Posts Tagged ‘Armes’

Canada: Trudeau promet d’interdire les fusils d’assaut s’il est réélu

septembre 20, 2019

 

Le premier ministre canadien sortant, Justin Trudeau, a promis vendredi d’interdire les fusils d’assaut et d’aider les villes à restreindre l’accès aux armes de poing s’il est réélu lors des législatives d’octobre.

Cette annonce fait suite à une recrudescence des crimes liés aux armes à feu au Canada, dont une vague de fusillades survenues récemment à Toronto, où le premier ministre a annoncé ces mesures lors d’une conférence de presse.

«Vous n’avez pas besoin d’une arme d’assaut de type militaire, une arme conçue pour tuer le plus grand nombre de personnes en un minimum de temps, pour abattre un cerf», a souligné Justin Trudeau, qui a fait état en 2017 de «2500 victimes de violence par armes à feu de plus qu’en 2013» au Canada.

Programme de rachat

Si les libéraux de Justin Trudeau sont réélus le 21 octobre, les fusils d’assaut, tels les AR-15, seront interdits et un programme de rachat de ces armes de type militaire déjà en circulation sera mis en place, a promis le Premier ministre sortant.

Les armes de poing comme les pistolets et revolvers ne seront cependant pas interdits, mais les municipalités auront davantage de pouvoirs pour en restreindre l’accès, a précisé Justin Trudeau, faisant état d’une approche «mesurée et basée sur les faits».

Le dernier gouvernement conservateur, sous Stephen Harper, avait fait abolir en 2012 l’obligation pour les Canadiens d’enregistrer leurs carabines et leurs fusils de chasse. Justin Trudeau a promis de ne pas remettre en place ce registre fédéral afin de «respecter les fermiers et chasseurs canadiens».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Centrafrique : nouvelle livraison d’armes russes à Bangui

août 17, 2019

Munitions saisies à Bria (centre-est), Centrafrique, le 11 février 2015 © Nations unies / Flickr 

Un accord de défense a été signé entre les deux pays en août 2018. Quatorze livraisons supplémentaires sont prévues dans les semaines à venir.

Après une première livraison en janvier, une deuxième cargaison d’armes légères et de munitions russes destinées à l’équipement des forces armées centrafricaines (FACA) est arrivée mercredi à Bangui.
Après de longues négociations, la Russie a obtenu mi-décembre le droit de donner un stock d’armement conséquent aux forces centrafricaines malgré un embargo sur les armes imposées depuis 2013.

La cargaison débarquée mercredi à l’aéroport international de Bangui M’poko constitue la première tranche d’une livraison annoncée le 21 mai par la présidence russe.

En tout, 14 chargements doivent être acheminés « au cours des prochaines semaines », a déclaré Viktor Tokmakov, premier conseiller de l’ambassade de Russie en Centrafrique.

Des militaires centrafricains et des soldats de la force de paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ont été déployés dans Bangui, la capitale centrafricaine, pour protéger les convois, a indiqué la Minusca.

Renforcer l’armée nationale

Les cargaisons acheminées comprennent des armes légères (pistolets, fusils d’assaut, de précision et mitrailleuses, mais également lance-roquettes RPGs et armes anti-aériennes) et des munitions.

Les matériels sont destinés à équiper huit bataillons (soit environ 2.700 hommes) des FACA, formés par des instructeurs russes au camp militaire de Bérengo, dans le sud-ouest du pays.

L’armée nationale doit à terme remplacer les soldats de la force de paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca) dans un pays où des groupes armés continuent de s’affronter.

Une première livraison d’armes russes avait été effectuée entre janvier et février, en vertu d’un accord de défense signé entre la Russie et la Centrafrique en août 2018.

Washington, Paris et Londres avaient demandé à leur partenaire russe des mesures renforcées de stockage de ces armes et de les identifier précisément avec des numéros de série, selon des sources diplomatiques.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: environ 8007 armes et explosifs ramassés dans le Pool

octobre 7, 2018

 

Le président de la commission ad hoc mixte paritaire Séraphin Ondélé  a révélé le 5 octobre à Brazzaville que  l’opération ramassage des armes  dans le département du Pool avait  permis  la collecte de près de 8007 armes et explosifs  détenus par les ex-combattants Ninjas.

