Posts Tagged ‘Aqmi’

Aqmi confirme la mort de son fondateur Abdelmalek Droukdel

juin 19, 2020

Des soldats français dans le nord du Mali, le 1er mars 2013.

Des soldats français dans le nord du Mali, le 1er mars 2013. © Ghislain Mariette/AP/SIPA

 

Dans une vidéo, Aqmi a reconnu la mort d’Abdelmalek Droukdel, tué le 3 juin par l’armée française dans le nord du Mali. Le groupe jihadiste y promet également de poursuivre son combat contre la France et ses alliés au Sahel.

Deux semaines après le raid des forces spéciales françaises qui lui a coûté la vie dans le nord du Mali, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a confirmé, dans une vidéo, la mort de son fondateur et leader historique algérien.

Repérée par Site, groupe américain spécialisé dans la surveillance des groupes jihadistes, cette vidéo de propagande fait l’éloge funèbre d’Abdelmalek Droukdel et promet aussi de poursuivre le combat contre la France et ses alliés au Sahel et en Afrique du Nord. Aucun successeur n’a en revanche été désigné pour l’instant.

Le 3 juin, Droukdel avait été tué par les forces spéciales françaises à Talhandak, dans le nord du Mali, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Algérie. Le fondateur d’Aqmi, que beaucoup pensaient caché en Kabylie, avait été repéré par les services de renseignement français et américains alors qu’il faisait route vers le Mali. Une fois qu’il y est entré, une opération a été montée par l’armée française pour le neutraliser.

À la tête d’Aqmi depuis sa fondation en 2007, Droukdel, 50 ans, était un des chefs jihadistes les plus recherchés du continent. Il était aussi une des dernières figures algériennes du groupe, la plupart de ses compatriotes et lieutenants ayant été éliminés ces dernières années. Avec Aqmi affaiblie, les ambitions d’Al-Qaïda au Sahel reposent plus que jamais sur les épaules du Malien Iyad Ag Ghaly et son Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), qui fédère la plupart des katibas jihadistes de la région.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Le décès du leader djihadiste tunisien Abou Iyadh confirmé par AQMI

mars 4, 2020

Des membres de la brigade antiterroriste à Raoued, près de Tunis, le 4 février 2014. (illustration)

Des membres de la brigade antiterroriste à Raoued, près de Tunis, le 4 février 2014. (illustration) © Aimen Zine/AP/SIPA 

Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) vient de confirmer la mort d’Abou Iaydh, fondateur du principal groupe djihadiste armé de Tunisie, Ansar Al Sharia. Il était notamment à l’origine de plusieurs attentats et assassinats politiques.

Annoncée plusieurs fois à tords, la mort  d’Abou Iyadh était devenue un serpent de mer. AQMI confirme désormais le décès de ce leader du djihad armé en Tunisie, aux cotés d’autres chefs de son commandement. Formé au sein du mouvement de la tendance islamique (MTI), l’un des ancêtres du parti Ennahda, il s’était fait connaître en s’engageant en Afghanistan et en fondant le groupe combattant tunisien GCT — soupçonné d’être derrière la mort du commandant afghan Massoud, assassiné lors d’une fausse interview avec caméra piégée. Abdelmalek Droukdel, émir d’Aqmi (ex-GSPC algérien, groupe pour la prédication et le combat), lui rend hommage dans ce post.

Capture d’écran 2020-03-04 à 12.13.58
Capture d’écran 2020-03-04 à 12.13.58 © Le journaliste spécialiste des questions de djihadisme Wassim Nasr relaie l’annonce de la mort d’Abou Iyadh par AQMI.

 

Capture d’écran 2020-03-04 à 12.15.53

Lourdement condamné et emprisonné en Tunisie, Abou Iyadh (de son vrai nom Seifallah Ben Hassine) avait finalement bénéficié de l’amnistie décrétée au lendemain de la révolution tunisienne de 2011. Une nouvelle page s’ouvre alors pour cette figure nationale. Appuyé par des figures religieuses telles qu’Al Khatib Al Idrissi, célèbre prédicateur aveugle basé dans la région de Sidi Bouzid, il parvient à attirer de nombreux fidèles dans les rangs de son nouveau groupe, Ansar Al Sharia (les partisans de la Charia).

