Posts Tagged ‘Assassinat’

Des dizaines de personnes tuées par des « bandits » dans le nord du Nigeria

février 16, 2018

Kano (Nigeria) – Des dizaines de personnes ont été tuées dans une attaque menée par des « bandits » dans un village de l’Etat de Zamfara, dans le nord du Nigeria, a-t-on appris vendredi auprès de la police et des habitants.

La police a évoqué un premier bilan de 18 morts dans l’attaque qui s’est déroulée dans la nuit de mercredi à jeudi à Birani, mais deux habitants affirment que 41 corps ont été récupérés avant d’être enterrés.

« Nous avons enterré 41 personnes hier suite à l’attaque de bandits venus en moto », a affirmé Lawwali Bube, un habitant joint par téléphone.

« Ils ont commencé par attaquer un camion transportant des demoiselles d’honneur et des commerçants. Ils les ont arrêtés, ils ont sorti le conducteur et lui ont tranché la gorge, puis ils ont ouvert le feu sur le camion, tuant tout le monde », avant de se rendre au marché où ils ont également tiré sur la foule, a-t-il poursuivi.

Hussaini Abdu, un autre habitant, a donné un bilan similaire: « Nous sommes en deuil parce qu’hier, nous avons recueilli 41 cadavres ».

« Nous sommes assiégés par ces bandits qui vivent dans les zones isolées de la forêt qui nous entoure », a-t-il ajouté.

« Ils viennent, attaquent nos villages, volent nos vaches, enlèvent nos femmes (…) Nous n’avons pas d’autre choix que de former des groupes d’autodéfense », a-t-il dit, précisant que les miliciens avaient ensuite lancé des « attaques de représailles » contre les assaillants.

L’armée a été déployée en 2016 dans l’Etat de Zamfara, où les enlèvements contre rançon et les vols de bétails à grande échelle étaient devenus courants dans les communautés rurales, l’essentiel de la population, majoritairement musulmane, vivant de l’élevage, de la chasse et de l’agriculture.

Selon un porte-parole de la police de Zamfara, Mohammed Shehu, des chasseurs de Birani avaient tenter d’intercepter la veille un voleur présumé de bétail en brousse.

« L’éleveur avait alors abandonné ses animaux avant de s’enfuir en brousse (…) et de mobiliser des bandits pour venir attaquer les chasseurs », a-t-il expliqué.

« Les bandits ont alors tendu une embuscade aux chasseurs dans la brousse et il y a eu un affrontement qui a fait des morts des deux côtés », a-t-il dit, affirmant que les forces de l’ordre avaient « découvert 18 cadavres ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2018 14h21)                                            

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Congo: Assassinat du capitaine-médecin Jean Évariste Niama

janvier 31, 2018

HOMMAGE au capitaine médecin Jean Evariste NIAMA : assassiné par un élément de la garde républicaine.

Il était médecin capitaine à l’hôpital militaire de Brazzaville et a été retrouvé mort assassiné, jeté dans un bac à ordure le vendredi 26 Janvier 2018. Selon certaines sources d’information, il a été assassiné par un élément de la Garde Républicaine.

Le capitaine Jean Evariste NIAMA avait rendez-vous avec sa fiancée qui s’appelle LAURENTE ( photo en bas ci-contre). Elle travaille aussi à l’hôpital militaire comme agent du trésor mais détachée à l’hôpital militaire comme régisseur. Elle habite à quelques mètre du lycée KOMBO non loin là où Jean Evariste NIAMA a été assassiné.

Selon nos sources, elle avait un copain qui travaille à la garde républicain et c’est cet élément de la garde républicaine qui lui avait trouvé du travail au trésor, quelque temps après LAURENTE quitte ( refuse ) le gars de la GR pour entamer une autre relation avec Jean Evariste NIAMA. Le gars de la GR procédait par des menaces de mort en l’encontre de Jean Evariste NIAMA, en l’ingala que « YO NA KO SALA YO MA BE : Toi-là, je vais te faire du mal»

La veillée mortuaire du capitaine médecin Jean Evariste NIAMA se tient à Mfilou ( Brazzaville Sud ) dans la rue Bingola au numéro 9, MAKAZOU. Repère : ex bar Monfi.

Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

L’inventeur danois Peter Madsen a torturé la journaliste suédoise avant de la tuer (parquet)

janvier 24, 2018

Madsen has admitted cutting up Wall’s body and dumping it at sea but has denied intentionally killing her. / © Scanpix Denmark/AFP/Archives / Bax Lindhardt

L’inventeur danois Peter Madsen a infligé de multiples sévices à la journaliste suédoise Kim Wall avant de la tuer à bord de son sous-marin en août 2017, affirme le parquet danois dans l’acte d’accusation remis mercredi à l’AFP.

Peter Madsen a été inculpé le 16 janvier de meurtre avec préméditation, atteinte à l’intégrité d’un cadavre et agression sexuelle.

