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Le suspect N1 cerné à Toulouse, les victimes inhumées

mars 21, 2012

PARIS (Reuters) – L’identification du suspect numéro un dans l’affaire des tueries du sud-ouest de la France et les cérémonies en hommage à ses sept victimes ont signé mercredi l’épilogue d’un épisode sanglant qui a choqué l’opinion et mobilisé la classe politique.

Cerné dans la nuit de mardi à mercredi dans un immeuble de Toulouse où il habite, l’homme soupçonné d’avoir tué trois soldats, trois enfants et un père de famille en dix jours était toujours retranché dans un appartement en fin d’après-midi, sous l’oeil des policiers d’élite du Raid.

Mohamed Merah, 24 ans, un Français d’origine algérienne se revendiquant de la nébuleuse Al Qaïda, a fait savoir qu’il pourrait se rendre dans la soirée, selon François Molins, procureur de la République de Paris.

Trois policiers ont été blessés lors des opérations visant à arrêter le suspect, qui ont donné lieu à des échanges de coups de feu. Les forces de l’ordre ont trouvé devant son domicile, sur ses indications, une voiture remplie d’armes.

Toujours selon François Molins, Mohamed Merah a dit avoir agi seul et il a spontanément reconnu les meurtres perpétrés depuis le 11 mars à Toulouse et Montauban. Il aurait dit n’avoir aucun regret et qu’il envisageait de repasser à l’acte mercredi matin, avec pour projet de tuer un militaire et deux policiers.

Selon le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, Mohamed Merah a « à son actif plusieurs actes de délinquance, une petite dizaine, dont certains étaient marqués de violence » et il aurait fait deux voyages en Afghanistan et au Pakistan.

La mère, les deux soeurs et les deux frères du suspect, dont l’un évoluait comme lui dans la mouvance salafiste selon le ministre de l’Intérieur, ont été interpellés.

HOMMAGE NATIONAL AUX SOLDATS

Dix jours après le premier meurtre, un hommage national a été rendu à trois soldats défunts dans l’enceinte du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban auquel ils appartenaient.

Nicolas Sarkozy a présidé une cérémonie en présence de cinq autres des dix candidats à l’élection présidentielle.

Outre le chef de l’Etat, le socialiste François Hollande, le centriste François Bayrou, la présidente du Front national, Marine Le Pen, l’écologiste Eva Joly et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ont salué la mémoire des soldats devant les trois cercueils recouverts d’un drapeau tricolore.

Comme le matin à l’Elysée, où il a reçu des représentants des grandes religions, Nicolas Sarkozy en a appelé dans son éloge funèbre à « l’unité nationale » après des assassinats qu’il a qualifiés d' »exécution terroriste ».

« Nous devons rester rassemblés et en aucun cas céder à l’amalgame, en aucun cas céder à la vengeance », a dit le président, qui était accompagné par le Premier ministre, François Fillon, et le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

Quelques heures plus tôt en Israël ont été enterrés dans le plus grand cimetière de Jérusalem les quatre victimes, dont trois jeunes enfants, assassinées lundi au collège-lycée Ozar-Hatorah de Toulouse.

Sur place, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a assuré de la « détermination » de la France « à combattre l’antisémitisme partout où il s’exprime ».

« L’antisémitisme est contraire à toutes les valeurs de la France. Il est pour nous insupportable », a-t-il assuré.

« SOULAGEMENT »

En cette journée de deuil, la classe politique a réagi différemment à l’annonce de l’identification du suspect.

Si François Hollande a fait part de son « soulagement », Marine Le Pen a estimé que cette série noire traduisait une sous-estimation du « risque fondamentaliste » en France, qui payait ainsi le prix de son engagement en Afghanistan.

« Il faut mener cette guerre contre des groupes politico-religieux fondamentalistes qui tuent nos enfants », a-t-elle dit sur i>Télé.

Le recteur de la Grande mosquée de Paris s’est déclaré quant à lui abasourdi que le tueur présumé se réclame d’une « mouvance intégriste » qu’il croyait « neutralisée ».

D’une manière générale, les responsables des communautés juive et musulmane ont mis en garde contre tout amalgame ou récupération politique des assassinats.

