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France: Marche blanche à Nice en souvenir d’une femme tuée par son ex-conjoint

janvier 9, 2022
Marche blanche a Nice en souvenir d'une femme tuee par son ex-conjoint
Marche blanche à Nice en souvenir d’une femme tuée par son ex-conjoint© AFP/Valery HACHE

Une marche blanche a rassemblé dimanche après-midi à Nice cinq cents personnes, selon la préfecture, venues afficher leur soutien à une mère de famille tuée par son ex-compagnon le 1er janvier, l’un des quatre féminicides depuis le début de l’année en France.

Les personnes présentes à ce rassemblement se sont rendues du domicile de la victime, situé dans un quartier populaire de la ville, jusqu’à la promenade des Anglais en bord de mer où un lâcher de ballons a eu lieu en hommage à Lisa, une mère de famille de quatre enfants, âgée de 45 ans, retrouvée morte étranglée dans le coffre d’une voiture huit jours auparavant.

Au sein du défilé, de nombreuses personnes portaient un T-shirt blanc avec le portrait de la victime, tandis que d’autres tendaient des pancartes « Elle le quitte, il la tue » ou « Aimer = ? tuer », a constaté sur place un photographe de l’AFP.

Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte lundi par le parquet de Nice, après la découverte du corps de cette femme que son ex-compagnon a reconnu avoir étranglée, avait indiqué le procureur de la République.

Samedi 8 janvier, un homme a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir tué de plusieurs coups de couteau sa conjointe de 29 ans et leur fille de deux ans à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), portant à quatre le nombre d’homicides par conjoint ou ex-conjoint en France depuis le début 2022.

Le 1er janvier, une femme de 27 ans avait été tuée dans le Maine-et-Loire par son compagnon, tandis qu’une autre, âgée de 56 ans, en Meurthe-et-Moselle, connaissait le même sort dans des circonstances identiques.

Selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur, 102 femmes ont été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2020. Elles étaient 146 en 2019. Le collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes dénombre 113 féminicides en 2021.

Par Le Point avec AFP

Assassinat de Khashoggi: un membre présumé du commando arrêté à l’aéroport de Roissy

décembre 7, 2021
Assassinat de Khashoggi: un membre presume du commando arrete a l'aeroport de Roissy
Assassinat de Khashoggi: un membre présumé du commando arrêté à l’aéroport de Roissy© AFP/Archives/MOHAMMED AL-SHAIKH

Un membre présumé du commando impliqué dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018 à Istanbul a été interpellé mardi matin à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle et placé en rétention judiciaire, a-t-on appris de sources judiciaire et aéroportuaire.

Khalid Alotaibi, 33 ans, a été interpellé par la police aux frontières alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Riyad, a indiqué une source proche du dossier.

Il a été placé en rétention judiciaire dans le cadre d’un mandat d’arrêt international émis par la Turquie, a précisé une source judiciaire. À l’issue de sa rétention mercredi, il sera présenté au parquet général de la cour d’appel de Paris qui lui notifiera le mandat d’arrêt, a poursuivi cette source.

Jamal Khashoggi, ancien proche du pouvoir saoudien dont il était devenu un féroce détracteur, a été assassiné dans les locaux du consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre 2018, par un commando d’agents venus d’Arabie saoudite. Son corps, démembré, n’a jamais été retrouvé.

Après avoir nié l’assassinat, Riyad avait fini par dire qu’il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls. À l’issue d’un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois à des peines de prison — les peines capitales ont depuis été commuées.

Par Le Point avec AFP

Le Premier ministre irakien échappe à une tentative d’assassinat par drone

novembre 7, 2021

Moustafa al-Kazimi a été victime d’une tentative d’assassinat dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre. Il est indemne.

Moustafa al-Kazimi, ici aux cotes d'Emmanuel Macron, a ete victime d'une tentative d'assassinat dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre. Il est indemne.
Moustafa al-Kazimi, ici aux côtés d’Emmanuel Macron, a été victime d’une tentative d’assassinat dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre. Il est indemne.© Thomas Padilla / MAXPPP / /MAXPPP

Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre, le Premier ministre irakien a été la cible d’une tentative d’assassinat. Le domicile de Moustafa al-Kazimi a été visé par un drone piégé, qui a explosé devant l’entrée de la maison. Dans la foulée, les États-Unis ont dénoncé un « acte apparent de terrorisme », tandis que le président irakien, Barham Saleh, a fustigé une « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel ».

