Posts Tagged ‘APPLE’

États-Unis: Expulsé de Twitter, où ira maintenant Donald Trump?

janvier 11, 2021

WASHINGTON — Donald Trump a été réduit au silence sur les principaux réseaux sociaux après l’assaut lancé par ses partisans contre le Capitole des États-Unis la semaine dernière. Reste maintenant à voir s’il sera capable de se procurer un nouveau mégaphone virtuel pour rejoindre ses millions de fidèles.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’application Parler, très populaire dans les cercles de la droite, était un choix évident, du moins jusqu’à ce que Google, Apple et Amazon décident de sévir. Les deux premiers l’ont chassée de leurs boutiques numériques et le troisième l’a expulsée de ses services d’hébergement dans la nuit de dimanche à lundi.

Le PDG de Parler a indiqué que cela pourrait empêcher son application de fonctionner pendant une semaine, mais il rêve peut-être en couleurs. Même s’il déniche un nouvel hébergement pour son produit, sans moyen de l’installer sur les téléphones intelligents, on imagine difficilement Parler gagner en popularité.

Disponible depuis deux ans, Parler prétend compter 12 millions d’utilisateurs. La firme Sensor Tower évoque plutôt dix millions d’abonnés, dont huit millions aux États-Unis. En comparaison, M. Trump était suivi par 89 millions de personnes sur Twitter.

M. Trump pourrait quand même se tourner vers Parler, où ses fils Eric et Donald fils sont déjà présents. Parler a toutefois frappé un mur vendredi dernier quand Google l’a retirée de sa boutique virtuelle après la publication de messages «incitant à poursuivre la violence aux États-Unis». Apple a fait de même samedi, après avoir donné à Parler 24 heures pour répondre à des plaintes selon lesquelles elle était utilisée «planifier et organiser d’autres activités illégales et dangereuses». Ces problèmes de sécurité publique devront être résolus avant le retour de l’application, a dit Apple.

Un message demandant un commentaire et une réaction a été envoyé à Parler dimanche.

Amazon a asséné un autre coup samedi, quand il a informé Parler qu’elle devrait se trouver un nouvel hébergement en ligne à compter de minuit, dimanche. Dans une lettre tout d’abord dévoilée par Buzzfeed, Amazon rappelle à Parler 98 exemples de messages qui «incitaient clairement à la violence», ajoutant que la plateforme représentait «un risque bien réel pour la sécurité publique».

Le PDG de Parler, John Matze, a dénoncé «une campagne coordonnée pour étouffer la concurrence. Nous avons connu trop de succès trop rapidement», a-t-il prétendu dans un message transmis samedi, ajoutant que Parler ne serait pas disponible pendant une semaine, «pendant que nous reconstruisons tout».

«(Tout le monde) nous a abandonnés la même journée», a déclaré M. Matze dimanche au réseau Fox News. La compagnie essaie de revenir en ligne le plus rapidement possible, «mais si Apple n’approuve pas et si Google n’approuve pas, personne ne veut travailler avec nous», a-t-il dit.

Perdre accès aux boutiques d’Apple et de Google, dont les systèmes sont utilisés par des centaines de millions de téléphones à travers le monde, limite grandement la portée de Parler, même si le service demeure disponible en ligne. Parler devra toutefois se trouver un nouveau logis, après la décision d’Amazon Web Services.

M. Trump pourrait décider de lancer son propre service, mais cela ne se fera pas instantanément. Des experts de la liberté d’expression anticipent aussi une pression accrue sur tous les réseaux sociaux pour combattre le discours incendiaire après l’explosion de violence de mercredi dernier, quand une foule avivée par M. Trump a pris le Capitole d’assaut, faisant cinq morts.

Le professeur Ethan Zuckerman, de l’Université du Massachusetts à Amherst, s’attend à ce que la fermeture des comptes de M. Trump sur les réseaux sociaux ait un impact important, à commencer par la fracturation du secteur le long de lignes idéologiques.

«M. Trump attirera un grand public là où il ira, a-t-il dit. Cela pourrait vouloir dire davantage de plateformes s’adressant à des publics plus isolés idéologiquement.»

