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France/Enlèvement et viol d’une mineure de 11 ans : une arrestation à Dijon

janvier 22, 2021

La jeune adolescente a été menacée au couteau et forcée de monter dans la voiture avant de se faire violer.

Un homme de 24 ans a été mis en examen à Dijon dans l’enquête sur l’enlèvement et le viol d’une collégienne de 11 ans, a indiqué vendredi 22 janvier le procureur de la République, Eric Mathais.

Le 7 janvier, la jeune fille allait à pied à son école quand, peu avant 10H00, un homme l’agrippe par ses vêtements et la force à monter à l’arrière d’un véhicule en stationnement, a raconté Mathais lors d’une conférence de presse. Il la menace d’un couteau et lui prend son téléphone avec lequel la jeune adolescente tentait d’appeler au secours puis déplace son automobile pour la garer au fond d’une impasse. Il rejoint alors l’enfant à l’arrière du véhicule et commence à l’embrasser avant de la violer, a ajouté le procureur sans vouloir être plus précis. Quinze minutes plus tard, il libère la jeune fille, lui rendant son téléphone. Elle rejoint son collège et témoigne de ce qui lui est arrivé, déclenchant une «mobilisation massive» de la police, selon Mathais.

À la suite de nombreuses analyses ADN, un rapprochement est fait avec une famille puis un jeune homme de 24 ans est identifié. Il est alors arrêté mercredi. Placé en garde à vue, il conteste d’abord l’ensemble des faits avant de finalement reconnaître l’enlèvement vendredi matin. Il demeure cependant «flou sur le reste», a ajouté le procureur. Mais son ADN correspond aux traces trouvées sur les vêtements de la jeune fille, a-t-il ajouté.

Cet homme, qui habite Dijon, n’a jamais été condamné et n’a pas d’antécédents psychiatriques connus. Il a été mis en examen pour viol sur mineur de moins de 15 ans et enlèvement ou séquestration. Il encourt un maximum de vingt ans de réclusion criminelle s’il est déclaré coupable.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Un homme lourdement armé arrêté près du Capitole

janvier 16, 2021

La police a retrouvé une arme de poing chargée et plus de 500 cartouches de munitions en possession de l’individu, qui cherchait à passer un des nombreux points de contrôles près du Capitole. Il a été arrêté dans la foulée.

Un homme lourdement armé a été arrêté vendredi 5 janvier à Washington alors qu’il cherchait à passer un des nombreux points de contrôles près du Capitole, où Joe Biden prêtera serment dans quelques jours, selon un rapport de la police.

Wesley Allen Beeler, originaire de Virginie, s’est présenté vendredi soir à un point de contrôle à quelques encablures du Capitole, détaille un rapport de police consulté samedi par l’AFP, confirmant une information de CNN. Il était muni d’une fausse accréditation pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden.

Arme chargée et 500 cartouches de munitions

La police a retrouvé une arme de poing chargée et plus de 500 cartouches de munitions en possession de l’individu. Sur son pick-up blanc, plusieurs autocollants défendant le droit au port d’armes: «S’ils viennent prendre vos armes, filez leur vos balles d’abord.» Il a été arrêté dans la foulée.

En réaction au violent assaut contre le Capitole par des partisans pro-Trump le 6 janvier, Washington a pris ces derniers jours des allures de camp retranché avec ses blocs de béton et ses fils barbelés.

Les autorités craignent de nouveaux troubles en marge de la prestation de serment de Joe Biden. D’ordinaire, la cérémonie d’investiture est l’occasion pour des centaines de milliers d’Américains d’affluer tous les quatre ans dans la capitale, s’arracher des produits dérivés en tous genres à l’effigie de leur président, avant de le regarder prêter serment sur les marches du Capitole. Mais la fête aura cette année un goût particulier: le «National Mall», l’immense esplanade au pied du Capitole, sera fermé au public. Seules les personnes dûment accréditées seront autorisées à pénétrer dans la zone où patrouillent des milliers de militaires.

Par Le Figaro avec AFP

RDC : Roger Lumbala, le sinueux itinéraire d’un ancien chef de guerre

janvier 5, 2021
Le Congolais Roger Lumbala à Paris, le 21 septembre 2012

Ancien chef de guerre passé par la politique, le Congolais Roger Lumbala a été placé en détention provisoire. Il est notamment poursuivi pour « complicité de crimes contre l’humanité ».

