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Gabon : enquête judiciaire après l’assaut de plusieurs médias

juin 17, 2017

Le bâtiment de la Radio et Télévision nationale gabonaise, le 16 juin 2017 au Libreville. © AFP/STEVE JORDAN

La justice gabonaise a ouvert une enquête après l’intrusion vendredi dans plusieurs médias à Libreville d’hommes armés exigeant la diffusion d’un appel d’un opposant fixant un ultimatum au président Ali Bongo Ondimba, avant la venue mardi d’une mission de la Cour pénale internationale (CPI).

« Ce vendredi, plusieurs rédactions de médias publics et privés de Libreville ont été prises d’assaut, de manière synchronisée, par des groupes d’individus armés et encagoulés dans le but de diffuser un message audio et vidéo incitant le peuple gabonais à la révolte », a rappelé le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong, dans un communiqué publié samedi par le quotidien national L’Union.

Face à ces « déclarations d’une extrême gravité », le procureur a décidé d’ »ouvrir immédiatement une enquête judiciaire ».

Les propos en cause ont été prononcés par Roland Désiré Aba’a Minko, rallié à Jean Ping, le rival d’Ali Bongo lors de la présidentielle contestée de 2016. Le camp de M. Ping a dénoncé « la confusion » créée par les agissements de M. Aba’a Minko.

Interpellé par la police après avoir enjoint le chef de l’Etat de quitter le pouvoir dans les 72 heures, M. Aba’a Minko avait déclaré « avoir miné tous les bâtiments administratifs et ministériels » et menacé de les faire exploser, dans un discours prononcé sur la voie publique à Libreville devant le mémorial Léon Mba, premier président du Gabon.

Dans le même temps, des hommes non identifiés et équipés d’armes blanches se sont introduits vendredi matin dans les locaux de plusieurs médias dont la chaîne d’Etat Gabon Télévisions, pour tenter de diffuser un message audio se réclamant de M. Aba’a Minko.

Le directeur général de Gabon Télévisions a porté plainte. Le message n’a pas été diffusé sur cette chaîne nationale mais l’a été sur des petites chaînes privées comme TV+.

« Incident sécuritaire »

A la délégation de l’Union européenne, « un incident sécuritaire » a également eu lieu, a confirmé samedi représentation diplomatique dans un communiqué, « du fait de l’intrusion d’un individu proférant des menaces dans les locaux ».

« Cet incident a été rapidement résolu avec l’aide de la police locale qui a procédé à son évacuation dans le calme », ajoute le texte.

Vendredi, le ministre de la communication, Alain-Claude Bilie-By-Nze, avait indiqué à l’AFP que M. Aba’a Minko avait été interpellé « au siège de la Commission européenne (à Libreville) à la demande » de l’UE.

Le siège du principal parti d’opposition a par ailleurs été attaqué dans la nuit de mercredi à jeudi par « des individus non identifiés qui ont jeté deux cocktails molotov sur le bâtiment », selon l’entourage de Jean Ping, qui conteste toujours la réélection de M. Bongo.

« Nous avons porté plainte », a indiqué à l’AFP son porte-parole, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi.

Cette série d’incidents, qui n’ont fait aucune victime, intervient à quelques jours de l’arrivée, mardi, d’une mission de la CPI dans le cadre de l’examen préliminaire des plaintes déposées par le gouvernement, le camp de M. Ping et 15 ONG à la suite des violences post-électorales meurtrières de septembre 2016.

« Une équipe du bureau du procureur visitera le Gabon du 20 au 22 juin, une pratique standard de visite du pays dans le cadre de l’examen préliminaire. Aucune enquête n’a été ouverte pour l’instant », a indiqué vendredi le bureau du Procureur de la CPI.

La mission doit rencontrer les acteurs de la crise, différents ministères, la société civile ainsi que les organisations internationales présentes à Libreville.

« C’est une bonne nouvelle pour le Gabon, il faut une reconnaissance des crimes commis, il faut que justice soit rendue », selon Georges Mpaga, coordinateur des ONG de la société civile.

Le ministre des Affaires étrangères, Pacôme Moubelet-Boubeya, a lui salué « une mission utile à un moment où il y a beaucoup d’affabulations sur les événements qui ont suivi les élections ».