M. Madsen, 47 ans, a attaché Kim Wall au niveau de la tête, des bras et des jambes, puis lui a porté des coups, l’a « poignardée et coupée ». L’autopsie a révélé 14 plaies internes et externes au niveau du sexe de la victime, dues à un objet coupant et infligées alors qu’elle était encore vivante.

Si l’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes de la mort, le parquet pense que M. Madsen l’a égorgée ou étouffée.

Les enquêteurs sont convaincus que Peter Madsen avait préparé son acte en apportant à bord du sous-marin scie, couteau, tournevis affutés, sangles et colliers de serrage notamment.

Kim Wall, une journaliste indépendante de 30 ans qui avait exercé sur tous les continents et collaboré avec The Guardian et le New York Times, avait embarqué le soir du 10 août près de Copenhague à bord du Nautilus avec Peter Madsen, le concepteur et propriétaire du submersible.

Elle souhaitait faire le portrait de cet ingénieur autodidacte obsédé par la conquête des mers et de l’espace, dont l’enquête a aussi révélé la part d’ombre : son inclination pour les vidéos mettant en scène des décapitations de femmes et ses accès de violence.

L’accusation soutient que M. Madsen a tué Kim Wall afin de satisfaire un fantasme sexuel, ce qu’il nie. Aucun mobile n’apparaît cependant clairement dans l’acte d’accusation.

M. Madsen, 47 ans, a été secouru le 11 août dans la matinée, avant le naufrage de son bâtiment, qu’il admettra plus tard avoir sabordé. Affirmant avoir débarqué la jeune femme la veille au soir, il a rapidement été soupçonné par les enquêteurs, arrêté et écroué.

Le tronc décapité et amputé de Kim Wall, sa tête et ses jambes, et enfin ses bras, la plupart lestés au moyen de pièces métalliques, ont été repêchés dans la baie de Køge séparant le Danemark de la Suède.

Le Danois a fini par avouer avoir démembré et jeté le corps à la mer, mais il dément avoir intentionnellement tué la jeune femme et avoir eu des rapports sexuels avec elle.

Il affirme qu’elle est morte à la suite d’un accident, mais dans des circonstances dont la nature a varié au fil des interrogatoires.

Son procès s’ouvrira le 8 mars à Copenhague. Il encourt la prison à vie.

Romandie.com avec(©AFP / 24 janvier 2018 13h41)                

Allemagne: un adolescent de 14 ans tué dans une école

janvier 23, 2018

Berlin – La police allemande a annoncé l’interpellation d’un adolescent de 15 ans soupçonné d’avoir tué mardi un autre garçon de 14 ans dans l’école qu’ils fréquentaient tous les deux, pour un motif encore non éclairci.

Les faits se sont déroulés vers 08H00 (07H00 GMT) dans un collège de la ville de Lünen, dans l’ouest du pays, appelé Käthe-Kollwitz-Gesamtschule et comptant un millier d’élèves.

Aucun détail n’a été immédiatement fourni par les autorités sur les causes exactes de la mort de la victime de 14 ans, ni sur les motifs ayant conduit à ce décès.

« Nous ne sommes pas en mesure de donner d’informations sur les blessures ayant causé le décès », a indiqué la police, « l’enquête suit son cours ». Une seule chose est acquise: la victime et le suspect qui a été arrêté fréquentaient tous deux le collège.

Selon les médias allemands, la victime et l’auteur présumé sont de nationalité allemande, le second ayant aussi un passeport kazakh.

Le garçon de 14 ans a été tué d’un coup de couteau à la gorge et sous les yeux de sa mère, affirme le quotidien Bild sur son site internet. La victime était revenue récemment dans cet établissement après avoir été scolarisée un temps dans un autre collège, selon certains médias allemands.

L’auteur présumé des faits a été pour sa part interpellé sans résistance peu après l’agression après avoir été repéré dans la rue par un hélicoptère de la police lancé à sa poursuite, indique Bild.

Le ministre de l’Intérieur de l’Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où s’est produit le meurtre, Herbert Reul, s’est dit « choqué » par les faits.

Une minute de silence se tiendra mercredi midi dans le collège de Lünen et à la mairie en mémoire de la victime.

Romandie.com avec(©AFP / 23 janvier 2018 14h35)                   

Funérailles du politicien serbe Ivanovic, rare voix modérée au Kosovo

janvier 18, 2018

Hommage à la mémoire du politicien serbe modéré du Kosovo, Oliver Ivanovic, à l’endroit où il a été tué par balles à Mitrovica, au Kosovo, le 16 juillet 2018 / © AFP / Sasa DJORDJEVIC

Oliver Ivanovic, qui était une rare voix modérée parmi les politiques serbes du Kosovo, a été inhumé jeudi à Belgrade, deux jours après son assassinat qui reste inexpliqué.

