas et une grande partie de la Floride.

Les météorologues américains ont précisé que le gouvernement français avait émis une alerte à la tempête tropicale pour les îles Saint-Martin et Saint-Barthélémy, ravagées par le passage d’Irma. Le gouvernement néerlandais a fait de même pour sa partie de l’île de Saint-Martin.

Ces îles, ainsi qu’Antigua-et-Barbuda, également très affectée par Irma, font également l’objet d’une alerte ouragan, selon le NHC.

Plus à l’ouest, l’ouragan Katia de catégorie 2 continuait de se renforcer.

Selon le dernier bulletin du NHC à 15H00 GMT, ses vents atteignaient 155 km/h et il se déplaçait plutôt lentement, à 7km/h.

Contrairement à Irma et Jose qui évoluent sur une trajectoire assez similaire vers le nord-ouest, Katia s’oriente vers le sud-ouest. Il est actuellement situé dans le sud-ouest du Golfe du Mexique, à 205 km de la ville mexicaine de Veracruz.

Il devrait maintenir ce cap jusqu’à ce que son oeil touche terre tôt samedi, a indiqué le NHC.

Romandie.com avec(©AFP / 08 septembre 2017 17h28)                

José, nouvel ouragan à l’horizon, « sans commune mesure » avec Irma

septembre 7, 2017

Photos satellite du 6 septembre 2017 des ouragans Irma (G) et José (D) obtenues auprès de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique / © NOAA/RAMMB/AFP / HO

L’ouragan José se rapproche des Antilles, mais, « sans commune mesure avec Irma », il devrait éviter les terres, apportant toutefois des perturbations notamment sur Saint-Martin et Saint-Barthélemy, indique Météo France jeudi.

Situé à environ 1.400 km à l’est de l’arc antillais, José est actuellement classé en catégorie 1 (sur une échelle de 5).

« Il va se rapprocher d’ici samedi et passera à quelques petites centaines de km au nord/nord-est de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, probablement en catégorie 2 samedi », indique le prévisionniste Etienne Kapikian.

« La nature du phénomène est la même que pour Irma mais en plus faible », explique-t-il, ajoutant qu’il n’est à ce stade « pas prévu » que « le coeur du système » passe sur une terre.

En revanche, la « périphérie » de cet ouragan pourrait donner « des averses orageuses, une houle assez marquée » notamment pour ces îles dévastées par Irma, ajoute le spécialiste. « Ce ne sont pas des conditions idéales pour les opérations de secours. Mais c’est sans commune mesure, rien de comparable, avec Irma. »

Un autre cyclone est par ailleurs présent dans la région, Katia, dans le golfe du Mexique. Cet ouragan, actuellement de catégorie 1, devrait « toucher terre au Mexique, sur le nord de l’État de Veracruz, d’ici vendredi. Il pourrait apporter de très fortes pluies sur la côte mexicaine, qui pourraient déborder jusqu’à Mexico samedi », selon Météo France.

« Nous avons trois cyclones simultanés sur l’Atlantique, ce n’était pas arrivé depuis sept ans », souligne le prévisionniste.

Romandie.com avec(©AFP / 07 septembre 2017 15h06)

L’ouragan Irma fait des « dégâts importants » à St-Barthélemy et St-Martin

septembre 6, 2017

Vue sur la baie Nettlé à Marigot à Saint-Martin (territoire français dans les Caraïbes) touchée par l’ouragan Irma, le 5 septembre 2017 / © AFP / Lionel CHAMOISEAU

L’ouragan Irma, « d’une intensité sans précédent sur l’Atlantique », s’est abattu mercredi sur les îles françaises Saint-Barthélemy et Saint-Martin, où il a d’ores et déjà causé des « dégâts matériels importants », après avoir touché un peu plus tôt Barbuda.

L’oeil du cyclone, d’environ 50 km de diamètre, est resté environ 1h30 sur Saint-Barthélemy et a ensuite touché Saint-Martin. Ces deux Iles du Nord ont été placées dans la nuit en alerte violette, avec confinement des populations.

« Des impacts majeurs sont en cours sur ces îles », souligne Météo-France, relevant que la mer « déferle avec une extrême violence » sur les rivages, et qu’il y a « submersion majeure des parties basses du littoral ».

« Les dégâts matériels sont déjà importants, » a déclaré la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

Parallèlement, la vigilance cyclone a été levée en Guadeloupe, qui passe en vigilance orange « fortes pluie et orages » et « mer dangereuse ».