Le camp de M. Ping « espère qu’une enquête soit ouverte ».

L’annonce début septembre de la réélection de M. Bongo avait provoqué des violences rares (émeutes, répressions, pillages, incendie de l’Assemblée…) dans ce petit pays pétrolier d’environ 1,8 million d’habitants. Plusieurs personnes avaient été tuées.

Jeuneafrique.com avec AFP

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Pakistan: quelque 60 tués dans un assaut contre une école de police

octobre 25, 2016

Trois kamikazes lourdement armés ont fait irruption pendant la nuit dans une académie de police de Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan, semant la terreur et tuant une soixantaine de personnes. Les talibans pakistanais et l’EI ont tous deux revendiqué l’attentat.

Les hôpitaux locaux ont indiqué avoir reçu 61 corps dont 7 sont pour le moment non identifiés. Parmi les victimes figure un capitaine, a indiqué l’hôpital militaire de Quetta. La plupart des autres sont de jeunes recrues de l’académie. Quelque 118 personnes ont également été blessées.

Selon l’armée, les assaillants ont pénétré avant minuit dans le Collège de police situé à une vingtaine de kilomètres à l’est de Quetta, capitale de la province du Baloutchistan. Les vastes locaux abritaient des centaines de recrues de la police, dont beaucoup ont fui, terrifiées, pendant l’assaut.

« Nous étions assis en train de jouer aux cartes. Nous avons soudainement entendu des tirs et nous nous sommes cachés sous les lits. Les tirs étaient intenses et nous ne savions pas quoi faire », a raconté Arslan, une recrue blessée soignée à l’hôpital. L’un des assaillants s’est fait exploser, a témoigné un autre jeune homme blessé, Rizwan.

Un groupe allié aux talibans
Sur place, « nous avons découvert que des recrues avaient été prises en otage », a expliqué le général Sher Afgan, commandant du corps paramilitaire chargé de la contre-offensive. Le général a attribué l’attaque à une faction du groupe islamiste Lashkar-e-Jhangvi, allié des talibans pakistanais. Selon lui, les assaillants « communiquaient avec des cadres en Afghanistan ».

Les terroristes « opéraient auparavant depuis le Pakistan. A présent ils le font depuis l’autre côté de la frontière » afghane, a accusé de son côté le ministre de l’Intérieur Chaudhry Nisar Ali Khan..

L’attentat a fait l’objet de deux revendications distinctes, la première des talibans pakistanais (TTP) et la seconde de l’organisation Etat Islamique (EI).

Province pauvre, mais stratégique
La première explique dans un communiqué que l’attentat visait à « venger le meurtre indiscriminé de nos moudjahidines » par des membres des forces de l’ordre dans la province du Pundjab. L’EI a pour sa part affirmé via son agence de propagande Amaq que l’attaque avait été menée par « trois kamikazes de l’Etat Islamique ».

Le Baloutchistan, la plus vaste et la plus pauvre des provinces du Pakistan en dépit d’importantes ressources naturelles, est l’une des plus instables du pays. Elle est régulièrement secouée par des violences islamistes, en proie à des conflits inter-communautaires ainsi qu’à une insurrection séparatiste.

En août, un attentat revendiqué à la fois par une faction talibane, Jammat-ul-Ahrar (JuA), et par l’EI, avait fait 73 morts dans un hôpital de Quetta.

Le Baloutchistan est également considéré comme stratégique car il est appelé à abriter d’ambitieuses infrastructures routières et énergétiques devant relier la Chine à la mer d’Arabie représentant 46 milliards de dollars d’investissements chinois.

Romandie.com avec(ats / 25.10.2016 12h08)

Assaut de l’EI contre un hôtel du Sinaï égyptien, quatre morts

novembre 24, 2015

Le Caire – Des kamikazes du groupe Etat islamique (EI) ont tué mardi quatre personnes, dont un juge et deux policiers, dans un assaut contre un hôtel de la péninsule du Sinaï, dans l’est de l’Egypte.

L’hôtel Swiss Inn d’Al-Arich, chef-lieu de la région Nord-Sinaï, bastion des jihadistes, abritait au moment de l’attaque des magistrats chargés de superviser le scrutin des élections législatives en cours en Egypte.

