Posts Tagged ‘Arabie Saoudite’

Jordanie: aide saoudienne, koweitienne et émiratie de 2,5 Mds de dollars

juin 10, 2018

Ryad – L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont accordé une aide de 2,5 milliards de dollars à la Jordanie, qui traverse une grave crise économique et sociale, a annoncé lundi l’agence de presse saoudienne.

« A la lumière des liens fraternels étroits (…), il a été acté que les trois pays fourniront une aide économique à la Jordanie d’un montant total de 2,5 millards de dollars », a indiqué l’agence SPA.

L’envelope, annoncée à l’occasion du sommet des quatre pays dans la ville sainte de La Mecque, comprend un acompte versé à la banque centrale de Jordanie, une garantie de la Banque mondiale, un soutien budgétaire sur cinq ans et le financement de projets de développement, selon l’agence.

La rencontre s’est déroulée à l’invitation du roi d’Arabie Salmane et en présence du roi Abdallah II de Jordanie et des dirigeants des Emirats et du Koweit.

La Jordanie, engagée auprès du Fonds monétaire international (FMI) à mener des réformes structurelles en échange d’un prêt de plusieurs centaines de millions d’euros, vient d’être secouée pendant une semaine par d’importantes manifestations contre des hausses de prix à répétition et un projet de loi fiscale.

Le mouvement de protestation populaire a conduit à la démission du Premier ministre. Pour calmer la rue, son successeur, qui doit encore former un gouvernement, a décidé de retirer le projet de loi controversé.

L’économie jordanienne traverse une période difficile –la Banque mondiale évoque une « faible perspective de croissance en 2018 »–, 18,5% de la population est au chômage, et 20% vit à la limite du seuil de pauvreté.

L’accueil de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre pèse aussi lourdement sur les finances publiques et Amman appelle régulièrement la communauté internationale à une aide plus substantielle sur ce dossier.

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a annoncé dimanche une nouvelle aide de 20 millions d’euros à la Jordanie.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juin 2018 01h21)                                                        

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Arabie Saoudite: un Français se suicide en se jetant du haut de la Grande mosquée à la Mecque

juin 9, 2018

Un homme de nationalité française s’est suicidé en se jetant du toit de la Grande mosquée à La Mecque, un acte rare dans le premier lieu saint de l’islam en Arabie saoudite.

Samedi, l’agence de presse officielle saoudienne Spa, citant la police, a rapporté qu’un « ressortissant étranger » s’était suicidé vendredi soir dans cette ville de l’ouest du royaume, sans préciser sa nationalité.

Interrogé par l’AFP à Paris, le ministère français des Affaires étrangères a précisé que le ressortissant était Français, sans donner d’autres détails sur les circonstances de son décès.

« Un ressortissant étranger s’est jeté hier (vendredi) soir du toit de la Grande mosquée à La Mecque. Il est mort sur le coup », avait indiqué plus tôt la police saoudienne.

Le corps a été transporté à l’hôpital en attendant les résultats de l’enquête « pour connaître l’identité de la victime, les raisons de son acte et comprendre comment il a pu le commettre malgré l’existence d’une clôture métallique de protection installée autour du toit », selon la même source.

Si de tels actes sont rares, ce n’est pas le premier cas de suicide à La Mecque, berceau de l’islam, qui comme les autres religions monothéistes interdit de se donner la mort.

L’an dernier, un Saoudien a tenté de s’immoler par le feu devant la Kaaba à La Mecque, avant d’en être empêché par les forces de sécurité.

Chaque année, des millions de musulmans du monde entier se rendent à La Mecque et à Médine, le deuxième lieu saint de l’islam, pour effectuer le grand pèlerinage (hajj) qui se tient à des dates spécifiques ou le petit pèlerinage (Omra), qui peut être accompli à n’importe quel moment de l’année.

