Posts Tagged ‘antonio guterres’

Libye : Abdoulaye Bathily nommé émissaire de l’ONU

septembre 3, 2022

Annoncée dès le 15 août, la nomination du diplomate sénégalais au poste de représentant spécial des Nations unies avait d’abord été refusée par Tripoli. Elle a finalement été entérinée le 2 septembre.

Abdoulaye Bathily, le 16 décembre 2014 © Bruno Levy pour JA

Après des mois de vacance du poste, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a nommé le diplomate sénégalais Abdoulaye Bathily émissaire de l’ONU en Libye, où deux gouvernements se disputent le pouvoir, ont annoncé les services de l’organisation le 2 septembre. L’ancien ministre sénégalais a précédemment été représentant de l’ONU en Afrique centrale, conseiller spécial du secrétaire général pour Madagascar ou encore représentant spécial adjoint pour la mission de l’ONU au Mali. Proposé dès le 15 août, comme l’avait révélé Jeune Afrique, le Sénégalais avait vu sa nomination rejetée par la Libye dans un premier temps.

Son prédécesseur, le Slovaque Jan Kubis, avait abruptement démissionné en novembre dernier. Depuis, le poste était vacant, le Conseil de sécurité, dont l’aval est nécessaire, ayant rejeté plusieurs propositions du secrétaire général António Guterres. Il y a quelques jours, des sources diplomatiques avaient indiqué que les membres du Conseil étaient désormais d’accord sur le nom d’Abdoulaye Bathily.

Deux gouvernements

Le gouvernement libyen avait en revanche indiqué ses « réserves ». La nomination d’un nouvel émissaire était particulièrement attendue alors que l’ONU est en première ligne pour organiser une médiation entre les deux parties rivales qui briguent Tripoli, pour parvenir à un cadre constitutionnel permettant la tenue d’élections, et que de nouvelles violences secouent la capitale.

En raison de la vacance du poste de représentant spécial en Libye, depuis l’automne, la mission politique de l’ONU (Manul) n’est renouvelée que pour des périodes de quelques mois, la Russie réclamant un nouvel émissaire avant un renouvellement plus long. Le dernier renouvellement a eu lieu en juillet pour trois mois, jusqu’au 31 octobre.

Deux gouvernements se disputent le pouvoir dans le pays pétrolier, plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011: l’un est basé à Tripoli (ouest) et est dirigé par Abdulhamid Dabaiba depuis début 2021, et l’autre est conduit depuis mars par Fathi Bachagha, soutenu par le camp du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est.

Jeune Afrique avec AFP

Le Conseil de sécurité de l’ONU « inquiet » à propos de l’Ukraine

mai 6, 2022
Antonio Guterres parlant au micro à son siège au Conseil de sécurité de l'ONU.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait plaidé pour la recherche d’une solution pacifique au Conseil de sécurité, jeudi. Photo: Getty Images/Spencer Platt

Le Conseil de sécurité de l’ONU, dont fait partie la Russie, a approuvé vendredi une déclaration unanime – sa première depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février – « apportant un ferme soutien » au secrétaire général de l’organisation « dans la recherche d’une solution pacifique » à la guerre. L’organisation se dit aussi « inquiète » quant aux perspectives de maintien de la paix et de la sécurité en Ukraine.

Rédigée par la Norvège et le Mexique, la déclaration ne va pas jusqu’à soutenir expressément une médiation d’Antonio Guterres, qui a proposé ses bons offices pour cela, comme le prévoyait une première version du texte négocié depuis jeudi.

Le texte indique aussi que le Conseil de sécurité rappelle que tous les États membres ont contracté, en vertu de la Charte des Nations unies, l’obligation de régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques.

Interrogé pour savoir ce qui a conduit la Russie, qui bloque le Conseil de sécurité depuis février, à approuver ce texte, un diplomate s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a répondu à l’AFP : L’important en a été retiré.

La déclaration représente cependant la première manifestation d’unité du Conseil de sécurité depuis le début de la guerre. À la fin de février, Moscou avait mis son veto à une résolution réclamant à la Russie de rapatrier son armée sur le sol russe.

