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Turquie: Le propriétaire d’une chaîne en persan tué par balle à Istanbul (presse)

avril 30, 2017

 

Istanbul – Le propriétaire d’une chaîne de télévision en langue persane par satellite a été tué par balle par des inconnus à Istanbul, ont rapporté les médias turcs dimanche.

Le Britannique d’origine iranienne Saïd Karimian, propriétaire du groupe GEM TV, et l’un de ses associés, un Koweïtien, ont été abattus samedi soir dans le quartier huppé de Maslak, a expliqué le quotidien Hurriyet.

Quelques heures après le double assassinat, les médias locaux avaient d’abord indiqué que les victimes étaient « deux Iraniens ».

Dans un communiqué publié sur son compte Facebook, GEM TV a confirmé la mort de M. Karimian sans préciser les circonstances de son décès. « C’est avec un immense chagrin que nous annonçons la mort de Saïd Karimian », ont écrit les responsables de la chaîne.

L’agence koweïtienne officielle Kuna, citant le consul général du Koweït à Istanbul, a de son côté indiqué qu’un Koweïtien avait été tué par balle dans la métropole samedi.

Selon l’agence de presse turque Dogan, les deux hommes se trouvaient à bord d’une voiture de luxe à Maslak, sur la rive européenne de la ville, quand une jeep leur a bloqué la route.

Les agresseurs sont sortis de leur véhicule et ont ouvert le feu. Ils ont ensuite pris la fuite et leur voiture a été retrouvée calcinée dans un autre quartier.

GEM TV est basée à Dubaï et propose à un public persanophone des émissions occidentales qui ne sont pas visibles en Iran.

Le groupe est en plein essor. Il a ouvert de nouvelles chaînes et a récemment recruté de nombreux artistes iraniens.

Téhéran accuse les chaînes par satellite qui diffusent des émissions américaines et des feuilletons turcs de tenter d’occidentaliser le mode de vie des Iraniens.

D’après des médias iraniens conservateurs, M. Karimian aurait été lié par le passé au Moudjahidine du peuple, une organisation d’opposition au pouvoir iranien considérée comme « terroriste » par l’Union européenne jusqu’en 2008 et par les Etats-Unis jusqu’en 2012.

Selon l’agence Mizanonline, M. Karimian aurait été avec les Moudjahidine du peuple dans le camp d’Achraf, au nord de Bagdad, pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988).

De son côté, l’agence iranienne Fars indique qu’il aurait passé huit ans à Achraf avant d’aller en Suisse en 1996.

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), dont les Moudjahidine du peuple sont la principale composante, a rejeté ces allégations et accusé les médias iraniens de retoucher les photos qu’ils les diffusent.

Le CNRI a attribué l' »assassinat » de M. Karimian au régime iranien qui, affirme-t-il, essaie d’en faire porter la responsabilité aux Moudjahidine du peuple.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2017 16h31)

RDC : Kinshasa dévoile une vidéo présentée comme celle de l’assassinat des experts de l’ONU

avril 24, 2017

Un montage photo de deux experts onusiens, Zaida Catalan et Michael Sharp, tués en mars au Kasaï, dans le centre de la RDC. © Bertil Ericson et Timo Mueller/AFP

Le gouvernement et la police de RDC ont montré ce lundi à la presse une vidéo présentée comme celle de l’assassinat de Michael Sharp et de Zaida Catalan, deux experts de l’ONU tués en mars au Kasaï, dans le centre du pays.

« C’est à titre pédagogique » que cette vidéo d’au moins cinq minutes a été dévoilée, ce 24 avril, à plusieurs responsables de presse à Kinshasa, selon Ivan Vangu, conseiller au ministère congolais de la Communication et des médias.

Selon l’AFP, qui a visionné ladite vidéo, on y voit un homme et une femme blancs, qui correspondent au signalement des deux experts onusiens, l’Américain Michael Sharp et la Suédo-chilienne Zaida Catalan. Ils sont entourés par sept personnes parlant tshiluba, la langue dominante au Kasaï, coiffés de bandeaux rouges et armés de machettes, de bâtons, et pour l’un, d’un fusil hors d’âge.