En toute impunité 

En 2012, autorisé à organiser son congrès fondateur dans le centre historique de Kairouan, haut lieu de l’islam en Tunisie, il réunit des centaines de personnes et parvient à prendre le contrôle des rues, filtrant la presse et ordonnant à ses troupes de ne pas donner d’interview. Ses hommes défilent alors en clamant des slogans tels que « mort aux juifs ». En toute impunité.

Toléré sous le gouvernement nahdhaoui d’Ali Laarayedh, Ansar Al Sharia a eu pignon sur rue, au point qu’il n’était pas rare à l’époque de croiser ses tentes de prédication ou ses membres lors de manifestations. Mais le groupe a rapidement été accusé d’être derrière les assassinats politiques de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, mais aussi de plusieurs attaques contre les forces tunisiennes et contre l’ambassade américaine à Tunis — qui avait duré plusieurs heures en septembre 2012 et fait 4 morts et de nombreux blessés. Symbole fort : l’étendard noir salafiste avait alors été hissé à la place du drapeau étoilé.

Il aura fallu attendre août 2013 pour qu’Ansar Al Sharia soit classé terroriste

Contraint à rester caché, Abou Iaydh réalise un véritable tour de force en apparaissant quelques jours plus tard dans la mosquée Al Fatah, en plein coeur de Tunis. Là, dans le quartier très fréquenté du Passage où croisent les lignes du tramway de la capitale tunisienne, au milieu de fidèles dont certains gardent les grilles du monument religieux, il donne un prêche diffusé via des hauts parleurs. Alors que certaines rues alentours sont quadrillées par la police et les forces spéciales, des hommes crient et courent. Un mouvement de panique s’ensuit et le leader djihadiste parvient à s’échapper parmi la foule.

Malgré ce nouveau pied-de-nez aux autorités, il aura fallu attendre août 2013 pour qu’Ansar Al Sharia soit classé terroriste dans le pays, puis « terroriste international» l’année suivante par Washington. Il avait depuis été localisé en Libye voisine, puis dans la zone sahélienne.

Des sources assurent qu’il aurait été tué dans une frappe de Barkhane, au Mali. La France ne confirme pas pour l’instant son implication directe.

Avec Jeuneafrique par Camille Lafrance

Attaque jihadiste en Côte d’Ivoire: deux Maliens arrêtés dans le nord du Mali

mars 27, 2016

Bamako – Deux Maliens ayant activement participé à l’attaque jihadiste du 13 mars contre la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam qui avait fait 19 morts ont été arrêtés dans le nord du Mali, a-t-on appris dimanche de sources de sécurité maliennes.

Nos services ont arrêté vendredi et samedi dans le nord du Mali deux personnes dont des indices prouvent qu’elles ont activement participé à l’attaque de Grand-Bassam, a déclaré à l’AFP une source de sécurité dans le nord du Mali. Cette information a ensuite été confirmée par plusieurs sources de sécurité.

Nous confirmons les arrestations à Gossi et Goundam, localités maliennes où ont été interpellés les deux suspects, a déclaré à l’AFP une source de sécurité malienne, jointe dimanche par l’AFP à Bamako.

L’un des deux suspects a été arrêté samedi à Gossi, à 185 km au sud de Gao, la plus grande ville du nord du Mali. Il a reconnu avoir hébergé certains membres du commando à Abidjan et leur avoir fourni une aide logistique avant l’attaque, ont précisé des sources à la gendarmerie de Gossi.

Le deuxième a été arrêté dans la nuit de vendredi à Goundam, localité située à 80 km de kilomètres de Tombouctou (nord-ouest), selon des sources sécuritaires contactées par l’AFP. Il a été identifié comme le chauffeur et bras droit du cerveau de l’attaque de Grand-Bassam, Kounta Dallah, lui-même visé par un avis de recherche des autorités ivoiriennes.

Le 13 mars, trois assaillants avaient remonté la plage dans la cité balnéaire de Grand-Bassam, puis attaqué plusieurs restaurants en tirant au hasard, tuant 19 personnes.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attaque perpétrée en réponse à l’opération antijihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés. La Côte d’Ivoire a aussi été visée pour avoir livré quatre membres d’Aqmi aux autorités maliennes.