Aujourd’hui, pour la première fois, le Conseil de sécurité s’est prononcé d’une seule voix pour la paix en Ukraine, s’est félicité dans un communiqué le chef de l’ONU. Le monde doit s’unir pour faire taire les armes et défendre les valeurs de la Charte des Nations unies et je continuerai à ne ménager aucun effort pour sauver des vies, réduire les souffrances et retrouver le chemin de la paix, a ajouté Antonio Guterres.

Selon l’ambassadeur mexicain à l’ONU, Juan Ramon de la Fuente, ce tout premier pas initial […] pointe dans la bonne directionIl est encourageant de voir que la diplomatie prend sa place au Conseil, a-t-il estimé, en faisant valoir aussi, à propos des efforts de paix, que la diplomatie discrète est parfois bien plus efficace que beaucoup de déclarations.

C’est la première décision unanime prise par le Conseil depuis le début de cette horrible guerre en Ukraine, s’est aussi félicitée son homologue norvégienne, Mona Juul. Les besoins et les souffrances du peuple ukrainien nécessitent un effort maximal des Nations unies, tant du Conseil que du secrétaire général et du système des Nations unies en tant que tel, a-t-elle ajouté.

Très court, le texte adopté indique que le Conseil de sécurité exprime sa profonde préoccupation concernant le maintien de la paix et de la sécurité en Ukraine. Les 15 membres du Conseil rappellent aussi que tous les États membres se sont engagés, en vertu de la Charte des Nations unies, à l’obligation de régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques.

Un rôle surtout humanitaire

Marginalisée depuis le début du conflit, l’ONU, dont la mission est de garantir la paix dans le monde, ne s’est pas imposée à ce jour comme un médiateur possible pour un règlement pacifique du conflit. Elle intervient en Ukraine et dans les pays voisins dans un rôle jusqu’ici principalement humanitaire.

Antonio Guterres s’est rendu récemment, et pour la première fois depuis le début du conflit, en Russie et en Ukraine, une double visite qui lui a permis d’obtenir des évacuations de plusieurs centaines de civils de la ville portuaire ukrainienne de Marioupol.

L’ONU a annoncé vendredi que son chef retournera lundi et mardi dans la région et qu’il fera une visite en Moldavie, qui accueille près d’un demi-million de réfugiés ukrainiens. Durant son séjour, il se rendra dans un centre de réfugiés géré avec le concours de l’ONU au profit notamment de femmes, d’enfants et de jeunes.

Depuis la mi-avril, l’ONU essaie de créer un groupe de contact humanitaire qui réunirait autour d’une même table l’Ukraine, la Russie et les Nations unies. En vain jusqu’à présent. Nous continuons d’explorer les moyens de réunir les parties au conflit dans un format durable et cohérent pour discuter des questions humanitaires par le biais d’un groupe de contact humanitaire, a indiqué vendredi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths, se rendra lundi en Turquie pour discuter de cette question avec les autorités turques, a-t-il ajouté. La Turquie a réuni en mars des négociateurs ukrainiens et russes et l’ONU espérait encore récemment que ce pays pourrait accueillir le groupe de contact humanitaire qu’elle essaie de créer.

Avec Radio-Canada

Ukraine: Bombardements à Kiev durant la visite du secrétaire général de l’ONU

avril 28, 2022
Un soldat debout derrière une barrière antichar.

La situation s’était apaisée récemment à Kiev, en Ukraine, même si la tension reste présente. Photo: Reuters/ Gleb Garanich

La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes russes jeudi soir, en pleine visite du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et pour la première fois depuis la mi-avril, qui ont fait au moins 10 blessés, selon les services de secours.

Les journalistes de l’AFP ont vu sur place un étage d’un bâtiment en feu avec de la fumée noire s’échappant des fenêtres brisées, tandis que de nombreux policiers et des secouristes étaient présents sur les lieux.

Cela en dit long sur la véritable attitude de la Russie envers les institutions internationales, sur les efforts des dirigeants russes pour humilier l’ONU et tout ce que l’organisation représente, a dit le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Il a évoqué cinq missiles, qui ont frappé la ville juste après la fin des discussions avec M. Guterres.