Plus d’un millier de personnes ont assisté à la cérémonie au Nouveau Cimetière de Belgrade, dont la Première ministre de Serbie Ana Brnabic et de nombreux Serbes du Kosovo qui avaient quitté Mitrovica à l’aube. « C’est une tragédie, nous avons perdu le meilleur d’entre nous », a dit l’un d’eux, Aleksandar Jaksic, 44 ans.

Oliver Ivanovic repose dans « l’Allée des grands hommes », non loin du Prix Nobel de Littérature Ivo Andric ou encore du Premier ministre serbe, Zoran Djindic, assassiné en 2003 à Belgrade.

Ce crime a suscité des craintes de voir se tendre encore les relations dans le nord du Kosovo, où vit un tiers de la minorité serbe forte de 120.000 habitants.

Il a déjà entraîné un report sine die des discussions entre les deux camps pour une normalisation de leurs relations, lesquelles devaient reprendre le jour du crime.

Oliver Ivanovic a été exécuté mardi matin à Mitrovica devant le siège de son petit parti d’obédience sociale-démocrate.

Près de vingt ans après la guerre entre forces serbes et rebelles indépendantistes kosovars albanais (13.000 morts), Mitrovica reste divisée entre un secteur serbe au nord (13.000 habitants) et albanais au sud (72.000).

Avec le soutien de Belgrade, les Serbes du Kosovo ne reconnaissent pas l’indépendance de cette ancienne province de la Serbie, peuplée en immense majorité de kosovars albanais. Une ligne à laquelle ne dérogeait pas Oliver Ivanovic, 64 ans. Il était confronté à des accusations de crimes de guerre, qu’il réfutait, contre des Kosovars albanais.

– ‘Paranoïaque’ –

Mais cet albanophone apparaissait comme un modéré, partisan du dialogue. Il était aussi une voix contre la corruption et la criminalité qui gangrènent le Kosovo, notamment le nord.

Enfin, il était le seul responsable politique de premier plan à s’opposer publiquement à Belgrade. Force politique hégémonique parmi les serbes du Kosovo, la Liste serbe (Srpska lista) est une émanation du parti progressiste (SNS, centre droit) du président de la Serbie Aleksandar Vucic. Ses responsables ne mâchaient pas leurs mots à son égard, le qualifiant régulièrement de « traître » aux Serbes.

Lors de la campagne municipale d’octobre, le maire de Mitrovica-Nord, Goran Rakic, dénonçait la « conviction paranoïaque » de son adversaire « qu’il est victime de menaces ». Il l’accusait aussi de s’être « tu pendant que les villages et les monastères serbes brûlaient dans tout le Kosovo en 2004 » lors d’émeutes interethniques.

Après l’assassinat, à l’instar de tous les responsables serbes dont Aleksandar Vucic, il a changé de rhétorique, estimant que « les tirs contre Ivanovic (étaient) des tirs contre tous les Serbes du Kosovo ».

Aucun élément concret ne permet de privilégier la thèse de tueurs venus d’un camp ou de l’autre, après deux jours d’une enquête codirigée par des procureurs des deux communautés. « Il y a eu des auditions de témoins potentiels », des investigations sur des mails ou sur les réseaux sociaux, a déclaré à l’AFP un responsable policier Zeljko Bojic.

– ‘Jamais découverts’ –

Pour le journaliste d’investigation kosovar albanais Vehbi Kajtazi, « dévoiler la vérité sur les commanditaires et les exécutants de l’assassinat d’Ivanovic est d’une importance vitale pour le Kosovo », qui doit célébrer le 17 février le dixième anniversaire de sa déclaration d’indépendance.

« Les responsables ne seront jamais découverts, car dans nos régions les auteurs des assassinats politiques ne sont jamais découverts… », redoute l’analyste politique serbe Aleksandar Popov.

A ses yeux, la mort d’Ivanovic est susceptible de servir « indirectement » les deux camps qui ont désormais « un alibi pour ajourner le dialogue », sujet sensible pour leurs opinions publiques.

Aleksandar Vucic et son homologue kosovar Hashim Thaçi, se sont entretenus par téléphone mercredi et ont semblé vouloir apaiser la situation.

La stabilité du Kosovo « revêt une importance cruciale », selon Aleksandar Vucic qui se rendra sur place ce week-end avec l’accord de Pristina. Hashim Thaçi a lui entrouvert la porte à la demande serbe de participer à l’enquête, y voyant une « aide » potentielle.

Romandie.com avec(©AFP / 18 janvier 2018 14h39)                

RDC: quand le pasteur François-David Ekofo sermonne le pouvoir

janvier 17, 2018

 

Lors de la cérémonie d’hommage à Laurent Désiré Kabila, le 16 janvier 2017. © DR / Présidence de la République RDC

Lors de la commémoration de la mort de Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001, le pasteur François-David Ekofo s’est livré à un discours très critique envers le gouvernement congolais, évoquant notamment la nécessité de « passer le relais ».