Faisant le  bilan à mi-parcours, Séraphin Ondélé a détaillé les types d’armes qui ont été ramassées après 57 jours de travail de la commission, chargée de la mise en œuvre de l’accord de cessation des hostilités signé le 23 décembre 2017 à Kinkala.

La commission a rassemblé au total 872 PMAK, 2358 fusils de chasse, 10 FM, 15 LRAC, 13 pistolets automatiques, 60 mortiers, 31 SKS, 3 uzi, 610 grenades de tout genre.

Autres archétypes d’armes réunies par la commission ad hoc,  18 lances grenades,  54 roquettes, 56 obus mortier,  61 poignards, 2 obus BM 21, 624 chargeurs garnis et 2314 munitions en vrac. Un lot de 701 chargeurs garnis équivaut à 100 armes.

Parmi les explosifs rassemblés par la commission se trouvent 2697 détonateurs,  93 pains de TNT, 949 allumeurs, 58 mèches et cordons.

Parallèlement à l’opération ramassage des armes, la commission a identifié  et recensé 5665 ex-combattants  dans les centres de collecte de Kinkala (1303), Goma tsé-tsé (810), Mbanza Ndounga (365), Mindouli  (446), Kindamba (644), et Mayama (156). Ceux de vindza, Matoumbou, Kibouendé et Madzia, ont été comptés, respectivement au nombre de 295, 313, 187, et 62. Dans la localité de  Loulombo 266  ex-combattants ont été identifiés. A Kinkembo 257 ont été recensés, à Kimbédi 68, à Kindamba-Ngouédi 194, et à Missafou 299.

Tous les ex-combattants déjà recensés n’attendent que leur intégration.

Zenga-mambu.com by Laurent avec Marna Julie MANKENE

Des lycéens de Parkland entament une tournée aux États-Unis pour le contrôle des armes

juin 16, 2018

Des manifestants marchent dans les rues de Chicago pendant le rassemblement « La route du changement », organisé pour le contrôle des armes, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

Des lycéens de Parkland (Floride), où un ancien élève a tué 17 personnes en février, ont entamé vendredi à Chicago une tournée en autocar à travers les Etats-Unis, pour inciter les jeunes Américains à voter contre le lobby des armes, la NRA.

La tournée nationale, intitulée « Route vers le changement » (« Road to Change » en anglais) doit traverser 20 des cinquante Etats du pays, parmi lesquels le Texas, un Etat conservateur où les armes sont reines et le droit de les porter défendu par les autorités, jusqu’aux scrutins du 6 novembre.

A chacune des 50 étapes, les organisateurs veulent convaincre les jeunes de s’inscrire sur les listes électorales et les informer sur les candidats locaux qui demandent une réforme des réglementations sur les armes à feu ou ceux qui reçoivent des fonds de la NRA pour défendre le droit constitutionnel de posséder une arme.

Les lycéens ont choisi Chicago comme première étape de leur périple car la 3e ville des Etats-Unis est frappée par une violence endémique: on y a recensé 950 fusillades depuis le début de l’année, et plus de 220 meurtres.

Le musicien américain Chance the Rapper s’adresse à la foule pendant le rassemblement « La route vers le changement », à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

L’idée est d’attirer l’attention non seulement sur les tueries de masse qui font la Une des médias, mais aussi sur les tueries du quotidien, qui contribuent à un bilan annuel de quelque 33.000 morts par armes à feu aux Etats-Unis.

« Nos voix, vos voix unies sont plus fortes que tout », a déclaré l’une des lycéennes de Parkland, Kyrah Simon, devant une foule de plus d’un milliers de jeunes réunis au départ de la tournée.

Les élèves de Parkland sont à l’origine d’une mobilisation pour exiger une régulation plus stricte des armes à feu qui avait conduit plus d’un million de personnes à défiler dans les rues fin mars.

L’activiste lycéenne Emma Gonzales, survivante de la fusillade de Parkland en Floride (au centre), lors du rassemblement « Route du changement » à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

La Floride, un Etat très souple en matière de vente d’armes, a depuis adopté des mesures timides de restriction, notamment en relevant de 18 à 21 ans l’âge limite pour acheter une arme à feu.

