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France/Après 62 ans de mariage, il avait tué sa femme malade : un homme condamné à 4 ans de prison avec sursis

octobre 16, 2020

L’avocate générale avait réclamé la même peine à l’encontre de Michel G., 88 ans, qui avait tenté de se suicider après avoir tué son épouse atteinte d’Alzheimer.

En avril 2017, dans le 20e arrondissement de Paris, Michel G. a tué son épouse Jacqueline de trois coups de couteau dans le cou. Ce crime, le vieil homme, aujourd’hui âgé de 88 ans, l’a toujours reconnu. Sa condamnation, ce vendredi 16 octobre, n’est donc une surprise pour personne. Le quantum de la peine peut en revanche étonner : l’électricien à la retraite a écopé de quatre ans de prison avec sursis. Il s’agit pourtant d’une décision dans la droite ligne de celles prises dans des affaires similaires ces dernières années.

Jeudi, au premier jour de son procès, Michel G. a livré le récit d’une vie de couple heureuse, marquée toutefois par la déception de ne pas avoir eu d’enfants. Ce vendredi, pour la première fois, la cour d’assises de Paris a découvert le visage de Jacqueline, la victime. On sait très peu de choses à son sujet : elle était née en 1933, elle était couturière, elle était élégante, elle aimait faire le marché et la cuisine, elle adorait voyager et recevoir ses amis, elle était surnommée «biquet» par son mari.

Trois photos ont été projetées dans la salle d’audience. La première montre les époux, déjà âgés, dans le jardin de leur résidence secondaire en Sologne. Sur la deuxième, le couple, tout sourire, est à bord d’un bateau, «lors d’un voyage» dont l’accusé ne se souvient plus. La troisième, en noir et blanc, date du 23 avril 1955, jour du mariage de Michel et Jacqueline. Devant ce cliché, comme lors du rapport lu par le président jeudi, Michel G. a pleuré.

«Putain de maladie»

La vie paisible du couple G. a basculé en 2015, lorsque l’état de Jacqueline, atteinte de la maladie d’Alzheimer, s’est fortement détérioré. «Nous avons eu une vie superbe, jusqu’à cette putain de maladie», a déclaré le retraité au psychiatre qui l’a examiné après le drame. Le couple s’est peu à peu totalement isolé. Michel G. a tout assumé, sans demander d’aide car sa femme y était fermement opposée. Jusqu’au mois d’avril 2017, où il est allé voir une assistante sociale.

Le drame est survenu au lendemain de ce rendez-vous. Après une «journée difficile», «je me suis levé, j’ai pris le couteau et je l’ai poignardée», a confessé l’accusé jeudi. Aujourd’hui encore, le vieil homme «a beaucoup de difficultés à comprendre son geste», a noté une psychologue qui l’a examiné en 2018. L’experte a souligné qu’il existait à son sens un risque que Michel G. attente à sa propre vie, comme il avait déjà essayé de le faire juste après les faits.

La psychologue est également revenue sur la «relation fusionnelle» qu’entretenaient Michel et Jacqueline, mariés depuis 62 ans. L’accusé «parle de la maladie comme un tiers qui les a séparés, il ne se retrouvait plus dans le regard de sa femme», a-t-elle souligné. Le psychiatre a quant à lui insisté sur la «profonde dimension compassionnelle» de l’acte de l’octogénaire : «Il voulait arrêter la souffrance de l’autre, et la sienne aussi».

«Crime de désespoir»

En fin de matinée, l’avocate générale a réclamé quatre ans de prison à l’encontre de Michel G. «Il faudra aller vers beaucoup d’humanité dans votre décision mais il faut aussi regarder l’acte tel qu’il s’est produit, a déclaré la magistrate au jury. Il y a bien eu trois coups de couteau. Michel G. ne conteste pas avoir tué sa femme. Mais c’est un crime qu’on peut à l’évidence qualifier de crime de désespoir, pas de haine contre sa femme. Ce qu’il vise à travers son épouse, c’est cette ‘putain de maladie’ qu’il n’arrive plus à contrôler».

Lors de sa plaidoirie, Me Norbert Goutmann, l’un des conseils de l’accusé, a évoqué «un crime d’épuisement, un crime d’impuissance» et même «un crime d’amour». «La maladie d’Alzheimer allait engloutir son épouse, il devait l’aider», a insisté l’avocat. «L’intention était compassionnelle, non criminelle. Je ne suis pas là pour soutenir qu’on a le droit de tuer, mais il faut prendre en compte la singularité de cette affaire.»