Après le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, qui dénonçait début janvier la « barbarie » de la répression de la marche du 31 décembre par les forces de sécurité, et appelait à ce que « les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD Congo », c’est cette fois le pasteur François-David Ekofo qui, dans un langage sensiblement plus diplomatique, mais dans des allusions on ne peut plus claires, s’est directement adressé au pouvoir ce mardi 16 janvier. Le discours a d’ailleurs été largement relayé sur les réseaux sociaux.

[Laurent-Désiré Kabila] nous a légué cette parole : de ne jamais trahir le Congo

« Nous commémorons l’anniversaire de la mort de Mzee Kabila, et nous retenons ce que nous pensons qui sera le résumé de sa pensée, qui va traverser des générations et des générations de Congolais. Et il nous a légué cette parole : de ne jamais trahir le Congo », a lancé le religieux lors d’une cérémonie protestante organisée ce mardi dans le cadre de l’anniversaire de l’assassinat du « Mzee » – le vieux, en swahili – Laurent-Désiré Kabila à la cathédrale du Centenaire de l’Église du Christ au Congo (ECC), dans la commune de Lingwala, dans la banlieue de Kinshasa.

Discours offensif devant des cadres du régime

« J’aime bien l’athlétisme. Et j’aime spécialement […] la course de relais, ou une première personne transmet le bâton à une deuxième personne, à une troisième, à une quatrième. La première personne à courir, on doit toujours prendre quelqu’un qui est le meilleur. Parce que de ses efforts dépendront le reste à courir », a semblé digresser le pasteur François-David Ekofo.

Mais c’était pour mieux en venir au cœur d’un message délivré devant un parterre rassemblant plusieurs ministres et cadres politiques : parmi lesquels le Premier ministre, Bruno Tshibala, le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, parti présidentiel), Henri Mova Sakanyi, l’épouse de Joseph Kabila et plusieurs membres de la famille du président ou encore le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre, Joseph Olenghankoy.

« Dans l’histoire du pays, c’est pareil. Nous prenons un témoin que nous transmettons à la génération qui vient. D’où ma question. Quel pays allons-nous léguer à nos enfants, à nos petits-enfants ? »

J’ai l’impression que l’État n’existe pas vraiment

Évoquant dans la foulée « l’obligation historique » pour les Congolais à maintenir l’unité du pays et à « ne pas léguer à nos enfants un pays divisé », le pasteur a ensuite égrener la liste des maux dont il juge la RDC affligée.

Au premier rang desquels, la faiblesse de l’État. « Nous devons léguer à nos enfants un pays où l’État existe réellement. Je dis bien réellement. Parce que j’ai l’impression que l’État n’existe pas vraiment. »

Il a également vitupéré contre l’état des infrastructures routières, le trop faible niveau de sécurité alimentaire et l’incapacité du pays à faire profiter ses populations des richesses de son sous-sol.

« Nous avons du pétrole abondant […]. Nous avons le coltan, que tout le monde cherche dans le monde entier. Nous avons l’or, le diamant, etc. C’est un péché pour le Congo d’être encore pauvre. Nous devrions être parmi les riches nations du monde ! », a-t-il lancé.

Et de conclure : « Le Congo ne sera pas toujours faible comme il est maintenant. Il va se réveiller un jour. »

Le PPRD répond

Interpellé sur le sujet par des journalistes en marge de la marche que le PPRD organisait à l’issue de la célébration, Henri Mova Sakanyi, le secrétaire général du parti présidentiel, a préféré éluder la portée de la charge. « C’est complexe ! On ne peut pas se contenter de faire une affirmation comme ça », a-t-il lancé. Et s’il juge que le discours du pasteur prouve que « la conscience de servir le Congo est là », Henri Mova affirme également que « plein de gens nous empêchent de faire éclore toute la potentialité qu’il y a dans le Congo. »

L’interpellation du pasteur ne concerne pas que la classe dirigeante

« Que le pasteur nous interpelle, tant mieux. C’est un patriote. Que d’autres catégories sociales nous interpellent, tant mieux… Mais […] il n’y a pas d’un côté, [ceux] qui font le pays, et de l’autre [ceux] qui font des sermons », a encore ajouté le secrétaire général du PPRD. Pour lui, « l’interpellation du pasteur ne concerne pas que la classe dirigeante. Cela concerne tout le monde, y compris la convoitise extérieure ».

Évoquant ce qu’il décrit comme « la machination visant à empêcher le peuple congolais à s’exprimer pour la troisième fois aux élections », Henri Mova accuse même « d’autres » de vouloir « le bloquer en utilisant l’église ».

La prochaine échéance, dans le bras de fer qui semble s’instaurer de manière de plus en plus frontale entre le pouvoir et les différentes obédiences chrétiennes du pays, aura lieu ce dimanche 21 janvier : les organisateurs de la marche du 31 décembre ont annoncé leur intention de mobiliser tout le pays pour des « marches chrétiennes », afin de réclamer la « mise en œuvre intégrale » de l’accord de la Saint-Sylvestre.