Romandie.com avec (©AFP / 09 juin 2018 17h19)                                                               

L’Arabie saoudite cherchera à se doter de l’arme nucléaire si l’Iran le fait (ministre)

mai 9, 2018

Washington – L’Arabie saoudite développera son propre arsenal nucléaire si l’Iran s’y emploie de son côté, a prévenu mercredi le ministre des Affaires étrangères Adel al-Jubeir, tandis que les tensions augmentent dans la région.

Interrogé sur la chaîne américaine CNN sur l’éventualité que Ryad « construise sa propre bombe » si Téhéran utilisait le retrait américain de l’accord de 2015 pour reprendre son programme nucléaire, M. Jubeir a déclaré: « Si l’Iran se dote d’une capacité nucléaire, nous ferons tout notre possible pour faire de même ».

L’Arabie saoudite affirme depuis longtemps qu’elle s’alignerait sur tout développement de l’armement nucléaire iranien mais cette déclaration du ministre saoudien des Affaires étrangères intervient au lendemain de la décision américaine de se retirer de l’accord iranien de 2015 par lequel Téhéran a accepté de brider son programme nucléaire en s’engageant à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique.

Ryad, qui n’a jamais caché ses réserves vis-à-vis de l’accord passé en 2015 entre l’Iran et six puissances mondiales, a immédiatement applaudi l’annonce faite par le président Donald Trump, son grand allié.

Au lendemain de l’annonce américaine, l’Arabie saoudite a été la cible d’une nouvelle salve de missiles balistiques tirés par les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran.

« Ces missiles sont de fabrication iranienne et livrés aux Houthis. Un tel comportement est inacceptable. Cela bafoue les résolutions des Nations unies au regard des missiles balistiques. Et les Iraniens doivent être tenus responsables pour cela », a estimé le ministre saoudien des Affaires étrangères sur CNN.

« Nous essayons d’éviter à tout prix une action militaire directe contre l’Iran mais l’Iran ne peut pas continuer à se comporter ainsi. Cela représente une déclaration de guerre », a poursuivi Adel al-Jubeir.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mai 2018 18h51)                                                        

Don saoudien de 150 millions de dollars au profit de Jérusalem-Est (roi Salmane)

avril 15, 2018

Dhahran (Arabie saoudite) – Le roi Salmane d’Arabie saoudite a annoncé dimanche, lors du 29e sommet arabe, un don saoudien de 150 millions de dollars au profit de l’administration des biens religieux musulmans à Jérusalem-Est.

« L’Arabie saoudite annonce un don de 150 millions de dollars pour soutenir l’administration des biens islamiques de Jérusalem », a dit le souverain en qualifiant la réunion des dirigeants arabes de « sommet de Jérusalem ».

« Je nomme ce sommet de Dhahran sommet de Jérusalem pour que tout le monde sache que la Palestine et son peuple restent au cœur des préoccupations des Arabes », a-t-il dit.

Le roi Salmane a par ailleurs annoncé un don saoudien de 50 millions de dollars au profit de l’Unrwa, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens.

Cette organisation, qui apporte son aide à plus de trois millions de personnes, traverse de sérieuses difficultés financières.

Elle a déclaré à la mi-mars ne disposer des fonds nécessaires que jusqu’à l’été, après la décision de Washington de ne plus la financer.

Pierre Krähenbühl, commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (Unrwa), a récemment expliqué que l’agence cherchait 441 millions de dollars (361 millions d’euros) pour poursuivre ses activités mais que seulement 100 millions de dollars avaient été promis par les donateurs.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 13h32)                                            

Une boxeuse saoudienne brise les tabous autour du sport féminin

mars 18, 2018

Halah Alhamrani, entraîneuse de boxe en Arabie saoudite qui dirige un club de gym pour femmes, le 19 février 2018 à Djeddah / © AFP/Archives / AMER HILABI

Donnant de puissants coups de poing à l’abri des regards indiscrets, une entraîneuse de boxe en Arabie saoudite affirme un droit longtemps refusé à de nombreuses femmes dans ce royaume musulman ultra-conservateur: le droit de faire du sport.

Halah Alhamrani, 41 ans, dirige un club de gym pour femmes appelé Flag (Fight Like a Girl) dans la ville occidentale de Jeddah, sur la mer Rouge, qui offre des cours de conditionnement physique comme le CrossFit.

