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Congo-Action humanitaire : un appel au soutien des 108 173 sinistrés des inondations

décembre 20, 2021

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a lancé, le 20 décembre, à Brazzaville un appel aux entreprises et communautés étrangères vivant au Congo, pour secourir des milliers de personnes victimes des inondations dans les localités de la zone septentrionale du pays. 

Les partenaires disposés à assister les sinistrés

« Nous attendons de vous, chers partenaires, un appui multiforme en vivres, non-vivres, kits de construction, médicaments essentiels ; moyens roulants et nautiques », a déclaré la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. Actuellement dans la Likouala, l’on note 42 583 personnes sinistrées pour 87753 ménages ; dans la Sangha 14 646 pour 968 ménages, la Cuvette : 36 564 pour 8919 ménages, les Plateaux 24 586 pour 4133 ménages. Les chiffres pour le département du Kouilou qui vient d’allonger la liste des localités inondées seront disponibles sous peu.

Par ailleurs, ces inondations ont favorisé les gites de reproduction des moustiques et autres germes de maladies. D’où les cas de dermatoses, de diarrhées sanguinolentes, de vomissements, de toux…

Sur l’axe routier, les localités touchées, sur l’ensemble des départements, ne sont autres que Makoua, Ntokou, Tchikapika, Ouesso centre, Pokola, Kabo, Pikounda, Mokeko, Mpouya, Oyo et Ollombo. Sur l’axe fluvial, il s’agit de Makotimpoko, Loukolela, Mossaka, Bokoma, Liranga, Bétou, Dongou, Enyellé et Bouanéla. « Aucune âme sensible ne peut être indifférente à ce genre de tragédie. Nous ne pouvons pas nous soustraire au devoir de solidarité vis-à-vis de nos frères en difficulté », a indiqué le vice-président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur au Congo.  L’idéal est que l’aide humanitaire d’urgence parvienne aux sinistrés avant le 25 du mois en cours.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

France: Les époux Fillon se sont « enrichis de manière illicite », estime l’accusation en appel

novembre 29, 2021
Les epoux Fillon se sont "enrichis de maniere illicite", estime l'accusation en appel
Les époux Fillon se sont « enrichis de manière illicite », estime l’accusation en appel© AFP/Archives/Thomas COEX

L’affaire des soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon est celle de « personnes (qui) se sont enrichies de manière illicite », a estimé lundi l’accusation au procès en appel de François Fillon, de son épouse et de son ex-suppléant Marc Joulaud.

L’avocat général Yves Micolet a débuté son réquisitoire peu après 13h30 en défendant l’enquête du Parquet national financier (PNF) puis l’instruction menées en pleine campagne présidentielle en 2017 face aux critiques de la défense de l’ancien Premier ministre.

« Faire le procès du PNF est un leurre pour essayer de masquer la gravité des faits par les prévenus », a assené le magistrat. « Il n’y a pas eu d’immixtion illégale de la justice dans l’élection présidentielle (ni) d’atteinte à la séparation des pouvoirs ».

Là où la défense a dénoncé une ouverture d’enquête précipitée et téléguidée en janvier 2017 après la parution d’une série d’articles dans Le Canard enchaîné, le parquet général a fait valoir que le PNF était compétent pour se saisir du dossier et qu' »il y avait manifestement la possibilité de réaliser dans (les) trois mois » avant l’élection « des investigations » sur la réalité du travail de Mme Fillon.

Ecartant l’idée d’un « procès hors norme », Yves Micolet a estimé qu’en-dehors du statut d’ancien Premier ministre du principal prévenu et de l’Assemblée nationale et du Sénat comme victimes, il s’agissait d' »un dossier tout à fait classique de nos chambres financières, un dossier dans lequel des personnes se sont enrichies de façon illicite ».

« La question » est celle « de l’effectivité du travail » des assistants parlementaires qui sont « payés par les deniers publics », a-t-il rappelé.