Suspendue après la fusillade de Toulouse, la campagne présidentielle devrait reprendre ses droits jeudi. Nicolas Sarkozy doit tenir meeting à Strasbourg et François Hollande est annoncé à Aurillac, dans le Cantal.

Reuters

Le roi du Tonga est mort

mars 18, 2012
Le roi du Tonga, Siaosi Tupou V, âgé de 63 ans, est mort dimanche dans un hôpital de Hong Kong, a annoncé le site d’informations Matangi Tonga Online.

“La nouvelle n’est pour l’instant pas confirmée officiellement, mais, de source sûre, nous savons que le roi a été hospitalisé d’urgence dans l’après-midi et est décédé quelques heures plus tard”, précise le site.

“Le prince héritier Tupouto’a Lavaka était présent à l’hôpital juste avant la mort du roi”, selon la même source.

Aucune source gouvernementale au Tonga n’était en état de confirmer la nouvelle dans l’immédiat.

Dernier royaume du Pacifique sud, cet archipel, peuplé de 115.000 habitants, est situé à 2.000 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande.

Siaosi Tupou V avait été officiellement intronisé en juillet 2008, succédant ainsi à son père Taufa’ahau Tupou IV, mort le 11 septembre 2006 à l’âge de 88 ans.

Tupou IV, jadis détenteur du titre de monarque le plus lourd du monde (209,5 kg), avait régné 41 ans sur ce petit royaume polynésien.

Le couronnement de Siaosi Tupou V, 23e roi d’une dynastie fondée au XVIIe siècle, qui avait été à l’origine prévu pour août 2007, avait été reporté d’un an en raison des émeutes qui avaient secoué l’archipel en novembre 2006.

Les pillages qui avaient suivi une manifestation en faveur d’un assouplissement du pouvoir monarchique avaient provoqué la destruction d’une grande partie du centre des affaires de Nuku’alofa, la capitale, et la mort de huit personnes.

En novembre 2010, les premières élections démocratiques au Tonga avaient été organisées sous la houlette de Siaosi Tupou V, un ardent défenseur des réformes démocratiques.

Ces législatives avaient fortement mobilisé les électeurs (la participation avait atteint 89%), mais le principal parti démocratique avait vu la majorité absolue lui échapper d’un seul siège.

Le parti démocrate Friendly Islands avait en effet remporté 13 des 26 sièges du parlement, à l’issue de ce scrutin qui avait mis un terme à 165 ans de pouvoir quasi absolu du monarque.

Quatre des 13 sièges restants étaient revenus à des élus indépendants, les neuf autres ayant été réservés à la noblesse.

Jusqu’alors, le parlement avait été dominé par des nobles, nommés par le roi, qui désignait également le Premier ministre et le gouvernement.

En dehors de son pays, Siaosi Tupou V était connu pour ses uniformes très élaborés, ses casques coloniaux, ses monocles et le taxi londonien à bord duquel il se déplaçait.

Le monarque, qui n’était pas marié, avait fait ses études primaires en Suisse, puis avait été admis à l’Université d’Oxford et à l’Académie royale de Sandhurst en Angleterre.

AFP

RDC : Koffi Olomidé file à Kinshasa après avoir été inculpé pour viols et séquestrations en France

février 15, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1329256447.htmlLe chanteur congolais Koffi Olomidé a été mis en examen lundi  par une juge d’instruction de Nanterre pour viols et séquestrations de trois  ex-danseuses de son groupe. Une information rendue publique ce mercredi par son  avocat, après le retour de l’artiste en République démocratique du Congo  (RDC).

Inculpé lundi pour viols et séquestrations par le tribunal de Nanterre, dans  la banlieue parisienne, le chanteur congolais Koffi Olomidé a choisi de rentrer en  République  démocratique du Congo (RDC), sans attendre la décision de la justice sur son  placement ou non en détention provisoire, a expliqué son avocat Me Manuel  Aeschlimann à l’AFP.

Arrivé lundi en France après trois ans de séjour ininterrompu dans son pays,  Koffi Olomidé s’est rendu l’après-midi même « de son plein gré à une convocation  de la juge d’instruction sur des faits à lui reprochés », a précisé son  avocat.