Comptant sur le bouche-à-oreille dans un pays où l’exercice physique en public est considéré comme indigne pour les femmes, Mme Alhamrani contribue à rendre autonome une nouvelle génération n’ayant eu quasiment aucune exposition au sport.

« Chaque jour, des femmes qui n’ont jamais fait de sport arrivent, certaines avec leur mère », explique-t-elle à l’AFP dans sa salle de sport ouverte en 2016. « Elles repartent plus confiantes. Les mères s’approchent de moi et me disent: +Merci d’offrir un tel sentiment d’émancipation+ ».

Halah Alhamrani a eu la chance d’avoir elle-même accès au sport depuis son plus jeune âge: sa mère américaine et son père saoudien l’y ont encouragée, une rareté en Arabie saoudite.

Dans le club de gym qu’elle dirige, certaines femmes retirent leurs abayas (longues robes traditionnelles de couleur noire) et les jettent dans des casiers, avant de revêtir des tenues de sport et des bandeaux dans les cheveux.

Ici, les femmes soulèvent des poids et apprennent des techniques de boxe, donnant de puissants coups de poing sur un punching-ball. Elles transpirent en écoutant de la musique.

Elles sont environ 150, des Saoudiennes et des ressortissantes d’autres pays arabes, à partager dans ce club de sport un même sentiment de camaraderie. Une note griffonnée sur un tableau blanc affirme: « J’ai hâte de revenir ». « DURE A CUIRE », proclame un poster sur un mur.

« On se sent parfois comme à un goûter, sans thé ni biscuits », plaisante toutefois Mme Alhamrani.

– Thérapie –

D’importantes réformes sociétales en Arabie saoudite, dont un décret historique autorisant les femmes à conduire à partir de juin, ont braqué les projecteurs sur des personnalités comme Halah Alhamrani, qui ont longtemps lutté seules pour obtenir des libertés fondamentales.

Dans le cadre du plan Vision 2030 annoncé en 2016 par le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, le gouvernement cherche à dynamiser le sport féminin, au risque d’agacer les milieux religieux conservateurs.

Seules quatre Saoudiennes ont participé aux jeux Olympiques de Rio en 2016, après les deux sélectionnées pour la première fois aux JO de Londres en 2012.

En 2016, la princesse Reema bint Bandar a été nommée pour superviser le développement du sport féminin dans le royaume, qui s’oriente vers des cours d’éducation physique obligatoires pour les filles depuis la levée d’une interdiction en 2014.

Mme Alhamrani est elle-même impliquée dans l’élaboration du nouveau programme scolaire public.

Pour l’heure, sa salle de gym fonctionne dans un complexe résidentiel, derrière des murs de verre opaques et sans signalisation extérieure. L’emplacement est précisé sur son site internet mais, parfois, des femmes appellent pour trouver leur chemin.

Certaines considèrent la séance de gym comme une thérapie, dit Halah Alhamrani. Elle leur offre une telle libération qu’elles en pleurent parfois, ajoute-t-elle.

– ‘Mon mari est mécontent’ –

« J’étais une mère timide qui ne pouvait pas regarder les gens dans les yeux », dit une femme au foyer de 36 ans, qui vient régulièrement au club. Cette salle « m’a donné une voix que j’avais perdue, elle m’a donné une force dont je ne connaissais pas l’existence ».

Mais Halah Alhamrani précise que certaines femmes abandonnent après avoir commencé à « exprimer une audace », ressentie comme une menace par les hommes de leur famille.

« Mon mari est mécontent » est l’une des raisons entendue par la propriétaire du club.

En vertu du système de la tutelle, toujours en vigueur en Arabie saoudite, un membre masculin de la famille – généralement le père, le mari ou le frère – doit donner une autorisation à une femme pour des études, des voyages ou des démarches administratives.

Le manque d’athlètes et d’entraîneuses professionnelles freine également le sport féminin.