Par le biais d’un interprète hors champ, les hommes en armes promettent d’indiquer aux deux experts de l’ONU l’emplacement de fosses communes dans la brousse. Apparemment inquiet, l’homme blanc demande à l’interprète, dans un français avec un fort accent anglophone : « Pourquoi sont-ils armés et nerveux ? »

La vidéo montre l’exécution des deux experts

Rapidement, les deux étrangers sont contraints de s’asseoir par terre. Un coup de feu tiré par une arme hors champ part et atteint l’homme à la poitrine. Une voix ordonne en français « Tirez ! ». La femme se jette vers l’homme comme pour le protéger mais une balle l’atteint dans le dos. La voix hurle « Tirez ! ». Trois autres coups partent.

La même voix hors champ ordonne alors en tshiluba : « Ne gaspillez plus les munitions, coupez la tête. Coupe d’abord les cheveux qui vont renforcer mon pouvoir. » On voit alors un adolescent couper la tête de la jeune femme.

Nous n’avons pas pu voir les visages de ces présumés miliciens Kamwina Nsapu.

« Visiblement, la machette n’était pas bien aiguisée. Sur la vidéo, on voit le bourreau demander une autre [machette] pour continuer son acte », explique à Jeune Afrique un journaliste qui a visionné la séquence. « Mais, nous n’avons pas pu voir les visages de ces présumés miliciens Kamwina Nsapu« , précise-t-il.

Kinshasa accuse les miliciens Kamwina Nsapu

« Voici comment opèrent les hommes de Kamwina Nsapu », a expliqué devant la presse Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

Pour les autorités de la RDC, il n’y a donc plus de doute : « Ce sont bien ces terroristes de Kamwina Nsapu qui ont tué les deux experts de l’ONU, mais aussi les 39 policiers congolais tombés, eux, fin mars dans une embuscade dans le Kasaï », soutient Lambert Mende, appelant à l’éradication de ce terrorisme « par tous les moyens ».

Selon le porte-parole du gouvernement, un de quatre accompagnateurs congolais de deux experts de l’ONU a été également tué. « Nous continuons à chercher les trois autres », a-t-il dit à Jeune Afrique, soulignant que certains miliciens ayant participé à ces assassinats ont été arrêtés.

Le colonel Pierre-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise, a de son côté indiqué à la presse que les autorités avaient mis la main sur cette vidéo « grâce à la perspicacité de la police scientifique », sans en préciser les modalités.

« La vidéo a été envoyée à un des contacts des terroristes pour qu’elle soit diffusée sur les réseaux sociaux. Nos services l’ont interceptée et, grâce à la géolocalisation, nos services ont pu remonter la filière pour arrêter des terroristes, auteurs de l’assassinat des experts de l’ONU », a ajouté Lambert Mende.

Jeuneafrique.com avec AFP

France: fusillade sur les Champs-Élysées, un policier tué, l’assaillant « abattu »

avril 20, 2017

Paris – Un policier a été tué et deux autres blessés jeudi soir lors d’une fusillade sur la célèbre avenue des Champs-Elysées à Paris, dont l’auteur a été abattu, a-t-on appris de sources concordantes, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle.

« Peu avant 21h00 (19h00 GMT), une voiture est arrivée à hauteur d’un car de police (..), un homme est sorti du véhicule, a ouvert le feu a priori à l’arme automatique sur le car de police, a tué un policier et ensuite a tente dé partir en courant en essayant de prendre pour cible d’autres policiers », a indiqué sur la chaîne BFM TV le porte-parole du ministère de l’Intérieur Pierre-Henry Brandet.

« Il a réussi à en blesser deux autres et il a été abattu par les forces de l’ordre », a-t-il ajouté, soulignant que ces policiers avaient « délibérément été pris pour cible ».

Cette prestigieuse artère très prisée des touristes, en plein coeur de Paris, a été bouclée et d’importantes forces de police ont été déployées dans le quartier. Un hélicoptère survolait la zone dans la soirée.

La préfecture de police a souligné que les circonstances de l’attaque n’étaient « pas déterminées ».