Des plaintes pour obtenir « un titre temporaire de séjour »  ?

Selon Me Aeschlimann, une ancienne danseuse de Quartier latin international, l’orchestre de Koffi Olomidé, avait déposé plainte pour viol et séquestration en 2006. Deux ans plus tard, deux autres ex-danseuses du groupe avaient fait de même. L’une des trois était mineure au moment des faits dénoncés.

Mais l’avocat souligne que les plaignantes n’accusent son client que pour  bénéficier d’« un titre de séjour temporaire » en France. Et d’ajouter : « Le  dossier d’instruction est complètement vide et creux. Il n’y a aucune preuve  matérielle et les déclarations des trois femmes qui l’accusent de les avoir  violées, recèlent de nombreuses contradictions. »

En 2009, alors qu’il allait être mis en examen déjà dans cette affaire, la  star congolaise, dont le dernier album Abracadabra est sorti début  janvier, avait regagné précipitamment le pays, de peur d’être incarcéré.

Koffi Olomidé après Papa Wemba

Koffi Olomidé n’est pas le premier artiste musicien congolais à avoir maille  partir avec la justice. Son collègue Félix Wazekwa avait été condamné récemment  à une peine de 2 ans de prison avec sursis dans une affaire de trafic d’êtres  humains en Belgique.

Le tribunal correctionnel de Bobigny avait condamné en 2004 une autre icône  de la musique congolaise et africaine, Papa Wemba, à trente mois de prison, dont quatre fermes  purgés en 2003, et une amende de 10 000 euros pour « aide au séjour irrégulier  de clandestins sous couvert de ses activités musicales ».

Jeuneafrique.com avec AFP

CAN: des milliers d’Ivoiriens acclament les Eléphants défaits

février 13, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlDes milliers d’Ivoiriens ont acclamé lundi à Abidjan l’équipe  nationale de football, qui a reçu l’hommage des autorités au lendemain de sa  défaite face à la Zambie en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) à  Libreville.

Des milliers de supporters attendaient autour de l’aéroport les Eléphants,  accueillis dans l’après-midi à leur descente d’avion par le président Alassane  Ouattara et son épouse Dominique Ouattara, dans une ambiance de fête.

M.  Ouattara a exprimé « toute (sa) fierté » pour « notre grande équipe  nationale », après son « parcours sans faute » (0-0 a. p, 8 t. a. b à 7).  « Nos  compatriotes sont fiers de vous, bravo à vous! », a-t-il lancé sous les vivats.

« Nous n’avons pas eu de chance et de ce fait la coupe nous a échappé », mais  « ce n’est que partie remise », a-t-il assuré, se disant certain d’une victoire  ivoirienne à la prochaine CAN en 2013 en Afrique du Sud.

Sur un air de fanfare, le Premier ministre Guillaume Soro et de nombreux  officiels, militaires, chefs religieux et traditionnels, entouraient les joueurs  et leur capitaine Didier Drogba, qui a raté un pénalty à la 70e minute du match.

Ce lundi a été décrété férié par les autorités pour le retour de l’équipe,  qui a ensuite traversé la ville dans un interminable cortège.

Une foule de supporters, vêtus du maillot orange de l’équipe, chantaient et  dansaient le long du parcours, parfois hissés sur des arbres ou des monuments.

« On n’a pas gagné, on s’en fout! », entonnaient de nombreux jeunes, tandis  qu’on apercevait des pancartes reprenant la devise « découragement n’est pas  ivoirien ».

Le pays a été déchiré par une crise politico-militaire (décembre 2010-avril  2011) qui a fait quelque 3. 000 morts, épilogue d’une décennie de tourmente, et  le pouvoir comptait sur une victoire pour accélérer la « réconciliation ».

Jeuneafrique.com

Sénégal : début de la campagne présidentielle, »méga-meeting » de l’opposition

février 5, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlLa campagne pour la présidentielle du 26 février au Sénégal a   officiellement débuté dimanche, avec une opposition qui affiche son  unité et sa  détermination à obtenir le retrait de la candidature du  président sortant  Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans.

En ce premier jour de campagne, huit candidats de l’opposition devaient tenir  un « méga-meeting » commun au centre de Dakar, à l’appel du Mouvement du 23 juin  (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.