Vendredi à Chicago, les lycéens de Parkland ont pris soin de rester en retrait, laissant d’autres jeunes militants prendre la parole devant la foule.

« Des gens sont tués chaque jour à Chicago, et pas parce qu’ils font quelque chose de mal », a souligné Trevon Bosley, dont le frère a été tué sur le parking d’une église.

Des célébrités s’étaient également jointes au mouvement, comme Will.I.Am du groupe The Black Eyed Peas, qui a appelé à « des lois correctes sur les armes » de manière à ce que « les timbrés ne se baladent pas avec des armes militaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 08h44)

La présence militaire russe et son arsenal en Syrie

avril 11, 2018

Un bombardier russe Sukhoï Su-35 bomber atterrit à la base militaire de Hmeimim, en Syrie, le 4 mai 2016 / © AFP/Archives / Vasily Maximov

La Russie affirme avoir significativement réduit sa présence militaire et ses opérations en Syrie depuis novembre 2017, mais elle conserve diverses unités sur place, notamment sur les bases de Tartous et de Hmeimim.

– Des liens anciens –

La Syrie était déjà une alliée privilégiée à l’époque soviétique, un lien scellé le 8 octobre 1980 par un « traité d’amitié et de coopération » signé par Léonid Brejnev et Hafez al-Assad.

Après une période de froid après la chute de l’URSS, Vladimir Poutine et Bachar al-Assad se rapprochent dans les années 2000. Dès 2011 et le début d’une révolte populaire en Syrie, Moscou soutient le régime syrien et envoie en janvier 2012 des navires de guerre dans la base russe de Tartous.

Le 30 septembre 2015, la Russie lance une campagne de frappes aériennes en Syrie en soutien au régime de Damas.

– Combien de militaires ?

Le chiffre officiel le plus récent est celui du personnel militaire ayant voté en Syrie lors de la présidentielle du 18 mars: 2.954, à 100% pour Vladimir Poutine.

La grande majorité sont déployés sur la base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie.

Une partie des soldats russes en Syrie sont des « conseillers » militaires, qui aident sur le terrain l’armée syrienne et ont joué un grand rôle dans ses derniers succès.

A cela, il faut ajouter la police militaire, constituée en majeure partie de bataillons issus des républiques musulmanes du Caucase russe, déployés dans les localités reprises aux rebelles, comme à Alep, et dans les « zones de désescalade » instaurées dans plusieurs régions.

L’expert militaire Pavel Felguenhauer estimait fin 2017 que « jusqu’à un millier de membres des forces spéciales » combattaient aussi aux côtés des troupes du régime.

Vladimir Poutine a révélé en décembre dernier qu’un total de 48.000 militaires russes avaient participé à l’intervention en Syrie depuis son lancement le 30 septembre 2015.

Officiellement, plus de 80 militaires russes ont péri en Syrie depuis le début cette intervention. Mais les pertes parmi les mercenaires russes seraient plus élevées.

– Avions de chasse et bombardiers –

L’aviation est le bras armé de l’intervention militaire russe. Parmi les quelques dizaines d’appareils déployés selon des experts figurent des bombardiers Su-24 ou Su-34, des avions multirôle Su-30 et même des chasseurs Su-35, derniers nés du complexe militaro-industriel russe, ainsi que des hélicoptères de combat.

La Russie a également fait décoller des bombardiers stratégiques Tu-22 et Tu-160 de Russie pour procéder à des frappes au-dessus de la Syrie, ou utilisé des missiles de croisière d’une portée de 4.500 km: une plus-value militaire minime mais un symbole pour une armée russe désireuse d’afficher sa puissance.

– Navires et batteries antiaériennes –

Pour assurer la défense de sa base de Hmeimim, la Russie a installé en novembre 2015 ses très modernes batteries de défense antiaérienne S-400, qu’elle considère comme son fleuron. L’armée a également déployé des moyens mobiles de défense antiaérienne (Pantsir et Tor M1).

