Posts Tagged ‘Assassinat’

Guinée: un adolescent tué lors de heurts avec la police

février 13, 2020

 

Un adolescent de 15 ans a été tué par balle jeudi à Conakry lors de heurts avec les forces de l’ordre, où l’opposition guinéenne manifeste depuis quatre mois contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé, ont indiqué des proches et l’opposition. La mort d’Idrissa Barry, un collégien de 15 ans, porte à 29 au moins le nombre de manifestants tués depuis le début à la mi-octobre de cette vague de protestation, qui a également coûté la vie à un gendarme, selon un décompte de l’AFP.

Le Front national pour la Défense de la Constitution (FNDC), collectif de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile, a dénoncé dans un communiqué la «répression sauvage des forces de défense et de sécurité qui ont tué par balle» le jeune homme et «fait plusieurs blessés, dont un par balle». «Mon frère est décédé des suites d’une blessure par balle dans la poitrine, tiré par un agent des forces de l’ordre qui l’a directement visé», a déclaré un de ses proches, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. «Nous, ça nous amusait de donner du travail aux forces de l’ordre puisqu’on érigeait les barricades et qu’on fuyait dans les ruelles du quartier, sans imaginer qu’un d’eux allait tirer sur nous», a expliqué un autre proche.

Interrogé par l’AFP, un responsable de la police a indiqué ne pas être en mesure de confirmer l’information.

Le FNDC avait lancé un appel à manifester mercredi et jeudi, après quelques semaines de trêve. L’opposition guinéenne organise depuis la mi-octobre des manifestations, parfois durement réprimées, pour faire barrage au projet qu’elle prête au chef de l’Etat de briguer un troisième mandat à la fin de l’année, alors que la Constitution en limite le nombre à deux. Un projet de nouvelle Constitution, soumis à référendum le 1er mars, en même temps que des élections législatives, maintient cette limite. Mais l’opposition soupçonne que son adoption servirait à M. Condé, 81 ans, de prétexte pour remettre son compteur présidentiel à zéro. Alpha Condé a laissé lundi la porte ouverte à une nouvelle candidature, affirmant que c’est son parti «qui décidera». Il a aussi défendu le référendum, jugeant qu’il n’y a «rien de plus démocratique».

Par Le Figaro avec AFP

Thaïlande : plusieurs morts dans une tuerie commise par un soldat

février 8, 2020

L’homme est toujours recherché. Les faits ont eu lieu dans le nord-est du pays.

L'avis de recherche Jakrapanth Thomma, suspecté d'être impliqué dans cette fusillade.
L’avis de recherche Jakrapanth Thomma, suspecté d’être impliqué dans cette fusillade. THAI ROYAL POLICE / AFP

Un soldat thaïlandais a tué samedi 8 février au moins 17 personnes et en a blessé 14 autres à Korat, une ville du nord-est de la Thaïlande, ont annoncé les services d’urgence. Plus tôt, un porte-parole de la police, Krissana Pattanacharoen, avait déclaré à l’AFP qu’il y avait «plus de 10 morts» et de nombreux blessés.

Les autorités, à la poursuite du tueur, ont bouclé un centre commercial de la ville. «Le tireur a utilisé une mitraillette pour tirer sur d’innocentes victimes dont beaucoup ont été blessées ou tuées», avait auparavant indiqué la police.

Les médias locaux ont évoqué au moins 12 morts.

Le tireur, identifié par la police comme l’adjudant-chef Jakrapanth Thomma, a volé un véhicule militaire et a posté des photos et vidéos de lui sur les réseaux sociaux, en tenue de combat, alors même qu’il était en train de tirer à travers la ville de Korat.

Des photos et vidéos sur les réseaux sociaux montraient des scènes de panique, des personnes en train de fuir et ce qui ressemble à des rafales d’arme automatique. La police a indiqué avoir bouclé le centre commercial Terminal 21, mais le militaire reste en fuite pour le moment.

La Thaïlande est l’un des pays les plus armés au monde, mais les tueries de masse perpétrées par des militaires contre des civils sont rares.

