Posts Tagged ‘antonio guterres’

Trump suspend la contribution américaine à l’OMS

avril 14, 2020

U.S. President Trump leads daily coronavirus response briefing at the White House in Washington

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu’il suspendait la contribution des États-Unis à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de sa «mauvaise gestion» de l’épidémie du coronavirus. «Aujourd’hui, j’ordonne la suspension du financement de l’Organisation mondiale de la santé pendant qu’une étude est menée pour examiner le rôle de l’OMS dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus», a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison Blanche. «Le monde a reçu plein de fausses informations sur la transmission et la mortalité» du Covid-19, a-t-il ajouté, dans un long réquisitoire contre cette agence de l’Onu.

PRESIDENT TRUMP: « Today I am instructing my administration to halt funding of the World Health Organization while a review is conducted… » »American taxpayers provide between $400 million & $500 million per year to the WHO. In contrast, China contributes roughly $40 million. » pic.twitter.com/OQMeJO6A8n

— Breaking911 (@Breaking911) April 14, 2020

Soulignant que les États-Unis contribuaient à hauteur de «400 à 500 millions de dollars par an» à l’organisation, contre environ 40 millions de dollars «et même moins» pour la Chine, Donald Trump a estimé que son pays avait le devoir des réclamer des comptes. «Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts», a-t-il martelé.

Depuis plusieurs jours, l’administration Trump critique avec virulence l’attitude de l’agence onusienne basée à Genève, dénonçant en particulier ses prises de position à ses yeux trop favorables à Pékin. Washington déplore en particulier que ses propres mesures face à la crise, notamment la fermeture progressive de ses frontières, aient rencontré une «vive résistance» de la part de l’OMS, qui «a continué à saluer les dirigeants chinois pour leur « disposition à partager les informations »».

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé mardi que les États-Unis voulaient «changer radicalement» le fonctionnement de l’organisation. «Par le passé, l’OMS a fait du bon boulot. Malheureusement, cette fois, elle n’a pas fait de son mieux, et nous devons faire en sorte de faire pression pour changer radicalement cela», a-t-il affirmé.

«Pas le moment de réduire» le financement de l’OMS, affirme le chef de l’Onu

Ce «n’est pas le moment de réduire le financement des opérations de l’Organisation mondiale de la Santé ou de toute autre institution humanitaire combattant le virus», a affirmé mardi le secrétaire général de l’Onu après la décision américaine de suspendre sa contribution à l’OMS. «Ma conviction est que l’Organisation mondiale de la Santé doit être soutenue car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19», a ajouté Antonio Guterres, en réaffirmant qu’il serait toujours temps d’étudier par la suite «comment ont réagi tous ceux qui ont été impliqués dans la crise».

Avec Le Figaro

Mali : António Guterres déplore une « détérioration alarmante de la situation sécuritaire »

janvier 4, 2020

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à New York le 28 septembre 2017.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à New York le 28 septembre 2017. © Bebeto Matthews/AP/SIPA

 

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, déplore dans un rapport trimestriel sur le Mali les retards politiques dans l’application de l’Accord de paix de 2015 et l’insécurité croissante dans un pays où « les groupes terroristes gagnent du terrain ».

Dans ce document remis récemment aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, António Guterres souligne que « l’incertitude domine » sur l’avenir des réformes politiques alors que des élections parlementaires devraient être organisées au Mali en 2020. 

« Je suis préoccupé par les retards persistants dans la mise en oeuvre de l’Accord de paix », indique le secrétaire général en évoquant les difficultés du « dialogue national inclusif » et « l’insécurité croissante à travers le pays, notamment le manque de redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes dans le Nord ».

Une détérioration « alarmante »

« La nouvelle détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans la région du Sahel dans son ensemble est alarmante. Les groupes terroristes gagnent du terrain, tandis que les attaques contre les forces de sécurité nationales et internationales se poursuivent sans relâche« , précise-t-il. Selon son rapport, les pertes dans l’armée malienne entre octobre et décembre ont augmenté de 116% comparé aux trois mois précédents, avec 193 morts. Dans le même temps, 68 attaques contre la force de l’ONU, la Minusma, ont été dénombrées contre 20 au cours de la période précédente.