Irma, ouragan de catégorie 5, maximum sur l’échelle d’intensité des ouragans, a touché mercredi matin Barbuda, selon le Centre des ouragans américain. L’oeil du cyclone est passé sur l’île vers 02H00 du matin (06H00 GMT), accompagné de vents atteignant 295 km/h.

Selon les correspondants de l’AFP à Saint-Martin et Saint-Barth, confinés chez eux, des rafales de vents secouent les deux îles depuis 02H00, accompagnées de pluies diluviennes et d’éclairs. Des arbres ont été arrachés.

– ‘La maison tremble’ –

Dans les deux îles, l’électricité a été coupée dans certains quartiers, les connexions téléphoniques sont interrompues.

« Les vents s’intensifient, la maison tremble », a raconté Bruno, 57 ans, joint à Saint-Barth. Il vit depuis 20 ans aux Antilles et juge l’ouragan « particulièrement dangereux car il y a de la pluie et du vent à la fois ». Lui qui a déjà connu « Hugo, Maryline, Luis, Gonzalo, Georges », estime qu' »au bruit, Irma est bien plus violent que Gonzalo ou Maryline. Par rapport à Hugo, on saura plus tard ».

Un journaliste de la radio RCI international, dans un hôtel de Marigot à Saint-Martin, a expliqué sur Facebook être « presque enfermé dans la salle de bain », et avoir de l’eau dans la pièce où il se trouve alors qu’elle est au 3e étage. Il a évoqué une « situation catastrophique » et « un bâtiment qui bouge énormément ». « Le côté est de l’hôtel a littéralement explosé, la toiture également, j’espère que cette porte va tenir », racontait-il.

Le passage du coeur de la tempête est accompagné d’un « accalmie temporaire et trompeuse », comme un siphon générant une force centrifuge et donc du vide. Mais il est immédiatement suivi du « mur de l’oeil », « un mur de nuages et de vents entraînant les conditions les plus extrêmes », a expliqué Météo-France.

Annick Girardin a fait part de l’inquiétude du gouvernement sur ces deux îles, où environ 7.000 personnes ont refusé de se mettre « à l’abri », malgré « l’ordre » donné mardi soir par la préfecture aux personnes habitant au plus près de la mer, dans des zones inondables ou soumises à la houle marine, de se réfugier en lieu sûr.

Irma est plus puissant que les ouragans Luis (1995, St-Martin), Hugo (1989, 15 morts en Guadeloupe) et Harvey, qui a récemment frappé le Texas et la Louisiane, faisant au moins 42 morts et plus de 100 milliards de dégâts matériels.

– Renforts –

Le paroxysme du vent était attendu entre 06H00 et 12H00 (heure locale), avec des rafales au-delà de 300 km/h. Certaines ont déjà été mesurées à 360 km/h. Il faut remonter à 1988, avec l’ouragan Gilbert, pour des vents comparables.

Les écoles et administrations sont fermées, les populations du littoral ont été en partie évacuées en prévision du passage d’Irma qui pourrait ensuite toucher Porto Rico, Haïti et peut-être la Floride. Donald Trump a indiqué mercredi sur Twitter qu’il suivait avec attention la progression de l’ouragan: « Mon équipe, qui a fait et fait un si bon travail au Texas, est déjà en Floride. Pas de repos malgré la fatigue ».

Paris a activé la cellule interministérielle de crise, une soixantaine de professionnels de la sécurité civile ont été envoyés en renfort dans les deux îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

La Guadeloupe qui « va être moins touchée que ce qu’on pouvait penser », devrait servir de « hub logistique ».

Romandie.com avec(©AFP / 06 septembre 2017 14h33)

L’ouragan Irma, passé en catégorie 5, s’approche des Antilles

septembre 5, 2017

L’ouragan Irma vu de l’espace sur une image fournie par l’agence américaine d’observation océanique et atmosphérique le 5 septembre 2017 / © NOAA/RAMMB/AFP / Jose ROMERO, Jose ROMERO

Écoles et administrations fermées, ports évacués et populations du littoral mises à l’abri, les Petites Antilles se préparent à l’arrivée d’Irma, l’ouragan désormais passé en catégorie 5, qui va ensuite toucher Haïti et la Floride.

