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Maroc : l’un des assassins présumés des deux touristes scandinaves reconnaît son rôle

mai 31, 2019

Un homme du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), le « FBI marocain », en octobre 2017 à Rabat. © DR / Image mise à disposition par le BCIJ

 

Le chef présumé d’une cellule jihadiste a reconnu jeudi son rôle dans l’assassinat de deux touristes scandinaves décapitées au Maroc au nom de l’État islamique (EI).

« Nous aimions l’État islamique (EI) et nous priions Dieu pour lui » : vêtu d’un qamis, long vêtement blanc prisé des salafistes, Abdessamad Ejjoud, 25 ans, a reconnu jeudi 30 mai son rôle devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Salé près de Rabat, qui le juge aux côtés de 23 autres prévenus pour le crime commis dans la nuit du 15 au 16 décembre dans la région du Haut-Atlas (sud).

Les victimes, Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et son amie Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans, campaient sur un site isolé avant une randonnée en montagne. « J’en ai décapité une (…), je regrette », a dit ce marchand ambulant, surnommé « Abou Moussab ».

Au début de l’audience, le président de la cour a déroulé la longue liste d’accusations pesant sur lui. « Avez-vous compris ? », lui a-t-il demandé, obtenant en réponse un simple hochement de tête.

Peine de mort

Abdessamad Ejjoud, comme les principaux suspects, risque théoriquement la peine de mort. Mais si des condamnations à la peine capitale sont toujours prononcées au Maroc, un moratoire est appliqué depuis 1993.

Pendant son interrogatoire, ce père de deux enfants a admis avoir organisé l’expédition meurtrière avec Younes Ouaziyad (27 ans) et Rachid Afatti (33 ans), tous natifs de la région de Marrakech (sud). Un quatrième homme, Abderrahim Khayali, 33 ans, les a accompagnés dans le Haut-Atlas mais les a quittés avant la tuerie.

« J’ai tué l’une, Youness Ouaziyad a tué l’autre », pendant que « Rachid Afatti filmait », a affirmé Abdessamad Ejjoud devant ses juges. C’est également lui qui a diffusé la vidéo de la décapitation au petit matin. « Je l’ai envoyée à tous les groupes partisans de l’EI dont j’étais membre », a-t-il précisé.

Il s’est ensuite longuement expliqué sur son parcours jihadiste, marqué par une première condamnation pour avoir tenté de rejoindre l’EI en Syrie, avant sa sortie de prison en 2015 grâce à une réduction de peine.

« Faire le jihad » au Maroc

« En prison j’ai connu beaucoup de monde », a-t-il dit, citant quelques-uns des prévenus membres de la « cellule » de Marrakech qu’il animait. « Je n’ai endoctriné personne, chacun savait ce qu’il faisait », jure-t-il.

À sa sortie de prison, Abdessamad Ejjoud est devenu vendeur d’oranges pressées à la sauvette, devant des mosquées de Marrakech, avant d’être « chassé » par les autorités. Il est ensuite devenu imam. Il avait auparavant suivi un enseignement dans une école coranique à Marrakech, affiliée à une association salafiste connue au Maroc pour son hostilité au jihadisme et son rejet de toute forme de violence.

Il a d’ailleurs dit jeudi avoir « pensé assassiner » le chef de cette association. C’est à cette période qu’il a décidé de rejoindre les territoires occupés par le groupe État islamique en Irak et en Syrie. Il y a finalement renoncé, faute de passeport.

« J’ai décidé de faire le jihad ici », au Maroc, en ciblant des « étrangers », a-t-il expliqué. « Nous avions essayé de fabriquer une bombe mais ça n’a pas marché. » Il a ensuite expliqué s’être réuni avec des membres de la cellule pour « visionner » des « vidéos de l’EI ».

Cibler les chrétiens

« On s’est dit qu’on allait attaquer des chrétiens, parce qu’ils tuent des musulmans là-bas (en Syrie), détruisent mosquées et hôpitaux », a-t-il ajouté, évoquant également un acte de « revanche » pour les « frères » en Syrie.

Est-il toujours un partisan de l’EI ? « Je ne sais pas », a-t-il répondu.

La « cellule terroriste » inspirée par l’idéologie jihadiste n’avait pas de « contact » avec des cadres opérationnels en Syrie ou en Irak, selon les enquêteurs. L’EI n’avait pas revendiqué l’assassinat des deux touristes.

Les vingt autres prévenus – dont Kevin Zoller Guervos, un Hispano-Suisse de 25 ans installé au Maroc après sa conversion à l’islam – sont jugés pour leur participation présumée aux activités de cette cellule ainsi que pour leurs liens avec les principaux suspects. Le procès a été renvoyé au 13 juin.