C’est la première fois qu’une telle attaque vise la résidence du Premier ministre, aux affaires depuis mai 2020. La tentative d’assassinat, dont Moustafa al-Kazimi est sorti indemne, intervient par ailleurs alors que des discussions sont en cours pour former une nouvelle coalition parlementaire, dans la foulée des élections législatives du 10 octobre dernier. L’Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, une influente coalition d’anciens paramilitaires pro-Iran, a vu son nombre de sièges fondre à l’issue du vote et dénonce une « fraude » électorale. Certains partisans du Hachd accusent M. Kazimi d’être « complice » de cette « escroquerie ». Sur Twitter, Moustafa al-Kazimi a appelé au « calme et à la retenue de la part de tous pour le bien de l’Irak ».

« Agression lâche »

« Ma résidence a été la cible d’une agression lâche. Dieu soit loué, je vais bien, ainsi que ceux qui travaillent avec moi », a-t-il ensuite déclaré dans une courte vidéo où on le voit assis à un bureau. Selon son bureau, cette « tentative d’assassinat ratée » a été perpétrée au moyen d’ « un drone piégé ». Deux sources sécuritaires ont toutefois fait état de « trois drones » lancés depuis un secteur situé à un peu plus d’un kilomètre à vol d’oiseau de la résidence. « Deux drones ont été abattus » par la garde rapprochée de Moustafa al-Kazimi et le troisième a pu faire exploser sa charge. Une autre source sécuritaire a indiqué à l’AFP que deux gardes du corps du Premier ministre avaient été blessés.

La Zone verte dans laquelle se trouve sa résidence est un périmètre ultra-protégé situé au cœur de la capitale irakienne et qui abrite l’ambassade américaine et des bâtiments gouvernementaux. Sur des photos distribuées par les services de M. Kazimi, on pouvait voir des gravats sur le sol et des escaliers extérieurs endommagés.

Joe Biden et Boris Johnson « condamnent fermement » l’attaque 

Le président américain Joe Biden a « condamné fermement » dimanche l’attaque « terroriste ». « Je suis soulagé que le Premier ministre n’ait pas été blessé et salue les capacités de leader dont il a fait preuve en appelant au calme et à la retenue », a déclaré Joe Biden dans un communiqué, réclamant que les responsables de cette attaque soient jugés. « J’ai ordonné à mon équipe de sécurité nationale d’apporter l’assistance nécessaire aux forces de sécurité irakiennes pour enquêter sur cette attaque et identifier les responsables », a ajouté le président démocrate.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a également « fermement condamné l’attaque » dimanche contre son homologue irakien. Dans une conversation téléphonique avec Moustafa al-Kazimi, Boris Johnson a en outre « clairement indiqué que le Royaume-Uni » soutenait ses « efforts pour former un gouvernement à la suite des élections », une démarche « vitale pour la stabilité à long terme de l’Irak », a déclaré dans un communiqué un porte-parole de Downing street.

La mission des Nations unies en Irak a aussi condamné l’attaque dans les « termes les plus forts ». L’influent leader chiite Moqtada Sadr, dont le courant arrive en tête des élections, a évoqué une attaque « contre l’Irak et le peuple irakien ». Les forces de sécurité ont été déployées en nombre dans la Zone verte et à ses abords, selon un journaliste de l’Agence France Presse. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fermement condamné dimanche « la tentative d’assassinat » du Premier ministre irakien. Il a aussi exhorté les Irakiens à la retenue et ne pas céder à la violence ou à des tentatives de déstabilisation de l’État, d’après un communiqué.

Déroute électorale

Et des heurts ont mis aux prises vendredi plusieurs centaines d’entre eux avec les forces de sécurité près de la Zone verte. Selon une source sécuritaire, un manifestant est mort, tandis qu’une source au sein du Hachd al-Chaabi a évoqué « deux morts ». Vendredi, Qaïs al-Khazali, le chef d’Assaïb Ahl al-Haq, l’un des principaux groupes pro-Iran du Hachd al-Chaabi, avait mis en garde contre « toute tentative d’acteurs liés aux services de renseignement de bombarder la Zone verte et d’accuser ensuite les factions de la résistance », nom que se donnent les pro-Iran, farouchement antiaméricains.

Une partie des Irakiens accusent le Hachd, qui a combattu le groupe djihadiste État islamique et qui est désormais intégré à l’État irakien, d’être le relais de l’Iran dans leur pays. Ils lui attribuent la responsabilité des assassinats et des enlèvements de militants anti-pouvoir qui se sont soulevés en octobre 2019. Malgré sa déroute électorale, cette coalition devrait rester une force politique importante au Parlement, grâce au jeu des alliances et la cooptation des élus indépendants.