Les trois prévenus, condamnés en première instance, sont rejugés depuis le 15 novembre pour détournement de fonds publics, complicité ou recel de cette infraction notamment, concernant trois contrats d’embauche de Penelope Fillon comme assistante parlementaire entre 1998 et 2013. Rémunération totale: plus de 612.000 euros nets.

A la barre de la cour d’appel, ils ont répété l’un après l’autre que Penelope Fillon avait accompli un réel travail en tant que « collaboratrice de terrain » dans la circonscription de la Sarthe où M. Fillon avait été élu député.

Quelques « erreurs »

Les prévenus ont assuré que la discrète Franco-Galloise entretenait le « lien de confiance » avec les habitants en participant à des manifestations locales, en gérant le courrier qui arrivait chez eux ou en préparant des « mémos ».

S’il en reste si peu de traces, c’est qu’il s’agissait d’un travail surtout « oral », ont-ils soutenu.

Très peu de personnes savaient que Penelope Fillon était assistante parlementaire ? Le couple avait décidé de mettre en avant son statut d’épouse, gage de plus de proximité, ont-ils affirmé, ne reconnaissant que quelques « erreurs » d’organisation ou de communication.

Dans ce dossier, les époux Fillon sont aussi mis en cause pour l’emploi de leurs deux aînés comme collaborateurs de leur père sénateur entre 2005 et 2007 (46.000 euros nets) et pour le contrat de « conseillère littéraire » de Penelope Fillon, en 2012 et 2013, à la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière (135.000 euros bruts).

Là aussi, ils se défendent d’avoir enfreint la loi.

François Fillon est enfin poursuivi pour avoir omis de déclarer un prêt de 50.000 euros de M. Ladreit de Lacharrière à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) – le parquet général a d’ores et déjà annoncé qu’il ne remettrait pas en cause sa relaxe sur ce point en première instance.

Dans son jugement, le 29 juin 2020, le tribunal correctionnel avait presque intégralement suivi le réquisitoire du parquet national financier (PNF).

L’ancien locataire de Matignon, 67 ans aujourd’hui, avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement dont deux ferme, 375.000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité.

Penelope Fillon, 66 ans, s’était vu infliger trois ans de prison avec sursis, 375.000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité et M. Joulaud, 54 ans, trois ans avec sursis, 20.000 euros d’amende avec sursis et 5 ans d’inéligibilité.

Par Le Point avec AFP

Soudan: appels à manifester dimanche, 40 morts depuis le putsch du 25 octobre

novembre 20, 2021
Soudan: appels a manifester dimanche, 40 morts depuis le putsch du 25 octobre
Soudan: appels à manifester dimanche, 40 morts depuis le putsch du 25 octobre© AFP/-

Des opposants au putsch au Soudan ont de nouveau manifesté samedi pour réclamer le retour du pouvoir civil et appelé à de nouvelles protestations dimanche, malgré la répression qui a fait au moins 40 morts depuis le 25 octobre, selon des médecins.

Les Etats-Unis et l’Union africaine ont appelé à éviter le recours « excessif » à la force. L’ambassadrice de Norvège, membre de la Troïka à la manoeuvre sur le dossier soudanais avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, a dénoncé elle une répression « intolérable ».

En menant un coup d’Etat le 25 octobre, le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée, a rebattu les cartes d’une transition chancelante au Soudan. Il a fait arrêter la quasi-totalité des civils au sein du pouvoir, mis un point final à l’union sacrée formée par civils et militaires et décrété l’état d’urgence.

Depuis, des protestations contre l’armée appelant au retour du pouvoir civil ont eu lieu principalement à Khartoum et ont souvent été réprimées.

Samedi, des centaines de manifestants ont défilé à Khartoum-Nord, une banlieue de la capitale, érigé des barricades dans les rues et mis le feu à des pneus, selon un correspondant de l’AFP. « Non au pouvoir militaire », scandaient-ils. D’autres sont sortis dans les rues dans l’est et le sud de la capitale, selon des témoins.

Commissariat incendié

Un commissariat a été incendié dans le secteur. Les protestataires et les forces de l’ordre se sont accusés mutuellement d’être derrière l’incident.