L’ouragan est devenue mardi « un ouragan extrêmement dangereux » de catégorie 5 soit le maximum de l’échelle qui mesure ces phénomènes, a annoncé le Centre américain des ouragans (NHC).

L’ouragan progressait, en s’intensifiant, en direction de l’arc antillais, à commencer par Saint-Barth et Saint-Martin, qui connaîtront pour la première fois un cyclone de cette catégorie, selon Météo-France.

Anne Laubies, la préfète déléguée de Saint-Martin et Saint-Barthélémy a prévu un passage en alerte rouge cyclonique, synonyme de confinement de la population, mardi vers midi, puis violet (le plus haut niveau de vigilance).

« La situation sera très dangereuse pour tous. Sont attendus des vents de 200 km/h, avec des rafales pouvant atteindre 280 km/h, des précipitations de l’ordre de 200 à 300 mm, et une forte houle cyclonique avec des creux de plus de 10 m », a indiqué la préfecture de Saint-Martin et Saint-Barth.

A la mi-journée, l’oeil du cyclone se trouvait à 500/600 km à l’est de l’arc antillais et prenait une direction ouest/nord-ouest. Il devrait passer au nord immédiat de Saint-Barthélémy et Saint-Martin, prendre le chemin des îles vierges britanniques, puis, mercredi soir, atteindre Porto Rico, avant de continuer vers la République dominicaine et les Bahamas.

– ‘Plus haut risque’ –

L’ouragan, qui se déplace à 22 km/h, est « à l’image des ouragans Luis (1995 St-Martin) ou Hugo (1989 Guadeloupe, 15 morts) » qui avaient causé d’importants dégâts et des milliers de sinistrés, a insisté Météo-France.

Lundi, Anne Laubies s’est montrée alarmiste: « Il faut absolument que les personnes prennent tout de suite toutes les mesures pour aller ailleurs », estimant que pour 11.000 personnes des deux îles, « nous sommes dans la situation du plus haut risque ».

Dans la partie néerlandaise de Saint-Martin (Sint Maarten), des militaires basés à Curaçao et Aruba sont arrivés lundi en renfort, ainsi que dans les îles voisines de St-Eustache et Saba, a précisé le ministre de la défense néerlandais. Deux navires, dont l’un équipée d’un hélicoptère, ont également été envoyés sur place.

Irma est désormais plus puissant que l’ouragan Harvey qui a récemment touché le Texas et la Louisiane faisant au moins 42 victimes et plus de 100 milliards de dégâts matériels.

« Le danger sera d’autant plus grand que l’on sera dans le noir », a souligné Mme Laubiès, insistant sur l’évacuation des populations en zones inondables ou soumises à la houle marine. « Ce n’est pas la peine de prendre de risque. Nous sommes face à une problématique majeure qu’on n’a pas connue depuis plus de vingt ans ».

Partout, les écoles ont été fermées au moins jusqu’à mercredi inclus. Les administrations publiques seront aussi fermées mercredi, et les entreprises privées sont invités à faire de même.

– ‘En plein dedans’ –

La population a été invitée à s’approvisionner en eau, nourriture et piles. « Ca commence à être la pénurie. On a fait des réserves de bouteille d’eau, mais on n’a pas pu acheter de réchaud, pour le moment où il n’y aura plus d’électricité », a expliqué Olivier Toussaint, 41 ans, à Saint-Martin, joint au téléphone par l’AFP. « On va être en plein dedans. L’intensité du cyclone nous inquiète de plus en plus », a-t-il avoué.

A Saint-Barth également, nombreux ont fait la queue dans les stations-services, ont coupé et taillé les arbres autour des habitations, et calfeutré fenêtres et portes, a constaté l’AFP.

Les hôpitaux doivent avoir « 72 heures d’avance en médicaments, nourriture et eau potable » et des équipes médicales de secours ont été acheminés vers Saint-Martin.

Une soixantaine de professionnels de la sécurité civile ont également été envoyés en renfort à Saint-Martin, a indiqué la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. Ils sont « équipés de matériel de tronçonnage, de bâchage, de chiens de recherches de personnes disparues, et d’unité de purification de l’eau », a précisé l’état-major de la zone de défense Antilles.

Dans tous les ports, les bateaux ont été mis à l’abri ou évacués au sud de la Guadeloupe.

La Martinique a quant à elle été placée lundi soir en « vigilance orange pour mer dangereuse à la côte ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 septembre 2017 17h32)