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Congo/Covid-19 : le gouvernement réceptionne plus de 805 mille masques

mai 18, 2020

Les artisans congolais ont livré, le 18 mai, à la ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel, Yvonne Adelaïde Mougany, un dernier lot de 805 mille 949 masques de fabrication locale.

 

La ministre Adélaïde Mougany après avoir reçu l’enveloppe des artisans/Photo Adiac

 

Les couturiers retenus ont tenu le pari en produisant la totalité de la demande du gouvernement. Ils ont livré au total un million cinq cents mille masques. En plus de la commande officielle, ces derniers ont confectionné quatre-vingt-trois mille masques supplémentaires. Ce qui porte le nombre total à un million cinq cent quatre-vingt-trois mille.

« Le gouvernement, par le bien du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, avait donné mission aux artisans de produire 1,5 million de masques. Je suis contente de ce que les artisans ont réussi à couvrir la commande en si peu de temps, avec un surplus de quatre-vingt mille masques », s’est réjouie Yvonne Adélaïde Mougany.

L’objectif du gouvernement est de permettre à chaque Congolais, surtout les plus démunis, de disposer d’un masque afin de se protéger contre la pandémie du coronavirus. La commande des masques fait partie des stratégies adoptées par le gouvernement pour renforcer la riposte à la pandémie et briser la chaîne de contamination.

En vue de contribuer à la riposte à la maladie, les artisans congolais ont collecté trois millions francs CFA et les ont remis à la ministre des Petites et moyennes entreprises qui a promis de transmettre la somme au gouvernement.

« Je vous dis merci pour avoir remis au gouvernement, ce matin, votre contribution d’un montant de trois millions francs CFA, pour soutenir le Fonds national de solidarité mis en place par le président de la République », a souligné la ministre des Petites et moyennes entreprises.

 

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Quand Dior, en les « copiant », fait les beaux jours des artisans roumains

août 12, 2018

Une femme employée au musée local de la région de Bihor montre un vêtement traditionnel vieux de 100 ans, le 17 juillet 2018 à Beius, en Roumanie / © AFP / Daniel MIHAILESCU

D’abord stupéfaits de découvrir dans la collection de la maison de couture Dior un vêtement en tout point similaire à leur tenue traditionnelle, les artisans de la région roumaine de Bihor se frottent aujourd’hui les mains. Car les commandes ont commencé à pleuvoir.

Pas de doute à leurs yeux, un mannequin de la célèbre marque était bien vêtu, dans le catalogue automne-hiver 2017, d’un « cojocel binsenesc », un gilet sans manches en peau de mouton retournée, orné de broderies aux couleurs vives et bordé de fourrure noire, comme le portaient leurs aïeux pour les grandes occasions.

« Ce jour-là, j’ai posté mon premier commentaire sur Facebook, remerciant la maison Dior d’avoir apprécié ce bel objet », confie à l’AFP Dorina Hanza, une brodeuse âgée de 52 ans.

Mme Hanza et les autres artisans de cette région du nord-ouest de la Roumanie n’ont pas été les seuls frappés par la similitude: les médias locaux ont crié au scandale, accusant Dior de « vol ».

Des photos de famille du début du 20ème siècle montrent des tenues traditionnelles de la région de Bihor, au musée régional de Beius, le 17 juillet 2018 en Roumanienn / © AFP / Daniel MIHAILESCU

« Depuis, tout le monde veut en avoir un », se félicite Ana Florea, animatrice d’un club d’artisans de Beius, près de la frontière hongroise. Un juste retour des choses, car « ce gilet est à 100% le nôtre », souligne-t-elle.

« Ils auraient dû dire: nous l’avons emprunté auprès du peuple roumain », acquiesce Mme Hanza, qui se réjouit malgré tout de ce coup de projecteur inattendu offert au cojocel. « Sinon la tradition aurait été perdue ».

– « Merci Dior » –

Dorina Hanza, brodeuse, montre deux vêtements traditionnels de la région de Bihor, le 17 juillet 2018 à Beius, en Roumanie / © AFP / Daniel MIHAILESCU

Diana Naprodean, 44 ans, partage sa joie: « Ils ont très bien fait de le copier, cela prouve qu’il est joli », s’enthousiasme-t-elle. Du coup, cette bibliothécaire, qui adore crocheter et broder, s’est mise à confectionner son premier gilet traditionnel.

Celui-ci a déjà trouvé acheteur: une Roumaine établie à l’étranger et prête à débourser 500 euros pour acquérir cet article qui demandera des semaines de broderie minutieuse. Très en-deçà du prix affiché par Dior, ce montant représente un complément important dans un pays où le salaire moyen plafonne à 520 euros.

« Merci Dior, grâce à vous nous avons recommencé à aimer notre costume traditionnel », se réjouit également une autre jeune couturière de Beius, Diana Herdelo, 33 ans, qui s’apprête aussi à se lancer dans la confection de ce modèle, vu le succès qu’il rencontre.

