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Centrafrique: plusieurs volontaires de la Croix-Rouge assassinés par des hommes armés

août 9, 2017

Un milicien anti-balaka, en 2014 à Guen,au nord de Bangui. © Jerome Delay/AP/SIPA

D’après un bilan encore non définitif, six volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine ont été tués la semaine dernière à Gambo, dans le sud-est du pays, par des hommes non identifiés.

« L’attaque a eu lieu le 3 août à Gambo, dans la préfecture de Mbomou, précise à Jeune Afrique Gérald Bikomdi, responsable de la communication à la Croix-Rouge centrafricaine. Mais nous l’avons appris seulement hier, à cause de l’absence de couverture téléphonique dans cette zone. »

« Nous ne connaissons pas exactement le nombre de victimes parmi les volontaires de la Croix-Rouge, mais il tourne autour de six personnes », a-t-il poursuivi. D’après un communiqué de l’organisation humanitaire, le président du comité local de Gambo et son trésorier général figurent parmi les victimes.

Un deuil de trois jours

Les assaillants n’ont pas encore été formellement identifiés, en raison de l’isolement de cette région qui abrite de nombreux groupes armés. « La presse locale rapporte qu’il y aurait eu au total entre 30 et 50 morts lors de cette attaque, mais nous n’avons pas plus de précisions », a indiqué Ananie Kulimushi, membre du Comité international de la Croix-Rouge à Bangui.

Face au drame, la Croix-Rouge centrafricaine a indiqué dans un communiqué avoir demandé à ses membres d’observer un deuil de trois jours, à compter du 9 août, « en mémoire de leurs vaillants collègues ».

Depuis plusieurs semaines, la Centrafrique est en proie à une recrudescence des violences entre groupes armés. D’après un décompte de l’AFP, au moins 45 personnes ont ainsi été tuées depuis début juillet et 7 000 se sont réfugiées au Cameroun.

Jeuneafrique.com par

Kenya: un haut responsable de la Commission électorale assassiné

juillet 31, 2017

Nairobi – Un responsable chargé de superviser le système informatique de la Commission électorale kényane (IEBC) a été retrouvé mort assassiné, moins d’une semaine avant les élections générales du 8 août, a annoncé lundi le président de cette commission.

Le corps de Chris Msando a été identifié à la morgue de la capitale Nairobi, a indiqué à la presse le président de l’IEBC, Wafula Chebukati.

« Il n’y a aucun doute: il a été torturé et assassiné. La seule question dans notre esprit est: Qui (l’a tué) et pourquoi a-t-il été tué quelques jours avant les élections? », a-t-il ajouté.

Numéro deux du service informatique de l’IEBC, M. Msando était chargé de superviser le système électronique d’identification des électeurs et de comptage des voix, considéré comme essentiel pour éviter un éventuel trucage du scrutin.

Tous les yeux sont tournés vers ce système électronique, qui avait failli lors de l’élection de 2013, ce qui avait poussé l’opposition à contester devant la Cour suprême, en vain, la victoire dès le premier tour d’Uhuru Kenyatta.

Avant le scrutin du 8 août, l’opposition n’a cessé de mettre en garde contre de possibles fraudes. La commission électorale assure de son côté que la reconnaissance biométrique des 19,6 millions d’inscrits garantira la régularité de l’élection.

Une source proche de l’IEBC a affirmé à l’AFP que M. Msando avait aidé à corriger certaines failles dans ce système informatique qui auraient pu permettre de manipuler le décompte des voix.

M. Msando devait également mener lundi un exercice de test du système électronique de vote, qui a été repoussé à mercredi après l’annonce de sa mort.

Tout en demandant à ce que la protection de ses membres soit assurée, l’IEBC a réclamé une enquête « rapide et minutieuse ». « Ce que nous voulons, c’est la justice. La justice pour Chris, la Justice pour l’IEBC et la Justice pour le pays », a indiqué la Commission dans un communiqué.