Cela requiert une réaction puissante, de la même ampleur, a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée sur Telegram.

Nous sommes en sécurité, a de son côté écrit un porte-parole de l’ONU à des journalistes. Il a ensuite précisé sur WhatsApp à l’AFP que c’est une zone de guerre, mais c’est choquant que cela soit arrivé à proximité de là où nous nous trouvions.

Un incendie s’est déclaré à la suite de bombardements ennemis sur un immeuble résidentiel de 25 étages, dont les deux premiers étages ont été partiellement détruits, ont pour leur part raconté les services de secours ukrainiens.

Selon des données préliminaires, cinq personnes ont été secourues et dix blessées, ont-ils poursuivi sur Facebook.

Dans la soirée, l’ennemi a tiré sur Kiev. Deux frappes sur le quartier de Chevchenkovsky, avait auparavant dit le maire de la capitale, Vitali Klitschko.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, avait rapidement dénoncé sur Twitter un acte odieux de barbarie, indiquant que les engins tirés étaient des missiles de croisière.

La Russie démontre une fois de plus son attitude envers l’Ukraine, l’Europe et le monde, a-t-il ajouté.

Le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, a quant à lui dénoncé sur Twitter une attaque sur la sécurité du secrétaire général [de l’ONU] et sur la sécurité mondiale.

Des frappes de missiles dans le centre de Kiev pendant la visite officielle d’Antonio Guterres, a également dénoncé sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Hier, il était assis à une longue table au Kremlin et, aujourd’hui, des explosions au-dessus de sa tête, a ironisé M. Podoliak.

C’est la preuve que nous avons besoin d’une victoire rapide sur la Russie et que tout le monde civilisé doit s’unir autour de l’Ukraine. Nous devons agir rapidement. Plus d’armes, plus d’efforts humanitaires, plus d’aide, a renchéri le chef de l’administration présidentielle, Andriï Iermak.

Il a appelé à priver la Russie de son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU.

M. Guterres s’était entretenu mardi avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou. Mercredi, il est arrivé en Ukraine pour se rendre jeudi matin notamment à Boutcha et Irpin, dans la banlieue de la capitale, théâtres d’exactions imputées à l’armée russe par les Ukrainiens.

Il s’est aussi entretenu avec Volodymyr Zelensky, regrettant que le Conseil de sécurité de l’ONU n’ait pas réussi à empêcher et à arrêter la guerre déclenchée le 24 février par Moscou.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie est une violation de son intégrité territoriale et de la Charte des Nations unies, a-t-il une nouvelle fois déclaré.

Avec Radio-Canada par Agence France-Presse

Possibles crimes de guerre en Ukraine : Guterres appelle Moscou à coopérer avec la CPI

avril 28, 2022
Antonio Guterres dans la rue entouré de plusieurs gardes de sécurité.

Le secrétaire général de l’ONU visite l’Ukraine pour la première fois depuis le début de l’invasion. Photo: AFP via Getty Images/Sergei Supinsky

Le secrétaire général de l’ONUOrganisation des Nations unies Antonio Guterres a appelé jeudi Moscou à coopérer avec l’enquête de la Cour pénale internationale sur de possibles crimes de guerre, lors d’une visite dans des banlieues de Kiev théâtres d’exactions imputées par les Ukrainiens aux forces russes.

Quand nous voyons ce site horrible, je vois combien il est important d’avoir une enquête complète et d’établir les responsabilités, a déclaré M. Guterres à Boutcha. J’appelle la Russie à accepter de coopérer avec la CPICPI, a-t-il ajouté.

Le 2 avril, à Boutcha, des journalistes de l’AFP ont découvert une rue jonchée de cadavres. Et l’ONUOrganisation des Nations unies a documenté le meurtre, y compris certains par exécution sommaire, de 50 civils, après une mission dans la ville le 9 avril.

À Borodianka, autre commune proche de Kiev, M. Guterres a qualifié la guerre d’absurdité au XXIe siècle, devant des habitations en ruines.