Selon le ministère de l’Intérieur, un kamikaze a fait exploser à l’aube sa voiture bourrée d’explosifs alors que les policiers de faction tentaient de l’empêcher de franchir la barrière de sécurité de l’hôtel.

Un échange de tirs a suivi entre les policiers et un autre kamikaze qui tentait de pénétrer dans l’établissement et ce dernier a déclenché sa ceinture d’explosifs, a ajouté le ministère dans un communiqué.

Deux policiers, un juge et un civil ont péri dans l’assaut, alors que huit policiers, deux juges et deux civils ont été blessés, selon la même source. L’armée a fait état de militaires blessés.

La branche égyptienne de l’EI, qui se fait appeler Province du Sinaï, a revendiqué l’attaque dans un communiqué posté sur son compte Twitter, publiant les photos de deux hommes présentés comme les kamikazes. L’un d’eux a ouvert le feu dans l’établissement avant de déclencher ses explosifs, selon le groupe.

L’armée a néanmoins assuré que trois kamikazes avaient attaqué l’hôtel. Outre celui au volant de la voiture piégée, un deuxième a déclenché sa bombe dans les cuisines de l’établissement et un troisième, qui a réussi à atteindre les chambres, a tué un juge en ouvrant le feu sans discrimination, a-t-elle ajouté.

L’attentat est survenu au lendemain du premier tour du scrutin conduit dans la moitié des provinces du pays, l’une des nombreuses étapes d’un processus électoral de près de deux mois pour élire les 596 députés au Parlement.

La branche égyptienne de l’EI a multiplié les attaques spectaculaires visant policiers et soldats dans le Nord-Sinaï, théâtre d’une insurrection jihadiste depuis que l’armée a destitué le président islamiste élu Mohamed Morsi en juillet 2013 et lancé une répression implacable et meurtrière contre ses partisans. Les attaques ont également touché le Caire.

L’EI a revendiqué la responsabilité du crash d’un avion de touristes russes dans le Sinaï qui a fait 224 morts le 31 octobre. Si l’Egypte assure attendre les résultats définitifs de l’enquête pour en annoncer la cause, la Russie a affirmé qu’une bombe avait explosé à bord de l’avion 24 minutes après son décollage de la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh.

Romandie.com avec(©AFP / 24 novembre 2015 14h57)

France: Fin de l’assaut à Saint-Denis: deux morts, sept interpellations

novembre 18, 2015

L’assaut lancé mercredi par les forces de sécurité contre un immeuble du centre de Saint-Denis, près de Paris, est terminé, a-t-on appris de source policière. Mais les opérations de sécurisation se poursuivaient à la recherche d’éventuels autres suspects.

« L’assaut vient d’être terminé. Les forces de l’ordre restent sur place pour sécuriser l’environnement, notamment les riverains », a-t-on précisé.

L’opération, en lien avec l’enquête sur les attentats du 13 novembre, a fait deux morts dans les rangs de djihadistes présumés – une femme qui s’est fait exploser et un suspect dont l’identité reste à déterminer – et cinq blessés chez les policiers.

Les forces de l’ordre ont procédé à sept interpellations: trois « extraites » par la police de l’appartement visé, deux dans des appartements voisins, et deux autres à proximité.

Cerveau des attentats visé
Les enquêteurs ciblaient Abdelhamid Abaaoud, le commanditaire présumé des attentats de Paris, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Sa présence dans l’immeuble situé près du Stade de France n’était toutefois pas certaine, selon une source judiciaire qui parle d' »hypothèse de départ ».

Une autre source a indiqué que « les forces de l’ordre recherchaient des terroristes qui préparaient un acte prochain sur la base d’informations de la SDAT (les services antiterroristes, ndlr) et de l’étranger ». Selon elle, il s’agissait d' »une nouvelle équipe qui projetait un attentat à La Défense. »

Romandie.com

 

Burkina: l’ex-chef putschiste déclare l’assaut de l’armée sur sa base terminé

septembre 29, 2015

Ouagadougou – L’ex-chef putschiste, le général Gilbert Diendéré, auteur du coup d’Etat avorté au Burkina, a déclaré mardi à l’AFP que l’assaut de l’armée contre une caserne où ses hommes étaient retranchés était terminé, ajoutant qu’il se mettrait à la disposition de la justice.