Par Le Point avec AFP

Le député britannique David Amess assassiné lors d’un rassemblement citoyen

octobre 15, 2021

 Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

© /Photo tirée du compte Twitter de David Amess Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

L’élu conservateur a été poignardé à plusieurs reprises vendredi dans une église de Leigh-on-Sea, dans le comté d’Essex, où il rencontrait ses concitoyens. Il a succombé à ses blessures sur place.

Selon les forces de police de l’Essex, l’élu de 69 ans est mort sur les lieux en dépit des efforts soutenus des services d’urgence pour le réanimer.

Un appel a d’abord été reçu par la police pour une agression au couteau dans l’église méthodiste de Belfairs, à Leigh-on-Sea, une ville balnéaire à l’est de Londres. Sur les lieux, les agents ont découvert la victime gravement blessée avant de procéder à l’arrestation d’un homme de 25 ans. Un couteau a aussi été retrouvé sur les lieux par les policiers.

Le suspect est détenu et passible d’une accusation de meurtre.

«Nous ne recherchons personne d’autre en rapport avec l’incident et nous ne pensons pas qu’il y ait une menace permanente pour le grand public», a assuré la police.

Le bureau du député Amess, à Londres, a confirmé l’incident sans donner plus de détails.

Le député David Amess a été attaqué alors qu'il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

© ANDREW COULDRIDGE/Reuters Le député David Amess a été attaqué alors qu’il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

Selon des témoignages recueillis par les médias britanniques, David Amess aurait été poignardé à plusieurs reprises alors qu’il participait à une «surgerie», soit une rencontre avec les citoyens de sa circonscription où ces derniers viennent lui faire part de leurs demandes ou pour y signaler des problèmes à régler.

David Amess, membre du Parti conservateur, siège au Parlement britannique depuis 1983. Il y représente la circonscription de Southend West depuis 1997. Eurosceptique, il a été une voix très active en faveur du Brexit.

Cette attaque a priori gratuite contre un député a soulevé l’indignation de nombreux citoyens et parlementaires dont le leader du Parti travailliste, Keir Starmer, qui a déclaré sur Twitter qu’il s’agissait d’une nouvelle «horrible et profondément choquante».

«Je pense à David, à sa famille et à son équipe», a-t-il ajouté.

L’ancien premier ministre conservateur, David Cameron a pour sa part écrit sur Twitter : «Des nouvelles très alarmantes et inquiétantes en provenance de Leigh-on-Sea. Mes pensées et mes prières vont à Sir David Amess et à sa famille».

Plusieurs précédents

Ce triste événement n’est pas sans rappeler l’assassinat en pleine rue de la députée europhile Jo Cox, en 2016, une semaine avant le référendum sur le Brexit par un sympathisant néo-nazi.

Le député travailliste Stephen Timms a avait aussi été poignardé à l’estomac en mai 2010 par une étudiante radicalisée par des sermons en ligne d’un prédicateur lié au groupe terroriste Al-Qaida.

En 2000, le député libéral démocrate Nigel Jones et son assistant Andrew Pennington avaient aussi été attaqués par un homme armé d’une épée lors d’une rencontre avec des citoyens. Andrew Pennington a été tué tandis que Nigel Jones avait été blessé.

Avec CBC/Radio-Canada

Assassinat de Thomas Sankara : enfin la vérité ?

septembre 28, 2021
Thomas Sankara.

Qui a tué l’ancien président burkinabè, icône de la révolution ? C’est un procès historique qui doit s’ouvrir le 11 octobre à Ouagadougou, au cours duquel seront notamment jugés Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando.

L’heure du procès a enfin sonné, mettant fin à plus de trente ans d’attente, durant lesquels l’enquête judiciaire a d’abord été enterrée, avant d’être relancée après la chute du régime de Blaise Compaoré, en 2014. Le 11 octobre, à 9 heures, s’ouvrira, dans la salle des banquets de Ouaga 2000, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses douze compagnons, le 15 octobre 1987. Un procès historique dont les audiences seront publiques tant cette affaire d’État cristallise l’attention des Burkinabè – et de nombreux Africains – depuis trois décennies. 

En tout, 14 prévenus sont appelés à comparaître devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Parmi eux, des membres du commando qui a tué Sankara, des complices, mais aussi et surtout trois hommes dont beaucoup pointent depuis longtemps la responsabilité directe dans cet assassinat : Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando. Ancien aide de camp de Sankara et ex-commandant adjoint de la gendarmerie nationale, Moussa Diallo était l’un des intimes du président assassiné. En amont du procès, ce témoin de premier plan qui a longtemps gardé le silence s’est longuement confié à JA. Et livre des détails inédits sur la fin sanglante de la révolution burkinabè.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Assassinat de Thomas Sankara : un procès sans Blaise Compaoré ?

août 18, 2021
Le capitaine Thomas Sankara, président du Burkina Faso, le 7 février 1986 à Paris.