Cette fusillade survient à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, alors que la France a été confrontée depuis 2015 à une vague d’attentats jihadistes sans précédent ayant fait 238 morts.

Choukri Chouanine, gérant d’un restaurant rue de Ponthieu, dans une rue adjacente, a raconté à l’AFP avoir entendu une « fusillade brève » mais avec « beaucoup de tirs ». « On a dû cacher nos clients dans nos sous-sols », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2017 22h15)

Jérusalem: une touriste britannique tuée à coups de couteau

avril 14, 2017

La police israélienne installe un cordon de sécurité après une attaque au couteau contre une jeune femme, le 14 avril 2017 à Jérusalem / © AFP / AHMAD GHARABLI

Une touriste britannique de 23 ans poignardée vendredi par un Palestinien dans le tramway à Jérusalem a succombé à ses blessures, a indiqué une source policière.

L’assaillant palestinien a été arrêté par les forces de l’ordre. L’identité de la victime n’a pas été précisée.

Dans un premier temps, la police avait fait état d’une Israélienne agressée dans un wagon du tramway. Le Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, a identifié l’assaillant comme Jami Tamimi, 57 ans, un habitant de Jérusalem-est annexée.

Il avait été hospitalisé dans le passé après une tentative de suicide et avait été condamné en 2011 pour agression sexuelle sur sa fille, selon le Shin Beth.

L’attaque s’est déroulée aux abords de la vieille ville, a annoncé la police israélienne, déployée en force à l’occasion des célébrations de la Pâque juive qui ont commencé lundi et durent une semaine.

A cette occasion, des dizaines de milliers de juifs affluent dans la vieille ville pour se rendre au Mur des Lamentations, le site le plus sacré du judaïsme.

La police israélienne installe un cordon de sécurité après une attaque au couteau contre une jeune femme, le 14 avril 2017 à Jérusalem / © AFP / AHMAD GHARABLI

Les chrétiens célèbrent également le Vendredi saint avant Pâques.

Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël ont été le théâtre d’une vague de violences qui a coûté la vie à 260 Palestiniens, 41 Israéliens, deux Américains, un Jordanien, un Erythréen, un Soudanais et une Britannique depuis le 1er octobre 2015, selon un décompte de l’AFP.

La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d’attaques anti-israéliennes, souvent commises à l’arme blanche par de jeunes gens isolés.

L’intensité des violences a eu tendance à diminuer ces derniers mois.

Le patron du Shin Beth Nadav Argaman a toutefois estimé récemment que le « calme relatif actuel » en Cisjordanie occupée et en Israël était « trompeur ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2017 14h48)

Huit policiers tués dans une attaque dans l’est de la Tanzanie

avril 14, 2017

Nairobi (Kenya) – Huit policiers tanzaniens ont été tués par balles jeudi soir par des inconnus dans l’est du pays, région frappée ces derniers mois par une série d’attaques contre des politiciens et des forces de l’ordre, a-t-on appris vendredi de source officielle.

« Le président John Pombe Magufuli a été surpris et très peiné d’apprendre la nouvelle de la mort de huit policiers tués hier soir par des personnes armées à Jaribu, dans le district de Kibiti », a indiqué la présidence dans un communiqué, sans donner d’indications sur l’identité des assaillants.

Les policiers rentraient d’une patrouille dans le district de Kibiti, à un peu plus de 100 km au sud de la capitale économique Dar es Salaam, lorsque leur véhicule a été attaqué, a précisé la présidence. La presse locale, citant des témoins, affirme que les assaillants se sont repliés dans une forêt une fois l’attaque terminée.

Ces policiers faisaient partie d’une unité spéciale de la police anti-émeute déployée pour pacifier cette région à la suite d’une série d’attaques ciblées contre des politiciens locaux et des forces de l’ordre.

Selon les autorités, neuf responsables locaux du parti au pouvoir, le Chama cha Mapinduzi (CCM), ont été tués par balles par des inconnus depuis octobre 2016 dans le district de Kibiti et dans celui de Rufiji, voisin. La dernière victime parmi ces responsables du CCM a été tué le 29 mars au soir à l’entrée de sa maison par des personnes non identifiées.