Jeuneafrique.com

RDC: le jour où un simple « kadogo » a tué Laurent Désiré Kabila

janvier 16, 2018

 

Une statue du Mzee, Laurent-Désiré Kabila, à Kinshasa, en mai 2005. © SCHALK VAN ZUYDAM/AP/SIPA

Le 16 janvier 2001, un « kadogo » du nom de Rachidi, un simple soldat, se dirige vers Laurent-Désiré Kabila, dégaine et tire. Revivez la mort du « Mzee » dans un article de Francis Kpatindé, publié dans Jeune Afrique l’intelligent n° 2089, daté du 23 au 29 janvier 2001.

Mardi 16 janvier, aux environs de 13 heures. Laurent-Désiré Kabila travaille dans son bureau, au palais de Marbre, situé dans le quartier huppé de Binza, sur les hauteurs de Kinshasa. Dans la  matinée, le président congolais a accordé quelques audiences. « La routine », assure un collaborateur. Des hommes d’affaires, quelques politiciens. Rien de plus. À l’heure du déjeuner, il reçoit son conseiller économique, Mota, qui doit normalement l’accompagner le lendemain à Yaoundé, où le président prévoit de retrouver ses pairs africains et français pour le XXIe sommet Afrique-France.

Parvenu au pouvoir en mai 1997, après avoir délogé le maréchal Mobutu, Kabila a travaillé, dans un premier temps, au palais de la Nation, à proximité du fleuve qui sert de frontière naturelle entre l’ex-Zaïre et le Congo-Brazzaville. Puis, craignant de faire les frais d’un éventuel obus tiré à partir de l’autre rive, l’ancien maquisard a déménagé à la Cité de l’OUA. Mais, obligé de traverser tous les jours, lors de ses déplacements, une caserne (le camp Tshashi, naguère réputé pour avoir abrité la garde prétorienne de Mobutu), il choisira finalement de s’installer au palais de Marbre, l’ancienne résidence des hôtes de marque, où, pensait-il, sa sécurité serait mieux assurée.

Panique générale

Rien d’anormal donc, en ce mardi 16 janvier. Devant la porte du bureau présidentiel, quelques militaires devisent tranquillement avec un fonctionnaire du protocole. Peu avant 14 heures, un jeune soldat de la garde – selon nos informations, un caporal du nom de Rachidi – arrive et demande à aller « présenter ses civilités » au président. En d’autres termes, il veut aller saluer Kabila. Ailleurs, pareille chose est peut-être impensable. Ici, comme dans beaucoup d’autres pays africains, n’importe quel quidam peut pénétrer dans le bureau présidentiel, pour peu qu’il compte des amis ou des parents au sein de la garde ou du protocole. « C’était un vrai foutoir autour de Kabila, raconte ainsi Jean-Claude Vuemba, qui préside le Mouvement du peuple congolais, un parti d’opposition. On y entre et on en sort comme on veut. Les conseillers, les ministres, voire de simples plantons, entrent à leur guise, interrompent de manière tonitruante les audiences pour faire parapher des documents, pour annoncer un autre visiteur ou, simplement, pour saluer le maître des lieux. »

Selon une indiscrétion, ce jeune soldat semble avoir mal vécu l’exécution pour «  indiscipline », quelques jours plus tôt, d’un de ses meilleurs amis, kadogo comme lui

Les soldats de faction devant le bureau présidentiel laissent donc Rachidi, un kadogo, un simple soldat de base, pénétrer dans le saint des saints. Il se dirige calmement vers Kabila, en pleine conversation avec son conseiller, dégaine son arme et lui tire dessus. Le chef de l’État s’écroule, atteint au cou et au bas-ventre. Mota se met à hurler pour rameuter la garde. L’aide de camp (qui est, en même temps, le chef d’état-major particulier du président), le colonel Eddy Kapend, un « Katangais » formé en Angola, et quelques soldats font irruption dans le bureau. Ils découvrent le président allongé par terre, « en plein délire » et se vidant de son sang. À ses côtés, accroupi, le conseiller économique essaie de le soulager par un massage. Le caporal Rachidi tente de s’enfuir. Il est aussitôt abattu par la garde. Selon une indiscrétion, ce jeune soldat semble avoir mal vécu l’exécution pour «  indiscipline », quelques jours plus tôt, d’un de ses meilleurs amis, kadogo comme lui. « C’est un soldat originaire du Kivu [flanc oriental du pays occupé par les troupes rwandaises et ougandaises] qui a tiré sur le président », explique pour sa part au téléphone le ministre de la Communication, Dominique Sakombi, en affirmant tout ignorer de la personnalité et des motivations de l’auteur de l’attentat.