Et si le nombre de salles de gym augmente lentement, l’idée de sports mixtes reste tabou.

« Le sport, c’est l’émancipation », affirme Lina Almaeena, membre de la Choura (Conseil consultatif) du royaume et directrice de Jeddah United, la première équipe féminine de basket-ball d’Arabie.

« Nous ne luttons pas pour des événements sportifs mixtes, sans abaya. Notre but n’est pas d’aller à l’encontre de notre culture. Notre objectif est une participation massive des femmes dans les sports ».

Romandie.com avec (©AFP / 18 mars 2018 18h00)                

L’Arabie saoudite offre un stade de football à l’Irak

mars 6, 2018

Bagdad – L’Arabie saoudite a annoncé avoir offert un stade de football à l’Irak après le premier match amical en 40 ans entre les deux sélections en territoire irakien, alors que la Fifa doit se prononcer mi-mars sur l’interdiction de matches officiels dans ce pays.

Le roi saoudien Salmane ben Abdel Aziz a fait état de ce don lors d’un appel téléphonique lundi soir au Premier ministre irakien, a indiqué dans un communiqué le bureau de Haider al-Abadi.

Ce stade, qui sera construit à Bagdad, pourra accueillir 100.000 spectateurs et se trouvera au sein d’une cité des Sports, a affirmé à l’AFP le chef du bureau de presse du Premier ministre, Haider Hamada. « Une commission gouvernementale a été formée pour suivre ce dossier », a-t-il ajouté.

Le 28 février, les sélections d’Irak et d’Arabie saoudite se sont affrontées à Bassora, dans le sud de l’Irak frontalier de l’Iran, pour un match décrit comme « historique », dernier signe du rapprochement politique entamé entre Bagdad et Ryad, grand rival régional de Téhéran.

Le roi Salmane a salué cette rencontre comme un « succès », selon le communiqué, alors que le match, remporté 4 à 1 par l’Irak devant 60.000 spectateurs, était observé de près.

Le patron du football asiatique, le Bahreïni cheikh Salman ben Ibrahim Al-Khalifa, y a assisté, plaidant pour une levée de l’interdiction faite par la Fifa à l’Irak d’accueillir des matches officiels.

Le 16 mars, l’instance mondiale du football doit décider si elle lève ou non sa sanction, en place depuis les années 1990 et brièvement levée en 2012, mais de nouveau appliquée en raison des guerres et des violences qui se sont succédé en Irak.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mars 2018 17h20)                                            

Arabie saoudite: le chef d’état-major et d’autres responsables militaires limogés

février 26, 2018

Ryad – Les autorités saoudiennes ont limogé le chef d’état-major et d’autres responsables militaires lors d’un important remaniement au sein de l’armée, ont annoncé lundi des médias officiels, citant une série de décrets du roi Salmane.

« Fin des services du général Abdel Rahmane ben Saleh al-Bunyan, chef d’état-major », a rapporté l’agence de presse officielle SPA, ajoutant qu’il a été remplacé par Fayyad al-Ruwaili.

Le roi Salmane a parallèlement remplacé le chef de l’armée de l’air et de l’armée de terre du royaume.

Aucune explication officielle n’a été donnée à ces changements à la tête de l’armée, qui interviennent alors que le royaume intervient militairement au Yémen depuis près de trois ans en soutien aux forces gouvernementales contre les rebelles Houthis.

Le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, fils du roi saoudien, dirige le ministère de la Défense.

Romandie.com avec(©AFP / 26 février 2018 20h35)                                            

Le milliardaire saoudien Al-Waalid ben Talal libéré

janvier 27, 2018

Le prince saoudien Al-Walid ben Talal, lors d’une conférence de presse, le 11 mai 2017 à Jeddah / © AFP/Archives / Amer HILABI

Les autorités saoudiennes ont libéré samedi le prince Al-Walid ben Talal, près de trois mois après son arrestation dans le cadre d’une vaste purge anticorruption, inédite dans le royaume, a annoncé à l’AFP un de ses associés.

« Il est libre », a déclaré cette source proche du milliardaire, qui a requis l’anonymat.