Le procureur militaire a annoncé l’ouverture du procès des assassins présumés de l’ancien président burkinabè et de ses compagnons, tués en octobre 1987. Parmi les accusés figure Blaise Compaoré, exilé en Côte d’Ivoire depuis sa chute.

Depuis le 14 avril, le procès semblait inéluctable. Ce jour-là, la chambre de contrôle de l’instruction avait renvoyé le dossier de l’assassinat de l’ancien président Thomas Sankara et de ses douze compagnons en jugement devant le tribunal militaire de Ouagadougou.

En annonçant, ce mardi 17 août, qu’une date a finalement été retenue, le procureur militaire vient donc confirmer que justice va être rendue dans ce dossier vieux de trente-quatre ans : ce sera le 11 octobre 2021, à partir de 9 heures. « Cette audience de la chambre de jugement, délocalisée dans la salle des banquets de Ouaga 2000, est publique », est-il précisé dans un communiqué. Les Burkinabè sont invités à suivre les audiences dans cette salle des fêtes transformée pour l’occasion en tribunal.

« Attentat à la sûreté de l’État »

Quatorze personnes vont être jugées pour l’assassinat du père de la révolution burkinabè, le 15 octobre 1987 : l’ancien président Blaise Compaoré ; Gilbert Diendéré, qui est déjà sous le coup d’une condamnation à vingt ans de prison pour le putsch manqué de 2015 ; Hyacinthe Kafando ; Bossobè Traoré ; Nabonswendé Ouédraogo ; Idrissa Sawadogo ; Yamba Elysée Ilboudo ; Tibo Ouédraogo ; Albert Pascal Sibidi Belemlilga ; Diakalia Démé ; Mori Aldjouma Jean-Pierre Palm ; Alidou Jean Christophe Diébré ; Hamado Kafando et Ninda Tondé.

Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré sont accusés d’« attentat à la sûreté de l’État » et de « complicité d’assassinat ». L’ex-président et celui qui fut son chef d’état-major particulier sont également poursuivis pour « recel de cadavres ». Les charges d’« assassinat », que l’accusation avait initialement réclamées à l’encontre de Diendéré, n’ont finalement pas été retenues, mais il sera poursuivi pour « subornation de témoins ».

Quatre hommes, qui comptaient parmi les gardes du corps de Blaise Compaoré à l’époque des faits, seront pour leur part jugés pour « assassinat ». Il s’agit de Nabonsouindé Ouedraogo, Idrissa Sawadogo, Yamba Élysée Ilboudo et Hyacinthe Kafando.

Ce dossier politico-judiciaire a été relancé après la chute de Blaise Compaoré en octobre 2014. Si le cas de l’ex-président cristallise l’attention, il y a toutefois peu de chances qu’il assiste à son procès. En exil en Côte d’Ivoire depuis 2014, pays dont il a pris la nationalité, il ne devrait pas être extradé malgré les mandats d’amener délivrés par la justice burkinabè.

Retour au pays compromis

Depuis quelques mois, des discussions ont lieu entre les autorités des deux pays. Alors que Roch Marc Christian Kaboré a placé son second mandat sous le signe de la réconciliation, les partisans de Blaise Compaoré ont fait de son retour l’une des conditions de leur participation à d’éventuelles discussions. Zéphirin Diabré et Kouadio Konan Bertin, ministres de la Réconciliation respectifs des deux pays, ont d’ailleurs échangé sur la question.

L’annonce de l’ouverture prochaine du procès compromet néanmoins l’hypothèse d’un retour. « Cela serait évidemment mieux que Blaise Compaoré soit là, avait confié en mars dernier à Jeune Afrique Me Guy Hervé Kam, avocat de certaines familles de victimes. Mais il y a suffisamment d’éléments et de témoignages dans le dossier qui permettent de montrer qu’il était le cerveau de cette affaire. »

Par Jeune Afrique

France/Vendée : un prêtre assassiné, Macron et Castex expriment leur compassion

août 9, 2021

Lundi 9 août au matin, un prêtre a été assassiné dans la commune de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le chef de l’État a réagi après le drame.

Drame près de Cholet, en Vendée. Lundi 9 août au matin, le corps sans vie d’un prêtre d’une soixantaine d’années a été découvert à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Après que cela a été confirmé par le diocèse et la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré sur Twitter qu’il s’agissait d’un assassinat et qu’il se rendait sur place. « Tout mon soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée », a également écrit le patron de la Place Beauvau.