Sans doute pensait-il avoir laissé son passé de chef de guerre loin derrière lui. L’ancien rebelle Roger Lumbala a été arrêté à Paris fin décembre et placé en détention provisoire le 2 janvier, à l’issue de sa garde à vue.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a officialisé la nouvelle dans un communiqué publié deux jours plus tard, précisant les lourdes charges retenues contre lui : « complicité de crimes contre l’humanité » et « participation à un groupe formé en vue de la préparation de crimes contre l’humanité ».

Pillages, meurtres et viols

Les faits reprochés à Roger Lumbala remontent à la deuxième guerre du Congo (1998-2003) et se sont déroulés entre 2001 et 2003. Roger Lumbala est à l’époque à la tête du Rassemblement congolais pour la démocratie nationale (RDC-N), un groupe rebelle soutenu par l’Ouganda. Disposant de troupes restreintes, le RCD-N est impliqué dans de nombreux affrontements dans le district du Haut-Uele, aujourd’hui province du nord-est du pays.

Aux côtés de certains éléments du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, Lumbala et ses hommes participent aux combats contre l’Armée du peuple congolais (APC), un groupe ennemi, notamment dans le cadre de l’opération « Effacer le tableau », lancée en octobre 2002.

La plupart de ces faits sont documentés dès février 2003 dans un rapport onusien qui souligne que « [le but de l’opération] semblait être de permettre aux forces du MLC/RCD-N d’aller de ville en ville en détruisant tout ce sur quoi elles pouvaient mettre la main ». Certaines suspicions d’actes de cannibalisme sont aussi relayées. Si le rapport Mapping des Nations unies, paru en 2010, n’a pas été en mesure de les confirmer, il évoque « un schéma de pillages, de meurtres et de viols comme tactique de guerre ».

Reconversion politique

La guerre prend officiellement fin en juin 2003 et, comme de nombreux rebelles de l’époque, Lumbala se mue alors en homme politique, sans faire l’objet de poursuites. En vertu du schéma « 1+4 » qui a été retenu, le président, Joseph Kabila, est épaulé par quatre vice-présidents, dont Jean-Pierre Bemba, et un gouvernement de transition est mis en place. Lumbala devient ministre du Commerce extérieur.

L’expérience sera de courte durée. Fin novembre 2004, l’ancien chef de guerre est démis de ses fonctions avec cinq autres ministres accusés de corruption. Mais son parcours politique ne s’arrête pas là. Candidat à l’élection présidentielle de 2006, il ne rassemble que 0,45 % des voix, mais il obtient un siège de député puis de sénateur à Miabi, dans le Kasaï.

Opposant au président Kabila, qu’il accuse d’être responsable de l’insécurité dans l’est de la RDC, Lumbala est à son aise dans la nébuleuse de rébellions qui germent dans cette partie tourmentée du pays. Début septembre 2012, il est brièvement interpellé à l’aéroport international de Bujumbura, soupçonné de soutenir le M23, lui-même appuyé par le Rwanda (quelques semaines plus tard, le mouvement prendra le contrôle de Goma).

S’il rejette d’abord cette accusation, Lumbala finit par se décrire comme un « partenaire » du M23. Début 2013, il le représente dans les négociations avec les autorités congolaises à Kampala.

OPPORTUNISTE, IL CRÉÉ EN 2020 UN PETIT PARTI ET APPORTE SON SOUTIEN À FÉLIX TSHISEKEDI

Entretemps, Lumbala a regagné la France, où il tente en vain d’obtenir l’asile. Exclu de la loi d’amnistie promulguée en 2014 à Kinshasa, il rentre en RDC en janvier 2017, après la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre, qui prévoit la fin des poursuites engagées par l’État congolais contre certaines personnalités de l’opposition, dont il fait partie.

À nouveau réinstallé dans son « costume » d’homme politique, Lumbala réaffirme alors son soutien à Étienne Tshisekedi, l’emblématique opposant à Joseph Kabila. Quelques semaines plus tard, le « Sphinx » meurt à Bruxelles. Opportuniste, Lumbala créé en août 2020, en pleine tourmente politique à Kinshasa, un petit parti sans réelle structure et apporte son soutien à Félix Tshisekedi.

Rapport Mapping

Sans doute n’imagine-t-il pas qu’au même moment, et à plusieurs milliers de kilomètres de là, les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) préparent son arrestation.