A Tartous, où l’armée russe dispose d’installations portuaires depuis plusieurs décennies, des batteries de défense antiaérienne S-300 ont aussi été mises en place. Tout ceci en dépit du fait que ni les rebelles, ni les jihadistes n’ont d’aviation, mais ce qui permet au besoin d’imposer une « zone d’exclusion aérienne » au-dessus de la Syrie.

Quant aux navires, ils se sont succédé en Méditerranée et ont procédé à plusieurs séries de frappes très médiatisées. Après des missions au large de la Syrie, l’Amiral Kouznetsov, unique porte-avions de la Marine russe, est actuellement modernisé dans une cale sèche de l’Arctique russe.

– Une présence sur la durée –

Malgré deux retraits d’une partie « significative » du contingent russe en Syrie, annoncés en mars 2016 et novembre 2017, la Russie conserve un large éventail de possibilités pour agir.

La base militaire de Hmeimim, aménagée à la hâte en marge d’un aéroport civil à l’été 2015 pour accueillir les avions russes, est devenue une base permanente de l’armée russe en janvier 2017, après un accord entre Damas et Moscou, passant sous juridiction russe.

Même chose à Tartous: ce qui était jusque là une installation portuaire destinée à la marine russe est devenu « une base navale russe permanente ».

Aux forces officielles s’ajoute également tout un contingent de mercenaires russes qui combattent aux côtés des forces pro-régime, notamment pour une société militaire privée appelée le « Groupe Wagner ».

En qualité d’alliée de Damas, Moscou devrait rafler la part du lion dans le processus de reconstruction du pays ravagé, et de nombreux projets d’investissements ont déjà été évoqués dans l’énergie notamment.

Romandie.com avec (©AFP / 11 avril 2018 15h00)                

Le pape appelle les jeunes à résister à ceux qui veulent les « faire taire »

mars 25, 2018

Cité du Vatican – Le pape François a lancé dimanche un appel aux jeunes du monde entier à résister à l’envie de leurs aînés de les « faire taire », au lendemain de manifestations massives de jeunes contre les armes à feu aux États-Unis.

Le pape à lancé cet appel devant 50.000 fidèles — selon la gendarmerie vaticane — sur la place Saint-Pierre pendant la messe des Rameaux (le dimanche avant Pâques), à l’occasion de la Journée mondiale de la Jeunesse, sans toutefois faire directement allusion aux rassemblements américains.

« Faire taire les jeunes est une tentation qui a toujours existé », a assuré le pape argentin. « Il y a de nombreuses manières de rendre les jeunes silencieux et invisibles. De nombreuses manières de les anesthésier et de les endormir pour qu’ils ne fassent pas de bruit, pour qu’ils ne s’interrogent pas et ne se remettent pas en question ».

« Il y a de nombreuses manières de les faire tenir tranquilles pour qu’ils ne s’impliquent pas et que leurs rêves perdent de la hauteur et deviennent des rêvasseries au ras du sol, mesquines, tristes », a-t-il insisté.

Jorge Bergoglio a alors rappelé une parole de Jésus à propos de disciples jugés trop démonstratifs et bruyants: « Si eux se taisent, les pierres crieront ».

« Chers jeunes, c’est à vous de vous décider », a lancé le pape. « Si les autres se taisent, si nous, les aînés et les responsables, si souvent corrompus, sommes silencieux, si le monde se tait et perd la joie, je vous le demande: vous, est-ce que vous crierez? S’il vous plaît, s’il vous plaît, décidez-vous avant que les pierres ne crient ».

A la fin de la messe, des jeunes ont remis au pape un document élaboré par 300 délégués du monde entier réunis toute la semaine au Vatican pour évoquer leurs attentes avant le synode (réunion d’évêques) qui doit leur être consacré en octobre.

Dans ce document de 12 pages, les jeunes expriment un besoin « de modèles attractifs, cohérents et authentiques » mais aussi « d’inclusion, d’accueil, de miséricorde et de tendresse de la part de l’Eglise ».

Ils évoquent leurs dissensions sur les enseignements de l’Eglise concernant la contraception, l’avortement ou l’homosexualité, entre ceux qui attendent qu’elle tienne bon dans son message souvent à contre-courant et ceux qui se sentent exclus.