J’imagine ma famille dans une de ces maisons aujourd’hui détruites et noircies, je vois mes petites-filles courir en panique, a-t-il lancé, avant d’ajouter: aucune guerre n’est acceptable au XXIe siècle.

M. Guterres effectue sa première visite en Ukraine depuis le début du conflit, et devait rencontrer le président Volodymyr Zelensky dans l’après-midi.

Cette visite intervient deux jours après sa visite à Moscou, où il a rencontré le président Vladimir Poutine et demandé à la Russie de collaborer avec l’ONUOrganisation des Nations unies pour permettre l’évacuation des civils des zones bombardées.

Ces régions, le sud et l’est, où se concentre à présent l’offensive russe, subissaient jeudi un feu nourri de bombes.

L’ennemi intensifie son offensive. Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions, avec une activité particulièrement intense dans les régions de Kharkiv et le Donbass, a indiqué l’état-major ukrainien dans sa note matinale.

Selon lui, l’armée russe tente d’empêcher le transfert de forces ukrainiennes du nord vers l’est.

Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué avoir détruit dans la nuit avec des missiles de haute précision deux dépôts d’armements et de munitions dans la région de Kharkiv, et effectué des frappes aériennes sur 67 sites militaires ukrainiens.

Il a accusé les forces ukrainiennes d’avoir mercredi soir frappé avec des missiles balistiques Totchka-U et des roquettes (…) des quartiers d’habitation du centre de Kherson, dans le sud de l’Ukraine.

L’administration locale russe a dit jeudi vouloir introduire dans cette ville côtière – la seule dont les Russes aient pris le contrôle complet – le rouble à la place de la hryvnia ukrainienne à partir du 1er mai.

Dans les villes bombardées, les pompiers ukrainiens foncent d’un incendie à l’autre, comme à Kharkiv où plus de 2000 bâtiments ont été endommagés ou détruits par le feu, selon Ievguen Vassylenko, porte-parole régional des services d’urgence ukrainiens.

Et ça continue comme ça tous les jours. Les gars n’ont pas assez de temps pour se reposer, c’est le plus difficile. C’est épuisant, explique à l’AFP Roman Katchanov à la tête de la caserne numéro 11 de la deuxième ville d’Ukraine.

Jeudi, le commandant des forces aériennes ukrainiennes a estimé que les lance-missiles fournis par les Occidentaux avaient une portée insuffisante pour atteindre les avions de l’occupant, qui larguent des bombes sur nos villes à 8 km d’altitude et plus.

Il nous faut des systèmes antiaériens de moyenne et longue portée et des chasseurs modernes, a déclaré Mykola Olechtchouk sur Telegram.

Le Royaume-Uni avait appelé mercredi les alliés de l’Ukraine à faire preuve de courage en augmentant leur aide militaire, arguant que la guerre en Ukraine était notre guerre et la victoire de Kiev un impératif stratégique pour nous tous.

Armes lourdes, chars, avions – creuser dans nos stocks, accélérer la production, nous devons faire tout ça, a lancé mercredi soir dans un discours à Londres la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss.

Les livraisons d’armes à l’Ukraine menacent la sécurité européenne, a estimé jeudi le Kremlin. La veille, Vladimir Poutine avait à nouveau mis en garde contre toute intervention extérieure dans le conflit, promettant une riposte rapide et foudroyante.

Un conseiller de la présidence ukrainienne a laissé entendre que Kiev pourrait attaquer des cibles militaires en Russie.

La Russie attaque l’Ukraine et tue les civils. L’Ukraine se défendra par tous les moyens, y compris avec des frappes sur des entrepôts et des bases des assassins russes. Le monde reconnaît ce droit, a écrit jeudi sur son compte Twitter Mykhaïlo Podoliak.

Sur le terrain économique, le groupe russe Gazprom a annoncé mercredi avoir suspendu toutes ses livraisons de gaz à la Bulgarie et à la Pologne, assurant que ces deux pays n’avaient pas payé en roubles, comme l’exige depuis mars Vladimir Poutine.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un « chantage au gaz » et affirmé que ces deux pays membres de l’UEUnion européenne et de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord, très dépendants du gaz russe, étaient désormais approvisionnés par leurs voisins de l’Union européenne.