Jeuneafrique.com avec AFP

France: Un entraîneur de foot amateur tué au couteau dans le Gard

mai 25, 2019

 

Un homme, entraîneur de foot amateur dans une équipe de Vauvert (Gard), a été tué dans la nuit de vendredi à samedi à coups de couteau, les enquêteurs privilégiant la piste d’un conflit dans le club, selon une source proche du dossier.

L’agresseur présumé, qui se trouvait toujours en garde à vue samedi soir, était l’un des joueurs de l’équipe, qui avait un rapport conflictuel avec son entraîneur, selon cette source. «Lors de la rixe meurtrière, il y aurait eu une altercation autour du football», a-t-elle précisé.

Les deux hommes entretenaient «des relations conflictuelles entre eux depuis quelques temps», a déclaré de son côté le procureur adjoint de Nîmes Stanislas Vallat, qui a ouvert une enquête pour meurtre.

La rixe mortelle a eu lieu vers 22h30, quartier du Bosquet à Vauvert, entre plusieurs personnes. Malgré l’arrivée rapide des pompiers, l’homme est décédé. L’auteur présumé de l’agression mortelle a été interpellé un peu après minuit.

La brigade de recherches de la gendarmerie de Vauvert est en charge de l’enquête.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Khashoggi étranglé et démembré d’une manière préméditée, selon Ankara

octobre 31, 2018

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Manama au Bahreïn, le 15 décembre 2014 / © AFP/Archives / MOHAMMED AL-SHAIKH

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été tué par « strangulation » et son corps « démembré » au consulat de son pays à Istanbul d’une manière préméditée, a affirmé le parquet turc mercredi, Ankara regrettant un manque de coopération de Ryad dans l’enquête.

Parallèlement, le parti au pouvoir en Turquie, l’AKP, a estimé que le meurtre n’aurait pu être mené sans instructions de « haut niveau » de Ryad, qui a cherché à se dédouaner en affirmant que Khashoggi avait été tué lors d’une opération « non autorisée ».

Le parquet d’Istanbul a révélé des détails sur le meurtre, perpétré le 2 octobre, dans un communiqué publié quelques heures après le départ du procureur saoudien Saoud ben Abdallah Al-Muajab à l’issue d’une visite entamée dimanche en Turquie et qui n’a permis aucune avancée sur deux points clés de l’enquête: identifier les commanditaires du meurtre et ce qu’il est advenu du corps.

En annonçant que Khashoggi a été tué par strangulation et son corps démembré, le procureur d’Istanbul a confirmé pour la première fois des informations publiées depuis plusieurs semaines dans la presse turque sur les détails macabres du meurtre.

« Conformément à un plan prémédité, la victime Jamal Khashoggi a été étranglée à mort dès son entrée au consulat », a affirmé le procureur.

« Le corps de la victime a été démembré et on s’en est débarrassé suite à sa mort par strangulation, là encore conformément à un plan préparé d’avance », a-t-il ajouté.

– « Instructions de haut niveau » –

En insistant sur le caractère prémédité du meurtre et de la façon dont les tueurs se sont débarrassés du corps, le procureur démonte la version initiale des autorités saoudiennes selon laquelle Khashoggi a été tué lors d’un interrogatoire qui a mal tourné. Ryad a fini par admettre du bout des lèvres que le meurtre était prémédité mais seulement en se basant sur les éléments d’enquête fournis par les Turcs.

Avant la publication du communiqué du procureur, un haut responsable turc parlant sous couvert d’anonymat avait affirmé à l’AFP que les responsables saoudiens ne coopéraient pas « sincèrement » dans l’enquête.

L’affaire Khashoggi / © AFP / John SAEKI

Jamal Khashoggi, un éditorialiste saoudien collaborant notamment avec le Washington Post, a été tué par un commando saoudien dans le consulat de son pays à Istanbul après s’y être rendu pour des démarches administratives.

Son corps n’a pas été retrouvé depuis.

Le parquet s’est dit dans son communiqué « obligé » de révéler des éléments de l’enquête après avoir fait le constat que la visite à Istanbul du procureur général saoudien « n’a pas donné de résultat concret ».

Sous la pression internationale, Ryad avait reconnu, après plusieurs jours de dénégations, le meurtre du journaliste dans son consulat lors d’une opération « non autorisée », mais a avancé plusieurs versions contradictoires qui ont suscité le scepticisme.