Les militaires bouclent aussitôt le périmètre autour du palais de Marbre. Dans une atmosphère de panique générale, ils font venir un hélicoptère de l’aéroport de Ndjili pour transporter le blessé à la clinique Ngaliema (ex-clinique Reine-Elisabeth), située dans le quartier résidentiel de la Combe, où les médecins lui prodiguent les premiers soins. Pendant ce temps, au palais, les politiques essaient de reprendre la situation en main. Arrivé au pouvoir par les armes, Laurent-Désiré Kabila avait été investi président en vertu d’un simple décret-loi pris pour les besoins de la cause et qui ne prévoyait pas – on comprendra aisément pourquoi – de vacance du pouvoir exécutif. En présence de ce vide juridique, Gaëtan Kakudji, le ministre d’État chargé des Affaires intérieures, prend les opérations en main. Dans l’ordre protocolaire, ce cousin et proche parmi les proches de Kabila est, en effet, le numéro deux du régime.

« Nous sommes en guerre »

Il organise donc, selon nos informations, une « réunion de crise» à laquelle prendront part le colonel Eddy Kapend, le ministre d’État Pierre Victor Mpoyo (l’homme de Luanda auprès de Kabila), l’ambassadeur angolais en République démocratique du Congo (ROC), ainsi que les chefs des détachements militaires angolais et zimbabwéens. « Le président est en train de mourir et nous sommes en guerre, explique d’emblée Kakudji à l’assemblée. Il sera difficile, dans ces conditions, à un civil de faire face à la situation et de maintenir la continuité de l’État. »

Le représentant de l’Angola suggère alors au colonel Eddy Kapend de « prendre ses responsabilités ». L’intéressé décline l’offre, craignant, semble-t-il, de passer aux yeux de l’opinion, dans la confusion ambiante, pour l’inspirateur du régicide. Tout au plus consent-il à aller, après la réunion, lancer un appel au calme à la télévision et à la radio. Il s’y rendra d’ailleurs, encadré par des soldats angolais, pour annoncer la fermeture des frontières terrestres et de l’aéroport de Kinshasa, l’instauration d’un couvre-feu et la mise en état d’alerte des forces armées.

Après la renonciation de Kakudji et le « niet » du colonel Kapend, un des participants à la réunion de crise évoque alors, comme possible « président intérimaire », le général Denis Kalume Numbi, ministre du Plan et de la Reconstruction nationale. Mais, après une longue discussion, Pierre Victor Mpoyo sortira de son chapeau le nom du général-major Joseph Kabila, resté, lui, aux côtés de son père à la clinique Ngaliema. Outre qu’il porte le même patronyme que ce dernier, il présente l’avantage d’être un militaire et d’incarner une certaine continuité.

Kabila fils n’est pas vraiment un officier, du moins au sens classique de la fonction. Par la volonté de son père, qui l’a récupéré peu avant le début de la marche triomphale sur Kinshasa de l’AFDL, en 1996, il a commencé sa carrière comme « commandant ». Envoyé par la suite en formation en Chine, il a été bombardé, à son retour, général, nommé chef d’état-major adjoint des Forces armées congolaises (FAC), puis, devant la multiplication des mouvements de rébellion armée, responsable des forces terrestres.

« Sa mort est sûre à 101 % »

En cet après-midi du 16 janvier, les nouvelles qui parviennent de la clinique Ngaliema sont contradictoires. Selon la rumeur, qui court les rues désertées de la capitale, le président serait mort, de même que son fils, le général-major Joseph Kabila, qui tentait de le protéger. De Tripoli, où il est en visite officielle, le ministre délégué à la Défense, Godfroid Tchamlesso, croit même savoir que Kabila serait mort « deux heures après avoir été blessé par l’un de ses gardes du corps ». Il ne fournit pas pour autant de détails sur les circonstances du drame. Pour sa part, le ministre de la Communication, Dominique Sakombi, indique qu’il a été blessé mais reste en vie. Son collègue, le ministre d’État Gaëtan Kakudji, y va de son couplet en affirmant, sans rire, sur les ondes que c’est Kabila lui-même qui, peu après l’agression, a décrété le couvre-feu et mis les troupes en état d’alerte.

La première indication sérieuse de la « mort » du Mzee (le « Vieux ») congolais viendra d’une capitale ennemie, plus précisément de Kampala.

Les services secrets de Museveni, l’ancien parrain de Kabila, annoncent aux agences de presse, dans l’après-midi même du mardi 16 janvier, sa mort « sûre à 101 % ». Les Ougandais prennent ainsi de vitesse le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel, qui confirmera plus tard, dans la soirée, la disparition du président congolais. « Il est mort, abattu par l’un de ses gardes qui, semble-t-il, a tiré deux balles en présence de généraux que le président venait de limoger. » Bruxelles, on le sait, est généralement bien informé des affaires de son ancienne colonie, jadis considérée comme une propriété personnelle du roi des Belges. Le département d’État américain, ajoutant à la confusion, ne confirme pas le décès, du moins dans un premier temps, tout en le tenant « pour probable ».