Les ministres européens chargés de l’énergie se réuniront le 2 mai en session extraordinaire, selon la présidence française de l’Union européenne.

Pour soutenir l’économie ukrainienne, la Commission européenne a proposé mercredi de suspendre pendant un an tous les droits de douane sur les produits importés de ce pays dans l’UEUnion européenne. La proposition doit encore être approuvée par le Parlement européen et les 27 États membres.

Le président Volodymyr Zelensky a salué la proposition, accusant la Russie de tenter de provoquer une crise mondiale des prix et le chaos sur le marché alimentaire mondial.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Trump suspend la contribution américaine à l’OMS

avril 14, 2020

U.S. President Trump leads daily coronavirus response briefing at the White House in Washington

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu’il suspendait la contribution des États-Unis à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de sa «mauvaise gestion» de l’épidémie du coronavirus. «Aujourd’hui, j’ordonne la suspension du financement de l’Organisation mondiale de la santé pendant qu’une étude est menée pour examiner le rôle de l’OMS dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus», a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison Blanche. «Le monde a reçu plein de fausses informations sur la transmission et la mortalité» du Covid-19, a-t-il ajouté, dans un long réquisitoire contre cette agence de l’Onu.

PRESIDENT TRUMP: « Today I am instructing my administration to halt funding of the World Health Organization while a review is conducted… » »American taxpayers provide between $400 million & $500 million per year to the WHO. In contrast, China contributes roughly $40 million. » pic.twitter.com/OQMeJO6A8n

— Breaking911 (@Breaking911) April 14, 2020

Soulignant que les États-Unis contribuaient à hauteur de «400 à 500 millions de dollars par an» à l’organisation, contre environ 40 millions de dollars «et même moins» pour la Chine, Donald Trump a estimé que son pays avait le devoir des réclamer des comptes. «Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts», a-t-il martelé.

Depuis plusieurs jours, l’administration Trump critique avec virulence l’attitude de l’agence onusienne basée à Genève, dénonçant en particulier ses prises de position à ses yeux trop favorables à Pékin. Washington déplore en particulier que ses propres mesures face à la crise, notamment la fermeture progressive de ses frontières, aient rencontré une «vive résistance» de la part de l’OMS, qui «a continué à saluer les dirigeants chinois pour leur « disposition à partager les informations »».

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé mardi que les États-Unis voulaient «changer radicalement» le fonctionnement de l’organisation. «Par le passé, l’OMS a fait du bon boulot. Malheureusement, cette fois, elle n’a pas fait de son mieux, et nous devons faire en sorte de faire pression pour changer radicalement cela», a-t-il affirmé.

«Pas le moment de réduire» le financement de l’OMS, affirme le chef de l’Onu

Ce «n’est pas le moment de réduire le financement des opérations de l’Organisation mondiale de la Santé ou de toute autre institution humanitaire combattant le virus», a affirmé mardi le secrétaire général de l’Onu après la décision américaine de suspendre sa contribution à l’OMS. «Ma conviction est que l’Organisation mondiale de la Santé doit être soutenue car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19», a ajouté Antonio Guterres, en réaffirmant qu’il serait toujours temps d’étudier par la suite «comment ont réagi tous ceux qui ont été impliqués dans la crise».

Avec Le Figaro

Mali : António Guterres déplore une « détérioration alarmante de la situation sécuritaire »

janvier 4, 2020

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à New York le 28 septembre 2017.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à New York le 28 septembre 2017. © Bebeto Matthews/AP/SIPA

 

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, déplore dans un rapport trimestriel sur le Mali les retards politiques dans l’application de l’Accord de paix de 2015 et l’insécurité croissante dans un pays où « les groupes terroristes gagnent du terrain ».

Dans ce document remis récemment aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, António Guterres souligne que « l’incertitude domine » sur l’avenir des réformes politiques alors que des élections parlementaires devraient être organisées au Mali en 2020. 

