Posts Tagged ‘Arabie Saoudite’

Washington approuve la vente d’un bouclier anti-missiles à Ryad

octobre 6, 2017

Washington – Les Etats-Unis ont approuvé la vente d’un bouclier anti-missile Thaad à l’Arabie Saoudite pour 15 milliards de dollars, a annoncé vendredi le département d’Etat.

« Cette vente fait avancer les intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère des Etats-Unis et, à long terme, la sécurité de l’Arabie saoudite et de l’ensemble du Golfe face aux menaces de l’Iran et d’autres », a précisé le ministère américain des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette annonce intervient au lendemain de la signature d’un accord préliminaire entre Ryad et Moscou ouvrant la voie à l’achat de systèmes russes de défense anti-aérienne S-400, ainsi qu’à leur production dans le royaume saoudien, allié traditionnel des Etats-Unis.

Le bouclier anti-missile Thaad (Terminal High-Altitude Area Defense), fabriqué notamment par les groupes américains Lockheed Martin et Raytheon, est conçu pour détruire les missiles balistiques de portées moyenne ou intermédiaire dans leur dernière phase d’approche en s’écrasant contre eux. Dans la région, il équipe déjà les systèmes de défense du Qatar et des Emirats arabes unis.

L’Arabie saoudite souhaitait acheter 44 lance-missiles Thaad , 360 intercepteurs de missiles, 16 stations de contrôle et 7 radars.

C’est l’un des systèmes de défense anti-missiles les plus performants au monde et la Chine a protesté après son déploiement en Corée du Sud début septembre.

Le département d’Etat a souligné qu’il conseillerait au Congrès d’approuver cette vente car elle « ne modifiera pas l’équilibre des forces dans la région ».

Des responsables américains s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont précisé à l’AFP que le montant de 15 milliards de dollars de cette vente –qui pourra être finalisée si le Congrès ne s’y oppose pas dans les 30 jours– fait partie des 110 milliards de dollars d’armement que le président Donald Trump avait promis à l’Arabie saoudite en mai.

Romandie.com avec(©AFP / 06 octobre 2017 22h37)                                            

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L’Arabie Saoudite va autoriser les femmes à conduire

septembre 26, 2017
Les Saoudiennes sont autorisées à conduire, selon un décrêt royal / © dpa/AFP/Archives / Peter Steffen

Ryad – Les Saoudiennes vont être autorisées à conduire, selon un décret royal publié mardi soir par l’agence de presse officielle SPA.

Le roi Salmane a ordonné « de permettre d’accorder le permis de conduire aux femmes en Arabie saoudite », indique le texte.

Ce royaume ultraconservateur du Golfe est le seul pays au monde où les femmes n’avaient jusqu’ici pas le droit de conduire.

Elle sont également soumises à la tutelle d’un homme de leur famille –généralement le père, le mari ou le frère– pour faire des études ou voyager.

Mais dans le cadre de son ambitieux plan de réformes économiques et sociales à l’horizon 2030, Ryad semble assouplir certaines de ces restrictions et tente prudemment de promouvoir des formes de divertissement malgré l’opposition des ultraconservateurs.

Samedi, des centaines de Saoudiennes avaient pris place pour la première fois dans un stade de Ryad, à l’occasion de la fête nationale qui a donné lieu à des concerts et des feux d’artifice.

Jusque-là, les femmes n’étaient pas admises dans les stades en application de la règle de séparation entre les sexes dans les espaces publics.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2017 21h28)                   

Un religieux saoudien suspendu pour avoir dit que les femmes ont un « quart » du cerveau

septembre 22, 2017

Ryad – Un religieux saoudien qui a affirmé que les femmes ne devraient pas être autorisées à conduire car elles n’ont que le « quart » du cerveau d’un homme a été interdit de prêche, ont indiqué vendredi les autorités.

Saad al-Hijri a été suspendu de toute activité religieuse dans la province d’Asir (sud) après que ses propos eurent défrayé la chronique sur les réseaux sociaux dans ce royaume ultraconservateur qui applique une version rigoriste de l’islam.