Plusieurs responsables et médias turcs ont directement incriminé le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit MBS, dans ce meurtre alors que Ryad s’efforce de le dédouaner en insistant sur le caractère « non autorisé » de l’opération.

« Qui a donné l’ordre? Il ne s’agit pas là d’une action qui aurait pu être menée sans des instructions de haut niveau », a martelé mercredi Omer Celik porte-parole de l’AKP, le parti au pouvoir en Turquie lors d’une conférence de presse à Ankara.

« Nous n’accusons personne mais nous ne tolérerons aucune opération de dissimulation et cela doit être clair », a-t-il ajouté.

– « Sauver MBS » –

Khashoggi: le procureur saoudien quitte le consulat d’Istanbul / © AFP / Celine Jankowiak

M. Celik en outre mis en doute les déclarations de Ryad affirmant ignorer où se trouve le corps du journaliste.

« Il est hors de question qu’ils n’en aient pas été informés », a-t-il dit, estimant que le consul saoudien à Istanbul, qui a regagné Ryad quelques jours après le meurtre, avait sans doute partagé cette information avec les autorités saoudiennes.

Des observateurs ont jugé les explications saoudiennes peu crédibles notamment en raison de la présence au sein du commando saoudien envoyé à Istanbul de plusieurs membres de services de sécurité directement rattachés au prince ben Salmane.

L’éditorialiste turc proche du pouvoir Abdülkadir Selvi a accusé mercredi dans le quotidien Hürriyet le procureur saoudien de travailler « pour sauver le prince héritier (saoudien) en manipulant cette enquête au lieu de faire la lumière sur ce meurtre ».

Commentant le déroulement de l’enquête, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a estimé mercredi que « le compte n’y est pas ».

« Aujourd’hui, même si les autorités saoudiennes ont reconnu qu’il y avait un meurtre, le compte n’y est pas. La vérité n’est pas au rendez-vous », a-t-il déclaré sur la radio RTL.

Romandie.com avec(©AFP / (31 octobre 2018 18h14)

Venezuela: suicide d’un opposant selon les autorités, assassinat pour l’opposition

octobre 9, 2018

Des Vénézuéliens opposés au président Nicolas Maduro manifestent devant le siège des services de renseignement où, selon les autorités, l’opposant Fernando Alban s’est suicidé, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

L’ONU a réclamé mardi une « enquête transparente » sur les circonstances de la mort de l’opposant vénézuélien emprisonné Fernando Alban, un suicide selon les autorités, un assassinat pour l’opposition.

Fernando Alban, emprisonné dans l’affaire de l’attaque présumée aux drones explosifs contre le président Nicolas Maduro, s’est suicidé lundi au siège des services de renseignement, a affirmé le procureur général Tarek William Saab, qui a annoncé une « enquête complète ».

Le parti de Fernando Alban, Primero Justicia (La justice d’abord), a pour sa part évoqué un « assassinat », indiquant dans un communiqué: « nous tenons pour responsable Maduro et son régime tortionnaire ».

Constatant des «  »informations contradictoires sur ce qui s’est passé », le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a réclamé mardi une « enquête transparente pour clarifier les circonstances de sa mort ».

« Fernando Alban était détenu par l’Etat. L’Etat avait l’obligation d’assurer sa sécurité, son intégrité personnelle », a justifié une porte-parole du HCR, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

Lundi soir, des dizaines de personnes avaient participé avec des bougies à une veillée devant le siège des services de renseignement (Sebin), en criant, sous l’oeil des policiers: « ce n’est pas un suicide, c’est un homicide ».

Manifestation devant le siège des services de renseignement au Venezuela après l’annonce par les autorités du suicide d’un opposant, Fernando Alban,, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

Selon le procureur général, qui s’exprimait par téléphone à la télévision d’Etat VTV, Fernando Alban « a demandé à aller aux toilettes et une fois là-bas, il s’est jeté dans le vide depuis un dixième étage ».

Le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Nestor Reverol, a déclaré que Fernando Alban s’était suicidé alors qu’il allait être déféré devant un tribunal et affirmé qu’il était « impliqué dans des actes de déstabilisation dirigés depuis l’étranger ».

– Arrêté vendredi –

Fernando Alban, conseiller municipal d’un arrondissement de Caracas, avait été arrêté vendredi. Il était accusé d’avoir participé à une attaque présumée aux drones explosifs, le 4 août, alors que le chef de l’Etat socialiste prononçait un discours lors d’un défilé militaire.

L’opposition, qui dénonce une mise en scène, conteste cette version de ce que les autorités appellent un « attentat ». Plus d’une vingtaine de personnes, dont des militaires en activité, ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.