« Je suis préoccupé par les retards persistants dans la mise en oeuvre de l’Accord de paix », indique le secrétaire général en évoquant les difficultés du « dialogue national inclusif » et « l’insécurité croissante à travers le pays, notamment le manque de redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes dans le Nord ».

Une détérioration « alarmante »

« La nouvelle détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans la région du Sahel dans son ensemble est alarmante. Les groupes terroristes gagnent du terrain, tandis que les attaques contre les forces de sécurité nationales et internationales se poursuivent sans relâche« , précise-t-il. Selon son rapport, les pertes dans l’armée malienne entre octobre et décembre ont augmenté de 116% comparé aux trois mois précédents, avec 193 morts. Dans le même temps, 68 attaques contre la force de l’ONU, la Minusma, ont été dénombrées contre 20 au cours de la période précédente.

Concernant le processus politique, « l’incertitude domine » sur les suites du dialogue national inclusif engagé par le pouvoir et son impact sur une réforme constitutionnelle, note aussi António Guterres. En décembre, des membres de la société civile et de la classe politique ont achevé une semaine de travaux par un appel à de nouvelles élections et à une révision de la Constitution. Mais les discussions ont été boycottées par la plupart des partis d’opposition. « Les divergences entre les principales parties prenantes sur l’orientation des discussions peuvent rendre difficile l’émergence de recommandations concrètes fondées sur un consensus », estime le chef de l’ONU.

Certains soulignent qu’une réforme constitutionnelle est indispensable pour entraîner des modifications institutionnelles. D’autres mettent en avant le préalable de la création d’un Sénat, comme le prévoit l’Accord de paix, pour assurer la meilleure représentation des populations locales avant un changement de Constitution, explique-t-il. Savoir si les recommandations issues des discussions de décembre seront contraignantes et guideront le processus à suivre « est peu clair », indique son rapport, qui assure que la Minusma travaille à lever « l’impasse ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali: l’ONU déplore la lenteur des progrès politiques et sécuritaires

octobre 2, 2019

 

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déplore la lenteur des réformes politiques et sécuritaires au Mali, dans un rapport trimestriel remis cette semaine au Conseil de sécurité et rédigé avant l’une des pires attaques djihadistes contre l’armée malienne.

Le document porte sur la période allant du 1er juin au 16 septembre. Dans la nuit de dimanche à lundi, deux camps militaires maliens près du Burkina Faso ont été pris pour cibles, faisant au moins 25 morts et une soixantaine de disparus parmi les soldats maliens, et 15 djihadistes tués selon Bamako.

«Des progrès ont été accomplis dans les volets défense et sécurité de l’Accord» de paix de 2015, note Antonio Guterres dans son rapport, en citant le désarmement, la démobilisation et la réintégration de membres de groupes armés, ainsi que la création d’une zone de développement économique dans le nord du pays. «De manière générale cependant, l’application de l’Accord de paix a continué d’avancer à un rythme lent», ajoute-t-il. «J’exhorte le gouvernement et l’opposition, les mouvements signataires (de l’Accord) et la société civile (…) à progresser rapidement dans le processus de dialogue avec des résultats concrets», indique le secrétaire général. A défaut, de nouveaux retards pourraient «plonger le pays dans une nouvelle crise institutionnelle», prévient-il.

Selon lui, «la priorité doit être donnée» à la conclusion des réformes constitutionnelles, ce qui permettra l’élection d’un nouveau Parlement et «le redéploiement d’unités des forces de sécurité et de défense maliennes». Dans son rapport, Antonio Guterres souligne que la stabilité du Mali passe par un meilleur contrôle de ses frontières. La force conjointe G5-Sahel reste «capitale pour combattre les groupes armés extrémistes». «Elle doit jouer aussi un rôle-clé contre le trafic d’êtres humains, d’armes et de drogues», précise-t-il.