Concernant le processus politique, « l’incertitude domine » sur les suites du dialogue national inclusif engagé par le pouvoir et son impact sur une réforme constitutionnelle, note aussi António Guterres. En décembre, des membres de la société civile et de la classe politique ont achevé une semaine de travaux par un appel à de nouvelles élections et à une révision de la Constitution. Mais les discussions ont été boycottées par la plupart des partis d’opposition. « Les divergences entre les principales parties prenantes sur l’orientation des discussions peuvent rendre difficile l’émergence de recommandations concrètes fondées sur un consensus », estime le chef de l’ONU.

Certains soulignent qu’une réforme constitutionnelle est indispensable pour entraîner des modifications institutionnelles. D’autres mettent en avant le préalable de la création d’un Sénat, comme le prévoit l’Accord de paix, pour assurer la meilleure représentation des populations locales avant un changement de Constitution, explique-t-il. Savoir si les recommandations issues des discussions de décembre seront contraignantes et guideront le processus à suivre « est peu clair », indique son rapport, qui assure que la Minusma travaille à lever « l’impasse ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali: l’ONU déplore la lenteur des progrès politiques et sécuritaires

octobre 2, 2019

 

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déplore la lenteur des réformes politiques et sécuritaires au Mali, dans un rapport trimestriel remis cette semaine au Conseil de sécurité et rédigé avant l’une des pires attaques djihadistes contre l’armée malienne.

Le document porte sur la période allant du 1er juin au 16 septembre. Dans la nuit de dimanche à lundi, deux camps militaires maliens près du Burkina Faso ont été pris pour cibles, faisant au moins 25 morts et une soixantaine de disparus parmi les soldats maliens, et 15 djihadistes tués selon Bamako.

«Des progrès ont été accomplis dans les volets défense et sécurité de l’Accord» de paix de 2015, note Antonio Guterres dans son rapport, en citant le désarmement, la démobilisation et la réintégration de membres de groupes armés, ainsi que la création d’une zone de développement économique dans le nord du pays. «De manière générale cependant, l’application de l’Accord de paix a continué d’avancer à un rythme lent», ajoute-t-il. «J’exhorte le gouvernement et l’opposition, les mouvements signataires (de l’Accord) et la société civile (…) à progresser rapidement dans le processus de dialogue avec des résultats concrets», indique le secrétaire général. A défaut, de nouveaux retards pourraient «plonger le pays dans une nouvelle crise institutionnelle», prévient-il.

Selon lui, «la priorité doit être donnée» à la conclusion des réformes constitutionnelles, ce qui permettra l’élection d’un nouveau Parlement et «le redéploiement d’unités des forces de sécurité et de défense maliennes». Dans son rapport, Antonio Guterres souligne que la stabilité du Mali passe par un meilleur contrôle de ses frontières. La force conjointe G5-Sahel reste «capitale pour combattre les groupes armés extrémistes». «Elle doit jouer aussi un rôle-clé contre le trafic d’êtres humains, d’armes et de drogues», précise-t-il.

Le G5-Sahel antidjihadiste compte quelque 5000 militaires de cinq pays (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie). Sous-équipée, la force manque de financements sur le long terme. Elle bénéficie au Sahel du soutien de la mission française Barkhane (4500 militaires). La force de paix de l’ONU Minusma déployée au Mali réunit pour sa part quelque 15.000 militaires et policiers qui n’ont pas dans leur mandat la lutte antidjihadiste.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le chef de l’ONU appelle à une action urgente pour éviter une «catastrophe» climatique

juin 30, 2019

Gu

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres (au centre). KARIM SAHIB / AFP

Le dérèglement climatique progresse plus vite que prévu, a alerté dimanche 30 juin le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Le dérèglement climatique progresse plus vite que prévu, a alerté dimanche 30 juin le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à Abou Dhabi, appelant à une action urgente afin d’éviter une «catastrophe».