Un participant à une manifestation devant le siège des services de sécurité au Venezuela après l’annonce par les autorités du suicide d’un opposant, Fernando Alban, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

Selon le gouvernement, le fondateur de Primero Justicia, Julio Borges, une figure de l’opposition qui vit en exil en Colombie, est le commanditaire de cette attaque présumée.

La « cruauté de la dictature a mis fin aux jours de Fernando Alban », a réagi Julio Borges sur Twitter, ajoutant: « sa mort ne restera pas impunie ».

L’ex-candidat à l’élection présidentielle Henrique Capriles, également membre de Primero Justicia, a également dénoncé « la pleine responsabilité du régime ».

« Ceux d’entre nous qui connaissaient Fernando savent qu’il n’aurait JAMAIS pu agir contre sa propre vie », a tweeté M. Capriles.

Le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro, a condamné le décès de l’opposant, incriminant sur Twitter « la responsabilité directe d’un régime tortionnaire et meurtrier ».

Manifestation au Venezuela devant le siège des services de renseignement après l’annonce par les autorités du suicide d’un opposant, Fernando Alban, à Caracas le 8 octobre 2018 / © AFP / Juan BARRETO

L’avocat de Fernando Alban, Joel Garcia, a déclaré à la presse qu’il était trop tôt pour confirmer s’il s’agissait d’un suicide ou pas.

En visite à Caracas, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, Bob Corker, a jugé perturbant le décès de Fernando Alban. « Le gouvernement a la responsabilité de garantir que tous comprennent ce qui s’est passé », a-t-il tweeté.

Le corps de Fernando Alban a été remis à sa famille lundi soir et transféré au cimetière de l’Est à Caracas.

En septembre 2017, un autre membre de Primero Justicia, Carlos Garica, maire de Guasdualito (ouest), était décédé à l’hôpital où il avait été transféré deux semaines après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral en prison où il était détenu depuis dix mois par les services de renseignement.

L’ONG Foro Penal décompte quelque 236 prisonniers politiques au Venezuela. Le HCR s’est par ailleurs dit mardi « profondément préoccupé par le maintien en détention de 59 ressortissants colombiens qui sont détenus sans charge au Venezuela depuis plus de deux ans », dans des « conditions lamentables ». Lors de leur arrestation, Caracas les accusait d’être des paramilitaires colombiens « mais à ce jour, aucune preuve ni accusation n’ont été portées à leur encontre », rappelle le HCR.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 14h07)

Journaliste saoudien disparu en Turquie: la police évoque un assassinat, Erdogan attend l’enquête

octobre 7, 2018

Le portrait du journaliste disparu Jamal Khashoggi lors d’une manifestation devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, 5 octobre 2018 en Turquie / © AFP / OZAN KOSE

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé dimanche attendre toujours les résultats de l’enquête sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, après que plusieurs sources ont affirmé qu’il avait été tué au consulat de son pays à Istanbul, ce que Ryad a démenti.

La police turque estime que Jamal Khashoggi, porté disparu depuis mardi, a été tué au consulat saoudien à Istanbul, ont affirmé samedi soir des responsables turcs parlant sous couvert d’anonymat.

Mais M. Erdogan s’est gardé de donner du crédit aux informations sur l’assassinat de ce journaliste de renom, critique du pouvoir de Ryad et qui travaillait notamment pour le quotidien américain Washington Post.

Commentant pour la première fois sa disparition, le président turc a affirmé attendre le résultat de l’enquête en cours avant de se prononcer.

« Je suis le sujet et quel que soit le résultat (de l’enquête), nous le communiquerons au monde », a déclaré M. Erdogan à des journalistes. « Nous espérons avoir des résultats très rapidement ». « J’attends encore avec bon espoir », a-t-il poursuivi. « Si Dieu le veut, nous ne serons pas confrontés à ce que nous ne souhaitons pas ».

Les sources turques ayant rapporté la thèse de l’assassinat privilégiée par la police ont affirmé que l’opération avait été menée par un groupe composé de 15 personnes qui se sont rendues au consulat après être arrivées à Istanbul le même jour.

Istanbul / © AFP / Thomas SAINT-CRICQ

Jamal Khashoggi, qui avait pris un rendez-vous, s’y trouvait alors pour effectuer une démarche administrative en vue de son prochain mariage avec une Turque.

Il n’a jamais quitté le consulat, ont affirmé samedi soir des sources policières turques.

– « Ils savaient quand il serait » au consulat –

Le consulat saoudien a démenti sur son compte Twitter les informations « dénuées de fondement » selon lesquelles le journaliste y aurait été tué.

