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Tanzanie : 29 enfants tués dans l’accident d’un car scolaire

mai 6, 2017

Fenêtre d’une école eà Kilolo, en Tanzanie, le 1er septembre 2008 / © AFP/Archives / TONY KARUMBA

Au moins 29 enfants sont morts samedi dans l’accident d’un car scolaire dans le nord de la Tanzanie, ainsi que deux professeurs et le chauffeur du car, a annoncé le directeur de l’école.

« Nous avons perdu 29 élèves, deux membres de notre personnel et le conducteur est mort aussi », a déclaré Innocent Mushi, directeur de l’école Lucky Vincent d’Arusha. Douze garçons et dix-sept filles sont morts, a-t-il précisé, déplorant « une grande tragédie ».

L’accident s’est produit samedi matin. Le bus est sorti de la route, et s’est écrasé dans la rivière Marera, dans le district de Karatu.

Les élèves, en dernière année de premier cycle, âgés de 12 à 14 ans, étaient en route pour passer des examens blancs, en vue de postuler à des écoles secondaires.

Le président John Magufuli a présenté ses condoléances aux familles.

« Cet accident anéantit le rêve de ces enfants qui se préparaient à servir la nation. C’est une douleur immense pour les familles et pour la nation entière », a déclaré le président tanzanien dans un communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2017 16h39)                

Des milliers de Burundais manifestent contre les pourparlers d’Arusha

février 19, 2017

Des milliers de burundais manifestent à l’appel d’organisations proches du pouvoir, contre les pourparlers qui ont débuté à Arusha (nord de la Tanzanie), le 18 février 2017 à Bujumbura. © AFP

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à l’appel d’organisations proches du pouvoir à Bujumbura, contre les pourparlers qui ont débuté jeudi à Arusha (nord de la Tanzanie) pour tenter de sortir le Burundi de deux ans de crise politique, selon des journalistes locaux.

Des manifestations similaires ont été également organisées dans plusieurs localités du pays.

Une nouvelle session de pourparlers se tient de jeudi à dimanche à Arusha, mais la tentative du médiateur, l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, de faire asseoir à la même table pouvoir burundais et opposants qui contestent la validité du 3e mandat controversé du président burundais Pierre Nkurunziza, semble à nouveau vouée à l’échec.

« Nous avons organisé cette +marche pour la paix+ pour demander (…) au gouvernement du Burundi de ne pas cautionner les résultats du dialogue interburundais d’Arusha auquel participent les ennemis de la démocratie », a lancé un des organisateurs, Gilbert Bécaud Njangwa, aux manifestants massés dans le centre-ville de Bujumbura.

Figure de la société civile proche du pouvoir, il a accusé l’opposition d’avoir « préparé et organisé l’insurrection qui a commencé en 2015 et la tentative de coup d’Etat du 13 mai 2015 », en référence aux manifestations contre le 3e mandat de M. Nkurunziza, dont la répression dans le sang avait débouché sur une tentative de putsch.

Plus de 6.000 personnes, en majorité des conducteurs de vélos-taxis et motos-taxis, ont défilé au rythme de chansons à la gloire du président Nkurunziza.

Ces conducteurs de vélos et motos-taxis devaient faire acter leur présence dans de petits cahiers, sous peine d’être interdit de travailler dans la capitale, comme l’a constaté un photographe.

« Cette manifestation, qui est sans doute orchestrée par le pouvoir, est un signal de plus pour dire à la communauté internationale qu’il n’y a rien à espérer du dialogue qui se tient à Arusha », a regretté un diplomate en poste au Buurndi.

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis l’annonce de la candidature en avril 2015 de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat que ses opposants jugent inconstitutionnel, puis son élection en juillet suivant.

Les violences ont fait plus de 500 morts et poussé près de 400.000 personnes à fuir le pays.

Jeuneafrique.com avec AFP

Burundi: Début de la mise au pas du petit despote de Bujumbura

mai 30, 2016

 

Quelques jours avant l’ouverture des pourparlers, à Arusha, sans l’opposition au pouvoir, sous l’égide du facilitateur et ancien président de Tanzanie, Benjamin William Mkapa, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza (notre photo où on le voit subir une leçon de lavage de cerveau), a envoyé, en catimini, ni vu ni connu, à l’abri de tous les regards, une délégation de deux personnes, au moins, à Luanda, afin de rencontrer le président angolais, José Eduardo dos Santos. La présidence burundaise ayant gardé cette mission secrète, elle n’en a, publiquement, pas fait état. Mais, on suppose que le président angolais était invité à être généreux à l’endroit de son jeune frère en difficulté, au point d’être incapable de payer les frais de mission de tous les membres de la délégation qui devaient se rendre du 21 au 24 mai, à Arusha.