Des militants prodémocratie ont appelé sur les réseaux sociaux à manifester en masse dimanche contre le coup d’Etat avec le hashtag « La marche du million le 21 novembre ».

L’Association des professionnels soudanais (APS), l’un des fers de lance de la révolte populaire de 2019 qui poussa l’armée à écarter le général Omar el-Béchir après 30 ans de règne, a elle appelé les Soudanais à maintenir la pression pour un retour du pouvoir civil.

Et ce malgré l’intervention musclée des forces de l’ordre contre les manifestants.

Mercredi 17 novembre a été la journée la plus meurtrière depuis le coup d’Etat avec la mort de 16 personnes, la plupart à Khartoum-Nord, une banlieue reliée à la capitale par un pont sur le Nil, selon un syndicat de médecins prodémocratie.

L’une des 16 personnes a succombé samedi à ses blessures. « Un adolescent de 16 ans touché par balle à la tête et à la jambe le 17 novembre est tombé en martyr », a déclaré ce syndicat dans un communiqué.

Son décès porte à 40 le nombre de personnes, parmi lesquelles des adolescents, tuées lors des manifestations depuis le 25 octobre. La grande majorité sont des manifestants.

La police assure qu’elle n’a jamais ouvert le feu contre les protestataires. Elle ne recense qu’un seul mort et 30 blessés parmi eux du fait, selon elle, du gaz lacrymogène, contre 89 policiers blessés.

Samedi, les autorités ont indiqué dans un communiqué qu’une enquête serait lancée sur les manifestants tués.

A Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, des manifestants ont dénoncé la répression, scandant: « A bas le pouvoir militaire ».

Après l’aggravation des violences, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken s’est dit jeudi « profondément préoccupé » par la répression et a exhorté l’armée à autoriser les manifestations pacifiques, répétant la nécessité de « rétablir la transition dirigée par les civils ».

Journalistes arrêtés

L’Union africaine, qui a suspendu le Soudan, a également condamné « dans les termes les plus forts » la répression de mercredi et appelé à « la transition démocratique », selon un communiqué samedi.

De son côté, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exigé la libération de reporters arrêtés alors qu’ils couvraient les protestations, y compris Ali Farsab, qui selon l’organisation, a été battu et touché par balle mercredi.

Face aux appels au retour du pouvoir civil, le général Burhane reste inflexible. Il s’est renommé à la tête de la plus haute institution de la transition, le Conseil de souveraineté, et a reconduit tous ses membres militaires ou pro-armée et nommé des civils apolitiques.

Les militaires en revanche tardent à nommer un nouveau gouvernement qu’ils promettaient depuis des semaines après la mise à l’écart du Premier ministre Abdallah Hamdok, placé en résidence surveillée.

Pour l’ambassadrice de Norvège, Therese Loken Gheziel, le monde nourrissait « de grands espoirs » au Soudan, qui ont été douchés par le coup d’Etat.

Par Le Point avec AFP

France/Soupçons d’emplois fictifs : le procès en appel de François Fillon et sa femme s’est ouvert à Paris

novembre 15, 2021

L’ancien premier ministre a été condamné en juin 2020 à cinq ans de prison, dont deux ferme, 375 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité.

L’ancien premier ministre François Fillon et son épouse, Penelope, au palais de justice de Paris, le 27 février 2020.
L’ancien premier ministre François Fillon et son épouse, Penelope, au palais de justice de Paris, le 27 février 2020. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

François Fillon de retour à la barre : le procès en appel de l’ancien premier ministre, de sa femme et de son ex-suppléant s’est ouvert lundi 15 novembre en début d’après-midi à Paris dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon qui a plombé la course à l’Elysée de son époux en 2017.

Costume bleu nuit, cheveux poivre et sel, celui qui fut le chef du gouvernement entre 2007 et 2012, aujourd’hui âgé de 67 ans, est entré dans la salle d’audience sans s’exprimer face à la presse avec sa femme, 66 ans, courts cheveux argentés et masque bleu.about:blankhttps://acdn.adnxs.com/dmp/async_usersync.html

Ce second procès se tient près d’un an et demi après la condamnation de l’ancien locataire de Matignon, notamment pour détournement de fonds publics, à cinq ans d’emprisonnement dont deux ferme, 375 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Il avait aussitôt fait appel.

