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Un Portugais met KO le candidat de Trump à la tête de l’agence de l’ONU pour les migrations

juin 29, 2018

C’est une première en 50 ans: l’agence de l’ONU pour les migrations ne sera pas dirigée par un Américain. Le Portugais Antonio Vitorino, proche du chef de l’ONU Antonio Guterres, a été élu vendredi à la tête de l’organisation, évinçant le candidat controversé de Donald Trump.

Le poste de directeur de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence comptant 172 Etats membres et dont les Etats-Unis sont l’un des principaux contributeurs avec les Européens, a été occupé depuis la création de l’institution en 1951 par un Américain, avec une seule exception de 1961 à 1969 avec le Néerlandais Bastiaan Haveman.

Cette fois, le candidat de Washington, Ken Isaacs, n’a pas réussi à remporter les suffrages nécessaires. Pire encore, il a été le premier candidat a être éliminé. Accusé d’être climato-sceptique alors que de nombreuses migrations sont liées à des facteurs climatiques, les propos polémiques de cet ancien vice-président de l’ONG humanitaire chrétienne Samaritan’s Purse (Bourse du Samaritain) ont également terni son image.

D’autant que sur l’épineux dossier des migrations, l’administration Trump fait justement l’objet de vives critiques de l’ONU, pour son interdiction permanente d’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de six pays, pour la plupart à majorité musulmane, et pour sa récente décision de séparation des enfants de migrants entrés illégalement sur le territoire américain. Une politique désormais abandonnée après un déluge de critiques.

C’est donc Antonio Vitorino, 61 ans, qui a été élu par acclamation, la Costa-Ricaine Laura Thompson, actuelle directrice adjointe de l’OIM, ayant décidé de retirer sa candidature après 4 tour de scrutin.

La victoire du candidat européen intervient alors que les pays de l’Union européenne ont conclu vendredi, après neuf heures de discussions, un accord sur le traitement des migrations qui propose une « nouvelle approche » avec la création de « plateformes de débarquements » de migrants en dehors de l’UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée.

– « Le meilleur » –

Homme politique et avocat d’affaires, M. Vitorino, est entré au Parti socialiste portugais au moment de la Révolution des Oeillets de 1974, alors qu’il n’avait pas encore 18 ans. Elu député pour la première fois en 1980, il a été secrétaire d’Etat sous Mario Soares (1983-1985) puis ministre du gouvernement dirigé par Antonio Guterres (1995-1997).

M. Vitorino est « un homme de bon conseil » et « le meilleur de notre génération », a dit un jour M. Guterres.

En 1997, il a démissionné du poste de ministre de la Défense lorsqu’un journal l’a mis en cause dans une affaire d’impôt foncier non payé.

Fils d’un employé de banque et d’une professeure de français, il se décrit lui-même comme « un linguiste frustré » et un hypocondriaque, mais se dit fier d’avoir toujours fait lui-même ses courses au supermarché, « même en tant que ministre ou commissaire à Bruxelles ».

Elu au Parlement européen en 1994, M. Vitorino a surtout été marqué par son passage au poste de commissaire européen à la Justice et à l’Intérieur, entre 1999 et 2004. Souvent cité comme un potentiel candidat au poste de Premier ministre ou de président de la République, il ne s’est jamais plus réellement investi dans la vie politique nationale.

Décrit comme un homme d’une grande intelligence, peu enclin à l’affrontement direct, il ne s’est pas pour autant éloigné des sphères du pouvoir, car il reste un des influents avocats du pays.

– Représailles? –

Le nouveau patron de l’OIM succèdera le 1er octobre à l’Américain William Lacy Swing, qui a effectué deux mandats de 5 ans à la tête de l’OIM.

La victoire du Portugais constitue un échec pour les Etats-Unis, mais certains se demandent déjà si Trump ne va pas riposter en réduisant les financements américains à l’organisation.