« L’objectif est d’être tous ensemble pour le début de la campagne  électorale », a expliqué un responsable du M23, Cheikh Tidiane Dieye: « il ne  s’agit pas d’une campagne classique (…), nous allons accentuer le combat pour  le retrait de la candidature de Wade ».

Samedi, ces huit candidats, parmi lesquels les poids-lourds Moustapha Niasse,  Macky Sall, Idrissa Seck Ousmane Tanor Dieng, ainsi que la star de la chanson  Youssou Ndour, se sont engagés à « rester unis ».

Rejetant tout boycott du scrutin, ils ont réaffirmé leur « objectif premier »:  empêcher la candidature de Wade.

Le scrutin « ne se tiendra pas avec la candidature inconstitutionnelle de  Wade », ont-ils affirmé, appelant les Sénégalais à poursuivre la « mobilisation  populaire ».

Le président devait lui aussi faire son premier meeting dimanche après-midi à  Mbacké, près de Touba (est).

La campagne, qui s’achèvera le 24 février au soir, débute après une semaine  de vives tensions et de manifestations de l’opposition prônant la « résistance  pacifique ».

Apaisement attendu

Le 26 février, plus de cinq millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour  le dixième scrutin présidentiel depuis l’indépendance en 1960, dans un pays  souvent cité en exemple de démocratie et de stabilité en Afrique.

Elu en 2000 puis réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, brigue un troisième  mandat de sept ans face à 13 candidats.

Pour l’opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et donc sa nouvelle  candidature est un « coup d’Etat constitutionnel ». Côté Wade, on affirme que les  réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de concourir.

Très en pointe, le M23 est né fin juin 2011 après des émeutes qui ont abouti  au retrait d’un projet de loi qui visait à élire le président et le  vice-président à un seul et avec 25% des voix.

A l’annonce le 27 janvier de la validation de la candidature de M. Wade par  le Conseil constitutionnel, des violences avaient éclaté à Dakar et en  province.

Mardi, plusieurs milliers d’opposants avaient été dispersés par la police à  Dakar.

Au total, quatre personnes ont été tuées lors de ces manifestations.  Vendredi, un appel à une « journée de prière » à Dakar a peu mobilisé.

Pour son meeting ce dimanche place de l’Obélisque à Dakar, désormais lieu  symbole de la contestation, le M23 assure avoir informé les autorités.

Il a accusé des éléments infiltrés de la police – surnommés « les calots  bleus » – d’avoir provoqué les récents heurts avec les forces de l’ordre.

Wade accuse l’opposition

Le président Wade a rejeté sur l’opposition la responsabilité des violences  et clairement mis en garde ceux qui seraient tentés de « troubler l’ordre public »  à l’approche du scrutin, assurant que les manifestants « ne représentent rien par  rapport aux millions de personnes qui sont » avec lui.

La télévision nationale RTS accueillera chaque soir la profession de foi d’un  candidat, avec Idrissa Seck en ouverture dimanche soir.

Alors que le Sénégal célèbre ce week-end l’anniversaire de la naissance du  prophète, l’un des principaux dignitaires musulmans du pays, Cheikh Mouhamadou  Mansour Sy, calife de la confrérie soufie des Tidianes, a appelé les  responsables politiques à « l’apaisement ».

Ces confréries soufies – Tidianes, Mourides, Quadiriya et Layenne – ont une  influence déterminante dans le pays et sont fortement courtisées par les  politiques à l’approche des échéances électorales.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal : un mort à Dakar pendant la manifestation de l’opposition

février 1, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlUn étudiant a trouvé la mort mardi 31 janvier dans une  manifestation contre la candidature du président sénégalais Abdoulaye Wade à la  présidentielle de février. Le jeune homme a été renversé par un véhicule lors de  la dispersion du rassemblement, qui s’était déroulé dans le calme jusqu’à la  tombée de la nuit.

Une personne a péri hier lors d’une nouvelle manifestation organisée mardi 31  janvier à Dakar, à l’appel du collectif M23, contre la candidature du président sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.  Ils étaient plusieurs milliers à avoir répondu présent, le mouvement « Y en a  marre » ayant réussi son pari de mobiliser plus de monde que vendredi  dernier.