Par Le Figaro avec AFP

Assassinat au Lesotho: l’épouse du premier ministre accusée de meurtre par la police

février 4, 2020

 

L’épouse du premier ministre du Lesotho, Maesaiah Thabane, qui s’est rendue à la police plus tôt dans la journée après avoir disparue des radars pendant près d’un mois, a été accusée mardi 4 février du meurtre en 2017 de la précédente épouse de Thomas Thabane, a annoncé la police.

«Elle a été accusée de meurtre ainsi que huit autres personnes qui se trouvent au Lesotho et en Afrique du Sud,» a déclaré à la presse le commissaire de police adjoint Paseka Mokete.

Par Le Figaro avec AFP

France/Prêtre tué dans l’Oise en novembre: le suspect mis en examen pour meurtre aggravé

décembre 26, 2019

Un jeune homme de 19 ans soupçonné d’avoir tué le prêtre Roger Matassoli à Agnetz (Oise) début novembre a été mis en examen jeudi pour meurtre aggravé, actes de torture et de barbarie, a annoncé le parquet de Senlis.

Alexandre V. avait été interpellé le 4 novembre au volant du véhicule du prêtre par la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), puis placé en garde à vue pour des faits, initialement, de conduite sans permis et de rébellion. Le père du jeune homme, informé que son fils conduisait le véhicule du prêtre de 90 ans, s’était alors rendu au domicile de ce dernier, à Ronquerolles, un hameau de la commune d’Agnetz, et avait découvert son cadavre. Mais le suspect avait rapidement été hospitalisé sous contrainte «en raison de son état de santé psychiatrique».

Jeudi -à la suite d’un réquisitoire supplétif du parquet- Alexandre V. a «été à nouveau placé en garde à vue», puis mis en examen pour «meurtre aggravé par la commission concomitante d’un autre crime et d’actes de torture et de barbarie» ainsi que pour «violences sur ascendant», «vol, rébellion et conduite sans permis», a déclaré le procureur de Senlis Jean-Baptiste Bladier dans un communiqué. Le jeune homme a été placé en détention provisoire. «Lors de son audition par le magistrat instructeur, l’intéressé a exercé son droit au silence. En présence des enquêteurs, il avait indiqué n’avoir aucun souvenir du jour des faits», a précisé le procureur. L’autopsie du prêtre, réalisée le 5 novembre, avait conclu à un décès par asphyxie et à la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage.

Ce jour là, Mgr Jacques Benoît-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, avait adressé un communiqué après que la presse locale eut «fait écho d’une plainte à l’encontre de l’abbé Roger Matassoli pour des comportements inappropriés sur mineur, commis il y a plusieurs dizaines d’années». «Depuis 2009 -et l’audition d’une possible victime par le diocèse, puis la plainte d’une autre au civil- l’abbé Matassoli n’avait plus de charges paroissiales», avait-il alors indiqué. Selon le diocèse, deux autres personnes se sont «manifestées» auprès des services dans le mois suivant l’annonce de sa mort. Selon l’avocate du suspect, Me Caty Richard, Alexandre V. «voyait régulièrement» le prêtre et avait déjà fait «des ménages» rémunérés chez lui «en ‘tenue inappropriée »».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Moscou: un agent des services de sécurité tué dans une fusillade près du FSB

décembre 19, 2019

 

Un agent des services de sécurité russes, le FSB, a été tué jeudi lors d’une fusillade près du siège de cette institution à Moscou, ont rapporté plusieurs médias d’Etat.

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Moscou, près du siège du FSB, le 19 décembre 2019. Vasily MAXIMOV / AFP

«Un inconnu a ouvert le feu près du n°12 rue Bolchaïa Loubianka, il y a des blessés. Son identification est en cours, le criminel a été neutralisé», a indiqué le service de presse du FSB aux médias d’Etat russe.

«Un agent du service est mort», a ensuite indiqué la même source. Le ministère de la Santé avait fait état quelques minutes plus tôt de deux agents du FSB «souffrant de blessures extrêmement graves». Un échange de tirs a eu lieu ce jeudi soir près du siège à Moscou du FSB, les services secrets russes, ont rapporté plusieurs médias russes, dont le journal Izvestia et la radio Echo de Moscou. Le terme «neutralisé» signifie généralement dans le jargon policier russe qu’un assaillant a été tué. Le président russe Vladimir Poutine a été informé de la situation, selon son porte-parole Dmitri Peskov, cité par Tass.