Quinze personnes ont été arrêtées alors que le principal suspect, Kounta Dallah, est toujours en fuite.

Les autorités ivoiriennes ont drastiquement renforcé les contrôles à leurs frontières.

Le nord du Mali avait été transformé en sanctuaire par les groupes liés à Al-Qaïda en mars-avril 2012, jusqu’au lancement d’une intervention militaire à l’initiative de la France en janvier 2013. Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés de ces territoires mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2016 15h33)

Niger: deux attaques islamistes, 4 tués dans les forces de sécurité

mars 17, 2016

Niamey – Trois gendarmes nigériens ont été tués jeudi dans l’ouest du Niger au cours d’une attaque attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), tandis qu’un militaire a péri dans un attentat attribué à Boko Haram à l’est du pays, a annoncé à l’AFP le ministre nigérien de l’Intérieur Hassimi Massaoudou.

Ces deux attaques au Niger interviennent à trois jours du second tour dimanche de l’élection présidentielle, qui devrait permettre au chef de l’Etat sortant Mahamadou Issoufou de se maintenir au pouvoir.

A Dolbel (à la frontière avec le Burkina Faso), trois gendarmes ont été tués sur un marché par des hommes armés, certainement des gens d’Aqmi tandis qu’à 3.000 km de là, à Bosso (frontière avec le Nigeria), des kamikazes se sont fait exploser au contact d’un détachement, faisant un blessé grave qui a succombé et deux blessés légers, a détaillé le ministre.

A Dolbel, zone proche du Mali et du Burkina considérée comme très dangereuse, les trois gendarmes ont été tués par balles. L’attaque a été repoussée, nous sommes en train de procéder au ratissage de la zone, on ne connaît pas le bilan de leur côté (assaillants), ils sont partis avec leurs blessés et leurs morts, a-t-il expliqué.

Le Niger a fait un effort particulier pour concentrer des forces de sécurité dans l’ouest du pays pour contrer le risque d’incursions islamistes en provenance du Mali.

A Bosso, cinq kamikazes ont attaqué un détachement militaire. Quatre d’entre eux ont réussi à activer leur ceinture d’explosifs, tuant le commandant de la place de Bosso. Le cinquième kamikaze, une fillette, a été abattue.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mars 2016 22h19)

Terrorisme: la sécurité renforcée autour des grands hôtels, supermachés et écoles françaises à Abidjan

mars 14, 2016

 

Après l’attaque terroriste de Grand-Bassam, les grands hôtels, supermachés et écoles françaises de la captale économique ivoirenne sont sous haute surveillance policière, a constaté, lundi, sur place,un journaliste de APA.
A Novotel, au Plateau, outre les agents de sécurité privée qui procèdent à des fouilles corporelles, des policiers, puissamment, armés sont visibles à l’entrée de l’établissement, avec un chien renifleur. A l’intérieur,  »des forces de l’ordre assurent une sécurité discrète », rassure un responsable sous le couvert de l’anonymat.

A l’hôtel Tiama, le même dispostif sécuritaire est de mise. Policiers armés et agents de sécurité privée font de la dissuasion à l’esplanade de l’établissement hôtelier.

 » Vous avez vu que ces vigiles font un contrôle à chaque porte d’entrée, avec des détecteurs de métaux et procèdent à des fouilles corporelles et des voitures systématiques », souligne Lassina Bantango, le chef de la sécurité d l’hôtel.

Selon lui, l’établissement attend, incessamment, l’acqusition  »d’un scanner, d’un portique et du matériel pour fouiller le bas des véhicules » pour renforcer davantage la sécurité. A l’intérieur de l’hôtel, ajoute M. Bantango,  » des gendarmes et policiers mènent une sécurité discrète en tenue civile ».

A Sofitel Abidjan, Hotel Ivoire,  »un portique installé, dimanche peu après l’attaque de Bassam », selon l’un des vigiles, filtre les entrées de la Tour. Du côté du pavillon, des policiers en armes, de différentes unités d’intervention, gardent les lieux.