Elle s’est également dite consciente de l’inquiétude suscitée par ce décès en vue de l’élection et a assuré être préparée à tout événement imprévu, y compris « la possible absence de personnels clés ».

M. Msando avait disparu au cours du week-end. L’IEBC avait d’abord fait savoir qu’il avait été aperçu pour la dernière fois vendredi soir et avait envoyé samedi matin un texto à un collègue suggérant « qu’il était conscient et parfaitement informé de son itinéraire du jour ».

Un employé de la morgue a expliqué que son corps avait été amené samedi par la police, en compagnie de celui d’une femme. Les deux corps, qui étaient nus et portaient des traces de torture, avaient été jetés dans une forêt à Kiambu, en dehors de Nairobi.

Les raisons pour lesquelles il a fallu presque 48 heures pour identifier le corps de M. Msando ne sont pas claires.

La section kényane de l’ONG International Commission of Jurists (ICJ) a affirmé dans un communiqué que M. Msando avait rapporté à la police avant son décès avoir été l’objet de « menaces de mort », mais que celle-ci ne lui avait pas accordé de protection rapprochée.

Il a été inscrit par la police comme « personne inconnue » à la morgue, ce qui « apparaît être une procédure standard pour la plupart des exécutions extra-judiciaires », a également observé l’ONG.

La coalition d’opposition Nasa a condamné un « meurtre odieux » et s’est dite « profondément inquiète » de ses possibles implications.

Human Rights Watch a appelé les autorités à enquêter sur ce meurtre, notant qu’il intervenait alors que l’IEBC « était sur le point de vérifier ses systèmes, à une semaine des élections ».

L’IEBC est en charge de l’organisation des élections du 8 août, où doivent être désignés le président et les gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l’assemblée.

La présidentielle, réédition du duel de 2013, s’annonce serrée entre le sortant Uhuru Kenyatta et son rival Raila Odinga.

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2017 21h02)                                            

Égypte: deux touristes étrangères poignardées à mort sur une plage

juillet 14, 2017

Capture d’écran provenant de l’AFPTV montrant une rue et un hôtel de la station balnéaire de Hourghada (est de l’Egypte) théâtre d’une attaque au couteau, le 14 juillet 2017 / © AFP / STRINGER

Deux touristes étrangères ont été tuées et quatre blessées vendredi dans une attaque au couteau sur une plage de la station balnéaire de Hourghada dans l’est de l’Egypte, selon des responsables.

C’est la première fois depuis janvier 2016 que des touristes sont visés par une attaque en Egypte.

Néanmoins les motifs de l’assaillant qui a été arrêté n’étaient pas connus dans l’immédiat et on ignorait s’il était lié à des groupes extrémistes dont l’organisation Etat islamique (EI) qui a revendiqué plusieurs attentats meurtriers contre les forces de l’ordre, les touristes et la minorité chrétienne.

Le gouverneur de la province de la mer Rouge où se trouve Hourghada, Ahmad Abdallah, a affirmé que deux « résidents étrangers » avaient été tués dans l’attaque, selon un communiqué du gouvernement. Il n’a pas fourni d’autres précisions.

La nationalité des victimes n’était pas encore clairement établie par les autorités concernées.

Le site officiel du journal gouvernemental Al-Ahram a affirmé que les touristes tuées et blessées étaient de nationalité ukrainienne.

Mais l’ambassadeur d’Ukraine au Caire a indiqué à une télévision privée ukrainienne qu’aucun Ukrainien n’avait été tué.

Selon le ministère de l’Intérieur égyptien, « un individu qui a attaqué des touristes avec un couteau sur une plage » d’un hôtel de Hourghada a été arrêté. « Il a atteint la plage privée de l’hôtel en nageant d’une plage publique voisine ».

L’assaillant est actuellement « interrogé par la police pour connaître ses motifs », a précisé le ministère dans un communiqué.