C’est ce que la cour a fait en condamnant Michel G. à quatre ans de prison avec sursis. Elle a estimé que le discernement de l’accusé avait été «altéré» en raison de son «épuisement physique et psychique», et a noté que le mis en cause avait exprimé des «remords». Deux heures plus tôt, Michel G. avait en effet déclaré : «Je regrette ce que j’ai fait… Ça me hante depuis trois ans. Je demande pardon à ma famille». Avant de fondre en larmes à la barre.

Avec Le Figaro par Aude Bariétv

                                                  

France: Un jeune homme retrouvé mort dans un quartier de Nice

juillet 25, 2020

 

Le corps a été retrouvé dans les parties communes d’un garage de l’Ariane au moment même où le premier ministre se trouvait dans la ville.

Un jeune homme a été retrouvé mort, portant des plaies sanglantes, dans un quartier sensible de Nice samedi 25 juillet, au moment même où le premier ministre Jean Castex effectuait une visite dans la ville sur le thème de l’insécurité.

La cause du décès de la victime n’était pas connue dans l’immédiat samedi en fin de matinée, a précisé une source judiciaire à l’AFP, confirmant une information de BFMTV.

Le corps a été retrouvé dans les parties communes d’un garage dans le quartier de l’Ariane.

Dans la ville au même moment, trois membres du gouvernement, Jean Castex et les ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin et de la Justice Eric Dupond-Moretti, effectuaient un déplacement sur le thème de l’insécurité.

Par Le Figaro avec AFP

La justice rouvre l’enquête sur la tentative d’assassinat en France d’un opposant congolais

juillet 22, 2020

L\'ancien général congolais Ferdinand Mbaou le 21 septembre 2018.

L’ancien général congolais Ferdinand Mbaou le 21 septembre 2018. (JOEL SAGET / AFP)

Le général Ferdinand Mbaou a été la cible d’un projet d’assassinat en 2015 en France. Une affaire que la justice avait classé sans suite en 2018.

L’enquête sur la tentative d’assassinat d’un opposant congolais en France en 2015 a été rouverte, a appris mardi 21 juillet sur franceinfo de sources concordantes. Alors que le parquet avait classé sans suite l’affaire en 2018, une information judiciaire a été ouverte. Cela fait une suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée le 14 mars 2019. Un juge d’instruction va donc mener une enquête sur ces faits.

Une première plainte classée sans suite faute de suspect

La victime, le général Ferdinand Mbaou, 62 ans, a fui le Congo à la fin des années 1990 quand Denis Sassou Nguesso a repris le pouvoir en renversant le président Pascal Lissouba, pour lequel il travaillait. Fin 2015, il a été la cible d’une tentative d’assassinat et il vit depuis avec une balle fichée dans le dos. Sa plainte a été classée sans suite par le parquet de Pontoise deux ans et demi plus tard, faute de suspect. Il s’est depuis constitué partie civile et une information judiciaire vient donc d’être ouverte.

« Nous prenons acte de l’ouverture de l’information judiciaire qui s’imposait, même si elle est à notre sens tardive”, ont indiqué les avocats de Ferdinand Mbaou à franceinfo. « Cela faisait plus d’un an que notre client avait déposé une plainte avec constitution de partie civile. Notre client ayant été au cœur de deux projets d’assassinats sur le territoire national, nous attendons de la justice qu’elle fasse toute la lumière sur ces faits extrêmement graves et ce quels que soient les auteurs et les éventuels commanditaires », ont poursuivi maîtres Vincent Brengarth et Henri Thulliez.

Ferdinand Mbaou a été la cible d’un deuxième projet d’assassinat, pour lequel deux anciens agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont été mis en examen en 2018. L’un d’eux, Daniel Forestier, 57 ans, a été assassiné en mars 2019 en Haute-Savoie.

 

Par franceinfo, Stéphane PairRadio France

Mexique: un juge et son épouse assassinés par un commando armé

juin 16, 2020

Un juge fédéral qui avait enquêté sur des affaires liées au crime organisé a été tué par balle mardi avec son épouse à son domicile dans l’Etat de Colima (ouest), a annoncé la Cour suprême. Le juge Uriel Villegas se trouvait chez lui, lorsque des hommes armés ont fait irruption et ouvert le feu. Le juge et son épouse ont été tués. Deux mineurs, les enfants du magistrat, et une employée de maison ont survécu à l’attaque.

«Nous demandons aux autorités compétentes leur soutien pour garantir la sécurité des juges fédéraux et de leurs familles, et que les responsabilités correspondantes fassent l’objet d’enquête et soient déterminées», a déclaré Arturo Zaldivar, président de la Cour suprême. Le secrétariat à la Sécurité a également condamné le meurtre du juge et de sa femme. Le bureau du procureur général a annoncé sur son compte Twitter qu’il «prenait en charge pleinement» l’enquête sur cette attaque.