Le G5-Sahel antidjihadiste compte quelque 5000 militaires de cinq pays (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie). Sous-équipée, la force manque de financements sur le long terme. Elle bénéficie au Sahel du soutien de la mission française Barkhane (4500 militaires). La force de paix de l’ONU Minusma déployée au Mali réunit pour sa part quelque 15.000 militaires et policiers qui n’ont pas dans leur mandat la lutte antidjihadiste.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le chef de l’ONU appelle à une action urgente pour éviter une «catastrophe» climatique

juin 30, 2019

Gu

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres (au centre). KARIM SAHIB / AFP

Le dérèglement climatique progresse plus vite que prévu, a alerté dimanche 30 juin le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Le dérèglement climatique progresse plus vite que prévu, a alerté dimanche 30 juin le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à Abou Dhabi, appelant à une action urgente afin d’éviter une «catastrophe».

«Nous sommes ici car le monde est confronté à une grave urgence climatique», a déclaré Antonio Guterres à l’occasion d’une réunion de deux jours sur le climat aux Emirats arabes unis, devant préparer un sommet en septembre à New York.

«Le dérèglement climatique a lieu maintenant (…) Il progresse même plus vite que ce que prévoyaient les meilleurs scientifiques mondiaux» et «devance nos efforts pour lutter contre», a affirmé le chef de l’ONU. «Chaque semaine apporte son lot de nouvelle destruction liée au climat», a-t-il encore déclaré, citant les «inondations, sécheresses, canicules, incendies et méga tempêtes».

«Le changement climatique va plus vite que nous», a prévenu M. Guterres, qui a convoqué un sommet à New York le 23 septembre car des pays ne respectent pas certaines dispositions de l’accord de Paris de 2015 visant à limiter le réchauffement à +2°C d’ici la fin du siècle.

«Nous savons que même si les promesses de (l’accord de) Paris sont pleinement tenues, nous serons toujours confrontés à au moins +3°C d’ici la fin du siècle, une catastrophe pour la vie telle que nous la connaissons», s’est alarmé M. Guterres.

La situation continuera à se dégrader à moins que «nous agissions maintenant avec ambition et urgence», a-t-il ajouté.

Le groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec) a rendu en 2018 un rapport choc démontrant que le fait de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à +2°C permettrait de réduire fortement les impacts négatifs.

Limiter la hausse des températures globales à +1,5°C impliquerait de réduire de près de 50% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 2010, ont calculé les experts du GIEC, et donc de réduire drastiquement et rapidement le recours aux énergies fossiles. Mais certains pays très polluants, comme l’Arabie saoudite, premier pays exportateur de pétrole, ont mis en question les conclusions du rapport, suscitant des tensions lors des négociations, notamment lors de la dernière rencontre jeudi à Bonn, en Allemagne.

Le sommet du 23 septembre aux Nations unies est présenté comme la première réunion de dirigeants mondiaux sur le changement climatique depuis l’accord de Paris en 2015. Il sera suivi de la conférence annuelle de l’ONU sur le climat (COP) qui se tiendra en décembre au Chili.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La CLC alerte Antonio Guterres sur « l’exclusion programmée » des opposants du processus électoral

août 25, 2018

 

A quelques heures de la publication des listes provisoires des candidats présidents et candidats députés provinciaux, KINSHASATIMES.CD a consulté une note de 5 pages adressée au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres par le Comité laïc de coordination dans laquelle les laïcs lancent “un appel insistant” à la communauté internationale, particulièrement à l’ONU, l’UA, lUE, la SADC, la CIRGL et la CEEAC à accentuer leurs efforts pour qu’aucun acteur politique ne soit exclu du processus électoral “.

En effet, le CLC observe que ” le président Joseph Kabila continue d’exclure délibérément certains acteurs politique de l’opposition et de la société civile (du processus électoral). Tel est le cas de Moïse Katumbi. De plus, il s’efforce d’écarter de complétion électorale certains autres acteurs candidats a l’élection présidentielle comme Jean-Pierre Bemba dont l’invalidation a été déjà annoncée par le porte-parole de la Majorité présidentielle lors de l’une des ses conférences de presse, s’attribuant ainsi les prérogatives de la CENI et de la Cour constitutionnelle. Par ailleurs, des sources concordantes font également état des tentatives de mise en place des stratégies d’exclusion de la candidature de Félix Tshisekedi des listes électorales “.