La première journée d’audience doit être consacrée à des questions de procédure. La cour d’appel examine le dossier jusqu’au 30 novembre.

Une succession de révélations

Le Canard enchaîné avait dévoilé le « Penelopegate » le 24 janvier 2017, entraînant l’ouverture d’une enquête. Les révélations s’étaient succédé et le candidat de la droite, chantre de l’intégrité et favori des sondages, avait été mis examen à six semaines du premier tour.

Aujourd’hui âgé de 67 ans et retraité, François Fillon devra s’expliquer sur l’emploi de son épouse comme assistante parlementaire entre 1998 et 2013, dans le cadre de trois contrats signés par lui et par celui qui était alors son suppléant dans la Sarthe, Marc Joulaud.

Des prestations rémunérées 613 000 euros net (plus d’un million d’euros brut) « fictives ou surévaluées » selon l’accusation, qui considère que les activités de Penelope Fillon relevaient du « rôle social » d’une « conjointe d’homme politique », mais pas d’une collaboratrice. Le travail de Penelope Fillon était certes « discret », majoritairement oral, mais « essentiel », a toujours clamé son mari.

Le couple est aussi jugé pour l’emploi de leurs deux enfants en tant qu’assistants parlementaires de leur père sénateur entre 2005 et 2007 (100 000 euros brut) ainsi que pour le lucratif contrat de Penelope Fillon comme « conseillère littéraire » en 2012 et 2013 à la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière – 135 000 euros brut.

Ami de François Fillon, cet homme d’affaires a reconnu, dans une procédure distincte, un emploi en partie fictif et il a été condamné en 2018 pour abus de biens sociaux.

François Fillon est enfin poursuivi pour avoir omis de déclarer un prêt de M. Ladreit de Lacharrière à hauteur de 50 000 euros à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique – il a été relaxé en première instance.

La défense critique une « enquête folle »

L’enjeu de ce procès en appel est que « l’innocence » de François Fillon « et celle de son épouse soient enfin reconnues », a résumé auprès de l’Agence France-Presse (AFP) l’avocat de François Fillon, MAntonin Lévy.

En première instance, Penelope Fillon a été condamnée à trois ans de prison avec sursis, 375 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité. Marc Joulaud s’est vu infliger trois ans d’emprisonnement avec sursis, 20 000 euros d’amende avec sursis et cinq ans d’inéligibilité. Tous deux ont aussi fait appel.

« L’assistance » de la Franco-Galloise de 66 ans « correspondait exactement à ce dont Marc Joulaud avait besoin pour exercer au mieux le mandat de suppléant de François Fillon, pendant que celui-ci exerçait à Paris les responsabilités de ministre », a assuré à l’AFP l’avocat de M. Joulaud, MJean Veil. L’Assemblée nationale, partie civile, avait obtenu plus d’un million d’euros en dommages-intérêts.

La défense, qui critique depuis l’origine une « enquête folle » et « à charge », compte aussi lors de ce second procès « débattre » des déclarations de l’ancienne chef du Parquet national financier Eliane Houlette en juin 2020, quelques jours avant le prononcé du jugement – les avocats avaient demandé, en vain, un report de la décision.

La magistrate avait alors évoqué en commission parlementaire des « pressions » hiérarchiques dans ce dossier, ce qui avait relancé dans le camp Fillon les accusations d’instrumentalisation de la justice.

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, avait à l’époque saisi le conseil supérieur de la magistrature qui a depuis conclu, en septembre 2020, que la justice a fonctionné « de façon indépendante » dans cette affaire hors norme.

En septembre 2021, la presse a révélé qu’une seconde enquête visant François Fillon avait été ouverte en 2017, concernant les conditions d’emploi d’un autre assistant parlementaire, l’écrivain Maël Renouard, entre 2013 et 2015. Cette enquête est toujours en cours.