Dans une vidéo qui l’identifie comme un important dignitaire religieux, Hijri affirme que les femmes ont normalement « la moitié du cerveau » d’un homme mais qu’elles n’en ont plus qu’un « quart » quand elles vont faire du shopping et qu’elles ne doivent donc pas être autorisées à conduire un véhicule.

Les femmes n’ont pas le droit de conduire en Arabie saoudite, un pays où elles sont maintenues à l’écart des hommes qui ne sont pas membres de leur famille dans les lieux publics.

Les Saoudiennes sont en outre soumises à la tutelle de membres mâles de leurs familles –généralement le père, le mari ou le frère– pour pouvoir faire des études ou voyager.

La sanction imposée à ce religieux par les autorités « est un signe montrant que les plateformes de prêche ne seront pas utilisées pour porter atteinte aux valeurs d’égalité, de justice et de respect des femmes inhérentes à l’islam », a précisé le porte-parole du gouverneur de la province d’Asir dans un communiqué.

« Quiconque utilisera ces plateformes de prêche dans le futur pour porter atteinte à ces valeurs sera suspendu », a-t-il poursuivi.

Après avoir été sanctionné, le religieux a indiqué que sa « langue avait fourché », selon le journal en ligne Sabq.

Ses propos, dénoncées par des militants des droits de la femme, ont toutefois reçu des soutiens dans des milieux conservateurs.

Romandie.com avec(©AFP / 22 septembre 2017 18h35)                                            

Les pèlerins musulmans au mont Arafat, temps fort du hajj

août 31, 2017

Des pèlerins musulmans sur le Mont Arafat, le 30 août 2017 à La Mecque / © AFP / KARIM SAHIB

Quelque deux millions de fidèles ont commencé jeudi matin à se rassembler sur le mont Arafat, temps fort du grand pèlerinage musulman en Arabie saoudite dédié aux prières et aux invocations.

Au petit matin, plusieurs hélicoptères survolaient déjà le périmètre, pendant que les fidèles convergeaient depuis l’aube vers le mont Arafat ou Jabal al-Rahma, mont de la Miséricorde.

De la plaine d’Arafat, on pouvait apercevoir de petites taches blanches sur les flancs de la colline. Les pèlerins vêtus de blanc s’y rassemblaient et cherchaient une place sur les rochers déjà chauffés par le soleil.

Le stationnement à Arafat est dédié aux prières et aux invocations. Dans les allées bétonnées reliant la plaine au mont, des pèlerins invoquaient Dieu, les paumes tournées vers le ciel.

D’autres étaient installés dans des tentes de fortune ou sur un simple drap au bord de la route, au milieu de bouteilles vides et de déchets.

C’est sur le mont Arafat que le prophète Mahomet a prononcé, selon la tradition islamique, son sermon d’adieu aux musulmans qui l’avaient accompagné pour le pèlerinage à la fin de sa vie, il y a près de 1.400 ans.

« Je suis monté cette nuit et j’ai prié. J’ai pris des photos et j’ai appelé ma famille et mes amis », raconte Maolana Yahia, 32 ans, venu de Jakarta, en Indonésie, une cigarette au bout des doigts.

Avant 10H00 (07H00 GMT), les températures dépassaient déjà les 30°C. Dans l’hôpital situé en face du mont, une section était réservée aux insolations.

« Nous avons déployé 326 ambulances sur le parcours du pèlerinage afin que, très rapidement, elles puissent prendre en charge les malades », a expliqué le docteur Meshal Alanazi, du Croissant-Rouge.

Dans la soirée, les pèlerins rejoindront Mouzdalifa avant d’effectuer vendredi le rituel de la lapidation de Satan, qui avait tourné en 2015 au drame. Une gigantesque bousculade avait fait près de 2.300 morts.

Aux pieds du mont Arafat, des barrières mobiles ont été installées pour réguler la foule. « On les déplacera pour agrandir les couloirs quand les pèlerins seront plus nombreux », a indiqué à l’AFP Ahmed al-Baraka des forces spéciales.