Choisi début février, M. Isaacs, a eu lui fort à faire ces derniers mois après que le Washington Post a publié une série de commentaires antimusulmans, postés entre 2015 et 2017 mais retirés depuis, sur les réseaux sociaux.

Dans des tweets, Ken Isaacs affirmait par exemple que le Coran « ordonne » aux musulmans de commettre des actes de violence et suggérait que les réfugiés chrétiens devraient avoir la priorité sur eux, exprimant des doutes sur le fait que l’islam soit une religion de paix.

M. Isaacs a exprimé ses « regrets » pour ces commentaires « imprudents » et le Département d’Etat a jugé « approprié » qu’il présente ses excuses.

Romandie.com avec (©AFP / 29 juin 2018 17h41)                                                        

Enfants et guerre: des groupes congolais, maliens, yéménites sur la liste noire de l’ONU

juin 26, 2018

 

Le secrétaire général des Nations unies s’alarme d’une forte augmentation en 2017 des violations des droits des enfants dans les zones de conflit.

 En février 2018, des anciens enfants soldats dans une structure de l’UNICEF à Yambio, au Soudan du Sud.
Plusieurs groupes congolais, maliens et yéménites ont été ajoutés sur une liste noire annuelle de l’ONU d’entités violant dans les guerres les droits des enfants, annexée à un rapport de son secrétaire général publié cette semaine.

 

Dans ce document portant sur 2017, Antonio Guterres s’alarme d’une forte augmentation des violations – « au moins 6 000 vérifiées imputées à des forces gouvernementales et plus de 15 000 à des groupes armés non-étatiques ».

En République démocratique du Congo, les milices Bana Mura « ont commis des viols, des abus sexuels et des enlèvements » tandis que le groupe Kamuina Nsapu a recruté et utilisé des enfants à grande échelle, attaqué des écoles et des hôpitaux et commis des rapts, indique le document onusien.

Au Mali, la Plateforme, qui inclut le Groupe d’autodéfense des Touaregs Imghad et leurs alliés et les groupes d’autodéfense Ganda Izo et Ganda Koy ont été inscrits sur la liste pour avoir, eux aussi, recruté et utilisé des enfants. De la même manière, au Yémen, le groupe Security Belt Forces a été recensé pour les mêmes motifs.

Les FARC retirées de la liste

« Les cas vérifiés de recrutement et d’utilisation des enfants ont quadruplé en Centrafrique et doublé en République démocratique du Congo par rapport à 2016 », alerte le rapport.

Au Yémen, « le nombre d’enfants tués et mutilés reste à un haut niveau inacceptable », considère aussi Antonio Guterres. Il reconnaît dans le même temps « une baisse significative du nombre d’attaques contre des écoles et des hôpitaux » menées par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite en soutien des autorités et qui lui avait valu son inscription, en 2017, sur la liste noire de l’ONU.

Avec la transformation des FARC en parti politique en Colombie, ce groupe a été retiré de la liste. Les groupes djihadistes Etat islamique au Moyen-Orient et Boko Haram en Afrique « continuent de recruter et d’utiliser des enfants à une large échelle, en s’affranchissant des frontières », rappelle enfin le document onusien.

Lemonde.fr

L’ONU « débordée » en Centrafrique où les menaces augmentent

juin 21, 2018

 

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, auprès de Parfait Onanga-Anyanga, l’émissaire de l’organisation pour la Centrafrique, à l’aéroport de Bangassou en Centrafrique, le 25 octobre 2017 / © AFP/Archives / ALEXIS HUGUET

La mission des Casques bleus de l’ONU en Centrafrique « est débordée » et « les menaces contre le personnel du maintien de la paix continuent de s’accroître », a affirmé jeudi au Conseil de sécurité l’émissaire onusien pour ce pays.

Parfait Onanga-Anyanga a ajouté que le personnel de la Minusca, « militaire, policier et civil constituait des cibles pour les groupes armés et les gangs criminels aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays ».