Les jeunes estiment que l’Eglise ne doit pas avoir peur de « sa vulnérabilité » et reconnaître « ses fautes passées et présentes », en particulier sur les abus sexuels et l’usage inapproprié du pouvoir et des richesses.

Ils s’interrogent aussi sur les perspectives des jeunes femmes au sein d’une institution dont tous les responsables visibles sont des hommes.

Et ils demandent à l’Eglise de venir les chercher où ils sont: dans la rue, les bars, les cafés, les parcs, les salles de sport, les stades…

Romandie.com avec(©AFP / 25 mars 2018 12h12)                                            

États-Unis: face aux larmes des rescapés de Floride, Trump promet des mesures fortes

février 21, 2018

Donald Trump reçoit des rescapés de la tuerie de Parkland à la Maison Blanche le 21 février 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Des voix brisées, des larmes, de la colère aussi: face aux témoignages des rescapés de la fusillade de Floride, Donald Trump a promis mercredi des mesures « fortes », évoquant la possibilité, extrêmement controversée, d’autoriser le port d’armes pour certains enseignants.

Une semaine après le carnage perpétré dans un lycée de Parkland, où 17 personnes ont perdu la vie, le président américain s’est posé en homme à l’écoute de toutes les suggestions. Mais celui qui a promis aux membres de la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes, qu’ils avaient « un vrai ami à la Maison Blanche » joue une partition délicate.

Tour à tour, des étudiants de différentes écoles endeuillées par les armes et des parents de victimes, assis en cercle autour de lui dans un vaste salon de la Maison Blanche, ont dit leur douleur, raconté leur détresse. Mais aussi avancé des propositions, très variées. La plus polémique d’entre toutes? Armer une partie du corps enseignant.

Les professeurs concernés porteraient leur arme de façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable, a précisé le président, sans annoncer de décision tranchée mais indiquant que cette piste méritait véritablement d’être étudiée.

« Evidemment, cela s’appliquerait uniquement aux enseignants sachant manier une arme », a-t-il concédé, en suggérant d’armer 20% des effectifs des équipes pédagogiques.

« Beaucoup de gens ne vont pas aimer », a-t-il reconnu, après avoir organisé un rapide vote à mains levées. Environ une moitié des personnes présentes étaient pour, l’autre contre.

– ‘Combien d’enfants doivent tomber?’ –

Le locataire de la Maison Blanche a critiqué le concept de lieux sanctuaires où aucune arme n’est tolérée, en estimant que de tels sites jouaient un rôle d’aimant pour les « maniaques », qu’il a assimilés à des « lâches » qui privilégieraient les cibles où ils risquent de ne pas se faire tirer dessus en réponse.

M. Trump a par ailleurs promis de prendre des mesures « fortes » sur les vérifications des antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs d’armes.

Le président septuagénaire a aussi promis, sans autres précisions, la « fermeté » sur l’âge légal pour acheter une arme à feu.

De nombreuses personnes ont relevé que Nikolas Cruz, le tueur de Floride, avait pu acquérir à 18 ans un fusil semi-automatique, alors qu’il faut avoir au moins 21 ans pour acheter de l’alcool ou des cigarettes.

« S’il vous plait M. Trump, il faut du bon sens », avait plaidé peu avant le père d’une victime, appelant à imposer sans tarder cette limite des 21 ans.

Le long témoignage d’Andrew Pollack, dont la fille de 18 ans, Meadow, a été tuée au lycée Marjory Stoneman Douglas il y a une semaine, a plongé la salle dans un silence total.

« Je ne reverrai jamais ma magnifique fille », a-t-il lancé, les mâchoires serrées de douleur, entourés de ses fils retenant leurs larmes. « Elle n’est pas là. Elle est à North Lauderdale, au cimetière King David, c’est là qu’aujourd’hui je vais pour voir mon enfant ».

« Combien d’écoles? Combien d’enfants doivent-ils tomber sous les balles? », a-t-il tonné, élevant la voix. « En tant que pays, nous avons échoué à protéger nos enfants. Cela ne devrait pas se produire. Je suis très en colère ».