Emmanuel Macron a exprimé « toute sa sympathie » à la communauté religieuse des Montfortains, dont était issu le prêtre assassiné, alors que Jean Castex a fait part de son « profond désarroi » et de sa « vive compassion », ont indiqué l’Élysée et Matignon à l’Agence France-Presse.

Informé lundi matin, le président a également eu de nombreux échanges avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice et fait contacter le sénateur de Vendée, Bruno Retailleau, le président de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, ainsi que le père de Woillemont, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, a précisé l’Élysée. Le Premier ministre a pour sa part « demandé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame afin que toutes les conséquences puissent en être tirées », selon Matignon.

De son côté, Christophe Castaner s’est également exprimé sur Twitter : « Tuer un prêtre, c’est s’en prendre à notre République. Laïque. »

Selon les précisions de France 3 Pays de la Loire, un homme se serait déjà rendu auprès des gendarmes. « Un homme s’est présenté en milieu de matinée à la brigade de gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre et a dit avoir tué un ecclésiastique », a précisé une source proche du dossier à l’AFP. L’homme avait été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la cathédrale de Nantes en juillet 2020, a précisé cette source.

Le mode opératoire du crime n’était pas encore connu dans l’immédiat, mais une source policière a écarté une attaque au couteau. Le prêtre, âgé de 60 ans et membre de la communauté religieuse des Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre, accueillait cet homme « depuis plusieurs mois », a indiqué une source policière à l’AFP.

Le suspect, responsable de l’incendie de la cathédrale de Nantes ?

Selon les informations de Valeurs actuelles, l’homme qui s’est présenté aux autorités serait un réfugié rwandais arrivé sur le territoire français en 2012. L’hebdomadaire indique qu’il aurait été hébergé dans la communauté des Montfortains de la commune vendéenne. Le suspect serait connu des autorités : il serait à l’origine de l’incendie subi, en juillet 2020, par la cathédrale de NantesBFMTV précise qu’il aurait par ailleurs reçu une obligation de quitter le territoire français en 2019, mais celle-ci était inapplicable du fait du contrôle judiciaire dont il fait l’objet depuis les faits survenus à Nantes l’été dernier.

Peu de temps après les faits, les réactions politiques ont commencé à arriver. La première à réagir à cet assassinat a été Marine Le Pen, dénonçant sur Twitter une « gravité sans précédent », et « la faillite complète de l’État », s’en prenant directement à Gérald Darmanin. Après avoir annoncé son déplacement, le ministre de l’Intérieur n’a pas tardé à lui répondre : « Quelle indignité ! Plutôt que de dire sa compassion aux catholiques qui ont accueilli ce meurtrier, Mme Le Pen polémique sans connaître les faits. »

La dernière attaque mortelle visant un membre de l’Église catholique en France remonte au 29 octobre dernier, lorsque Brahim Aouissaoui, un Tunisien de 22 ans, avait tué au couteau deux fidèles et le sacristain de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice, avant d’être grièvement blessé par des policiers municipaux.

En 2019, un prêtre de 90 ans, le père Roger Matassoli, avait été retrouvé mort dans l’Oise, décédé par asphyxie et avec la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage. Le prêtre avait fait l’objet d’une plainte pour « comportements inappropriés sur mineur » commis il y a plusieurs dizaines d’années, avait alors expliqué l’évêque de Beauvais. Le suspect était un homme de 20 ans.

En 2016, le père Jacques Hamel, prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), avait été égorgé dans son église par Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, qui avaient été abattus par la police. L’assassinat avait été revendiqué par l’organisation État islamique (EI).

Par Le Point avec AFP

RDC : tensions à Kinshasa après la mort d’un étudiant lors d’une bavure policière

juillet 26, 2021
Des policiers déployés dans les rues de Kinshasa en janvier 2019 (illustration).

Honoré Shama Kwete, un étudiant de l’Université de Kinshasa, a été tué samedi par un policier à la suite d’un contrôle qui a mal tourné. Deux jours après le drame, la tension est montée d’un cran ce lundi à Kinshasa.

La tension était forte ce lundi au sein du campus de l’Université de Kinshasa (Unikin), où plusieurs étudiants se sont rassemblés pour protester contre la mort de leur camarade Honoré Shama Kwete, tué le 24 juillet après une bavure policière. Des affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont usé de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants, ont eu lieu dans la matinée du 26 juillet sur le site de l’Unikin.