Avec Le Monde avec AFP

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro fait appel de sa condamnation à la perpétuité

juillet 1, 2021
Guillaume Soro, en mars 2015 à Abidjan (archives).

Condamné par contumace pour « atteinte à la sûreté de l’État », l’ancien Premier ministre ivoirien conteste le verdict et se tourne vers la justice internationale.

« Nous avons introduit un recours en appel contre ce verdict et avons saisi des juridictions internationales, notamment la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) », a déclaré Me Souleymane Diallo. 

Le 23 juin, la cour d’assises d’Abidjan avait condamné Guillaume Soro à la perpétuité et ses principaux coaccusés – Souleymane Kamagaté, son ex-chef du protocole, Affoussy Bamba, son ancienne ministre et Touré Moussa, son ancien chef de la communication –, à 20 ans de prison.

« Ce procès s’est tenu au mépris et en violation des règlements et de plusieurs décisions de la Cour africaine », a estimé Me Diallo, soulignant que « la Côte d’Ivoire s’est illustrée de la plus mauvaise des manières vis-à-vis des juridictions internationales ».

Bras de fer à la CADHP

Le 22 avril 2020, la CADHP avait en effet ordonné à Abidjan de suspendre son mandat d’arrêt contre Soro et de remettre en liberté 19 de ses proches condamnés le 23 juin. Mais les autorités ivoiriennes avaient estimé que les décisions de la Cour africaine portaient « atteinte à la souveraineté de l’État de Côte d’Ivoire, à l’autorité et au fonctionnement de (sa) justice ». Le 23 juin, la cour d’assises avait également ordonné la dissolution du mouvement de Guillaume Soro, Générations et peuples solidaires (GPS), accusé de se livrer à « des actes subversifs ». 

En réponse, l’État ivoirien s’était retiré du protocole de la CADHP. Une décision faisant suite « aux graves et intolérables agissements que la CADHP s’est autorisée et qui, non seulement portent atteinte à la souveraineté de l’État mais sont également de nature à entraîner une grave perturbation de l’ordre juridique interne des États », avait alors argué Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement.

Guillaume Soro, 49 ans, qui vit en exil, et ses coaccusés étaient accusés de « complot », de « tentative d’atteinte contre l’autorité de l’État » ainsi que de « diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ayant entraîné une atteinte au moral des populations ».

En avril 2020, Guillaume Soro avait déjà été condamné à 20 ans de prison dans l’affaire de la villa de Marcory Résidentiel pour recel de détournement de deniers publics. Il avait tenté, selon la justice, de s’approprier une résidence achetée par l’État pour le loger lorsqu’il était Premier ministre. Cette condamnation avait justifié l’invalidation de sa candidature à la présidentielle d’octobre 2020.

Par Jeune Afrique avec AFP

L’étonnant appel de Selena Gomez à Emmanuel Macron

avril 25, 2021

La chanteuse et actrice a appelé plusieurs dirigeants, dont le président français, à s’engager pour un meilleur accès aux vaccins, rapporte « Le Parisien ».

 Il y a un an, Lady Gaga avait présenté « One World : Together at Home », un grand concert en hommage au personnel soignant mobilisé pour faire face à la pandémie de coronavirus. Cette année, l’exercice a été confié à la chanteuse Selena Gomez. Le 8 mai prochain, la star animera le « Vax Live », un concert rassemblant des artistes mondialement connus, comme Foo Fighters ou Jennifer Lopez, et qui a pour objectif de récolter des fonds afin de « rendre les vaccins accessibles à tous ». Un espoir aussi, celui de « mettre fin à la pandémie pour tous, partout », explique Le Parisien.

À l’occasion de la promotion sur les réseaux sociaux de ce concert événement, l’ancienne vedette de Disney a interpellé de nombreux chefs d’État, dont le président français Emmanuel Macron. « Tout le monde a besoin d’un accès au vaccin, aussi bien dans notre pays que dans le reste du monde », a ainsi écrit Selena Gomez sur Twitter samedi soir, tout en réaffirmant son engagement dans la lutte pour l’accès à la vaccination contre le coronavirus. La chanteuse les a notamment appelés à « faire des dons en dollars ou en doses » pour permettre une meilleure redistribution des vaccins.