– Par Frank Bajak et Barbara Ortutay, The Associated Press avec La Presse Canadienne

RDC: 18 morts dans une nouvelle attaque à Beni

décembre 30, 2019

Dix-huit civils ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans une attaque du groupe des Forces démocratiques alliées (ADF) à Beni dans l’est de la République démocratique du Congo, a appris l’AFP auprès de l’administrateur du territoire.

«Il y a eu incursion des ADF à Apetina-Sana dans la nuit de dimanche à lundi. Ces ADF ont tué à l’arme blanche dix-huit civils», a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

Par Le Figaro avec AFP

Un Russe porte plainte contre Apple pour l’avoir «rendu gay»

octobre 3, 2019

 

Un Russe, accusant Apple de l’avoir rendu homosexuel par le biais d’une application téléchargée sur sa plateforme, a porté plainte pour «préjudice moral», selon une copie de la plainte.

L’homme, qui souhaite garder l’anonymat, réclame un million de roubles (14.000 euros) de dommages et intérêts à la firme à la pomme. Selon le site des tribunaux de Moscou, une audience pour cette affaire est prévue le 17 octobre. Le plaignant affirme avoir téléchargé une application de cryptomonnaies sur l’Apple Store et avoir reçu un virement de 69 «GayCoins» au lieu des bitcoins qu’il avait commandés. Le virement était accompagné d’un message en anglais disant «Ne juge pas avant d’avoir essayé». «J’ai pensé qu’en effet, comment juger quelque chose sans essayer», déclare t-il dans sa plainte. «Et j’ai décidé d’essayer les relations homosexuelles. Deux mois plus tard, je suis plongé dans une relation intime avec une personne de mon sexe et je ne peux pas revenir en arrière». «J’ai un petit copain stable et je ne sais pas comment expliquer tout cela à mes parents. Ma vie a changé pour le pire et ne redeviendra jamais normale», ajoute-t-il.

«Apple, en me manipulant, m’a poussé à l’homosexualité», affirme l’homme dans une plainte consultée par et transmise par son avocate, indiquant subir «des souffrances morales et des dommages psychologiques». Sapijat Gousnieva, l’avocate du plaignant, a assuré que cette plainte est «sérieuse», précisant que son client est «effrayé» et «souffre». «Apple est responsable de ses programmes, de ce qu’ils offrent», a-t-elle ajouté, indiquant que son client «était auparavant dans une relation stable avec une femme». La représentation d’Apple en Russie n’a pas donné suite dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP. En 2016, cette avocate s’était déjà attaquée à un géant américain, en défendant un étudiant qui avait déposé une plainte contre McDonald’s après avoir eu la joue transpercée par une arête de poisson en mangeant un plat acheté dans le fast-food.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Allemagne: Merkel dans l’embarras, les « chasses » aux étrangers remises en causes en cause

septembre 7, 2018

Le patron du Renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a mis en doute des « chasses » aux étrangers à Chemnitz, contredisant Angela Merkel. Le 12 avril 2018. / © AFP/Archives / MICHELE TANTUSSI

Le patron du Renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a mis en doute l’existence de « chasses » aux étrangers à Chemnitz, contredisant et embarrassant Angela Merkel au moment où elle fait face à de nouveaux remous politiques sur les migrants.

Un nouveau rassemblement à l’appel d’un groupuscule local d’extrême droite Pro Chemnitz est par ailleurs prévu en fin de journée dans cette ville de l’ex-RDA. La cité saxonne est depuis près de deux semaines le théâtre de manifestations et violences, suite au meurtre à l’arme blanche d’un Allemand, que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.

Hans-Georg Maassen a fait part vendredi dans Bild de ses sérieux doutes quant à d’éventuelles « chasses collectives » perpétrées contre des personnes d’apparence étrangère lors d’un rassemblement non autorisé de l’extrême droite le 26 août à Chemnitz. Celui qui avait mis le feu aux poudres.

Or, ces « chasses collectives » avaient été officiellement condamnées dès le lendemain par le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert.