La Yéménite Tawakkol Karman, Prix Nobel de la Paix en 2011, tient un portrait du journaliste disparu Jamal Khashoggi lors d’une manifestation devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, 5 octobre 2018 en Turquie / © AFP / OZAN KOSE

Il a affirmé qu’une équipe d’enquêteurs saoudiens se trouvait depuis samedi soir en Turquie pour participer à l’enquête.

« J’attends une confirmation officielle du gouvernement turc pour y croire », a réagi sur Twitter la fiancée du journaliste, Hatice Cengiz.

Ryad assure que Jamal Khashoggi a quitté le consulat après y avoir effectué des démarches mardi.

Dans un entretien vendredi à l’agence Bloomberg, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a affirmé que Jamal Khashoggi était effectivement « entré » au consulat mais qu’il en était sorti peu après. Il a invité les autorités turques à « fouiller » le consulat. « Nous n’avons rien à cacher », a-t-il dit.

M. Khashoggi s’est exilé aux Etats-Unis l’année dernière, redoutant une arrestation après avoir critiqué certaines décisions de Mohammed ben Salmane et l’intervention militaire de Ryad au Yémen.

Le portrait du journaliste disparu Jamal Khashoggi lors d’une manifestation devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, 5 octobre 2018 en Turquie / © AFP / OZAN KOSE

« Il est allé au consulat avec un rendez-vous, donc ils savaient quand il y serait », explique à l’AFP un proche du journaliste, Yasin Aktay, également une figure du Parti de la Justice et du Développement (AKP, au pouvoir).

« Il avait appelé le consulat un peu avant d’y aller pour voir si ses documents étaient prêts, ils lui ont dit +oui, c’est prêt, vous pouvez venir+ », poursuit-il.

– « Acte monstrueux » –

« Si les informations sur l’assassinat de Jamal sont vraies, c’est un acte monstrueux et incompréhensible », a déclaré dans un communiqué Fred Hiatt, directeur de la rubrique opinion du Washington Post.

« Jamal était – ou, comme nous l’espérons, est – un journaliste courageux et engagé. Il écrit par amour pour son pays, et une foi profonde dans la dignité humaine et la liberté », poursuit M. Hiatt.

Turquie: le journaliste Khashoggi a été tué au consulat (police) / © AFP / Clotilde Gourlet

Le département d’Etat américain a indiqué samedi n’être « pas en mesure de confirmer » le sort de Jamal Khashoggi mais suivre « la situation de près ».

« Comme d’autres membres de la communauté internationale, nous avons demandé et nous attendons des éclaircissements des autorités saoudiennes sur le sort de M. Khashoggi », a déclaré un porte-parole de la Commission européenne.

Paris « suit la situation avec la plus grande attention », souligne-t-on au ministère français des Affaires étrangères, sans autre commentaire.

Ryad promeut une campagne de modernisation depuis que Mohammed ben Salmane a été désigné héritier du trône en 2017. Mais la répression contre les dissidents, avec des arrestations de religieux, de personnalités libérales et aussi de militantes féministes s’est accentuée depuis.

M. Khashoggi, 59 ans, est l’un des rares journalistes saoudiens en vue à élever la voix contre cette répression.

En septembre 2017, il avait annoncé avoir été interdit de contribution dans le quotidien Al-Hayat, propriété du prince saoudien Khaled ben Sultan al-Saoud. M. Khashoggi avait alors reconnu avoir défendu les Frères musulmans, classés par Ryad comme « organisation terroriste ». La Turquie, elle, est considérée comme l’un de leurs principaux soutiens.

Romandie.com avec(©AFP / (07 octobre 2018 18h22)

La police turque estime que le journaliste Khashoggi a été tué au consulat saoudien

octobre 6, 2018

La Yéménite Tawakkol Karman, Prix Nobel de la Paix en 2011, montre un portrait du journaliste disparu Jamal Khashoggi lors d’une manifestation devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, 5 octobre 2018. / © AFP / OZAN KOSE

La police turque estime que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, porté disparu depuis mardi à Istanbul, a été tué au consulat de son pays, a indiqué à l’AFP une source proche du gouvernement.

« La police estime dans ses premières conclusions que le journaliste a été tué au consulat par une équipe venue spécialement à Istanbul et repartie dans la même journée », a déclaré cette source.

La police turque avait affirmé un peu plus tôt qu’un groupe de 15 Saoudiens avait fait mardi l’aller-retour à Istanbul et se trouvait au consulat en même temps que Jamal Khashoggi, et que ce dernier n’a jamais quitté la représentation diplomatique.