Les autorités saoudiennes ont mobilisé d’importants moyens, dont 100.000 membres des forces de sécurité, et se sont dites prêtes à parer à toute éventualité.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2017 13h56)                

Dix prix Nobel exhortent Ryad à ne pas exécuter 14 chiites

août 12, 2017

L’Archevêque Desmond Tutu lors d’une messe le 7 octobre 2016 à Cape Town / © AFP/Archives / Rodger Bosch

Dix prix Nobel du monde entier dont l’archevêque sud-africain Desmond Tutu ont exhorté l’Arabie saoudite à ne pas exécuter 14 Saoudiens de la minorité chiite condamnés après des protestations organisées en 2012.

« Stoppez les exécutions », s’intitule la lettre adressée au roi Salmane d’Arabie saoudite et au prince héritier Mohammed ben Salmane, les seules personnes qui peuvent aujourd’hui décider de surseoir à ces peines capitales.

En l’absence du roi Salmane, en visite privée à l’étranger, le prince héritier a pris les rênes du pouvoir dans ce royaume sunnite ultraconservateur. Il lui revient de signer ou pas le décret d’exécution.

« Tendez la main de la pitié » aux condamnés, plaident encore les dix personnalités internationales, dont plusieurs prix Nobel de la paix comme les anciens présidents sud-africain Frederik de Klerk et du Timor Oriental José Ramos-Horta, le Polonais Lech Walesa ou l’Irlandaise Mairead Maguire.

Ils évoquent notamment le cas d’un jeune étudiant saoudien, Mujtaba al-Sweika, « brillant » mais arrêté à l’âge de 18 ans à l’aéroport de Ryad alors qu’il partait vers une université américaine. « Parmi les charges retenues contre lui, le fait qu’il ait créé un groupe Facebook et posté des images de manifestations » de militants chiites dans l’est de l’Arabie saoudite, écrivent les signataires en demandant la clémence à son égard.

Ils dénoncent aussi le cas d’Ali al-Nimr, un jeune homme arrêté quand il était mineur pour avoir posté des appels à manifester et dont l’oncle Nimr al-Nimr, un dignitaire chiite saoudien très connu, a été exécuté début 2016.

En juillet, la Cour suprême saoudienne a confirmé la peine de mort prononcée contre ces 14 Saoudiens chiites. Les défenseurs des droits de l’Homme craignent une exécution imminente.

Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé les autorités saoudiennes d’avoir extorqué des confessions par la force et estiment que les condamnés n’ont pas bénéficié d’un procès équitable.

Les 14 chiites ont été condamnés en lien avec des manifestations dans la région de Qatif qui concentre la plus grande partie de la minorité chiite saoudienne. Ces derniers se considèrent marginalisés et discriminés par le pouvoir sunnite.

La Province orientale où est située Qatif, riche en pétrole, est régulièrement secouée par des violences attribuées par les autorités à des « éléments terroristes » ou des trafiquants de drogue.

Cette semaine, les autorités saoudiennes ont affirmé avoir rétabli l’ordre dans la ville d’Awamiya, dans la région de Qatif, après des troubles.

Awamiya, ville natale du dignitaire chiite Nimr al-Nimr, avait été l’épicentre de manifestations contre le pouvoir dans la foulée du Printemps arabe en 2011.

Ryad a exécuté 75 personnes cette année, un des taux les plus élevés dans le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 12h56)

Doha accuse Ryad de faire obstacle au pèlerinage des Qataris à La Mecque

juillet 31, 2017

Doha – Le Qatar a accusé l’Arabie saoudite, en crise ouverte avec Doha, de mettre des obstacles à la participation de ses ressortissants au hajj, mais s’est défendu de vouloir internationaliser la gestion du pèlerinage annuel à La Mecque.

Dans un communiqué publié dimanche soir, le ministère des Affaires islamiques du Qatar a affirmé que Ryad « a refusé de communiquer au sujet des garanties de sécurité des pèlerins (qataris) et de l’assistance pour leur hajj ».