La dirigeante elle-même avait ensuite employé cette expression et évoqué également des images montrant « très clairement la haine » et « une poursuite contre des personnes innocentes ».

– ‘Fausse information’ –

Le chef du renseignement a également mis en doute l’authenticité d’une vidéo diffusée ce soir-là sur le compte Twitter d’un groupe d’extrême gauche « Antifa Zeckenbiss » et montrant au moins un jeune homme, probablement d’origine étrangère, poursuivi en pleine rue par des hommes vociférants.

« Il y a de bonnes raisons de croire qu’il s’agit d’une fausse information intentionnelle pour éventuellement détourner l’attention de l’opinion publique du meurtre à Chemnitz », selon M. Maassen qui n’a fourni aucune précision.

La chaîne publique ARD, qui a effectué des recherches poussées sur ce document, a assuré à l’inverse que rien n’indiquait que cette vidéo était un « fake », s’appuyant sur les témoignages de journalistes sur place ou l’analyse des lieux.

La Fédération des journalistes allemands a critiqué les mises en cause du patron du Renseignement. « Face à ses doutes, il y a les témoignages de journalistes » sur place, qui ont assisté aux scènes et ont été eux-mêmes parfois agressés, a-t-elle dit.

La police de Chemnitz avait elle-même fait état de plaintes déposées par un jeune Afghan, un Bulgare ou encore un Syrien, suite à des agressions en marge du défilé organisé le 26 août par l’extrême droite pour dénoncer l’homicide commis le même jour.

Les violences avaient suscité un immense émoi dans un pays, où l’opinion est très polarisée sur la question des migrants depuis l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016.

Les mises en cause du patron du renseignement sont un pavé dans la marre pour Angela Merkel sur le plan politique car plusieurs responsables de son propre camp conservateur, à commencer par son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, et l’extrême droite, mettent en cause depuis plusieurs jours la réalité des violences contre les étrangers à Chemnitz.

– Mise en garde –

La chancelière est en grande difficulté depuis des mois sur la question migratoire.

Chaque fait divers impliquant des migrants est l’occasion pour le parti d’extrême droite (AfD) de l’attaquer et de dénoncer une hausse supposée de l’insécurité et de la délinquance depuis 2015.

Et Horst Seehofer, également président du très conservateur parti bavarois CSU – théoriquement allié de la CDU – conteste de nouveau ouvertement la politique migratoire de la chancelière.

Il a estimé jeudi que l’immigration était « la mère de tous les problèmes » de l’Allemagne, ce qu’a contesté dans la foulée Mme Merkel. Et vendredi il a apporté son soutien au patron du Renseignement, affirmant qu’il avait « toute (sa) confiance ».

Le ministre avait déjà poussé la coalition gouvernementale entre sociaux-démocrates et conservateurs au bord de l’implosion fin juin sur cette épineuse question de l’accueil des migrants.

Dans ce climat, le président de la République, Frank-Walter Steinmeier, est sorti de sa réserve vendredi pour mettre en garde contre toute offensive visant la démocratie allemande et rappeler « les conséquences » des attaques subies par la République de Weimar, avant l’avènement du nazisme en 1933.

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 17h04)

Apple abandonne son projet de centre de données en Irlande

mai 10, 2018

Dublin – Apple a annoncé jeudi renoncer à construire un centre de données dans l’ouest de Irlande, un investissement majeur dont l’abandon intervient au moment où le géant américain est confronté à un imbroglio fiscal dans son pays européen préféré.

« En dépit de tous nos efforts, des retards dans la procédure d’approbation (de la construction du centre) nous ont forcé à envisager d’autres plans, nous ne sommes pas en mesure de mener à bien ce projet », a annoncé le géant américain dans un communiqué.

Dévoilé en 2015, le projet de ce centre de données de 166.000 mètres carrés, représentant un investissement de 850 millions d’euros, devait être réalisé dans une zone rurale du comté de Galway, sur la côte ouest de l’Irlande. Il devait devenir opérationnel en 2017, mais un contentieux judiciaire a empêché sa construction.

Trois particuliers avaient formulé des recours destinés à protéger une forêt, inquiets des répercussions environnementales du projet mais aussi de la viabilité énergétique du site.