Le Lycée internationnal Jean-Mermoz n’est pas en reste.  » Nous n’avons pas attendu l’attaque regrettable de Bassam pour renforcer la sécurité ici. Depuis des mois, il y a un détachement de l’unité BAT de la police qui est là en permanence », informe le chef de la sécurité du lycée.

Une attaque terroriste de la plage et de trois hôtels, a fait, dimanche, 22 morts dont 6 assaillants, 14 civils et 2 militaires ivoiriens. Le mouvement terroriste Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué l’attentat.

Apanews.net

 

Al-Qaïda au Maghreb islamique annonce le ralliement des Mourabitoune

décembre 4, 2015

Alger – Le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a annoncé le ralliement du groupe Al-Mourabitoune et revendiqué conjointement la prise d’otages de novembre à Bamako, selon un message audio diffusé vendredi sur de sites jihadistes.

Dans cet enregistrement, l’Algérien Abdelmalek Droukdel annonce à la nation musulmane le ralliement des lions d’Al-Mourabitoune à l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) pour faire alliance contre la France croisée.

Cette alliance des jihadistes des deux groupes s’est concrétisée lorsque deux martyrs ont signé par le sang cette unité en attaquant l’hôtel Radisson en plein coeur de la capitale de l’ennemi à Bamako, indique Droukdel, évoquant la prise d’otages qui a fait 20 morts dans la capitale malienne le 20 novembre.

Dan un message audio diffusé par SITE, un centre américain de surveillance des sites islamistes, Al-Mourabitoune a confirmé avoir rallié l’Aqmi et souligné la nécessité d’unifier les rangs des jihadistes.

S’adressant par ailleurs à la France, le chef de l’Aqmi a affirmé que les attentats de Paris qui ont fait 130 morts le 13 novembre –revendiqués par le groupe Etat islamique– étaient le prix à payer pour les crimes commis par ses gouvernements (successifs) et son armée.

Le groupe Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar avait revendiqué la prise d’otages de Bamako le 20 novembre, dans un document sonore diffusé par la chaîne qatarie Al-Jazeera.

Nous les Mourabitoune, avec la participation de nos frères (…) d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, revendiquons l’opération de prise d’otages à l’hôtel Radisson, avait-il indiqué.

En mai dernier, Mokhtar Belmokhtar, un des chefs jihadistes les plus redoutés du Sahel, avait réaffirmé la loyauté de son groupe au réseau Al-Qaïda et démenti l’allégeance à l’EI proclamée par un autre dirigeant des Al-Mourabitoune.

Belmokhtar milite pour une grande coalition avec les jihadistes du Niger, du Tchad et de Libye. Donné plusieurs fois pour mort, notamment en juin dernier et en avril 2013, son décès a chaque fois été démenti.

Un groupe jihadiste du centre du Mali, Le Front de libération du Macina (FLM), avait également revendiqué l’attaque de Bamako.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2015 21h52)

Algérie : neuf soldats tués dans l’embuscade revendiquée par Aqmi, selon l’armée

juillet 19, 2015
    Des soldats algériens, le 9 octobre 2014, près du village d'Ait-Ouabane. © Farouk Batiche/AFP


Des soldats algériens, le 9 octobre 2014, près du village d’Ait-Ouabane. © Farouk Batiche/AFP

L’armée algérienne a annoncé dimanche que neuf soldats avaient été tués vendredi dans une embuscade au sud-est d’Alger qui a été revendiquée par le groupe jihadiste Aqmi, qui parle de 14 morts.

« On déplore le décès en martyr de neuf soldats et des blessures pour deux autres vendredi à 19 heures [18heures] à Djebel Louh, dans la préfecture d’Ain-Defla, à 140 au sud-ouest d’Alger », indique l’armée dans un communiqué.

« Un détachement de l’armée a été pris pour cible par un groupe terroriste alors qu’il effectuait une opération de recherche et de ratissage dans la zone », selon le texte.

Une grande opération de ratissage déclenchée

« Les éléments de l’Armée nationale populaire ont aussitôt procédé au bouclage de la zone et déclenché une grande opération de ratissage pour débusquer ces criminels et les abattre », ajoute le communiqué.