L’Arabie saoudite a imposé des sanctions au Qatar, dont la fermeture de son espace aérien, depuis qu’elle a rompu ses relations le 5 juin –en même temps que les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte– avec l’émirat gazier, accusé de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l’Iran chiite, le grand rival du royaume sunnite.

Ryad a toutefois assuré le 20 juillet que les ressortissants qataris voulant se rendre à La Mecque pour le grand pèlerinage musulman –un des cinq piliers de l’islam– étaient les bienvenus, mais a assorti leur venue de certaines restrictions.

Les autorités saoudiennes refusent notamment que ces pèlerins arrivent directement de Doha à bord de vols de la compagnie Qatar Airways.

Le ministère des Affaires islamiques du Qatar a dit souhaiter « connaître les entités haut-placées compétentes en Arabie saoudite, capables d’offrir ces garanties (de sécurité) et exprime ses regrets de voir la politique mêlée à l’un des piliers de l’islam, ce qui pourrait empêcher de nombreux musulmans d’accomplir ce devoir sacré ».

Les déclarations qataries ont été interprétées par des médias de pays hostiles au Qatar comme un appel à « internationaliser » l’organisation du hajj, qui est actuellement assurée par les autorités saoudiennes.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a estimé dimanche sur la chaîne saoudienne Al-Arabiya qu’un appel à internationaliser la gestion de ce pèlerinage reviendrait à « déclarer la guerre » à son pays.

Lui répondant, son homologue du Qatar a affirmé quelques heures plus tard qu' »aucun responsable (de son pays) n’a fait de déclarations concernant une internationalisation du hajj ».

« Aucune démarche n’a été faite pour discuter du hajj à un niveau international », a ajouté cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani sur la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera.

« Le Qatar n’a jamais politisé le hajj et je regrette de dire que la question a été politisée par l’Arabie saoudite », a-t-il ajouté en référence aux restrictions faites aux pèlerins de son pays.

Il a accusé les médias d’avoir « fabriqué » et « inventé » l’appel qui a été attribué à son pays sur une internationalisation du hajj.

Le rituel du hajj, qui débute fin août cette année, est l’un des cinq piliers de l’islam que tout croyant musulman est appelé à effectuer au moins une fois durant sa vie s’il en a les moyens.

Lundi, dans un communiqué, le Comité des droits de l’Homme du Qatar a annoncé son intention de lancer une campagne contre les restrictions saoudiennes.

Cet organisme va s’adresser à cette fin au Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme, à l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et à la Ligue arabe.

Il a appelé Ryad à renoncer « vite à ces restrictions », citant notamment la limitation aux seuls aéroports de Jeddah et de Médine pour l’entrée des pèlerins en provenance du Qatar.

Le comité s’est enfin dit préoccupé par la « rhétorique anti-Qatar (…) qui risque de menacer la sécurité de ses pèlerins ».

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2017 15h28)                                            

Le président égyptien ratifie la rétrocession de deux îlots à Ryad

juin 24, 2017

Le Caire – Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a ratifié le transfert à l’Arabie saoudite de deux îlots de la mer Rouge, dernier rebondissement d’une affaire qui suscite de vives protestations depuis des mois, a annoncé samedi le gouvernement.

Cette décision intervient quelques jours après que le Parlement eut approuvé l’accord de rétrocession, qui a fait l’objet d’une longue saga judiciaire avec des jugements contradictoires.

Le gouvernement avait annoncé en avril 2016 un accord sur la rétrocession à Ryad de ces deux îlots inhabités, soulevant une vive controverse dans le pays et des manifestations réprimées par la police.

De nouveaux appels à manifester au cours de la semaine passée ont conduit à des dizaines d’arrestations.

Les deux camps se sont également affrontés devant les tribunaux et plusieurs jugements contradictoires ont été prononcés dans cette affaire.

Le Parlement avait approuvé le 14 juin l’accord de rétrocession à l’issue de trois jours de débats mouvementés, durant lesquels des députés de l’opposition avaient interrompu les séances en scandant des slogans dénonçant la rétrocession des deux îlots.

