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Congo: Des armes de guerre cachées par Ndenguet saisies à Obouya et Diata par la Garde Républicaine

août 25, 2022
 Des armes de guerre cachées par Ndenguet saisies à Obouya et Diata par la Garde Républicaine

«Tala bango na bango bakomi ko swana ! Eyi mabé ! » Les éléments de la Garde républicaine appuyés par ceux de la Sécurité présidentielle auraient découvert des caches d’armes appartenant au directeur général de la police nationale, le général Jean François Ndenguet à Obouya dans son village de la Cuvette et dans deux de ses propriétés à Brazzaville. Mais les proches de Ndenguet parlent d’un montage grossier de ses adversaires dans la logique de la cabale orchestrée contre lui.

Une entente secrète regroupant plusieurs membres du clan Sassou dirigée contre le général Jean François Ndenguet serait à la manette d’un grossier montage qui aurait abouti à la saisie des armes de guerre dans ses propriétés dans la Cuvette et à Brazzaville. On parle de deux villas situées dans les quartiers Diata et Poto-Poto.

Qui veut noyer son chien l’accuse de rage dit-on ! C’est la logique adoptée par les ennemis internes de Jean François Ndenguet qui auraient décidé de mettre fin à son règne à la tête de la police. Le pouvoir étant ingrat, on ne reconnaît plus au fils d’Obouya tous ses sacrifices pour la conservation du règne du clan de l’Alima. Il est devenu l’homme à abattre qui pourrait empêcher une succession familiale à la tête du Congo.

On rapporte que Jean François Ndenguet gardait des armes de guerre dans son village d’Obouya dans la Cuvette qui serviraient au moment venu à déstabiliser les institutions de la république. Qui se souvient encore des déclarations de Jean Dominique Okemba à Oyo affirmant avoir des hommes et des armes? Le patron des services secrets est le bras droit de Ndenguet.

Les dernières mises en place au sein des forces de l’ordre visaient notamment à pousser à a retraite le général Jean François Ndenguet qui aurait opposé son refus en s’appuyant bien entendu sur son acolyte JDO.

Les proches de Ndenguet s’étonnent aussi qu’on lui attribue des villas à Diata et Poto-Poto dans lesquelles des armes auraient été trouvées. Pour l’heure, on attend le retour des vacances de Denis Sassou Nguesso pour donner suite à cette cabale contre Jean François Ndenguet.

Avec Le Congolais. fr

Des citoyens se préparent au pire à Taïwan

juillet 28, 2022
Des citoyens forment une ligne et visent avec des armes de poing.

Des Taïwanais s’exercent au maniement d’armes à feu dans le cadre d’une formation destinée aux citoyens. Photo : Radio-Canada/Philippe Leblanc

La guerre en Ukraine et les tensions avec la Chine font peur à de nombreux Taïwanais qui se ruent sur les formations de maniement d’armes et de premiers soins. La Chine considère la petite île comme une partie de son territoire et promet de la reprendre.

Par un samedi matin suffoquant et collant à Taipei, dans un vieil entrepôt désert à la peinture défraîchie, une vingtaine de Taïwanais en tenue de sport manipulent des pistolets pour la première fois de leur vie.

Inspirés par la résistance ukrainienne et alarmés par la menace constante d’invasion chinoise, ils ont choisi d’apprendre les rudiments du maniement d’armes et de pratiquer leur tir avec des balles de plastique.

Welly Huang n’a aucunement l’air d’un guerrier. Il porte ses souliers de course habituels et un simple chandail bleu. Cet ingénieur est attentif. Il participe à cette formation avec sa famille en tête.

Si on se fie à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, c’est une bonne chose de se préparer et de se tenir au courant des plans de mobilisation et de défense du gouvernement, explique Welly Huang. Comme j’ai une famille, deux enfants, j’apprends à les protéger. Je dois le faire si la guerre inévitable devait arriver.

Dans un sondage effectué au mois de mai, plus de 60 % des Taïwanais disaient être prêts à prendre les armes pour défendre l’île contre la Chine. Mais Welly Huang doute de ces chiffres.

« Je pense qu’il n’y a que peu de gens qui sont vraiment prêts à défendre notre île. Peut-être que la majorité serait prête à se rendre. Mais Taïwan est une petite île, ce n’est pas l’Ukraine. Vous ne pouvez pas venir ici en voiture. Ça joue pour nous. »— Une citation de  Welly Huang

À côté de lui, Wang Ying-jie pratique aussi son tir et écoute les conseils des enseignants, d’anciens militaires taïwanais. Elle porte un chandail à l’effigie de Franklin, personnage réfléchi et intelligent de la bande dessinée Charlie Brown.

Wang Ying-jie a des yeux espiègles qui cachent mal sa détermination. Elle n’hésitera pas à se défendre en cas d’invasion. Ce cours de base la rend déjà plus confiante en ses capacités.