Selon eux, des évaluations appropriées sur l’impact environnemental n’avaient pas été réalisées. Ils avançaient que l’installation pourrait utiliser jusqu’à 6% de la production nationale d’électricité.

De son côté, Apple assurait que le centre fonctionnerait entièrement avec des sources d’énergies « propres et renouvelables ». « Ces installations auront le plus faible impact environnemental pour un centre de données Apple à ce jour », garantissait le groupe américain en 2015.

En octobre 2017, la justice irlandaise avait donné son feu vert au début des travaux, mais la semaine dernière, la possibilité de formuler un appel devant la Haute cour de justice avait été confirmée à deux des plaignants.

Le justice irlandaise avait également averti qu’elle pourrait être contrainte de porter l’affaire devant la Cour de Justice de l’Union européenne, ce qui pouvait laisser craindre au groupe américain des retards supplémentaires dans l’exécution de son projet.

– Contentieux fiscal –

Malgré ce revers, Apple a pris soin d’affirmer qu’elle continuait à développer ses activités et ses investissements dans le pays, au moment où l’entreprise doit rendre à Dublin 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux jugés indus par l’Union européenne.

« Bien que décevant, cet échec ne diminuera pas notre enthousiasme pour de futurs projets en Irlande », a précisé le groupe dans son communiqué. Il déclare y avoir investi plus de 550 millions d’euros ces deux dernières années et estime avoir généré plus de 25.000 emplois, pour 6.000 salariés irlandais.

La ministre irlandaise des Entreprises, Heather Humphreys, a dit « regretter profondément qu’Apple ne poursuive pas ses plans », soulignant que le projet constituait « une source importante d’investissement et de création d’emplois » dans le comté de Galway.

« Malgré cette mauvaise nouvelle, je me réjouis qu’Apple ait confirmé son engagement dans ses activités en Irlande », a-t-elle ajouté, rappelant que son gouvernement avait fait « tout son possible pour soutenir cet investissement ».

L’exécutif irlandais se tient résolument du côté du géant américain. En avril, il avait contesté l’arbitrage de la Commission européenne imposant à Apple le remboursement à Dublin de 13 milliards d’euros « d’avantages fiscaux indus ».

Bruxelles estime qu’Apple a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités irlandaises qui lui aurait permis de ne soumettre à l’impôt qu’une infime partie des milliards gagnés en Europe. La Commission avait demandé il y a plus d’un an à l’Irlande de commencer à récupérer les fonds.

Le gouvernement irlandais, qui entend « se conformer à ses obligations légales », va donc placer les sommes en jeu sur un compte bloqué en attendant le résultat des appels du pays et du groupe américain sur le fond de la décision.

Les activités de services, qui nécessitent la construction de centre de données, représentent pour Apple le plus important gisement de croissance de ses revenus (+31% à fin mars 2018, contre +14% pour les ventes d’iPhone, selon les résultats financiers du deuxième trimestre).

Le groupe continue le développement d’un autre centre de données en Europe, au Danemark, également annoncé en 2015 et pour un montant comparable à celui d’Irlande, autour de 850 millions d’euros.

Romandie.com avec (©AFP / 10 mai 2018 22h11)                                                        

France: l’État attaque Google et Apple pour « pratiques commerciales abusives »

mars 14, 2018

Paris – En plein regain de tensions commerciales transatlantiques, le gouvernement français s’est fâché mercredi contre les géants américains Google et Apple, accusés de profiter de leur position de force sur internet pour écraser la concurrence.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé que l’État allait assigner en justice ces deux poids lourds de la Silicon Valley pour « pratiques commerciales abusives », exigeant une sanction – symbolique – de deux millions d’euros chacun.

« Je crois à une économie fondée sur la justice et je vais donc assigner Google et Apple devant le tribunal de commerce de Paris pour pratiques commerciales abusives » vis-à-vis des start-ups françaises, a-t-il expliqué au micro de RTL.

L’annonce du ministre intervient à un moment de tension commerciale avec les Etats-Unis, après la décision de Donald Trump de taxer respectivement à 25% et 10% les importations d’acier et d’aluminium.

