Posts Tagged ‘Assassinat’

Cachemire indien: des milliers de personnes aux funérailles d’un journaliste tué

juin 15, 2018

Des proches de Shujaat Bukhari, rédacteur en chef du quotidien anglophone Rising Kashmir, lors de son enterrement à Kreeri à 40 km au nord de la ville de Srinagar, le 15 juin 2018 / © AFP / TAUSEEF MUSTAFA

Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi au Cachemire indien pour les funérailles d’un éminent journaliste assassiné la veille par trois hommes à moto non identifiés.

Shujaat Bukhari, rédacteur en chef du quotidien anglophone Rising Kashmir, venait de pénétrer jeudi soir dans son véhicule garé devant ses bureaux de la grande ville de Srinagar lorsqu’il a été tué par balles à bout portant.

Deux de ses gardes du corps ont également péri dans l’attaque.

L’identité des agresseurs n’est pas connue, mais la police de Srinagar a diffusé des bandes de vidéosurveillance sur lesquelles ils apparaissent sur leur moto. La police a annoncé l’arrestation d’un quatrième suspect.

Ce suspect a été identifié grâce à une vidéo le montrant en train de prendre un pistolet dans le véhicule du journaliste avant de disparaître de la scène du crime.

Un responsable de la police, S.P. Pani, a déclaré lors d’une conférence de presse que la police travaillait sur l’hypothèse d’une « conspiration plus large ». « C’est un crime lié au terrorisme, nous enquêtons », a-t-il dit.

La foule porte le cercueil de Shujaat Bukhari pendant la procession funéraire dans le village natal du journaliste, à Kreeri, au nord de Srinagar, le 15 juin 2018 / © AFP / TAUSEEF MUSTAFA

Vendredi, une cérémonie funéraire pour le journaliste s’est tenue dans la grande mosquée Jama Masjid de Srinagar, suivie d’un enterrement dans son village natal.

Défenseur d’une résolution pacifique du conflit du Cachemire, M. Bukhari était sous protection policière après trois attaques contre lui au cours de la dernière décennie.

Son journal lui rendait hommage vendredi avec un portrait en noir et blanc s’étalant sur toute la une.

« Nous ne nous laisserons pas intimider par les lâches qui t’ont ravi à nous. Nous maintiendrons ton principe de dire la vérité même si elle déplaît », a déclaré l’équipe de Rising Kashmir dans son éditorial.

Shujaat Bukhari avait pris part à des pourparlers de paix informels avec des représentants pakistanais l’année dernière à Dubaï.

Des journalistes et résidents cachemiri pakistanais protestent contre l’assassinat du journaliste Shujaat Bukhari, à Muzaffarabad, au Pakistan, le 15 juin 2018 / © AFP / SAJJAD QAYYUM

Son assassinat a également provoqué l’émotion dans la partie du Cachemire sous administration pakistanaise. Dans la capitale régionale Muzaffarabad, quelque 250 manifestants ont réclamé une enquête indépendante sur sa mort.

Le Cachemire est de facto divisé entre l’Inde et le Pakistan depuis la fin du règne colonial britannique en 1947 et les deux puissances nucléaires d’Asie du Sud en revendiquent chacune la souveraineté intégrale.

L’Inde stationne un demi-million de soldats dans la partie qu’elle contrôle, en faisant l’une des zones les plus militarisées du monde. New Delhi y combat des groupes rebelles qui réclament l’indépendance du Cachemire ou son rattachement au Pakistan.

Au moins une dizaine de journalistes ont été tués au cours des trente dernières années au Cachemire indien. La plupart des meurtres ne sont jamais résolus.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juin 2018 18h22)

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Ouganda: assassinat d’un célèbre député du parti présidentiel

juin 8, 2018

Kampala – Le député ougandais Ibrahim Abiriga, figure connue du grand public qui avait milité en faveur d’une loi controversée supprimant la limite d’âge pour devenir président, a été assassiné vendredi avec son garde du corps par des « assaillants inconnus », a annoncé la police.