Quelques heures plus tôt, beaucoup plus au sud, des jeunes de Parkland avaient investi mercredi la petite capitale de la Floride, Tallahassee, pour tenter d’arracher un durcissement de la législation sur les armes aux élus de Floride au son de « Plus jamais ça », mot d’ordre répercuté sur les réseaux sociaux.

« Que ces vies puissent être volées sans changement serait un acte de trahison à l’égard de notre grand pays », a déclaré Lorenzo Prado, un des nombreux orateurs à lancer des appels poignants au micro.

– ‘Cela ne va pas faiblir’ –

Sweat-shirt de son école et cheveux joliment tressés, Rachel Catania assurait sur CNN que le mouvement était solide. « Cela ne va pas faiblir, pas cette fois. Il va y avoir un changement », a-t-elle dit.

M. Trump a demandé mardi à son administration de prendre des mesures pour interdire la vente de dispositifs permettant de transformer des fusils semi-automatiques en mitraillettes. Ces « bump stocks » sont des systèmes amovibles fixés à la crosse d’un fusil et qui avaient été utilisés par le tueur de Las Vegas. Cinquante-huit personnes ont péri le 1er octobre 2017.

Ces évolutions potentielles de la règlementation sont très modestes à l’échelle d’un pays où environ 300 millions d’armes à feu sont disséminées dans la population. Mais elles témoignent d’une inflexion pour un président qui a juré fidélité à la NRA.

La fusillade de Parkland est la pire dans un établissement scolaire aux Etats-Unis depuis la tuerie de Sandy Hook, qui a fait 26 morts fin 2012.

Les lycéens de Stoneman Douglas, qui prévoient un grand rassemblement le 24 mars à Washington, devaient participer mercredi soir à un débat organisé par CNN. Ils doivent notamment y retrouver une représentante de la NRA, la très médiatique militante Dana Loesch.

Ce groupe de jeunes gens, qui vient d’acquérir une soudaine notoriété, est aussi confronté à des théories conspirationnistes, notamment sur les réseaux sociaux. Le collaborateur d’un élu de Floride a dû quitter son emploi après avoir qualifié certains d’entre eux de comédiens.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 01h22)                

Tuerie puis inaction: l’Amérique surarmée face à ses démons

février 15, 2018

Deux étudiants tombent dans les bras l’un de l’autre après la tuerie dans leur Lycée qui a coûté la vie à 17 personnes, tombées sous les balles d’un tueur de 19 ans / © AFP / Michele Eve Sandberg

« Cela n’arrive qu’ici »: les Etats-Unis étaient une nouvelle fois confrontés jeudi à leur spécificité d’être le seul pays développé où se succèdent les tueries par arme à feu dans les écoles, un problème aigu qui génère pourtant un débat stérile.

Après les 17 personnes abattues mercredi dans un lycée de Floride, allait-on assister à l’adoption de mesures nationales radicales pour prévenir la réédition d’une telle tragédie ? Très vraisemblablement pas, tant sont profondément plantées les conditions du statu quo.

Et déjà le cycle immuable, difficilement compréhensible à l’étranger, s’est remis à tourner: d’abord les réactions horrifiées, puis l’unité dans la peine, ensuite l’indignation et les divisions politiques, et enfin… l’inaction.

Si ce débat tourne à vide, c’est que les acteurs ne changent pas et qu’ils restent solidement campés sur leurs positions.

On trouve d’un côté ceux qui s’opposent à toute limitation des armes, au nom du sacro-saint deuxième amendement de la Constitution.

Leur argumentaire a deux idées force: aucune loi ne pourra empêcher déséquilibrés et criminels de se procurer une arme, ni d’ouvrir le feu dans une école; face à ces dangers, les citoyens ont justement besoin d’être armés.

En face, les associations luttant contre la libre prolifération des armes ont perdu l’espoir d’une adoption rapide par un Congrès à majorité républicaine d’une loi nationale ambitieuse.

– Pays de révolutionnaires armés –

Elles ont déplacé leur combat sur le terrain local où elles tentent de convaincre les élus de rendre obligatoires les contrôles d’antécédents judiciaires et psychiatriques avant toute vente d’arme.