Le mois dernier, trois autres policiers avaient par ailleurs été tués lors d’une attaque dans le district de Kibiti.

Lors de ces attaques, les assaillants arrivent dans le plupart des cas à bord de motos-taxis, et repartent sans rien emporter, hormis les armes lorsque leurs victimes étaient des policiers.

Le président Magufuli a condamné ces attaques visant les forces de l’ordre et appelé « à la coopération de tous les Tanzaniens pour que cessent ces actes », selon le communiqué de la présidence.

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2017 15h29)

Au Mexique, meurtres et agressions de journalistes en série

mars 30, 2017

Des journalistes ont manifesté hier à Tijuana, au nord-ouest du Mexique, pour dénoncer l'assassinat de leur confrère Miroslava Breach.

Des journalistes ont manifesté hier à Tijuana, au nord-ouest du Mexique, pour dénoncer l’assassinat de leur confrère Miroslava Breach. Crédits photo : GUILLERMO ARIAS/AFP

Un journaliste a été blessé par balles mercredi, dans l’est du pays. Depuis le début du mois, trois autres ont été tués. Seulement 0,25% des crimes contre les professionnels de la presse sont élucidés, selon une ONG.

Le mois de mars aura été sanglant pour les journalistes mexicains. Mercredi, le rédacteur en chef du quotidien La Opinion été blessé par balles «quasiment à bout portant», devant son domicile. Armando Arrieta est «dans un état très grave», selon Jorge Morales, secrétaire exécutif de la Commission de protection des journalistes de l’Etat de Veracruz.

La veille, en Basse-Californie, l’ancien journaliste du site 911 Noticias, Julio Omar Gomez, a été victime d’une tentative d’agression. Sa maison a été incendiée et son garde du corps tué en le protégeant, rapporte le Washington Post. Il avait pris sa retraite il y a quelques semaines suite à des menaces en décembre 2016 et février 2017, selon l’hebdomadaire Proceso.

La série noire a débuté le 3 mars, dans l’Etat de Guerrero, lui aussi gangrené par la corruption. Cecilio Pineda Brito, directeur du quotidien La Voz de la Tierra Caliente et journaliste spécialisé dans les affaires criminelles, est criblé de balles par un commando. Victime de menaces et de tentatives d’assassinat depuis 2015, il était sous protection judiciaire jusqu’en octobre 2016 et a refusé plusieurs fois de s’exiler, précise Reporters sans frontières.

Dans l’Etat de Veracruz, le directeur du quotidien El Politico, Ricardo Monlui Cabrera, a été tué le 19 mars. Il a été abattu par des tueurs à moto alors qu’il sortait d’un restaurant avec sa femme et son fils, indemnes, d’après l’ONG Comité de protection des journalistes. Veracruz est particulièrement touché par le narcotrafic et la corruption, et les journalistes y sont souvent attaqués en représailles.

Le 23 mars, Miroslava Breach a été tuée par balles à Chihuahua, dans le nord du pays. Journaliste pour La Jordana, elle travaillait sur le crime organisé, le trafic de drogue et la corruption. Son assassinat, le troisième ce mois-ci, a provoqué la colère des journalistes. Devant le Congrès, ils ont réclamé que le crime soit élucidé et que l’Etat garantisse leur sécurité.

Seulement 0,25% des crimes contre la presse sont élucidés au Mexique, selon Ana Cristina Ruelas, directrice de l’ONG Artículo 19. Un mécanisme fédéral de protection des journalistes existe, mais il est très critiqué pour son inadaptation. Selon Ana Cristina Ruelas, il se limite à des gardes du corps, mais «ça ne prend pas en compte le fait que pour protéger, tu as surtout besoin d’enquêter et de sanctionner».

Dans son célèbre classement mondial de la liberté de la presse, RSF classe le Mexique 149ème sur 180. Après la Syrie et l’Afghanistan, l’ONG le classe à la troisième place pour le nombre de journalistes assassinés derrière la Syrie et l’Afghanistan.