Si un tel scénario arrivait, le CLC se verra obligé d’exiger à ce que le président Joseph Kabila, son gouvernement et la haute direction de la CENI, devenus des obstacles majeures à la tenue des élections crédibles en RDC “soient déchargés, toutes affaires cessantes de leurs prérogatives dans la gestion du processus en cours; de solliciter des Nations-Unies et de l’Union africaine d’assurer le parachèvement de ce processus électoral de tous les dangers en collaboration avec une expertise congolaise exempte de toute ambition électorale et ayant un sens d’abnégation confirmé”.

Les mêmes mesures s’appliqueront si les machines à voter ne sont pas retirées du processus électoral, le fichier électoral n’est pas nettoyé et les mesures de décrispation ne sont pas appliquées avant le 19 décembre.

Kinshasatimes.cd

Bangladesh: le secrétaire général de l’ONU dans les camps rohingyas

juillet 2, 2018

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres (C) arrive au camp de Kutupalong au Bangladesh pour rencontrer des réfugiés rohingyas, le 2 juillet 2018 / © AFP / Suzauddin RUBEL

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a qualifié lundi « d’inimaginables » les récits d’atrocités entendus dans les camps rohingyas à l’occasion de sa visite dans le sud du Bangladesh, qui abrite un million de réfugiés.

« À Cox’s Bazar, Bangladesh, j’ai entendu à l’instant d’inimaginables récits de tueries et de viols de la part de réfugiés rohingyas qui ont récemment fui le Bangladesh. Ils veulent la justice et un retour chez eux dans des conditions sûres », a déclaré les chef des Nations unies sur son compte Twitter.

Accompagné par le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, M. Guterres avait présenté avant son arrivée ce déplacement comme une « mission de solidarité avec les réfugiés rohingyas et les communautés qui les soutiennent ».

Entre août et décembre 2017, plus de 700.000 musulmans rohingyas ont fui une offensive de l’armée birmane considérée par les Nations unies comme une « épuration ethnique ». Ils ont trouvé refuge au Bangladesh voisin où ils vivent depuis au sein d’immenses campements de fortune dans une misère noire.

« C’est probablement l’une des violations les plus tragiques, historiques, systématiques des droits de l’Homme », a déclaré M. Guterres à la presse à Kutupalong, plus grand camp de réfugiés du monde.

« Parfois les gens ont tendance à oublier qui est responsable pour ce qu’il s’est passé. Donc soyons clair sur qui porte le fardeau de la responsabilité: c’est la Birmanie », a-t-il dit, en concédant que la communauté internationale s’était montrée « incapable » d’empêcher les exactions.

La marée humaine qui a déferlé au Bangladesh l’année dernière est venue s’ajouter aux quelque 300.000 Rohingyas qui s’y trouvaient déjà, legs de vagues de violences précédentes.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres (D) s’entretient avec un réfugié rohingya au camp de Kutupalong au Bangladesh, le 2 juillet 2018 / © AFP / Suzauddin RUBEL

La Birmanie et le Bangladesh sont convenus en novembre d’un cadre permettant théoriquement le retour du gros des réfugiés, mais le processus est bloqué au point mort.

La majorité des Rohinygas abrités au Bangladesh refuse en l’état de rentrer en Birmanie, pays à majorité bouddhiste où ils sont considérés comme des étrangers. Ils demandent des garanties de sécurité pour leur retour ainsi que de voir leur nationalité birmane reconnue par Naypyidaw.

Une centaine de Rohingyas ont manifesté juste avant la visite de Guterres contre les termes d’un récent accord de l’ONU avec la Birmanie pour permettre aux Nations unies d’évaluer la situation dans l’État Rakhine (ouest birman), dont ils sont originaires.

Responsable communautaire rohingya, Mohibullah exprimé ses inquiétudes quant à l’absence du mot « Rohingyas » de ce texte – terme que réfute la Birmanie, nation où la minorité paria est péjorativement appelée « bengalie ».

Selon le chef de l’ONU, cet accord préliminaire ne constitue qu’une « première étape sur le chemin de la reconnaissance progressive des droits de ces gens ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 15h45)