En Centrafrique, l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire. Les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

« Les groupes armés et les factions continuent d’exercer une influence négative sur de vastes parties du territoire national, notamment à l’est, au centre et au nord-ouest du pays », a confirmé Parfait Onanga-Anyanga.

Face à la dégradation de la situation, le Conseil de sécurité avait approuvé fin 2017 un renforcement de 900 hommes de la Minusca mais les effectifs ne sont toujours pas au complet. La Minusca est autorisée à comprendre jusqu’à 12.000 militaires et policiers mais la réalité est en deçà de ce nombre, l’ONU peinant à trouver des contingents pour ce pays.

Dans un récent rapport, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, souligne que la Minusca ne peut à elle seule assurer le fardeau de la sécurité en Centrafrique. La responsabilité première en revient au gouvernement, a-t-il ajouté en réclamant à Bangui d’accélérer la mise sur pied de forces nationales armées.

« La situation sécuritaire volatile et les affrontements récurrents entre les groupes armés continuent d’affecter négativement le processus politique », a aussi relevé l’émissaire de l’ONU.

Une tentative de médiation est en cours sous l’égide de l’Union africaine. Des facilitateurs ont aussi rencontré ces derniers mois la quinzaine de groupes armés qui sèment la violence dans les provinces du pays.

Ces groupes « doivent déposer les armes et s’engager sans délai et sans condition dans le processus de paix », a réclamé parmi les intervenants l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre. Il a rappelé que le Conseil de sécurité avait à sa disposition « l’outil des sanctions » contre ceux qui contreviennent au processus de paix.

Le représentant américain adjoint à l’ONU, Jonathan Cohen, a reconnu lui aussi que la Minusca était sous tensions, et « peinait à mettre pleinement en oeuvre son mandat ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 22h13)

Gaza: plus de 13.000 blessés par Israël, Guterres inquiet d’un risque de guerre

juin 18, 2018

Des manifestants palestiniens se protègent des gaz lacrymogènes israéliens pendant une manifestation à Jabalia, au centre de la bande de Gaza, le 8 juin 2018 / © AFP / Mohammed ABED

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’inquiète d’un risque de guerre entre les Palestiniens et Israël dans un rapport remis récemment au Conseil de sécurité, alors que plus de 13.000 d’entre eux ont été blessés par balles depuis mars dans la bande de Gaza, selon la Croix-Rouge internationale.

Dans son premier rapport écrit sur la colonisation israélienne, en application d’une résolution adoptée en décembre 2016 grâce à une rare abstention de l’ex-administration démocrate de Barack Obama, Antonio Guterres souligne qu’il « condamne sans équivoque les étapes franchies par toutes les parties pour arriver à la situation dangereuse et fragile » aujourd’hui dans le conflit israélo-palestinien.

Son document écrit, réclamé de longue date par certains membres occidentaux de l’ONU et obtenu par l’AFP, a été remis la semaine dernière au Conseil de sécurité dans la perspective d’une réunion mensuelle sur le Proche-Orient programmée mardi.

L’aggravation du conflit est la pire depuis la guerre en 2014 entre Israël et le Hamas. « C’est et cela devrait être pour tous un avertissement sur le risque qui se rapproche d’une guerre », avertit le patron de l’ONU. « Je suis choqué par le nombre de morts et de blessés palestiniens en raison du recours aux balles réelles par les forces de défense israéliennes » depuis le début en mars de manifestations palestiniennes dans la bande de Gaza près d’Israël, ajoute-t-il.

Israël a le devoir d' »exercer un maximum de retenue » et de protéger les civils en application du droit international, souligne-t-il dans son rapport.

Selon la Croix-Rouge internationale, ce recours à des balles réelles par Israël a fait au moins 13.000 blessés depuis mars.

La « grande majorité des blessés hospitalisés sont atteints sérieusement, certains souffrant de multiples blessures par balles », a précisé à des médias à New York Robert Mardini, responsable pour le Moyen-Orient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelque 1.400 Palestiniens ont été touchés chacun par trois à cinq balles, principalement dans les jambes, a-t-il indiqué.