Lefigaro.fr par Léo Caravagna

Maroc : « le sexe, l’argent et le désir de vengeance » comme mobiles de l’assassinat du député Abdellatif Merdas

mars 27, 2017

Des policiers marocains à Casablanca le 11 juin 2014. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

La justice marocaine a estimé ce lundi que l’assassinat du député marocain, Abdellatif Merdas, le 7 mars à Casablanca, ne comportait aucun caractère politique ou terroriste. Seuls motifs selon le procureur général : « Le sexe, l’argent et le désir de vengeance ».

L’enquête a conclu que ce crime « ne revêt aucun caractère politique, ni terroriste, ni de bande criminelle organisée », a déclaré lors d’une conférence de presse le procureur général de Casablanca, Hassan Matar.

Les mobiles sont « le sexe, l’argent et le désir de vengeance », a expliqué le procureur général.

Abdellatif Merdas, 53 ans, député de l’Union constitutionnelle (UC) pour la circonscription de Ben Ahmed, avait été tué en soirée devant son domicile par des tirs de fusils de chasse. Le ou les assaillants étaient parvenus à prendre la fuite.

La veuve de la victime mise en cause

Au lendemain de l’assassinat, la police avait annoncé l’arrestation d’un premier suspect, proche d’une jeune femme en relation avec la victime, qui avait ensuite été mis hors de cause.

Vendredi, la police a fait état de trois nouvelles interpellations, dont la veuve de la victime, soupçonnée d’être l’instigatrice du crime, en complicité avec son amant, un élu local. Une quatrième personne est en fuite à l’étranger et un mandat d’arrêt international a été émis par le Maroc.

À la demande du parquet, une reconstitution a été organisée dimanche, sous l’œil d’une foule de journalistes et dont les images ont fait le tour des télévisions locales.

Les trois mis en cause ont été déférés au parquet ce lundi matin pour notamment « constitution d’une bande criminelle, homicide volontaire avec préméditation et guet-apens », a précisé le procureur.

Écoutes téléphoniques

Le tireur présumé est un élu local du RNI (Rassemblement national des indépendants) dans l’arrondissement de Sbata, un quartier de Casablanca. Il était un ancien voisin et l’amant de longue date de la veuve de la victime, selon la presse locale. Sa sœur, une « chiromancienne » et amie de l’épouse du député tué, figure également parmi les personnes arrêtées, toujours selon la presse, qui explique que les suspects auraient été confondus par des écoutes téléphoniques.

Les homicides par balle sont rares au Maroc, où très peu d’armes à feu circulent illégalement. Les incidents par armes blanches sont plus courants, et sont surtout le fait de la petite délinquance.

 

Jeuneafrique.com avec AFP

Des milliers de participants aux obsèques d’un cadre du Hamas « assassiné »

mars 25, 2017

Gaza (Territoires palestiniens) – Des milliers de militants du Des milliers de participants aux obsèques d’un cadre du Hamas « assassiné », dont des centaines en armes, ont appelé samedi à la « vengeance » lors des funérailles à Gaza d’un cadre du mouvement islamiste abattu la veille par des hommes non identifiés que le Hamas a accusé d’agir pour le compte d’Israël.

Vendredi soir, Mazen Faqha, 38 ans, était abattu de quatre balles tirées à bout portant dans la tête près de son domicile. Aussitôt les autorités de Gaza, tenue depuis 10 ans par le Hamas, annonçaient l’ouverture d’une enquête, déployaient de nombreux hommes à travers l’enclave palestinienne et multipliaient les accusations en direction de l’Etat hébreu.

« Cet assassinat porte l’empreinte claire du Mossad », le renseignement israélien, a ainsi affirmé samedi le procureur général nommé par le Hamas, Ismaïl Jaber.

Présenté par la branche armée du Hamas comme un de ses commandants, Mazen Faqha était, selon les médias israéliens, responsable pour le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 50 ans par Israël, des cellules des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas.

Arrêté par Israël, il avait été condamné à la prison à vie pour sa participation à des attentats suicide au cours desquels des centaines d’Israéliens avaient été tués lors de la deuxième intifada entre 2000 et 2005, selon la même source.

