Posts Tagged ‘Assassinat’

Yémen: l’ex-président Saleh tué par ses anciens alliés Houthis , confirme une dirigeante de son parti

décembre 4, 2017

L’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, prononçant un discours à Sanaa, le 10 mars 2011 / © AFP/Archives / MOHAMMED HUWAIS

 

L’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué lundi par balles par des rebelles Houthis, quelques jours après la rupture de l’alliance entre les deux camps, à l’origine d’affrontements meurtriers dans la capitale Sanaa.

La mort de l’ex-dirigeant, 75 ans dont 33 au pouvoir, pourrait constituer un tournant dans le conflit qui ensanglante le Yémen, sans pour autant améliorer le sort des civils.

Au centre de la « pire crise humanitaire au monde » selon l’ONU, cette guerre avive les tensions autour de la rivalité entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, accusé par Ryad de soutenir militairement les Houthis, ce que Téhéran réfute.

« Le ministère de l’Intérieur (contrôlé par les Houthis) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d’un certain nombre de ses éléments criminels », a affirmé la télévision des Houthis, Al-Massirah, en citant un communiqué.

Lundi, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, à la tête du gouvernement reconnu par la communauté internationale, a annoncé une opération pour reprendre la capitale Sanaa et appelé les Yéménites à « ouvrir une nouvelle page » de l’histoire du pays.

« Joignons nos efforts pour en finir avec ces bandes criminelles et entamer la construction d’un nouveau Yémen fédéral où règnera la justice, la dignité, (…) la stabilité et le développement », a-t-il lancé dans un discours télévisé prononcé depuis Ryad, où il vit en exil.

– Violente rupture –

Une vidéo remise lundi à un journaliste de l’AFP par les Houthis montrait le cadavre de ce qui semble être l’ancien président Saleh, évincé du pouvoir en 2012 dans le sillage du Printemps arabe.

Ce décès a ensuite été confirmé par une dirigeante de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

Selon elle, l’ancien président et d’autres hauts responsables du CPG ont été la cible de tirs nourris de Houthis alors qu’ils quittaient Sanaa vers des zones tenues par des forces pro-Saleh.

Une source militaire a précisé à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, qu’un convoi de quatre véhicules avait été bloqué à environ 40 km au sud de la capitale. Selon elle, Saleh a été tué par balle avec deux hauts dirigeants du CPG.

Dans un discours retransmis sur Al-Massira, le chef rebelle Abdelmalek Al-Houthi, 38 ans, s’est félicité en soirée de « l’échec du complot », sans mentionner le sort de l’ex-président Saleh.

Il faisait référence à la violente rupture d’alliance, la semaine dernière, entre M. Saleh et les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite, une branche du chiisme.

Cette alliance avait été scellée il y a trois ans et, depuis, les deux camps contrôlaient conjointement la capitale au détriment du gouvernement de Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié dans le sud du Yémen.

Les affrontements entre alliés, qui ont éclaté mercredi, ont fait au moins 100 morts et blessés, selon des sources de sécurité et hospitalières.

Après ce revirement d’alliance, Ali Abdallah Saleh avait tendu la main samedi à l’Arabie saoudite, qui intervient militairement au Yémen en soutien du gouvernement Hadi, en échange de la levée du blocus que Ryad impose au Yémen.

Les Houthis avaient dénoncé une « grande trahison ».

– ‘Amnistie générale’ –

Lundi, le président Hadi a « donné pour ordre à son vice-président Ali Mohsen al-Ahmar, qui se trouve à Marib (100 km de Sanaa), d’activer la marche (…) vers la capitale », selon un membre de son entourage.

Baptisée « Sanaa l’Arabe », l’opération consisterait, selon cette source, à prendre la capitale en tenailles. D’après des sources militaires loyalistes à Marib, sept bataillons ont reçu l’ordre de marcher sur Sanaa.

Pour tenter d’affaiblir les rebelles, le gouvernement yéménite a également annoncé sa volonté d’offrir une amnistie à tous ceux qui cesseraient de collaborer avec eux, une main tendue aux pro-Saleh.