L’échange de tirs a eu lieu jeudi soir aux abords immédiats du siège du FSB, un des héritiers du KGB soviétique, en plein centre de Moscou, à une dizaine de minutes à pied de la place Rouge et du Kremlin, siège de la présidence russe. Les circonstances de l’attaque restent floues, mais selon plusieurs médias, citant le FSB, l’assaillant n’est pas entré dans le bâtiment des services secrets. Les forces de l’ordre étaient toujours déployés en grand nombre dans le quartier, vers 20h00, soit environ deux heures après que de premiers témoins ont fait état d’échanges de tirs sur les réseaux sociaux.

Toujours selon les médias russes, un homme aurait ouvert le feu dans la salle de réception du Service fédéral de sécurité (FSB). Le tireur se serait barricadé dans un bâtiment avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre. D’autres médias russes et témoins interrogés font cependant état de plusieurs assaillants.

Les autorités russes ont qualifié l’attaque d’«attentat terroriste». D’après une source proche du FSB citée par l’agence Reuters, les services de sécurité russes suspectent que l’attaque aurait été organisée afin de coïncider avec une allocution du président Vladimir Poutine.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Guadeloupe: une femme égorgée, son conjoint pendu

décembre 10, 2019

 

Une jeune femme a été retrouvée, lundi, égorgée dans son appartement à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe)et son conjoint pendu mercredi,a-t-on annoncé le parquet de Basse-Terre.

Sabrina, 38 ans, maman de deux enfants de 8 et 13 ans, était employée à la Semsamar, une société d’économie mixte spécialisée dans la gestion de logements sociaux, de promotions immobilière et d’aménagement du territoire. Son corps a été découvert par des membres de sa famille, alertés par la cadette du couple à son retour de l’école.

Son conjoint, Marc Olivier, sapeur pompier de la commune et «employé au CHU en qualité d’agent», a été retrouvé pendu à un arbre dans un bois de Capesterre-Belle-Eau. Il était recherché par les enquêteurs depuis la découverte du corps de sa compagne. Dans son véhicule, il avait laissé une lettre d’adieu à sa mère, laissant penser à un acte suicidaire, mais sur lequel l’enquête devra faire la lumière.

«Mais rien ne permet de dire son implication ou non dans le décès de sa compagne» pour l’heure, a indiqué dans les médias guadeloupéens le parquet de Basse-Terre. L’autopsie des deux corps doit avoir lieu vendredi.

S’il s’avérait que Sabrina a été tué par son compagnon, il s’agirait du 142e féminicide de l’année 2019 en France, mais du premier pour la Guadeloupe, selon le collectif «féminicides par compagnons ou ex».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Colombie: un ingénieur français du groupe Thales assassiné en pleine rue à Bogota

décembre 3, 2019

 

Un ingénieur français de Thales a été tué par balle lundi soir en pleine rue dans un quartier huppé de Bogota par un tueur qui a ensuite pris la fuite, a appris l’AFP mardi auprès de la police colombienne et de l’ambassade de France.

La victime «était en compagnie d’un autre Français. Ils sortaient d’une pizzeria» dans le quartier de Chapinero, situé dans le nord de Bogota, a indiqué une source policière à l’AFP. Le tueur «est arrivé par derrière», visant «uniquement» la victime, avant de s’enfuir, a poursuivi cette source, selon laquelle la scène s’est déroulée à une rue de l’ambassade de France en Colombie. Les personnes interrogées ont déclaré ne rien savoir de ce qui s’était passé la veille dans cette zone branchée de la capitale colombienne.

L’incident s’est produit vers 22h15 (3h15 GMT), a indiqué à la presse le major Robert Mendez, commandant de la police du quartier de Chapinero. «Nous écartons l’hypothèse d’un vol. D’après les éléments dont nous disposons il s’agit d’un assassinat perpétré par un tueur à gages», a-t-il encore expliqué. Selon l’ambassade, la victime est un ingénieur français de 45 ans «en mission» à Bogota pour le groupe de technologie et de défense français. A l’heure actuelle se déroule à Bogota le salon Expodefensa consacré à la défense et à la sécurité.