Il avait été relâché dans le cadre de l’échange de prisonniers palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Shalit en 2011. Il avait ensuite été exilé à Gaza à la demande d’Israël.

Samedi, un cortège funéraire en forme de défilé militaire a été organisé pour lui de la morgue de l’hôpital Chifa à la grande mosquée al-Omari de Gaza, ont constaté des photographes de l’AFP.

Les plus hauts dirigeants du mouvement dans l’enclave palestinienne, comme l’ancien Premier ministre Ismaïl Haniyeh et le nouveau chef du Hamas dans la bande de Gaza Yahya Sinouar défilaient en tête.

« Si l’ennemi croit que cet assassinat va changer le rapport de force, qu’il sache que les têtes pensantes des Qassam peuvent y répondre à l’identique », a menacé Khalil al-Haya, adjoint de M. Sinouar.

« L’occupant (israélien) espérait écraser la résistance et asservir le peuple palestinien en assassinant le martyr Faqha », a dénoncé Mohammed al-Hindi, cadre de l’autre grande force islamiste à Gaza, le Jihad islamique.

Contacté par l’AFP, le porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dont dépend le Mossad, n’a pas souhaité commenter les accusations sur la responsabilité du service de renseignements israéliens dans l’assassinat.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mars 2017 13h30)                   

Burundi : un colonel de la police retrouvé mort

mars 20, 2017

Nairobi – Un colonel de la police du Burundi a été retrouvé mort lundi à Bujumbura, a annoncé le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye.

Le cadavre du colonel Charles Ndihokubwayo a été retrouvé « dans la cour intérieure (de l’église) de la paroisse St Joseph de Ngagara », un quartier situé dans le nord de la capitale, a indiqué M. Nkurikiye sur son compte Twitter.

« Une enquête (est) en cours », a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions sur les causes et circonstances du décès.

Le corps du colonel Ndihokubwayo, qui était de garde samedi au Centre d’instruction de Mitakataka (province de Bubanza, ouest), où il était affecté, a été retrouvé lundi matin, selon un proche de la famille.

Dans un incident distinct, le corps d’un homme non identifié « portant une blessure à la tête et une autre sur le côté » avait été découvert dimanche sur la colline de Mpehe, dans la province de Muramvya (centre), selon une source policière et des témoins.

« Nous sommes très préoccupés par la recrudescence depuis quelques mois du phénomène de cadavres de personnes tuées violemment qu’on retrouve jetés un peu partout dans le pays », a dénoncé auprès de l’AFP Anschaire Niyobamye, le président de la ligue Iteka (Dignité).

Iteka, la principale ligue des droits de l’Homme au Burundi, interdite depuis début janvier, dit avoir recensé « 22 cadavres découverts en janvier, 17 en février et 24 au cours des trois premières semaines de mars ».

Des cadavres étaient régulièrement découverts dans les rue durant les premiers mois de la crise que traverse ce pays. Mais ce phénomène avait ensuite pratiquement disparu, avant de réapparaître au début 2017.

« On constate qu’il s’agit souvent de corps de gens qu’on trouve les bras ligotés dans le dos et qui ont été tués par balles, poignardés ou à l’aide d’une corde. Certains ont été tués quelques heures avant, alors que d’autres sont en état de décomposition avancée », a expliqué Anschaire Nikobamye, notant que « le plus souvent, l’administration s’empresse de les enterrer avant qu’ils ne soient formellement identifiés ».

La ligue Iteka accuse le pouvoir burundais d’être derrière ces crimes, qui visent essentiellement « de jeunes Tutsi accusés d’être de l’opposition ou encore des soldats, des policiers ou des pensionnés issus des ex-FAB (ancienne armée dominée par la minorité tutsi) ».

Elle demande « au gouvernement d’accepter une enquête internationale sur ces atrocités ».

Le pouvoir burundais est aujourd’hui aux mains de l’ex-principale rébellion hutu du CNDD-FDD, arrivé au pouvoir par les urnes en 2005, après la signature de l’accord de paix d’Arusha de 2000 et d’un accord de cessez-le-feu, qui ont permis de mettre fin à une guerre civile qui a fait plus de 300.000 morts (1993-2006).