Mardi, M. Sissi a insisté sur la nécessité de retourner les îlots à leurs « propriétaires ».

« Les nations sont gouvernées par des constitutions et des lois (…), et non par des caprices ou des émotions », avait-il affirmé, cité par la présidence.

Mercredi, la Haute cour constitutionnelle a suspendu tous les jugements rendus sur la rétrocession, le temps de choisir la juridiction habilitée à juger ce dossier.

Pour certains Egyptiens, les deux îles ont une importance symbolique, liée aux quatre guerres ayant opposé leur pays à Israël. Situées stratégiquement à l’entrée du golfe d’Aqaba, elles permettent de contrôler l’accès au port israélien d’Eilat grâce au détroit de Tiran.

C’est la fermeture de ce détroit par le héraut du panarabisme Gamal Abdel Nasser qui avait précipité la guerre israélo-arabe de 1967, permettant à Israël d’occuper la péninsule du Sinaï, ainsi que les deux îles stratégiques. L’accord de paix de Camp David signé en 1979 par les deux belligérants autorisa l’Egypte à récupérer ses territoires, mais lui interdit d’y installer des troupes.

Les autorités justifient la rétrocession en expliquant que les deux îles, situées près de la pointe sud de la péninsule du Sinaï, appartenaient à l’Arabie saoudite mais que Ryad avait demandé en 1950 au Caire d’en assurer la protection.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2017 19h44)                                            

Arabie: la fête de la fin du ramadan célébrée dimanche

juin 24, 2017

 

Ryad – La fête de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du ramadan, le mois de jeûne musulman, sera célébrée à partir de dimanche, ont annoncé samedi les autorités religieuses en Arabie saoudite.

Dans un communiqué du cabinet royal publié par l’agence officielle Spa, les autorités religieuses ont indiqué qu’après l’observation du premier croissant de lune de chawal, le nouveau mois lunaire, dimanche sera le premier jour de la fête du Fitr.

Les Emirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn, le Qatar et le Yémen ont également annoncé sur leurs agences de presse que dimanche marquerait le début de l’Aïd el-Fitr.

Le sultanat d’Oman est le seul pays de la péninsule arabique à avoir fixé la date du Fitr à lundi, l’observation du croissant de lune n’ayant pas pu être observée samedi, selon un communiqué des autorités religieuses publié à Mascate.

Pendant le ramadan, mois de piété et de prière, les fidèles s’abstiennent de manger, de boire et d’avoir des rapports sexuels du lever au coucher du soleil.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2017 21h41)                   

Le fils du roi d’Arabie saoudite propulsé prince héritier à 31 ans

juin 21, 2017

Mohammed ben Salmane, le fils du roi d’Arabie saoudite, le 11 avril 2017 à Ryad / © Saudi Royal Palace/AFP/Archives / BANDAR AL-JALOUD

Le roi Salmane d’Arabie saoudite a propulsé mercredi son jeune fils Mohammed prince héritier, confirmant son ascension fulgurante dans un contexte de crise ouverte avec le Qatar et d’enlisement du conflit au Yémen.

Selon un décret royal, le souverain a évincé son neveu le prince héritier Mohammed ben Nayef, 57 ans, pour le remplacer par son fils âgé de 31 ans.

Il a ainsi confirmé une volonté d’ouvrir à la deuxième génération de la dynastie Al-Saoud les portes du pouvoir suprême dans ce pays ultraconservateur du Golfe et première puissance pétrolière mondiale.

Ministre de la Défense depuis deux ans, le prince Mohammed, qui vient aussi d’être nommé vice-Premier ministre, est devenu l’homme fort du pays après l’accession de son père au trône en janvier 2015.

En revanche, le prince Mohammed ben Nayef a été évincé de toutes ses fonctions -prince héritier, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur. Il a été remplacé à l’Intérieur par le prince Abdel Aziz ben Saoud.

Pour l’analyste Riad Kahwaji, la décision de nommer le nouveau prince héritier « était attendue depuis longtemps » et est plus motivée par des facteurs internes que par des facteurs de politique étrangère.