Je ne veux pas avoir à le faire, mais je me défendrai, dit-elle. Je pense que je serais capable d’appliquer ce qu’on apprend ici. Les enseignants nous donnaient des informations claires et précises.

Ailleurs à Taipei, une autre fin de semaine, des hommes en vêtement d’armée courent avec des armes automatiques. Ils pratiquent une formation de guerre. Des cours plus poussés de guérilla urbaine sont offerts par l’organisation Polar Light Training.

La Chine compte 10 fois plus de soldats que Taïwan et 4 fois plus d’avions de chasse. Mais pour beaucoup de Taïwanais, la guerre en Ukraine prouve qu’ils pourraient résister eux aussi.

Les inscriptions à tous les types de formation de maniement de guerre et de protection du territoire offerts aux civils ont quadruplé depuis le début de la guerre en Ukraine qui exacerbe le sentiment de crise à Taïwan.

« Chaque fois que l’actualité rapporte l’augmentation des tensions entre la Chine et Taïwan, nous voyons le nombre d’inscriptions augmenter. La moitié des participants citent ces tensions comme motivation à suivre nos cours. D’autres parlent plutôt de la guerre en Ukraine. »— Une citation de  Shen Zhi-liang, entraîneur de la formation de base de maniement d’arme

Dans un petit centre communautaire moderne situé derrière une église du centre-ville de Taipei, des dizaines de participants jouent aux médecins de fortune.

Un groupe autour d'un homme allongé.

Un groupe s’entraîne à donner les premiers soins pour des blessés. Photo : Radio-Canada/Afore Hsieh

Vivre avec la menace sans pour autant être terrorisé

Les formations de premiers soins en temps de guerre sont aussi courues. Dans ces cours pratiques de quelques heures offerts chaque samedi matin cet été, les participants apprennent à arrêter un saignement abondant en appliquant de la pression ou en posant un garrot. On leur enseigne aussi quelques techniques d’évacuation rapide des blessés.

« Si la Chine nous attaque, il y aura beaucoup de blessés. Je veux pouvoir faire ma part. Ce n’est pas compliqué de savoir comment faire de la pression sur une plaie ou évacuer des blessés. On nous a aussi donné des exemples pour rester calmes en cas d’urgence. Je me sens un peu plus brave après ce cours. »— Une citation de  Jo Yi Shao

La menace d’invasion chinoise fait partie du quotidien à Taïwan depuis longtemps. Les craintes et inquiétudes sont omniprésentes, mais pas paralysantes. On ne peut pas parler de terreur ou de Taïwanais terrifiés.

Ça ne nous empêche pas de vivre, soutient Enoch Wu de Forward Alliance qui organise les formations de premiers soins. Nous nous occupons de nos familles et nous allons travailler, mais nous avons toujours la menace d’invasion à l’esprit. C’est une menace nationale.

À la formation sur le maniement d’armes de poing, Welly Huang partage cette vision de la menace d’invasion chinoise.

Je ne peux pas dire que je suis inquiet en permanence, chaque jour. Je dois juste vivre et me réaliser avec cette menace. Mais je sais que cette invasion arrivera éventuellement. Peut-être dans un an, peut-être dans cinq ans.

Il croit qu’il ne peut que se préparer. Il compte continuer à pratiquer son tir.

Notre correspondant en Asie Philippe Leblanc sera basé à Taïwan pour les prochains mois, afin de nous faire découvrir cette île de près de 24 millions d’habitants, sa société et les défis qui l’animent. Et aussi afin de couvrir les enjeux d’actualité de toute la région Asie-Pacifique.

Avec Radio-Canada par Philippe Leblanc

États-Unis: Joe Biden octroie 800 millions de dollars d’armes supplémentaires à l’Ukraine

avril 21, 2022

Avec cette nouvelle enveloppe, les États-Unis ont consacré 1,6 milliard de dollars ce mois-ci en aide militaire à l’Ukraine. Photo: Reuters/White House

Estimant que la guerre en Ukraine est entrée dans une phase « critique », le président des États-Unis, Joe Biden, a autorisé jeudi une aide militaire supplémentaire de 800 millions de dollars à l’Ukraine alors que la Russie consolide sa progression dans le Donbass et le sud du pays.

Joe Biden a précisé que cette nouvelle enveloppe militaire accordée aux Ukrainiens comprendra des livraisons supplémentaires de dizaines de pièces d’artillerie lourde, 144 000 obus et munitions ainsi que des drones tactiques.

Cette nouvelle vague d’aide militaire américaine aux Ukrainiens est la deuxième à être annoncée ce mois-ci par Washington qui avait déjà annoncé le 13 avril dernier l’octroi de 800 millions de dollars de matériel militaire aux forces ukrainiennes, dont des véhicules blindés, de l’artillerie et des hélicoptères.

Le président a ajouté jeudi qu’il comptait demander dès la semaine prochaine davantage d’argent au Congrès afin d’assurer un approvisionnement régulier aux Ukrainiens directement sur les lignes de front de la liberté.