Le jour du drame, Honoré Shama Kwete, qui suivait un cursus à la faculté des lettres à l’Université de Kinshasa, était, avec un groupe d’étudiants, en train de réaliser un film dans le cadre de travaux pratiques en comédie. « Nous étions en plein tournage quand un policier est arrivé et a demandé de l’argent. Nous lui avons donné 3 000 francs congolais et il est parti », explique Rachel Malonda, l’une des camarades de classe de la victime, dans un enregistrement audio que Jeune Afrique s’est procuré.

« Quinze minutes après, le même policier est revenu avec ses collègues et, cette fois-ci, ils ont commencé à récupérer notre matériel avant d’arrêter l’assistant qui surveillait le tournage. Nous nous sommes décidés à aller aider notre camarade. Arrivée sur place, la police nous a sommé de quitter l’endroit en nous disant que, sinon, ils allaient tirer sur nous. Face à notre résistance, ils ont tiré une balle au sol et deux autres sur notre camarade, qui est décédé sur place », poursuit l’étudiante.

Policier en fuite

Dans un communiqué rendu public le 25 juillet, la police congolaise écarte de son côté l’hypothèse d’une tentative de corruption de la part des agents impliqués dans le contrôle. « Les éléments de la police ont exigé du groupe de brandir un document légal autorisant le tournage. Ne l’ayant pas, l’assistant ou l’enseignant qui encadrait les étudiants dans ce travail a été emmené par les policiers, ce qui a provoqué la colère des étudiants qui, en exigeant la libération de leur encadreur, se sont mis à lancer des projectiles sur les policiers », explique le communiqué signé du chef de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo.

Selon ce dernier, la mort du jeune étudiant aurait été accidentel. « C’est alors en voulant tirer une balle de sommation par terre, par imprudence selon les collègues du policier, que l’étudiant Honoré Shama Kwete sera atteint au ventre et mourra sur place », poursuit le communiqué de la police. Une version que conteste donc les étudiants.

Toujours selon la police, l’agent à l’origine de la bavure, employé dans un sous-commissariat de quartier, serait actuellement en fuite. Plusieurs de ses collègues présents au moment du contrôle ont été arrêtés.

Avec Jeune Afrique

Haïti-Assassinat de Jovenel Moïse : son chef de la sécurité serait détenu

juillet 15, 2021

Le chef de la sécurité du Palais national haïtien, Dimitri Hérard, est détenu par la police nationale dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, rapportent jeudi le Washington Post et CNN.

Le chef de l'Unité de sécurité générale du Palais national, Dimitri Hérard.

© – Le chef de l’Unité de sécurité générale du Palais national, Dimitri Hérard.

Le Post dit en avoir obtenu la confirmation du chef du parquet de Port-au-Prince, Bed-ford Claude, d’un porte-parole du premier ministre Claude Joseph, Israël Jacky Cantave, et d’un proche de Hérard, Carl Martin.

Ce dernier a aussi confirmé la nouvelle à CNN.

Le motif précis de la détention de Dimitri Hérard n’est pas connu. La justice veut qu’il réponde à des questions», s’est borné à dire Bed-ford Claude au Post.

Depuis le meurtre de Jovenel Moïse, le 7 juillet, les Haïtiens s’interrogent ouvertement sur le rôle joué par les responsables de la sécurité du président, qui ne semblent pas avoir échangé le moindre coup de feu avec les assaillants.

M. Hérard, chef de l’Unité de sécurité générale du Palais national, et Jean Laguel Civil, coordonnateur de la sécurité du président, avaient été convoqués par le parquet cette semaine, mais n’ont finalement pas encore été entendus.

Selon CNN et le Miami Herald, M. Hérard a fait savoir par lettre qu’il ne pouvait comparaître mercredi, comme prévu, parce qu’il était retenu par l’inspecteur général de la Police nationale haïtienne, responsable des affaires internes.

Le quotidien haïtien Le Nouvelliste cite une source au parquet selon laquelle M. Civil a aussi justifié son absence, mardi, en disant être frappé par une mesure conservatoire de l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti ».

La police nationale colombienne a révélé plus tôt cette semaine qu’elle enquête sur de multiples voyages effectués dans leur pays par M. Hérard.

Ils cherchent à déterminer s’il y a un lien entre ces visites et le fait que l’essentiel des membres du commando accusé d’avoir assassiné le président dans sa résidence privée sont d’ex-militaires colombiens.

Le chef de la Police nationale d’Haïti (PNH), Léon Charles, demeure très discret au sujet des responsables de la sécurité du président.

Selon Le Nouvelliste, il s’est borné à dire mercredi soir que 4 d’entre eux étaient en isolement et que 24 policiers étaient frappés par des mesures conservatoires.