Près de vingt ans après les faits, celle-ci a de quoi surprendre : il s’agit de la première « mise en examen dans le cadre d’une procédure ouverte sur la base du rapport Mapping », précise le PNAT. Plusieurs question restent néanmoins en suspens, notamment la raison de l’ouverture, en 2016, de la procédure judiciaire à l’encontre de Lumbala par le pôle « Crimes contre l’humanité » du Parquet.

LA FRANCE PEUT ENQUÊTER SUR UN AUTEUR ÉTRANGER S’IL RÉSIDE SUR SON TERRITOIRE »

Sans préciser ce qui a déclenché la saisine dans le cas Lumbala, le colonel Éric Emeraux, qui a dirigé l’OCLCH de 2017 à 2020, précise que « le PNAT peut ouvrir une enquête préliminaire sur le fondement d’un simple soupçon constitué par tout élément : un témoignage, un article de presse ou un rapport de l’ONU. » « La règle de la compétence universelle permet aussi à la France d’enquêter sur un auteur étranger ayant commis des atrocités à l’étranger à partir du moment où sa résidence habituelle est située sur son territoire, qu’il y détient un logement, des comptes bancaires, etc. », ajoute-t-il.

Roger Lumbala est l’une des nombreuses personnes citées dans le rapport Mapping, publié en octobre 2010, qui a pour objectif de recenser les crimes les plus graves commis en RDC entre 1993 et 2003. Relancé par le prix Nobel de la paix 2018, le gynécologue congolais Denis Mukwege, qui plaide pour l’ouverture d’un tribunal pénal international pour juger les crimes commis à cette période, ce document reste aujourd’hui encore un sujet sensible et clivant, notamment avec les voisins de la RDC.

Avec Jeune Afrique par Romain Gras

Mali : Ras Bath placé en détention provisoire pour « atteinte à la sûreté de l’État »

décembre 31, 2020
L’activiste malien Ras Bath, lors d’un rassemblement de l’opposition à IBK en août 2018.

Interpellées il y a une semaine, plusieurs personnalités poursuivies pour « atteinte à la sûreté de l’État », dont l’activiste Ras Bath, ont été présentées devant un juge qui a décidé de les placer sous mandat de dépôt.

Au terme d’une audience qui s’est tenue ce jeudi au tribunal de Bamako, le juge chargé du dossier a décidé de placer en détention préventive Mohamed Youssouf Bathily – dit Ras Bath – , ainsi que cinq de ses coprévenus. Les cinq hommes sont poursuivis dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte pour « atteinte à la sûreté de l’État ».

« Ils sont accusés d’atteinte à la sûreté de l’État et ont été placés sous mandat de dépôt, a confirmé à Jeune Afrique Boubacar Yalkoué, secrétaire administratif du Collectif pour la défense de la République (CDR, dont est membre Ras Bath). Nous pensions pourtant qu’au regard du fond du dossier, ils seraient libérés après avoir été entendus par le juge d’instruction. »

Il a par ailleurs précisé que les avocats des prévenus se sont réunis pour décider d’une stratégie commune dès la décision de placement sous mandat de dépôt connue, et insisté sur le fait que les actions futures s’inscriraient « dans le cadre légal ».

Flou autour des interpellations

C’est un dossier qui défraie la chronique à Bamako depuis que plusieurs personnalités ont été interpellées dans des circonstances troubles, dès lundi 21 décembre. Il avait fallu attendre le dimanche 27 septembre pour que le procureur de la République, Mamadou Kassogué, ne livre enfin les raisons qui avaient conduit à ces arrestations.

Dans un communiqué, le magistrat a alors expliqué que les mis en cause avaient été arrêtés « suite à une dénonciation des services de sécurité faisant état de faits d’atteintes à la sûreté de l’État » et qu’ils avaient été « mis à la disposition » du service d’investigation de la gendarmerie nationale « pour les besoins de l’enquête ».

Si l’affaire fait autant de bruit, c’est que les personnalités citées dans cette enquête sont, pour certaines, très connues. Outre Sékou Traoré, secrétaire général de la présidence, un statut qui lui donne le rang de ministre, on trouve en effet le polémiste Mohamed Youssouf Bathily – dit Ras Bath – , célèbre chroniqueur sur Renouveau FM, une radio sur laquelle il anime « Grands dossiers », une émission dans laquelle il s’est montré critique à l’encontre des nouvelles autorités ces derniers mois.