Pour les services de Bercy en charge de la concurrence (DGCCRF), « plusieurs clauses des contrats types » des magasins d’application de Google et Apple, Google Play et App Store, caractérisent un « déséquilibre significatif » au détriment des start-ups et autres sociétés qui développent des applications.

Une situation « inacceptable » pour M. Le Maire, qui estime que « Google et Apple, aussi puissants soient-ils, n’ont pas à traiter nos start-ups et nos développeurs de la manière dont ils le font aujourd’hui ».

Google France a réagi dans l’après-midi, en assurant que ses pratiques commerciales étaient « conformes à la législation française » et en se disant prêt à « expliquer (sa) position devant les tribunaux ».

« Avec plus de 1.000 téléchargements par seconde, Google Play est un excellent moyen pour les développeurs d’applications en Europe, de toutes tailles, dont beaucoup en France, de proposer leurs applications aux utilisateurs du monde entier », a encore estimé le porte-parole de Google France.

La position ultra-dominante des géants américains dans l’accès des particuliers et des entreprises aux services sur internet constitue un sujet d’inquiétude récurrent pour le gouvernement.

Avant Google et Apple, c’est Amazon qui avait été assigné en décembre dernier par Bercy devant le tribunal de commerce de Paris pour « déséquilibre significatif dans les relations commerciales » avec les entreprises qui vendent sur sa plateforme en France.

Le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi a souvent évoqué les « prisons dorées » dans lesquelles se trouveraient les internautes, qui ont bien souvent accès à des services et des contenus de facto filtrés par les géant américains.

– Imposer des briques logicielles –

La procédure lancée par le gouvernement rejoint une procédure lancée il y a 18 mois par Nexedi, une PME informatique de la métropole lilloise, qui a attaqué Apple pour pratiques commerciales abusives et doit retrouver le géant à la pomme le 31 mai prochain devant le tribunal de commerce de Paris.

La PME reproche à Apple de l’obliger à utiliser certaines de ses briques logicielles dans ses applications, si elle veut que celles-ci soient référencées dans l’App Store.

« Nous sommes très heureux et très rassurés que Bruno Le Maire ait réagi » sur cette question, a déclaré son PDG Jean-Paul Smets à l’AFP. « Nous attendons beaucoup de cette procédure, et nous ne sommes pas seuls », a-t-il ajouté.

M. Le Maire avait brandi l’été dernier la menace d’imposer les colosses du numérique sur leur chiffre d’affaires en France en dénonçant leurs pratiques d’optimisation fiscale.

Même si les craintes d’une guerre commerciale se multiplient après les annonces de M. Trump, Bercy dément tout lien entre l’assignation en justice d’Apple et Google et les taxes américaines sur les importations d’acier et d’aluminium.

La Commission européenne compte présenter à Bruxelles le 21 mars ses premières propositions sur la fiscalité du numérique, qui est aussi au programme d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE les 22 et 23 mars dans la capitale belge.

Apple est également visé en France par une enquête ouverte début janvier pour « obsolescence programmée ».

Google de son côté a été condamné fin juin par l’UE à une amende record de 2,42 milliards d’euros, accusé d’abuser de sa position dominante dans la recherche en ligne pour favoriser son service « Google Shopping ».

Romandie.com avec (©AFP / 14 mars 2018 16h12)                                            

États-Unis: Apple va payer 38 milliards d’impôts sur ses bénéfices à l’étranger

janvier 17, 2018

Etats-Unis: Apple va payer 38 milliards de dollars d’impôts sur ses bénéfices à l’étranger / © AFP/Archives / Josh Edelson

Apple va payer 38 milliards de dollars d’impôts sur ses bénéfices réalisés à l’étranger, en raison de la récente réforme fiscale votée aux Etats-Unis, a-t-il annoncé mercredi.

« Un paiement de cette ampleur serait le plus important de ce type jamais fait », souligne l’entreprise américaine dans un communiqué, qui souligne être déjà le premier contribuable américain.