Le chef de la Maison-Blanche a ajouté que les États-Unis allaient par ailleurs continuer de partager des renseignements opportuns avec les forces ukrainiennes et que les ports américains seront bientôt interdits d’accès à tous les navires affiliés à la Russie.

« Vladimir Poutine ne réussira jamais à occuper l’Ukraine. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

En ce qui a trait à la situation sur le terrain, le président des États-Unis a refusé de concéder la prise de la ville portuaire de Marioupol par les Russes. Il n’y a encore aucune preuve que Marioupol soit complètement perdue, a déclaré Joe Biden.

Plusieurs centaines de combattants ukrainiens seraient en effet toujours retranchés dans le complexe métallurgique d’Azovstal, où ils livrent une résistance acharnée aux troupes russes.

Des soldats américains actionnent un obusier Howitzer M777 de 155 millimètres, une arme moderne et précise dont seront bientôt équipées les forces ukrainiennes. Photo: Reuters/Andrew Burton

Aide économique supplémentaire

À ces livraisons d’armes, l’administration Biden ajoute une aide économique de 500 millions de dollars supplémentaires, a annoncé jeudi matin un responsable du trésor américain.

La secrétaire au Trésor Janet Yellen doit en faire l’annonce officielle jeudi lors d’une rencontre avec le premier ministre ukrainien Denys Shmyhal, à Washington.

Cette enveloppe s’ajoutera aux 500 millions de dollars « d’aide directe » déjà consentie à Kiev à la fin mars par les États-Unis pour permettre à l’Ukraine de maintenir le fonctionnement du gouvernement, en versant notamment les salaires et les retraites, et éviter une aggravation de la situation humanitaire en Ukraine.

De l’autre côté de l’Atlantique, le gouvernement espagnol a pour sa part annoncé l’envoi de 200 tonnes de matériel militaire à l’Ukraine.

Ce nouveau chargement d’armes et de munitions représente le double de l’aide militaire envoyée précédemment par l’Espagne aux Ukrainiens, a annoncé le premier ministre Pedro Sánchez.

Le chargement de matériel et de munition a quitté jeudi l’Espagne à bord d’un bateau à destination de la Pologne.

La première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, qui participait avec Pedro Sánchez à une rencontre à Kiev avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a de son côté annoncé la livraison prochaine de 90 millions de dollars d’aide militaire aux Ukrainiens.

Radio Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Des armes « maintenant » ou « ce sera trop tard », implore l’Ukraine

avril 7, 2022

Severodonetsk, dans la région de Louhansk, a été la cible d’importants bombardements russes mercredi. La ville est sur la ligne de front dans le Donbass ukrainien, où l’armée russe concentre désormais ses opérations après s’être retirée du nord du pays. Photo : Getty Images/Fadel Senna

L’Ukraine a besoin des armes des pays de l’OTAN « maintenant », ou « ce sera trop tard », a déclaré jeudi le ministre ukrainien des Affaires étrangères au terme d’une réunion avec ses homologues des pays membres de l’Alliance, à Bruxelles.

Je ne doute pas que l’Ukraine aura les armes nécessaires pour combattre. La question c’est quand, a insisté Dmytro Kouleba lors d’une conférence de presse au siège de l’OTAN. Il a aussi réclamé avec la même urgence que les Occidentaux cessent d’acheter du pétrole et du gaz russes.

Nous avons besoin d’avions, de véhicules blindés, de défense antiaérienne , avait plaidé le ministre Kouleba avant la rencontre. J’appelle tous les alliés à mettre de côté leurs hésitations, leur réticence à fournir à l’Ukraine tout ce dont elle a besoin.

« Je viens demander trois choses : des armes, des armes et des armes. Plus rapidement elles seront livrées, plus de vies seront sauvées et de destructions évitées. »— Une citation de  Dmytro Kouleba, ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, avant la rencontre

« Nous savons nous battre. Nous savons comment gagner, mais sans un approvisionnement durable et suffisant de toutes les armes demandées par l’Ukraine, cette victoire imposera d’énormes sacrifices, avait ajouté le chef de la diplomatie ukrainienne.

L’Ukraine a le droit de se défendre. Nous allons écouter les besoins que va nous soumettre Dmytro Kouleba et discuter comment répondre, avait commenté le secrétaire général de l’Alliance transatlantique, Jens Stoltenberg.

Ce dernier doit s’adresser à la presse vers 9 h 30 (HNE) pour communiquer les résultats de la rencontre.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, en conférence de presse après sa rencontre avec ses homologues des pays de l’OTAN Photo : La Presse Canadienne/AP/Olivier Matthys

La requête de M. Kouleba est faite au moment où Kiev craint des villes de l’est ukrainien ne subissent le même sort que Marioupol, où des milliers de personnes vivent dans des conditions extrêmement précaires en raison du siège des troupes russes.

Les prochains jours sont peut-être la dernière chance pour partir. Toutes les villes libres de la région de Louhansk sont sous le feu ennemi, a alerté sur Facebook le gouverneur de la région, Serguiï Gaïdaï, indiquant que les Russes étaient en train de couper toutes les voies possibles de sortie.