C’est d’abord dans une atmosphère calme que la foule a afflué sur la place de  l’Obélisque à partir de 15 heures après avoir obtenu à la dernière minute une autorisation. En  milieu d’après midi, le chanteur Youssou Ndour, dont la candidature a été invalidée  par le Conseil constitutionnel, avait tenu une conférence de presse,  répétant « qu’il n’y aura pas d’élection avec Wade. Je ferais tout pour qu’il ne  se présente pas ». Même discours du côté des autres candidats de l’opposition – Idrissa Seck, Macky  Sall, Ibrahima Fall, et Moustapha Niasse – présents sur la place de l’Obélisque  en fin d’après-midi.

Alioune Tine, coordinateur du M23 et président de la Rencontre africaine des  droits de l’Homme (Raddho), relâché lundi par la direction des investigations  criminelles (DIC), ainsi que Amath Dansokho, secrétaire général du Parti de  l’indépendance et du travail (PIT) ont également pris la parole. Vers 19 heures,  après plusieurs jets de pierre et des pneus incendiés, la centaine de policiers  antiémeute a dispersé la foule à l’aide de bombes lacrymogènes. Les  affrontements se sont ensuite poursuivis dans les rues adjacentes.

Véhicule de police en cause

Selon des témoins rencontrés par Jeune Afrique à l’hôpital général  de Grand Yoff, un étudiant de 32 ans aurait péri lorsqu’un véhicule de police a  chargé des manifestants. Plusieurs blessés ont également été recensés dans les  hôpitaux de la ville.

Des leaders de l’opposition, dont Macky Sall et Ousmane Tanor Dieng, leur ont rendu visite dans la soirée.  Dans une dépêche de l’Agence de presse sénégalaise (APS), le commissaire central  de Dakar, Arona Sy, a confirmé la mort d’un jeune, rejetant toute implication  des forces de l’ordre. Une vidéo postée sur les réseaux sociaux montrait  cependant clairement un camion surmonté d’une lance à incendie foncer sur la  foule. Depuis vendredi, le bilan se porte à 4 morts (deux à Podor dans le nord  du pays, et deux à Dakar dont un policier vendredi dernier).

Jeuneafrique.com  par Michael Pauron

RDC : Kinshasa ne suit pas l’appel à la grève de Tshisekedi

janvier 31, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlL’appel à la grève générale lancé en RDC par Étienne Tshisekedi  fait un flop à Kinshasa. Seules les capitales des Kasaï ont paru se mobiliser en  faveur du président « autoproclamé ».

Étienne  Tshisekedi a, semble-t-il, de plus en plus mal à mobiliser les foules autour  de sa stratégie. Alors qu’il a lancé vendredi dernier un appel à la grève générale en RDC à partir de lundi, seuls quelques villes étroitement  contrôlées par son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)  ont répondu présent. C’est le cas à Mbuji-Mayi, la capitale de la province du  Kasaï-Oriental, et Kananga (centre), capitale du Kasaï-Occidental voisin, deux  villes où l’opposant congolais avait obtenu respectivement plus de 97% et près  de 96% des suffrages à la présidentielle du 28 novembre dernier.

La grève a été « bien suivie » à Mbuji-Mayi, selon Jean-Alexis  Kasuasua, le président de la Société civile (regroupement d’ONG) de la province. « Des commerces sont restés fermés, il n’y avait pas une circulation  intense comme d’habitude, beaucoup de piétons marchaient le long des  routes ».

La stratégie de Tshisekedi en cause

Pendant ce temps, à Kananga, plusieurs écoles et établissements publics sont  restés fermés. « Dans l’après-midi, les commerçants ont commencé à sortir  et essayer de vendre un petit rien pour subvenir aux besoins de la  famille », a précisé la Société civile du Congo (Socico).

En revanche, à Kinshasa, qui est pourtant considérée comme le fief du « Sphinx de Limete », la vie suivait son  cours comme si de rien n’était. Transports, commerces, occupations dans les  rues… Tout fonctionnait comme un lundi habituel. « Si nous faisons la  grève, qu’allons-nous manger ? Le Congolais mange au jour le jour, faire une  grève c’est nous tuer », explique une vendeuse d’oignons dans un quartier  de la capitale, remettant en cause la stratégie de Tshisekedi.