Deux arrestations supplémentaires

Le chef de la PNH Léon Charles a annoncé mercredi soir l’arrestation de deux autres suspects dans l’enquête sur l’assassinat du président.

Il s’agit de Reynaldo Corvington, dirigeant d’une firme de sécurité haïtienne, et Gilbert Dragon, un ancien chef rebelle ayant participé à un soulèvement contre l’ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide, en 2004.

Un défenseur des droits humains en Haïti, Pierre Espérance, a déclaré au Washington Post que Dragon est un proche de Dimitri Hérard.

Le quotidien américain et le Miami Herald affirment en outre qu’il était un bras droit de Guy Philippe, chef de la rébellion contre l’ex-président Aristide, aujourd’hui incarcéré aux États-Unis après avoir plaidé coupable à une accusation de blanchiment d’argent.

Les deux hommes ont planifié des rencontres à plusieurs niveaux depuis l’arrivée des assaillants, les ont logés, leur ont loué des véhicules, leur ont fourni des armes», a indiqué Léon Charles selon le compte-rendu du Nouvelliste.

Selon lui, des perquisitions effectuées aux résidences des deux hommes ont permis aux policiers de mettre la main sur de nombreuses armes et des munitions.

Quatre avis de recherche lancés

La PNH a aussi lancé mercredi quatre avis de recherche visant Joseph Félix Badio, John Joël Joseph, Rodolph (Dodof) Jaar et Gordon Phenil Désir.

Les trois premiers sont recherchés pour assassinat, tentative d’assassinat et vol à main armée, selon les avis de recherche diffusés par la PNH.

Selon le compte-rendu du Nouvelliste, Léon Charles a présenté MM. Badio et Jaar comme des coordonnateurs de l’opération sur le terrain» et M. Joseph, un ancien sénateur opposé à M. Moïse, comme le trésorier de l’opération».

MM. Joseph et Jaar auraient aussi été chargés de la coordination des rencontres avec les mercenaires» et auraient loué des véhicules utilisés dans l’opération.

M. Badio aurait en outre loué une maison située près de celle du président, tandis que M. Jaar aurait aussi hébergé des mercenaires.

Selon Associated Press, M. Jaar a été accusé en Floride en 2013 d’avoir comploté en vue d’importer de la cocaïne provenant de la Colombie et du Venezuela qui aurait transité par Haïti avant d’entrer aux États-Unis. Il a plaidé coupable a été condamné à quatre ans de prison.

L’agence présente aussi M. Badio comme un ancien fonctionnaire du ministère de la Justice qui s’est joint à l’Unité de lutte contre la corruption d’Haïti en 2013.

L’agence en question a fait savoir qu’il avait été congédié en mai pour des manquements graves à des règles éthiques qui n’ont pas été précisées, et qu’une plainte avait été déposée contre lui.

La PNH a aussi lancé un avis de recherche visant Gordon Phenil Désir présenté comme un responsable de la location des véhicules, de la coordination des rencontres avec les mercenaires et du paiement des matériels».

Outre 21 ex-militaires colombiens, la police haïtienne a aussi arrêté trois Haïtiens depuis le début de son enquête, soit James Solages, Joseph Vincent et Christian Emmanuel Sanon.

Cinq autres ex-militaires colombiens sont en fuite, et trois ont été tués dans les heures suivant le meurtre de Jovenel Moïse.

Selon la PNH, M. Sanon aurait recruté les 26 ex-militaires colombiens via les services d’une entreprise de sécurité nommée CTU, dirigée par un Vénézuélien basé en Floride, Antonio Emmanuel Intriago Valera.

Une photo présentée en preuve

Léon Charles a également présenté mercredi une photo, déjà virale sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, montrant selon lui plusieurs des suspects réunis à Saint-Domingue, en République dominicaine pour planifier l’assassinat de Jovenel Moïse.

Ils s’étaient réunis dans un hôtel à Saint-Domingue. Autour de la table, il y a les auteurs intellectuels, un groupe technique de recrutement et un groupe de financement», a déclaré M. Charles à la presse.

Certains sur la photo ont déjà été appréhendés. C’est le cas du Dr Christian Emmanuel Sanon, (et de) James Solages. Ce dernier a effectué les coordinations avec la firme de sécurité vénézuélienne CTU, basée à Miami», a-t-il ajouté.

Le responsable de la firme, Antonio Emmanuel Intriago Valera, est sur la photo. Il est entré plusieurs fois en Haïti pour planifier l’assassinat», a poursuivi Léon Charles.

Il y a aussi sur le cliché le responsable de la compagnie Worldwide Capital Lending Group, Walter Veintemilla. Nous sommes en train d’enquêter sur cette entreprise qui aurait collecté des fonds pour financer l’exécution de l’acte criminel.»