La situation à Roubijne et Popasna, deux villes de la région de Louhansk, se détériore, a-t-il ajouté. Les évacuations sont compliquées et il n’y a pas un hôpital de la région qui soit toujours intact.

Le G7 s’engage à fournir une assistance accrue à Kiev

Avant la réunion des pays membres de l’OTAN, le ministre Kouleba a pu présenter ses arguments à ses homologues des pays du G7 et au chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, réunis au quartier général de l’Alliance.

Dans un communiqué publié au terme de la rencontre, les pays les plus industrialisés de la planète l’ont assuré de leur volonté de fournir une assistance accrue, notamment en termes de matériel militaire et de moyens financiers pour permettre à l’Ukraine de contrer l’agression russe et de se reconstruire.

Le G7 affirme par ailleurs condamn(er) dans les termes les plus vifs les atrocités commises par les forces armées russes à Boutcha et dans d’autres villes ukrainiennes.

Les auteurs de ces massacres […] devront rendre des comptes et seront poursuivis, ont-ils fait valoir, quelques jours après que des dizaines de corps de civils eurent été retrouvés dans cette banlieue de Kiev après le retrait des troupes russes.

Nous continuerons de lutter contre l’impunité de tous les complices de cette guerre choisie par Moscou, et notamment du régime d’Alexandre Loukachenko au Bélarus , assure en outre le G7.

L’Ukraine propose un accord équitable : le monde nous fournit le soutien que nous demandons, nous nous chargeons de combattre et de vaincre (le président russe Vladimir) Poutine en Ukraine, a écrit M. Kouleba sur Twitter après cette réunion.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, et le secrétaire d’État américain Antony Blinken, en discussion avec le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, jeudi, au siège de l’OTAN, à Bruxelles. Photo: Getty Images/AFP/Pool/Evelyn Hockstein

L’objectif de la réunion d’aujourd’hui au sein du G7 est de s’assurer que nous maintenons la pression sur la Russie, avait déclaré avant la rencontre la chef de la diplomatie canadienne, Mélanie Joly.

« Nous voulons aussi nous assurer qu’il n’y a pas de failles, qu’au sein de l’Occident, nous sommes coordonnés, et que chaque juridiction peut imposer des sanctions fortes sur les gens, en particulier Vladimir Poutine et ses oligarques, mais aussi sur des entreprises très importantes, qui alimentent la machine de guerre. »— Une citation de  Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangères du Canada

Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont par ailleurs demandé jeudi la suspension de la Russie du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, dans une déclaration commune.

Nous sommes convaincus que le moment est venu de suspendre l’adhésion de la Russie au Conseil des droits de l’Homme, ont-ils déclaré.

Cette proposition doit être soumise au vote jeudi de l’Assemblée générale de l’ONU.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Canada: Ottawa annonce d’autres sanctions contre la Russie et des livraisons d’armes à l’Ukraine

mars 3, 2022

La vice-première ministre Chrystia Freeland. Photo : La Presse Canadienne/Justin Tang

Ottawa durcit le ton une fois de plus contre Moscou en annonçant des tarifs de 35 % sur les exportations de la Russie et du Bélarus ainsi que la livraison de 4500 lance-roquettes et plus de 7000 grenades aux forces ukrainiennes.

Alors que les forces russes poursuivent leur progression en Ukraine en dépit de la résistance acharnée des militaires et de la population, la vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, a annoncé ce matin l’imposition par son gouvernement de droits tarifaires de 35 % sur tous les produits exportés au Canada par la Russie et le Bélarus.

« Le président Poutine, ses complices […] et l’économie russe paient le prix de cette grave erreur historique. Nous ne pouvons pas lui permettre de réussir et nous ne le ferons pas. »— Une citation de  Chrystia Freeland, vice-première ministre du Canada

La Russie et la Biélorussie ne bénéficieront plus des avantages, en particulier des tarifs douaniers bas, que le Canada offre aux autres pays membres de l’Organisation mondiale du commerce, a expliqué Mme Freeland en compagnie de la ministre de la Défense, Anita Anand et du ministre de l’Immigration, Sean Fraser.

Seule la Corée du Nord était jusqu’ici soumise à de tels tarifs sur ses exportations au Canada, a précisé la ministre Freeland.

Une dizaine de pdg des géants pétroliers russes Rosneft et Gazprom sont aussi visés par le nouveau train de sanctions canadiennes. Plus de 1000 personnes, entités et entreprises liées à la Russie font l’objet de sanctions canadiennes depuis l’annexion de la Crimée, en 2014, affirme Chrystia Freeland.