Sont également concernés par l’enquête Mahamadou Koné, trésorier payeur général, Vital Robert Diop, directeur général de la société PMU-Mali, Aguibou Tall, directeur général adjoint de l’AGEFAU, ainsi que Souleymane Kansaye, receveur général du district. Tous, à l’exception de Sékou Traoré, avaient été placés en détention préventive avant d’être présentés devant le juge, ce mardi.

Tous ont également été placés ce jeudi sous mandat de dépôt par le juge d’instruction. Sékou Traoré, qui a repris ses activités à la présidence, n’a quant-à lui pas été concerné par cette décision.

L’Association malienne des droits de l’homme (AMDH), qui avait auparavant dénoncé des « arrestations extrajudiciaires », a pu avoir accès aux locaux de la gendarmerie au cours du week-end dernier. L’AMDH s’était réjouie, dans un communiqué daté du 28 décembre, « de la judiciarisation des dossiers » et avait assuré que les conditions de détention des personnes mises en cause étaient correctes.

Les prévenus devaient initialement être présentés au procureur de la République dès lundi, mais, selon une source judiciaire, le magistrat a décidé de reporter la convocation en raison d’une manifestation organisée par plusieurs militants du Collectif pour la défense de la République (CDR) de Ras Bath. Une nouvelle audience devant le juge avait été programmée pour ce mercredi 30, mais avait finalement été, à nouveau, reportée.

Par Bokar Sangaré – à Bamako

Un caméraman de Reuters arrêté par la police éthiopienne

décembre 28, 2020

UN CAMERAMAN DE REUTERS ARRÊTÉ PAR LA POLICE ÉTHIOPIENNE

© Reuters/FAMILY ALBUM

NAIROBI (Reuters) – Un caméraman de Reuters, Kumerra Gemechu, a été arrêté mardi dernier à Addis Abeba, la capitale éthiopienne et a été placé en détention provisoire pendant au moins deux semaines, a-t-on appris auprès de sa famille.

Aucune raison expliquant l’arrestation n’a été donnée à sa famille et la police n’a pas répondu aux sollicitations de Reuters. Kumerra Gemechu n’a pas été inculpé.

Kumerra Gemechu, âgé de 38 ans, collabore en tant que caméraman indépendant avec Reuters depuis une dizaine d’années.

Vendredi, lors d’une audience à laquelle aucun avocat n’était présent, un juge a ordonné sa mise en détention pour une durée de 14 jours afin de donner à la police le temps de mener son enquête, a déclaré sa famille.

Dans un communiqué publié lundi, l’agence de presse Reuters a fermement condamné la mise en détention du caméraman. Cette arrestation intervient après qu’un photographe de Reuters, Tiksa Negeri, a été agressé par deux policiers éthiopiens le 16 décembre dernier.

« Les journalistes doivent pouvoir faire leur travail de collecte de l’information dans l’intérêt du public sans crainte de harcèlement ou de subir des préjudices, où qu’ils soient. Nous ne connaîtrons pas de repos tant que Kumerra ne sera pas libéré », a déclaré Stephen Adler, directeur des rédactions de Reuters.

La police a confisqué le téléphone, l’ordinateur, les clés USB ainsi que des papiers appartenant à Kumerra Gemechu, ajoute sa famille.

ARRESTATIONS DE JOURNALISTES

L’arrestation de Kumerra Gemechu intervient alors que le gouvernement fait pression sur les journalistes d’agences de presse internationales couvrant le conflit dans la région du Tigré, dans le nord de l’Ethiopie.

Kumerra Gemechu couvrait le conflit du Tigré mais Reuters n’a pu déterminer si son arrestation était liée à son travail. Aucun représentant du gouvernement n’a répondu aux questions de Reuters relatives à ce sujet.

Le Comité de protection des journalistes (CPJ) a déclaré que la détention de Kumerra Gemechu était « le dernier exemple en date montrant la vitesse à laquelle la liberté de la presse disparaît sous l’égide du Premier ministre Abiy Ahmed. »

Selon le rapport du CPJ publié début décembre sur le nombre de journalistes emprisonnés dans le monde, au moins sept journalistes étaient maintenus en détention provisoire en Ethiopie pour des raisons en lien avec leur travail.