Évacué vers un « pays voisin »

Kinshasa, de son côté, persiste et signe. Le président est blessé mais bel et bien vivant. Le lendemain du drame, Sakombi admettra néanmoins qu’il a été évacué, avec plusieurs membres de sa famille, dans la nuit du 16 au 17 janvier, vers «  un pays voisin », en fait le Zimbabwe, qui entretient un important corps expéditionnaire en RDC. Il annonce, dans la foulée, la réunion d’un Conseil « extraordinaire » des ministres à la Cité de l’OUA, pour confirmer dans ses nouvelles fonctions le général-major Joseph Kabila. Ce dernier devient le coordonnateur de l’action gouvernementale et le patron du haut commandement de l’armée, autrement dit le président par intérim. L’annonce de cet  ensemble de mesures contribue à accentuer le malaise.

Apprenant la nouvelle, le président zimbabwéen, Robert Mugabe, quitte précipitamment le sommet Afrique-France de Yaoundé et rentre au pays

L’ambassadeur de RDC à Harare, Kikaya Bin Karubi, interviendra à la télévision pour « confirmer » que Kabila était effectivement soigné à la base aérienne de Manyame, située près de l’aéroport de Harare, où il était arrivé à bord de l’avion présidentiel congolais avec une partie de sa famille : « Il se trouve dans un état critique, mais n’est pas encore décédé. » Apprenant la nouvelle, le président zimbabwéen, Robert Mugabe, quitte précipitamment le sommet Afrique-France de Yaoundé et rentre au pays. Pendant ce temps, les Kinois semblent avoir définitivement refermé la parenthèse Kabila Ier, qu’ils surnomment déjà, dans les quartiers, le « mort-vivant» ou « le président-fantôme ».

À Yaoundé, surprise ! Dans la matinée du jeudi 18 janvier, et sans attendre le feu vert de Kinshasa, le président togolais Gnassingbé Eyadéma demande une minute de silence à la mémoire de son « frère et ami Kabila ». Comme un seul bloc, toutes les délégations se lèvent, y compris celle de la RDC. La confirmation officielle, tant attendue, interviendra quelques heures plus tard par la voix de l’inénarrable Sakombi, ex-chantre du mobutisme rallié à Kabila : « Le Congo est en deuil, dira-t-il d’une voix solennelle, et le Gouvernement de salut public a la profonde douleur et le douloureux devoir d’annoncer la mort du président Laurent-Désiré Kabila, ce jeudi 18 janvier à 10 heures. » Il annonce trente jours de deuil national.

Des funérailles grandioses devaient se tenir à Kinshasa, ce 23 janvier. Les Congolais ont perdu Kabila Ier. Tout indique qu’ils ne sont pas pour autant sortis de l’ornière …

Jeuneafrique.com par Francis Kpatindé

Tunisie-Congo: Assassinat d’une étudiante

janvier 12, 2018
Une étudiante Congolaise à été égorgée hier en Tunisie par un taximan tunisien. Nous vous communiquerons plus d’information dans les brefs délais.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Canada: le milliardaire Barry Sherman et son épouse retrouvés morts à Toronto

décembre 16, 2017

Le milliardaire canadien Barry Sherman, fondateur du groupe pharmaceutique Apotex et une des personnes les plus riches du Canada, a été retrouvé mort avec son épouse dans leur luxueux appartement de Toronto, a confirmé l’entreprise, après que la police eut annoncé deux décès «suspects».

Les corps de M. Sherman et de sa femme Honey avaient été découverts vendredi vers midi par la police dans leur maison du quartier de Bayview Avenue et Old Colony Road, après un appel pour une urgence médicale. La police avait qualifié les décès de «suspects» mais n’avait pas divulgué l’identité des victimes.

Les médias ont toutefois affirmé qu’aucun suspect n’était recherché dans le cadre de l’enquête.

«Nous avons reçu l’information tragique du décès inattendu de Barry et Honey Sherman», a tweeté Apotex.

Cette entreprise, qui s’est fait un nom grâce à la production de médicaments génériques et emploie plus de 11 000 personnes dans le monde, avait été fondée en 1974 par Barry Sherman.

L’élite politique canadienne a exprimé sa tristesse après l’annonce de la mort de ces deux personnalités. Le premier ministre Justin Trudeau s’est dit «attristé» et a salué sur Twitter «leur vision et leur esprit». Le couple était connu pour sa philanthropie.

La sénatrice Linda Frum s’est dite «anéantie», deux semaines après avoir remis la médaille du Sénat au couple, «un des plus aimables et appréciés de la communauté juive du Canada.»

C’étaient «des gens remarquables», a déclaré Bob Rae, ancien premier ministre de la province de l’Ontario, où se trouve Toronto. «Toujours sous le choc de cette terrible nouvelle», a-t-il écrit sur Twitter.

Selon les médias canadiens, les Sherman avaient récemment mis leur maison en vente, pour un prix avoisinant les sept millions de dollars canadiens.

D’après le magazine Forbes, Barry Sherman était un des hommes les plus riches du Canada, avec une fortune de trois milliards de dollars.