Il y avait un groupe de quatre (mercenaires) qui étaient déjà présents au pays. Les autres sont entrés le 6 juin. Ils sont passés par la République dominicaine. Nous avons retracé la carte de crédit qui a été utilisée pour acheter les billets d’avion», a indiqué le patron de la PNH.

Avec CBC/Radio-Canada 

Un troisième Haïtien arrêté en lien avec l’assassinat du président Jovenel Moïse

juillet 12, 2021

La police nationale en Haïti a annoncé dimanche avoir arrêté un ressortissant haïtien qui est accusé d’être entré au pays à bord d’un avion privé et d’avoir participé au complot concernant l’assassinat du président Jovenel Moïse mercredi.

Léon Charles, directeur de la police nationale haïtienne, explique ce que son service a découvert à propos d'un suspect.

© RICARDO ARDUENGO/Reuters Léon Charles, directeur de la police nationale haïtienne, explique ce que son service a découvert à propos d’un suspect.

Le chef de la police nationale haïtienne, Léon Charles, a indiqué que le suspect se nomme Christian Emmanuel Sanon et qu’il est âgé de 63 ans.

M. Charles a expliqué que les policiers ont trouvé plusieurs objets potentiellement d’intérêt au domicile de l’homme, dont une casquette à l’effigie de l’agence américaine de lutte contre le trafic de drogue, 20 boîtes de munitions, des parties d’un fusil, quatre plaques d’immatriculation de la République dominicaine, deux voitures ainsi que des lettres dont le destinataire n’a pu être identifié.

Le chef de la police n’a pas immédiatement été possible de confirmer si l’homme avait un avocat.

« Des objectifs politiques »

À son arrivée dans le pays en juin, Charles Emmanuel Sanon était accompagné de plusieurs ressortissants colombiens, chargés d’assurer sa sécurité.

Le chef de la police haïtienne explique que la mission a ensuite changé.

La mission était de procéder à l’arrestation du président de la République et l’opération a été montée à partir de là : 22 autres individus sont alors entrés en Haïti», a-t-il ajouté.

Les interrogatoires réalisés auprès des 18 citoyens colombiens arrêtés depuis mercredi ont permis à la police haïtienne d’apprendre que Charles Emmanuel Sanon avait recruté les 26 membres du commando via les services d’une compagnie vénézuélienne de sécurité nommée CTU, basée en Floride.

Ces 26 Colombiens figurent parmi la liste des suspects concernant l’assassinat du président haïtien. De ce nombre, 18 ont déjà été arrêtés, tous comme trois Haïtiens.

M. Charles a aussi mentionné que cinq suspects étaient toujours en fuite, tandis que trois autres ont été tués.

Quand nous avons bloqué la progression de ces bandits, la première personne qu’un des assaillants a appelé, c’est Charles Emmanuel Sanon. Il a lui, pris contact avec deux autres personnes que nous considérons comme auteurs intellectuels de l’assassinat du président Jovenel Moïse», a indiqué Léon Charles sans détailler l’identité de ces deux suspects.

La police haïtienne collabore avec les autorités colombiennes pour faire la lumière sur ce complot. Les forces de l’ordre cherchent notamment à savoir comment les suspects ont quitté la Colombie et qui a payé pour leur trajet vers Haïti.

Le FBI en renfort

Des membres du FBI, du département d’État, du département américain de la justice et du département de la sécurité intérieure des États-Unis sont arrivés dimanche en Haïti et ont rencontré le directeur général de la police nationale.

Cet assassinat a aggravé la crise institutionnelle dans laquelle Haïti était déjà plongée depuis des mois et qui amène aujourd’hui trois politiciens à se prétendre légitime pour assurer le pouvoir par intérim.

La délégation des États-Unis s’est entretenue en rendez-vous séparés avec les principaux acteurs de la scène politique dont le premier ministre Claude Joseph.

J’ai rencontré la délégation américaine et ensemble nous avons apprécié la résolution du sénat qui a fait choix de moi comme président provisoire de la République», a pour sa part indiqué dimanche soir sur Twitter Joseph Lambert, président du Sénat.

Quatre jours après l’assassinat du chef de l’État, un calme précaire perdure en Haïti compte tenu des zones d’ombres qui entourent ce meurtre commis dans la chambre de Jovenel Moïse, dans sa résidence privée pourtant sous haute surveillance.

Aucun policier haïtien n’a été blessé au cours des opérations pour appréhender les présumés mercenaires colombiens dont trois ont été tués.

Avec  CBC/Radio-Canada