Le juge travaillait depuis février dans un tribunal pénal fédéral dans la ville de Colima, capitale de l’État du même nom. Auparavant, il avait été juge dans l’État de Jalisco et, selon la presse mexicaine, il avait été en charge de l’affaire Ruben Oseguera, du nom du fils de Nemesio Oseguera «El Mencho», chef du puissant cartel Jalisco Nueva Generacion. Uriel Villegas avait ordonné le transfert d’Oseguera Jr. vers une prison d’Oaxaca en 2018, d’où il a été extradé vers les États-Unis en février.

Par Le Figaro avec AFP

RDC/Affaire Floribert Chebeya : Maïck Lukadi exhorte à la réouverture du procès

juin 1, 2020

 

Dix ans après ce double assassinat, le président de l’ONG Assistance aux personnes vulnérables et enfants du Congo pense que la réouverture de ce procès permettra de connaître la vérité sur cette affaire et condamner les coupables.

 

Dix ans après l’assassinat du défenseur des droits de l’homme et directeur exécutif de la Voix des sans-voix pour les droits de l’homme, Floribert Chebeya, et son chauffeur et membre de cette ONG, Fidèle Bazana, le président de l’ONG Assistance aux personnes vulnérables et enfants du Congo (APVEC-ONGDH), Maïck Lukadi, exige de l’Etat congolais, la réouverture de ce procès. Dans un point de presse tenu le 1er juin à Kinshasa, Maïck Lukadi, qui s’est associé à d’autres activistes des droits de l’homme, se convainc que la réouverture de ce procès permettra que la vérité sur ce double assassinat soit connue et que les coupables subissent la rigueur de la loi.

Violations des droits de l’homme pendant la période de l’état d’urgence

Le président de l’APVEC-ONGDH a profité de cette rencontre avec la presse pour dénoncer les violations des droits de l’homme pendant la période de l’état d’urgence sanitaire due à la pandémie du coronavirus. Maïck Lukadi a, en effet, fait constater que le monitoring réalisé par son organisation sur le terrain pendant la période d’état d’urgence à Kinshasa a relevé certaines mauvaises pratiques et violations des droits de l’homme commis par les éléments des forces de l’ordre commis dans les opérations liées à cette dite période. « Nous assistons à une série de spectacles très désolants et décevants, qui sont contraires au respect des droits de l’homme. Toutes ces violations sont commises par les agents de l’Etat », a-t-il affirmé.

Selon le président de l’APVEC-ONGDH, ces agents de l’Etat ont transformé des mesures des restrictions liées à la pandémie du coronavirus en tracasseries de la population. A en croire Maïck Lukadi, des cas de violations des droits de l’homme répertoriés en infra sont notamment les droits à la vie, à la santé, à la liberté et à la sécurité de la personne, ainsi que les droits à l’intégrité physique, à la propriété, etc. Il en appelle ainsi aux responsables de ces services et aux gouvernements national et provinciaux en vue d’appeler à l’ordre ces services et les contraindre au respect des droits de l’homme. « Je profite de cette occasion pour exhorter nos compatriotes congolais au respect strict de mesures barrières mais également à la préservation des droits de l’homme, surtout en cette période liée à l’état d’urgence », a insisté Maick Lukadi. Je demande, a-t-il poursuivi, à l’Etat congolais de veiller et à assurer la promotion et la protection des droits de l’homme à ses citoyens et à chaque instant.

Le président de l’APVEC-ONGDH était accompagné, lors de ce rendez-vous avec la presse, de certains de ses collègues et membres du comité directeur de son organisation dont l’inspecteur général Charles Mukundi, le pasteur Michel Béni Beya, et le chargé d’éthique Tshiasuma Mbuyi Lukoji. Il est rappelé que les deux défenseurs des droits de l’homme ont été assassinés en 2010 dans les locaux de la police nationale congolaise. Dans le cadre du procès organisé, certains policiers dont le colonel Mukalay ont été condamnés mais les proches de deux victimes estiment que le principal accusé dans cette affaire, le général John Numbi, avait échappé aux poursuites.

 

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Guinée: un adolescent tué lors de heurts avec la police

février 13, 2020

 

Un adolescent de 15 ans a été tué par balle jeudi à Conakry lors de heurts avec les forces de l’ordre, où l’opposition guinéenne manifeste depuis quatre mois contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé, ont indiqué des proches et l’opposition. La mort d’Idrissa Barry, un collégien de 15 ans, porte à 29 au moins le nombre de manifestants tués depuis le début à la mi-octobre de cette vague de protestation, qui a également coûté la vie à un gendarme, selon un décompte de l’AFP.