« C’est une crise d’une ampleur sans précédent dans la bande de Gaza », a affirmé Robert Mardini. La charge de travail pour les secouristes et personnels médicaux dépasse la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge internationale prévoit d’ouvrir une nouvelle unité de 50 lits à l’hôpital de Gaza, a précisé le responsable.

Au moins 132 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, début d’un mouvement de protestation dans l’enclave sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, le long de la frontière. Aucun Israélien n’a été tué.

Les Palestiniens de Gaza protestent contre le blocus israélien qui étouffe l’enclave depuis plus de 10 ans et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou été chassés de leurs terres lors de la création d’Israël en 1948.

Israël dit tirer à balles réelles en dernier recours pour protéger ses frontières, ses soldats et sa population. Il accuse le Hamas de se servir de la protestation pour couvrir des attaques contre les soldats et des tentatives d’infiltration en Israël.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2018 22h13)

Annulation du sommet Trump-Kim: Guterres « profondément préoccupé »

mai 24, 2018

Genève – Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit jeudi « profondément préoccupé » par l’annulation du sommet historique qui était prévu le mois prochain entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un.

« Je suis profondément préoccupé par l’annulation du sommet prévu à Singapour entre le président des Etats-Unis et le leader de la République populaire démocratique de Corée », a déclaré M. Guterres lors de la présentation de son agenda pour le désarmement à Genève.

« Et j’exhorte les parties à poursuivre leur dialogue pour trouver une voie vers une dénucléarisation pacifique et vérifiable de la péninsule coréenne », a-t-il ajouté, devant un parterre d’ambassadeurs et d’étudiants réunis dans une salle de l’université de Genève.

C’est dans un bref courrier d’une vingtaine de lignes adressé au dirigeant trentenaire que le 45e président des Etats-Unis a annoncé sa décision de renoncer au face-à-face du 12 juin à Singapour, très attendu en Asie et à travers le monde, dont il avait lui-même accepté le principe, à la stupéfaction générale.

« J’estime qu’il n’est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps », indique le locataire de la Maison Blanche dans ce texte rendu public par l’exécutif américain.

De son côté, la Corée du Nord, après des mois de rapprochement et de détente diplomatique, a opéré la semaine dernière un spectaculaire retour à sa rhétorique traditionnelle, annulant une rencontre intercoréenne et évoquant la possibilité de remettre en cause le tête-à-tête très attendu.

C’est finalement Donald Trump, qui après plusieurs semaines de déclarations très optimistes sur la tenue de ce premier face-à-face entre un président américain en exercice et un représentant de la dynastie des Kim, qui règne sur la Corée du Nord depuis plus d’un demi-siècle, qui a annoncé l’annulation de la rencontre.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2018 15h07)                                                        

RDC: projet de visite conjointe des patrons de l’ONU et l’UA

février 28, 2018

Le président congolais Joseph Kabila a donné son accord pour une visite conjointe dans son pays du patron de l’ONU, Antonio Guterres, et du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a-t-on appris mardi auprès des Nations unies.

 

« Une lettre a été envoyée » pour proposer cette visite dans la perspective des élections présidentielle et législatives prévue en fin d’année en République démocratique du Congo « et une réponse a été reçue indiquant qu’ils seraient accueillis à Kinshasa dès qu’ils le souhaitent », a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’ONU, Stephane Dujarric.

Aucune date précise n’a encoré été arrêtée pour cette visite. A l’automne 2017, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, s’était rendue en RDCongo pour faire pression sur le président Kabila afin que des élections soient fixées au plus vite dans son pays. La date retenue pour les scrutins est le 23 décembre mais l’incertitude demeure sur ce que décidera le président Kabila. L’opposition lui réclame d’annoncer formellement qu’il ne sera pas candidat à un nouveau mandat.