Une femme porte un vêtement traditionnel de la région de Bihor, le 17 juillet 2018 à Beius, en Roumanie / © AFP / Daniel MIHAILESCU

En réponse à cet intérêt accru, le magazine roumain Beau Monde et l’agence de publicité McCann ont lancé une campagne en ligne baptisée « Bihor Couture » ainsi qu’un site internet où l’on peut commander des gilets, des blouses brodées ou des colliers traditionnels. Avec un million de vues à ce jour et un millier d’articles commandés.

« Notre but a été d’aider les gens de cette région, de mettre en valeur leur travail et des traditions qui risquaient de mourir », indique l’ancienne rédactrice en chef Roxana Dobrita, se félicitant des « nombreuses commandes » reçues par les artisans de Bihor.

– « Sacrilège » par mégarde –

Un homme en tenue traditionnelle de la région de Bihor, dans un livre paru dans les années 60, le 17 juillet 2018 à Beius, en Roumanie / © AFP / Daniel MIHAILESCU

Malgré ce succès par ricochet, Catalin Dobre, directeur de création chez McCann, estime que « l’industrie de la mode devrait faire plus pour soutenir les traditions ». « A travers le monde, de grandes marques s’inspirent des différentes cultures sans le reconnaître », déplore-t-il.

Conservateur au Musée du paysan roumain de Bucarest, Horatiu Ilea considère que les accusations visant Dior ne sont pas justifiées: « La culture est vivante, les idées circulent, on ne peut pas les en empêcher », relève-t-il, soulignant que « l’appropriation culturelle » existe « depuis l’Antiquité ».

Selon lui, « au lieu d’éreinter ceux qui ont copié cet objet sans s’en rendre compte ou sans en demander l’accord, la Roumanie devrait savoir profiter de cet incident, en lançant par exemple une campagne de promotion des objets traditionnels et de l’artisanat ».

Un gilet traditionnel « copié » par Dior rend les Roumains fiers / © AFP / Ionut Iordachescu

Plagiat ou pas, un détail d’importance n’a pas échappé aux habitants de la région: le gilet endossé par la jeune mannequin parisienne arborait des motifs exclusivement réservés aux hommes.

« Un symbole phallique est brodé sur le dos et seuls les adultes en âge de procréer sont autorisés à le porter », souligne le directeur du musée local de Beius, Cristian Tota. « La tradition ne permet pas qu’une femme porte un cojocel pour homme ou l’inverse », abonde Mme Hanza, relevant que « c’est une profanation, un sacrilège ».

Mais voilà un élément que la célèbre maison de française « ne connaissait certainement pas », grimace cette mère de trois enfants.

Dior n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP pour commenter ces allégations d’avoir « copié » cette tenue.

Romandie.com avec(©AFP / (12 août 2018 18h23)

Lumière sur des artisans de la déstabilisation politique au Congo Brazzaville

octobre 26, 2016

 

Ces dernières années la paix, la sécurité et la stabilité politique sont régulièrement mises à l’épreuve en République du Congo. Aujourd’hui, les autorités du pays ont réussi à identifier un réseau des principaux artisans de cette déstabilisation qui opèrent depuis l’étranger, de connivence avec des acteurs politiques locaux, membres de l’opposition.

 

Emeutes sociales
Emeutes sociales

A la tête du réseau mis à nu par le gouvernement congolais se trouveraient un ancien gendarme français dénommé Robert Montoya, et le franco-mauritanien Ibrahima Diawadoh N’Jim, conseiller à Matignon. Les deux hommes agiraient en qualité de « cerveaux » dans diverses opérations à l’origine des troubles sociaux sur le territoire congolais.

Un bon nombre d’autres individus, subalternes au sein de ce réseau, jouent en grande partie des rôles d’exécutants, en menant des agitations et des violences sociales de toutes sortes, ainsi que des campagnes de dénigrement médiatiques sur l’Internet et les réseaux sociaux.

Il s’agit essentiellement des hommes de main tels que : Jean De Dieu Mossigué, Edo Nganga, L.M. Akagnaki, Alain Mabanckou, Albert Mbela, Bienvenu Mabilemono, le Colonel Moussounda, etc.

Il est pathétique de voir ici, des personnalités telles que le sieur Ibrahima Diawadoh, s’ingénier à monter des cabbales destinées à troubler l’ordre public sur le sol africain, en usant de leurs privilèges en Occident, alors qu’elles pourraient servir des causes plus justes.

Ainsi, Ibrahima Diawadoh pourrait très utilement, eu égard à sa position politique en France, œuvrer et plaider auprès des instances étrangères, la cause de ses confrères noirs mauritaniens, marginalisés dans leur propre pays et tenus à l’écart de toutes responsabilités à l’échelon national.

M. Diawadoh pourrait en outre, jouer un rôle tout à fait noble dans la lutte contre la montée des djihadistes dans le Sahel.

SOURCE : https://blogs.mediapart.fr