Cinq de ces arrestations ont été faites après le déclenchement le 4 novembre de l’offensive des autorités éthiopiennes contre les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Rectifie l’âge de Kumerra Gemechu au troisième paragraphe.

Par Reuters avec (Bureau de Nairobi; version française Camille Raynaud, édité par Blandine Hénault)

Mexique: un ancien maire arrêté pour complicité dans l’assassinat d’une journaliste

décembre 17, 2020

Un ancien maire de l’Etat de Chihuahua, dans le nord du Mexique, a été arrêté jeudi 17 décembre pour «complicité» dans l’assassinat en 2017 de la journaliste Miroslava Breach, a indiqué le bureau du procureur général. Un tribunal de Chihuahua «est parvenu à établir la probable responsabilité» de Hugo Amed Shultz, ancien maire de la municipalité de Chinipas, pour avoir «recherché et fourni des informations à un groupe du crime organisé qui a ordonné et exécuté le meurtre», a déclaré le bureau du procureur dans un communiqué, sans apporter plus de détails.

Pour ce crime, un juge fédéral a condamné à 50 ans de prison Juan Carlos Moreno, dit «El Larry», accusé d’être l’un des auteurs matériels du meurtre de la journaliste spécialisée dans les questions de droits de l’homme, de trafic de drogue et de corruption.

Lors de l’audition de Carlos Moreno, il a été révélé que des politiciens avaient enregistré des conversations téléphoniques avec la journaliste, correspondante du quotidien La Jornada, qui auraient été remises à Hugo Amed Shultz, membre du Parti d’action nationale (PAN, conservateur). L’ancien maire de Chinipas, «avec le soutien des anciens dirigeants du PAN dans l’Etat de Chihuahua, a fait pression sur Miroslava Breach pour qu’elle révèle ses sources concernant un reportage qui indiquait que des membres de diverses organisations criminelles (…) étaient candidats à des fonctions électives», a indiqué La Jornada jeudi après l’arrestation de Hugo Amed Shultz.

La journaliste, originaire de Chinipas, a reçu huit balles dans la tête le 23 mars 2017, alors qu’elle quittait sa maison pour emmener son fils à l’école.

Le Mexique est considéré comme l’un des pays les plus dangereux pour les journalistes, avec plus d’une centaine d’assassinats depuis 2000, dont sept cette année. Plus de 90% de ces crimes restent impunis, selon les organisations de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) et Article 19. Le dernier meurtre en date est celui d’Israel Vazquez du quotidien El Salmantino. Des inconnus ont ouvert le feu sur lui le 9 novembre alors qu’il couvrait la découverte de restes humains dans l’Etat violent de Guanajuato.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire : arrestation de Pascal Affi N’Guessan

novembre 7, 2020
Pascal Affi N’Guessan.

L’opposant Pascal Affi N’Guessan a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi 7 novembre à Akoupé, à 100 km au nord d’Abidjan.

« Affi N’Guessan a été arrêté dans la nuit. Il se rendait à Bongouanou », son fief, a affirmé Eddie Ane, un cadre de son parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI).

« M. Affi N’Guessan a été arrêté près de la frontière avec le Ghana. Il était en fuite », a confirmé une source gouvernementale, rappelant que l’ancien Premier ministre, 67 ans, était recherché par les autorités pour son rôle dans la création du « Conseil national de Transition » (CNT).

« Nous avons appris la nouvelle de son arrestation. Nous avons fait le tour des commissariats et postes de police, il n’y est pas. Il est détenu dans un lieu tenu secret. C’est la déduction que nous faisons », a affirmé Me Félix Boble, un de ses avocats.

« Complot contre l’autorité de l’État »

Le procureur Richard Adou a annoncé jeudi que Pascal Affi N’Guessan et l’ancien ministre Albert Mabri Toikeusse étaient « en fuite et activement recherchés ».

Avec Maurice Kakou Guikahué, numéro deux du Parti démocratique de Cote d’Ivoire qui a déjà été arrêté, Pascal Affi N’Guessan et Albert Mabri Toikeusse font l’objet d’enquêtes pour « complot contre l’autorité de l’État », « mouvement insurrectionnel », « assassinat » et « actes de terrorisme », selon le procureur.

Richard Adou s’est en revanche montré plus ambigu sur le sort d’Henri Konan Bédié, 86 ans, expliquant que compte tenu « de son âge et de ses conditions physiques », les autorités n’avaient pas « jugé nécessaire de procéder à son interpellation ». « Toutes les options sont sur la table » , a-t-il toutefois précisé. Samedi, la résidence du président du PDCI était encadrée par un important dispositif policier.