La police, citée par l’agence étatique turque Anadolu, ajoutait que M. Khashoggi « n’est plus ressorti » de la représentation diplomatique après y être entré pour effectuer une démarche administrative.

L’agence de presse officielle saoudienne SPA dimanche, a rapporté qu’un responsable anonyme du consulat d’Arabie saoudite avait démenti les informations selon lesquelles le journaliste aurait été tué.

« Le responsable a démenti avec force ces accusations sans fondement », selon SPA. L’agence a ajouté qu’une équipe d’enquêteurs saoudiens se trouvait en Turquie et travaillait avec les autorités locales.

« Je ne crois pas qu’il ait été tué », a réagi auparavant sur Twitter la fiancée turque du journaliste, Hatice Cengiz.

Ryad assure que Jamal Khashoggi, un critique du pouvoir de Ryad écrivant notamment pour le Washington Post, a quitté le consulat après y avoir effectué ces démarches mardi.

« D’après ce que j’ai compris, il est entré et est ressorti après quelques minutes ou une heure. Je ne suis pas sûr », a déclaré dans un entretien à l’agence Bloomberg publié vendredi le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ».

« Nous sommes prêts à permettre au gouvernement turc de venir fouiller nos locaux », a-t-il dit, ajoutant être « très soucieux de savoir ce qui lui est arrivé ». Ces lieux sont sous souveraineté saoudienne, mais « nous les laisserons entrer et chercher et faire ce qu’ils veulent. (…) Nous n’avons rien à cacher ».

M. Khashoggi s’est exilé aux Etats-Unis l’année dernière par crainte d’une arrestation, après avoir critiqué certaines décisions de Mohammed ben Salmane et l’intervention militaire de Ryad au Yémen.

Selon sa fiancée, il s’était rendu au consulat pour effectuer des démarches en vue de leur prochain mariage.

L’ambassadeur saoudien à Ankara a été convoqué par le ministère turc des Affaires étrangères mercredi au sujet de la disparition de Jamal Khashoggi.

Le procureur général d’Istanbul a annoncé samedi qu’une enquête judiciaire avait été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire.

– « Farouchement indépendant » –

A New York, le Comité de protection des journalistes (CPJ) a exprimé son inquiétude et a pressé Ryad de s’expliquer.

« Le CPJ est alarmé par les informations de presse selon lesquelles Jamal Khashoggi pourrait avoir été tué à l’intérieur du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul », a écrit dans un communiqué le directeur exécutif adjoint du CPJ, Robert Mahoney.

« Les autorité saoudiennes doivent donner immédiatement un compte rendu complet et crédible de ce qui est arrivé à Khashoggi dans leur mission diplomatique », a ajouté l’organisation.

Pour Reporters sans Frontières (RSF), qui a réagi sur Twitter, si les informations selon lequel Khashoggi aurait été tué étaient confirmées, « cela constituerait une attaque horrible, totalement déplorable et absolument inacceptable contre la liberté de la presse ».

Avant la publication des informations évoquant l’éventualité de la mort du journaliste, les organisations de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International ont toutes les deux mis en garde Ryad, affirmant que l’éventuelle détention du journaliste constituerait un cas de « disparition forcée ».

En signe de soutien, le Washington Post a décidé de laisser vide l’espace qui aurait dû être occupé par la tribune de M. Khashoggi dans son édition de vendredi.

Dans une tribune publiée sur Al-Jazeera en anglais, le journaliste et analyste Bill Law affirme connaître M. Khashoggi depuis 16 ans et le décrit comme « un journaliste brillant, doté d’un esprit farouchement indépendant mais d’un pragmatisme suffisant pour savoir jusqu’où il peut s’approcher des lignes rouges ». Une voix « que le prince héritier saoudien devrait écouter », ajoute-t-il.

L’Arabie saoudite figure à la 169e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF).

Ryad promeut une campagne de modernisation depuis que le prince Mohammed ben Salmane a été désigné héritier du trône en 2017. Mais la répression contre les dissidents, avec des arrestations de religieux, de personnalités libérales et aussi de militantes féministes s’est accentuée depuis.

M. Khashoggi, 59 ans, est l’un des rares journalistes saoudiens en vue à élever la voix contre cette répression.

Le 6 mars, il s’interrogeait dans un éditorial cosigné avec Robert Lacey dans le quotidien britannique The Guardian.