«Nous sommes ici car le monde est confronté à une grave urgence climatique», a déclaré Antonio Guterres à l’occasion d’une réunion de deux jours sur le climat aux Emirats arabes unis, devant préparer un sommet en septembre à New York.

«Le dérèglement climatique a lieu maintenant (…) Il progresse même plus vite que ce que prévoyaient les meilleurs scientifiques mondiaux» et «devance nos efforts pour lutter contre», a affirmé le chef de l’ONU. «Chaque semaine apporte son lot de nouvelle destruction liée au climat», a-t-il encore déclaré, citant les «inondations, sécheresses, canicules, incendies et méga tempêtes».

«Le changement climatique va plus vite que nous», a prévenu M. Guterres, qui a convoqué un sommet à New York le 23 septembre car des pays ne respectent pas certaines dispositions de l’accord de Paris de 2015 visant à limiter le réchauffement à +2°C d’ici la fin du siècle.

«Nous savons que même si les promesses de (l’accord de) Paris sont pleinement tenues, nous serons toujours confrontés à au moins +3°C d’ici la fin du siècle, une catastrophe pour la vie telle que nous la connaissons», s’est alarmé M. Guterres.

La situation continuera à se dégrader à moins que «nous agissions maintenant avec ambition et urgence», a-t-il ajouté.

Le groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec) a rendu en 2018 un rapport choc démontrant que le fait de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à +2°C permettrait de réduire fortement les impacts négatifs.

Limiter la hausse des températures globales à +1,5°C impliquerait de réduire de près de 50% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 2010, ont calculé les experts du GIEC, et donc de réduire drastiquement et rapidement le recours aux énergies fossiles. Mais certains pays très polluants, comme l’Arabie saoudite, premier pays exportateur de pétrole, ont mis en question les conclusions du rapport, suscitant des tensions lors des négociations, notamment lors de la dernière rencontre jeudi à Bonn, en Allemagne.

Le sommet du 23 septembre aux Nations unies est présenté comme la première réunion de dirigeants mondiaux sur le changement climatique depuis l’accord de Paris en 2015. Il sera suivi de la conférence annuelle de l’ONU sur le climat (COP) qui se tiendra en décembre au Chili.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La CLC alerte Antonio Guterres sur « l’exclusion programmée » des opposants du processus électoral

août 25, 2018

 

A quelques heures de la publication des listes provisoires des candidats présidents et candidats députés provinciaux, KINSHASATIMES.CD a consulté une note de 5 pages adressée au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres par le Comité laïc de coordination dans laquelle les laïcs lancent “un appel insistant” à la communauté internationale, particulièrement à l’ONU, l’UA, lUE, la SADC, la CIRGL et la CEEAC à accentuer leurs efforts pour qu’aucun acteur politique ne soit exclu du processus électoral “.

En effet, le CLC observe que ” le président Joseph Kabila continue d’exclure délibérément certains acteurs politique de l’opposition et de la société civile (du processus électoral). Tel est le cas de Moïse Katumbi. De plus, il s’efforce d’écarter de complétion électorale certains autres acteurs candidats a l’élection présidentielle comme Jean-Pierre Bemba dont l’invalidation a été déjà annoncée par le porte-parole de la Majorité présidentielle lors de l’une des ses conférences de presse, s’attribuant ainsi les prérogatives de la CENI et de la Cour constitutionnelle. Par ailleurs, des sources concordantes font également état des tentatives de mise en place des stratégies d’exclusion de la candidature de Félix Tshisekedi des listes électorales “.

Si un tel scénario arrivait, le CLC se verra obligé d’exiger à ce que le président Joseph Kabila, son gouvernement et la haute direction de la CENI, devenus des obstacles majeures à la tenue des élections crédibles en RDC “soient déchargés, toutes affaires cessantes de leurs prérogatives dans la gestion du processus en cours; de solliciter des Nations-Unies et de l’Union africaine d’assurer le parachèvement de ce processus électoral de tous les dangers en collaboration avec une expertise congolaise exempte de toute ambition électorale et ayant un sens d’abnégation confirmé”.