« Les membres de l’élite financière russe peuvent croire que leurs liens étroits avec les conseils d’administration et les yachts club d’Occident les protégeront, mais ils ont tort. »— Une citation de  Chrystia Freeland, vice-première ministre du Canada

Nouvelles livraisons d’armes aux Ukrainiens

Considérant les conditions tragiques dans lesquelles les Ukrainiens doivent affronter seuls la puissante offensive de Moscou, la ministre de la Défense, Anita Anand, a pour sa part annoncé la livraison prochaine de 4500 lance-roquettes M-72, [une arme antichar légère] ainsi que 7500 grenades aux forces ukrainiennes.

La ministre a par ailleurs pris soins de ne donner aucune information sur les moyens qui seront utilisés pour acheminer ces armes jusque sur les champs de bataille d’Ukraine.

Avec Radio-Canada par Stéphane Bordeleau

L’Allemagne brise un tabou en livrant des armes à l’Ukraine

février 26, 2022

Dos au mur face aux critiques, l’Allemagne a durci samedi sa position face à la Russie en acceptant de livrer des armes à l’Ukraine en guerre, et d’exclure partiellement Moscou de la plateforme interbancaire Swift.

La décision sur les armes constitue un revirement politique de taille pour ce pays, dont la position officielle, depuis la Deuxième Guerre mondiale, est de ne pas livrer des armes « létales » dans les zones de conflit. Il y a eu néanmoins des exceptions, génératrices de polémiques.

Berlin a autorisé la livraison à Kiev de 1.000 lance-roquettes antichar, de 500 missiles sol-air Stinger et de « plusieurs » obusiers, a annoncé le gouvernement.

« L’agression russe contre l’Ukraine marque un changement d’époque, elle menace l’ordre établi depuis l’après-guerre », a justifié le chancelier Olaf Scholz dans un communiqué.

« Dans cette situation il est de notre devoir d’aider l’Ukraine autant que nous pouvons à se défendre contre l’armée d’invasion de Vladimir Poutine« .

Concrètement, ces livraisons de lance-roquettes vont être effectuées par les Pays-Bas, et les obusiers par l’Estonie. Ces deux pays avaient à l’origine acquis ces équipements auprès de l’Allemagne et avaient besoin d’un feu vert de Berlin pour pouvoir les réexporter vers Kiev.

Les obusiers sont anciens, ils appartenaient jadis à l’armée de l’ancienne Allemagne de l’Est communiste.

Critiques

Berlin répond ainsi aux critiques véhémentes dont il a fait l’objet depuis plusieurs semaines pour son refus d’exporter de telles armes, venant à la fois des les autorités ukrainiennes mais aussi de partenaires de l’UE comme les Etats baltes ou la Pologne.

La politique restrictive suivie par la première économie européenne depuis l’après-guerre en matière d’exportations d’armes prend sa source dans les horreurs du nazisme qui ont donné le jour à un pacifisme profondément ancré dans l’opinion.

Cette position était toutefois de moins en moins tenable sur le plan politique depuis le déclenchement de l’invasion du pays par l’armée russe.

En parallèle, le gouvernement allemand a annoncé l’envoi à l’Ukraine de 14 véhicules blindés ainsi que de 10.000 tonnes de carburant « via la Pologne ». « D’autres mesures de soutien sont actuellement à l’étude », a souligné la source gouvernementale.

« Après l’attaque honteuse de la Russie, l’Ukraine doit se défendre », a indiqué à ce sujet la ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.

Autre tabou brisé samedi: le gouvernement a commencé à céder sur Swift, après avoir longtemps refusé d’envisager une exclusion de Moscou de ce rouage clé de la finance mondiale, par crainte d’être pénalisée en retour pour ses livraisons de gaz, pétrole et charbon russes.

Limitation ciblée

Annalena Baerbock et son homologue de l’Economie, Robert Habeck, ont indiqué dans un communiqué commun travailler à « une limitation ciblée et fonctionnelle » de Swift pour les établissements financiers russes.

« Nous travaillons à la manière de limiter les dommages collatéraux d’une déconnexion de Swift », ont-ils ajouté.

Dans le détail, l’idée est d’exclure de cette plateforme électronique, par laquelle passent un très grand nombre de transactions internationales, les banques russes déjà visées par des sanctions de l’Union européennes.

Ces dernières représentent 70 % du marché bancaire russe, selon le Conseil de l’Europe.

Samedi, avant l’annonce, le Premier ministre Polonais Mateusz Morawiecki, en visite à Berlin, avait qualifié « d’égoïsme en béton » l’attitude de l’Allemagne concernant Swift.

En pleine bataille pour la prise de contrôle de Kiev, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui aussi exhorté samedi Berlin à avoir le « courage » de bloquer l’accès de la Russie à Swift.

Swift permet les règlements interbancaires entre les établissements du monde entier et évite par exemple à l’Allemagne d’avoir à payer son gaz russe en liquide.

Une exclusion est considérée comme une « arme atomique », en matière financière. Car débrancher un Etat de Swift, c’est aussi empêcher ses propres banques de faire des transactions avec les banques du pays puni.

Plusieurs autres pays européens réticents sur le sujet, comme l’Autriche, l’Italie et la Hongrie, ont eux aussi fait savoir qu’ils étaient désormais prêts à accepter la « sanction » Swift, isolant du coup Berlin.