Avec Jeune Afrique

Côte d’Ivoire : arrêtés, relâchés, en résidence surveillée… Le point sur le sort des opposants

novembre 5, 2020

Des manifestants pro-Bédié arrêtés à Abidjan, le 3 novembre 2019, en marge des affrontements post-électoraux.

Deux jours après l’annonce de la victoire d’Alassane Ouattara et de la création d’un « Conseil national de transition » par l’opposition, la résidence d’Henri Konan Bédié est toujours encerclée par la police, comme celles de plusieurs autres opposants. Si plusieurs personnes ont été relâchées après les arrestations de mardi, le sort d’autres personnalités demeure incertain.

Tout a basculé mardi 3 novembre, dans l’après-midi. Après une conférence de presse au domicile d’Henri Konan Bédié (HKB), dans le quartier de Cocody, à Abidjan, plusieurs opérations de police et de gendarmerie ont visé les opposants qui, la veille, s’étaient déclarés favorables à l’instauration d’un « Conseil national de transition ».

Les forces de l’ordre ont d’abord extrait une vingtaine de personnes de la résidence de Bédié, dont Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Narcisse N’dri, le directeur de cabinet de l’ancien président, et plusieurs de ses neveux et nièces. Certains ont été emmenés à la préfecture de police, d’autres à la Direction de la surveillance du territoire (DST). Le personnel d’HKB a rapidement été relâché, d’autres ont dû attendre mercredi matin.

Le sort de plusieurs autres personnalités demeure incertain. Djénébou Zongo, chargée de la communication de Bédié, et Jean-Claude N’Dri, son neveu chargé du protocole, ont également été entendus à la préfecture de police mercredi matin. « Quelques personnes qui étaient présentes chez Bédié doivent répondre de certains actes qu’ils ont posés dans le cadre du mot d’ordre de désobéissance civile », précise une source gouvernementale.

L’ancien président de 86 ans n’a pas été inquiété pour sa part, et il est resté chez lui avec son épouse. Depuis mardi après-midi, sa résidence est cernée par la police. « Il est harcelé par le pouvoir, affirme l’un de ses proches. Mais il ne faiblira pas devant l’arbitraire. »

Blocus autour des domiciles

Un policier devant une barricade, à proximité du domicile d'Henri Konan Bédié encerclé par les forces de l'ordre, le 3 novembre 2020.

Pascal Affi N’Guessan, le porte-parole de la plateforme de l’opposition qui avait multiplié les interventions devant la presse ces derniers jours, a de son côté disparu de la circulation. Mardi après-midi, sa résidence de la Riviera, voisine de celle du Premier ministre Hamed Bakayoko, a été encerclée par la gendarmerie. À l’heure où nous écrivions ces lignes, aucune information sur la localisation de l’opposant n’était connue.

Plusieurs véhicules de la gendarmerie étaient par ailleurs postés devant la résidence d’Assoa Adou. Le secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo y est bloqué. « Personne ne peut entrer, ni sortir », explique l’un de ses proches. Ce qui, selon son entourage, ne l’empêche pas de rester en contact téléphonique avec l’ex-président, toujours à Bruxelles en attente de la fin de la procédure devant la Cour pénale internationale (CPI). Par ailleurs, la résidence Hubert Oulaye, ancien ministre de Gbagbo, faisait aussi l’objet d’un blocus policier.

L’accès à la résidence d’Albert Mabri Toikeusse, dans le quartier de Marcory Résidentiel, était fermé par un camion de la gendarmerie. Cet ancien allié d’Alassane Ouattara, plusieurs fois ministre, y était toujours ce mercredi, bloqué lui aussi. « Les trois policiers affectés à ma sécurité ont été rappelés hier [mardi] et les trois gendarmes de ma garde, dont le chef de sécurité, viennent d’être interpellés », a-t-il indiqué à Jeune Afrique en milieu de journée, ce mercredi.

DES ACTES D’ATTENTAT ET DE COMPLOT CONTRE L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

Après l’annonce par l’opposition de la création d’un « Conseil national de transition » (CNT) présidé par Bédié, le gouvernement a saisi le procureur de la République afin qu’une instruction judiciaire soit ouverte.