MBS, disait cet éditorial, « semble faire bouger le pays d’un extrémisme religieux d’une autre époque vers son propre extrémisme +Vous devez accepter mes réformes+, sans aucune consultation et avec des arrestations et des disparitions de ses détracteurs. Son programme ignore-t-il la plus importante des réformes, la démocratie ? »

Romandie.com avec(©AFP / (07 octobre 2018 05h38)

Un suspect a payé 70.000 euros l’assassinat du journaliste slovaque Kuciak

octobre 1, 2018

Bratislava – Un procureur slovaque a identifié lundi une femme, Alena Zs., comme commanditaire de l’assassinat du journaliste d’investigation slovaque Jan Kuciak, payé 70.000 euros, en février dernier.

Kuciak avait enquêté sur les liens entre la mafia calabraise et des hommes politiques. L’assassinat du journaliste et de sa fiancée avait suscité d’importantes manifestations contre le gouvernement slovaque et abouti à la démission du Premier ministre Robert Fico.

« Alena Zs. a ordonné le meurtre, Tomas Sz. les a tués par balles, Miroslav M. était le chauffeur et Zoltan A., un intermédiaire », a dit ce procureur, qui n’a pas précisé son nom, lors d’une conférence de presse à Bratislava.

Ces quatre personnes avaient été interpellées la semaine dernière, inculpées et mises en état d’arrestation.

Le meurtre a été payé 70.000 euros, dont 50.000 euros au comptant et 20.000 euros par l’annulation d’une dette due par Zoltan A. à Alena Zs, a précisé le même magistrat. La publication des noms de famille des suspects par les institutions judiciaires est interdite en Slovaquie.

« Seul l’assassinat de Jan Kuciak avait été commandité. Sa fiancée Martina Kusnirova a été une victime innocente qui s’était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment », a-t-il ajouté.

Selon plusieurs médias slovaques, dont le quotidien Dennik N, Alena Zs., 44 ans, travaillait en tant qu’interprète de l’italien pour l’homme d’affaires slovaque controversé Marian Kocner, dont les activités ont fait objet d’enquêtes journalistiques de Jan Kuciak.

Selon les mêmes sources, Marian Kocner, 55 ans, serait le parrain de la fille de la quadragénaire interpellée vendredi à Komarno (sud).

Multimillionnaire et propriétaire de plusieurs sociétés, Marian Kocner est depuis juin dernier détenu par la justice slovaque dans une affaires de billets à ordres falsifiés. Aucun acte d’accusation n’a été cependant formulé contre lui jusqu’à présent.

L’année dernière, l’Agence nationale pour la criminalité (NAKA) a abandonné une enquête contre Kocner pour fraude présumée sur impôts.

Connu pour ses menaces contre les journalistes, Kocner a annoncé l’année dernière la publication d’informations sur leur vies privées, selon le quotidien SME.

Selon le rédacteur en chef d’Aktuality.sk, Kocner s’intéressait également au journaliste assassiné.

Interrogé sur d’éventuels soupçons pouvant peser sur Kocner, le procureur général Jaromir Ciznar a déclaré lundi qu’il « n’allait pas en parler maintenant ».

Romandie.com avec(©AFP / 01 octobre 2018 16h36)                                                        

Un millionnaire britannique et son épouse assassinés en Thaïlande

septembre 25, 2018

Bangkok – Les corps d’un millionnaire britannique et de son épouse thaïlandaise ont été retrouvés mardi dans leur luxueuse propriété en Thaïlande, une semaine après leur assassinat qui aurait été commandité par le frère de la femme, a-t-on appris de source policière.

Alan Hogg, 64 ans, a été tué par balles et son épouse Nhot Suddaen, 60 ans, frappée à mort avec un marteau, a précisé à l’AFP le commandant de police Manas Kerdsukho.

Leurs corps ont été découverts dans des fosses creusées à environ deux mètres de profondeur sur le terrain de leur villa, située dans la province de Phrae, dans le nord du pays, a-t-il ajouté.

Les enquêteurs soupçonnent Varut Rattanasajjakit, le frère aîné de Nhot Suddaen, d’avoir commandité le double assassinat et engagé trois tueurs, rétribués au total 50.000 baths (environ 1.300 euros).

« Le mobile des crimes est un conflit à caractère familial et financier qui perdurait depuis longtemps entre le couple et Varut Rattanasajjakit », a déclaré Manas Kerdsukho.

Ce dernier a été arrêté mardi et nie les faits, selon lui. Deux des trois tueurs engagés ont été interpellés un peu plus tôt dans la journée et un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre du dernier suspect.

Alan Hogg, ingénieur et homme d’affaires originaire d’Édimbourg, s’était installé il y a plusieurs années en Thaïlande, où il s’était fait construire une luxueuse maison, selon des médias britanniques. Plusieurs taches de sang ont été retrouvées autour de la piscine de la villa, d’après eux.