Par Le Point avec AFP

Canada: Vol d’un camion rempli de 3400 armes à feu près de Toronto

février 13, 2022
Une voiture de police.

La police pense qu’il n’y avait pas de munitions à bord du véhicule volé. Photo : Radio-Canada/Yvon Theriault

Un poids lourd chargé d’armes à feu a été volé à Peterborough, à une centaine de km au nord-est de Toronto, selon la police.

Dans un communiqué, le Service de police de Peterborough (SPP) déclare avoir reçu un appel dimanche vers 7 h 30 à propos du vol d’un camion qui transportait une grosse quantité d’armes à feu et qui était stationné dans la cour d’une entreprise de camionnage située sur la route Parkhill East.

Selon nos informations, le camion contenait 3409 armes de calibre 22 et 6468 chargeurs. Il s’agit d’un Freightliner Cascadia 126, possiblement de couleur blanche.

« Nous pensons qu’il n’y avait pas de munitions dans le camion. »— Une citation de  Le Service de police de Peterborough, dans un communiqué.

Divers services policiers ont été prévenus, selon le Service de police de Peterborough SPP, qui croit qu’il s’agit d’incident isolé.

Avec Radio-Canada

Cameroun : qui arme les combattants ambazoniens ?

octobre 2, 2021
Des soldats du Bataillon d’intervention rapide à Bamenda, en novembre 2017, après une attaque attribuée aux séparatistes © Soldiers from the Rapid Intervention Battalion (BIR) secure a ceremony honouring four soldiers killed in the violence that erupted in the Northwest and Southwest Regions of Cameroon, where most of the country’s English-speaking minority live, on November 17, 2017 in Bamenda. – Four soldiers were killed this month in less than a week, in attacks attributed to secessionist « terrorists ». © AFP

Dans les provinces anglophones, les « Ambaboys » sont de mieux en mieux équipés. Yaoundé soupçonne les sécessionnistes biafrais, actifs au Nigeria, de leur apporter un soutien logistique.

Pouvait-il en être autrement ? Aux premières semaines de la crise, plusieurs voix s’étaient élevées à Yaoundé, jurant que la revendication séparatiste ne durerait pas dans les provinces anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. C’était à la fin de l’année 2016. Presque cinq années ont passé et les Ambazoniens continuent de faire mentir ceux qui prédisaient leur éradication rapide en tenant tête, mois après mois, aux forces de défense camerounaises.

Ces dernières semaines, le conflit s’est encore durci. En cause : les engins explosifs improvisés (EEI) de plus en plus puissants qu’utilisent désormais les combattants séparatistes – des engins capables de détruire les blindés utilisés par les militaires sur le terrain.

Lance-roquettes et AK-47

Dernier exemple en date, l’embuscade meurtrière dans laquelle des soldats sont tombés le 16 septembre dans le département du Ngok-Etundja (Nord-Ouest). Quinze d’entre eux ont péri et trois véhicules ont été détruits au cours de ce qui est à ce jour l’une des attaques les plus sanglantes perpétrées dans la zone. Selon le porte-parole de l’armée camerounaise, Cyrille Atonfack Nguemo, les militaires étaient en mission de reconnaissance lorsqu’ils sont tombés dans un guet-apens.

LES SÉPARATISTES ONT CHANGÉ LEUR MODE OPÉRATOIRE ET SONT PARVENUS À AUGMENTER LEUR CAPACITÉ DE NUISANCE

Dans une vidéo enregistrée quelques minutes après l’attaque et diffusée sur les réseaux sociaux, on a pu voir de jeunes combattant séparatistes lourdement armés, se réclamant d’une faction dirigée par un certain « No Pity », parader devant les corps des victimes. Quelques jours plus tard, Cyrille Atonfack Nguemo a fait mention dans un communiqué radio-diffusé « d’un engin explosif improvisé et d’un lance-roquettes antichar » avec lesquels « les insurgés ont immobilisé les véhicules des forces de défense avant d’ouvrir un feu nourri sur ces derniers ». Il s’est aussi inquiété de « l’usage de nouveaux armements, qui consacrent indubitablement un changement de paradigme dans les opérations en cours ».