Le Front national pour la Défense de la Constitution (FNDC), collectif de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile, a dénoncé dans un communiqué la «répression sauvage des forces de défense et de sécurité qui ont tué par balle» le jeune homme et «fait plusieurs blessés, dont un par balle». «Mon frère est décédé des suites d’une blessure par balle dans la poitrine, tiré par un agent des forces de l’ordre qui l’a directement visé», a déclaré un de ses proches, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. «Nous, ça nous amusait de donner du travail aux forces de l’ordre puisqu’on érigeait les barricades et qu’on fuyait dans les ruelles du quartier, sans imaginer qu’un d’eux allait tirer sur nous», a expliqué un autre proche.

Interrogé par l’AFP, un responsable de la police a indiqué ne pas être en mesure de confirmer l’information.

Le FNDC avait lancé un appel à manifester mercredi et jeudi, après quelques semaines de trêve. L’opposition guinéenne organise depuis la mi-octobre des manifestations, parfois durement réprimées, pour faire barrage au projet qu’elle prête au chef de l’Etat de briguer un troisième mandat à la fin de l’année, alors que la Constitution en limite le nombre à deux. Un projet de nouvelle Constitution, soumis à référendum le 1er mars, en même temps que des élections législatives, maintient cette limite. Mais l’opposition soupçonne que son adoption servirait à M. Condé, 81 ans, de prétexte pour remettre son compteur présidentiel à zéro. Alpha Condé a laissé lundi la porte ouverte à une nouvelle candidature, affirmant que c’est son parti «qui décidera». Il a aussi défendu le référendum, jugeant qu’il n’y a «rien de plus démocratique».

Par Le Figaro avec AFP

Thaïlande : plusieurs morts dans une tuerie commise par un soldat

février 8, 2020

L’homme est toujours recherché. Les faits ont eu lieu dans le nord-est du pays.

L'avis de recherche Jakrapanth Thomma, suspecté d'être impliqué dans cette fusillade.
L’avis de recherche Jakrapanth Thomma, suspecté d’être impliqué dans cette fusillade. THAI ROYAL POLICE / AFP

Un soldat thaïlandais a tué samedi 8 février au moins 17 personnes et en a blessé 14 autres à Korat, une ville du nord-est de la Thaïlande, ont annoncé les services d’urgence. Plus tôt, un porte-parole de la police, Krissana Pattanacharoen, avait déclaré à l’AFP qu’il y avait «plus de 10 morts» et de nombreux blessés.

Les autorités, à la poursuite du tueur, ont bouclé un centre commercial de la ville. «Le tireur a utilisé une mitraillette pour tirer sur d’innocentes victimes dont beaucoup ont été blessées ou tuées», avait auparavant indiqué la police.

Les médias locaux ont évoqué au moins 12 morts.

Le tireur, identifié par la police comme l’adjudant-chef Jakrapanth Thomma, a volé un véhicule militaire et a posté des photos et vidéos de lui sur les réseaux sociaux, en tenue de combat, alors même qu’il était en train de tirer à travers la ville de Korat.

Des photos et vidéos sur les réseaux sociaux montraient des scènes de panique, des personnes en train de fuir et ce qui ressemble à des rafales d’arme automatique. La police a indiqué avoir bouclé le centre commercial Terminal 21, mais le militaire reste en fuite pour le moment.

La Thaïlande est l’un des pays les plus armés au monde, mais les tueries de masse perpétrées par des militaires contre des civils sont rares.

Par Le Figaro avec AFP

Assassinat au Lesotho: l’épouse du premier ministre accusée de meurtre par la police

février 4, 2020

 

L’épouse du premier ministre du Lesotho, Maesaiah Thabane, qui s’est rendue à la police plus tôt dans la journée après avoir disparue des radars pendant près d’un mois, a été accusée mardi 4 février du meurtre en 2017 de la précédente épouse de Thomas Thabane, a annoncé la police.

«Elle a été accusée de meurtre ainsi que huit autres personnes qui se trouvent au Lesotho et en Afrique du Sud,» a déclaré à la presse le commissaire de police adjoint Paseka Mokete.

Par Le Figaro avec AFP

France/Prêtre tué dans l’Oise en novembre: le suspect mis en examen pour meurtre aggravé

décembre 26, 2019

Un jeune homme de 19 ans soupçonné d’avoir tué le prêtre Roger Matassoli à Agnetz (Oise) début novembre a été mis en examen jeudi pour meurtre aggravé, actes de torture et de barbarie, a annoncé le parquet de Senlis.