Selon l’état-major, l’assaut est bien avancé mais n’est pas terminé.

Joint au téléphone, le général Diendéré, a déclaré que l’assaut (de l’armée loyaliste) est terminé sur le camp de Naaba Koom II, qui jouxte le Palais présidentiel de Ouagadougou.

Je ne suis plus au camp (…) je me mettrais à la disposition de la justice de mon pays, a-t-il ajouté sans donner davantage de précisions, notamment sur l’endroit où il se trouve.

Auparavant, l’ex-chef putschiste avait appelé sur une radio burkinabè ses hommes à déposer les armes pour éviter un bain de sang.

Je demande aux éléments du RSP (l’ex-Régiment de Sécurité présidentielle), de déposer les armes pour éviter un bain de sang, a déclaré le général Diendéré cité par la radio Oméga.

L’armée avait annoncé peu avant avoir donné encore chance aux putschistes retranchés dans une caserne à Ouagadougou de se rendre pour éviter qu’il y ait un affrontement.

Quatre tirs d’armes lourdes ont visé mardi en fin d’après-midi la caserne Naaba Koom II et des volutes de poussière provenant des impacts se sont élevées dans le ciel au-dessus de la caserne, a constaté un journaliste de l’AFP.

A la tombée de la nuit, des traces de tirs nourris étaient ensuite visibles autour de cette même caserne, selon la même source.

Anciens putschistes et autorités légales avaient poursuivi leur bras de fer toute la journée, alors que des soldats du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP, ancienne garde prétorienne de l’ex-président Blaise Compaoré), auteurs du coup du 17 septembre, rechignaient à désarmer pour conserver des moyens de pression.

Cinq jours après sa dissolution officielle par le Conseil des ministres de vendredi, le RSP était toujours retranché mardi dans sa caserne de Naaba Koom II. Après avoir renoncé au putsch, ses hommes tentaient de ralentir leur désarmement pour pouvoir mieux négocier.

Mais les autorités semblaient avoir adopté une attitude ferme pour les faire plier. Depuis mardi matin, l’armée encerclait toute la zone autour de la caserne, plaçant véhicules blindés, pick-up et hommes armés de mitrailleuses et de RPG aux carrefours, a constaté un journaliste de l’AFP.

Situé à proximité, l’aéroport de Ouagadougou a été fermé mardi jusqu’à nouvel ordre, a-t-on appris de source aéroportuaire. Tous les vols au départ et à l’arrivée ont été annulés.

La circulation était interdite dans ce secteur et le chef d’état-major, le général Pingrenoma Zagré, a pour des raisons de sécurité, invité les populations à éviter tout mouvement dans la zone de Ouaga2000, quartier sud où se trouvent le Palais présidentiel Kosyam et la caserne.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2015 21h18)

Égypte : dispersion dans le sang des rassemblements pro-Morsi au Caire

août 14, 2013
L'horreur d'une intervention policière au Caire

L’horreur d’une intervention policière au Caire

La police égyptienne, soutenue par l’armée, a donné l’assaut, ce mercredi 14 août en début de matinée, sur les places Rabaa al-Adawiya et Nahda que les pro-Morsi occupent depuis plus d’un mois. L’opération fait de nombreuses victimes. On compte plus de cent morts.

La police égyptienne a mis à exécution, mercredi 14 août à l’aube, ses menaces et a commencé à disperser les deux rassemblements de partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi, place Rabaa al-Adawiya et Nahda, au Caire.

Les Frères musulmans, dont les partisans manifestent depuis plus d’un mois pour réclamer le retour de Mohamed Morsi, destitué et arrêté par l’armée le 3 juillet, ont appelé « les Égyptiens à descendre dans la rue pour arrêter le massacre ».

Jeuneafrique.com

Un père poignarde à mort son bébé à Renens (VD)

juin 22, 2013

Un conflit familial s’est terminé tragiquement samedi à Renens (VD). Un homme de 29 ans s’est enfermé dans son appartement avec son bébé âgé d’un an. Au moment où la police a donné l’assaut dans son appartement, le père a poignardé son petit garçon, lequel est décédé peu après.