Agé de 62 ans, le prince milliardaire figurait parmi les quelque 350 suspects arrêtés depuis le 4 novembre, dont des hommes d’affaires et des ministres, qui étaient détenus dans le luxueux hôtel Ritz-Carlton de Ryad.

Les conditions de sa libération n’étaient pas claires dans l’immédiat. Contacté par l’AFP, le ministère saoudien de l’Information n’a pas souhaité faire de commentaire.

Cette purge est intervenue après la mise en place d’une commission anticorruption présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane, nouvel homme fort du pays.

Plusieurs des personnalités arrêtées avaient été libérées et les autorités avaient indiqué que la plupart avaient accepté un arrangement financier en échange de leur libération.

Le prince Metab ben Abdallah, fils du défunt roi Abdallah, a été libéré après avoir payé plus d’un milliard de dollars dans le cadre d’un « accord transactionnel » avec les autorités selon l’agence Bloomberg News.

Classé parmi les plus importantes fortunes du monde, le prince al-Walid est le petit-fils de deux figures historiques du monde arabe: le roi Abdelaziz al-Saoud, fondateur de l’Arabie saoudite, et Riad al-Solh, premier chef de gouvernement de l’histoire du Liban.

Fermé au public depuis la purge de novembre, le Ritz-Carlton devrait rouvrir ses portes prochainement. Sur son site internet, il affiche des chambres disponibles à partir du 14 février.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2018 13h59)                

Les autorités saoudiennes confirment l’arrestation de 11 princes

janvier 7, 2018

Ryad – Onze princes saoudiens ont été arrêtés après avoir protesté contre des mesures d’austérité rognant leurs avantages, ont confirmé dimanche les autorités qui cherchent à montrer que les réformes concernent toutes les franges de la société, alors que le royaume est confronté à des difficultés économiques.

« Personne n’est au dessus de la loi », a déclaré le procureur général d’Arabie saoudite, Cheikh Saoud Al Mojeb, précisant que ces princes étaient détenus à la prison de haute sécurité Al-Hayer, au sud de Ryad, « en attendant leur procès ».

Un média lié au gouvernement, le site Sabq, avait annoncé samedi que les 11 princes avaient été arrêtés jeudi après s’être rassemblés devant un palais historique de Ryad, le Qasr al-Hokm, en signe de protestation contre une décision du gouvernement de cesser de payer les factures d’eau et d’électricité des membres de la famille royale.

Les princes, dont l’identité n’a pas été révélée, réclamaient aussi une compensation pour la condamnation à mort d’un de leurs cousins, reconnu coupable de meurtre et exécuté en 2016, a précisé le procureur dans un communiqué publié par le ministère de l’Information.

« Bien qu’ils aient été informés que leurs demandes n’étaient pas légales, les 11 princes ont refusé de quitter les lieux, perturbant la paix et l’ordre public », a-t-il dit.

« Après leur arrestation, ils ont été inculpés pour un certain nombre de chefs d’accusation liés à leurs délits », ajoute le communiqué.

Déjà, en novembre, sous l’impulsion du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, les autorités avaient déjà arrêté plus de 200 personnalités, dont des princes, des ministres et des ex-ministres, lors d’une purge sans précédent liée à la volonté des autorités d' »en finir avec la corruption ».

L’Arabie saoudite a adopté ces dernières années une série de mesures d’austérité, alors que la chute des prix du pétrole a sérieusement affecté l’économie du premier exportateur mondial de brut.

Le royaume a accumulé ces quatre dernières années 258 milliards de dollars de déficits budgétaires et table pour 2018 sur un cinquième budget en déficit (à 52 milliards de dollars).

L’Arabie saoudite a introduit pour la première fois le 1er janvier une TVA à 5% sur la plupart des produits et services, et annoncé une hausse substantielle des prix du carburant à la même date.

Samedi, le roi Salmane a annoncé une augmentation d’allocations et d’avantages sociaux, dont bénéficieront les militaires, les fonctionnaires et les étudiants, pour « amortir l’impact » des mesures du 1er janvier.

