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La mort du numéro 2 de l’EI est un coup de frein pour ses opérations

mars 25, 2016

Washington – Le secrétaire à la Défense Ashton Carter a déclaré vendredi que les Etats-Unis avaient éliminé Abdel Rahmane al-Qadouli, considéré comme le numéro 2 du groupe Etat islamique (EI), ce qui va donner un coup de frein à l’organisation jihadiste.

Nous éliminons systématiquement le cercle des dirigeants de l’EI, et l’armée américaine a tué plusieurs terroristes clés de l’EI cette semaine, dont, nous pensons, Haji Imam (surnom de Abdel Rahmane al-Qadouli, NDLR), qui était l’un des principaux responsables de l’EI, agissant comme leur ministre des Finances et responsable de plusieurs complots extérieurs, a dit M. Carter lors d’une conférence de presse.

Il a souligné que son élimination donnerait un coup de frein aux capacités de l’EI à conduire des opérations en Irak et en Syrie, et à l’étranger.

Le ministère américain de la Justice avait offert jusqu’à 7 millions de dollars pour des informations conduisant à cet homme.

Cela faisait de lui le plus haut responsable du groupe après le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, qui vaut lui 10 millions de dollars.

Al-Qadouli était un terroriste bien connu dans les rangs de l’EI, a repris M. Carter, ajoutant qu’il s’agissait du deuxième responsable opérationnel de l’organisation jihadiste éliminé en quelques semaines, après Omar le Tchétchène en début de mois qui était l’équivalent d’un ministre de la Défense pour l’organisation EI.

Il y a quelques mois, j’ai dit qu’on s’attaquerait à l’infrastructure financière de l’EI, on a commencé à frapper les sites de stockage d’argent liquide, et maintenant on se débarrasse de leurs leaders qui gèrent leurs finances, a encore souligné Ashton Carter. Cela va atténuer leur capacité à payer et à engager des recrues. Notre campagne est d’abord et avant tout destinée à faire s’effondrer la principale tumeur que constitue l’EI en Irak et en Syrie, en nous concentrant sur les centres de pouvoir que sont les villes de Raqa (Syrie, fief de l’EI, NDLR) et Moussoul en Irak.

Selon des sources de sécurité irakiennes, al-Qadouli est né à Mossoul. Il était en Afghanistan à la fin des années 1990.

Selon les autorités américaines, il avait rejoint Al Qaïda en 2004, était devenu un adjoint du redouté chef d’Al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, tué en 2006 par une frappe américaine de drone.

Il avait ensuite été emprisonné et avait rejoint le groupe Etat islamique en Syrie après sa libération en 2012.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mars 2016 16h21)

Les Américains utilisent des armes informatiques contre le groupe EI

février 29, 2016

Washington – Les Américains utilisent des armes informatiques dans leur guerre contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie, a déclaré lundi le secrétaire à la Défense Ashton Carter.

Nous utilisons des outils informatiques pour affaiblir la capacité du groupe Etat islamique à opérer et communiquer sur le champ de bataille virtuel, a dit M. Carter lors d’une conférence de presse au Pentagone.

Il s’agit de leur faire perdre confiance dans leurs réseaux, de surcharger leurs réseaux pour qu’ils ne puissent pas fonctionner, et faire toutes ces choses qui interrompent leur capacité à commander leurs forces, et à contrôler leur population et leur économie, a expliqué M. Carter.

Le chef d’état-major inter-armées Joseph Dunford, aux côtés du secrétaire à la Défense, a fait le parallèle entre assiéger l’EI physiquement dans ses places-fortes de Mossoul (Irak) et Raqa (Syrie), et l’assiéger dans le cyberespace.

Nous essayons à la fois physiquement et virtuellement d’isoler le groupe Etat islamique, a-t-il expliqué.

Mais les deux responsables se sont refusés à détailler davantage les cyber-opérations de l’armée américaine.

Nous ne voulons pas que les jihadistes soient capables de faire la différence entre les perturbations liées aux cyber-armes américaines et les perturbations qui n’ont rien à voir, a expliqué le général Dunford.

La confidentialité est d’autant plus importante que ces cyber-armes sont nouvelles, surprenantes, et utilisables face à d’autres adversaires que l’EI, a souligné de son côté M. Carter.