En milieu de journée, le jeune homme s’est rendu à son domicile en voiture, en compagnie de son ex-amie et de leur enfant. Tandis que la mère du bambin garait le véhicule, le père a emmené le petit garçon. Il s’est ensuite enfermé avec lui dans son appartement.

Peu après, la jeune femme, avec laquelle il n’est pas marié, a trouvé porte close. Son ex-compagnon a alors menacé de tuer leur enfant puis de se suicider, a indiqué à l’ats Pierre-Olivier Gaudard, répondant presse de la police vaudoise.

La maman s’est aussitôt rendue au poste de police de l’Ouest lausannois. Malgré de longues négociations avec les forces de l’ordre, l’homme n’a pas voulu se rendre. Sept policiers d’élite du Détachement d’action rapide et de dissuasion (DARD) de la gendarmerie sont alors entrés de force dans l’appartement.

Au même moment, le père a poignardé son bébé avec un couteau et tenté de se suicider en se tailladant le cou. L’enfant, dans un état grave, a été transporté au CHUV avec sa maman, âgée de 26 ans. Malgré toutes les soins prodigués par les médecins, le bébé est décédé de ses blessures dans la soirée.

Le jeune père a été arrêté et ne souffre que de blessures superficielles. Il est originaire de la République démocratique du Congo, tandis que la mère et l’enfant sont de nationalité portugaise.

Quartier bouclé

Cet événement a mobilisé une trentaine de policiers, a précisé M. Gaudard. Le quartier a été bouclé entre 15h30 et 19h30.

Le procureur de service a ouvert une enquête pénale. Les investigations sont menées par les inspecteurs de la division criminelle et de l’identité judiciaire de la Police de sûreté. Un problème de droit de garde serait à l’origine de ce drame.

Romandie.com

Irak: des manifestants armés tuent six soldats irakiens

avril 23, 2013

FALLOUJA (Irak) – Des manifestants armés ont tué six soldats irakiens et en ont enlevé un septième mardi près de Ramadi, le chef lieu de la province sunnite d’al-Anbar (ouest), a-t-on appris de source policière.

Les manifestants ont incendié deux véhicules blindés et détenaient le soldat enlevé sur le lieu de leur sit-in sur l’autoroute de Ramadi, a indiqué le lieutenant Ibrahim Faraj.

Ce meurtre intervient quelques heures après des affrontements entre des manifestants sunnites et des forces de sécurité qui ont fait 27 morts dans le nord de l’Irak.

Les forces anti-émeutes ont pris d’assaut à l’aube une place de la localité de Houweijah, dans la province de Kirkouk, après l’expiration d’un ultimatum adressé aux manifestants pour qu’ils livrent les assassins d’un soldat tué la semaine dernière, selon le ministère de l’Intérieur.

Après l’assaut qui s’est produit à l’aube, les forces armées ont imposé un couvre-feu dans la région et la place a été évacuée.

Mais l’armée a par la suite tué 13 hommes qui ont tenté d’attaquer ses positions dans la province de Kirkouk en représailles, selon des officiers

Des manifestations anti-gouvernementales se succèdent depuis fin décembre dans des provinces majoritairement sunnites du nord du pays. Les protestataires réclament la démission de Nouri al-Maliki et la fin de la marginalisation dont ils estiment être victimes en raison de leur appartenance religieuse.

Romandie.com avec (©AFP / 23 avril 2013 17h20)

La Norvège et la Grande-Bretagne confirment la fin de la prise d’otages en Algérie

janvier 19, 2013
 
La Norvège a confirmé aujourd’hui que l’opération militaire lancée contre les preneurs d’otages sur le site gazier algérien d’In Amenas était terminée. « Le ministère des Affaires étrangères a reçu confirmation que l’opération militaire à In Amenas est terminée », a déclaré un porte-parole, Frode Andersen. La Norvège est sans nouvelles de six de ses ressortissants sur le site d’In Amenas.

Même tonalité en provenance de Londres qui indique que l’assaut « a mis fin » à la prise d’otages.

Plus tôt, François Hollande, depuis Tulle, avait indiqué que les opérations étaient toujours en cours. De sources algériennes, on assure que l’assaut final a été donné ce matin et que des opérations de déminage sont en cours sur le site.

