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Zemmour perd son procès en appel contre Youssoupha

juin 29, 2012
VIDEO. Eric Zemmour perd son procès en appel contre YoussouphaJUSTICE – Eric Zemmour a perdu son procès contre le rappeur Youssoupha qui le traitait de « con » dans une chanson.

afp.com/Martin Bureau

La cour d’appel de Paris a débouté le chroniqueur lors de son procès en appel face à Youssoupha. Au coeur du problème, une chanson de 2009 dans laquelle le rappeur le traitait de « con ». 

Non coupable. C’est le verdict rendu ce jeudi par la cour d’appel de Paris concernant le rappeur Youssoupha qui avait traité de « con » le chroniqueur Eric Zemmour dans une chanson. La cour a conclu que les propos poursuivis « n’excédaient pas les limites admissibles en matière de liberté d’expression artistique ». 

Les faits remontent à 2009, lorsque Eric Zemmour avait porté plainte pour injure et diffamation après la diffusion sur Internet d’une chanson parue sur le deuxième album de Youssoupha, Sur les chemins du retour. Le rappeur chantait « A force de juger nos gueules, les gens le savent qu’à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards, chaque fois que ça pète on dit que c’est nous, je mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Eric Zemmour ». 

Une dose d’éxagération

Les magistrats considèrent que M. Zemmour, « journaliste, chroniqueur et polémiste connu pour son sens pas toujours bienveillant de l’humour et de la formule », est « un personnage public » vis-à-vis duquel « une plus grande tolérance s’impose ». La cour relève, par ailleurs, que le rap est « un style artistique permettant un recours possible à une certaine dose d’exagération ». 

 

En première instance, le 26 octobre 2011, le tribunal correctionnel de Paris avait donné raison à Eric Zemmour. Cette fois, la chambre de la cour d’appel spécialisée dans les affaires de presse a estimé qu’il n’y avait ni diffamation ni injure publique. 

En 2011, le rappeur avait été condamné pour injure publique à une peine d’amende de 800 euros avec sursis. La directrice générale d’EMI Musique France, Valérie Queinnec, avait également écopé de 500 euros avec sursis. Les deux prévenus avaient été condamnés à verser à Eric Zemmour 1.000 euros de dommages et intérêts et 2.000 euros de frais de justice. 

Par LEXPRESS.fr avec AFP