– ‘Très tôt’ –

« Nous ne connaissons pas ses motifs. C’est peut-être un fou ou un individu atteint de troubles mentaux. C’est très tôt pour le savoir », a indiqué à l’AFP un responsable du ministère.

En janvier 2016, trois touristes ont été blessés à Hourghada dans une attaque à l’arme blanche commise par deux assaillants soupçonnés de sympathie avec l’EI.

Cette station balnéaire est très prisée des touristes ukrainiens et européens.

La sécurité a été renforcée dans les sites touristiques en Egypte, à la suite d’attaques meurtrières ces dernières années qui ont porté un coup dur au tourisme, secteur-clé de l’économie du pays.

Le 31 octobre 2015, la branche égyptienne de l’EI a revendiqué un attentat à la bombe ayant coûté la vie aux 224 occupants d’un avion russe transportant des touristes russes après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire située dans le sud du Sinaï.

La Russie a depuis suspendu ses vols en Egypte.

Depuis la destitution en 2013 par l’armée égyptienne du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et les policiers, tuant des centaines d’entre eux principalement dans le Sinaï.

– Cinq policiers tués –

Plutôt dans la journée de vendredi, cinq policiers égyptiens ont été tués par des balles par des hommes non identifiés au sud du Caire, dans la dernière d’une série d’attaques visant les forces de l’ordre égyptiennes.

Trois hommes armés ont ouvert le feu sur une voiture de police avant de prendre la fuite, tuant un sous-officier, trois conscrits et un policier, selon le ministère de l’Intérieur.

L’attaque a eu lieu près de la ville de Rachidine, à quelque 20 km au sud de la capitale, où la police avait déjà été ciblée dans le passé. Elle n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Vendredi dernier, la branche égyptienne de l’EI a revendiqué une attaque dans le nord du Sinaï ayant coûté la vie à 21 policiers, tandis que le groupe islamiste Hasam a revendiqué le même jour le meurtre d’un officier de police au nord du Caire.

La police accuse Hasam d’être affilié aux Frères musulmans, mouvement considéré comme « terroriste » par les autorités égyptiennes.

Après un double attentat suicide revendiqué par l’EI contre deux églises coptes du nord du Caire (45 morts) en avril dernier, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré l’état d’urgence pour trois mois, prolongé en juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2017 20h19)                

RD Congo : un journaliste de la radio d’État tué dans l’Ituri

juillet 12, 2017

À Bunia, chef-lieu de l’Ituri. © T.J. Kirkpatrick/AP/SIPA

Un journaliste de la RTNC, la radio-télé d’État, a été tué mercredi 11 juillet à l’aube, à Bunia, capitale de la province de l’Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RD Congo).

« Un journaliste de la RTNC [Radio-télévision nationale congolaise, NDLR] a été tué vers 4h00 [2h GMT] par une personne non encore identifiée qui l’a assommé avec un objet contondant ayant causé sa mort », a déclaré à l’Agence France-Presse le vice-gouverneur de l’Ituri, Pacifique Keta.

« Notre confrère Banga Karaba de la RTNC a été tué par un inconnu qui s’était introduit dans sa parcelle à l’aube », a déclaré pour sa part Serge Karba, président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) de l’Ituri, qui a décrété immédiatement « des journées sans radio et sans journaux mercredi et jeudi pour exiger toute la lumière sur ce meurtre ».

« La police et tous les services concernés sont mobilisés pour retrouver le tueur et connaître les raisons qui l’ont poussé à commettre ce crime », a ajouté Pacifique Keta.

« Sens de la mesure et de l’équilibre »

Karaba Banga était présentateur des informations en français à la radio publique à Bunia depuis plus de 20 ans et il est réputé pour son « sens élevé de la mesure et de l’équilibre », selon Serge Karba.