De fait, la question de l’approvisionnement des milices en armes fait l’objet d’une attention accrue de la part des autorités camerounaises. Au fil des mois, les séparatistes ont changé leur mode opératoire et sont parvenus à augmenter leur capacité de nuisance. Désavantagés numériquement et matériellement à leurs débuts, les combattants issus des villages de ces régions montagneuses ont renoncé aux offensives frontales, qui tournaient rarement à leur avantage, pour multiplier les attaques éclair, les embuscades et les raids. Une tactique de harcèlement et d’usure parfaitement assumée, dont l’objectif a été officialisé par Lucas Ayaba Cho, à la tête de l’une des factions engagées dans ce conflit. « La République [du Cameroun] tire 60 % de son PIB de l’Ambazonie, a-t-il écrit sur son compte Facebook. Nous ferons en sorte que ce qu’ils y dépensent pour la guerre soit supérieur à ce qu’ils en tirent. »

La piste nigériane

Les groupes armés disposent désormais de tenues de combat, d’AK-47 et d’autres pièces d’artillerie légères, souvent dérobées aux forces de défense camerounaises, si bien qu’il est parfois difficile de distinguer les Ambaboys des militaires. Selon Cyrille Atonfack Nguemo, les services secrets ont aussi « établi avec certitude que la montée en puissance de ces groupes terroristes, de par l’armement de gros calibre dont ils disposent, découle en grande partie de leur jonction avec d’autres entités terroristes opérant hors des frontières ».

Fin août, Yaoundé a dépêché à Abuja son ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, afin d’en discuter avec les autorités nigérianes, preuve que la piste est prise très au sérieux par le gouvernement camerounais, souvent prompt à soupçonner son grand voisin.

Cette défiance est ancienne et remonte au début des années 1980. À l’époque, Paul Biya vient tout juste d’échapper à une tentative de coup de d’État et il goûte peu de voir son homologue nigérian s’offusquer de la purge lancée contre ses cousins peuls dans l’armée et accorder l’asile à plusieurs personnes soupçonnées d’être directement impliquées dans la tentative de putsch.

Au milieu des années 1990 et pendant plus d’une dizaine d’années, c’est la querelle autour de la presqu’île de Bakassi qui vient de nouveau alimenter la suspicion entre les deux voisins. Et lorsque le différend frontalier sera résolu, ce sera autour de la lutte contre Boko Haram que les deux pays exprimeront leurs dissensions. Au fil des années, le gouvernement camerounais a d’ailleurs plusieurs fois tenté de fédérer derrière lui contre cet « ennemi de l’extérieur ».

Paranoïa ?

Cette fois-ci, Abuja fait mine de jouer la carte de la collaboration. Les autorités nigérianes ont d’ailleurs annoncé avoir mis la main sur un certain Ntui Lambert, un Camerouno-nigérian de 36 ans qui était en possession d’armes, de munitions et de 58 dynamites destinées à la fabrication d’EEI. Selon nos informations, aucun lien n’a été formellement établi entre Ntui Lambert et le mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (IPOB), qui est régulièrement accusé d’être le principal soutien logistique des séparatistes anglophones. Il leur fournirait des armes et les formerait, notamment à la fabrication d’explosifs.

YAOUNDÉ POINTE UN DOIGT ACCUSATEUR VERS LE MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE PRO-BIAFRA

Les autorités camerounaises font-elles preuve de paranoïa lorsqu’elles pointent un doigt accusateur vers le principal groupe sécessionniste nigérian ? « L’approvisionnement des groupes séparatiste est multiforme, souligne un observateur local. La proximité entre le Cameroun et le Nigeria entraine forcément des échanges, mais ils ne peuvent constituer les seuls réseaux [d’approvisionnement] des groupes séparatistes. »

En avril dernier, Lucas Ayaba Cho a certes annoncé une alliance avec l’IPOB, dirigée par Nnamdi Kanu. Mais ce dernier ayant été arrêté et placé en détention au Nigeria, où il est notamment poursuivi pour trahison et terrorisme, la collaboration entre les deux factions ne s’est pas concrétisée.

Face à cette réorganisation stratégique et aux divers revers encaissés, l’armée camerounaise a entrepris de renforcer sa présence dans la région. Lors d’une réunion de crise organisée le 22 septembre dernier, le ministre chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a annoncé que des « réajustements et actions appropriés [seraient] déployés ». Quelques jours plus tard, des chars d’assaut susceptibles de mieux résister aux EEI faisaient leur apparition sur le théâtre des opérations. Selon des sources internes, les effectifs sur le terrain auraient également été renforcés.

Une solution qui trouve un écho plutôt défavorable au sein de l’opinion nationale et internationale, où l’on continue d’appeler à une solution pacifique et à des négociations entre les belligérants.

Avec Jeune Afrique par Franck Foute

Afghanistan: Dans le Panchir, les talibans appellent à baisser les armes après de premiers combats

septembre 1, 2021

Deux jours après le retrait américain d’Afghanistan, les talibans ont appelé mercredi les combattants de la vallée du Panchir, l’une des dernières poches de résistance au nouveau régime, à baisser les armes pour éviter une guerre sanglante, après de premiers combats.

Des combattants anti-talibans s'entraînent dans la province du Panchir, le 30 août 2021

© Ahmad SAHEL ARMAN Des combattants anti-talibans s’entraînent dans la province du Panchir, le 30 août 2021

Des combattants anti-talibans montent la garde sur une route à Rah-e Tang, dans la vallée du Panchir, le 29 août 2021

© Ahmad SAHEL ARMAN Des combattants anti-talibans montent la garde sur une route à Rah-e Tang, dans la vallée du Panchir, le 29 août 2021

« Mes frères, nous avons fait de notre mieux pour résoudre le problème du Panchir via des pourparlers et des négociations, en vain malheureusement », a déclaré un haut responsable taliban, Amir Khan Muttaqi, dans un message audio adressé aux habitants de la vallée et publié sur Twitter.