Avant la réforme, ces bénéfices échappaient totalement à l’impôt tant qu’ils restaient « parqués » à l’étranger et se retrouvaient imposés à 35% s’ils étaient « rapatriés » aux Etats-Unis.

La réforme offre aux entreprises américaines la possibilité de pouvoir rapatrier les bénéfices réalisés à l’étranger à des taux variant entre 8% et 15,5%, cette fenêtre, limitée dans le temps, s’appliquant que les bénéfices soient rapatriés ou non.

Le groupe, première capitalisation boursière mondiale, affirme aussi qu’il contribuera « directement à l’économie américaine » à hauteur de plus de 350 milliards de dollars dans les cinq années qui viennent, au travers notamment de 20.000 créations d’emploi ou d’investissements auprès de ses fournisseurs et sous-traitants aux Etats-Unis.

Le géant des smartphones a également indiqué qu’il allait ouvrir un nouveau « campus » destiné dans un premier temps à accueillir les services d’assistance technique aux clients du groupe. Son implantation géographique sera révélée plus tard dans l’année, a précisé Apple.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2018 20h25)                

Paradise papers: Apple a choisi Jersey pour réduire ses impôts (presse)

novembre 6, 2017

San Francisco – Apple a choisi l’île de Jersey, connue comme paradis fiscal, pour réduire son taux d’imposition lorsque ses montages en Irlande ont été pointés du doigt il y a quatre ans, rapportent lundi plusieurs médias, dont le New York Times.

Lorsque des parlementaires américains puis des officiels irlandais ont commencé en 2013 à examiner les dispositifs mis en place par Apple pour réduire très fortement ses impôts en établissant des filiales en Irlande, le fabricant de l’iPhone a décidé de chercher un autre endroit favorable, explique le quotidien américain, qui s’appuie sur les millions de documents provenant notamment d’un cabinet international d’avocats basé aux Bermudes, Appleby.

Mi-2014, sous la pression d’autres pays, l’Irlande a souhaité mettre fin a l’une des astuces d’optimisation fiscale utilisée dans ce pays par Apple, et d’autres multinationales.

Avec l’aide d’Appleby, Apple a alors jeté son dévolu sur Jersey, dépendance de la Couronne britannique, qui n’impose pas les entreprises, poursuit le New York Times, qui avance aussi que le groupe a « accumulé plus de 128 milliards de dollars de profits offshore –et sans doute plus– qui ne sont pas imposés aux Etats-Unis et à peine dans d’autres pays ».

Selon des échanges de mails évoqués par le New York Times, Apple tenait à ce que cette recherche reste secrète.

Sollicité par l’AFP pour une réaction, Apple n’a pas donné suite.

En août 2016, après trois ans d’enquête, la Commission européenne avait imposé à Apple de rembourser 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux indus à l’Irlande, où se trouve le siège européen du groupe, mais il ne s’agissait pas d’une amende. L’Irlande comme Apple avaient fait appel de cette décision.

Début octobre, l’Union européenne a attaqué en justice l’Irlande pour ne pas avoir récupéré ces sommes auprès d’Apple.

Dix-huit mois après les « Panama Papers » portant sur la fraude fiscale, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), regroupant 96 médias de 67 pays, a commencé dimanche à dévoiler les « Paradise Papers », qui lèvent le voile sur les stratégies d’optimisation employées pour échapper à l’impôt, qui ne sont, elles, pas forcément illégales.

Les informations de l’ICIJ s’appuient sur la fuite de 13,5 millions de documents financiers.

Romandie.com avec(©AFP / 06 novembre 2017 22h01)

Moscou exige que Washington lui rende deux propriétés diplomatiques confisquées

juillet 17, 2017

Moscou – Washington doit rendre « sans conditions » à Moscou deux propriétés diplomatiques aux Etats-Unis, confisquées en décembre dans la foulée des accusations d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine, a exigé lundi le Kremlin.

« Nous estimons inacceptable d’instaurer des conditions au retour de nos résidences diplomatiques. Nous considérons qu’elles doivent nous être rendues sans conditions ni discussions », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

En décembre 2016, l’administration de Barack Obama avait expulsé 35 diplomates russes et leur famille et fait fermer deux complexes résidentiels russes dans le nord-est des Etats-Unis, que Washington estimait utilisés par des espions russes sur le sol américain.