Le climat politique reste très tendu en République démocratique du Congo où la tenue d’une élection présidentielle a déjà été reportée à plusieurs reprises.

Les Nations unies enquêtent sur le meurtre de deux de leurs experts en mars 2017 dans la région du Kasai alors qu’ils réunissaient des éléments relatifs à des charniers. Peu de progrès ont été faits pour identifier les responsables des meurtres de l’Américain Michael Sharp et de la Suédoise Zaida Catalan, malgré des informations transmises par Washington à Kinshasa.

Une enquête de l’ONU est aussi en cours sur une attaque meurtrière en décembre contre des Casques bleus dans le Nord Kivu. Quinze d’entre eux ont été tués et plusieurs dizaines blessés.

La République démocratique du Congo accueille la plus grosse mission de paix de l’ONU, avec quelque 17.500 militaires et policiers.

Sacer-infos.com avec AFP

Violences en RDC: Guterres demande à Kinshasa des « enquêtes »

janvier 22, 2018

Kinshasa – Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a demandé lundi aux autorités congolaises des « enquêtes crédibles » après la mort dimanche d’au moins six personnes, selon l’ONU, dans la dispersion de marches contre le pouvoir en République démocratique du Congo.

Le secrétaire général appelle à « traduire les responsables en justice », dans une déclaration de son porte-parole à New York diffusée par la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à Kinshasa.

M. Guterres « exhorte les forces de sécurité congolaises à faire preuve de retenue » et en « appelle également au plein respect des lieux de culte ».

Au moins six personnes ont été tuées dimanche à Kinshasa lors de la dispersion par les forces de sécurité de marches à l’appel d’un collectif catholique, selon un bilan provisoire de la Monusco.

Les autorités congolaises, qui avaient interdit ces marches, parlent de deux morts par « balles perdues ».

Présents dimanche sur le terrain, les observateurs de l’ONU ont enquêté lundi à Kinshasa sur les victimes.

Les marches étaient organisées à la sortie des églises après la messe contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila et l’application d’un accord politique du 31 décembre 2016.

Les organisateurs, un « comité laïc de coordination » proche de l’église, parlent d’un bilan « très lourd, une dizaine de morts ».

Ils demandent « au peuple de Dieu de rester mobilisé pour répondre à son prochain appel », dans un communiqué, sans avancer encore de date.

Tout comme les Nations unies, la nonciature apostolique à Kinshasa et la conférence épiscopale donnent un « bilan provisoire » de six morts.

Dans une « note technique », la nonciature affirme avoir répertorié des « tirs à balles réelles » dans six villes: Kinshasa, Kisangani (nord-est), Goma et Bukavu (région du Kivu, est), Lubumbashi (sud-est) et Mbuji-Mayi (centre).

La nonciature fait état de 60 blessés, les Nations unies de 63, et l’épiscopat de 127, « dont certains par balles ».

Il y a eu 210 personnes interpellées « dont la plupart ont été libérées quelques heures après », selon la conférence épiscopale.

Dans toute la RDC, 61 paroisses ont été visées, selon la nonciature, dont 40 à Mbuji-Mayi et 13 dans la capitale, Kinshasa, qui en compte environ 160.

L’épiscopat affirme qu' »il y a eu 12 marches encadrées de manière professionnelle par la police », ce qu’un porte-parole du gouvernement joint par l’AFP a démenti.

Romandie.com avec(©AFP / 22 janvier 2018 20h16)                                            

Région du Pool: le Sécrétaire général salue l’accord de cesses-le-feu entre la République du Congo et le révérend pasteur Ntumi

décembre 26, 2017

 

La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres:

Le Secrétaire général se félicite de la signature d’un accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre le Gouvernement de la République du Congo et le révérend pasteur Ntumi le 23 décembre.

Le Secrétaire général espère que l’accord aboutira à un règlement pacifique et durable du conflit dans la région du Pool et permettra d’améliorer la situation humanitaire dramatique dans laquelle se trouve la région.  Les Nations Unies sont prêtes à soutenir les parties dans la mise en œuvre de l’accord.