Les mêmes mesures s’appliqueront si les machines à voter ne sont pas retirées du processus électoral, le fichier électoral n’est pas nettoyé et les mesures de décrispation ne sont pas appliquées avant le 19 décembre.

Kinshasatimes.cd

Bangladesh: le secrétaire général de l’ONU dans les camps rohingyas

juillet 2, 2018

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres (C) arrive au camp de Kutupalong au Bangladesh pour rencontrer des réfugiés rohingyas, le 2 juillet 2018 / © AFP / Suzauddin RUBEL

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a qualifié lundi « d’inimaginables » les récits d’atrocités entendus dans les camps rohingyas à l’occasion de sa visite dans le sud du Bangladesh, qui abrite un million de réfugiés.

« À Cox’s Bazar, Bangladesh, j’ai entendu à l’instant d’inimaginables récits de tueries et de viols de la part de réfugiés rohingyas qui ont récemment fui le Bangladesh. Ils veulent la justice et un retour chez eux dans des conditions sûres », a déclaré les chef des Nations unies sur son compte Twitter.

Accompagné par le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, M. Guterres avait présenté avant son arrivée ce déplacement comme une « mission de solidarité avec les réfugiés rohingyas et les communautés qui les soutiennent ».

Entre août et décembre 2017, plus de 700.000 musulmans rohingyas ont fui une offensive de l’armée birmane considérée par les Nations unies comme une « épuration ethnique ». Ils ont trouvé refuge au Bangladesh voisin où ils vivent depuis au sein d’immenses campements de fortune dans une misère noire.

« C’est probablement l’une des violations les plus tragiques, historiques, systématiques des droits de l’Homme », a déclaré M. Guterres à la presse à Kutupalong, plus grand camp de réfugiés du monde.

« Parfois les gens ont tendance à oublier qui est responsable pour ce qu’il s’est passé. Donc soyons clair sur qui porte le fardeau de la responsabilité: c’est la Birmanie », a-t-il dit, en concédant que la communauté internationale s’était montrée « incapable » d’empêcher les exactions.

La marée humaine qui a déferlé au Bangladesh l’année dernière est venue s’ajouter aux quelque 300.000 Rohingyas qui s’y trouvaient déjà, legs de vagues de violences précédentes.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres (D) s’entretient avec un réfugié rohingya au camp de Kutupalong au Bangladesh, le 2 juillet 2018 / © AFP / Suzauddin RUBEL

La Birmanie et le Bangladesh sont convenus en novembre d’un cadre permettant théoriquement le retour du gros des réfugiés, mais le processus est bloqué au point mort.

La majorité des Rohinygas abrités au Bangladesh refuse en l’état de rentrer en Birmanie, pays à majorité bouddhiste où ils sont considérés comme des étrangers. Ils demandent des garanties de sécurité pour leur retour ainsi que de voir leur nationalité birmane reconnue par Naypyidaw.

Une centaine de Rohingyas ont manifesté juste avant la visite de Guterres contre les termes d’un récent accord de l’ONU avec la Birmanie pour permettre aux Nations unies d’évaluer la situation dans l’État Rakhine (ouest birman), dont ils sont originaires.

Responsable communautaire rohingya, Mohibullah exprimé ses inquiétudes quant à l’absence du mot « Rohingyas » de ce texte – terme que réfute la Birmanie, nation où la minorité paria est péjorativement appelée « bengalie ».

Selon le chef de l’ONU, cet accord préliminaire ne constitue qu’une « première étape sur le chemin de la reconnaissance progressive des droits de ces gens ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 15h45)

Un Portugais met KO le candidat de Trump à la tête de l’agence de l’ONU pour les migrations

juin 29, 2018

C’est une première en 50 ans: l’agence de l’ONU pour les migrations ne sera pas dirigée par un Américain. Le Portugais Antonio Vitorino, proche du chef de l’ONU Antonio Guterres, a été élu vendredi à la tête de l’organisation, évinçant le candidat controversé de Donald Trump.

Le poste de directeur de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence comptant 172 Etats membres et dont les Etats-Unis sont l’un des principaux contributeurs avec les Européens, a été occupé depuis la création de l’institution en 1951 par un Américain, avec une seule exception de 1961 à 1969 avec le Néerlandais Bastiaan Haveman.