Le secrétaire américain à la Défense n’a pas précisé quels étaient ces adversaires.

Mais les responsables américains de la Défense n’ont cessé de mettre en garde ces dernières années sur les capacités des Russes et des Chinois en matière de guerre des réseaux, sans oublier celles des Iraniens et des Nord-Coréens.

Les Etats-Unis sont en train de constituer une force d’environ 6.000 soldats spécialisés dans la guerre informatique, placés pour l’instant sous l’autorité de l’amiral Michael Rogers, le patron de la NSA, la puissante agence de renseignement chargée de l’espionnage électronique.

Ce cyber-commandement de l’armée américaine, regroupant 133 unités de combat, doit être capable de mener à la fois des opérations de défense des réseaux et ordinateurs américains, et d’attaque sur des machines adverses.

Le Pentagone est resté jusqu’à maintenant très discret sur les activités de ces cyber-combattants mais l’administration prévoit d’augmenter de 15% l’enveloppe de la guerre informatique dans le budget de la Défense 2017, à 6,7 milliards de dollars, soit un peu plus de 1% du budget total de la Défense américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 29 février 2016 23h11)

Obama s’apprête à nommer Ashton Carter à la tête du Pentagone

décembre 2, 2014

Washington – La président américain Barack Obama s’apprête à nommer Ashton Carter, ex-secrétaire adjoint à la Défense, à la tête du Pentagone en remplacement de Chuck Hagel, selon plusieurs médias américains.

M. Obama a annoncé le 24 novembre le départ de Chuck Hagel, la Maison Blanche insistant sur la nécessité d’un renouveau au moment où les États-Unis font face à de nombreux défis sur la scène internationale, en particulier dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

Selon CNN, Ashton Carter, 60 ans, sera le choix de Barack Obama comme nouveau secrétaire à la Défense, sauf complications de dernière minute.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a refusé de confirmer ou de démentir cette information, tout en saluant longuement les qualités de M. Carter.

Evoquant son rôle passé de numéro deux du Pentagone, il a jugé qu’il avait été extrêmement compétent. C’est quelqu’un qui a une fine compréhension de la façon dont le ministère de la Défense fonctionne, a-t-il ajouté. Sa nomination avait été confirmée par le Sénat à l’unanimité en septembre 2011, a-t-il encore souligné.

Dans un climat de grande tension avec les républicains sur une large éventail de sujets, parmi lesquels le budget et l’immigration, une confirmation rapide par le Sénat du nouveau secrétaire à la Défense serait incontestablement un soulagement pour la Maison Blanche.

Ashton Carter fut secrétaire adjoint à la Défense de Leon Panetta entre octobre 2011 et décembre 2013. Auparavant, il a occupé le poste de sous-secrétaire à la Défense chargé des acquisitions.

Expert des questions budgétaires, diplômé d’histoire médiévale et de physique, M. Carter est marié et père de deux enfants.

Le sénateur républicain John McCain, a jugé que ce dernier avait les qualités requises pour le poste. Cependant, a-t-il souligné, il aura peu ou pas d’influence du tout sur les décisions cruciales en matière de sécurité nationale.

Peut-il être l’homme de la situation pour mener la lutte contre l’organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie ? Non, a répondu, catégorique, M. McCain.

Personne ne le peut, car la Maison Blanche, si l’on croit ses trois prédécesseurs, concentre toutes les décisions entre les mains d’une poignée de gens (…) qui n’ont qu’une seule chose en commun: ils ne connaissent rien à l’armée, a-t-il ironisé.

Seul républicain dans le cabinet Obama, Chuck Hagel, parfois confus dans ses propos et nettement moins charismatique que son prédécesseur Leon Panetta, a eu du mal à se faire une place dans le premier cercle du président américain.

Michèle Flournoy, ancienne numéro trois du Pentagone qui faisait figure de favorite pour le remplacer, et devenir ainsi la première femme à diriger l’armée américaine, s’est elle-même retirée de la course dès la semaine dernière, mettant en avant des raisons familiales.

Romandie.com avec(©AFP / 02 décembre 2014 20h34)