 
Lefigaro.fr

Egypte: Le président Morsi a quitté le palais après l’assaut des manifestants

décembre 4, 2012
Les anti-Morsi à l'assaut du palais présidentiel, 4 décembre 2012.Les anti-Morsi à l’assaut du palais présidentiel, 4 décembre 2012. © Nasser Nasser / Sipa
Des dizaines de milliers d’opposants au chef de l’État égyptien Mohamed Morsi ont encerclé mardi soir le palais présidentiel au Caire, pour exiger qu’il retire un décret par lequel il a considérablement élargi ses pouvoirs, et qui a provoqué une profonde crise dans le pays. Les manifestants, dont beaucoup font partie de groupes laïques et de gauche, ont pu s’approcher du palais après avoir coupé les barbelés installés à quelques centaines de mètres de là. La police antiémeute a fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de les disperser, sans succès, et a battu en retraite.

Une source à la présidence a indiqué que le président Morsi ne se trouvait pas dans le palais. Quelques personnes ont tenté d’escalader les murs du palais, mais en ont été empêchées par d’autres. Les manifestants entourent désormais le palais sur trois côtés. « Dégage ! », « Le peuple veut la chute du régime », slogans phares de la révolte qui a renversé Hosni Moubarak début 2011, ont scandé les protestataires, dont certains cognaient sur des lampadaires. Beaucoup, agitant des drapeaux égyptiens, accusent les Frères musulmans, dont M. Morsi est issu, d’avoir « vendu la révolution ».

Des pouvoirs « dictatoriaux »

Des milliers de personnes continuaient d’affluer vers le palais dans le quartier d’Héliopolis, dans la banlieue du Caire, pour protester contre les nouveaux pouvoirs du président Morsi, que l’opposition qualifie de « dictatoriaux », et contre un projet de Constitution devant être soumis à référendum dans moins de 15 jours. Plusieurs groupes et partis d’opposition avaient appelé à marcher « pacifiquement » sur le palais, dont les jeunes du 6 Avril, qui avaient contribué à lancer le soulèvement de l’an dernier, et le parti de la Constitution du Nobel de la paix Mohamed El Baradei.

Des milliers de personnes manifestent également sur l’emblématique place Tahrir, dans le centre du Caire. L’Égypte vit une profonde crise politique depuis le décret du 22 novembre, par lequel Mohamed Morsi, premier président islamiste du pays, a notamment mis ses décisions et la commission chargée de rédiger la future Constitution à l’abri de tout recours en justice. Opposants et partisans de Mohamed Morsi ont manifesté en masse après le décret, et l’annonce par le président de la tenue d’un référendum sur le projet de Constitution le 15 décembre a creusé le fossé entre les deux camps.

Morsi : un décret « temporaire »

Le pouvoir judiciaire, à qui le président a interdit de contester ses décisions, est aussi divisé. Le Conseil supérieur de la justice, en charge des affaires administratives de la magistrature, a décidé lundi de déléguer des magistrats pour superviser le référendum malgré l’appel au boycott de plusieurs juges, ouvrant la voie à la tenue du scrutin. Les élections doivent en effet être placées sous supervision judiciaire en Égypte. Mais mardi, le Club des juges, un syndicat professionnel en faveur du boycott, a campé sur sa position.

« Nous ne pardonnerons pas » aux juges qui superviseront le vote, a lancé son président, Ahmed al-Zind, en affirmant que le nombre de juges opposés à la supervision du référendum dépassait de loin le nombre de ceux y étant favorables. Mohamed Morsi assure que son décret est « temporaire » et qu’il vise à accélérer les réformes démocratiques et à mettre fin à une tumultueuse période de transition. L’opposition estime qu’il s’engage dans la voie dictatoriale qui a coûté la présidence à Hosni Moubarak, et exige qu’il annule ses décisions.

Pour les autorités, le référendum aura bien lieu et les Égyptiens de l’étranger sont appelés à voter à partir du samedi 8 décembre. Le projet de loi fondamentale, adopté en toute hâte par une instance dominée par les islamistes, est accusé de ne pas protéger certains droits fondamentaux, dont la liberté d’expression, et d’ouvrir la porte à une application plus stricte de la loi islamique. Pour protester, plusieurs quotidiens indépendants et d’opposition ont décidé de ne pas paraître mardi.

LePoint.fr