– ‘Confiance, soutien’ –

La famille royale a dû sentir que « le prince Mohammed a acquis assez de confiance et de soutien pour assumer » sa nouvelle charge, a souligné M. Kahwaji à l’AFP.

Selon un haut responsable saoudien, l’ancien prince héritier a cautionné la nomination de son successeur dans une lettre écrite au roi.

La télévision d’Etat a diffusé des images montrant les deux hommes s’embrasser à la suite de l’annonce.

« Je vais me reposer maintenant. Que Dieu t’aide », a lancé le prince Mohammed ben Nayef, auquel son successeur lui a répondu: « Que Dieu vous aide. Je ne me passerai jamais de vos conseils ».

Le très influent comité des grands oulémas saoudien a salué un « bon choix » du roi Salmane, alors que la Bourse saoudienne a bondi de plus de 4% à l’ouverture.

Plusieurs chefs d’Etat arabes ont félicité le nouveau prince héritier.

Le souverain saoudien a invité les membres de la famille royale, les responsables et les citoyens à venir mercredi soir dans son palais de la Mecque (ouest), pour faire allégeance au nouveau prince héritier.

Ailleurs, les autorités ont demandé aux Saoudiens de le faire auprès des princes des différentes régions.

Ayant la réputation d’un réformateur, Mohammed ben Salmane est aussi conseiller spécial du souverain et, surtout, il préside le Conseil des affaires économiques et de développement, organe qui supervise Saudi Aramco, la première compagnie productrice de pétrole au monde.

Sa nomination « suscite l’espoir et donne confiance en l’avenir du pays », a dit un homme d’affaires saoudien, Salmane al-Assemi, 33 ans, en rappelant qu’il était l’inspirateur d’un vaste programme de réformes économiques.

– Coup de jeune –

« Tout le monde va lui faire allégeance », a renchéri un autre Saoudien, Khaled al-Moutaïri, en saluant le coup de jeune représenté par cette nomination dans un pays qui a toujours été dirigé par de vieux rois.

Le roi Salmane a décidé à l’occasion de rétablir, avec effet rétroactif, toutes les primes et avantages supprimés aux fonctionnaires depuis près d’un an dans la cadre d’un programme d’austérité.

La nomination du prince Mohammed a été approuvée par 31 des 34 membres du « Conseil d’allégeance », chargé de régler les successions, selon les médias d’Etat.

L’instance a été revigorée par le roi Abdallah, disparu en 2015, pour éviter les conflits lors des successions entre les fils vieillissants du roi Abdel Aziz ben Saoud, fondateur du royaume.

Avec la précédente nomination de Mohammed ben Nayef, le roi Salmane, 81 ans, avait déjà modifié l’ordre de succession, jusque-là réservé aux fils directs du fondateur du royaume pour l’élargir aux petits-fils de ce dernier.

Ce développement intervient sur fond d’une profonde crise dans le Golfe, après la rupture le 5 juin par l’Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés des liens avec le Qatar accusé de soutenir « le terrorisme » et de se rapprocher de l’Iran chiite, rival régional du royaume saoudien.

La mise au ban du Qatar, associant les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte, met en avant le nouveau prince héritier, appelé à contribuer à la gestion de cette crise inédite.

En tant que ministre de la Défense, le prince Mohammed supervise déjà le dossier de la guerre au Yémen, qui s’enlise plus de deux ans après l’intervention d’une coalition arabe sous commandement saoudien. Ryad appuie le président Abd Rabbo Mansour Hadi face aux rebelles chiites soutenus par l’Iran.

Régi par une version rigoriste de l’islam, le royaume impose de nombreuses restrictions aux femmes qui ne sont pas autorisées à conduire et est accusé de violations des droits de l’Homme par des ONG internationales.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2017 14h30)                

Décès du milliardaire saoudien et marchand d’armes Adnan Khashoggi

juin 6, 2017

Le milliardaire saoudien et marchand d’armes Adnan Khashoggi, le 2 septembre 2007 à Monaco / © AFP / VALERY HACHE

Le milliardaire saoudien et marchand d’armes Adnan Khashoggi, réputé pour son style de vie flamboyant, est décédé mardi à Londres à l’âge de 82 ans, après une fin de carrière marquée par les scandales.