Cette fois, le candidat de Washington, Ken Isaacs, n’a pas réussi à remporter les suffrages nécessaires. Pire encore, il a été le premier candidat a être éliminé. Accusé d’être climato-sceptique alors que de nombreuses migrations sont liées à des facteurs climatiques, les propos polémiques de cet ancien vice-président de l’ONG humanitaire chrétienne Samaritan’s Purse (Bourse du Samaritain) ont également terni son image.

D’autant que sur l’épineux dossier des migrations, l’administration Trump fait justement l’objet de vives critiques de l’ONU, pour son interdiction permanente d’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de six pays, pour la plupart à majorité musulmane, et pour sa récente décision de séparation des enfants de migrants entrés illégalement sur le territoire américain. Une politique désormais abandonnée après un déluge de critiques.

C’est donc Antonio Vitorino, 61 ans, qui a été élu par acclamation, la Costa-Ricaine Laura Thompson, actuelle directrice adjointe de l’OIM, ayant décidé de retirer sa candidature après 4 tour de scrutin.

La victoire du candidat européen intervient alors que les pays de l’Union européenne ont conclu vendredi, après neuf heures de discussions, un accord sur le traitement des migrations qui propose une « nouvelle approche » avec la création de « plateformes de débarquements » de migrants en dehors de l’UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée.

– « Le meilleur » –

Homme politique et avocat d’affaires, M. Vitorino, est entré au Parti socialiste portugais au moment de la Révolution des Oeillets de 1974, alors qu’il n’avait pas encore 18 ans. Elu député pour la première fois en 1980, il a été secrétaire d’Etat sous Mario Soares (1983-1985) puis ministre du gouvernement dirigé par Antonio Guterres (1995-1997).

M. Vitorino est « un homme de bon conseil » et « le meilleur de notre génération », a dit un jour M. Guterres.

En 1997, il a démissionné du poste de ministre de la Défense lorsqu’un journal l’a mis en cause dans une affaire d’impôt foncier non payé.

Fils d’un employé de banque et d’une professeure de français, il se décrit lui-même comme « un linguiste frustré » et un hypocondriaque, mais se dit fier d’avoir toujours fait lui-même ses courses au supermarché, « même en tant que ministre ou commissaire à Bruxelles ».

Elu au Parlement européen en 1994, M. Vitorino a surtout été marqué par son passage au poste de commissaire européen à la Justice et à l’Intérieur, entre 1999 et 2004. Souvent cité comme un potentiel candidat au poste de Premier ministre ou de président de la République, il ne s’est jamais plus réellement investi dans la vie politique nationale.

Décrit comme un homme d’une grande intelligence, peu enclin à l’affrontement direct, il ne s’est pas pour autant éloigné des sphères du pouvoir, car il reste un des influents avocats du pays.

– Représailles? –

Le nouveau patron de l’OIM succèdera le 1er octobre à l’Américain William Lacy Swing, qui a effectué deux mandats de 5 ans à la tête de l’OIM.

La victoire du Portugais constitue un échec pour les Etats-Unis, mais certains se demandent déjà si Trump ne va pas riposter en réduisant les financements américains à l’organisation.

Choisi début février, M. Isaacs, a eu lui fort à faire ces derniers mois après que le Washington Post a publié une série de commentaires antimusulmans, postés entre 2015 et 2017 mais retirés depuis, sur les réseaux sociaux.

Dans des tweets, Ken Isaacs affirmait par exemple que le Coran « ordonne » aux musulmans de commettre des actes de violence et suggérait que les réfugiés chrétiens devraient avoir la priorité sur eux, exprimant des doutes sur le fait que l’islam soit une religion de paix.

M. Isaacs a exprimé ses « regrets » pour ces commentaires « imprudents » et le Département d’Etat a jugé « approprié » qu’il présente ses excuses.

Romandie.com avec (©AFP / 29 juin 2018 17h41)                                                        

Enfants et guerre: des groupes congolais, maliens, yéménites sur la liste noire de l’ONU

juin 26, 2018

 

Le secrétaire général des Nations unies s’alarme d’une forte augmentation en 2017 des violations des droits des enfants dans les zones de conflit.

 En février 2018, des anciens enfants soldats dans une structure de l’UNICEF à Yambio, au Soudan du Sud.
Plusieurs groupes congolais, maliens et yéménites ont été ajoutés sur une liste noire annuelle de l’ONU d’entités violant dans les guerres les droits des enfants, annexée à un rapport de son secrétaire général publié cette semaine.

 

Dans ce document portant sur 2017, Antonio Guterres s’alarme d’une forte augmentation des violations – « au moins 6 000 vérifiées imputées à des forces gouvernementales et plus de 15 000 à des groupes armés non-étatiques ».

En République démocratique du Congo, les milices Bana Mura « ont commis des viols, des abus sexuels et des enlèvements » tandis que le groupe Kamuina Nsapu a recruté et utilisé des enfants à grande échelle, attaqué des écoles et des hôpitaux et commis des rapts, indique le document onusien.

Au Mali, la Plateforme, qui inclut le Groupe d’autodéfense des Touaregs Imghad et leurs alliés et les groupes d’autodéfense Ganda Izo et Ganda Koy ont été inscrits sur la liste pour avoir, eux aussi, recruté et utilisé des enfants. De la même manière, au Yémen, le groupe Security Belt Forces a été recensé pour les mêmes motifs.

Les FARC retirées de la liste

« Les cas vérifiés de recrutement et d’utilisation des enfants ont quadruplé en Centrafrique et doublé en République démocratique du Congo par rapport à 2016 », alerte le rapport.

Au Yémen, « le nombre d’enfants tués et mutilés reste à un haut niveau inacceptable », considère aussi Antonio Guterres. Il reconnaît dans le même temps « une baisse significative du nombre d’attaques contre des écoles et des hôpitaux » menées par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite en soutien des autorités et qui lui avait valu son inscription, en 2017, sur la liste noire de l’ONU.

Avec la transformation des FARC en parti politique en Colombie, ce groupe a été retiré de la liste. Les groupes djihadistes Etat islamique au Moyen-Orient et Boko Haram en Afrique « continuent de recruter et d’utiliser des enfants à une large échelle, en s’affranchissant des frontières », rappelle enfin le document onusien.

Lemonde.fr

L’ONU « débordée » en Centrafrique où les menaces augmentent

juin 21, 2018

 

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, auprès de Parfait Onanga-Anyanga, l’émissaire de l’organisation pour la Centrafrique, à l’aéroport de Bangassou en Centrafrique, le 25 octobre 2017 / © AFP/Archives / ALEXIS HUGUET

La mission des Casques bleus de l’ONU en Centrafrique « est débordée » et « les menaces contre le personnel du maintien de la paix continuent de s’accroître », a affirmé jeudi au Conseil de sécurité l’émissaire onusien pour ce pays.

Parfait Onanga-Anyanga a ajouté que le personnel de la Minusca, « militaire, policier et civil constituait des cibles pour les groupes armés et les gangs criminels aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays ».

En Centrafrique, l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire. Les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

« Les groupes armés et les factions continuent d’exercer une influence négative sur de vastes parties du territoire national, notamment à l’est, au centre et au nord-ouest du pays », a confirmé Parfait Onanga-Anyanga.

Face à la dégradation de la situation, le Conseil de sécurité avait approuvé fin 2017 un renforcement de 900 hommes de la Minusca mais les effectifs ne sont toujours pas au complet. La Minusca est autorisée à comprendre jusqu’à 12.000 militaires et policiers mais la réalité est en deçà de ce nombre, l’ONU peinant à trouver des contingents pour ce pays.

Dans un récent rapport, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, souligne que la Minusca ne peut à elle seule assurer le fardeau de la sécurité en Centrafrique. La responsabilité première en revient au gouvernement, a-t-il ajouté en réclamant à Bangui d’accélérer la mise sur pied de forces nationales armées.

« La situation sécuritaire volatile et les affrontements récurrents entre les groupes armés continuent d’affecter négativement le processus politique », a aussi relevé l’émissaire de l’ONU.

Une tentative de médiation est en cours sous l’égide de l’Union africaine. Des facilitateurs ont aussi rencontré ces derniers mois la quinzaine de groupes armés qui sèment la violence dans les provinces du pays.

Ces groupes « doivent déposer les armes et s’engager sans délai et sans condition dans le processus de paix », a réclamé parmi les intervenants l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre. Il a rappelé que le Conseil de sécurité avait à sa disposition « l’outil des sanctions » contre ceux qui contreviennent au processus de paix.

Le représentant américain adjoint à l’ONU, Jonathan Cohen, a reconnu lui aussi que la Minusca était sous tensions, et « peinait à mettre pleinement en oeuvre son mandat ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 22h13)

Gaza: plus de 13.000 blessés par Israël, Guterres inquiet d’un risque de guerre

juin 18, 2018

Des manifestants palestiniens se protègent des gaz lacrymogènes israéliens pendant une manifestation à Jabalia, au centre de la bande de Gaza, le 8 juin 2018 / © AFP / Mohammed ABED

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’inquiète d’un risque de guerre entre les Palestiniens et Israël dans un rapport remis récemment au Conseil de sécurité, alors que plus de 13.000 d’entre eux ont été blessés par balles depuis mars dans la bande de Gaza, selon la Croix-Rouge internationale.

Dans son premier rapport écrit sur la colonisation israélienne, en application d’une résolution adoptée en décembre 2016 grâce à une rare abstention de l’ex-administration démocrate de Barack Obama, Antonio Guterres souligne qu’il « condamne sans équivoque les étapes franchies par toutes les parties pour arriver à la situation dangereuse et fragile » aujourd’hui dans le conflit israélo-palestinien.

Son document écrit, réclamé de longue date par certains membres occidentaux de l’ONU et obtenu par l’AFP, a été remis la semaine dernière au Conseil de sécurité dans la perspective d’une réunion mensuelle sur le Proche-Orient programmée mardi.

L’aggravation du conflit est la pire depuis la guerre en 2014 entre Israël et le Hamas. « C’est et cela devrait être pour tous un avertissement sur le risque qui se rapproche d’une guerre », avertit le patron de l’ONU. « Je suis choqué par le nombre de morts et de blessés palestiniens en raison du recours aux balles réelles par les forces de défense israéliennes » depuis le début en mars de manifestations palestiniennes dans la bande de Gaza près d’Israël, ajoute-t-il.

Israël a le devoir d' »exercer un maximum de retenue » et de protéger les civils en application du droit international, souligne-t-il dans son rapport.

Selon la Croix-Rouge internationale, ce recours à des balles réelles par Israël a fait au moins 13.000 blessés depuis mars.

La « grande majorité des blessés hospitalisés sont atteints sérieusement, certains souffrant de multiples blessures par balles », a précisé à des médias à New York Robert Mardini, responsable pour le Moyen-Orient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelque 1.400 Palestiniens ont été touchés chacun par trois à cinq balles, principalement dans les jambes, a-t-il indiqué.

« C’est une crise d’une ampleur sans précédent dans la bande de Gaza », a affirmé Robert Mardini. La charge de travail pour les secouristes et personnels médicaux dépasse la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge internationale prévoit d’ouvrir une nouvelle unité de 50 lits à l’hôpital de Gaza, a précisé le responsable.

Au moins 132 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, début d’un mouvement de protestation dans l’enclave sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, le long de la frontière. Aucun Israélien n’a été tué.

Les Palestiniens de Gaza protestent contre le blocus israélien qui étouffe l’enclave depuis plus de 10 ans et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou été chassés de leurs terres lors de la création d’Israël en 1948.

Israël dit tirer à balles réelles en dernier recours pour protéger ses frontières, ses soldats et sa population. Il accuse le Hamas de se servir de la protestation pour couvrir des attaques contre les soldats et des tentatives d’infiltration en Israël.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2018 22h13)