Il était de l’ethnie Hema, régulièrement en conflit avec l’ethnie rivale Lendu. Mais pour le vice-gouverneur Pacifique Keta, « il est prématuré de lier ce meurtre au conflit Hema-Lendu. Il faut attendre les résultats de l’enquête en cours ».

Riche en or, l’Ituri a été le théâtre de violences inter-communautaires attisées par des milices pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), à laquelle a mis fin l’intervention militaire Artémis des soldats de l’Union européenne, essentiellement français.

En novembre 2016, Marcel Lubala, un journaliste de la même RTNC avait été tué par balles à son domicile, dans la province du Kasaï. « C’est le seizième journaliste tué en RDC en dix ans et trop souvent les auteurs et commanditaires ne sont jamais sanctionnés », déplorait alors Joseph Boucard Kasonga Tshilunde, qui présidait alors l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC).

Jeuneafrique.com

Congo/Brazzaville: Assassinat d’un jeune à Kinsoundi

juin 17, 2017

Les miliciens de Denis Sassou Nguesso viennent d’abattre un jeune homme sans motif: il a été confondu à un Ninja. Voilà la vraie réalité que subissent les jeunes des quartiers sud de Brazzaville. Il s’appelait KAPO et vivait à Kinsoundi.

Un jeune arbitrairement abattu gratuitement – sans raison – à Kinsoudi par les miliciens de Ndenguet à 15h 45.

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Au Lesotho, l’épouse du nouveau premier ministre assassinée

juin 15, 2017

 

Lipolelo Thabane a été tuée par balles alors que son époux, Thomas Thabane, doit être investi à la tête d’un gouvernement de coalition.

L’ex-premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane, à Maseru, le 27 février 2015. En juin 2017, il a été de nouveau élu à la tête du gouvernement. Crédits : SIPHIWE SIBEKO/REUTERS

L’épouse de Thomas Thabane, le récent vainqueur des élections législatives au Lesotho, a été tuée par balles, mercredi 14 juin au soir, plongeant le petit royaume africain dans la confusion à la veille de l’investiture du nouveau premier ministre.

Selon une source policière, Lipolelo Thabane, 58 ans, en instance de divorce depuis des années avec M. Thabane, a été abattue alors qu’elle circulait en voiture, accompagnée d’une autre femme, dans le village de Ha-Masana, à environ 35 km au sud de la capitale, Maseru.

« Morte sur le coup »

« Les deux femmes venaient juste de quitter la route principale pour entrer dans le village lorsqu’un homme a sorti une arme et ouvert le feu sur elles, a déclaré à l’AFP cette source. Lipolelo Thabane est morte sur le coup, alors que l’autre femme lutte toujours contre la mort dans un hôpital. »

Le porte-parole de la police du pays, le commissaire Clifford Molefe, a confirmé le meurtre mais s’est refusé à identifier la victime. « Je peux juste confirmer qu’une femme de 58 ans a été abattue la nuit dernière à Ha-Masana, mais il est trop tôt pour dévoiler son nom et à qui elle est liée », a-t-il déclaré.

Cet assassinat intervient alors que Thomas Thabane doit être investi vendredi à Maseru dans ses fonctions de premier ministre à la tête d’un gouvernement de coalition. Son parti, la Convention des Basotho (ABC), s’est imposé lors du scrutin du 3 juin en emportant 48 des 120 sièges du Parlement local, devant celui du premier ministre sortant, Pakalitha Mosisili, qui n’en a décroché que 30.

Coup d’Etat manqué

Agé de 78 ans, M. Thabane doit retrouver la tête du gouvernement trois ans après en avoir été chassé par un coup d’Etat manqué de l’armée, très influente dans le pays. En exil en Afrique du Sud, il était brièvement revenu dans son pays en 2015 pour des élections législatives lors desquelles il avait été battu par M. Mosisili. Ce n’est qu’en février dernier qu’il s’est réinstallé au Lesotho.

Aucune information n’était disponible jeudi matin sur un éventuel report de la cérémonie d’investiture du nouveau premier ministre.

Lemonde.fr avec AFP

Un ex-employé tue deux personnes dans une école à Ryad

mai 31, 2017

Une voiture de police devant une école privée de Ryad, la Kingdom School, où deux personnes ont été tuées, le 31 mai 2017 / © AFP / FAYEZ NURELDINE

Un ex-employé exclu d’une école privée à Ryad a ouvert le feu mercredi dans l’établissement tuant deux membres du personnel et blessant un troisième, a annoncé le directeur.

Cette rare fusillade du genre a eu lieu à la Kingdom School, qui était fermée en raison de vacances dans le royaume. L’école saoudienne appartient au groupe Kingdom Holding du prince Al-Walid ben Talal.

La police recherche le suspect d’origine irakienne, a indiqué à l’AFP une source de sécurité.

L’assaillant « a ouvert le feu sur les bureaux de l’administration. Il s’agit d’un employé hargneux qui a abattu deux membres du personnel et blessé un troisième », a indiqué dans un communiqué le directeur de l’établissement, Talal al-Maiman.

Il avait « été exclu de l’école il y a quatre ans pour des excès de colère et une personnalité instable », a-t-il ajouté.

Selon la source de sécurité, l’une des victimes est saoudienne et l’autre d’origine palestinienne. L’assaillant « a pris une arme et s’est rendu dans une salle de l’école où il a tué l’adjoint du directeur et l’un des employés », a-t-elle précisé.

La police considère cette affaire comme criminelle et « non pas comme un incident terroriste », selon la même source.

Selon le site d’information Sabq, proche des autorités, les tirs sont apparemment la conséquence de « désaccords antérieurs » entre le suspect et les victimes.

« Il y a eu des tirs à la Kingdom School à Ryad », avait annoncé auparavant l’ambassade des Etats-Unis à Ryad dans un tweet. « L’école (est) fermée, aucun enfant n’est présent », avait-elle ajouté, demandant aux ressortissants américains d' »éviter le secteur ».

Un photographe de l’AFP s’est rendu sur place et n’a pu observer qu’une voiture de police entrant dans le périmètre de l’établissement. La situation semblait calme.

L’AFP a cherché à joindre l’école sans succès.

La plupart des écoles en Arabie saoudite sont actuellement fermées pour des vacances.

Située dans le centre de Ryad, la Kingdom School a été inaugurée en 2000 et offre une éducation du jardin d’enfants au lycée. Elle propose des programmes saoudien et international.

Sur son site internet, elle précise que les écoles du groupe Kingdom Holding comptent plus de 4.000 élèves et 300 enseignants dans différents secteurs de Ryad.

Kingdom Holding a investi dans diverses entreprises, dont Citigroup et Time Warner.

Les fusillades meurtrières à caractère purement criminel sont rares dans le royaume.

En février 2016, un enseignant avait tué six employés du département de l’Education dans le sud du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2017 18h39)                

Congo: Victime d’une réquisition pour le Pool

mai 24, 2017
La jeune fille tuée au camp 15 Aout s’appelait Ningbala Tsoni Dorcas, la veillée mortuaire se trouve à Moungali ( Brazzaville).

Rappel des faits
Une jeune militaire de l’armée de Denis Sassou Nguesso qui tentait de faire le mur au camp 15 août aux environs de 20 heures a été abattue par les gardes du camp. On l’a confondue à un ninja alors qu’elle voulait fuir car le lendemain elle devait aller au Pool.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Afghanistan: Une Allemande tuée à Kaboul, une Finlandaise portée disparue

mai 21, 2017

Vue sur la résidence à Kaboul où a été tuée lors d’une attaque une ressortissante allemande, le 21 mai 2017 / © AFP / SHAH MARAI

Une ressortissante allemande a été tuée et une Finlandaise a été enlevée dans une maison d’hôtes à Kaboul samedi soir au cours d’une attaque par des hommes armés, nouvelle illustration de l’insécurité régnant dans la capitale afghane.

Personne n’a pour le moment revendiqué l’assaut de ce bâtiment géré par l’ONG suédoise « Operation Mercy » au coeur de la capitale afghane.

Les chancelleries concernées en Allemagne et en Finlande observent une grande discrétion comme c’est courant dans ce genre d’affaires mais le ministère des Affaires étrangères à Berlin a confirmé le décès d’une Allemande. Et les autorités finlandaises « l’enlèvement d’une personne finlandaise », sans autres précisions.

La nouvelle a été rendue publique dans la matinée de dimanche dans un message du porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur Najib Danish, affirmant sur son compte Twitter : « Une Allemande et un garde afghan ont été tués samedi soir vers 23H30 près du poste de police n°3 à Kaboul. Une Finlandaise a été enlevée ».

« Pour le moment, l’identité des ravisseurs est inconnue. La Finlande appelle à la libération immédiate de la personne enlevée », a réagi le ministère finlandais des Affaires étrangères.

La famille et l’employeur de celle-ci ont été prévenus, ont ajouté les autorités finlandaises qui ont annoncé qu’une enquête était en cours sur « cette affaire qui a également coûté la vie à des ressortissants d’autres pays ».

Selon elles, « 35 civils finlandais et une trentaine de soldats sont présents » en Afghanistan.

Les Allemands de leur côté, outre les diplomates, ont plusieurs dizaines d’instructeurs militaires déployés, notamment dans le nord, sous la bannière de l’Otan.

Politique ou crapuleux

Le directeur d' »Operation Mercy », Scott Breslin, a déclaré à l’agence de presse suédoise TT que son ONG avait convoqué une réunion de crise dimanche matin, reconnaissant implicitement que l’une des victimes au moins travaillait pour son organisation.

« Nous savons qu’elle est portée manquante » a-t-il simplement dit.

L’ONG travaille en particulier aux côtés des communautés afghanes pour réduire la mortalité infantile et soutenir les femmes.

Les enlèvements d’étrangers pour des mobiles politiques ou crapuleux se produisent régulièrement en Afghanistan et à Kaboul en particulier et visent principalement les employés d’ONG, moins protégés que les diplomates ou les employés de l’ONU.

Deux professeurs australien et américain de l’Université Américaine de la capitale afghane ont également été enlevés l’été dernier par des hommes portant des uniformes militaires.

Les talibans ont diffusé quelques mois plus tard un enregistrement vidéo des deux hommes. Aucune nouvelle les concernant n’a été rendue publique depuis.

Cependant, les citoyens afghans sont les premières victimes de cette industrie du crime qui fonctionne à coups de demandes de rançon et dans laquelle la complicité des forces de police est régulièrement dénoncée.

La sécurité est devenue un véritable défi en Afghanistan, avec la pauvreté ambiante et la poussée des insurgés talibans sur de nombreux fronts. Face à eux, les forces de sécurité afghanes sont souvent démunies.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une vingtaine de policiers ont été tués et une quinzaine blessés dans une série de six attaques coordonnées à coups de roquettes et de grenades contre leurs barrages, dans la province de Zabul (sud-est), entre Kandahar et Kaboul.

« Cette nuit vers 01h00 du matin, un groupe de talibans lourdement armés a lancé une attaque coordonnée contre les barrages de police du district de Shah Joy, dans la province de Zabul », a dit son gouverneur, Bismillah Afghanmal, à l’AFP.

Les talibans ont revendiqué cette opération dans le cadre de leur offensive de printemps. Les médias afghans assurent avoir reçu des appels désespérés des responsables locaux qui n’arrivaient pas à joindre leurs chefs.

Le patron des forces américaines en Afghanistan, le général John Nicholson, a dénoncé à plusieurs reprises le « manque de leadership » à la tête de l’armée afghane qui coûte cher en vies humaines. Et le président Ashraf Ghani a lui-même stigmatisé le ministère de l’Intérieur comme étant « le plus corrompu de tous ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 mai 2017 19h48)                

Une dépouille retrouvée en France identifiée comme celle d’un militant « disparu » nord-irlandais

mai 10, 2017

Londres – Les ossements retrouvés le 6 mai dans une forêt à Rouen, dans le nord-ouest de la France, ont été identifiés comme étant ceux de l’activiste Seamus Ruddy assassiné en 1985 par l’Armée de libération nationale irlandaise (INLA), a annoncé mercredi une commission.

« Nous cherchions Seamus Ruddy, et nous l’avons retrouvé », a affirmé à l’AFP Denis Godfrey, le porte-parole de la Commission indépendante pour la localisation des restes des victimes (ICLVR), établie conjointement par le Royaume-Uni et l’Irlande en 1999.

Cette commission a été mise en place après l’accord de paix de 1998 entre protestants partisans du maintien de l’Irlande du Nord dans le giron britannique et catholiques favorables au rattachement de la province à l’Irlande. Son but: tenter de retrouver la trace des seize personnes tuées dans le plus grand secret par les paramilitaires, l’Armée républicaine irlandaise (IRA) essentiellement, connues comme les « disparus ».

Les autorités françaises ont pu identifier la dépouille de Seamus Ruddy en s’appuyant sur un échantillon ADN d’un membre de sa famille.

« En général, ce n’est pas ce que les gens ont envie d’entendre », a précisé le porte-parole de l’ICLVR, en évoquant la famille de Seamus Ruddy.

« Et en même temps, on ne se rend pas compte de l’angoisse que représente la disparition d’un proche, qui n’est pas enterré, qui n’a pas de tombe. Donc c’est aussi un énorme soulagement de mettre fin à l’attente, 30 ans après dans ce cas », a-t-il ajouté.

La soeur de Seamus Ruddy, Anne Morgan, s’est montrée soulagée dans une interview à la BBC. « Avec notre famille qui vieillit, c’est d’autant plus bouleversant de pouvoir le ramener à la maison et au moins on tourne la page », a-t-elle dit.

Seamus Ruddy a pu être identifié après extraction de l’ADN de dents figurant parmi les ossements retrouvés dans la forêt de Bore (Eure), en Normandie.

Cet ADN a été comparé avec « 7 ou 8 échantillons » d’ADN émanant de la famille du disparu, a indiqué à un correspondant de l’AFP le colonel Emmanuel Valot, commandant du groupement de gendarmerie de l’Eure. Le résultat est « clairement favorable à l’identité » correspondant à celle présumée du disparu, a-t-il précisé.

Au total, une soixantaine d’ossements, dont un crâne, un fémur et des côtes, ont été retrouvés, a indiqué le militaire. Ces ossements vont être remis aux autorités irlandaises et il va y avoir clôture de la procédure judiciaire ouverte par le parquet d’Evreux, a-t-il indiqué.

Enfin, a précisé le colonel Valot, le protocole conclu prévoyait de ne pas rechercher les causes de la mort, en raison du processus de réconciliation mené en Irlande du Nord.

Seamus Ruddy, enseignant à Newry (sud de l’Irlande du Nord) proche du Parti socialiste républicain irlandais (IRSP), l’aile politique de l’INLA, était allé vivre à Paris en 1983, suite aux luttes internes entre l’IRSP et l’INLA. Il y avait été assassiné par l’INLA en 1985 à l’âge de 33 ans.

L’INLA, qui a depuis 2009 renoncé à la violence, est une branche issue d’une scission de l’IRA, qui a également déposé les armes.

L’IRA a reconnu le meurtre de 13 des 16 « disparus ». L’INLA a revendiqué celui de Seamus Ruddy.

Romandie.com avec(©AFP / 10 mai 2017 20h56)