Pourquoi le Burundi est au bord du gouffre, aujourd’hui, alors que si Nkurunziza ne s’était pas présenté aux élections, en juillet 2015, il y aurait un autre président de la République à la tête de l’Etat, qui aurait poursuivi la reconstruction du pays. Mais s’étant entêté pour finalement passer en force, après avoir multiplié les assassinats de ses opposants quand il ne les poussait pas à un exil hors du Burundi, Nkurunziza a réussi, en un an de présidence de ce mandat controversé, à faire revenir son pays en arrière de 5 ans. Et ce n’est pas fini car toutes les coopérations (en dehors de celles qui profitent directement aux populations) sont suspendues dont celle de l’Union européenne qui, à elle seule, représente plus de la moitié du budget.

Le petit despote de Bujumbura est invité à quitter le pouvoir. Le plus tôt serait le mieux. Ses manœuvres pour fausser les pourparlers d’Arusha n’ont rien donné. En effet, il avait demandé au facilitateur Mkapa de n’inviter que les membres de l’opposition du CNARED (Conseil national pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et de l’état de droit) que lui, Nkurunziza, voulait désigner, et non les membres choisis par les partis politiques eux-mêmes. C’est une ingérence que le CNARED a dénoncée en refusant de participer aux pourparlers.

Finalement, le facilitateur (qui aurait, dit-on, subi des pressions de Bujumbura), voyant qu’une telle démarche n’était pas crédible, il s’est donné deux semaines pour rencontrer, personnellement, tous les membres du CNARED et les personnalités que Nkurunziza redoute dans le cadre de ce dialogue.

Cette fermeté affichée par le facilitateur lui a valu les félicitations de Washington, de Paris, et, surtout, du secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon.

Le problème devient donc simple : si dialogue il y a, ce sera pour mettre autour d’une même table des personnes qui soutiennent des points de vue différents, sans aucune exclusion. C’est cela le « Dialogue inclusif ». Ou alors, le petit despote continuera à fermer les yeux et les oreilles comme c’est le cas depuis un an, en attendant la libération d’une manière ou d’une autre du Burundi.

Afriqueeducation.com

Burundi: boudée par l’opposition, la médiation veut rencontrer les absents d’Arusha

mai 24, 2016

Nairobi – Le facilitateur dans le conflit burundais souhaite rencontrer au cours des deux prochaines semaines les protagonistes absents de la session de relance du dialogue interburundais, boudée par l’opposition, qui s’est terminée mardi, a-t-il assuré à Arusha, en Tanzanie.

Sans les nommer, l’ancien président tanzanien Benjamin Mpaka, le facilitateur, a fait une allusion à peine voilée aux partis du Cnared, une plateforme qui regroupe la quasi-totalité de l’opposition burundaise et avec qui le gouvernement ne souhaite pas discuter.

Le Cnared, mécontent que ses membres aient été invités à titre individuel et non en tant qu’organisation, avait appelé ces derniers à boycotter les pourparlers de paix à Arusha.

Dans les deux prochaines semaines, je vais poursuivre et achever les consultations avec ceux qui ne sont pas venus participer à cette session, mais dont je pense qu’ils pourraient contribuer positivement à ce processus, a déclaré l’ancien président tanzanien lors de la cérémonie de clôture de cette session de quatre jours.

Il a également promis de consulter le médiateur principal dans cette crise, le président ougandais Yoweri Museveni, afin de déterminer la voie à suivre, et compte éventuellement convoquer une session de dialogue au cours de la troisième semaine de juin.

A Arusha, M. Mpaka a écouté tour à tour des représentants du gouvernement, du parti au pouvoir et de ses alliés, ainsi que des représentants de la société civile burundaise. Quelques rares membres de l’opposition sont en outre finalement apparus à Arusha au fil des jours.

M. Mpaka a salué un haut degré de civilité, de patriotisme et un grand désir d’appropriation du dialogue de la part des participants aux pourparlers.

Selon plusieurs participants, l’ancien président tanzanien a expliqué que cette première série de rencontres devait lui permettre de comprendre le noeud de la crise et de mettre sur pied le calendrier des prochains rendez-vous, la liste des participants et les points à discuter.

Le Cnared (…) a été ignoré, et les grandes figures de la société civile en exil n’ont pas été conviées, on a l’impression que la médiation a suivi une liste établie par le gouvernement, a de son côté regretté Pancrace Cimpaye, porte-parole du Cnared, auprès de l’AFP.

J’espère que, comme il le dit, le président Mkapa va chercher à nous inviter cette fois, a-t-il martelé. Nous sommes prêts à lui démontrer que notre coalition est incontournable si on veut trouver une solution à la crise burundaise.

Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences lorsque le président Pierre Nkurunziza a annoncé sa candidature en avril 2015 pour un troisième mandat, avant d’être réélu en juillet.

Ces violences ont déjà fait plus de 500 morts depuis le début de la crise, et le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés estime désormais à plus de 270.000 le nombre de Burundais qui ont fui leur pays.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2016 16h21)