Jeuneafrique.com

Merkel va faire campagne pour Sarkozy

janvier 29, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlLa chancelière allemande compte participer à des meetings du chef de l’Etat sortant au printemps, a annoncé cet après-midi le secrétaire général de la CDU devant le conseil national de l’UMP.

Officiellement, Nicolas Sarkozy n’est pas encore candidat mais il peut déjà compter sur le soutien d’Angela Merkeldans la campagne présidentielle. La chancelière allemande «se réjouit des rencontres communes prévues lors de la campagne au printemps», a annoncé samedi après-midi Hermann Gröhe, le patron de la CDU, devant les cadres de l’UMP réunis en conseil national. «La France a besoin d’un président fort à sa tête, ce qu’incarne Nicolas Sarkozy (…)L’UMP et la France sont entre de bonnes mains avec Nicolas Sarkozy, qui a su faire preuve de clairvoyance», a-t-il assuré, souhaitant «bonne chance» au chef de l’Etat pour l’élection à venir.Le secrétaire général du parti chrétien démocrate d’Angela Merkel a réservé aussi quelques piques à l’adresse de François Hollande et du PS, accusés d’être «empêtrés dans leurs rêves de la veille». «Le ‘cavalier seul’ d’un homme ou le refus de faire des réformes difficiles, comme sur l’âge de la retraite, affaibliraient la compétitivité de nos Nations», a mis en garde Hermann Gröhe. «M. Hollande, aucune de vos vagues déclarations n’apporte de réponses aux problèmes urgents de notre époque!» s’est-il ensuite exclamé, raillant des «concepts poussiéreux».

Réplique à Hollande et aux sociaux-démocrates allemands

Une réplique de la droite allemande après le soutien apporté par le candidat socialiste aux sociaux-démocrates lors d’une visite, en décembre, à Berlin. «Wir gewinnen zusammen (»Nous allons gagner ensemble»)», avait alors déclaré François Hollande devant les cadres du SPD. Et d’ajouter: «Je ferai tout, je dis bien tout pour réussir le premier acte en attendant que vous posiez le second en septembre 2013», date des prochaines élections législatives outre-Rhin.

«Si le candidat sortant veut inviter Mme Merkel il en a parfaitement le droit. Si Mme Merkel veut venir en France pour défendre le candidat sortant c’est sa liberté», a réagi samedi François Hollande en marge du congrès de France Nature Environnement (FNE) à Montreuil. «Ce n’est pas parce que Mme Merkel ferait campagne pour M. Nicolas Sarkozy que, si je suis choisi par les Français au mois de mai, je ne travaillerai pas en bonne intelligence avec Mme Merkel», a-t-il ajouté.

L’hommage d’Angela Merkel et de son parti à Nicolas Sarkozy constitue aussi un échange de bons procédés. Le chef de l’Etat, qui a d’abord entretenu une relation oscillante avec son homologue allemande, avait clairement soutenu la chancelière à l’automne 2009 pour sa réélection en Allemagne. Depuis, les deux dirigeants se sont rapprochés et ont multiplié les initiatives communes face à la crise. Le couple «Merkozy», omniprésent en 2011, a vu les majorités basculer en Irlande, au Portugal ou en Espagne… Les deux dirigeants ont donc décidé de lier leurs destins politiques, dans une sorte de pacte.

Mais depuis début janvier et la dégradation de la note française par l’agence Standard & Poor’s, les échanges bilatéraux entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont faites plus rares. En vue du sommet européen qui aura s’ouvrira lundi après-midi à Bruxelles, la chancelière allemande s’est entretenue avec pas moins de huit chefs de gouvernements européens. Mais la rencontre du couple franco-allemand initialement prévue le 20 janvier à Rome a dû être annulée pour des raisons d’emploi du temps côté français.

Lefigaro.fr par Jim Jarrassé

Sénégal : climat insurrectionnel à Dakar

janvier 29, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlL’opposition sénégalaise appelle à la résistance, après  la validation de la candidature de Wade par le Conseil constitutionnel.