Plusieurs pays n’ont pas commencé la vaccination

Douze pays n’ont toujours pas administré de vaccins contre le coronavirus alors que le monde vient de passer la barre du milliard de doses administrées. Sept d’entre eux se trouvent en Afrique : en Tanzanie, à Madagascar, au Burkina Faso, au Tchad, au Burundi, en Centrafrique et en Érythrée. Trois autres sont situés en Océanie : le Vanuatu, Samoa et Kiribati. Sont également concernés la Corée du Nord, en Asie, et Haïti, dans les Caraïbes.

De son côté, l’OMS avait fustigé « l’égoïsme » des pays riches il y a déjà plusieurs mois. Selon l’organisation, « ces actions ne feront que prolonger la pandémie et nos souffrances, ainsi que les restrictions nécessaires pour la contenir, et les souffrances humaines et économiques ». Un point de vue visiblement partagé par Selena Gomez, qui a également demandé aux fabricants des vaccins contre le coronavirus de fournir des doses aux plus démunis.

Avec Le Point

Le matin du téléphone

août 2, 2020

 

Encore sous la couverture, sonne le téléphone

Lourdes sont les paupières, à peine écloses

Lente la main comme une fine fleur rose

Qui s’ouvre à l’orient de l’appel monotone

 

La voix chevrotante, enrouée et encore drapée

Cherche à se détacher des bras de Morphée

Il est 5h30 le corps alangui se tourne du lit

Reçoit le souffle de l’aurore qui lui sourit

 

La voilà dans sa splendide silhouette

Marchant aux pas feutrés d’un ermite

Elle s’étire redressant sa colonne vertébrale

Avant de prendre une douche verticale

 

Bernard NKOUNKOU

Canada-Québec: Une soirée jeunesse pour le pasteur Mukendi

juillet 27, 2020

 

Le pasteur Paul Mukendi, en appel de sa condamnation pour des agressions sexuelles sur une ex-fidèle alors mineure, a participé à une «soirée jeunesse» virtuelle samedi à son église Parole de Vie dans Vanier.
© Collaboration spéciale, Steve Jolicoeur Le pasteur Paul Mukendi, en appel de sa condamnation pour des agressions sexuelles sur une ex-fidèle alors mineure, a participé à une «soirée jeunesse» virtuelle samedi à son église Parole de Vie dans Vanier.
Le pasteur Paul Mukendi, en appel de sa condamnation pour des agressions sexuelles sur une ex-fidèle alors mineure, a participé à une «soirée jeunesse» virtuelle samedi à son église Parole de Vie dans Vanier. La police de Québec a ouvert une enquête sur un possible bris de condition de remise en liberté.

Le pasteur de 42 ans s’est présenté à son église samedi soir tout de blanc vêtu.

La soirée jeunesse de l’église évangélique Parole de vie avait été publicisée à l’avance via les réseaux sociaux.

«Le témoignage de la jeunesse du Révérend Paul Mukendi! Les jeunes et leurs parents sont aussi les bienvenus sur place au 240 boulevard Pierre-Bertrand. Un moment à ne pas manquer surtout que vous pourrez poser vos questions à l’homme que Dieu a élevé très jeune!»

Quelques enfants et adolescents ont été vus entrer à l’église avec leurs parents.

Quelques enfants et adolescents ont été vus entrer dans l'église Parole de Vie dans Vanier avec leurs parents.

Quelques enfants et adolescents ont été vus entrer dans l’église Parole de Vie dans Vanier avec leurs parents.
Le pasteur Mukendi s’est installé dans son bureau au deuxième étage pour prêcher et livrer ses conseils aux jeunes, qui lui faisaient parvenir des questions par courriel ou par téléphone.

«La jeunesse de Parole de Vie a passé un super moment, hier soir, avec son invité spécial, le Révérend Paul Mukendi qui a généreusement partagé sur sa vie, son parcours, son appel, ses réussites, ses erreurs de jeunesse et sur son amour indéfectible pour Dieu et Son œuvre, pouvait-on lire sur la page Facebook Jeunesse Parole de vie. Il a aussi répondu aux nombreuses questions des jeunes d’ici et d’ailleurs qui suivaient en direct sur Facebook. Ce fut vraiment un moment mémorable et édifiant pour les jeunes de tout âge!»

Selon l’avocate de Paul Mukendi, Me Dominique Bertrand, le pasteur n’a jamais été en contact avec des jeunes présents dans le bâtiment.

«Il fait très attention à ses conditions de remise en liberté, assure Me Bertrand. Par exemple, il ne s’occupe plus du tout des activités de l’église qui s’adressent aux enfants, comme les dimanches après-midi.»

Plusieurs agents de renseignements de la police de Québec étaient sur place pour documenter l’événement. Les enquêteurs feront parvenir leur dossier d’ici quelques jours au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qui devra l’analyser et décider si des accusations de bris de condition doivent être autorisées.

Le pasteur doit en effet respecter plusieurs conditions de remises en liberté durant les procédures d’appel, dont «ne pas chercher, accepter ou garder un emploi, rémunéré ou non, ou un travail bénévole qui le placerait en relation de confiance ou d’autorité vis-à-vis de personnes âgées de moins de 16 ans, à moins de le faire sous la supervision d’une personne que la Cour estime convenir en l’occurrence».

Quelques enfants et adolescents ont été vus entrer dans l'église Parole de Vie dans Vanier avec leurs parents.

© Collaboration spéciale, Steve Jolicoeur Quelques enfants et adolescents ont été vus entrer dans l’église Parole de Vie dans Vanier avec leurs parents.
Condamné à 8 ans de prison

Après un procès devant jury, Paul Mukendi a été déclaré coupable de plusieurs chefs de nature sexuelle, de menaces de mort et de voies de fait.

Sa victime était âgée de 14 ans au début de la période des infractions, qui ont duré une douzaine d’années.

Le juge Jean-François Émond de la Cour supérieure a condamné Paul Mukendi à une peine de huit ans de détention. «Vous avez utilisé votre statut d’homme de Dieu et d’homme d’église comme outil de manipulation, affirmait le juge Émond. Vous avez emprisonné la jeune victime dans une cellule virtuelle.»

Paul Mukendi a interjeté appel de la condamnation et de la peine. Il a pu reprendre sa liberté en attente des procédures d’appel.

Le pasteur a tenté en vain d’obtenir l’accord de la Cour d’appel pour exercer son travail de pasteur, avec les adultes comme avec les enfants, sous la supervision de l’attachée de presse de l’église et d’un assistant pasteur.

Les juges de la Cour d’appel ont rejeté sa requête en juin, disant douter que les deux personnes aient « l’indépendance et l’objectivité nécessaires pour s’acquitter efficacement de la responsabilité de superviser l’appelant ».

La Cour d’appel souligne qu’à ce stade des procédures, Mukendi ne bénéficie plus de la présomption d’innocence. «Les faits révélés en première instance laissent entrevoir une fâcheuse connexité entre les infractions dont il a été trouvé coupable et certaines des croyances religieuses véhiculées au sein de son église, notamment par la mère de la plaignante», écrivent les juges de la Cour d’appel.

Avec  Le Soleil par Isabelle Mathieu

Côte d’Ivoire : La CPI va-t-elle ouvrir la voie au procès en appel de Laurent Gbagbo ?

juin 22, 2020

Laurent Gbagbo, le 15 janvier 2019 à la CPI.

Laurent Gbagbo, le 15 janvier 2019 à la CPI. © ICC-CPI

 

La demande de procès en appel de l’ancien président ivoirien, formulée par la procureure Fatou Bensouda, sera examinée de lundi à mercredi par la Cour pénale internationale (CPI).