Renommé pour ses vêtements et sa voiture Volkswagen Beetle jaunes vifs, en hommage à la couleur du parti présidentiel, le Mouvement de résistance nationale (NRM), le député « a été assassiné ce soir près de sa demeure à Kawanda », au nord de la capitale Kampala, a tweeté le chef de la police ougandaise, Okoth Ochola.

Ce dernier n’a pas précisé les circonstances de l’assassinat, commis par des « assaillants inconnus ».

Des médias locaux ont eux rapporté que le député, 62 ans, avait été abattu par des hommes à bord de motos, un modus operandi déjà utilisé à plusieurs reprises par le passé en Ouganda pour des assassinats de personnalités haut placées.

Le président ougandais Yoweri Museveni a immédiatement réagi à l’annonce, évoquant un « meurtre insensé » et souhaitant à M. Abiriga que son « âme repose en paix ». « J’ai donné comme instruction aux agences de sécurité de trouver très vite ces tueurs », a-t-il déclaré sur Twitter.

Ancien rebelle opposé à Museveni lors de ses premières années à la tête de l’Ouganda, M. Abiriga est ensuite devenu un des alliés les plus fidèles du président, au point d’être considéré comme un « fanatique » du chef de l’Etat.

Député d’une circonscription du nord-ouest du pays, proches des frontières congolaise et sud-soudanaise, M. Abiriga avait été un des plus fervents défenseurs de la réforme adoptée en décembre 2017 et supprimant la limite d’âge de 75 ans pour devenir président.

Cette réforme constitutionnelle controversée, dont l’examen par le Parlement avait dégénéré en pugilat entre députés, réintroduit une limite au nombre de mandats présidentiels qui avait été supprimée en 2005.

Mais cette limite, fixée à deux mandats de cinq ans, n’entrera en vigueur qu’après la prochaine élection, ce qui pourrait permettre à M. Museveni, 73 ans et au pouvoir depuis 1986, de se présenter à nouveau à deux reprises.

Le meurtre du député Abiriga, un ancien rebelle, n’est pas le premier d’un haut responsable en Ouganda.

En mars 2017, le porte-parole de la police ougandaise Andrew Kaweesi avait été abattu devant son domicile à Kampala à bord de son véhicule, avec deux autres policiers, par des hommes lourdement armés installés à l’arrière de deux motos et qui avaient criblé de balles son véhicule.

En novembre 2016, le commandant Sulaiman Kiggundu, intégré à l’armée ougandaise après avoir quitté la rébellion des Forces démocratiques Alliées (ADF) qui opèrent en République démocratique du Congo voisine, avait également été tué dans des circonstances similaires.

En mars 2015, Joan Kagezi, directrice adjointe du ministère public ougandais en charge du dossier sur le double attentat jihadiste qui avait fait 76 morts à Kampala en 2010, avait été abattue par des hommes à moto alors qu’elle rentrait à son domicile.

Ces trois meurtres n’ont à ce jour pas été résolus.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juin 2018 19h57)                                                        

Ukraine: Kiev accuse Moscou du meurtre d’un journaliste russe

mai 30, 2018

/ © AFP / Sergei SUPINSKY

Les autorités ukrainiennes accusaient mercredi Moscou du meurtre du journaliste et écrivain russe virulent critique du Kremlin, Arkadi Babtchenko, tué par balle à Kiev où il s’était exilé.

Ancien soldat russe engagé dans les guerres de Tchétchénie devenu un reporter de guerre chevronné et respecté, Arkadi Babtchenko, 41 ans, a été abattu en arrivant dans son appartement à Kiev et la police a aussitôt indiqué privilégier la piste d’un crime lié à sa profession.

« Je suis sûr que la machine totalitaire russe n’a pas pardonné son honnêteté », a lancé le Premier ministre ukrainien Volodymyr Groïsman sur sa page Facebook dans la nuit de mardi à mercredi.

Ces propos ont été aussitôt condamnés par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov: « Arkadi Babtchenko a été tué (…) et déjà le Premier ministre ukrainien affirme que sont responsables les services spéciaux russes (…) C’est très triste ».

Le directeur des services de sécurité russes (FSB), Alexandre Bortnikov, a aussi rejeté les accusations ukrainiennes comme « absurdité » et « provocation ». « On dirait qu’ils délirent », a-t-il déclaré à Interfax.

Le Kremlin a « fermement condamné » le meurtre, qualifié de « tragédie », et dit « espérer une véritable enquête ». L’Ukraine est devenue « un endroit très dangereux » pour les journalistes, qui sont expulsés, emprisonnés ou tués, a dénoncé son porte-parole Dmitri Peskov, appelant à une « réaction très ferme » de la communauté internationale.

Arkadi Babtchenko a été tué par balles mardi soir Kiev où il s’était exilé, se disant menacé après avoir dénoncé le rôle de la Russie dans le conflit dans l’est de l’Ukraine.

Ce meurtre, qui a provoqué un choc dans la profession en Russie et en Ukraine, est le deuxième en moins de deux ans d’un journaliste russe habitant dans la capitale ukrainienne.

Le 20 juillet 2016, le Russo-Bélarusse Pavel Cheremet avait péri dans l’explosion de la bombe placée sous la voiture qu’il conduisait en plein centre de Kiev, une affaire qui n’est toujours pas élucidée.

Si le chef de la diplomatie ukrainienne Pavlo Klimkine a estimé qu’il était « trop tôt pour tirer des conclusions » concernant la mort de Babtchenko, il a relevé « une similarité étonnante dans les méthodes que la Russie utilise pour provoquer une déstabilisation politique ».

Ses homologues suédoise Margot Wallstrom et lituanien Linas Linkevicius ont condamné sur Twitter le meurtre du journaliste appelant à « traduire en justice les responsables » de ce crime.

Arkadi Babtchenko a été retrouvé chez lui dans la périphérie de Kiev, selon le porte-parole de la police nationale Iaroslav Trakalo : « Sa femme était dans la salle de bains, elle a entendu un coup sec. Quand elle est sortie, elle a vu son mari ensanglanté », qui est par la suite « mort dans l’ambulance » le transportant.

– « Ami » de l’Ukraine –

La police a diffusé un photorobot du suspect, un homme d’une quarantaine d’années avec une barbe grise.

Dans la matinée, plusieurs dizaines de journalistes se sont réunis devant l’ambassade russe. D’autres rassemblements sont prévus dans la soirée sur la place centrale de Kiev, ainsi qu’à Moscou.

M. Babtchenko a participé en Russie aux deux guerres en Tchétchénie en tant que soldat avant de devenir un journaliste extrêmement critique vis-à-vis du Kremlin. Il avait raconté les guerres dans cette république russe du Caucase dans un livre édité en France par Gallimard sous le nom de « La couleur de la guerre ».

Avant son départ de Moscou, il a notamment coopéré avec le journal Novaïa Gazeta et la radio Echo de Moscou, deux médias critiques du Kremlin.

Arkadi Babtchenko s’était rendu dans l’est de l’Ukraine, où le conflit entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses a fait plus de 10.000 morts en quatre ans. Il avait dénoncé le rôle de la Russie, appuyant la thèse de Kiev et des Occidentaux selon laquelle elle soutient militairement les rebelles, ce que Moscou a toujours démenti.

Le Premier ministre ukrainien a salué la mémoire d' »un vrai ami de l’Ukraine qui racontait au monde la vérité sur l’agression russe ».

Le journaliste avait quitté la Russie en février 2017 en dénonçant une « campagne effroyable » de « harcèlement ». Il a d’abord vécu en République tchèque et en Israël, avant de s’installer à Kiev où il animait depuis un an une émission sur la chaîne de télévision privée ATR.

Il avait à plusieurs reprises dit craindre pour sa vie. « +Si quelqu’un promet de vous tuer, faites-leur confiance+. Moi, je leur fait désormais confiance », avait-il écrit sur Facebook après son départ de Russie.

Outre les journalistes, en mars 2017, un ancien député russe réfugié en Ukraine avait été tué par balle dans le centre de Kiev.

Romandie.com avec (©AFP / 30 mai 2018 14h03)                

Congo-Maroc: un assassinat crapuleux commis sur un compatriote

mai 23, 2018

 

Maroc : voici l’assassin qui a tué John le guelois (étudiant Congolais 🇨🇬) à Casablanca. L’assassin s’appelle MOUNGOUNGA Romard alias Khazam Général. L’ambassadeur du Congo au Maroc était au courant des agressions, des meurtres, des viols, vols, des intimidations que semaient cette bande.

Les Congolais résidants au Maroc sont tous complices, ils vivaient au quotidien ces dérives et non jamais alertés les autorités Marocaines en charge de la sécurité de même que les autorités Congolaises sur place à Brazzaville étaient au courant depuis plusieurs années.

 

Photo de BrazzaNews.
MOUNGOUNGA Romard alias Khazam Général, l’assassin

L’ambassadeur du Congo au Maroc 🇲🇦 complice des crimes entre les Congolais🇨🇬.

Tous les Congolais vivant au Maroc étaient informés de la violence, des agressions, des meurtres, des viols que commettaient les soit disant « Les robots » envers leur propre compatriote.

On le surnommait John le guelois, étudiant Congolais au Maroc il a été tué froidement par un groupe des jeunes congolais « Les Robots » qui sèment la terreur auprès des étudiants au Maroc 🇲🇦 .

Comme à l’accoutumée, c’est silence radio auprès de congolais depuis que les « Les Robots » ont tué John le guelois de peur de représailles de la dite gang appelé les Robots.
John à été jeté du 5ème étage et à succombé à ses blessures.

Un commentateur répondant au pseudonyme de Rol Banda dit que : « Voilà pourquoi vivre dans un milieu où vit un grand nombre de la communauté congolaise ne m’a jamais intéressé. Le milieu congolais n’apporte que des ennuis ».

Actuellement, ils aiment exceller même dans la sorcellerie pour empêcher les autres d’évoluer, empoisonnant leur existence par des associations occultes et de menées intempestives que n’osent pas dénoncer les soi-disant leaders d’opinions de la diaspora qui veulent qu’on les soutiennent dans leurs démarches du combat politique.

Un autre commentateur au petit nom de Loulou Boud dit : « Des grands papas qui humilient notre beau pays. Que la justice Marocaine, puisse bien les juger. Qu’il les juge en tant que « noir » pour que la peine soit lourde. Que le juge soit un juge raciste, un juge qui déteste les noirs. Pour une fois je serai d accord que les marocains soient racistes envers eux.

 

Photo de BrazzaNews.
John le guelois, étudiant Congolais assassiné, au Maroc
Avec Brazzanews.fr

États-Unis: un tireur nu tue trois personnes dans un restaurant

avril 22, 2018

Washington – Un tireur nu a tué trois personnes et en a blessé au moins quatre autres dimanche dans un restaurant de la banlieue de Nashville, dans l’Etat américain du Tennessee, selon la police.

La fusillade a éclaté à 03H25 locales dans un restaurant de gaufres ouvert 24h/24 à Antioch, au sud-est de Nashville.

« Un client a affronté le tireur et lui a enlevé son arme. Il était nu et s’est enfui en courant. Il s’agit d’un homme blanc aux cheveux courts », a indiqué la police dans un communiqué.

Dans un autre communiqué publié un peu plus tard, la police a dit rechercher un homme de 29 ans, Travis Reinking, domicilié dans la ville de Morton, dans l’Illinois, située à environ 725 km plus au nord.

Selon la police, le suspect est arrivé sur les lieux de la fusillade à bord d’une voiture immatriculée au nom de Reinking. Il portait un manteau dont il s’est débarrassé avant de fuir.

D’après les médias locaux, le tireur était armé d’un fusil d’assaut AR-15, une arme couramment employé dans les tueries de masse aux Etats-Unis, notamment dans celles qui avaient fait 58 morts à Las Vegas en octobre et 17 morts dans un lycée de Parkland, en Floride, en février dernier.

La multiplication des massacres a engendré aux Etats-Unis un vaste mouvement social exigeant un plus strict contrôle des armes à feu dans le pays. La violence par armes à feu est un fléau national, avec 96 morts en moyenne par jour, selon l’association anti-armes Everytown for Gun Safety.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 11h59)                                            

Un professeur et membre du Hamas assassiné à KualaLumpur

avril 21, 2018

Un poster du professeur palestinien et membre du Hamas Fadi el-Batch tué le 21 avril en Malaisie. Photo prise à l’extérieur de la maison de sa famille dans la bande de Gaza. / © AFP / MAHMUD HAMS

Un professeur palestinien et membre du Hamas a été assassiné samedi à Kuala Lumpur en Malaisie, a annoncé le mouvement islamiste à Gaza, la famille de la victime accusant le Mossad israélien.

Fadi el-Batch, 35 ans, a été tué par balles par deux suspects probablement liés à des services de renseignement étrangers en se rendant à une mosquée pour la prière de l’aube, selon les autorités malaisiennes.

M. Batch était « un ingénieur électrique et un expert dans la fabrication de roquettes », a affirmé le ministre malaisien de l’Intérieur Ahmad Zahid Hamidi, cité par l’agence de presse officielle Bernama.

« Il était probablement devenu un élément gênant pour un pays hostile à la Palestine », a-t-il ajouté, précisant que le professeur devait se rendre samedi en Turquie pour participer à une conférence internationale.

Selon le ministre, la police malaisienne fera appel à Interpol pour retrouver les suspects, probablement de nationalités européennes.

Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a affirmé que le chercheur dans le domaine de l’énergie faisait partie de ses membres. Il n’a pas pointé du doigt des responsables, alors qu’il accuse souvent immédiatement Israël, son ennemi juré, de tels assassinats.

Mais la famille el-Batch, a elle aussitôt accusé le Mossad, le service de renseignement israélien, dans un communiqué. Elle a appelé les autorités malaisiennes « à retrouver les suspects avant qu’ils ne prennent la fuite » et à faciliter le transfert de sa dépouille à Jabaliya, dans la bande de Gaza, afin qu’il y soit inhumé.

Interrogé par l’AFP, un responsable gouvernemental israélien, qui a requis l’anonymat, n’a souhaité faire aucun commentaire.

– « Il était la cible » –

A Kuala Lumpur, la police avait annoncé tôt le matin la mort du Palestinien, tué par deux hommes armés circulant à moto.

« L’un des deux suspects a tiré 10 balles, dont quatre ont atteint la tête et le corps du professeur qui est mort sur le coup », a précisé le chef de la police, Datuk Seri Mazlan Lazim, cité par l’agence Bernama.

Le professeur était également un imam à la mosquée près de son lieu de résidence et était marié et père de trois enfants, a-t-il ajouté.

Selon des images enregistrées par des caméras de vidéo-surveillance, les deux assaillants ont attendu pendant vingt minutes avant qu’il ne sorte de chez lui.

« Il était la cible », a indiqué le chef de la police malaisienne en soulignant que la police allait s’employer à identifier les suspects.

Le représentant de l’Autorité palestinienne à Kuala Lumpur, Anwar al-Agha, a déclaré à l’AFP que Fadi al-Batch vivait en Malaisie depuis 10 ans, et confirmé qu’il était membre du Hamas.

A la question de savoir si le Mossad pouvait être tenu pour responsable de ce meurtre, il a répondu: « Je ne peux pas faire de commentaire à ce sujet. Nous devons attendre les résultats de l’enquête officielle ».

Romandie.com avec (©AFP / 21 avril 2018 18h30)                

RDC: un prêtre catholique assassiné après la messe par de présumés miliciens

avril 9, 2018

 

Des soldats des FARDC, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, en janvier 2014. © Joseph Kay/AP/SIPA

Dans l’est de la République démocratique du Congo, des présumés miliciens ont assassiné dimanche un prêtre catholique, qui venait de célébrer la messe à Kitchanga. Il était âgé de 38 ans.

« L’abbé Étienne Sengiyumva, curé de la paroisse de Kitchanga, a été tué ce dimanche par les ‘Maï-Maï Nyatura’, à Kyahemba où il a célébré la grande messe de baptême et un mariage », a déclaré à l’AFP l’abbé Louis de Gonzague Nzabanita, vicaire général du diocèse de Goma dans la province du Nord-Kivu.

Les « Maï Maï » (groupe d’auto-défense) Nyatura sont supposés défendre les Hutus rwandophones du Nord-Kivu.

« Une balle dans la tête »

D’après le vicaire général, l’abbé Sengiyumva avait « partagé un repas avec les chrétiens et c’est juste après qu’on lui a logé une balle dans la tête », alors qu’il se préparait à retourner à Goma. La dépouille du religieux se trouve encore à Kitchanga, selon la même source.

Kyahemba est une localité du territoire de Masisi située à 87 km au sud-ouest de Goma, capitale du Nord-Kivu. En l’absence de toute présence policière et de l’armée congolaise, la zone est contrôlée par les miliciens Nyatura.

En proie à la guerre, puis à l’activité des groupes armés depuis 23 ans, le Nord-Kivu enregistre une reprise des violences depuis fin 2016-début 2017

Enlèvement d’un autre prêtre

L’assassinat du prêtre intervient après l’enlèvement vendredi d’un autre religieux, l’abbé Célestin Ngango, enlevé par des hommes armés non identifiés, avant d’être libéré contre rançon dans le territoire voisin de Rutshuru. Dans cette zone, trois autres civils enlevés ont été exécutés par leurs ravisseurs.

Une équipe de Médecins sans frontières (MSF) affirme traiter une moyenne de 57 cas de violences sexuelles par mois dans le territoire de Masisi, contre 23 en 2017.

Pour les deux Kivus, 106 meurtres, 80 enlèvements et 52 accrochages entre belligérants ont été enregistrés en février d’après le « Baromètre sécuritaire » tenu par les experts du Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New York.

Jeuneafrique.com avec AFP

Aux funérailles du journaliste palestinien tué, un drapeau… et un gilet « Press »

avril 7, 2018

Funérailles à Gaza du journaliste palestinien Yasser Mourtaja, tué par l’armée israélienne alors qu’il couvrait une manifestation, le 7 avril 2018 / © AFP / MAHMUD HAMS

Les corps de Palestiniens tués par les forces israéliennes sont généralement enveloppés de leur drapeau national, voire de celui de leur parti. Mais, samedi à Gaza, pour les funérailles de Yasser Mourtaja, un autre symbole a pris le dessus: un gilet estampillé « Press ».

Posé au niveau du torse, sur un drapeau palestinien, ce gilet pare-balles est probablement le même que celui qu’il portait la veille lorsqu’il a été touché par des soldats israéliens pendant un mouvement de protestation, à la frontière avec l’Etat hébreu.

Des dizaines de journalistes, certains refoulant des sanglots, ont accompagné le corps de ce père de famille de 30 ans lors d’une procession entre l’hôpital et son domicile.

Yasser Mourtaja est l’un des neuf Palestiniens tués dans les affrontements de vendredi entre des milliers de manifestants rassemblés près de la barrière de sécurité, brûlant des pneus et lançant des pierres, et l’armée israélienne répliquant à coups de gaz lacrymogènes et à balles réelles.

La semaine précédente, des affrontements similaires avaient fait 19 morts côté palestinien, le bilan le plus meurtrier dans l’enclave depuis la guerre de 2014.

M. Mourtaja portait un gilet « press » au moment où il a été touché, selon des photographies de l’AFP.

Samedi, Reporters sans frontières (RSF) a réclamé « une enquête indépendante », affirmant que M. Mourtaja avait « manifestement été victime d’un tir intentionnel ». L’ONG a condamné sur Twitter « les tirs délibérés de l’armée israélienne contre des journalistes », dénonçant un « crime contre la liberté de la presse ».

Populaire dans le milieu des médias locaux, Yasser Mourtaja travaillait pour l’agence Ain Media basée à Gaza. Il était spécialisé dans la production documentaire.

– « Dans les airs » –

Son frère Motazem, également journaliste, se trouvait à ses côtés vendredi. Il affirme que Yasser suivait des manifestants brûlant des pneus quand il a été mortellement blessé.

« Il voulait prendre des photos pour montrer au monde » ce qui se passait, raconte-t-il à l’AFP. « Puis une balle l’a touché à l’estomac ».

L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué « ne pas viser intentionnellement les journalistes » et affirmé être en train d’enquêter sur « les circonstances des morts présumées de journalistes par les tirs des forces de sécurité ».

Yasser Mourtaja avait récemment travaillé sur un documentaire sur la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, diffusé sur la chaîne Al-Jazeera.

Mais il s’intéressait aussi à des sujets plus légers, comme l’utilisation croissante de drones récréatifs par les Gazaouis, une façon pour eux de s’échapper de l’enclave pauvre et surpeuplée, soumises à un sévère blocus terrestre, aérien et maritime.

« Je m’appelle Yasser Mourtaja, j’ai 30 ans, j’habite à Gaza et je n’ai jamais voyagé », avait-il écrit en mars sur sa page Facebook, en publiant une photo de Gaza qu’il avait prise avec un drone.

« Aujourd’hui, en prenant une photo, je me retrouve là-haut dans les airs, et non au sol », avait-il ajouté.

– « Tous des cibles » –

Pour Hind Khoudary, une amie et collègue journaliste, Yasser était « une belle personne à tous les niveaux ».

« Sa réputation auprès de tout le monde était celle d’une personne bienveillante », dit-elle, les larmes aux yeux.

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dont le mouvement est considéré comme « terroriste » par Israël et les Etats-Unis, a assisté à ses funérailles et lui a rendu hommage.

Israël accuse le Hamas d’avoir orchestré le mouvement de protestation lancé le 30 mars –pour réclamer « le droit au retour » des Palestiniens chassés de leurs terres après la création de l’Etat hébreu– et de l’utiliser pour mener à bien des attaques à la frontière.

Mais la famille et les amis du journaliste assurent qu’il n’était rattaché à aucun parti politique.

M. Haniyeh assiste souvent aux funérailles des personnes tuées par les forces israéliennes, même si elles ne sont pas membres du Hamas.

Selon Mme Khoudary, la mort de Yasser a plongé les journalistes dans le désarroi, inquiets d’être « tous (devenus) des cibles ».

« Il ne faisait que couvrir ce qui se passait », dit-elle.

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2018 17h50)                

Assassinat d’une Congolaise au Gabon

mars 31, 2018

 

Elle s’appelait Atsassaga Sephora plus connue sous l’appellation de Chanelle Tchibinda.

Cette congolaise originaire de Dolisie s’était installée au Gabon, dans la ville de Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga. Elle y travaillait dans la pharmacie de Mavoundi chez Kombila Olivier. Elle a été lâchement assassinée par des brigands sur son lieu de travail ce 29 mars vers 23h00. Paix à son âme.

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

France: un journaliste azerbaïdjanais et son épouse cibles de tirs, la femme décède

mars 30, 2018

Toulouse – Un journaliste azerbaïdjanais en exil en France, Rahim Namazov, et son épouse, ont été la cible de tirs d’armes à feu vendredi matin à Colomiers (sud-ouest) et sa femme, Aïda, est décédée, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon une source policière, le couple circulait dans son véhicule dans un quartier résidentiel de Colomiers, dans la région de Toulouse, vers 07H00 GMT, lorsque sept coups de feu ont été tirés dans sa direction.

Rahim Namazov a été blessé dans le dos et se trouve entre la vie et la mort, selon cette source policière.

Il est marié et père de trois enfants, a précisé la mairie de la commune.

Interrogée par l’AFP, la maire socialiste de Colomiers Karine Traval-Michelet a estimé qu’on ne peut pas s’empêcher de penser à « un éventuel règlement de comptes politique », car Rahim Namazov est un « journaliste qui a été torturé et emprisonné dans son pays », et « a obtenu le statut de réfugié politique en France ».

« Cette attaque n’a aucun lien avec les attentats terroristes qui se sont produits la semaine dernière dans l’Aude » (sud), a-t-elle cependant précisé, reconnaissant n’avoir jamais été informée de la présence de cette famille dans sa ville, ni de celle de M. Namazov en tant que réfugié politique.

« Il appartiendra aux enquêteurs de faire toute la lumière sur cette dramatique affaire », a ajouté l’élue.

Rahim Namazov a été emprisonné, puis menacé de mort et expulsé de son pays, selon l’Association des journalistes de Toulouse (AJT). Il a trouvé refuge à Toulouse avec sa famille en 2010.

L’Azerbaïdjan, ex-république soviétique du Caucase, arrive 162 sur 170 dans le classement 2017 de la Liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Toulouse.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 11h05)