Lapresse.ca

Yémen: l’ex-président Saleh tué par ses anciens alliés Houthis , confirme une dirigeante de son parti

décembre 4, 2017

L’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, prononçant un discours à Sanaa, le 10 mars 2011 / © AFP/Archives / MOHAMMED HUWAIS

 

L’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué lundi par balles par des rebelles Houthis, quelques jours après la rupture de l’alliance entre les deux camps, à l’origine d’affrontements meurtriers dans la capitale Sanaa.

La mort de l’ex-dirigeant, 75 ans dont 33 au pouvoir, pourrait constituer un tournant dans le conflit qui ensanglante le Yémen, sans pour autant améliorer le sort des civils.

Au centre de la « pire crise humanitaire au monde » selon l’ONU, cette guerre avive les tensions autour de la rivalité entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, accusé par Ryad de soutenir militairement les Houthis, ce que Téhéran réfute.

« Le ministère de l’Intérieur (contrôlé par les Houthis) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d’un certain nombre de ses éléments criminels », a affirmé la télévision des Houthis, Al-Massirah, en citant un communiqué.

Lundi, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, à la tête du gouvernement reconnu par la communauté internationale, a annoncé une opération pour reprendre la capitale Sanaa et appelé les Yéménites à « ouvrir une nouvelle page » de l’histoire du pays.

« Joignons nos efforts pour en finir avec ces bandes criminelles et entamer la construction d’un nouveau Yémen fédéral où règnera la justice, la dignité, (…) la stabilité et le développement », a-t-il lancé dans un discours télévisé prononcé depuis Ryad, où il vit en exil.

– Violente rupture –

Une vidéo remise lundi à un journaliste de l’AFP par les Houthis montrait le cadavre de ce qui semble être l’ancien président Saleh, évincé du pouvoir en 2012 dans le sillage du Printemps arabe.

Ce décès a ensuite été confirmé par une dirigeante de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

Selon elle, l’ancien président et d’autres hauts responsables du CPG ont été la cible de tirs nourris de Houthis alors qu’ils quittaient Sanaa vers des zones tenues par des forces pro-Saleh.

Une source militaire a précisé à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, qu’un convoi de quatre véhicules avait été bloqué à environ 40 km au sud de la capitale. Selon elle, Saleh a été tué par balle avec deux hauts dirigeants du CPG.

Dans un discours retransmis sur Al-Massira, le chef rebelle Abdelmalek Al-Houthi, 38 ans, s’est félicité en soirée de « l’échec du complot », sans mentionner le sort de l’ex-président Saleh.

Il faisait référence à la violente rupture d’alliance, la semaine dernière, entre M. Saleh et les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite, une branche du chiisme.

Cette alliance avait été scellée il y a trois ans et, depuis, les deux camps contrôlaient conjointement la capitale au détriment du gouvernement de Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié dans le sud du Yémen.

Les affrontements entre alliés, qui ont éclaté mercredi, ont fait au moins 100 morts et blessés, selon des sources de sécurité et hospitalières.

Après ce revirement d’alliance, Ali Abdallah Saleh avait tendu la main samedi à l’Arabie saoudite, qui intervient militairement au Yémen en soutien du gouvernement Hadi, en échange de la levée du blocus que Ryad impose au Yémen.

Les Houthis avaient dénoncé une « grande trahison ».

– ‘Amnistie générale’ –

Lundi, le président Hadi a « donné pour ordre à son vice-président Ali Mohsen al-Ahmar, qui se trouve à Marib (100 km de Sanaa), d’activer la marche (…) vers la capitale », selon un membre de son entourage.

Baptisée « Sanaa l’Arabe », l’opération consisterait, selon cette source, à prendre la capitale en tenailles. D’après des sources militaires loyalistes à Marib, sept bataillons ont reçu l’ordre de marcher sur Sanaa.

Pour tenter d’affaiblir les rebelles, le gouvernement yéménite a également annoncé sa volonté d’offrir une amnistie à tous ceux qui cesseraient de collaborer avec eux, une main tendue aux pro-Saleh.

M. Hadi « proposera prochainement une amnistie générale à tous ceux qui ont collaboré avec les Houthis et ont décidé de se rétracter », a affirmé le Premier ministre Ahmed ben Dagher à Aden, la grande ville du sud.

Mais à Sanaa, les Houthis donnaient l’impression lundi de prendre le dessus sur les forces de M. Saleh, selon des journalistes sur place.

La guerre au Yémen a fait plus de 8.750 morts depuis mars 2015 et l’intervention d’une coalition militaire menée par Ryad contre les Houthis.

Les derniers développements font craindre des risques encore accrus, en particulier à Sanaa, où des affrontements entre rebelles se poursuivaient lundi soir.

La coalition sous commandement saoudien a exhorté lundi les civils à se tenir à « plus de 500 mètres » des zones contrôlées par les rebelles, laissant supposer une intensification de ses raids aériens.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 20h40)