Fatou Bensouda a interjeté appel en septembre 2019 contre l’acquittement prononcé en janvier de cette même année à l’encontre de l’ancien président ivoirien et de l’un de ses proches, Charles Blé Goudé.

L’appel doit démontrer que la chambre de première instance a commis des erreurs de droit et de procédure qui ont abouti à l’acquittement pour tous les chefs d’accusation, estime Mme. Bensouda.

Les deux hommes ont été reconnus non coupables de crimes contre l’humanité commis en 2010 et 2011 au cours des violences post-électorales en Côte d’Ivoire, qui ont fait 3.000 morts. Ils ont été libérés sous conditions en février 2019.

La procureure de la Cour, fondée en 2002 pour juger les pires atrocités commises dans le monde, estime que les juges les ont acquittés sans formuler correctement et sans appliquer de manière cohérente une norme de preuve clairement définie.

L’audience de cette semaine sera « partiellement virtuelle », a indiqué la CPI, en raison de la situation actuelle liée au Covid-19. Il n’est pas clair si les acquittés seront physiquement présents ou s’ils assisteront aux débats par visioconférence.

Les juges décideront ensuite à un « stade ultérieur » si un procès en appel doit avoir lieu.

Bureau de la procureure fragilisé

L’enjeu est important pour le bureau de Mme Bensouda, déjà fragilisé par l’acquittement de Laurent Gbagbo et de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté en 2018 de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité après avoir passé près d’une décennie en détention.

Par ailleurs, la CPI est actuellement la cible d’attaques virulentes de la part du président américain Donald Trump, qui a annoncé des sanctions économiques contre des membres de la juridiction – dont Mme. Bensouda – pour la dissuader de poursuivre des militaires américains pour leur implication dans le conflit en Afghanistan.

Récemment, les juges de la CPI ont refusé une demande de liberté sans condition présentée par M. Gbagbo, 75 ans, qui a passé sept ans en détention à La Haye avant d’être acquitté.

Ils ont cependant assoupli les conditions de sa liberté conditionnelle.

Appel au dialogue

L’ex-président est désormais autorisé à quitter la Belgique, où il était assigné à résidence depuis son acquittement, à condition que tout pays dans lequel il souhaite se rendre accepte au préalable de le recevoir.

Le parti politique qu’il a fondé, le Front populaire ivoirien (FPI), a appelé le président Alassane Ouattara au « dialogue » afin de permettre son retour au pays.

Rapidement, une association de victimes de la crise post-électorale de 2010-2011 a fait part de son « opposition énergique » à un éventuel retour de l’ex-président en Côte d’Ivoire.

Par Jeune Afrique avec AFP

Coronavirus: l’OMS appelle à se doter d’appareils d’assistance respiratoire

mars 2, 2020

L’Organisation mondiale de la Santé a pressé dimanche les pays à travers le monde à s’approvisionner en dispositifs médicaux d’assistance respiratoire pour faire face à l’épidémie de nouveau coronavirus. «Tous les pays devraient s’équiper en oxymètre de pouls et en appareils d’assistance respiratoire», a averti l’OMS, estimant qu’il s’agissait d’un «outil important pour le traitement des patients atteints de la forme sévère de Covid-19».

L’OMS met en avant le fait que le virus frappe particulièrement les personnes de plus de 60 ans, et celles déjà affaiblies par d’autres maladies. Parmi les 45.000 personnes testées positives au nouveau coronavirus en Chine jusqu’au 24 février, seules 2,1% avaient moins de 20 ans, précise-t-elle.

Par ailleurs, l’agence des Nations unies rappelle que les symptômes sont bénins pour la plupart des malades, sérieux (pneumonies) pour 14% d’entre eux, et que 5% des personnes atteintes se trouvent dans un état critique. Le taux de mortalité semble être de 2 à 5 %.

L’OMS signale que le taux de mortalité parmi les patients dans un état critique s’élève à plus de 50%, et met en exergue le fait que des «interventions rapides, comme la protection pulmonaire via des stratégies ventilatoires, devraient être optimisées».

Par Le Figaro avec AFP