Un objectif a minima qui se révèle souvent un col infranchissable, dans un pays qui a placé le fusil au coeur de sa mythologie, celle d’une nation née dans le sang de sa révolution et qui est restée fière de ses héros du Far West.

Les termes mêmes du débat sont faussés: les élus financés par la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes qui a soutenu Donald Trump dans sa campagne présidentielle, refusent par idéologie d’admettre qu’une arme à feu est par définition un objet létal, et qu’en favoriser l’accès est risqué.

Ainsi M. Trump a présenté dans son premier tweet jeudi le drame en Floride comme l’acte d’un déséquilibré mental, sans s’interroger sur le fait que le tireur ait pu s’équiper d’un fusil d’assaut. Ceci à 19 ans, un âge où beaucoup d’Américains ont l’interdiction d’acheter une bière ou des cigarettes.

Plus tard, dans une allocution à la Maison Blanche, le président n’a fait aucune allusion aux armes à feu, mettant l’accent sur la lutte contre les maladies psychiques.

Pourtant le lien direct entre la dissémination des armes et la fréquence des fusillades est démontré par la quasi-totalité des statistiques.

Les Américains –moins de 5% de la population mondiale– possèdent presque la moitié des armes individuelles aux mains de civils sur la planète. Le taux d’homicides par balle est 25 fois plus élevé que dans le reste des pays développés.

Le risque de mourir par balle est 300 fois plus élevé pour un Américain que pour un Japonais.

– Prier… ou agir ? –

« Si davantage d’armes et moins de législation sur les armes renforçait notre sécurité, l’Amérique serait le pays le plus sûr du monde. A l’inverse, nous avons le plus fort taux de violence armée de toutes les nations développées », martèle Shannon Watts, fondatrice de « Moms Demand Action For Gun Sense In America ».

Comme à chaque lendemain de fusillade, les élus favorablement notés par la NRA repoussaient jeudi cette question gênante, au nom de la dignité qu’il faut selon eux respecter à l’égard des victimes.

« Ce n’est pas le moment pour cette discussion », a ainsi tranché le gouverneur républicain de la Floride, Rick Scott. Lui et le sénateur républicain Marco Rubio ont sans surprise appelé la population à « prier », suscitant l’exaspération d’Américains dépités par l’immobilisme.

« Ne me dites pas (qu’aujourd’hui) n’est pas le bon moment pour débattre des violences par armes à feu. Si vous êtes un responsable politique et que vous ne faites rien au sujet de ce massacre, alors vous êtes complice », a lancé Chris Murphy, sénateur démocrate du Connecticut.

Même les interventions de personnalités largement suivies sur les réseaux sociaux étaient probablement vouées à demeurer lettres mortes.

« Nous devons à nos enfants et à nos enseignants la sécurité à l’école. Les prières n’y arriveront pas. L’action le permettra. Que le Congrès veuille bien faire son travail », a tweeté Kim Kardashian.

« Les prières sans actes sont des mensonges qu’on se fait à soi-même, entendues par aucun Dieu et qui ne débouchent sur rien », a de son côté réagi l’acteur Mark Ruffalo.

Romandie.com avec(©AFP / 15 février 2018 17h46)                

Centrafrique: arrivée d’une première livraison d’armes russes à Bangui

janvier 28, 2018

 

Des rebelles de la Séléka à Bria, dans le nord-est de la Centrafrique, en 2013. © Jacob Zocherman/AP/SIPA

Une première cargaison d’armes russes, destinées à l’équipement des forces armées centrafricaines, est arrivée dans la nuit de vendredi à samedi à Bangui, a appris l’AFP de sources onusiennes concordantes.

L’avion, un IL76 opéré par l’armée russe, est arrivé à l’aéroport de Bangui depuis Khartoum le 26 au soir, et est reparti pour Khartoum dans la nuit.

« Il y avait des agents russes pour les accueillir », a indiqué à l’AFP une source de l’ONU.

Mi-décembre, après de longues négociations avec le Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie avait été autorisée à donner un stock d’armement conséquent à la RCA, destiné à l’armée centrafricaine en reconstruction, en vertu d’une exemption accordée par l’ONU à Moscou à l’embargo sur les armes décrété à l’égard de ce pays.