Le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué samedi soir la mort de 14 soldats dans cette embuscade. Les journaux évoquent des bilans de 11 à 13 morts.

Jeuneafrique.com

Un otage néerlandais libéré par l’armée française au Mali

avril 6, 2015

Capture d'écran publiée par le SITE le 17 novembre 2014 montrant Sjaak Rijke, retenu par Aqmi.
Capture d’écran publiée par le SITE le 17 novembre 2014 montrant Sjaak Rijke, retenu par Aqmi. © AFP

Les forces spéciales françaises ont libéré un otage néerlandais détenu par le groupe islamiste Aqmi lors d’une opération lundi matin dans le nord du Mali, a annoncé le ministère français de la défense. Plusieurs individus ont été capturés lors de l’opération.

Le Néerlandais Sjaak Rijke, enlevé en novembre 2011, « a été évacué et mis en sécurité à Tessalit, sur la base temporaire avancée de l’opération Barkhane. Il est sain et sauf », a précisé le ministère.

Les ministres français de la Défense et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, ont informé leurs homologues néerlandais de la libération de l’otage.

Allemand tué

Le 25 novembre 2011, un groupe d’hommes armés avait fait irruption sur la terrasse d’un hôtel de Tombouctou, la ville historique du nord du Mali. Ils avaient menacé un groupe d’Occidentaux pour les forcer à les suivre. L’un d’eux, un Allemand, avait tenté de résister et avait été abattu. Un autre, également allemand, était parvenu à se cacher.

Le commando avait emmené Sjaak Rijke ainsi qu’un Sud-africain, Stephen Malcolm McGown, et un Suédois, Johan Gustafson, qui sont toujours aux mains de leurs ravisseurs.

En novembre 2014, Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) avait diffusé sur internet une vidéo sur laquelle Sjaak Rijke s’exprimait à l’occasion de son 1000e jour de détention.

Il était accompagné sur ce film de Serge Lazarevic, otage français aux mains d’Aqmi qui sera libéré peu après, en échange de la libération de quatre djihadistes emprisonnés au Mali.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali: Aqmi décapite un civil malien accusé de travailler pour la France

mars 22, 2015

Mali: Aqmi décapite un civil malien accusé de travailler pour la France
Mali: Aqmi décapite un civil malien accusé de travailler pour la France © AFP

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a tué par balle puis décapité jeudi un civil malien qu’elle accusait de travailler pour les forces françaises au Mali, a-t-on appris dimanche auprès de sources sécuritaires.

« Un civil malien accusé de collaborer avec les forces françaises de l’opération Barkhane (anti-jihadiste) a été tué par balle et décapité par Aqmi cette semaine », a déclaré à l’AFP une source militaire africaine au sein de la Minusma, la force de l’ONU au Mali.

Les faits se sont produits « en public lors de la foire de la localité de Tichift au nord de Tombouctou », une des principales villes du nord du Mali, a indiqué la même source.

« A Tichift, situé à 120 km au nord de Tombouctou, le 19 mars, les combattants d’Aqmi ont fait venir en plein marché un homme, Mohamed Mahmoud Ag Oumar. Il était accusé de travailler pour les forces françaises. Il a été exécuté et décapité », a affirmé à l’AFP une source sécuritaire régionale.

Elle a ajouté que les combattants d’Aqmi ont, sur les mêmes lieux, distribué un communiqué pour « mettre en garde » les autres « informateurs » des forces françaises.

Dans ce communiqué, l’organisation jihadiste menace d' »appliquer le même (traitement) à tous les autres traîtres qui travaillent contre l’islam pour le compte des forces étrangères dans le (. . . ) nord du Mali », a dit la même source, rapportant à l’AFP des extraits du texte.

Aqmi a déjà exécuté dans cette zone des hommes travaillant, selon elles, pour les forces françaises et leurs alliés.

Le nord du Mali est tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont Aqmi. Ils ont été en grande partie chassés par l’opération Serval, lancée à l’initiative de la France en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l’opération Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Mais des zones entières du nord du Mali échappent encore au contrôle du pouvoir central.