Ce contentieux devait être au centre d’une rencontre lundi entre le numéro trois du département d’Etat américain Thomas Shannon et le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. Ce dernier est arrivé dans l’après-midi au département d’Etat sans faire le moindre commentaire. Leur entrevue était programmée en juin à Saint-Pétersbourg mais Moscou l’avait annulée en raison de nouvelles sanctions américaines liées au conflit en Ukraine.

M. Shannon tentera de traiter avec M. Riabkov « certaines de ce qu’on appelle des sources d’irritation » entre Washington et Moscou, avait indiqué la semaine dernière la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Les deux hommes devraient aussi discuter de l’Ukraine et de la Syrie, selon des diplomates américains

La question des propriétés diplomatiques avait été abordée « sans ambiguïtés » par le président russe Vladimir Poutine lors de sa rencontre avec son homologue américain Donald Trump en marge du G20 de Hambourg, le 7 juillet, a précisé Dmitri Peskov.

« Nous espérons encore que nos collègues américains feront preuve de sagesse et de volonté politique », a-t-il ajouté.

Moscou a déclaré la semaine dernière réfléchir à « des mesures concrètes » en représailles à l’expulsion des 35 diplomates russes et de leur famille.

Vladimir Poutine avait décidé à l’époque de ne pas répliquer en expulsant à son tour des diplomates américains, invitant au contraire leurs enfants à la fête traditionnelle organisée au Kremlin à l’occasion du Nouvel An et du Noël orthodoxe.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2017 21h38)                                            

Cet ordinateur est un Apple-I, il a été vendu 110.000 euros

mai 20, 2017

Un Apple-I a été adjugé pour 110.000 euros.

Un Apple-I a été adjugé pour 110.000 euros. Crédits photo : MARIUS BECKER/AFP

L’un des premiers ordinateurs personnels de l’histoire était vendu samedi aux enchères à Cologne. Il en reste huit à travers le monde à fonctionner.

Un exemplaire du légendaire Apple-I, l’un des premiers ordinateurs personnels de l’histoire, a été adjugé samedi en Allemagne pour 110.000 euros. C’est bien mais c’est moins que les attentes du secteur après l’envolée des dernières enchères comparables.

» Les produits d’Apple sous Steve Jobs qui ont changé notre vie

«De notre point de vue, on revient à un niveau normal. Cinq ans après la mort de Steve Jobs», le cofondateur d’Apple, «la ‘hype’ s’est normalisée», a commenté auprès de l’AFP Uwe Breker, commissaire-priseur qui a organisé cette vente à Cologne.

Crédits photo : MARIUS BECKER/AFP

La maison Breker, spécialiste des «antiquités techniques», avait prévu une fourchette de 180.000 à 300.000 euros pour cet ordinateur culte, en état de marche et accompagné de sa facture, son manuel d’origine et divers documents du propriétaire d’origine, un ingénieur californien.

«C’était l’une des premières occasions pour quelqu’un de posséder un véritable ordinateur. Je travaillais avec des ordinateurs depuis un certain temps mais ils étaient énormes, avec une grande unité centrale», racontait vendredi John J. Dryden, qui l’a acheté en 1976. «C’est dur de s’en débarrasser, mais le moment est venu (…) Il marche encore, oui. Je ne l’ai pas allumé depuis un bon moment», ajoutait l’ancien propriétaire. La machine a été cédée à un ingénieur rhénan qui possède déjà d’autres ordinateurs anciens.

L’Apple-I était un outil principalement destiné aux ingénieurs au moment de sa sortie. 200 seulement avaient été mis en vente par la jeune firme de Steve Jobs et Steve Wozniak. Dans le monde, seuls huit Apple-I sont encore en état de fonctionner.

La rareté de l’Apple-I avait porté à des sommets ses dernières ventes: un précédent exemplaire avait été adjugé en 2013 pour 516.000 euros par la même Maison Breker.

Par lefigaro.fr , AFP agence