Washington, Paris et Londres avaient notamment demandé à leur partenaire russe des mesures renforcées de stockage de ces armes et de les identifier précisément avec des numéros de série, selon des sources diplomatiques.

Moscou doit équiper deux bataillons, soit 1.300 hommes, avec des armes légères (pistolets, fusils d’assaut, de précision et mitrailleuses, mais également lance-roquettes RPGs et armes anti-aériennes).

La Russie va former des militaires centrafricains

La Russie a également reçu l’autorisation de l’ONU d’entraîner les militaires centrafricains à l’utilisation de ces armes.

Des instructeurs militaires russes sont déjà arrivés à Bangui, a appris l’AFP de sources onusiennes et diplomatiques concordantes. Un camp d’entraînement militaire est en cours de réhabilitation à Bérengo, dans le sud-ouest du pays, a appris l’AFP de ces mêmes sources.

La Centrafrique, où de nombreux groupes armés continuent de sévir, est visée par un embargo sur les armes depuis 2013. Les dirigeants centrafricains avaient demandé il y a quelques mois à la Russie de lui fournir des armes pour des unités en cours de formation par l’Union européenne.

Début janvier, les Etats-Unis ont annoncé un don de 12,7 millions de dollars pour des programmes de formation de l’armée centrafricaine.

A terme, la force de paix de l’ONU en Centrafrique, qui vient d’être prolongée pour un an, doit être remplacée sur le terrain par les Forces armées centrafricaines (FACA).

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l’ex-Séléka), qui a entraîné une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d’ »autodéfense » (anti-balaka, ou anti-machettes). Si la capitale Bangui est désormais épargnée par les violences, ces groupes armés continuent de s’affronter sur une large partie du territoire pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d’habitants, l’un des plus pauvres au monde.

Jeuneafrique.com

Une importante cargaison d’armes et équipements militaires du Congo saisie au Brésil

décembre 22, 2017

L’ordre a été donné par le département d’État Américain aux autorités brésiliennes qui l’ont exécuté à la lettre et fait saisir, une importante cargaison d’armes à destination de Pointe-Noire via le port de Luanda. Joao Pereira, le marchand d’armes au centre de l’opération a été entendu pendant des heures par la police.

Tout commence lors du salon de la défense à Rio Janeiro où le Brésil a exhibé son savoir-faire de ses fabricants d’armes en quête de nouveaux marchés dans un monde ravagé par des guerres. Les 150 entreprises brésiliennes qui exposent alors à ce salon baptisé LAAD pressentent des offres variées allant des avions-cargos eux balles traçantes.

Dans le stand du fabriquant d’armes Taurus, les intéressés empoignent des fusils d’assaut dernier cri pour les inspecter sur toutes les coutures, les pointant vers des cibles imaginaires. Et parmi eux figurent trois officiers de la direction générale de la sécurité présidentielle du Congo Brazzaville qui tombent sous le charme des armes brésiliennes.

Joao Pereira qui est présent joue son va-tout et capte les officiers Congolais fascinés par sa connaissance de l’Afrique. Le marchand d’armes a notamment opéré en Angola, Mozambique et Guinée Bissau où il a armé les narco-militaires de ce petite pays lusophone d’Afrique de l’Ouest.

Alors qu’il rencontre les officiers Congolais dans ses locaux dans la banlieue de Rio, la CIA qui le suit s’intéresse et alerte les services secrets brésiliens qui procèdent à une filature exhaustive. Les Congolais optent pour les armes du fabricant Taurus, des gilets pare-balle du fabricant Glagio do Brasil, des bateaux pneumatiques munis d’armes automatiques de la firme DGS Défense.

Les officiers Congolais concluent avec le marchand brésilien une juteuse affaire d’un coût de 3 millions de dollars, mais demandent au brésilien de surfacturer à 4 millions. Prête à être envoyée au Congo via l’Angola pour brouiller les pistes, la cargaison a été saisie par la police brésilienne sur demande des USA qui ont fait parvenir à Sao Paulo, un rapport qui accable les autorités de Brazzaville.

Sacer-infos.com par Stany Franck