Jeuneafrique.com

Aqmi : les États-Unis pressent le Mali d’agir

novembre 14, 2011

Si les Français semblent s’être résignés à attendre l’élection présidentielle de 2012 au Mali et le remplacement d’Amadou Toumani Touré pour développer leur coopération militaire avec Bamako dans la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), tel n’est pas le cas des États-Unis. Le 28 octobre, ceux-ci ont fait un don en matériel d’une valeur de 4,5 milliards de FCFA et pressent Koulouba d’agir sur le terrain.

Les États-Unis sont déterminés à monter en puissance dans la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) depuis le Mali. Le vendredi 28 octobre, le Pentagone a offert à l’armée malienne 44 pick-up, 18 camions, 6 ambulances, 17 radios Harris montées sur véhicules, 24 autres portables, des téléphones tactiques et des logiciels de transmission de données. À ce lot s’ajoute des jumelles militaires, des lunettes de vision pour les snipers ou encore des appareils de vision nocturne. Coût total : 4,5 milliards de F CFA. Il y a un an, l’armée malienne avait déjà bénéficié d’un don de 40 véhicules pick-up, de postes radios et de matériels médicaux de campagne.

Équipement et formation

Au-delà de l’équipement militaire, l’armée américaine apporte depuis de nombreuses années son soutien en matière de formation à l’Échelon tactique interarmées (Etia, unité de l’armée malienne spécialisée dans lutte contre le terrorisme) avec l’organisation d’exercices militaires annuels.

« Depuis 2006, nous avons formé un millier de soldats maliens, dans le cadre de la lutte contre Aqmi. Ces formations comprennent des entraînements au tir, les patrouilles, la coordination des mouvements sur le terrain avec les véhicules et la communication », affirme avec satisfaction le commandant de l’Opération Liberté Durable dans le Trans Sahara d’Africom, le commandant Alexander Kelly.

« Face aux nouvelles menaces sécuritaires, le Mali et les États-Unis partagent les mêmes préoccupations et livrent le même combat », a expliqué le ministre malien de la Défense, Natié Pleah. Mais en elle même, cette coopération n’est pas suffisante aux yeux des experts américains. « Il est clair que les formations et les équipements, aussi efficaces soient-ils, ne peuvent pas garantir à eux seuls les meilleurs résultats. À cela, il faudra également ajouter les engagements diplomatiques avec les partenaires régionaux sur les approches coordonnées de lutte contre l’insécurité dans la région », précise le chargé d’affaire de l’ambassade des États-Unis au Mali, Peter H. Barlerin.

Avec ce soutien, les États-Unis visent un double objectif : former des unités spéciales capables de déloger Aqmi de ses bases installées dans le nord et le nord-ouest du pays, mais aussi inciter les autorités maliennes à s’y installer et mieux contrôler les frontières pour lutter contre le trafic de drogue.

Gesticulation et frustration

Pourtant, sur ces points précis, Bamako traînerait les pieds si l’on en croit le contenu d’un câble de l’ambassade des États-Unis à Bamako en 2010 révélé par Wikileaks fin août 2011. Selon la missive, certains « pays du champ » soupçonnent même une complicité en haut lieu avec Aqmi.

Du point de vue de Koulouba, cette inertie est due au manque de moyens et de coopération. « Nous ne sommes pas pour des opérations spectaculaires inutiles ou pour faire plaisir à certains. Il va falloir que les actions soient communes », a déclaré le président Amadou Toumani Touré (ATT) après la remise des dons américains, fin octobre.

Des paroles qui semblent en contradiction avec une déclaration d’ATT du mois de mai 2010, lors la cérémonie de clôture d’une formation militaire d’Africom à l’Etia. À la question d’un journaliste européen portant sur le calendrier des actions contre Aqmi, le président avait répondu en ces termes : « Dans le cadre d’une manœuvre la première chose c’est la gesticulation, c’est de faire savoir à l’ennemi que je m’entraîne, que je suis fort, équipé et que je suis disposé à répondre à toutes les menaces…».

Or depuis 2009, Bamako n’a initié aucune action concrète contre Aqmi. En définitive, l’agitation ou l’inaction de Bamako n’ont pour le moment eu qu’un seul effet concret : susciter la frustration des partenaires du Mali.

Jeuneafrique.com par Baba Ahmed, à Bamako