Un.org/SG/SM/18840/26 décembre 2017

Esclavage en Libye: le Burkina Faso rappelle son ambassadeur, Antonio Guterres « horrifié »

novembre 21, 2017

Le secrétaire général des Nations unies Antoni Guterres à New York le 28 septembre 2017. © Bebeto Matthews/AP/SIPA

 

Après la diffusion d’images d’un marché aux esclaves de migrants africains en Libye, le Burkina Faso a rappelé son ambassadeur. De son côté, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a évoqué la possibilité de poursuivre les auteurs pour « crimes contre l’humanité ».

La semaine dernière, un documentaire choc de la chaîne de télévision américaine CNN avait montré l’existence d’un marché aux esclaves près de Tripoli. De nombreuses personnalités politiques ou issues de la société civile, mais aussi des footballeurs célèbres, se sont depuis fait entendre, et certains pays sont passés aux actes, comme le Niger qui a convoqué l’ambassadeur libyen à Niamey ce 20 novembre pour explication.

Le président du Burkina Faso a décidé, lui, du rappel de l’ambassadeur à Tripoli, le général Abraham Traoré, pour consultation « après le choc d’images de traite négrière en Libye », a déclaré ce 20 novembre le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry.

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a « demandé que l’ambassadeur revienne pour le « briefer » sur ce qui se passe en Libye pour qu’il ait toutes les informations nécessaires avant le sommet d’Abidjan qui va se pencher sur cette situation en Libye », a-t-il ajouté. La Côte d’Ivoire accueille en effet les 29 et 30 novembre prochain à Abidjan un sommet Union africaine (UA) – Union européenne (UE).

« L’esclavage n’a pas sa place dans notre monde »

Plus tôt dans la matinée, le chef de la diplomatie burkinabè a « convoqué le chargé d’affaires libyen à Ouagadougou pour lui exprimer toute l’indignation du gouvernement et du peuple burkinabè face aux images qui ont été vues, des images qui appartiennent à d’autres siècles, des images de traite négrière ».

Depuis 2011, 1 912 migrants burkinabè ont été rapatriés au Burkina, dont une dernière vague de 121 personnes en octobre dernier, selon des chiffres officiels. À ce jour, une trentaine d’autres seraient toujours détenus dans des camps en Libye, selon le gouvernement burkinabè.

Le 20 novembre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est quant à lui dit « horrifié » par les révélations récentes de marché aux esclaves en Libye, jugeant que ceux qui en sont à l’origine pourraient être traduits en justice pour de possibles crimes contre l’humanité.

« L’esclavage n’a pas sa place dans notre monde et ces actes figurent parmi les abus les plus flagrants des droits de l’Homme », a-t-il déclaré.

Centrafrique: Antonio Guterres attendu pour la première visite aux Casques bleus

octobre 22, 2017

 

Antoni Guterres, le secrétaire général des Nations unies, le 29 janvier 2017 au siège de l’Union africaine. © Zakarias Abubeker pour J.A

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est attendu mardi en Centrafrique, où les violences ont redoublé ces deniers mois dans les provinces, au moment où le mandat des 12.500 Casques bleus de la Minusca déployés dans le pays est sur le point d’être renouvelé.

« C’est un peu un geste de solidarité, pour être ce jour-là avec les forces de maintien de la paix dans un des environnements les plus dangereux », a-t-il expliqué dans un entretien à l’AFP et Radio France Internationale (RFI).

Cette visite en Centrafrique – « une crise dramatique mais une crise oubliée » -, sera sa première visite à une mission de maintien de la paix depuis sa prise de fonctions le 1er janvier.

Elle intervient dans un contexte financier délicat pour l’ONU, avec une forte pression du président américain Donald Trump pour des coupes budgétaires au sein de l’organisation internationale et certaines de ses missions de paix.

Elle coïncidera par ailleurs avec la « journée des Nations unies », proclamée en 1947 et qui marque l’entrée en vigueur de la charte de l’ONU.

Pour M. Guterres, le « niveau de souffrances du peuple (centrafricain) mais aussi les drames subis par les humanitaires et les forces de maintien de la paix méritent une solidarité et une attention accrues ».

Le secrétaire général arrivera à Bangui dans un contexte sécuritaire tendu: si la capitale reste épargnée par les violences, groupes armés et autre milices « d’autodéfense » ont repris leurs affrontements à grande échelle dans le Sud-Est, dans le centre et dans le Nord-Ouest, faisant des centaines de morts parmi les populations civiles, invariablement prises pour cibles.

– Déplacement à Bangassou –

Douze Casques bleus ont été tués depuis le début de l’année, notamment à Bangassou (six morts en mai), où doit se rendre M. Guterres. « Il veut aller leur rendre hommage », dit-on à l’ONU à Bangui.

Cette région, en particulier l’axe Alindao-Bangassou, est théâtre d’affrontements et massacres à répétition ces dernières semaines, faisant des dizaines de tués, selon des bilans encore provisoires.

La visite de M. Guterres en RCA, quelques semaines avant le très probable renouvellement du mandat de la Minusca (12.500 hommes depuis 2014, alors que la France a mis fin en 2016 à sa mission militaire Sangaris), est un message politique fort, à un moment où les critiques pleuvent sur la mission de l’ONU.

Accusés par leurs détracteurs de « passivité » et parfois même de « collusion » face aux groupes armés, les contingents onusiens font aussi face à une avalanche d’accusations d’agressions sexuelles.

En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé chez lui après des accusations d’agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus congolais avaient déjà été renvoyés pour les mêmes motifs.

Accompagné de Jane Connors, avocate des droits des victimes de l’ONU, le secrétaire général a déclaré vouloir rencontrer des victimes d’abus et leurs familles.

Ancien haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, M. Guterres connait bien la Centrafrique, où il s’est rendu à plusieurs reprises.

– ‘Impunité zéro’? –

Il lui sera sans doute demandé de se prononcer sur les « signes avant-coureurs de génocide » dont s’était alarmé fin août son secrétaire général adjoint pour les Affaires humanitaires, Stephen O’Brien, mais démenti depuis par un autre responsable onusien, Adama Dieng, conseiller spécial de l’ONU pour la prévention du génocide. Ce dernier a pointé des « indicateurs » pouvant « aboutir, (…) s’ils ne sont pas maîtrisés, aux crimes de génocide ».

A Bangui, cette visite est très attendue : « Les Casques bleus doivent plus nous aider et être plus présents, il faut que le chef de l’ONU leur dise », dit Régis, déplacé de l’est du pays et désormais Banguissois.

Au pouvoir depuis un an, le président Faustin-Archange Touadéra, dont l’élection en 2016 avec le plein soutien de l’ONU et de la France avait suscité une vague d’espoir, n’a pas réussi jusqu’à présent à restaurer l’autorité de l’Etat.

Sa décision d’intégrer des représentants des groupes armés au sein du gouvernement, malgré ses promesses d’une « justice implacable », a suscité le scepticisme, alors que ces mêmes groupes sont unanimement désignés comme les principaux responsables des violences.

Les Nations unies plaident pour une « impunité zéro » pour les auteurs de crimes commis en Centrafrique. La Minusca tente par ailleurs depuis septembre de mettre en oeuvre un délicat programme de désarmement (DDR) des membres des groupes armés.

Dans un rapport présenté au Conseil de sécurité, le secrétaire général a demandé l’envoi de 900 hommes supplémentaires pour la Minusca.

« Ce n’est pas de la quantité qu’il faut ajouter, c’est de la qualité », estime quant à lui un soldat d’un contingent africain de la force de l’ONU

Jeuneafrique.com avec AFP