« Aujourd’hui au pays, c’est la sécurité totale », a rétorqué auprès de l’AFP le 1er vice-président Gaston Sindimwo. Il a dénoncé « ceux qui veulent mettre de l’huile sur le feu en tentant de rallumer le conflit ethnique au moment où nous l’avons enterré ».

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis l’annonce en avril 2015 de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année.

Les violences ont fait de 500 morts, selon l’ONU, à 2.000 selon les ONG, et poussé quelque 400.000 personnes à quitter le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mars 2017 18h29)                   

Ouganda: le porte-parole de la police abattu devant sa maison

mars 17, 2017

Kampala – Le porte-parole de la police ougandaise Andrew Kaweesi a été abattu vendredi matin à Kampala à bord de son véhicule, avec deux autres policiers, par des hommes lourdement armés, a indiqué à l’AFP le chef de la police.

« Il a été abattu ce (vendredi) matin alors qu’il quittait son domicile pour se rendre au travail », a déclaré à l’AFP l’Inspecteur général Kale Kayihura. « Le mobile est encore inconnu ».

Les faits se sont déroulés vers 09H30 (06H30 GMT) dans le quartier de Kulambiro, à environ 10 km au nord-est du centre-ville de la capitale ougandaise: deux hommes installés à l’arrière de deux motos ont criblé de balles le véhicule du responsable policier, tuant sur le coup le porte-parole, son chauffeur et son garde du corps.

Selon Mohammad, moto-taxi de 30 ans qui a assisté à la scène, « les deux motos sont arrivées par l’arrière du véhicule qui venait de quitter la maison de Kaweesi. Le chauffeur (de Kaweesi, ndlr) a tenté d’accélérer mais ils ont réussi à le dépasser et à tirer vers l’habitacle ».

Les armes des assaillants « ressemblaient à des AK-47 » et « leur motos étaient neuves », a précisé à l’AFP le témoin qui n’a pas souhaité divulguer son nom.

M. Kayihura était devenu le porte-parole de la police nationale en août 2016 et il était à ce titre une figure bien connue du public, apparaissant régulièrement dans les journaux télévisés et autres émissions d’informations.

Le porte-parole de la police de Kampala, Emilian Kayima, a confirmé les faits à la presse sur la scène de crime, précisant qu’une enquête avait été ouverte impliquant « toutes les agences de sécurité compétentes ».

Peu après la fusillade, une foule de badauds s’était rassemblée sur place et regardait, incrédule, les trois victimes affaissées sur leur siège. Les corps ont ensuite été transportés hors de la scène du crime.

« Je n’en crois pas mes yeux. Je connaissais bien Kaweesi et je l’avais rencontré il y a une semaine et demie pour envisager le bitumage de la rue où il a été tué. C’était un homme bien, les pieds sur terre, qui respectait les civils », a réagi le maire du quartier, Charles Sserunjogi.

Ce dernier a précisé avoir entendu « une pluie de balles » depuis sa maison voisine.

M. Kaweesi avait supervisé la brutale répression policière contre un mouvement de protestation de l’opposition en 2011 organisé après une nouvelle élection présidentielle controversée dans le pays.

Il avait ensuite été nommé chef de la police métropolitaine de Kampala, en octobre 2014, puis directeur des opérations, responsable des ressources humaines, avant de devenir le porte-parole de la police.

Son meurtre n’est pas le premier d’un haut responsable en Ouganda, dirigé depuis 1986 par le président Yoweri Museveni.

En mars 2015, Joan Kagezi, directrice adjointe du ministère public ougandais en charge du dossier sur le double attentat jihadiste qui avait fait 76 morts à Kampala en 2010, avait été abattue par des hommes à moto alors qu’elle rentrait à son domicile.

En novembre 2016, le major Sulaiman Kiggundu, un ancien membre de la rébellion des Forces démocratiques Alliées (ADF) qui opèrent en République démocratique du Congo voisine, avait également été tué dans des circonstances similaires. Ces deux meurtres n’ont à ce jour pas été résolus.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mars 2017 12h01)