Le milliardaire, qui souffrait de la maladie de Parkinson, est mort entouré de ses enfants, a annoncé sa famille dans un communiqué.

Autrefois à la tête d’une fortune estimée à 2,4 milliards de livres (2,7 milliards d’euros), il avait été contraint au début des années 1980, après des déboires financiers, de vendre son avion privé, un DC9, et son yacht Nabila, deux symboles de son train de vie fastueux.

Pendant des années, il est l’intermédiaire de lucratifs contrats d’armes.

Familier des « coups » financiers, il mène grand train et hérite du surnom de « Gatsby saoudien ». Il organise des fêtes grandioses avec la jet set sur son yacht, dans ses villas et appartements de Marbella, Cannes, Monte Carlo, Rome, Madrid, Manhattan ou Paris.

A sa première épouse Sorayan, il offre une rivière de rubis, à sa seconde, Lamia, un collier d’émeraudes.

Le magazine Gentleman’s Journal raconte qu’il s’était vu offrir par son frère, pour son 50e anniversaire, un lionceau, pendant que la chanteuse Shirley Bassey lui chantait « joyeux anniversaire ».

Personnage charmeur et sans scrupules, Khashoggi dépense pendant la décennie des années 1970 quelque 250.000 dollars par jour, selon les estimations.

Fils d’un médecin de la cour saoudienne, il est envoyé faire ses études en Californie, et empoche sa première commission en vendant des camions Kenwood à un client saoudien.

Il gagne la confiance de la famille royale saoudienne qui l’oriente vers le commerce, plus fructueux, des armes.

– Rattrapé par les enquêtes –

A la fin des années 1970, il est rattrapé par la baisse relative des revenus pétroliers et la chute du dollar, et surtout est mis en cause dans diverses enquêtes américaines visant des pots de vin versés par les firmes Lockheed et Northrop à des personnalités étrangères.

Les affaires s’accumulent dans les années 1980 et ses créanciers se font de plus en plus pressants.

Adnan Khashoggi est entendu par le Congrès américain au sujet de l’Irangate, des ventes secrètes d’armes américaines à Téhéran pour obtenir des fonds afin de faire libérer des otages américains au Liban et aider financièrement les Contras nicaraguayens.

Au milieu des années 1990, il est mis en cause dans un scandale financier en Thaïlande, soupçonné d’un détournement de fonds de 66 millions d’euros qui a failli couler la Banque de Commerce de Bangkok.

Un an plus tard, il est poursuivi en justice par le casino de l’hôtel Ritz à Londres pour une dette de jeu de 8 millions de livres. L’affaire s’est soldée par un accord dont les termes n’ont pas été révélés.

Entre janvier et avril 1986, Adnan Khashoggi, avait joué un total de 10 millions de livres de l’époque. Mais la chance l’avait vite abandonné et il avait dû signer au total seize chèques de 200.000 livres chacun sur une banque suisse, qui en avait par la suite refusé l’encaissement, pour insolvabilité.

Il a par ailleurs été condamné en mars 1997 par le tribunal correctionnel de Paris à payer près de 9 millions de francs aux douanes pour avoir importé en 1986, dans son avion privé, 37 tableaux sans les déclarer.

M. Khashoggi était l’oncle du défunt Dodi Al-Fayed, le dernier compagnon de la princesse Diana. Sa soeur Samira avait épousé le patron de Harrods et père de Dodi, Mohamed Al-Fayed.

Sa famille a rendu hommage à un « pionnier » et à la « curiosité innée pour les autres » d’un homme qui « a célébré la vie ».

« Il a combiné perspicacité commerciale et loyauté à toute épreuve pour son pays, le royaume d’Arabie saoudite. Son travail a toujours bénéficié aux intérêts de son pays », a souligné sa famille dans un communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juin 2017 21h10)