Alexandre V. avait été interpellé le 4 novembre au volant du véhicule du prêtre par la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), puis placé en garde à vue pour des faits, initialement, de conduite sans permis et de rébellion. Le père du jeune homme, informé que son fils conduisait le véhicule du prêtre de 90 ans, s’était alors rendu au domicile de ce dernier, à Ronquerolles, un hameau de la commune d’Agnetz, et avait découvert son cadavre. Mais le suspect avait rapidement été hospitalisé sous contrainte «en raison de son état de santé psychiatrique».

Jeudi -à la suite d’un réquisitoire supplétif du parquet- Alexandre V. a «été à nouveau placé en garde à vue», puis mis en examen pour «meurtre aggravé par la commission concomitante d’un autre crime et d’actes de torture et de barbarie» ainsi que pour «violences sur ascendant», «vol, rébellion et conduite sans permis», a déclaré le procureur de Senlis Jean-Baptiste Bladier dans un communiqué. Le jeune homme a été placé en détention provisoire. «Lors de son audition par le magistrat instructeur, l’intéressé a exercé son droit au silence. En présence des enquêteurs, il avait indiqué n’avoir aucun souvenir du jour des faits», a précisé le procureur. L’autopsie du prêtre, réalisée le 5 novembre, avait conclu à un décès par asphyxie et à la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage.

Ce jour là, Mgr Jacques Benoît-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, avait adressé un communiqué après que la presse locale eut «fait écho d’une plainte à l’encontre de l’abbé Roger Matassoli pour des comportements inappropriés sur mineur, commis il y a plusieurs dizaines d’années». «Depuis 2009 -et l’audition d’une possible victime par le diocèse, puis la plainte d’une autre au civil- l’abbé Matassoli n’avait plus de charges paroissiales», avait-il alors indiqué. Selon le diocèse, deux autres personnes se sont «manifestées» auprès des services dans le mois suivant l’annonce de sa mort. Selon l’avocate du suspect, Me Caty Richard, Alexandre V. «voyait régulièrement» le prêtre et avait déjà fait «des ménages» rémunérés chez lui «en ‘tenue inappropriée »».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Moscou: un agent des services de sécurité tué dans une fusillade près du FSB

décembre 19, 2019

 

Un agent des services de sécurité russes, le FSB, a été tué jeudi lors d’une fusillade près du siège de cette institution à Moscou, ont rapporté plusieurs médias d’Etat.

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Moscou, près du siège du FSB, le 19 décembre 2019. Vasily MAXIMOV / AFP

«Un inconnu a ouvert le feu près du n°12 rue Bolchaïa Loubianka, il y a des blessés. Son identification est en cours, le criminel a été neutralisé», a indiqué le service de presse du FSB aux médias d’Etat russe.

«Un agent du service est mort», a ensuite indiqué la même source. Le ministère de la Santé avait fait état quelques minutes plus tôt de deux agents du FSB «souffrant de blessures extrêmement graves». Un échange de tirs a eu lieu ce jeudi soir près du siège à Moscou du FSB, les services secrets russes, ont rapporté plusieurs médias russes, dont le journal Izvestia et la radio Echo de Moscou. Le terme «neutralisé» signifie généralement dans le jargon policier russe qu’un assaillant a été tué. Le président russe Vladimir Poutine a été informé de la situation, selon son porte-parole Dmitri Peskov, cité par Tass.

L’échange de tirs a eu lieu jeudi soir aux abords immédiats du siège du FSB, un des héritiers du KGB soviétique, en plein centre de Moscou, à une dizaine de minutes à pied de la place Rouge et du Kremlin, siège de la présidence russe. Les circonstances de l’attaque restent floues, mais selon plusieurs médias, citant le FSB, l’assaillant n’est pas entré dans le bâtiment des services secrets. Les forces de l’ordre étaient toujours déployés en grand nombre dans le quartier, vers 20h00, soit environ deux heures après que de premiers témoins ont fait état d’échanges de tirs sur les réseaux sociaux.

Toujours selon les médias russes, un homme aurait ouvert le feu dans la salle de réception du Service fédéral de sécurité (FSB). Le tireur se serait barricadé dans un bâtiment avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre. D’autres médias russes et témoins interrogés font cependant état de plusieurs assaillants.

Les autorités russes ont qualifié l’attaque d’«attentat terroriste». D’après une source proche du FSB citée par l’agence Reuters, les services de sécurité russes suspectent que l’attaque aurait été organisée afin de coïncider avec une allocution du président Vladimir Poutine.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters