Posts Tagged ‘Assassinat’

RDC: un prêtre catholique assassiné après la messe par de présumés miliciens

avril 9, 2018

 

Des soldats des FARDC, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, en janvier 2014. © Joseph Kay/AP/SIPA

Dans l’est de la République démocratique du Congo, des présumés miliciens ont assassiné dimanche un prêtre catholique, qui venait de célébrer la messe à Kitchanga. Il était âgé de 38 ans.

« L’abbé Étienne Sengiyumva, curé de la paroisse de Kitchanga, a été tué ce dimanche par les ‘Maï-Maï Nyatura’, à Kyahemba où il a célébré la grande messe de baptême et un mariage », a déclaré à l’AFP l’abbé Louis de Gonzague Nzabanita, vicaire général du diocèse de Goma dans la province du Nord-Kivu.

Les « Maï Maï » (groupe d’auto-défense) Nyatura sont supposés défendre les Hutus rwandophones du Nord-Kivu.

« Une balle dans la tête »

D’après le vicaire général, l’abbé Sengiyumva avait « partagé un repas avec les chrétiens et c’est juste après qu’on lui a logé une balle dans la tête », alors qu’il se préparait à retourner à Goma. La dépouille du religieux se trouve encore à Kitchanga, selon la même source.

Kyahemba est une localité du territoire de Masisi située à 87 km au sud-ouest de Goma, capitale du Nord-Kivu. En l’absence de toute présence policière et de l’armée congolaise, la zone est contrôlée par les miliciens Nyatura.

En proie à la guerre, puis à l’activité des groupes armés depuis 23 ans, le Nord-Kivu enregistre une reprise des violences depuis fin 2016-début 2017

Enlèvement d’un autre prêtre

L’assassinat du prêtre intervient après l’enlèvement vendredi d’un autre religieux, l’abbé Célestin Ngango, enlevé par des hommes armés non identifiés, avant d’être libéré contre rançon dans le territoire voisin de Rutshuru. Dans cette zone, trois autres civils enlevés ont été exécutés par leurs ravisseurs.

Une équipe de Médecins sans frontières (MSF) affirme traiter une moyenne de 57 cas de violences sexuelles par mois dans le territoire de Masisi, contre 23 en 2017.

Pour les deux Kivus, 106 meurtres, 80 enlèvements et 52 accrochages entre belligérants ont été enregistrés en février d’après le « Baromètre sécuritaire » tenu par les experts du Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New York.

Jeuneafrique.com avec AFP

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Aux funérailles du journaliste palestinien tué, un drapeau… et un gilet « Press »

avril 7, 2018

Funérailles à Gaza du journaliste palestinien Yasser Mourtaja, tué par l’armée israélienne alors qu’il couvrait une manifestation, le 7 avril 2018 / © AFP / MAHMUD HAMS

Les corps de Palestiniens tués par les forces israéliennes sont généralement enveloppés de leur drapeau national, voire de celui de leur parti. Mais, samedi à Gaza, pour les funérailles de Yasser Mourtaja, un autre symbole a pris le dessus: un gilet estampillé « Press ».

Posé au niveau du torse, sur un drapeau palestinien, ce gilet pare-balles est probablement le même que celui qu’il portait la veille lorsqu’il a été touché par des soldats israéliens pendant un mouvement de protestation, à la frontière avec l’Etat hébreu.

Des dizaines de journalistes, certains refoulant des sanglots, ont accompagné le corps de ce père de famille de 30 ans lors d’une procession entre l’hôpital et son domicile.

Yasser Mourtaja est l’un des neuf Palestiniens tués dans les affrontements de vendredi entre des milliers de manifestants rassemblés près de la barrière de sécurité, brûlant des pneus et lançant des pierres, et l’armée israélienne répliquant à coups de gaz lacrymogènes et à balles réelles.

La semaine précédente, des affrontements similaires avaient fait 19 morts côté palestinien, le bilan le plus meurtrier dans l’enclave depuis la guerre de 2014.

M. Mourtaja portait un gilet « press » au moment où il a été touché, selon des photographies de l’AFP.

Samedi, Reporters sans frontières (RSF) a réclamé « une enquête indépendante », affirmant que M. Mourtaja avait « manifestement été victime d’un tir intentionnel ». L’ONG a condamné sur Twitter « les tirs délibérés de l’armée israélienne contre des journalistes », dénonçant un « crime contre la liberté de la presse ».

Populaire dans le milieu des médias locaux, Yasser Mourtaja travaillait pour l’agence Ain Media basée à Gaza. Il était spécialisé dans la production documentaire.

– « Dans les airs » –

Son frère Motazem, également journaliste, se trouvait à ses côtés vendredi. Il affirme que Yasser suivait des manifestants brûlant des pneus quand il a été mortellement blessé.

« Il voulait prendre des photos pour montrer au monde » ce qui se passait, raconte-t-il à l’AFP. « Puis une balle l’a touché à l’estomac ».

L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué « ne pas viser intentionnellement les journalistes » et affirmé être en train d’enquêter sur « les circonstances des morts présumées de journalistes par les tirs des forces de sécurité ».

Yasser Mourtaja avait récemment travaillé sur un documentaire sur la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, diffusé sur la chaîne Al-Jazeera.

Mais il s’intéressait aussi à des sujets plus légers, comme l’utilisation croissante de drones récréatifs par les Gazaouis, une façon pour eux de s’échapper de l’enclave pauvre et surpeuplée, soumises à un sévère blocus terrestre, aérien et maritime.

« Je m’appelle Yasser Mourtaja, j’ai 30 ans, j’habite à Gaza et je n’ai jamais voyagé », avait-il écrit en mars sur sa page Facebook, en publiant une photo de Gaza qu’il avait prise avec un drone.

« Aujourd’hui, en prenant une photo, je me retrouve là-haut dans les airs, et non au sol », avait-il ajouté.

– « Tous des cibles » –

Pour Hind Khoudary, une amie et collègue journaliste, Yasser était « une belle personne à tous les niveaux ».

« Sa réputation auprès de tout le monde était celle d’une personne bienveillante », dit-elle, les larmes aux yeux.

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dont le mouvement est considéré comme « terroriste » par Israël et les Etats-Unis, a assisté à ses funérailles et lui a rendu hommage.

Israël accuse le Hamas d’avoir orchestré le mouvement de protestation lancé le 30 mars –pour réclamer « le droit au retour » des Palestiniens chassés de leurs terres après la création de l’Etat hébreu– et de l’utiliser pour mener à bien des attaques à la frontière.

Mais la famille et les amis du journaliste assurent qu’il n’était rattaché à aucun parti politique.

M. Haniyeh assiste souvent aux funérailles des personnes tuées par les forces israéliennes, même si elles ne sont pas membres du Hamas.

Selon Mme Khoudary, la mort de Yasser a plongé les journalistes dans le désarroi, inquiets d’être « tous (devenus) des cibles ».

« Il ne faisait que couvrir ce qui se passait », dit-elle.

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2018 17h50)                

Assassinat d’une Congolaise au Gabon

mars 31, 2018

 

Elle s’appelait Atsassaga Sephora plus connue sous l’appellation de Chanelle Tchibinda.

Cette congolaise originaire de Dolisie s’était installée au Gabon, dans la ville de Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga. Elle y travaillait dans la pharmacie de Mavoundi chez Kombila Olivier. Elle a été lâchement assassinée par des brigands sur son lieu de travail ce 29 mars vers 23h00. Paix à son âme.

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

France: un journaliste azerbaïdjanais et son épouse cibles de tirs, la femme décède

mars 30, 2018

Toulouse – Un journaliste azerbaïdjanais en exil en France, Rahim Namazov, et son épouse, ont été la cible de tirs d’armes à feu vendredi matin à Colomiers (sud-ouest) et sa femme, Aïda, est décédée, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon une source policière, le couple circulait dans son véhicule dans un quartier résidentiel de Colomiers, dans la région de Toulouse, vers 07H00 GMT, lorsque sept coups de feu ont été tirés dans sa direction.

Rahim Namazov a été blessé dans le dos et se trouve entre la vie et la mort, selon cette source policière.

Il est marié et père de trois enfants, a précisé la mairie de la commune.

Interrogée par l’AFP, la maire socialiste de Colomiers Karine Traval-Michelet a estimé qu’on ne peut pas s’empêcher de penser à « un éventuel règlement de comptes politique », car Rahim Namazov est un « journaliste qui a été torturé et emprisonné dans son pays », et « a obtenu le statut de réfugié politique en France ».

« Cette attaque n’a aucun lien avec les attentats terroristes qui se sont produits la semaine dernière dans l’Aude » (sud), a-t-elle cependant précisé, reconnaissant n’avoir jamais été informée de la présence de cette famille dans sa ville, ni de celle de M. Namazov en tant que réfugié politique.

« Il appartiendra aux enquêteurs de faire toute la lumière sur cette dramatique affaire », a ajouté l’élue.

Rahim Namazov a été emprisonné, puis menacé de mort et expulsé de son pays, selon l’Association des journalistes de Toulouse (AJT). Il a trouvé refuge à Toulouse avec sa famille en 2010.

L’Azerbaïdjan, ex-république soviétique du Caucase, arrive 162 sur 170 dans le classement 2017 de la Liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Toulouse.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 11h05)                                            

États-Unis: funérailles sous tension en Californie après la mort d’un Noir tué par la police

mars 29, 2018

Des proches se consolent avant les obsèques de Stephon Clark, le 29 mars 2018, à Sacramento en Californie / © AFP / JOSH EDELSON

Des centaines de personnes ont assisté jeudi aux obsèques sous tension et chargées d’émotions de Stephon Clark, un jeune Noir tué par des policiers dans son jardin à Sacramento, en Californie, érigé en nouveau symbole des brutalités policières aux Etats-Unis.

« Ils tuent de jeunes Noirs à travers le pays », a accusé le révérend Al Sharpton, figure historique du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, lors du service œcuménique.

« Nous sommes ici pour dire que nous allons lutter avec Stephon Clark et les membres de sa famille », a-t-il proclamé devant les proches du jeune homme de 22 ans, abattu le 18 mars dans son jardin des quartiers pauvres du sud de Sacramento, par des agents qui le croyaient armé. En réalité, il tenait à la main un simple iPhone.

Les policiers, dont un est Noir, ont été suspendus. Mais cette énième bavure contre un Noir a enragé la communauté afro-américaine, qui multiplie depuis lors des manifestations dans la paisible capitale californienne.

A son arrivée aux obsèques, le frère bouleversé de la victime, Sevante Clark, s’est jeté sur le cercueil fermé, avant de prendre à plusieurs reprises le micro, de lever le poing en signe de protestation et d’appeler l’assistance à crier le nom de Stephon Clark.

Tenant dans ses bras ce jeune homme, Al Sharpton a également appelé l’assistance à reprendre son nom. Des proches ont entamé des chants gospel.

« Nous allons pousser Donald Trump et le monde entier à régler le problème des mauvaises conduites policières », a-t-il proclamé sous les acclamations de certains membres du public, en réponse à la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, qui a qualifié ces faits « terribles » de sujet « local ».

A ses côtés, un imam, un rabbin, et des représentants d’autres confessions ont pris la parole à tour de rôle, ainsi que plusieurs proches du jeune homme, qui l’ont décrit comme le père aimant de ses deux enfants, et dévoué à sa fiancée, Salena Manni.

« Nous en avons assez de voir les nôtres mourir », a martelé l’imam, Zaid Shakir, avant de lancer, à propos des violences policières par balle: « C’est un problème systémique (…) c’est un problème uniquement américain ». Puis d’énumérer une longue liste d’autres victimes noires de bavures.

– « Meurtriers » –

La vidéo de la mort de Stephon Clark, filmée par les caméras que portent les policiers, a particulièrement choqué. Les deux agents de la Sacramento Police Department (SPD) lui ont tiré dessus à 20 reprises, avant de lui intimer de montrer ses mains.

Ils étaient intervenus après un appel signalant qu’un homme brisait des vitres de voitures. Pensant que Stephon Clark était leur suspect, ils l’ont pris en chasse, épaulés par un hélicoptère de police.

Le jeune homme s’est alors réfugié dans le jardin, où il a été abattu.

« J’ai dit aux policiers: +Vous n’êtes que des meurtriers+ », a déclaré sa grand-mère, Sequita Thompson, qui vivait aussi sur les lieux, à la chaîne locale Fox 40.

– Il « devrait être vivant » –

Les rues du centre-ville, où se trouve le Capitole de l’Etat, sont depuis sa mort régulièrement bloquées par des manifestants. Jeudi encore, un rassemblement avait été convoqué devant le bureau du procureur du comté.

Une réunion du conseil municipal a plus tôt cette semaine été interrompue quand un rassemblement a viré à l’émeute, la foule exigeant la fin d’un « racisme endémique ». Ses membres ont été évacués par la police pendant que des manifestants en colère pénétraient dans l’hôtel de ville, malgré les appels au calme des dirigeants du mouvement de protestation.

L’entrée à deux matches de basket NBA a été perturbée: des milliers de spectateurs n’ont pas pu pénétrer dans la salle, forçant le propriétaire de l’équipe de NBA locale, les Kings, à délivrer un appel à la paix et l’unité à la mi-temps d’une rencontre.

Après un autre match, Vivek Ranadivé a assuré que sa franchise aiderait à « empêcher cette tragédie d’arriver à nouveau ». Ses joueurs, des stars millionnaires d’une ligue qui s’est longtemps voulue dépolitisée, se sont entraînées avec un T-shirt cinglé du nom de Stephon Clark.

Des dizaines d’activistes du mouvement de défense des Noirs, « Black Lives Matter », comptent demander à la procureure de Sacramento, Anne Marie Schubert, de poursuivre les deux agents.

La famille Clark, qui a déjà perdu un frère de Stephon dans une fusillade en 2006, envisage également des poursuites.

« Nous allons pousser le procureur à rendre justice au nom de Stephon Clark », a affirmé Al Sharpton durant les funérailles. « Nous sommes venus parce que ce garçon devrait être vivant aujourd’hui. »

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 00h05)                

Congo/25 mars 2018: 41e anniversaire de l’assassinat d’Alphonse Massamba-Débat

mars 25, 2018

 

25 Mars 1977 -25 Mars 2018 : 41 ans déjà que Denis SASSOU NGUESSO, Jaques Joachim YHOMBI et le général Raymond Damas NGOLLO tuèrent le Président Alphonse MASSAMBA-DÉBAT.

 

 

Photo de BrazzaNews.
Président Alphonse Massamba-Débat

Le Président Alphonse Massamba-Débat, fut un véritable bâtisseur mais a été assassiné par Denis Sassou Nguesso, YHOMBI et Raymond Damas NGOLLO. Raymond Damas NGOLLO lui arracha les yeux, lui sectionna les orteils et les doigts  Comme à l’accoutumée Denis SASSOU NGUESSO coupa à l’aide d’un poignard le sexe du Président Massamba-Débat encore vivant, ce dernier criait criait de douleur. Quelle cruauté. Parce qu’il était du « POOL ». Le corps du président Massamba-Débat fut jeté par le Général Jacques Joachim YHOMBI au Parc zoologique de Brazzaville dans les cages à lion.

Président Alphonse Massamba-Debat -, fut arraché à sa famille, enlevé, torturé puis assassiné froidement. Son corps n’a jamais été retrouvé jusqu’à ce jour.

Le Président Alphonse Massamba-Débat, un homme avant-gardiste, intellectuel, soucieux du bien-être des Congolais, et du développement de son pays. Malgré de nombreuses années, malgré cette terrible, pénible, horrible, inhumaine, insupportable mort, les Congolais gardent en mémoire, cet Homme de Paix, d’Amour, de savoir-vivre, celui qui avait qu’un seul objectif, élever son pays au plus grand rang mondial.

Le temps passe, mais l’histoire, la vérité finie par s’éclaircir encore un peu plus. À ce jour, il reste l’un des plus grands bâtisseur du Congo Brazzaville…

Alphonse Massamba-Débat né en 1921 à Nkolo dans le district de Boko ( POOL) et mort assassiné le 25 mars 1977. Président de la République du Congo de 1963 à 1968. Il fait ses études primaires à l’école régionale de Boko. Il reçoit ensuite une formation d’instituteur à l’école Édouard Renard de Brazzaville. Il est marié à Marie Nsona avec laquelle il a plusieurs enfants. Marqué par son éducation protestante, il témoigne toute sa vie d’une grande austérité pour certains, d’une grande intégrité pour d’autres (et surtout pour ceux qui l’auront connu au plus près).

Massamba-Débat est membre du PPC de Jean-Félix Tchicaya avant d’adhérer en 1956 à l’Union Démocratique de Défense des Intérêts Africains (UDDIA), le parti nouvellement créé par l’abbé Fulbert Youlou. En 1959, il est nommé directeur de cabinet au ministère de l’Éducation nationale. Il est élu président de l’Assemblée nationale en 1959.
Il occupera cette fonction jusqu’en 1961. Il devient alors ministre du Plan et de l’Équipement. Ses mœurs austères et sa simplicité, sa rigueur et sa compétence le préservent du discrédit croissant qui frappe les membres du gouvernement de Fulbert Youlou, auxquels la population reproche leur faste et leur arrogance. En mai 1963, Massamba-Débat quitte le gouvernement à la suite de divergences de plus en plus prononcées avec Fulbert Youlou. Le 15 août 1963, les chefs militaires Mountsaka et Mouzabakani appellent Alphonse Massamba-Débat au pouvoir. Il devient chef du gouvernement provisoire et constitue un cabinet réduit constitué de techniciens (Antoine Maboungou-Mbiba, Germain Bicoumat, Bernard Galiba, Pascal Lissouba, Paul Kaya, Charles David Ganao, Edouard Ebouka-Babakas et Jules Kounkound).

La justice divine existe « Président DÉBAT , NOUS NE T’OUBLIERONS JAMAIS »

Avec Brazzanews.fr

Brésil: 2.000 personnes manifestent dans la favela de l’élue assassinée

mars 18, 2018

Marche à Rio de Janeiro dans la favela où était née Marielle Franco, une conseillère municipale assassinée, pour demander justice pour cette militante engagée contre le racisme et la violence policière, le 18 mars 2018 / © AFP / Mauro PIMENTEL

Quelque 2.000 personnes ont manifesté dimanche à Rio de Janeiro dans la favela où était née Marielle Franco, une conseillère municipale assassinée mercredi, pour demander justice pour cette militante engagée contre le racisme et la violence policière.

« La voix de Marielle ne restera pas silencieuse », clamait dans un mégaphone l’une des leaders de la marche.

Marielle Franco, une femme noire charismatique de 38 ans qui avait créé la surprise en 2016 en devenant conseillère municipale, s’était fortement engagée contre le racisme et la violence policière.

C’est au retour d’un rassemblement pour la promotion des femmes noires que la voiture qui transportait Marielle Franco a été prise en chasse par un véhicule.

Après une course-poursuite, les assaillants ont ouvert le feu et la conseillère a été atteinte par plusieurs balles à la tête. Son chauffeur a aussi été abattu et son assistante blessées.

La militante était originaire de la favela de Maré, l’une des plus violentes de Rio, située au nord de la ville, non loin de l’aéroport international.

Ce vaste quartier peuplé de 140.000 habitants vit depuis des années au rythmes des fusillades, entre guerres des gangs de narcotrafiquants et interventions musclés des forces de l’ordre qui tentent de s’interposer.

La manifestation de dimanche, mélange de consternation et de colère, est la dernière des nombreuses mobilisations ayant eu lieu dans tout le Brésil à la suite de cet assassinat qui a bouleversé le pays, d’autant que le crime a apparemment été commis avec des munitions de la police.

Selon le ministre de la Sécurité, les balles utilisées dans l’assassinat auraient été volées des années auparavant à la police.

Jeudi, 50.000 personnes avaient manifesté leur colère et leur chagrin dans les rues de Rio, quelque 30.000 à Sao Paulo et des milliers d’autres dans d’autres grandes villes du pays.

Vendredi, un petit garçon d’un an, un homme et une femme ont été tués par des balles perdues lors d’une fusillade entre des trafiquants de drogue et la police dans une favela du nord de Rio de Janeiro.

Romandie.com avec(©AFP / 18 mars 2018 22h28)                

Des milliers de Brésiliens indignés font leurs adieux à l’élue noire assassinée

mars 15, 2018

Émotion à la veillée funèbre pour Marielle Franco, conseillère municipale assassinée à Rio, le 15 mars 2018 / © AFP / Mauro Pimentel

Des milliers de Brésiliens ont manifesté dans les rues jeudi leur indignation au lendemain de l’assassinat d’une conseillère municipale noire de Rio de Janeiro qui incarnait la lutte contre le racisme et la violence policière.

Élue du Parti socialisme et liberté (PSOL), Marielle Franco, 38 ans, a été abattue mercredi soir, en plein centre-ville, alors qu’elle revenait d’un rassemblement pour la promotion des femmes noires.

La voiture dans laquelle elle se trouvait a été criblée de balles, après avoir été prise en chasse sur quatre kilomètres par un autre véhicule.

En fin d’après-midi, un cortège d’au moins 10.000 personnes défilait dans le centre de Rio, criant des slogans comme « assez de tueries! ». Cet assassinat a également entraîné des manifestations dans d’autres villes du Brésil, comme Sao Paulo, Belo Horizonte (sud-est) et Recife (nord-est) et provoqué des réactions indignées à l’étranger, notamment de l’ONU ou d’Amnesty International.

A Rio, de nombreuses manifestants pleuraient et la plupart scandaient des slogans contre la violence policière et le gouvernement conservateur du président Michel Temer.

« Je suis effondrée », a déclaré Ana Paula Brandao, manifestante de 48 ans, avant d’éclater en sanglots. « Elle incarnait tous nos espoirs de nouveauté, c’était une femme noire, des quartiers pauvres, qui nous représentait en haut lieu et défendait toutes les grandes causes nous tenant à coeur ».

Une foule compacte avait déjà accompagné l’arrivée du cercueil devant le siège du Conseil municipal, où l’hommage funèbre a eu lieu à la mi-journée, avant l’enterrement en fin d’après-midi, dans un cimetière des quartiers Nord.

« Les tirs qui ont atteint Marielle Franco, ont aussi atteint la démocratie. Ils ont atteint les rêves des femmes noires de vivre avec dignité dans ce pays qui historiquement ignore les pauvres », a affirmé à l’AFP Antonio Carlos Costa, président de l’ONG Rio de Paz, qui tenait une affiche « Qui a tué Marielle Franco? »).

L’assassinat de la conseillère a aussi suscité une pluie de réactions sur les réseaux sociaux, où il était le sujet le plus commenté sur Twitter, avec des messages de personnalités comme le célèbre chanteur brésilien Chico Buarque, présent lors de la manifestation à Rio.

– ‘Exécution ciblée’ –

Le président Michel Temer a qualifié cet assassinat « d’inadmissible », évoquant un « attentat à la démocratie et à l’Etat de droit », à l’issue d’une réunion avec plusieurs ministres à Brasilia.

Le ministre de la Sécurité publique, Raul Jungmann, a promis que « tout sera(it) mis en oeuvre pour punir les responsables de ce crime barbare ».

L’antenne brésilienne de l’ONU a fait part de sa « consternation », soulignant que Marielle Franco était « une des principales voix en défense des droits de l’Homme » à Rio.

Amnesty International a réclamé « une enquête immédiate et rigoureuse », afin « qu’il n’y ait aucun doute sur le contexte, la motivation et les auteurs » de l’assassinat de la conseillère municipale.

« Tout indique qu’il s’agit d’une exécution ciblée, mais nous espérons qu’une enquête approfondie nous apportera les éléments nécessaires pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé », a affirmé à l’AFP Glauber Rocha, député du PSOL, présent lors du rassemblement devant le siège du Conseil Municipal de Rio.

Marielle Franco avait dénoncé ces dernières semaines un accroissement de la violence policière dans les favelas, quartiers populaires où vit un quart de la population de Rio et où les autorités mènent une guerre sans merci contre le trafic de drogue.

« Combien de gens vont devoir mourir pour que cette guerre prenne fin », a-t-elle publié mardi, dans son dernier message dans sur réseaux sociaux.

Elle a elle-même grandi dans la favela de Maré, une des plus violentes de la ville, située à proximité de l’aéroport international.

– Temer accusé de récupération –

Sociologue de formation, la conseillère municipale s’était notamment élevée contre la décision du président Temer de confier en février à l’armée la sécurité de Rio pour tenter de contenir l’escalade de la violence qui ne cesse d’augmenter depuis la fin des jeux Olympiques de 2016.

Il y a deux semaines, elle avait été désignée rapporteur d’une commission créée par le Conseil municipal pour surveiller d’éventuels abus des militaires.

Dans son discours de jeudi, M. Temer a affirmé que le décret avait été pris « justement pour en finir avec le grand banditisme qui s’est installé à Rio », une allusion fortement critiquée par le PSOL.

« Nous ne pouvons pas accepter que Temer utilise cet épisode pour justifier l’intervention militaire », a affirmé Juliano Medeiros, président du parti, dans un entretien au site du magazine de gauche CartaCapital.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2018 23h37)

Journaliste tué en Slovaquie: le président veut un remaniement ou des élections anticipées

mars 4, 2018

Bratislava – Le président slovaque Andrej Kiska a appelé dimanche à un remaniement profond du gouvernement ou des élections anticipées, après le meurtre du journaliste Jan Kuciak qui enquêtait sur des affaires de corruption présumée impliquant responsables politiques et mafia italienne.

« Je vois maintenant deux solutions: un remaniement en profondeur du gouvernement (…) ou des élections anticipées qui seraient la solution la plus naturelle dans nombre de pays démocratiques », a déclaré M. Kiska dans une déclaration télévisée consacrée à ce meurtre.

L’assassinat de Jan Kuciak et de sa fiancée, tous les deux tués par balles à leur domicile, a provoqué un choc dans le pays et relancé le débat sur la liberté de la presse et la corruption, tant en Slovaquie qu’en Europe.

Jan Kuciak a été abattu alors qu’il était sur le point de publier un article sur les liens présumés entre des hommes politiques slovaques et des hommes d’affaires italiens soupçonnés d’être liés à la mafia calabraise, la ‘Ndrangheta, opérant en Slovaquie.