Des combattants anti-talibans rassemblés dans le district de Khenj, dans la vallée du Panchir, le 31 août 2021

© AHMAD SAHEL ARMAN Des combattants anti-talibans rassemblés dans le district de Khenj, dans la vallée du Panchir, le 31 août 2021

« Maintenant que les pourparlers ont échoué et que les moudjahidines (talibans) ont encerclé le Panchir, il reste des gens à l’intérieur (de la vallée) qui ne veulent pas que les problèmes soient résolus de manière pacifique », a-t-il ajouté. « C’est à vous qu’il revient de leur parler. A ceux qui veulent se battre, dites-leur que cela suffit ».

Bastion anti-taliban de longue date, le Panchir est une vallée enclavée et difficile d’accès, située au cœur des montagnes de l’Hindou Kouch, dont l’extrémité Sud se trouve à environ 80 kilomètres au nord de la capitale Kaboul. 

La résistance sur place y est organisée autour du Front national de résistance (FNR), emmené par Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par Al-Qaïda. Amrullah Saleh, vice-président du gouvernement déchu, s’y est également réfugié.

Composée de combattants de milices antitalibans et d’anciens membres des forces de sécurité afghanes, elle a juré de résister à toute offensive des nouveaux maîtres du pays tout en laissant dans le même temps ouverte la porte à des négociations si le mouvement islamiste mettait un terme à ses offensives.

 Les forces du mouvement de résistance afghan et du soulèvement anti-taliban s'entraînent dans la vallée du Panchir, dernier bastion des combattants anti-talibans depuis que le groupe a pris le contrôle de l'Afghanistan.

© Fournis par AFP Les forces du mouvement de résistance afghan et du soulèvement anti-taliban s’entraînent dans la vallée du Panchir, dernier bastion des combattants anti-talibans depuis que le groupe a pris le contrôle de l’Afghanistan.

– Plusieurs fronts –

Mais la quête d’un accord semble avoir fait long feu. Lundi soir, au moment où le dernier avion militaire américain s’apprêtait à décoller de Kaboul, une nouvelle offensive talibane a été menée contre la vallée du Panchir, selon des membres de la résistance et des habitants de la région. 

« Peut-être voulaient-ils tenter leur chance en attaquant le Panchir. Par la grâce de Dieu, la chance n’était pas de leur côté (…). Nos compatriotes n’ont pas à s’inquiéter », a déclaré Fahim Dashti, un membre du FNR, dans une vidéo diffusée mardi par le service en langue dari de Voice of America.Carte du relief de l'Afghanistan, localisant la vallée du Panchir

© David LORY Carte du relief de l’Afghanistan, localisant la vallée du Panchir

Selon lui, sept ou huit talibans ont été tués dans les combats, ainsi qu’un ou deux combattants dans les rangs du FNR.

Les talibans n’ont fait aucun commentaire sur cette attaque, qui selon des habitants, a été menée sur plusieurs fronts, notamment depuis le col de Khawak à l’ouest et depuis le sud.

« Nous sommes prêts à nous défendre jusqu’à la dernière goutte de sang », a déclaré à l’AFP un habitant, qui a requis l’anonymat. « Tout le monde a une arme sur l’épaule, prête à tirer », affirme un autre. « Du plus jeune au plus âgé, ils parlent tous de résistance. »

Une autre offensive aurait également été menée mardi soir, selon Bismillah Mohammadi, ex-ministre de la Défense. Au total, 34 talibans ont été tués et 65 autres blessés, a-t-il affirmé mercredi sur Twitter.

– « Nous voulons la paix » –

Ces dernières semaines, les talibans avaient envoyé des centaines d’hommes dans les zones entourant le Panchir tout en faisant savoir qu’ils préféraient négocier plutôt que de combattre.

Le FNR avait, lui, indiqué qu’il était prêt à résister à toute agression des talibans, mais aussi à négocier avec ces derniers sur la formation d’un gouvernement inclusif. 

« Notre message aux talibans c’est que nous voulons la paix », a réaffirmé mercredi un combattant de la résistance. Mais « s’ils n’acceptent pas la paix et entrent par la force, alors le champ de bataille sera là pour les accueillir. »

Lundi, les combattants du Panchir avaient participé à un exercice militaire grandeur nature, une démonstration de force photographiée par l’AFP. On pouvait notamment les voir porter sur leurs épaules de larges bûches dans des rivières glacées. 

Au-dessus de leurs véhicules blindés et de leurs bases flottait le drapeau national de l’Afghanistan. Comme un geste de défi au drapeau des talibans maintenant hissé partout dans le reste du pays. 

Avec AFP par burs-pjm/mep/jf/lch

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