Les heurts ont repris à Dakar et dans sa banlieue en fin de journée, samedi  28 janvier. Après avoir constaté une accalmie durant la journée, les radios  locales faisaient état, vers 19 heures, d’affrontements entre des manifestants opposés à la candidature du  président sortant, Abdoulaye Wade, jugée valide vendredi par le Conseil  constitutionnel, et les forces de l’ordre, en plusieurs endroits de la capitale sénégalaise. Un peu plus tôt dans la journée, Fadel Barro,  l’un des leaders du mouvement de jeunes « Y’en a marre », affirmait à Jeune  Afrique ne plus vouloir parler, mais agir désormais. « Le temps est venu de  passer à l’action. L’heure est grave », expliquait-il.

La tension est montée d’un cran lorsque les Sénégalais ont appris  l’arrestation d’Alioune Tine, le leader de la Raddho (Rencontre africaine pour  la défense des droits de l’Homme) et le coordinateur du M23 (Mouvement du 23  juin), la coalition de partis et d’organisations de la société civile opposés à  une nouvelle candidature de Wade. Gardé à vue à la Division des investigations  criminelles (DIC) depuis le début de l’après-midi, l’une des figures de la  contestation était questionnée, selon un porte-parole de la présidence, en tant  que coordinateur de la manifestation de la veille, qui a dégénéré après  l’annonce de la validation de la candidature de Wade. Dans la nuit, un policier  a été abattu par des manifestants, a affirmé une source officielle. Des  journalistes et des manifestants ont été blessés.

« Wade a déclaré la guerre au peuple »

Au lendemain de ces émeutes, le discours des opposants s’est radicalisé. Plusieurs leaders ont appelé à la résistance tout au long de la  journée. Dans une déclaration lue à la presse après plusieurs heures de  réunion à huis clos, les leaders du M23 ont lancé un « appel à la résistance  active contre le coup d’Etat constitutionnel » d’Abdoulaye Wade. « Nous invitons  toute la population à s’organiser et à se mobiliser pour faire face à Wade. Le  combat ne fait que commencer », indique ce texte.

Pour Amath Dansokho, un opposant historique, « le Conseil constitutionnel, en  validant la candidature de Wade, a plongé le Sénégal dans une crise sans  précédent. Wade a déclaré la guerre au peuple. Dans les jours suivants, la  preuve lui sera administrée que ce pays est un pays libre. »

Après leur conférence de presse, les leaders du M23 se sont rendus devant la  DIC pour montrer leur solidarité avec Alioune Tine. Mais les policiers postés  devant les bâtiments leur ont refusé l’accès. Ils sont repartis après quelques  minutes de vaines négociations.

Youssou Ndour dénonce un « Etat policier »

En début de soirée, le chanteur Youssou Ndour, qui n’était pas présent à la  réunion du M23, a lui aussi organisé une conférence de presse au siège de son  mouvement, « Fekke maci bolé ». Après l’invalidation de sa candidature par le  Conseil constitutionnel, « You » a déposé un recours qui sera étudié ce  dimanche. Les cinq « sages » estiment que le nombre de signatures d’électeurs  ayant apporté leur soutien au chanteur n’est pas suffisant. Dans leur décision,  ils estiment que sur 12 936 noms, seuls 8 911 ont pu être identifiés – hors il  en faut 10 000. Mais les avocats de Ndour assurent, document à l’appui, avoir  déposé une liste portant 13 087 signatures. Cette « erreur » prouve le manque de « sérieux » et de « rigueur » de l’institution. C’est « une faute grave », « une  décision politique », a accusé Youssou Ndour. « Ils ont tellement peur de moi,  car les Sénégalais qu’ils endormaient, je les réveillés ! »

Appelant lui aussi à la résistance – « il faut marcher, manifester ! », « You » a dénoncé « un Etat policier » et a parlé de menaces contre sa personne. « Je  n’ai pas peur. Je suis prêt à aller en prison. Wade ne respecte plus rien, alors  nous aussi, on ne respectera plus rien », a-t-il lancé à la foule de ses  partisans, des dizaines de femmes et de jeunes massés devant le siège de son  mouvement au cœur du quartier populaire de la Medina.

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