Un séjour en Colombie en 2017

Selon la source policière interrogée, la victime, dont l’identité n’a pas été révélée, «devait rentrer» mercredi. Le major Mendez a indiqué que l’homme était déjà venu en Colombie en 2017 et qu’il n’avait «jamais rencontré de problèmes avec quiconque, lors de son séjour» dans le pays sud-américain.

Thales a fait part de son «immense et profonde tristesse» et a précisé que le collègue avec lequel se trouvait la victime a été «immédiatement pris en charge par les autorités compétentes et la direction de Thales sur place». Le groupe précise qu’une équipe «a été dépêchée sur place et est en contact permanent avec les autorités locales compétentes et le corps diplomatique».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Tchad: cinq villageois tués par Boko Haram dans l’Ouest

novembre 18, 2019

 

Cinq villageois ont été tués par Boko Haram dans l’Ouest du Tchad, où le groupe djihadiste multiplie les attaques meurtrières, a affirmé lundi à l’AFP le secrétaire général du département.

«Deux ont été égorgés et trois abattus par balle», a précisé Sadick Khatir, secrétaire général du département du Lac. Leurs corps ont été retrouvés samedi, mais l’attaque aurait eu lieu plus tôt dans la semaine, selon une source à la préfecture locale, s’exprimant sous couvert d’anonymat. «Les villageois sont sortis des zones protégées par l’armée», a ajouté cette source. Autour du lac Tchad, où Boko Haram entretient des camps d’entraînement, les attaques attribuées au groupe terroriste se multiplient depuis juin 2018, aussi bien au Tchad qu’au Niger, au Nigeria et au Cameroun.

Au Tchad, début septembre, Boko Haram avait tué sept personnes en une semaine, quatre civils et trois militaires, dans cette région. Le 14 août, une kamikaze de Boko Haram selon l’armée, avait tué six personnes en faisant exploser sa veste piégée dans la cour d’un chef traditionnel de la province. Depuis 2015, les pays de la région luttent contre ces djihadistes au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition militaire régionale engagée autour du lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés d’habitants

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un célèbre historien russe avoue avoir tué une ancienne étudiante

novembre 10, 2019

 

Oleg Sokolov, spécialiste de Napoléon, intervenait dans l’école fondée par l’ancienne députée d’extrême droite Marion Maréchal.

L’histoire est à frémir. Tôt samedi matin 9 novembre, les secours ont repêché un homme tombé dans le canal de la Moïka, au centre de Saint-Pétersbourg. Dans son sac à dos, on a retrouvé deux bras de femme, sectionnés au niveau des coudes, et un pistolet d’alarme. Lorsque la police s’est rendu à son appartement, non loin de là, elle a découvert le corps décapité d’une jeune femme.

Le meurtrier présumé, qui serait tombé à l’eau alors qu’en état d’ivresse il tentait de faire disparaître les restes de sa victime, n’est autre qu’un historien internationalement reconnu, Oleg Sokolov, 63 ans, spécialiste de Napoléon et professeur de la chaire d’histoire moderne à l’université de Saint-Pétersbourg. Ce parfait francophone, décoré de la Légion d’honneur en 2003, est aussi le fondateur d’une association organisant des reconstitutions des grandes batailles napoléoniennes en Russie, – en costumes avec des milliers de figurants-, comme celle de Borodino (1812).

Selon les médias russes, le corps décapité serait celui d’Anastasia Echtchenko, 24 ans, l’une de ses anciennes étudiantes avec lequel il entretenait une liaison. Oleg Sokolov aurait avoué à la police l’avoir tué, deux jours plus tôt, avec un fusil à canon scié, à la suite d’une dispute.

«Il se prenait pour Napoléon»

Le fait divers a largement été « couvert » par la presse russe qui a publié des photos du couple en tenue d’époque, lui en maréchal d’empire, elle en robe à crinoline. D’autres clichés le représentent menant la charge à la tête d’un régiment de cavaliers de hussards… Divers témoignages composent le portrait d’un homme à la personnalité quelque peu inquiétante, voire mégalomaniaque, et parfois brutale.

