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Sommet de Maputo : la SADC au chevet du Zimbabwe

juin 15, 2013

Plusieurs chefs d’État d’Afrique australe tiennent ce samedi 15 juin à Maputo un sommet test pour la crédibilité de l’organisation régionale qui doit examiner la situation au Zimbabwe, alors que le pays n’est pas prêt pour tenir des élections libres, selon des analystes.

Robert Mugabe, 89 ans, au pouvoir au Zimbabwe depuis 33 ans et candidat à sa propre succession, a décidé d’organiser les élections législatives et présidentielle le 31 juillet. Une décision qui rouvre la crise avec son Premier ministre et principal opposant Morgan Tsvangirai, qui exige le vote préalable de réformes pour limiter la mainmise présidentielle sur les médias et faire un grand ménage dans les forces de l’ordre, largement inféodées.

« Nous prévoyons que la SADC va endosser notre position qui est d’aller aux urnes d’ici au 31 juillet et que la fixation du calendrier est bien une prérogative présidentielle », a déclaré, sûr de son fait avant le sommet, un porte-parole du parti présidentiel, Rugare Gumbo. « Le Zimbabwe est un État souverain et nous appliquons la décision de la plus haute cour de justice. Nous espérons que la SADC nous soutiendra sur ce point », a-t-il ajouté.

« La proclamation de la date des élections par le président est conforme aux lois nationales », a également commenté Blessing Vava, un membre de l’assemblée constituante zimbabwéenne. Selon lui, « la SADC va probablement se contenter de demander des réformes avant les élections ».

SADC, l’arbitre

Si la SADC elle-même ne peut pas trancher, elle a cependant un rôle clé à jouer. C’est elle qui a empêché le pays de sombrer dans la guerre civile en 2008 et parraine depuis les efforts en faveur de la démocratie au Zimbabwe. Elle a contribué à un semblant d’armistice entre Mugabe et Tsvangirai, les obligeant à cohabiter depuis quatre ans dans un gouvernement d’union nationale qui a permis un début de redressement économique.

Cette trêve n’empêche pas que les opposants au camp présidentiel soient régulièrement en butte à la répression, mais elle a permis l’adoption en mars d’une nouvelle Constitution, validées par tous les partis et nettement plus démocratique, au moins sur le papier.

C’est aussi la SADC, et notamment l’Afrique du Sud représentée samedi par le président Jacob Zuma, qui devra passer à la caisse pour trouver les 132 millions de dollars nécessaires à l’organisation du scrutin que les caisses publiques zimbabwéennes exsangues ne peuvent pas financer.

« C’est un test pour la SADC. L’organisation régionale a demandé qu’il y ait des réformes avant la tenue du scrutin », observe le politologue Ernest Mudzengi. « C’est vraiment un cas d’école pour voir si la SADC prouve qu’elle est un bloc régional fort capable de faire appliquer les principes démocratiques, ajoute-t-il. C’est vraiment difficile pour la SADC et on ne peut pas prédire ce qui va se passer ».

« Le Zimbabwe n’est pas prêt pour de vraies élections »

Plusieurs observateurs, de l’ONG Human Rights Watch à l’institut de recherche sud-africain Institut for Securities Studies (ISS), jugent que les conditions d’une élection vraiment libre au Zimbabwe ne sont pas réunies. « Le pays n’est clairement pas prêt pour de vraies élections », a estimé cette semaine une note d’analyse d’ISS à Pretoria, recommandant que la SADC pousse pour un report du scrutin et menace le Zimbabwe d’une suspension, voire menace Robert Mugabe lui-même de sanctions sur son patrimoine et ses déplacements.

« Les services de sécurité qui ont joué un rôle décisif lors des précédentes élections sont loin d’être impartiaux : la télévision d’État, la radio et les journaux dominants continuent de suivre une ligne outrageusement pro-ZANU-PF », le parti de Mugabe, souligne cette note. Et d’ajouter : « Il est temps que les leaders de la SADC abandonnent l’illusion que la ZANU-PF est capable de faire les réformes nécessaires toute seule ».

Depuis 2000, toutes les élections au Zimbabwe ont donné lieu à de graves violences politiques, notamment en 2008 quand Tsvangirai avait devancé Mugabe au premier tour. Des policiers ont alors participé aux violences contre les supporters de l’opposant qui firent plus de 200 morts.

Jeuneafrique.com avec AFP

Corée du Nord: L’armée est en alerte

avril 13, 2012

 

La Corée du Nord, qui a procédé ce matin au lancement raté d’une  fusée malgré un concert de protestations internationales, a élevé le niveau  d’alerte de ses forces armées, a annoncé aujourd’hui le ministre sud-coréen de la  Défense.
« Les (forces armées) de Corée du Nord ont été placées en vigilance  accrue », a déclaré Kim Kwan-Jin devant une commission parlementaire, selon son  cabinet, sans que l’on sache immédiatement si la décision avait été prise avant  ou après le tir de la fusée.
L’Armée populaire de Corée du Nord, bien équipée, est forte  d’environ 1,2 million de soldats, pour une population totale de quelque 24,5  millions de personnes.
Le ministre Kim a rencontré le général James D. Thurman, commandant  des forces armées américaines stationnées en Corée du Sud, et l’ambassadeur  américain Sung Kim. Il a plaidé à cette occasion pour « des sanctions appropriées » après  le tir, a indiqué un porte-parole du ministère.
La commission de Défense du parlement sud-coréen a adopté une  résolution demandant une réponse « ferme » à toute nouvelle « provocation »  nord-coréenne. Le Nord devrait « immédiatement suspendre le développement d’armes  de destruction massive et des engins à longue portée », selon le texte.
La Corée du Sud et la Corée du Nord ont signé un armistice à  l’issue de la guerre de Corée (1950-1953) mais pas de traité de paix.
Lefigaro.fr avec AFP