M. Hadi « proposera prochainement une amnistie générale à tous ceux qui ont collaboré avec les Houthis et ont décidé de se rétracter », a affirmé le Premier ministre Ahmed ben Dagher à Aden, la grande ville du sud.

Mais à Sanaa, les Houthis donnaient l’impression lundi de prendre le dessus sur les forces de M. Saleh, selon des journalistes sur place.

La guerre au Yémen a fait plus de 8.750 morts depuis mars 2015 et l’intervention d’une coalition militaire menée par Ryad contre les Houthis.

Les derniers développements font craindre des risques encore accrus, en particulier à Sanaa, où des affrontements entre rebelles se poursuivaient lundi soir.

La coalition sous commandement saoudien a exhorté lundi les civils à se tenir à « plus de 500 mètres » des zones contrôlées par les rebelles, laissant supposer une intensification de ses raids aériens.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 20h40)                

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Assassinat d’un Congolais, chauffeur de taxi en Afrique du Sud

novembre 27, 2017

La communauté Congolaise en Afrique du Sud vient de perdre l’un des leurs d’une mort tragique .

En effet, CHRIST était chauffeur de taxi UBER dans la ville de CAPE TOWN. Ce soir-là après avoir déposé son client, des inconnus surgis de nul part ont ouvert le feu sur lui, en criblant son corps de balles (plus de 7 balles).

D’après les enquêtes partielles, ce crime odieux serait l’œuvre des chauffeurs sud-africains qui contestent Uber depuis son arrivée dans ce pays.
Car, depuis peu, les chauffeurs utilisant UBER sont victimes de menaces mort par certains chauffeurs Sud-africains (Taxi normaux) qui dénoncent une concurrence défavorable à leur activités. Ils brûlent, saccagent et parfois tuent les usagers de Uber et leurs voitures et hier soir, notre CHRIST était malheureusement victime de la haine de ce peuple illettré et sans émotion.

Brazzanews adresse les condoléances à la famille éprouvée.

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

France: deux tueurs venus de Brazza pour liquider les opposants demander l’asile politique

novembre 11, 2017

 

Deux personnes engagées par les services secrets du Congo et dépêchées à Paris dans le but d’anéantir certains opposants qui nuisent le pouvoir ont changé d’avis et sollicité l’asile politique auprès de la préfecture de Bordeaux en attendant de le faire à l’Ofpra.

Ces deux personnes, un homme et une femme d’une vingtaine d’années sont arrivées à Paris par un vol régulier de la compagnie Ethiopian Airlines il y a une semaine. Selon le témoignage d’une d’elles à la rédaction de Sacer-Infos, le but de leur voyage était d’éliminer quelques figures de proue de l’opposition sur la place de Paris.

Les noms de Guy Mafimba Motoki ( porte parole d’André Okombi Salissa), Roland Levy Nitou du mouvement des Indignés 242, Andréa Ngombet du collectif Sassoufit, Gatien Arold Samba, administrateur du site Brazzanews étaient leurs principaux objectifs.

Dans leur plan de travail, la fille devrait prendre attache avec certaines femmes de l’opposition en après avoir affiché sur les réseaux sociaux son mépris du pouvoir de Brazzaville et ainsi se faire remarquer. Une tactique lui permettant d’être acceptée comme une farouche opposante de plus afin de consommer tranquillement son plan après avoir infiltré le milieu.

L’homme par contre se rapprocherait de l’ancien combattant Rostel Bakoua qui devrait lui servir d’informateur sur tous les mouvements des opposants dans Paris.

Un autre faux opposant répudié proche d’un ex ministre et rentré dernièrement du Congo avec pour mission de reprendre contact avec l’opposition par les injures et dénonciations du pouvoir de Brazzaville devrait aussi leur servir de contact sur paris

C’est à Bordeaux alors qu’ils rendaient visite à un parent de la fille, que les deux tueurs à gages ont renoncé à leur plan macabre suite aux conseils patriotiques reçus de leur logeur. C’est sous ses conseils qu’ils ont décidé de renoncer à leur mission et solliciter l’asile politique en France.

Pour cette sale mission, une enveloppe de 10 millions de francs Cfa leur avait été donnée avec la promesse d’en recevoir 5 millions de plus après l’élimination du premier objectif Guy Mafimba Motoki, neveu de l’ex patron des services secrets Congolais, le général Ngouolondélé.