« Il se prenait vraiment pour Napoléon, au point qu’il se faisait appeler « Sire » ou « Majesté », écrit le journal Novaya Gazeta. En 2018, Oleg Sokolov s’était vu accusé de plagiat pour l’un de ses derniers ouvrages. Interrogé à ce propos par un étudiant lors d’un cours en amphithéâtre, Sokolov avait fait brutalement expulser l’impétrant par des nervis, comme le montre une séquence visible sur YouTube. Blanchi par la justice en première instance dans cette affaire de plagiat, l’historien se disait néanmoins lui-même objet de menaces.

Plus grave, en 2008, Oleg Sokolov aurait tenté d’étrangler une jeune femme, après avoir voulu lui appliquer un fer à repasser sur le visage, selon le journal Moskovski Komsomolets. L’universitaire aurait toutefois réussi à échapper aux poursuites pénales.

Respecté pour ses travaux, auteurs d’innombrables livres et articles, conseiller historique pour des films et documentaires, Oleg Sokolov était aussi membre du conseil scientifique de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (Issep), l’« université » fondée par Marion Maréchal à Lyon.

«Nous apprenons avec horreur par la presse le crime atroce dont se serait rendu coupable Oleg Sokolov. Etant professeur de la chaire d’histoire moderne à l’université de Saint-Pétersbourg, intervenu comme directeur d’études invité à l’Ecole pratique des hautes études à la Sorbonne, décoré de la Légion d’honneur française, nous n’imaginions pas qu’il puisse commettre cet acte odieux», expliquait samedi dans un communiqué l’Issep.

À Saint-Pétersbourg, Oleg Sokolov, hospitalisé pour hypothermie, a été placé en garde à vue et l’enquête se poursuivait dimanche. Selon le site 47news.ru, l’éminent professeur aurait indiqué lors de son premier interrogatoire avoir envisagé de se suicider après son crime, dans son uniforme de Napoléon, sur le site de la forteresse Pierre-et-Paul, devant les touristes.

Par Le Figaro.fr par Alain Barluet, correspondant à Moscou

France/Prêtre tué dans l’Oise: le suspect hospitalisé «sous contrainte»

novembre 5, 2019

 

Le jeune homme soupçonné du meurtre d’un prêtre retrouvé mort lundi à son domicile d’une commune de l’Oise a été hospitalisé «sous contrainte» mardi, son attitude laissant «supposer d’importants problèmes mentaux», a annoncé le parquet de Beauvais.

Agé de 19 ans, ce suspect avait été interpellé lundi au volant du véhicule du prêtre Roger Matassoli par la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise), puis placé en garde à vue pour des faits initialement de conduite sans permis et de rébellion, selon le communiqué du procureur de Beauvais Florent Boura. Le père du jeune homme, informé par les autorités que son fils conduisait le véhicule du prêtre de 90 ans, s’était alors rendu au domicile de ce dernier, à Ronquerolles, un hameau de la commune d’Agnetz, dans l’Oise. Ayant aperçu par la fenêtre du logement le corps sans vie de la victime, il avait alors alerté les gendarmes de Clermont (Oise).

Une enquête de flagrance pour homicide volontaire a ainsi été ouverte, et dans ce cadre la brigade de recherches de Clermont et de la section de recherches d’Amiens ont repris à leur compte la garde à vue du jeune homme. Mais «ils ne sont toutefois pas parvenus à entendre le mis en cause dont l’attitude laissait supposer d’importants problèmes mentaux», a précisé Florent Boura. «Un examen psychiatrique a effectivement conduit à devoir lever la garde à vue de l’intéressé dans la nuit vers 01h00 pour procéder à son hospitalisation sous contrainte».

L’autopsie réalisé mardi a conclu «à un décès par asphyxie et à la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage», a fait savoir le procureur. Des examens complémentaires doivent encore être menés pour préciser les causes du décès. L’enquête se poursuit également pour déterminer «l’éventuelle responsabilité du suspect», a souligné Florent Boura. Dans la matinée mardi, Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, avait adressé un communiqué à la suite de la mort du père Matassoli. «Nous pensons à sa famille et prions pour lui», avait-il affirmé.

Par Le Figaro.fr avec AFP