Sollicitée, l’ambassade britannique en Thaïlande n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter ces informations.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2018 10h25)                                                        

Congo/Pointe-Noire: un vigile de Charden Farell retrouvé mort à l’agence du Grand marché

septembre 19, 2018

Corps ensanglanté du vigile étendu à même le sol


Victor Adan Titi, 57 ans et sentinelle en faction au groupe Charden-Farell, agence du grand marché 1 sur l’avenue de la Révolution à Pointe-Noire, a été retrouvé, le matin du 18 septembre, mort.

Personne ne maîtrise les circonstances de la mort de Victor Adan Titi. Il a été découvert par ceux qui partent tôt au travail. Le corps sans vie de Victor Adan Titi porte les marques laissées par un coup reçu sur la tête et une large blessure à la gorge synonyme d’un égorgement. Personne ne sait encore qui est l’auteur de cet acte.

« Je suis surpris et étonné. L’agence est bien située sur une grande avenue principale et beaucoup fréquentée même tard la nuit. Nous avons un commissariat à quelques encablures du lieu de crime », a déploré un habitant du quartier.

D’autres dénoncent l’insécurité qui règne dans la zone du grand marché. « Il y a trop de bandits qui rodent autour du grand marché. Les pouvoirs publics en général et au commissariat de police de Lumumba, de redoubler la vigilance afin de garantir la sécurité des biens et des personnes », a conseillé un vielle homme.

Marié et père de cinq enfants, Victor Adan Titi habitait le quartier Louessi, dans le 3èmearrondissement. Il était sentinelle à titre personnel.

Le lundi 17 septembre, un corps a été retrouvé vers 6 h du matin, sur l’avenue Emile Biayenda qui mène au Lycée Alexandre Honoré Paka, à Mpaka, dans le 6ème arrondissement Ngoyo. L’homme serait pris pour un voleur.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Mexico: cinq personnes abattues par des hommes déguisées en mariachis

septembre 15, 2018

La place Garibaldi, à Mexico, où des hommes armés déguisés en mariachis ont tué cinq personnes, le 15 septembre 2018 / © AFP / Alfredo ESTRELLA

Cinq personnes ont été tuées et huit autres blessées, dont un touriste étranger, lorsque des hommes déguisés en mariachis ont ouvert le feu vendredi soir sur une place du centre de Mexico fréquentée par les amateurs de musique et les touristes, selon un nouveau bilan officiel samedi.

« On compte cinq personnes décédées suite aux faits qui ont eu lieu sur la place Garibaldi. Trois hommes sont mort sur place et deux femmes à l’hôpital », selon le communiqué du parquet de la capitale, qui avait précisé auparavant qu’un « homme d’origine étrangère » figurait parmi les blessés.

Le précédent bilan faisait état de 4 morts et neuf blessés.

L’attaque a été menée sur la place Garibaldi, dans le centre de Mexico, par cinq personnes vêtues comme des mariachis peu avant 22H00 (03H00 GMT samedi). « Elles ont pris la fuite sur trois motos par les rues adjacentes à la place », précise le texte.

Selon les premiers éléments de l’enquête, deux des personnes décédées, des hommes de 36 et 46 ans, étaient connus des services de police pour vol et trafic de drogue, selon le ministère public.

Le parquet n’a pas donné plus de précisions sur l’identité des victimes.

Les assaillants, qui ont utilisé des « armes légères et de petit calibre », visaient un groupe en particulier, selon la police.

Quelque 60 douilles percutées ont été retrouvées au sol.

De nombreuses personnes se trouvaient sur cette place aux nombreux bars et où se produisent habituellement des formations de mariachis. Le lieu était particulièrement fréquenté alors que le Mexique commémore son indépendance les 15 et 16 septembre.

« Ces évènements-là peuvent faire fuir les touristes », a regretté Alan Gutierrez, américain de 32 ans qui se promenait sur la célèbre place samedi.

La police a fait évacuer les lieux ainsi que les nombreux établissements qui s’y trouvent, l’attaque étant passée relativement inaperçue, selon les images retransmises par les télévisions locales.

Le mobile de cette attaque au coeur de la capitale mexicaine, généralement épargnée par les règlements de comptes entre groupes criminels qui gangrènent le pays, n’était pas connu dans l’immédiat.

La Plaza Garibaldi est située à proximité du quartier de Tepito, où est basé le plus important groupe criminel de la capitale, l’Union Tepito, dont le chef a été arrêté en août.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 23h46)