Le ministre saoudien de l’Information, Awwad Al-Awwad, a indiqué que ces allocations coûteraient au gouvernement 50 milliards de riyals (13,3 milliards de dollars).

Les autorités cherchent par ailleurs à réduire le taux de chômage parmi les citoyens saoudiens (12,8% selon des chiffres officiels).

Romandie.com avec(©AFP / 07 janvier 2018 12h24)                                            

Le guide suprême iranien « nouveau Hitler », dit le prince saoudien

novembre 24, 2017

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane devant un drapeau saoudien, le 14 novembre 2017 à Ryad / © AFP/Archives / Fayez Nureldine

Le prince héritier saoudien a qualifié le guide suprême iranien de « nouveau Hitler » dans un entretien au New York Times, alors que les tensions vont crescendo entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite.

« Nous ne voulons pas que le nouveau Hitler en Iran reproduise au Moyen-Orient ce qui est arrivé en Europe (sous Hitler) », a indiqué Mohammed ben Salmane au sujet de l’ayatollah Ali Khamenei, dans cet entretien paru jeudi.

Signe que les tensions entre son pays et l’Iran ne sont pas prêtes de s’apaiser, le prince héritier a ajouté: « Nous avons appris (de ce qu’il s’est passé) en Europe (à l’époque de Hitler) que l’apaisement ne fonctionne pas ».

A la fin des années 30, la politique de l’Angleterre et de la France visant à réfréner les ardeurs de l’Allemagne nazie en satisfaisant les visées expansionnistes de Hitler n’avaient pas permis d’éviter une Seconde Guerre mondiale.

L’Arabie et l’Iran, qui n’ont plus de liens diplomatiques depuis janvier 2016, sont à couteaux tirés sur plusieurs dossiers régionaux, notamment les conflits en Syrie et au Yémen où ils soutiennent des camps opposés.

Cet antagonisme entre les deux poids lourds du Moyen-Orient a repris de la vigueur début novembre après l’annonce par le Premier ministre libanais Saad Hariri de sa démission, depuis Ryad, pour protester contre la « mainmise » du Hezbollah chiite et son allié iranien sur le Liban et après l’interception près de Ryad d’un missile balistique tiré par les rebelles yéménites soutenus par Téhéran.

« Le comportement et les remarques immatures, imprévisibles et insensées du prince héritier saoudien ont pour conséquence que personne dans le monde n’accorde le moindre crédit à des remarques de ce genre lorsqu’elles sont de son fait », a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Bahram Ghassemi, dans un communiqué.

« Les erreurs dues à l’aventurisme du prince héritier saoudien – la dernière en date étant celle du scandale de l’ingérence (saoudienne) dans les affaires internes du Liban, ont été à l’origine de grands problèmes pour les alliés traditionnels de l’Arabie saoudite », a estimé M. Ghassemi, comparant le prince Mohammed à un « dictateur ».

Dans son interview, Mohammed ben Salmane a par ailleurs qualifié de « grotesques » les accusations selon lesquelles la purge ayant touché début novembre quelque 200 princes, hommes politique et d’affaires, était un coup de force de sa part pour mieux asseoir son pouvoir grandissant.

Le prince héritier, qui se prévaut du soutien « d’une majorité de la famille royale », a dit au New York Times que nombre des personnalités placées en détention au Ritz-Carlton de Ryad après ce qui a été présenté comme un coup de filet anticorruption lui avaient maintenant prêté allégeance.

Selon lui, la quasi-totalité des personnes arrêtées ont par ailleurs donné leur accord pour un « arrangement » rendant à l’Etat une somme de 100 milliards de dollars considérée par les autorités judiciaires comme des gains mal-acquis.

« MBS », nouvel homme fort de l’Arabie saoudite, mène depuis moins de deux ans une politique de réformes drastiques sur le plan économique, social et sociétal qui bouleverse les habitudes dans ce royaume ultra-conservateur dont la moitié de la population a moins de 25 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 24 novembre 2017 18h05)