« Cette déclaration ainsi que les violences perpétrées à la suite du boycott actif constituent des actes d’attentat et de complot contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national. Ces faits sont prévus et punis par la loi pénale », a déclaré mardi le ministre de la Justice, Sansan Kambilé.

Dans un communiqué publié ce mercredi, le collectif des avocats d’Henri Konan Bédié et des leaders de l’opposition « dénonce » la « tentative illégale d’arrestation » de Bédié, « l’interpellation illégale de Maurice Kakou Guikahué sans la levée préalable de son immunité parlementaire » et « la séquestration des occupants des résidences des leaders de l’opposition 

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger et Vincent Duhem

Royaume-Uni : plusieurs personnes poignardées à Reading, un homme arrêté

juin 20, 2020

Plusieurs personnes ont été hospitalisées et un homme est actuellement en garde à vue, selon la police locale.

Plusieurs personnes ont été poignardées samedi soir dans un parc à Reading, à l’ouest de Londres, et transportées à l’hôpital, selon la police. Un homme a été arrêté et est actuellement en garde à vue, précise la police locale dans un communiqué.

La police et les secours sont intervenus sur place après avoir été appelés en début de soirée pour un incident dans lequel plusieurs personnes avaient été poignardées à Forbury Gardens vers 19H00 locales (18H00 GMT), selon la même source. Un périmètre de sécurité a été mis en place sur les lieux, la police appelant le public à «éviter la zone».

The Telegraph évoque trois personnes décédées et deux personnes hospitalisées, mais la police ne confirme pas. L’incident se serait produit dans les jardins de Forbury.

«Mes pensées vont vers ceux qui ont été touché par cet épouvantable incident à Reading et mes remerciements vont aux services d’urgences sur place», a réagi le premier ministre Boris Johnson dans un tweet.

Sur Twitter, la ministre de l’Intérieur Priti Patel s’est dite pour sa part «profondément inquiète».

Plus tôt dans la journée, plusieurs manifestants du mouvement antiraciste Black Lives Matter s’étaient rassemblé à Reading. Certains participants de cette manifestation s’inquiètent d’ores et déjà, sur Twitter, que cette attaque leur soit attribuée.

Nieema Hassan, organisatrice de la manifestation aux jardins de Forbury, indique dans une vidéo relayée sur le réseau social que cet incident n’a aucun lien avec la manifestation.

Par Le Figaro avec Reuters

Arrestation d’un proche de Maduro accusé de corruption par Washington

juin 13, 2020

 

Un homme d’affaires colombien accusé par Washington d’orchestrer un réseau de corruption au profit du président vénézuélien Nicolas Maduro a été arrêté au Cap-Vert, a indiqué samedi à l’AFP son avocate américaine. Visé par une «notice rouge» d’Interpol, Alex Saab, inculpé à Miami pour blanchiment d’argent, a été appréhendé vendredi dans l’archipel de l’océan Atlantique, a confirmé l’avocate Maria Dominguez, sans donner davantage de détails.

«Son arrestation est un coup dur pour le régime et montre (…) qu’il n’y a aucun avenir avec Maduro, pas même pour ceux qui le soutiennent», a réagi l’un des responsables de l’opposition vénézuélienne, Julio Borges. Les Etats-Unis accusent Alex Saab de tirer les ficelles d’un vaste réseau ayant permis au dirigeant socialiste Nicolas Maduro et à son régime de détourner à leur profit de l’aide alimentaire à destination du Venezuela. «Ils utilisent la nourriture comme forme de contrôle social, pour récompenser leurs soutiens politiques et punir les opposants, pendant qu’ils empochent des centaines de millions de dollars grâce à plusieurs montages frauduleux», avait dénoncé en juillet 2019 le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin en annonçant des sanctions économiques à l’encontre de M. Saab.

Washington avait imposé deux mois plus tard de nouvelles sanctions contre une quinzaine de sociétés liées à l’homme d’affaires colombien, placé sur une liste noire américaine en tant que «profiteur». L’administration de Donald Trump, qui a reconnu l’an dernier l’opposant Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, cherche à pousser Nicolas Maduro à quitter le pouvoir. Elle a notamment imposé un embargo pétrolier et visé les plus hautes personnalités du régime de ce pays en crise, sans parvenir toutefois jusqu’ici à obtenir le départ du dirigeant socialiste.

Par Le Figaro avec AFP