Avec Sacer-infos.com par Stany Franck

Italie 26 cadavres de Congolaises (RDC et Brazza) violés et assassinés retrouvés en mer

novembre 8, 2017

Les corps ont été retrouvés le dimanche passé dans la Méditerranée par le navire espagnole Cantabre de l’armée déployé dans le cadre de l’Opération Sofia pour lutter contre les réseaux de trafic des personnes. Vingt six filles du Congo d’entre quatorze et dix huit ans ont été retrouvées mortes. Une tragédie susceptible d’être encore majeure.

Les autorités italiennes travaillent selon l’idée qu’elles ont été victimes de viol, tortures et après assassinées durant la dangereuse traversée entre la Libye et l’Europe. Depuis le début de l’année, presque 3000 personnes sont mortes noyées sur le parcours de la Méditerranée centrale. Les réseaux mafieux qui introduisent les filles pour être exploitées sexuellement utilisent souvent des chemins plus sûrs, afin d’éviter « perdre leurs biens », selon l’information livrée par la préfecture de Police de Salerno Salvatore Malfi à la presse locale lors d’une conférence de presse.

Mais Malfi croit que ces morts peuvent avoir un lien avec la mafia spécialisée dans le proxénétisme. L’équipage du navire Cantabre qui transportait aussi à 402 personnes secourues en mer dont plus de cent filles, une dizaine enceinte les ont retrouvées flottant et les ont débarqué au port de Salerno. Des cadavres enfuis dans des sacs à plastiques noirs alignés sur le quai du port.

Des milliers de jeunes Congolais sans futur dans leur pays d’origine risquent chaque jour leur vie entre les côtes libyennes et italiennes à la recherche d’un avenir meilleur. Une catastrophe dont les autorités des deux Congo passent sous silence. Ces 26 filles Congolaises seront inhumées en Italie en attendant que leurs familles réclament un jour leurs corps.

Sacer-infos.com par Stany Franck

France: un homme laissé libre après une agression à la hache tue la belle-mère de son amie

novembre 6, 2017

Un homme laissé libre après une agression à la hache tue la belle-mère de son amie

D’après les premiers éléments de l’enquête, la quadragénaire a été tuée de trois balles tirées.@ Florian Garcia/Sirpa
Laissé libre après avoir porté un coup de hache à un ami de la famille, un homme a tué la belle-mère de sa concubine, quelques jours plus tard, avant de se suicider.

Un homme a tué la belle-mère de sa concubine à Claviers, dans le Var, avant de retourner l’arme contre lui, quelques jours après avoir agressé un homme à la hache, a indiqué lundi le procureur de la République de Draguignan, ajoutant que l’homme est mort lundi.

Tuée de trois balles dans le dos.

Le drame, révélé par Var-Matin, est survenu samedi midi au domicile de la victime. D’après les premiers éléments de l’enquête, la quadragénaire a été tuée de trois balles tirées par un Franco-Tunisien né en 1984 qui vivait en concubinage avec la fille de son compagnon. Sa concubine, inquiète de ne pas voir revenir sa belle-mère partie faire une lessive chez elle, a trouvé son corps sans vie ainsi que celui de son concubin, grièvement blessé. Le couple était en instance de séparation.

Laissé libre après un coup de hache donné à un ami de la famille.

Quelques jours plus tôt, le 31 octobre, le trentenaire avait porté un coup de hache à un ami de la famille, lors d’une dispute liée à la séparation d’avec sa concubine. Placé en garde à vue puis déféré devant un juge, il avait été laissé libre sous contrôle judiciaire, ne présentant pas d’antécédents de violence. Selon le parquet, le coup porté avec la hache l’aurait été avec le manche, n’occasionnant qu’un hématome. La dangerosité de l’individu, qui aurait pu justifier une détention, n’avait donc pas été établie, toujours selon le parquet de Draguignan.

Déjà convoqué pour détention de cannabis.