Jan Kuciak, 27 ans, s’était spécialisé dans les affaires de corruption, dont celles concernant les possibles liens entre le monde des affaires et le parti SMER-SD du Premier ministre Robert Fico.

Le chef de l’Etat a déploré « l’arrogance du pouvoir » en place et l’absence de mesures pour sortir de « la crise de confiance » dans laquelle l’affaire a plongé l’Etat et ses institutions.

« J’ai attendu une semaine pour voir quelles mesures et décisions politiques le gouvernement allait prendre pour essayer d’apaiser les tensions et rétablir la confiance », a expliqué M. Kiska. « Aucune solution n’est évoquée. Certains ont démissionné, mais je ne vois aucun plan pour sortir le pays de la crise de la confiance », a-t-il déploré.

Des milliers de personnes, dont 25.000 à Bratislava, ont participé vendredi soir à des manifestations anti-corruption, organisées en Slovaquie et à l’étranger.

Le chef du gouvernement Robert Fico a accusé l’opposition d’instrumentaliser ce meurtre comme un « outil politique pour faire sortir les gens dans la rue ».

Deux proches collaborateurs du Premier ministre ont quitté leur poste après la publication posthume de l’article de M. Kuciak: sa conseillère Maria Troskova et le responsable du conseil de Sécurité nationale Viliam Jasan, tout en niant leur implication dans l’affaire. Le ministre de la Culture a quant à lui démissionné en signe de protestation contre le meurtre.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mars 2018 16h59)                                            

Un étudiant abat ses parents sur le campus d’une université américaine

mars 3, 2018

Chicago – Un étudiant de 19 ans a abattu ses parents vendredi matin sur le campus de l’université de Central Michigan dans le nord des Etats-Unis, avant d’être finalement arrêté dans la soirée, a annoncé l’université.

La police avait commencé par faire état dans la matinée de coups de feu tirés dans le bâtiment « Campbell Hall » de cette université située dans la ville de Mount Pleasant, entre Chicago et Detroit.

L’université a ensuite identifié les victimes comme étant les parents du suspect, James Eric Davis. Ils résidaient dans la banlieue de Chicago.

« Les personnes décédées ne sont pas des étudiants », avait précisé dans un premier temps Central Michigan University dans un communiqué, indiquant que la police estimait que les faits pouvaient avoir « pour origine une situation familiale ».

La nuit précédant la fusillade, le suspect avait été conduit à l’hôpital après « une overdose ou une mauvaise réaction après une prise de drogues », a expliqué le porte-parole de la police du campus lors d’une conférence de presse.

Les lieux ont été placés en confinement pendant plusieurs heures, pendant que la police cherchait le jeune homme de 19 ans, qui a finalement été repéré et arrêté sans incident dans la soirée. Quelque 18.000 étudiants fréquentent le campus principal de Central Michigan University.

On ignorait dans un premier temps comment l’étudiant s’était procuré l’arme qu’il a utilisée. La législation du Michigan permet d’avoir une arme sur soi à condition qu’elle ne soit pas visible, mais l’Université interdisait tout port d’arme sur son campus.

Les fusillades sont fréquentes aux Etats-Unis, où il y a autant d’armes à feu en circulation que d’habitants.

Le débat sur la législation entourant le droit constitutionnel d’être armé dans ce pays a été relancé par les jeunes rescapés de la tuerie ayant coûté la vie à 17 personnes le 14 février dans le lycée Marjory Stoneman Douglas en Floride.

Ce dernier massacre s’est ajouté à la longue liste des fusillades survenues en milieu scolaire, après notamment celle de Newtown où ont péri 26 personnes dans une école primaire en 2012, ou celle de Virginia Tech sur le campus d’une université de l’est du pays, qui avait fait 32 morts en 2007.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mars 2018 07h40)