Quelques jours auparavant, l’auteur des faits avait été interpellé par les gendarmes et il avait été découvert chez lui une quantité importante de cannabis (9 kilos d’herbe), ce qui lui avait valu d’être convoqué en décembre pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). L’enquête confiée à la gendarmerie va maintenant consister à éclaircir les conditions dans lesquelles cet homme a pu acquérir le revolver qui lui a servi à tuer la belle-mère de sa concubine. Selon le parquet, son geste pourrait s’expliquer par la perspective qu’il avait de se voir expulser de la maison de son beau-père, où il vivait avec sa compagne et leur enfant, alors qu’il était coupé de ses attaches familiales tunisiennes et était au chômage.

Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

Un otage britannique au Nigeria tué, trois autres libérés

novembre 6, 2017

Un Britannique, Ian Squire, retenu en otage au Nigeria a été tué, tandis que trois autres ont été libérés et ont pu rentrer chez eux, a annoncé lundi le ministère britannique des Affaires étrangères. / © AFP/Archives / Justin TALLIS

Un Britannique, Ian Squire, retenu en otage au Nigeria a été tué, tandis que trois autres ont été libérés et ont pu rentrer chez eux, a annoncé lundi le ministère britannique des Affaires étrangères.

« Nous sommes enchantés et soulagés qu’Alanna, David et Shirley soient rentrés sains et saufs. Nos pensées vont à la famille et aux amis de Ian », ont déclaré les familles des otages libérés dans un communiqué diffusé par le Foreign Office. Ian Squire, Alanna Carson, David Donovan et Shirley Donovan, avaient été enlevés le 13 octobre dans le sud du Nigeria.

« Nous sommes reconnaissants pour l’aide que nous avons reçue de la part du Haut Commissariat britannique (représentation diplomatique britannique présente dans plusieurs pays, dont le Nigeria) et des autorités nigérianes, dans la négociation de leur libération », ont-elles ajouté.

Un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a également exprimé sa « reconnaissance » aux autorités nigérianes.

Les quatre Britanniques, dont un mari et son épouse appartenant à une organisation caritative chrétienne, avaient été capturés près de Warri, dans l’État du Delta, où ils étaient engagés dans des actions humanitaires depuis trois ans.

Les circonstances de la mort de Ian Squire n’ont pas été communiquées.

Les enlèvements pour rançon sont très fréquents dans le sud du Nigeria, où des personnalités fortunées et leurs familles sont généralement ciblées par des gangs criminels. Les victimes sont souvent libérées après quelques jours, une fois le versement de la somme effectué.

Romandie.com avec(©AFP / 06 novembre 2017 15h44)

Journaliste tué au Burkina: le frère de Compaoré arrêté en France

octobre 29, 2017

Un proche du journaliste Norbert Zongo, mort quelques jours auparavant dans des circonstances suspectes, brandit son portrait le 16 décembre 1998 à Ouagadougou / © AFP/Archives / ISSOUF SANOGO

François Compaoré, frère de l’ancien président déchu burkinabè Blaise Compaoré, a été arrêté dimanche à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle en vertu d’un mandat d’arrêt international délivré par le Burkina Faso dans l’enquête sur l’assassinat d’un journaliste en 1998, a-t-on appris de sources concordantes.

Interpellé alors qu’il arrivait d’Abidjan (Côte d’Ivoire), François Compaoré, 63 ans, s’est vu notifier ce mandat d’arrêt, selon une source aéroportuaire et son avocat, confirmant une information de Jeune Afrique. Il se trouvait dimanche dans les locaux de la police aux frontières et doit être présenté à la justice « sous 48 heures », a déclaré Me Pierre-Olivier Sur.

Romandie.com avec(©AFP / 29 octobre 2017 15h14)                

États-Unis: Trump autorise la publication des documents sur l’assassinat de Kennedy

octobre 21, 2017

Le convoi du Président J. F. Kennedy traversant Dallas, juste avant l’attentat / © AFP / –

Le président américain Donald Trump a autorisé samedi la publication prochaine de milliers de nouveaux documents sur l’assassinat de John F. Kennedy gardés secrets pendant plusieurs décennies, entretenant le mystère autour de sa mort.

« Sous réserve de la réception de nouvelles informations, je vais autoriser, en tant que président, que les DOSSIERS JFK longtemps bloqués et classés top secret soient ouverts », a tweeté Donald Trump en début de matinée.

Cinq millions de documents environ sur l’assassinat de John F. Kennedy, provenant essentiellement des services de renseignement, de la police et du ministère de la Justice, sont conservés à Washington derrière les murs des Archives nationales. L’immense majorité, 88%, ont déjà été révélés au public, selon cette institution et 11% ont été publiés après avoir été caviardés.

Jeudi, 3.100 documents qui n’ont encore jamais été dévoilés au public pourraient être finalement publiés, selon les médias américains, ainsi que la version complète de dizaines de milliers de documents qui avaient auparavant été caviardés.

Moment charnière de l’histoire des Etats-Unis, l’assassinat le 22 novembre 1963 du jeune président à Dallas, au Texas, alimente depuis des décennies les théories de la conspiration, certains doutant que le tireur, Lee Harvey Oswald, soit seul responsable.

Des théories de la conspiration qui avaient repris un nouveau souffle après la sortie du film « JFK » de Oliver Stone en 1991. Face au débat public alors décuplé, une loi avait été signée en 1992 imposant la publication de tous ces documents, tout en conservant sous scellés une partie d’entre eux jusqu’à la date limite du 26 octobre 2017.

Le président américain peut toutefois encore décider d’en maintenir certains secrets, pour des questions de sécurité. Une option que Donald Trump se réserve dans son tweet.

Citant des membres de l’administration, le journal Politico avançait ainsi vendredi que Donald Trump était sous pression, notamment de la CIA, pour qu’il bloque la publication de certains de ces documents, notamment ceux datant des années 1990 car ils pourraient exposer des agents et informateurs de la CIA et du FBI encore en activité.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 16h29)                

Niger: douze gendarmes tués lors d’une nouvelle attaque

octobre 21, 2017

L’entrée de la gendarmerie nationale nigérienne à Niamey, le 12 juin 2013 / © AFP / BOUREIMA HAMA

Douze gendarmes ont été tués samedi dans une nouvelle attaque dans le sud-ouest du Niger, une région instable, frontalière du Mali, théâtre de nombreuses incursions de groupes jihadistes.

« Il y a eu une nouvelle attaque. Douze gendarmes ont été tués », a déclaré à l’AFP le ministre de l’Intérieur du Niger, Mohamed Bazoum, joint par téléphone.

Selon une source sécuritaire, l’attaque a visé la gendarmerie d’Ayorou, à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Niamey, dans la région de Tillabéri.

Des assaillants venus « à bord de cinq véhicules » ont attaqué « à l’aube ». Ils ont pris la fuite à l’arrivée des renforts militaires, en emportant deux ou trois véhicules de la gendarmerie. Des villageois les ont vus repartir avec des corps, selon cette source.

« Les opérations de traque ont été lancées », a affirmé le ministre de l’Intérieur. Des « poursuites terrestres et aériennes » sont en cours, a précisé la source sécuritaire.

Située sur les berges du fleuve Niger, Ayorou abrite un important marché rural et a été la perle du tourisme nigérien grâce à sa forte concentration d’hippopotames.

La région de Tillabéri est devenue très instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes, visant régulièrement des positions de l’armée et des camps de réfugiés.

Le 4 octobre, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade dans cette même région.

La patrouille américano-nigérienne était tombée dans une embuscade tendue par des « éléments terroristes » à bord d’une dizaine de véhicules et une vingtaine de motos à une centaine de km de Niamey, selon le ministère nigérien de la Défense.

Mi-mai, des assaillants non identifiés avaient attaqué la même gendarmerie d’Ayorou, sans faire de victimes. Les assaillants avaient emporté des armes et des munitions avant de battre en retraite vers le Mali.

– En attendant la force du G5 Sahel –

Vendredi, le Parlement a validé la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence dans l’ouest du Niger en raison de la « persistance de la menace » des groupes armés. Cette mesure a été imposée en mars 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et Tahoua, une autre région proche du Mali.

Cette semaine, l’ONU a dit avoir répertorié « au moins 46 attaques » de groupes armés au Niger dans la région de Tillabéri depuis février 2016.

En juin, le Niger a mis en place « l’Opération Dongo » (la foudre), composée d’un bataillon de 245 hommes bien équipés, pour combattre les jihadistes venus du Mali voisin. Mais le gouvernement nigérien n’a pas donné de bilan de l’opération depuis.

Début octobre, à la suite de l’embuscade contre les soldats américains et nigériens, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop avait souligné devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York l’urgente nécessité de mettre à pied d’oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel où doivent s’associer les forces de sécurité du Tchad, du Niger, du Mali, du Burkina Faso et de la Mauritanie.

La force du G5 Sahel doit comprendre 5.000 hommes et aura la possibilité de s’affranchir des frontières lors d’opérations antijihadistes.

Mais son financement est loin d’être bouclé: seulement une centaine de millions d’euros ont été promis, sur plus de 400 millions jugés nécessaires par les pays membres.

Le Mali est devenu un pays particulièrement instable depuis 2012, où des groupes jihadistes s’étaient emparés de tout le nord du pays. Des zones entières continuent d’échapper au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré le lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale toujours en cours.

Tous les pays voisins, notamment le Niger et le Burkina Faso, sont régulièrement frappés par des attaques jihadistes.

Le Niger doit par ailleurs faire face aux attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le sud-est, frontalier du Nigeria. Le retrait des troupes tchadiennes de cette région a contraint Niamey à envoyer ses propres soldats pour les remplacer.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 14h42)                

Pablo Neruda n’est pas mort d’un cancer (experts internationaux)

octobre 20, 2017

Santiago du Chili – Un groupe de 16 experts internationaux mandaté par la justice chilienne a conclu vendredi que la mort du prix Nobel de littérature Pablo Neruda, survenue peu après le coup d’Etat de Pinochet en 1973, n’est pas due à un cancer comme indiqué sur son certificat de décès.

« Ce qui est certain, ce qui est catégoriquement sûr à 100%, c’est que le certificat ne reflète pas la réalité du décès », a déclaré lors d’une conférence de presse le Dr Aurelio Luna, au nom des experts chargés de déterminer si le poète chilien a été assassiné par la dictature du général Augusto Pinochet.

Ces spécialistes du Canada, du Danemark, des Etats-Unis, d’Espagne et du Chili n’ont cependant pas réussi à déterminer les causes réelles du décès de Pablo Neruda.

Les experts ont découvert une nouvelle bactérie non cancéreuse. Celle-ci est à l’étude dans des laboratoires au Canada et au Danemark, ce qui devrait permettre de mieux comprendre les causes de la mort de Neruda, a expliqué M. Luna.

La famille de Pablo Neruda soupçonne un empoisonnement sous la dictature (1973-1990).

Les restes du poète et prix Nobel de littérature, décédé dans une clinique de Santiago en 1973, quelques jours après le coup d’Etat contre le président socialiste Salvador Allende dont il était proche, ont été l’objet ces dernières années de nombreuses expertises.

Exhumés en 2013, ils ont finalement été remis en terre en avril 2016 sans que le mystère soit totalement levé.

En mai 2014, une équipe de chercheurs espagnols avait révélé la présence massive de bactéries, des staphylocoques dorés, qui auraient pu être inoculées par des agents de la dictature.

Selon le certificat de décès rédigé par la junte militaire alors au pouvoir, le poète est mort à 69 ans d’un cancer de la prostate.

Mais en 2011, son chauffeur de l’époque et assistant personnel, Manuel Araya, a affirmé que sa mort était due à une mystérieuse injection faite la veille de son départ pour le Mexique, où il comptait s’exiler pour y mener l’opposition au général Pinochet.

« Neruda a été assassiné », déclarait M. Araya à l’AFP en 2013.

Une enquête judiciaire avait alors été ouverte, tandis que d’autres témoignages venaient semer le doute en assurant que Pablo Neruda était en forme jusqu’à la fameuse injection.

La mort en 1982, dans la même clinique, de l’ex-président Eduardo Frei (1964-1970), venu pour une opération de routine et qui pourrait avoir été empoisonné, a renforcé la thèse d’un assassinat du poète.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 01h36)